29 mai 2007

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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2562 du 29.05.2007

 archives : www.tunisnews.net


 

AP: Irish rights group accuses Tunisia over human rights activists
AFP:L’organisation des flux migratoires au menu d’entretiens tuniso-italiens
AP: Tunisie: la première raffinerie privée de pétrole sera construite par Qatar Petroleum

Webmanagercebter: Tunisie – Iran – Tourisme :Un Iranien chez Tijani Haddad !
PANA:  Mauritanie :Le procureur requiert une peine ferme pour huit présumés salafistes

Reuters: « Luxury » migrant camp sparks row on Italian island
AFP: Syrie: le président Assad reconduit avec plus de 97% des voix
AFP: Bachar al-Assad, l’adversaire des Etats-Unis au Moyen-Orient
AFP: Liban: le Fatah al-Islam refuse de livrer ses combattants
Le Monde :Reportage: Des réfugiés palestiniens au Liban : « Le Fatah Al-Islam a ruiné nos vies »


Irish rights group accuses Tunisia over human rights activists

The Associated Press Thursday, May 24, 2007 DUBLIN, Ireland: An Irish human rights group on Thursday accused the government of Tunisia of hampering its efforts to help human-rights campaigners in the North African country — and of singling out one jailed activist for punishment because of its interest in his case. Front Line, which highlights threats to human rights activists worldwide, said its officials witnessed a breach of rights inside Tunisia’s El Kef prison 150 miles (250 kms) from the capital, Tunis. The group said guards prevented a jailed lawyer, Mohammed Abbou, from talking with his wife Samia, using force to drag them both away after about a minute. Front Line accused Tunisia of sabotaging the family visit in punishment for Samia Abbou’s contact this week with the Irish group and a U.S. organization, New York-based Human Rights First. « The attack on Mohammed and Samia Abbou is emblematic of what we have witnessed throughout our five-day joint mission to Tunisia, where human rights defenders and their families are victims of heightened repression, » said Front Line’s director of protection, Natacha O’Brien, in a statement issued from outside the prison. Abbou received a 3 1/2-year prison sentence in April 2005 after writing articles that accused Tunisia of torturing political prisoners. Front Line also accused Tunisia of blocking local human rights campaigners from attending training seminars held from last Friday to Sunday at the office of the National Council for Liberties in Tunisia. Abbou, the former director of the Association of Young Lawyers in Tunisia, was arrested in March 2005 and initially charged with publishing slanderous articles about the country on the Internet. Prosecutors later added a charge that he assaulted another lawyer in 2002. Abbou and his lawyers complained of being repeatedly harassed, barred from some court sessions, and having too little time to prepare a defense. He mounted a hunger strike in March 2006 to publicize his demand for freedom. In the same month, police also broke up a demonstration in support of his case outside the El Kef prison.
 Associated Press


L’organisation des flux migratoires au menu d’entretiens tuniso-italiens
 
AFP, le 28 mai 2007 à 19h29 TUNIS, 28 mai 2007 (AFP) – Le ministre italien de la Justice, Clemente Mastella, a eu lundi à Tunis des entretiens portant notamment sur l’organisation des flux migratoires, a-t-on indiqué de source officielle. Cette question était au menu des discussions politiques et économiques qu’a eus M. Mastella avec le Premier ministre Mohamed Ghannouchi, ainsi qu’avec son homologue tunisien Béchir Tekkari. Le ministre italien, cité par l’agence Tunis-Afrique-presse, a fait état d’une « convergence de vues » sur les questions évoquées entre les deux pays, qui négocient un mémorandum d’accord devant être signé à l’automne prochain. Les discussions ont aussi porté sur la mise à jour d’une convention judiciaire en vigueur depuis quarante ans et qui devrait être remplacée par deux accords pour régir séparément la coopération en matière civile et pénale. Le ministre italien a souligné la nécessité de « privilégier une émigration réglementée » et souligné l’intérêt de ce choix « pour l’instauration de la paix régionale en Méditerranée », a ajouté Tap. La Tunisie et l’Italie sont signataires d’un accord sur l’émigration de travailleurs tunisiens au quota et collaborent étroitement pour réprimer l’immigration illégale par le littoral sud de l’Italie, destination des embarcations d’immigrés clandestins en partance d’Afrique du Nord. Selon les autorités italiennes, de janvier à mai, 3.149 immigrés clandestins ont débarqué sur les côtes italiennes, un chiffre en baisse par rapport à 2006 mais qui ne tient pas compte de ceux qui périssent en mer et de ceux qui parviennent à débarquer sans être interceptés. En Tunisie, les côtes sont strictement surveillées, les passeurs poursuivis et les émigrants étrangers font l’objet de reconduites à la frontière. Cependant, les gardes-côtes continuent d’intercepter des embarcations de clandestins tentant de rallier les îles de Lampedusa et Linosa, entre la Tunisie, la Sicile et Malte. AFP

Tunisie: la première raffinerie privée de pétrole sera construite par Qatar Petroleum

Associated Press, le 26 mai 2007 à 21h25
TUNIS (AP) — La première raffinerie privée de pétrole brut en Tunisie sera construite par la compagnie Qatar Petroleum qui a remporté un appel d’offres international lancé en mars 2006, a-t-on annoncé samedi de source officielle à Tunis. La compagnie qatarie qui avait été retenue lors d’une première sélection avec le britannique Petrofac assurera la construction et l’exploitation de la future raffinerie sur une période de 30 ans, selon un mémorandum signé samedi par le ministre tunisien de l’Industrie, de l’énergie et des PME, Afif Chelbi, et son homologue qatari Abdallah Ben Hamad Al-Attia. Située près du terminal pétrolier de Skhira, dans le sud tunisien, doté d’infrastructures de stockage et d’un oléoduc, la nouvelle unité pétrolière aura une capacité de 120.000 barils par jour. Sa production est destinée aux marchés extérieur et local. D’un coût estimé à deux milliards de dollars, elle devrait être opérationnelle en 2011. C’est la deuxième raffinerie que comptera à terme le pays après celle de Bizerte détenue par l’Etat. Datant de 1961, celle-ci n’assure que la moitié des besoins du marché local. Pays aux ressources pétrolières limitées par rapport à l’Algérie et la Libye, la Tunisie produit en moyenne 3,5 millions de tonnes par an. Elle importe annuellement plus d’un million de tonnes de Libye. Ce projet a été dicté par l’augmentation croissante des besoins énergétiques de la Tunisie qui connaît une croissance soutenue et dont l’industrie en pleine transformation est appelée à faire face à une rude concurrence engendrée par l’ouverture de son économie notamment sur l’Europe. C’est le premier pays de la rive sud de la Méditerranée à avoir signé en 1975 un accord d’association avec l’Union européenne qui prévoit l’établissement d’une zone de libre-échange en 2008. Associated Press


Tunisie – Iran – Tourisme Un Iranien chez Tijani Haddad !
 
A l’occasion de la semaine culturelle et touristique iranienne à Tunis, M. Tijani Haddad, ministre de Tourisme, a reçu la semaine dernière M. Hassine Jâafari, adjoint du vice-président de la République d’Iran, chargé des affaires culturelles et des relations, en visite de travail en Tunisie. Bien entendu, l’entretien entre les deux responsables a porté sur les voies et moyens à même de développer davantage la coopération bilatérale entre la Tunisie et l’Iran, essentiellement dans le secteur touristique.     M. Tijani Haddad a précisé, à cet égard, que les opportunités de coopération et de complémentarité sont nombreuses entre les deux pays, tel que l’échange d’expertises que ce soit dans le secteur touristique, ou dans d’autres secteurs. Par ailleurs, M. Hassine Jaâfari a saisi cette rencontre pour donner un aperçu sur l’activité touristique en Iran, tout en souhaitant tirer profit de l’expérience tunisienne en la matière, qui se ferait par le biais d’un rapprochement des professionnels des deux pays, et la mise en place des actions communes en vue de faire connaître la richesse du potentiel touristique et culturel de l’Iran et de la Tunisie. M. Jaâfari va jusqu’à proposer ‘’d’oeuvrer pour la confection de supports promotionnels adéquats afin d’atteindre cet objectif et de consolider ainsi les flux touristiques entre les deux pays’’. Avant d’ajouter : ‘’Cette richesse culturelle et historique qui existe en Tunisie et en Iran offre des possibilités de partenariat plus larges aux opérateurs des deux pays’’… T.B.  (source webmanagercebter le 29 MAI 2007)

 

Le procureur requiert une peine ferme pour huit présumés salafistes

 
Date : 29/05/2007 à 00:42:15 Noukchott(PANA via Mauritanie-web)-Le procureur de la République de Mauritanie a demandé lundi en début d’après-midi, à la reprise du procès devant la Cour criminelle de Nouakchott de quatorze présumés salafistes, l’acquittement de six personnes et la condamnation à des peines de prison ferme pour huit autres, conformément à l’article 77 du code pénal et à la loi sur les organisations non-autorisées. Les peines requises contre huit prévenus vont de 5 ans à plus. Le procès des salafistes a repris ce lundi en présence du collectif des avocats de la défense, après un arrêt de trois jours. Les débats ont commencé par la reprise de l’audition de deux accusés entendus jeudi dernier en l’absence de la défense. Arrêtés entre 2005 et 2006 pour activités subversives, 25 salafistes poursuivis dans le cadre de 2 dossiers distincts sont jugés par la Cour criminelle de Nouakchott depuis le 21 mai dernier. Certains d’entre eux sont soupçonnés d’avoir des rapports avec un mouvement terroriste étranger (Groupe salafiste pour la prédication et le combat devenu depuis lors la branche de al-Qaida au Maghreb arabe).
(source l´agence de presse mauritaniènne LE 29 MAI 2007)


« Luxury » migrant camp sparks row on Italian island

 
Reuters, le 28 mai 2007 à 20h04 By Silvia Aloisi LAMPEDUSA, Italy, May 28 – The barbed wire has gone and the dormitories look basic but reasonably clean. Welcome to the new-look camp for immigrants on the island of Lampedusa. Two years ago the island, a major transit point for thousands of boat people seeking a better life in Europe, drew scathing criticism for the squalor and abuse of its overcrowded camp. That has now been revamped and will soon be replaced by a more spacious, air-conditioned site as Italy pledges a more humane approach in its fight against illegal immigration. But the plan has not gone down well with Lampedusa’s residents, who echo complaints heard elsewhere in Europe that their political leaders are doing more for illegal immigrants than for their own citizens. This month they sent a clear message to Romano Prodi’s centre-left government by voting en masse for a right-wing coalition — including the Northern League party that long dismissed Italy’s impoverished south as beyond hope — to run the island. « Lampedusa doesn’t have a proper hospital, and its schools are literally falling to pieces. And now they want to open a luxury hotel for immigrants? No way, » said Angela Maraventano, the new deputy mayor and the only member of the populist, anti-immigrant League to have won office south of Tuscany. Lampedusa — Italy’s southernmost point just 113 km (70 miles) off Africa’s coast — is emblematic of the dilemmas faced by European governments wrestling with illegal immigration. Tougher laws under Italy’s previous centre-right administration earned it international condemnation and did not stop 74,000 immigrants reaching the island in the past five years — more than 12 times the population of around 6,000. The softer stance taken by Prodi, which includes a proposal to give « clandestini » money to return to their homeland, is in turn triggering a popular backlash in a country where 43 percent see immigrants as a threat to public security, according to a recent poll. NOT AN HOTEL Lampedusa’s old camp, which opened in 1998, became a byword for misery after an undercover reporter exposed appalling living conditions, chronic overcrowding and serious abuses by police. The United Nations’ refugee agency UNHCR denounced it as squalid, pressuring authorities to give humanitarian workers a permanent presence at the site, where the fate of immigrants — asylum or expulsion — is decreed. That was granted last year and aid workers say conditions have since improved. « We are being treated well, people are correct with us, » Moussa Abderrazak, who washed ashore with seven others after crossing over from Tunisia on a four-metre rubber dinghy, told Reuters as journalists were allowed for the first time to visit. Housing each immigrant there costs the Italian government 50 ($67) euros a day, but the centre is no five-star hotel. Nor will be the new camp, due to open next month. Its bare buildings made of iron sheets will host up to 700 people — up from 194 in the old centre — in row after row of bunk beds. It will have a canteen, a medical unit, an area for worship and police offices. Windows in dormitories may only be opened by the centre’s staff and the immigrants will not be able to leave the premises. Besides security, that is meant to keep them as separate as possible from the rest of the island and its inhabitants. The locals say images of rickety boats crammed with desperate people landing on their shores have hurt the tourist industry. NEGLECT Gifted with a turquoise sea and stunning coves, as well as a famed beach where sea turtles lay their eggs, the rocky island could be a holidaymakers’ paradise. But like most of Italy’s south, the Mezzogiorno, it has suffered from decades of neglect and mismanagement. Pockmarked with concrete eyesores and illegal buildings, the island lacks its own drinking water, has a malfunctioning desalinisation plant, poor transport links with the mainland and only basic medical facilities. Building on the resentment fuelled by the new immigrants’ centre, the newly elected local authorities appear in no mood for compromise. « If they don’t give us a new school, I’ll bring all the kids into the immigrants’ camp and teach them there, » said Maraventano, sporting the League’s trademark green scarf with the logo of « Padania » — the name the party gave to northern regions it once wanted to turn into an independent republic. Maraventano, whose slogan is « Masters in our own Land », decided to enter politics seven years ago when a 60-year old friend died of a heart attack the local health service could not deal with. She says she wrote to political parties in protest, and only got a reply from the Northern League — which did not miss the opportunity of gaining a foothold in the south that not long ago it wanted to cut off from the rest of Italy. « We found that we cared for the same things, » Maraventano says of her first meeting with Northern League leader Umberto Bossi, who once said immigrants’ boats should be shot at. « Immigration is a timebomb waiting to explode ». REUTERS

Syrie: le président Assad reconduit avec plus de 97% des voix

  DAMAS, 29 mai 2007 (AFP) – Le président syrien Bachar al-Assad a été reconduit pour un nouveau mandat de sept ans, avec 97,62 % des voix, lors du référendum organisé dimanche, a annoncé mardi le ministre syrien de l’Intérieur Bassam Abdel Majid. Ce référendum, dont l’issue ne faisait aucun doute, était boycotté par les partis d’opposition, qui n’ont pas d’existence légale en Syrie. La participation a atteint 95,86%, soit près de 11,19 millions d’électeurs, a annoncé le ministre lors d’une conférence de presse. 19.653 personnes, soit 1,71% des électeurs, ont voté non, alors que près de 253.000 bulletins ont été annulés. Bachar al-Assad, 41 ans, avait remporté 97,29% des voix lors du premier référendum qui l’avait porté au pouvoir en juillet 2000, un mois après la mort de son père Hafez al-Assad. « L’unanimité des Syriens pour un nouveau mandat du président Assad exprime leur volonté de poursuivre le processus d’édification et de libération » des terres occupées par Israël, a affirmé le ministre. « Les dernières années ont démontré la compétence du président Assad à gérer les évènements tout en demeurant attaché aux causes nationales ». « Le dialogue au sein de la société syrienne s’est élargi (…) l’unité nationale s’est consolidée », a-t-il ajouté. « La Syrie a subi des pressions de toutes sortes pour qu’elle renonce à ses constantes nationales, mais elle a campé sur ses positions, ce qui a permis de relever les défis », a dit M. Abdel Majid dans une allusion aux pressions américaines exercées sur Damas, accusé de chercher à déstabiliser ses voisins irakien et libanais. « La Syrie a dit non à une fausse démocratie qui entraîne le chaos », a poursuivi le ministre. « Une série de lois ont été promulguées en faveur des réformes juridiques, administratives et économiques qui ont permis de réaliser une bonne croissance économique », a-t-il affirmé. Selon lui, « l’amélioration du niveau de vie des Syriens a été une priorité », ces dernières années. Conformément à la Constitution, le Parlement doit ensuite proclamer officiellement Bachar al-Assad président de la Syrie pour un nouveau mandat de sept ans. Le 10 mai, le Parlement avait approuvé à l’unanimité la candidature de Bachar al-Assad, désigné par le puissant parti Baas, au pouvoir depuis 1963. Cette consultation a pris l’allure d’un plébiscite sur la politique intérieure et étrangère du président, dont le régime a été soumis à l’ostracisme des pays occidentaux, notamment des Etats-Unis à partir de 2004, et qui commence à sortir de son isolement. A son arrivée au pouvoir, Bachar al-Assad avait soulevé des espoirs quant à la libéralisation du système politique d’un pays gouverné d’une main de fer durant trente ans. Mais une brève période de relative liberté d’expression a été rapidement étouffée avec l’arrestation de dix opposants à l’été 2001, et de nombreuses condamnations ont été prononcées ces derniers mois. Interrogé mardi sur une éventuelle amnistie des détenus politiques, le ministre de l’Intérieur a répondu que la décision revenait « au président lui-même ». « Le président Assad a dans le passé prononcé de nombreuses amnisties », a-t-il souligné. A l’extérieur, M. Assad a notamment dû faire face en 2003 au renversement par les forces américaines du régime baassiste voisin en Irak. Son régime a en outre été ébranlé par l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, en 2005, dans lequel la Syrie a été pointée du doigt. Il avait dû retirer ses troupes du Liban quelques mois plus tard sous la pression internationale. AFP

Bachar al-Assad, l’adversaire des Etats-Unis au Moyen-Orient

  DAMAS, 29 mai 2007 (AFP) – Le président syrien Bachar al-Assad, réélu avec plus de 97% des voix lors d’un référendum dimanche, a adopté une rhétorique farouchement anti-américaine qui a valu à son pays d’être pratiquement mis en quarantaine par les Occidentaux. Mais ses partisans estiment qu’il s’est du même coup forgé une stature de chef d’Etat, en tenant tête à l’hyperpuissance américaine désormais embourbée en Irak. Médecin ophtalmologiste de formation, M. Assad, 41 ans, est propulsé à la tête de l’Etat en juillet 2000, un mois après la mort de son père et fondateur du régime actuel, Hafez al-Assad. S’il préconise « le droit à la différence » dans son discours d’investiture, ses velléités libérales sont rapidement étouffées à l’été 2001 avec l’incarcération des symboles du « Printemps de Damas », brève période d’ouverture politique qui a suivi son arrivée au pouvoir. Il s’inspire du modèle chinois en proclamant que « les réformes économiques passent avant les réformes politiques » et expliquera en 2003 que les opposants syriens avaient « mal compris » ses propos sur la démocratie promise dans son discours d’investiture. Sous sa houlette, le Baas, qui gouverne le pays depuis 1963, maintient son rôle dirigeant « de l’Etat et de la société ». L’invasion américaine en Irak, l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri dans lequel de hauts responsables syriens seraient impliqués, le retrait militaire syrien du Liban qui a suivi, constituent des épreuves de taille pour le jeune président. La Syrie est accusée par Washington de chercher à déstabiliser l’Irak et le Liban. Face aux pressions de Washington, M. Assad applique la politique du « bord du gouffre » chère à son père en défiant l’ordre américain dans la région. Il coopère cependant avec Washington dans la traque d’Al-Qaïda, notamment en Europe. Mais les Etats-Unis et Israël ignorent ses appels à une reprise des négociations de paix avec l’Etat hébreu en vue de récupérer le plateau du Golan, occupé depuis 1967. En dépit de l’isolement dans lequel se trouve la Syrie, Bachar al-Assad rentabilise plusieurs cartes dont son alliance avec la Russie, l’Iran, le Hezbollah, les mouvements palestiniens, ainsi que les courants irakiens anti-américains. Après la mort de son frère Bassel en 1994, Bachar gravit les échelons de l’armée, devient colonel, gère les dossiers libanais et turc (PKK kurde), prélude à son investiture à la tête de l’Etat. Plutôt réservé, il maîtrise parfaitement l’anglais et parle un peu le français. Il a une passion pour l’informatique. Candidat unique à la présidence, après la mort de son père, il est nommé commandant en chef des forces armées le 11 juin 2000, est élu secrétaire général du parti Baas le 20 juin et devient le 16e président du pays, le 11 juillet, à 34 ans. Il effectue sa première visite officielle au Liban, où la Syrie disposait de plusieurs dizaines de milliers de soldats déployés depuis 1976, d’abord sous couverture arabe, ensuite en l’absence de toute légitimité internationale. Les relations syro-américaines se dégradent lorsque Assad s’oppose à l’invasion de l’Irak par l’armée américaine en 2003. Pressée par la communauté internationale, la Syrie est contrainte de retirer ses soldats du Liban après l’assassinat de Rafic Hariri en février 2005 à Beyrouth. Le retrait militaire est achevé fin avril, mais les Etats-Unis continuent de soupçonner Damas de maintenir ses services de renseignement chez son voisin. M. Assad, né le 11 septembre 1965, est marié et a deux garçons et une fille. AFP

Liban: le Fatah al-Islam refuse de livrer ses combattants

 
NAHR AL-BARED (Liban), 29 mai 2007 (AFP) – Le groupuscule islamiste Fatah al-Islam a déclaré mardi qu’il refusait de livrer ses membres aux autorités libanaises et travaillait avec des médiateurs pour trouver une solution politique au bras de fer qui l’oppose à l’armée dans le nord du Liban. « Nous refusons de livrer un quelconque membre du Fatah al-Islam » aux autorités libanaises, a déclaré à l’AFP un porte-parole du groupe, Abou Salim Taha. Les forces libanaises cernent le camp de réfugiés palestiniens de Nahr al-Bared, où sont retranchés les combattants islamistes, depuis le 20 mai, date à laquelle le Fatah al-Islam avait attaqué des positions de l’armée. Une délégation de trois religieux de l’Union des érudits palestiniens avait rencontré des membres du Fatah al-Islam dimanche après avoir reçu le feu vert des autorités, des factions palestiniennes et du groupuscule islamiste pour tenter une médiation. Les autorités libanaises exigent que leur soient livrés les combattants islamistes afin qu’ils répondent devant la justice de leurs attaques contre l’armée. « Nous travaillons toujours avec la délégation pour trouver une solution politique », a déclaré M. Taha. « Je ne peux pas entrer dans les détails des négociations qui sont fondées sur la recherche d’une solution politique » à la crise, a-t-il ajouté. Le Fatah al-Islam « observe un cessez-le-feu total depuis lundi soir et continuera de le respecter pendant 24 heures pour permettre à l’aide humanitaire destinée aux habitants du camp d’y rentrer », a-t-il affirmé. Un porte-parole militaire a toutefois annoncé qu’un soldat libanais avait été tué mardi matin lorsque les islamistes avaient ouvert le feu contre une position de l’armée près de Nahr al-Bared. AFP

Reportage Des réfugiés palestiniens au Liban : « Le Fatah Al-Islam a ruiné nos vies »

 
Mouna Naïm NAHR AL-BARED, BADDAOUI ENVOYÉE SPÉCIALE Passé la localité d’Aabdeh, les rares véhicules venant du sud accélèrent sur une autoroute quasi déserte. Du côté opposé, le long du camp de réfugiés palestiniens de Nahr Al-Bared, où sont barricadés les miliciens du Fatah Al-Islam, les soldats de l’armée libanaise casqués veillent, lundi matin 28 mai, à proximité de véhicules blindés. Dans un sentier menant à un verger, ou à l’intérieur de bâtiments, hors de portée d’éventuels tirs, d’autres militaires se reposent. Plus que les précédentes, la nuit a été chaude et nombreuses ont été les violations de la trêve humanitaire entrée dans son sixième jour. Un lourd silence règne là où, il y a huit jours, régnait une animation bruyante. Rien ne semble bouger non plus à l’intérieur du camp de quelque 2 km2 hérissé de petites bâtisses grises de béton. De l’autoroute, on distingue les impacts d’obus qui ont troué un mur ici, noirci des façades là. « Gare aux tireurs isolés », conseille une sentinelle. « Circulez », ordonne un officier. Peu de temps après, les échanges de tirs reprennent. D’après l’armée, le Fatah Al-Islam a tenté d’avancer vers l’une de ses positions mais a été refoulé. Aux premières heures de la journée, un petit groupe d’habitants du camp avait profité du répit pour aller rejoindre les quelque 24 000 à 25 000 autres réfugiés qui ont fui les accrochages. En raison de sa proximité, le camp de réfugiés de Baddaoui, une dizaine de kilomètres plus au sud, est la destination privilégiée. Ici, à l’école secondaire de Nazareth relevant de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), Manar Mahmoud, la directrice, et tous les personnels ne savent plus où donner de la tête. Ses 23 salles de classe accueillent déjà 170 familles, à raison de sept membres au moins par famille. « Un nombre en constante augmentation », note Mme Mahmoud. « Les réfugiés dorment à cinquante par pièce. La mixité n’étant pas tolérée, les hommes passent la nuit dans la cour pour que les femmes et les enfants se reposent en paix ; et, dans la journée, c’est au tour des hommes de se coucher, tandis que les femmes et les enfants sont dehors. Nous avons dû aménager à la va-vite les couloirs pour les transformer en dortoirs », rapporte la directrice. Les dix W-C de la cour sont réservés aux hommes, les trois à l’intérieur du bâtiment aux femmes. Il n’y a pas de douche, et les gens sont obligés de faire des toilettes de chat. Dounia Samir Al-Ali est mère de huit filles. « Je les réveille à l’aube pour les conduire aux toilettes. Le Fatah Al-Islam a ruiné nos vies, dit-elle, en envoyant le groupe au diable. Ils sont arrivés d’on ne sait où, peut-être par la mer, et on les a soudain retrouvés parmi nous. » Le camp compte sept établissements scolaires de l’Unrwa et ils ont tous les mêmes problèmes. « Comment subvenir à un afflux de près de 20 000 personnes ? », interroge Mme Mahmoud, qui déploie des trésors de patience pour renseigner ces réfugiés et apaiser leurs angoisses. Les écoles étant débordées, ils sont également accueillis dans les sièges des associations charitables, les mosquées ou chez les habitants. Le haut-comité libanais des secours et des ONG ont acheminé des aides en nature. D’autres assurent des repas, « mais parfois il n’y en a pas assez et je demande à ces malheureux qui ont déjà beaucoup souffert de partager », s’attendrit Mme Mahmoud. Un marchand d’eau en bouteilles subvient aux besoins. Des habitants ont donné des vêtements. Des kits sanitaires et hygiéniques ont été distribués, mais en nombre insuffisant. « Ces réfugiés se sentent humiliés et certains regrettent d’être partis de chez eux », indique Suzanne, une employée de l’Unrwa. Dans la cour, des dizaines d’enfants se soumettent en silence au rasoir de quelques coiffeurs improvisés du Croissant-Rouge qatari, qui leur tondent le crâne. C’est que les poux commencent à faire des ravages, de même que la galle, les allergies et les crises d’urticaire. Au siège de l’association Les enfants de la résistance, le psychiatre Jacques Hreïki et la psychothérapeute Jacqueline Saad Saba, bénévoles de l’Association pour la protection de l’enfant de la guerre, sont submergés : incontinences urinaires, terreurs nocturnes, états dépressifs post-traumatiques parfois sévères, aggravés par la promiscuité, la malnutrition et les mauvaises nouvelles. Les enfants sont les principales victimes. Certains refusent d’aller aux toilettes depuis dix jours. D’autres souffrent d’anorexie, pleurent pour un rien ou sursautent au moindre bruit. La plupart auront besoin d’un suivi à long terme. (Source : « Le Monde » (Quotidien – France), le 29 mai 2007)


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