29 juin 2009

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TUNISNEWS

9 ème année,N° 3324 du 29.06.2009

 archives : www.tunisnews.net  


Slim Bagga: La vengeance de Souha Arafat Xinhua: Chine et Tunisie s’engagent à consolider leurs liens bilatéraux

AP: L’OMT prévoit une baisse du tourisme mondial de zéro à -3% en 2009

AFP: Des réfugiés, à Malte, racontent leurs errances

Sami Ben Abdallah: Alaya Allani: le mouvement islamiste en Tunisie

Le Quotidien: El Manar : Une fan de Jackson se suicide?

Réalités: “Habib Bourguiba, Le Bon Grain et l’Ivraie”* de Béji Caïd Essebsi – Devoir de mémoire

JDD: Maroc: Trois journaux condamnés

AFP: Sahara: Christopher Ross « optimiste » pour « une première réunion informelle »

AFP: Dialogue Fatah/Hamas: L’Autorité annonce la libération de 100 détenus

Libération: La France humiliée par Tsahal

Jeune Afrique: L’Iran s’en prend à l’Occident


La vengeance de Souha Arafat
Au lendemain du fiasco politique et diplomatique enregistré lors de la tenue du Congrès de l’Organisation de la femme arabe à Tunis les 25 et 26 juin, Leïla Ben Ali s’est, à n’en point douter, remémorée les coups bas qu’elle avait portés depuis deux années, à sa désormais ennemie Souha Arafat, l’épouse de feu Yasser. Déchue de sa nationalité tunisienne, ses biens et son argent confisqués pendant de longs mois, la veuve palestinienne longtemps accueillie au Palais à bras ouverts, avait dû quitter précipitamment la Tunisie amie pour s’installer à La Valette, à Malte, chez son frère ambassadeur, en attendant de réorganiser sa vie bouleversée par la cupidité de Leila Ben Ali. Le monde arabe s’était émue unanimement quoique discrètement de la conduite de la Pharaone Leila I de Tunis à l’égard de la compagne de Yasser Arafat et de sa petite fille. Du coup, les ex-amies en affaires sont devenues les pires ennemies. Et Souha ne manqua pas d’habiller pour l’hiver Leila auprès des chefs d’Etats arabes mais aussi leurs épouses… Rappelons que c’est le colonel Kadhafi et le Cheikh Mohamed Mektoum de Dubaï qui avaient mis un point d’honneur à ce que la veuve palestinienne récupère ses biens restés à Tunis. Mais le mépris par lequel Zinochette fut traitée, plus tard, aux Emirats arabes unis, notamment par la reine Rania de Jordanie et certaines autres épouses arabes de chefs d’Etat en disait long sur les précieuses indiscrétions qu’a distillées Souha lors de ses apartés avec elles… Or, depuis de longues semaines, la presse tunisienne et notamment la télé se sont mobilisées pour donner au Congrès de l’Organisation de la Femme arabe (0FA), que préside Leïla la douce jusqu’en 2011, un événement à relent international de premier plan, évinçant souvent l’activité présidentielle des écrans. La Ligue arabe comprend 22 Etats, et autant de femmes dans l’Organisation. Mais seules trois d’entre elles, la Marocaine Lalla Salma, la palestinienne Oum Abbes et l’émiratie, présidente sortante, Chikha Ftima ont daigné se déplacer à un événement qui a fait pschitt… Des figures actives et influentes telles la reine Rania de Jordanie, Sheika Mozah du Qatar ou Suzanne Moubarak d’Egypte ont préféré se consacrer à des séances de shopping à Paris tout en se délectant de la gifle adressée à une manipulatrice, prophète désormais seulement en Tunisie. Pour ne pas dire seulement auprès de son Président de mari… Et pour cause, comment ces femmes arabes dont la plupart s’immiscent rarement dans la vie gouvernementale, auraient-elles pu souffrir d’être présidées par une femme qui a érigé en art la manigance et le complot ? Comment pouvaient-elles faire table rase de la confidence de Souha Arafat à Rania de Jordanie selon laquelle Leila agissait dans l’ombre pour faire marier sa jeune nièce au Cheikh Maktoum de Dubai, un homme déjà marié à la soeur du roi Abdallah II de Jordanie ? L’événement dont nous a rebattu les oreilles s’est soldé par la gifle que l’on sait à présent. Souha Arafat doit être aux anges, et Leila ramenée à sa juste dimension sur le plan international…
 
Slim Bagga (Source : le blog « CHAKCHOUKA TUNISIENNE, UN BLOG PARFUMÉ AU JASMIN » hébergé par « Bakchich » (Hebdomadaire satirique – France), le 29 juin 2009) Lien: http://www.bakchich.info/La-vengeance-de-Souha-Arafat,08167.html
 

ATF
Chers-es  amis-es,   L’inhumation de Said est prévue au Cimetière du Jellaz à Tunis le Mardi 30 Juin 2009 Vers  16h. (après la prière de « El ASSIR »).   Adresse des parents à Tunis : 14 , rue du Caire – l’Ariana – Tunis


Communiqué urgent n°9

29.06.2009 Lundi Même situation : Le contrôle strict en face de notre maison se poursuit toujours 24/24 sans interruption avec un nombre de voitures et d’agents de la police civile.

Urgent Release n°9

29.06.2009 Monday Same situation : The strict control in front of our house is kept 24/24 without interruption with a number of  police civil cars and agents.

Hend Harouni


Chine et Tunisie s’engagent à consolider leurs liens bilatéraux
 
BEIJING, 29 juin (Xinhua) — Les ministres des Affaires étrangères chinois et tunisien se sont entretenus lundi à Beijing, s’engageant à consolider les liens entre les deux pays et à renforcer une coopération mutuellement avantageuse. Les relations sino-tunisiennes se développaient régulièrement depuis l’établissement des relations diplomatiques bilatérales il y a 45 ans, a souligné le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi à son holomogue tunisien Abdelwahab Abdallah, en visite en Chine. « La Chine est prête à travailler avec la Tunisie pour consolider cette amitié traditionnelle et promouvoir une coopération mutuellement avantageuse », a-t-il poursuivi. De son côté, Abdelwahab Abdallah s’est déclaré satisfait du développement de la coopération et a apprécié l’assistance que la Chine a apporté à son pays. Il a souhaité que la Tunisie et la Chine renforcent la coopération amicale et mutuellement avantageuse dans les domaines du tourisme, de l’informatique et de la technologie afin de repousser à un plus haut niveau les relations bilatérales. Les deux ministres des Affaires étrangères ont signé un pacte de coopération économique et technique à l’issue de leurs entretiens.


L’OMT prévoit une baisse du tourisme mondial de zéro à -3% en 2009

AP | 29.06.2009 | 20:56 Résultat de la crise économique et financière internationale, la croissance du tourisme dans le monde devrait être nulle en 2009, voire reculer jusqu’à 3%, a déclaré lundi à Tunis le secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), Taleb Rifai. La croissance du secteur a reculé de 1% pour les six premiers mois de l’année, a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse à l’occasion de sa visite à Tunis. Selon lui, l’Europe, première destination touristique de la planète qui a attiré 55% des 924 millions de touristes en 2008, est le continent le plus touché par la baisse du flux touristique, citant le cas de l’Espagne qui a accusé une chute de 12 points à la mi-2009. En revanche, l’impact de la crise sur les pays du sud de la Méditerranée a été « plus modéré », a-t-il relevé. Il a qualifié de « success story » l’évolution de l’industrie touristique en Tunisie qui, malgré « une conjoncture très difficile » enregistre un taux de croissance « très positif » de 3%. Le ministère tunisien du tourisme prévoit pour 2009 une hausse des touristes maghrébins, près de deux millions de Libyens et plus d’un million d’Algériens, qui compenserait quelque peu le déficit des marchés traditionnels européens. Fraîchement élu à la tête de l’OMT, une institution spécialisée des Nations unies, le Jordanien Rifai considère que la crise actuelle constitue « un tournant essentiel ». Elle débouchera dans les années à venir sur un « changement de la carte touristique », avec de nouveaux produits et marchés, pronostique-t-il. Quelque 90 millions de touristes, ainsi, devraient venir de Chine à l’horizon 2012. AP

Des réfugiés, à Malte, racontent leurs errances

AFP, le 27 juin 2009 à 11h51 Par Anne-Marie LADOUES LA VALETTE, 27 juin 2009 (AFP) – Ils sont 80 réfugiés, un peu empruntés devant le ministre de l’Immigration Eric Besson qui s’apprête à les accueillir en France. Ils ne sont rien par rapport aux 67.000 migrants qui ont traversé la Méditerranée pour demander l’asile en Europe, pourtant leur errance résume toutes les errances. Ainsi Abdul Rashid, 22 ans, qui a quitté Mogadiscio en janvier 2008 pour fuir les dévastations de la Somalie. Il a eu de la chance, son parcours a été assez rapide: avec un groupe d’amis, ils ont gagné Djibouti puis, finalement, la Libye. Il se souvient très exactement que le passeur leur a demandé 2.680 dollars à chacun. Des souffrances qu’ils ont traversées, il ne dit rien, juste que ses compagnons sont restés en prison en Libye. Lui, il a payé une fois de plus, 850 dollars cette fois, pour traverser la mer avec 27 autres migrants sur une petite embarcation. Trois jours, pour une traversée de 300 km, avec comme unique point de mire « l’Europe ». L’Europe, ce sera Malte avec, d’abord, la case « prison » – que les Européens baptisent pudiquement centre de rétention – pendant 4 mois. Ensuite, il obtient la « protection » du gouvernement maltais (un statut légèrement inférieur à celui de réfugié, selon la Convention de Genève). En attendant un hypothétique job, le gouvernement maltais lui a versé 130 euros par mois et la possibilité de vivre dans un camp ouvert. Il est ravi d’avoir aujourd’hui un avenir: avec 79 autres personnes, et leurs 20 enfants, il va partir s’installer en France le 9 juillet. Grâce à l’appui du gouvernement français, ils vont bénéficier d’un logement, d’une aide financière, d’un permis de séjour – un an renouvelable. Autour de lui, d’autres réfugiés racontent leurs errances. Plus longue souvent, comme celle de Touré, 34 ans, qui a quitté la Côte d’Ivoire il y a sept ans. Lui aussi est arrivé en Libye et lui aussi a erré sur le rivage en quête d’un passeur: 1.000 dollars pour se retrouver à 235 sur une coquille de noix. Le voyage, inhumain, a duré 3 jours et 4 nuits. D’autres encore racontent sobrement leurs tribulations et l’espoir, ténu, d’un avenir meilleur. Vendredi, à La Valette, le ministre Eric Besson l’a promis: l’an prochain, la France renouvellera cette opération en accueillant une centaine de personnes. « Mais ce n’est pas un engagement pluriannuel », a-t-il prévenu avant d’exhorter les autres Etats de l’UE à « prendre leur part du fardeau ». L’an dernier, plus de 67.000 personnes ont traversé la Méditerranée pour demander l’asile en Europe, plus de la moitié d’entre eux arrivant en Italie et à Malte (400.000 habitants sur 315km2). Depuis que l’Italie a repoussé, il y a quelques semaines, des candidats à l’immigration vers les côtes libyennes, le courant semble s’être quelque peu  tari. Le père Joseph Cassar, du Jesuit Refugee Service, qui opère dans les trois principaux camps de rétention de l’archipel, hoche la tête: « les routes peuvent bien changer, elles sont toujours plus dangereuses. C’est comme l’eau, on ne peut l’empêcher de couler…. »


Alaya Allani: le mouvement islamiste en Tunisie

A Tunis, j’ai fait le tour de plusieurs librairies à la recherche de cet ouvrage, aucune ne le vendait. L’ouvrage est pourtant « officiellement autorisé » mais je ne sais pas dans quelle librairie on peut le trouver. J’ai posé la question, on m’a dit que ça coutait 40 dinars! Et comme je ne connaissais pas le prix exact, j’ai cru. Je l’ai cherché en France, (introuvable) et j’ai même demandé à un ami de voir plusieurs librairies marocaines, introuvable aussi. A lire le résumé, il semble intéressant.

Commentaire d’un lecteur sur ma page Facebook :

« Le ridicule ou le révoltant est que le livre est une thèse de doctorat soutenue en Tunisie, dans une université Tunisienne. Et maintenant il circule sous le manteau! A propos de « cherté », je n’ai déboursé que huit (8) dinars pour l’avoir». (fin)

Ou peut-on acheter cet ouvrage ? Il faut aussi reconnaitre que la maison d’édition aurait pu faire un petit effort en lui faisant de la pub et en indiquant ou on peut l’acheter!

A rappeler que l’auteur M. Alaya Allani est un membre de la commission de développement politique du MDS (Mouvement des démocrates Socialistes, opposition reconnu, plusieurs députés au parlement).

(Source : le Blog de Sami Ben Abdallah, le 29 juin 2009)

Lien :http://samibenabdallah.rsfblog.org/


  El Manar : Une fan de Jackson se suicide?

Tunis – Le Quotidien

On croit savoir qu’une jeune fille originaire d’El Manar (Tunis nord) est décédée vendredi soir après avoir pris une quantité importante de comprimés. La victime aurait passé toute la journée à écouter les tubes de son idole, le roi de la POP Michael Jackson qui a trouvé la mort dans des circonstances mystérieuses la veille dans son sérail à Los Angeles. Cette mort tragique avait marqué la jeune fille qui s’est isolée dans sa chambre où elle avait passé la journée à passer et à repasser les tubes de la star de la POP avant que le drame ne se produise.

H.M.

(Source : « Le Quotidien » (Quotidien – Tunis), le 29 juin 2009)


“Habib Bourguiba, Le Bon Grain et l’Ivraie”* de Béji Caïd Essebsi

Devoir de mémoire

Par Ahmed Ounaïes

L’ouvrage de M. Caïd Essebsi couvre près de cinquante ans de la vie politique tunisienne. Cet épisode illustre la prise en charge du destin de la Tunisie par un parti, le Néo Destour, et par un groupe de patriotes qui, sans être nécessairement liés entre eux par des liens d’amitié, partageaient une foi commune, irrésistible, dominante, parfois écrasante. Très tôt, Habib Bourguiba s’est imposé comme le chef du groupe et, en dépit des péripéties et des adversités, il est resté le chef jusqu’au bout. Ce groupe formait une avant-garde : jamais passif, il prenait l’initiative, forçait l’évènement et tirait la société vers l’avant. Il en payait toujours le prix, mais il se posait toujours à l’avant-garde. Béji Caïd Essebsi présente Habib Bourguiba à chacune des séquences qui ont marqué ce parcours ; il présente aussi les hommes clés dont le rôle était déterminant dans l’issue de toutes les épreuves, ainsi que certaines figures parmi les martyrs de la résistance. Une place à part revient aux femmes qui ont entouré ou accompagné Habib Bourguiba. Nous découvrons non seulement l’enchaînement et le relief des évènements, mais aussi l’atmosphère de l’époque ainsi que les acteurs, les plus illustres comme les plus humbles, et parfois les plus pittoresques. La contribution majeure du livre tient à la réflexion politique. Au-delà des faits, Béji Caïd Essebsi pose les problèmes de la Tunisie en lutte et de la Tunisie en reconstruction. Je retiendrai trois thèmes qui, à mon sens, ont commandé le tournant de ce demi-siècle tunisien. Le projet de société Dans le chapitre “Le temps des réformes”, Béji Caïd Essebsi écrit : « Habib Bourguiba était porteur d’un projet de société longtemps avant qu’il n’accède au pouvoir, et il avait hâte de le délivrer. C’était le plus important. Avec ou sans la souveraineté extérieure, il fallait s’attaquer aux causes profondes de l’immobilisme et de la régression et délivrer la société des pesanteurs ataviques qui l’écrasaient». L’auteur conclut : « J’adhérais de toute mon âme à son appel, à sa démarche et au sens de son nouveau combat. » C’est ce projet de société qui identifie Bourguiba et qui le distingue des autres dirigeants arabes ou africains, notamment maghrébins. Les objectifs ne font pas problème : il s’agit pour tous de moderniser le pays, le sortir de l’archaïsme, généraliser l’enseignement, améliorer l’hygiène et la santé, assimiler les techniques modernes…Or, dans cette perspective, Bourguiba ne s’en tient pas à une approche évolutivequi s’attache à améliorer l’acquis dans les structures sociales existantes, ce que le Maroc par exemple a privilégié. Il vise une rénovation radicale: la mise en question de l’ordre social et, tout autant, la mise en relation de la Tunisie avec la civilisation de notre temps. Ce projet de société est compris par les Tunisiens, sadikiens et zitouniens, mais il n’est pas appréhendé par la classe politique arabe du Machrek, ni par les Tunisiens disciples des écoles du Machrek. Bourguiba a forcé la société à se mettre en question: pour lui, l’ordre social doit être réformé dans ses fondements. A la différence de l’ordre céleste qui relève du divin, l’ordre social doit procéder de la volonté de l’homme. C’est l’homme, par la force de la raison, qui doit déterminer les conditions de la vie en société. Il est la source de la législation et le garant de l’ordre collectif qui commande la coexistence des citoyens. L’homme de notre temps ne saurait s’astreindre à un ordre social imposé, et au surplus figé, même s’il se prévaut d’une autorité transcendante. C’est l’homme universel qui est au cœur du projet bourguibien. L’homme de l’Islam ne peut pas renoncer à son essence du seul fait de la foi islamique. S’il est vrai que des prescriptions coraniques fixent des limites à la marge d’initiative du législateur, l’effort d’intelligence et d’interprétation doit trancher le dilemme. Cette contrainte est à la mesure de l’homme, elle n’est certainement pas au-dessus de sa capacité. Pour Habib Bourguiba, l’homme est le centre de l’ordre social, y compris en pays d’islam. el est le principe du projet de société bourguibien. Tout part de ce principe : la liquidation des Habous, la fin de la famille patriarcale et de l’allégeance tribale, le nom patronymique, le Code du Statut Personnel, la popularisation des techniques de contrôle des naissances, la suppression du voile, l’unification du système judiciaire, la fixation du calendrier lunaire au moyen du calcul astronomique… y compris le maintien de l’enseignement de la langue française afin de mieux accéder aux voies de la modernité et de l’universalité. L’homme, y compris le Musulman, doit être maître de son destin sur terre. Pour la Tunisie, c’est un principe révolutionnaire. Ce n’est pas une querelle des anciens et des modernes, ni un conflit droite-gauche, c’est une révolution philosophique. Elle reflète une évolution de civilisation, en ce sens que la société tunisienne s’est hissée, dans letemps, à un niveau d’exigence où le principe d’égalité et le principe de responsabilité sont intériorisés et deviennent fondateurs de l’ordre social. Toute entrave à ces principes universels est retardatrice et recèle une charge d’explosion ou de rejet. Le projet de société bourguibien illustre un moment de dépassement philosophique. Il ménage l’avènement de l’individu parce que, précisément, l’individu a déjà émergé dans un segment suffisamment large de la société. Toute réforme suppose une certaine dose de violence. Béji Caïd Essebsi montre que Bourguiba n’a pas agi en dictateur : à son habitude, il a déployé les ressources de l’intelligence, de la persuasion et du compromis, en veillant à enraciner les réformes dans notre patrimoine, à en faire un développement générique issu du génie tunisien. Nous savons que Atatürk, confronté au même dilemme, a simplement transposé le Code Civil suisse et l’alphabet romain et coupé la société turque de ses racines. Bourguiba, au contraire, a fait évoluer l’homme tunisien dans la dynamique de sa propre culture. Plus au fond, il l’a mis en accord avec lui-même et en rapport avec son temps. Béji Caïd Essebsi conclut : « Bourguiba est un réformateur, un visionnaire, un éducateur… et un fonceur ! » Le procès colonial L’autre thème que je retiens est celui du procès de la colonisation. Bourguiba et ses compagnons ont combattu l’ordre colonial, ordre foncièrement injuste et discriminatoire. Leur combat s’est poursuivi au-delà de l’indépendance tant que l’armée française occupait des bases dans le pays et que les attributs de la souveraineté n’étaient pas parfaitement transférés au jeune Etat indépendant. Bourguiba a également combattu le colonialisme dans l’ordre international : sur ces deux plans, il n’a jamais fléchi. Mais Habib Bourguiba établit la distinction entre l’ordre colonial d’une part et la nation française d’autre part, qu’il n’identifie pas au système colonial dans la mesure où elle reste la nation porteuse d’une culture de l’universel et qu’elle est le centre d’une civilisation fondée sur l’idée de progrès et qui cultive la science et la technique, moteurs du progrès. Ce distinguo n’est pas aisé à faire admettre au peuple victime de la colonisation française. C’était l’une des gageures les plus ardues du discours politique bourguibien. Faire admettre cette nuance requiert une assurance culturelle très forte et une maîtrise politique sûre de sa base. Précisément, Bourguiba s’adresse à l’intelligence. Habib Bourguiba a dominé une telle épreuve parce qu’il possédait une culture arabe et islamiquetrès solide et une culture française très vaste. Il a aussi dominé l’épreuve parce qu’il était parfaitement affranchi de ce qu’on appelle la mentalité coloniale. Le phénomène colonial n’est pas métaphysique, il est historique et il est maîtrisable. En le situant dans le contexte historique réel, la première conclusion qui s’impose est que la société tunisienne était en crise, et qu’elle avait connu avant la colonisation une chute de sa propre force économique, culturelle et politique. Cette chute explique qu’elle soit devenue une proie pour les puissances avides de conquête. Saisir les causes profondes du phénomène permet de s’attaquer au mal à la racine : la vraie réponse est dans le développement économique, scientifique et technique. Le procès superficiel et dogmatique du colonialisme – ressasser ses méfaits – ne fait que nous enfoncer dans la condition du colonisé captif d’un ordre qui l’écrase et qu’en définitive il ne surmonte pas. C’est la mentalité de celui qui n’en finit pas de penser colonisation et de défier la colonisation sans s’en affranchir véritablement. Que de dirigeants du Tiers Monde se sont épuisés dans ce discours prétendu révolutionnaire, tout en piétinant dans le bourbier post-colonial sans vision et sans lendemain. Ceux-là ont échoué : repères chaotiques, sociétés désarticulées guettées par la violence et l’obscurantisme. Se recréer, c’est d’abord poser en toute sérénité les vrais problèmes. C’est aussi se poser en homme libre, débarrassé de toutes les gangues, de toutes les obsessions. Bourguiba a osé cet affranchissement et osé la mise en question globale du phénomène colonial. C’est en homme libre et serein qu’il a affronté la stratégie de réforme de la société. Sûr de sa cause, Bourguiba peut aussi fermement faire le procès de la société décadente qui se prête à la domination, que le procès de la puissance qui la guette pour saisir une proie devenue colonisable. C’est ainsi qu’il a tenté de reconstruire la Tunisie non pas dans le défi, mais en homme libre, édifier une personnalité tunisienne affranchie de l’obsession coloniale et du procès superficiel du colonialisme et de l’Occident. C’est par une décision libre et souveraine qu’il a maintenu l’enseignement de la langue française dans la réforme de l’éducation et qu’il a pris l’initiative de la communauté francophone sur la scène diplomatique. La question de l’identité Dans le chapitre intitulé “Le Bourguibisme”, Béji Caïd Essebsi présente ainsi la notion bourguibienne de tunisianité : c’est, dit-il, “l’attachement à la personnalité tunisiennedans ses spécificités, en partant de l’évaluation objective de la Tunisie, pays moyen par sa taille, ses ressources humaines et naturelles et par sa position géopolitique, étant un pays méditerranéen, africain, maghrébin, arabe, islamique, ayant son patrimoine culturel unique, son passé très chargé enchaînant le fond berbère, la culture phénicienne et punique, la civilisation romaine, la domination byzantine, la pénétration et l’assimilation arabes, la longue interposition turque et la subtile influence européenne à travers l’Espagne, l’Italie et la France. Cette accumulation a produit un profil spécifique où tous les paramètres ont une part égale, avec une capacité d’adaptation et de dépassement et une marge d’aspiration qui ne se satisfont pas du contenu offert par la seule catégorie arabe et islamique. La personnalité tunisienne est à la fois plus diverse et plus ambitieuse, plus enracinée dans la civilisation méditerranéenne et plus fidèle à l’esprit du legs arabe et du legs islamique qu’à leurs apparences désuètes ». Observons d’abord qu’il y a dans cette définition des éléments constants et des éléments évolutifs qui renvoient à une conception dynamique, non fixiste, de la personnalité. La personnalité est une construction en interaction constante avec le milieu. Cette conception explique que l’emprise arabe et la foi islamique aient exercé une empreinte forte et durable. Mais à son tour, elle a déterminé un nouveau profil qui n’est ni celui du Yémen, ni celui de l’Irak, ni celui de la Perse. Dans ces milieux islamisés qui ont connu, comme en Tunisie, une population urbanisée et sédentaire et des civilisations très anciennes, la personnalité nationale est spécifique. Deuxième observation : l’écart entre l’esprit du legs arabe et islamique et leurs apparences désuètes. La prise de conscience de l’écart est partie intégrante de l’entreprise de rénovation et de refondation. Les nations qui vivent un moment de transition réservent une part décisive à ce type d’écart qui constitue un appel puissant pour se renouveler et, dans une certaine mesure, se recréer. Enfin, ce que l’auteur qualifie de “marge d’aspiration” renvoie à l’élément de l’ambition nationale et à la part optionnelle et volontariste dans les composantes de la personnalité. Nous sommes ici au cœur du Bourguibisme. Bourguiba juge l’homme tunisien – ou peut-être lui fait-il crédit – de vouloir plus que le contenu de la seule catégorie arabe, un tout autre équilibre d’ambition, de raison et de joie de vivre, qu’il attribue au fond méditerranéen. Le discours bourguibien véhicule ces éléments desubstance où se reconnaît l’homme tunisien. Ce discours, à la fois analytique et normatif, participe de la révolution philosophique car la vision d’ensemble est cohérente et l’ambition de rénovation est assumée en conscience claire. Deux exemples illustrent l’approche bourguibienne. Le discours du Palmarium le 16 décembre 1972 en réponse au plaidoyer de Mouammar Kadhafi pour la fusion des deux pays : la réponse improvisée de Bourguiba reprend la genèse de la formation de la Tunisie dont le résultat, sur le temps long, est une société spécifique qui ne saurait être absorbée d’un coup dans une entité radicalement différente. Dans le chapitre consacré à l’Algérie, Béji Caïd Essebsi fait le parallèle avec l’autre voisin (pp.331-332). Bien plus, Bourguiba voit dans la projection de la Tunisie moderne un espoir de redressement de la nation arabe. Sa longue tournée au Proche-Orient, du 15 février au 30 mars 1965, était animée du désir d’apporter la réponse de la rationalité politique tunisienne aux impasses de la scène arabe de l’époque. Cette rationalité politique a heurté nos frères du Machrek qui l’ont rejetée ; or, au lendemain de la guerre de juin 1967, ce même élément a exalté l’image de la Tunisie et déterminé en définitive le choix de Tunis pour abriter le siège de la Ligue Arabe pendant la crise. Pour leur part, les diplomates européens ont relevé la démarche distinctive de la Ligue Arabe dès qu’elle fut dirigée par une personnalité tunisienne. Tout en revendiquant une personnalité distinctive, résultante d’une expérience historique bien comprise, la Tunisie reste fidèle à elle-même ainsi que l’affirme l’article premier de la Constitution promulguée le 1er juin 1959 : un Etat libre, indépendant et souverain, sa religion étant l’Islam et sa langue l’arabe. Aujourd’hui, cette conception bourguibienne fait l’objet de réinterprétations qui, je le crains, ne relèvent pas de la seule recherche académique. Cette pensée qui a hissé la Tunisie et qui l’a distinguée dans le paysage maghrébin et arabe est cavalièrement dénaturée et caricaturée. On peut du moins se féliciter que l’ouvrage de Béji Caïd Essebsi vienne à point pour rendre justice d’une certaine philosophie de la Tunisie de notre temps et pour rappeler la véritable question à laquelle s’est attaqué Habib Bourguiba : la question de civilisation. J’ai tenté de présenter, à travers les trois axes tels qu’ils sont développés par l’auteur, le message de Bourguiba qui, en fait, forme un tout. Quant au message de l’auteur, à mon sens, il est le suivant : Béji Caïd Essebsi écrit en conclusion : le bon grain est semé, et il ajoute : il a levé. Il a levé ? S’il est vrai qu’il a levé, il n’y a pas à craindre pour la Tunisie de demain.

(Source: « Réalités » (Hebdomadaire – Tunisie) le 29 juin 2009)


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Maroc: Trois journaux condamnés

 
29/06/2009 Trois quotidiens marocains, reconnus coupables de diffamation à l’encontre du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, ont été condamnés lundi à verser chacun un million de dirhams (89 000 euros) de dommages et intérêts à Tripoli, rapporte Reuters. Le tribunal de Rabat chargé de l’affaire leur a en outre infligé 100 000 dirhams (8 900 euros) d’amende chacun pour « atteinte à la personne et à la dignité d’un chef d’Etat ». L’ambassade de Libye au Maroc réclamait 30 millions de dirhams à Al Massae, Al Jarida Al Oula et Al Ahdath Al Maghribiya pour des articles publiés en 2008 et début 2009.
(Source: « leJDD.fr » le 29 juin 09) Lien:http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/international/200927/maroc-trois-journaux-condamnes_223924.html?popup  

Sahara: Christopher Ross « optimiste » pour « une première réunion informelle »

 AFP 29.06.09 | 14h38 L’émissaire de l’ONU pour le Sahara Occidental, M. Christopher Ross, s’est déclaré lundi « optimiste » quant à l’organisation d’une « première rencontre informelle » entre le Maroc et le Front Polisario pour discuter de l’avenir de ce territoire. « Je suis optimiste quant à cette première rencontre informelle qui, j’en suis sûr, apportera une contribution importante à la recherche d’une résolution du conflit qui dure déjà depuis trop longtemps et qui entrave le travail qui doit être fait au niveau de l’intégration régionale », a ajouté M. Ross à l’issue d’un entretien avec le ministre marocain des Affaires étrangères et de la coopération Taïb Fassi Fihri. Selon l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, « cette deuxième tournée dans la région a pour but l’application de la dernière résolution du Conseil de sécurité, la prise en compte du résultat du processus de négociations jusqu’à présent et la préparation des réunions informelles dont le conseil de sécurité a entériné la tenue pour préparer une cinquième session de négociations ». Interrogée par l’AFP, une source informée a indiqué que la date et le lieu de cette « première réunion informelle » n’étaient pas encore fixés. Après avoir eu des discussions à Alger, Tindouf et Nouakchott, Christopher Ross était arrivé samedi après-midi au Maroc, dans le cadre d’une tournée au Maghreb. M. Ross avait effectué en février une première tournée dans la région dont il était ressorti que les conditions d’une reprise des pourparlers directs à Manhasset, dans la banlieue de New York, n’étaient pas réunies. Quatre séries de négociations à Manhasset ont déjà eu lieu mais elles n’ont pas permis de rapprocher les points de vue. Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental a été annexé en 1975 par le Maroc, qui propose un plan de large autonomie sous sa souveraineté, refusant toute indépendance. Le Front Polisario réclame pour sa part un référendum d’autodétermination dans lequel l’indépendance serait l’une des options.

 


Dialogue Fatah/Hamas: L’Autorité annonce la libération de 100 détenus

 

 
AFP, le 27 juin 2009 à 15h14 RAMALLAH (Cisjordanie), 29 juin 2009 (AFP) – Les services de sécurité palestiniens ont décidé de relâcher cent détenus arrêtés en Cisjordanie, dans un geste destiné à favoriser une issue favorable du dialogue de réconciliation avec le Hamas, ont indiqué lundi des sources sécuritaires. « Sur les instructions du président Mahmoud Abbas, le ministère de l’Intérieur va relâcher 100 détenus », a indiqué à la presse le porte-parole des services de sécurité, Adnane Al-Damiri. Ces détenus seront relâchés lundi et mardi, a-t-il ajouté. Il n’a pas précisé l’appartenance politique de ces détenus mais des sources sécuritaires ont affirmé qu’il s’agissait de membres du Hamas. Les services de sécurité palestiniens sont dominés par le Fatah, le parti de M. Abbas, que le Hamas a délogé de la bande de Gaza lors d’un coup de force en juin 2007. Une vive tension règne entre les deux partis rivaux en Cisjordanie, où les services de sécurité arrêtent régulièrement des membres du Hamas pour détention illégale d’armes. Cette tension compromet le dialogue de réconciliation entre les deux mouvements, dont la dernier round s’est ouvert dimanche au Caire. L’Egypte, qui assure la médiation entre les deux rivaux, a fixé la date du 7 juillet pour la signature d’un accord de réconciliation au Caire. Le gouvernement du Hamas à Gaza a pour sa part annoncé dimanche avoir décidé de libérer 20 détenus du Fatah mais ce dernier a affirmé lundi que « plus de 90 » de ses membres ont été arrêtés à Gaza depuis l’aube lundi. Le Hamas a démenti.


La France humiliée par Tsahal

Analyse

Les soldats israéliens ont agressé plusieurs fois des diplomates français.
 

Par JEAN-PIERRE PERRIN

Si Nicolas Sarkozy fait beaucoup d’efforts pour se rapprocher de l’Etat hébreu, on ne peut pas dire que la réciproque soit vraie. A preuve la multiplication des «bavures» commises par les forces de sécurité israéliennes à l’encontre de ressortissants français en mission et soigneusement étouffées par le Quai d’Orsay. Lundi, la directrice du centre culturel français de Naplouse (Cisjordanie) a été sortie de son véhicule, jetée à terre et rouée de coups par des militaires israéliens près de Jérusalem. «Je peux te tuer», a lancé en anglais l’un des soldats. Sa voiture portait pourtant des plaques diplomatiques. Depuis, on lui a déconseillé de porter plainte pour ne pas «gêner»la visite de Nétanyahou. Mardi, c’est le directeur du centre culturel de Jérusalem-Ouest, Olivier Debray, qui, à bord d’un véhicule pourvu de plaques consulaires, a été insulté par des policiers.
 
Miette. D’une façon générale, le corps consulaire français se plaint de la violation régulière par les policiers et les soldats israéliens des usages consulaires. Le 11 juin 2008, Catherine Hyver, consule adjointe à Jérusalem, avait été retenue dix-sept heures sans une goutte d’eau ni une miette de pain par la sécurité israélienne à un point de passage de la bande de Gaza.
 
Excréments. Mais l’incident le plus choquant est l’occupation du domicile de l’agent consulaire français, Majdi Chakkoura, à Gaza pendant l’attaque israélienne de janvier. En son absence, les soldats israéliens ont complètement ravagé les lieux – pourtant signalés à l’armée israélienne -, volé une grosse somme d’argent, les bijoux de son épouse, son ordinateur et détruit la thèse sur laquelle il travaillait. Et ils ont souillé d’excréments le drapeau français. Le Quai d’Orsay n’a là encore élevé aucune protestation. Une occupation semblable s’est produite au domicile d’une professeure palestinienne du centre culturel français. Avec ce tag écrit en français sur la bibliothèque dévastée : «Sale arabe, ont va revenir te tuer». C’est, dit-on à Gaza, la faute de français – le «t» en trop – qui a choqué l’enseignante.
 
(Source: « Libération » (Quotidien – France) le 25 juin 2009)  


L’Iran s’en prend à l’Occident

29/06/2009

La rédaction web de Jeune Afrique- Par : Lauranne Provenzano

L’Iran vient de libérer 5 des 9 membres du personnel de l’ambassade britannique arrêtés dimanche. le régime affirme vouloir maintenir ses relations avec l’Occident, mais multiplie les tentatives d’intimidation.

Parmi les neuf employés de l’ambassade britannique arrêtés dimanche par l’Iran (et non huit, comme annoncé précédemment par l’agence iranienne semi-officielle Fars), cinq ont été libérés, tandis que les autres continuaient d’être interrogés, a annoncé lundi le porte-parole du ministère des Affaires Etrangères Hassan Ghashghavi.

Il a par ailleurs affirmé que le régime ne souhaitait pas réduire ses relations diplomatiques avec l’Occident, insistant sur le fait que les arrestations avaient eu lieu sur la base de preuves attestant de la culpabilité de l’ambassade de Grande-Bretagne en Iran.

Selon les autorités iraniennes en effet, certains membres du personnel de l’ambassade auraient encouragé les émeutiers qui, depuis le 12 juin, contestent la réélection jugée frauduleuse de Mahmoud Ahmadinejad.

Fins non-diplomatiques

Le ministère des Renseignements soutient que l’ambassade aurait eu recours à une série d’embauches fictives, destinées en réalité à alimenter le flot des manifestants et à les diriger dans la contestation qui sévit dans les rues de Téhéran.

L’ambassade « embauchait trop d’employés locaux et les utilisait à des fins non diplomatiques », selon l’agence Inra.

Londres a de son côté appelé à la libération immédiate de tous ses employés et l’Union européenne a mis en garde l’Iran contre une « réponse forte et collective de l’UE », dénonçant « le harcèlement et l’intimidation du personnel diplomatique des pays européens ».

Londres, nouveau « grand Satan »

Depuis le début des troubles qui secouent l’Iran, le régime affirme qu’ils sont orchestrés par l’Occident, et notamment par la Grande-Bretagne. Le 19 juin dernier, l’ayatollah Khamenei avait, dans un discours, accusé Londres d’être l’instigatrice des manifestations. Il avait même parlé de « loups affamés en embuscade, prêts à retirer le masque diplomatique de leur visage ». « Ne négligez pas ces gens-là », avait-il ajouté.

La semaine passée, deux diplomates britanniques ont été expulsés. Londres a répliqué en expulsant à son tour deux diplomates iraniens. Dans les premiers jours de la contestation déjà, le correspondant de la BBC s’était vu retirer son accréditation puis avait reçu un ordre d’expulsion du pays.

Loin de son rôle d’arbitre, le guide suprême d’Iran, l’ayatollah Khamenei, ne cache pas son soutien à Mahmoud Ahmadinejad et entend bien faire taire les Etats-Unis et l’Europe. Dimanche, il a fustigé leurs « remarques idiotes sur l’Iran ».

Haro sur l’Occident

Mahmoud Ahmadinejad se livre également à une véritable attaque en règle des pays occidentaux, soutenant qu’ils encouragent la rébellion.

Barack Obama, qui s’est dit ce week-end « outré » par l’ampleur de la répression contre les manifestants, a été accusé d’ingérence par le président iranien. « Il a parlé de réformes et de changement, pourquoi alors intervient-il et fait-il des commentaires contraires à la politesse », a ensuite déclaré le chef d’Etat fraîchement réélu.

Le président iranien a également dénoncé les « propos insultants de certains responsables occidentaux » envers l’Iran, en affirmant qu’il allait désormais profiter de sa présence « dans toutes les instances internationales pour faire le procès » de ces dirigeants.

Il faisait allusion à la déclaration du G8 de vendredi, lors de laquelle les chefs de la diplomatie des pays membres ont réclamé le respect du droit d’expression.

Ces déclarations sont « hâtives » et constituent « une ingérence », a condamné le porte-parole de la diplomatie iranienne, Hassan Ghashghavi.    (avec agences)

(Source: « Jeune Afrique » le 29 juin 09)

Lien: http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20090629133701/-Londres-Mahmoud-Ahmadinejad-contestation-Occident-L-Iran-s-en-prend-a-l-Occident.html

 

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