29 juillet 2007

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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2623 du 29.07.2007

 archives : www.tunisnews.net


Forum Tuniso-Suisse des Libertés: RESTONS VIGILANTS  AFP: Tunisie: Ettajdid vise la création d’une coalition laïque Khil we lil: Congrès du mouvement Ettajdid (Ex P.C.T.) – Aucune réaction dans la blogosphère, pourquoi ? Le Temps :Congrès unificateur d’Ettajdid et des Indépendants:« Non à l’instrumentalisation de la religion par la politique » Le Temps :Conférence de presse des syndicats de l’enseignement Kamel CHAABOUNI: 50 ans de farce républicaine, 50 ans de monarchie absolue de fait !! LeMonde.fr :Les Etats-Unis vont augmenter de 25 % leur aide militaire à Israël LeMonde: Le retour précipité de la France en Libye El Watan: Sarkozy, « le civilisateur »


 

RESTONS VIGILANTS
 
Chokri YACOUB Le Forum Tuniso Suisse des Libertés se félicite et se  réjouit de la mini  vague de libération d’une poignée de  prisonniers politiques après avoir subi toutes sortes de  torture pendant des années dans les geôles du dictateur le général Ben Ali, qui à lui seul est  en possession des clefs de toutes les prisons tunisiennes et décide a sa guise qui veut emprisonner ou bien  libérer, alors ne crions pas victoire et restons très vigilant car plusieurs militants des droits de l’Homme  sont au collimateur du geôlier Ben Ali dont le redoutable Avocat Maître Abderraouf Ayadi et tant d ‘autres.  Avec ces méthodes moyenâgeuse le Général Ben Ali veut montrer au peuple tunisien que c’est lui le patron et que la Tunisie lui appartient en soufflant le chaud et le froid et gère le pays comme un bien personnel.  Il faut continuer la pression sur ce dictateur jusqu’à la libération de tous les prisonniers d’opinions et aussi certains prisonniers de droit commun condamnés injustement à de lourde peine de prison.  Vive la Tunisie LIBRE sans le tyran Ben Ali et vive la République.  Chokri YACOUB Coordinateur Forum Tuniso-Suisse des Libertés   http://espace.tunisie.over-blog.com/


 

Tunisie: Ettajdid vise la création d’une coalition laïque

AFP, le 27 juillet 2007

TUNIS – Le parti d’opposition tunisien Ettajdid (légal) a coopté des personnalités indépendantes pour former une « coalition démocratique » laïque, lors d’un congrès ouvert vendredi à Tunis, a constaté un journaliste de l’AFP. « La participation des indépendants au congrès est la première étape de la construction d’une coalition démocratique qui refuse toute alliance avec les islamistes », a déclaré le secrétaire général sortant d’Ettajdid (Renouveau), Mohamed Harmel, 78 ans, à l’ouverture des travaux.

« Nous refusons l’instrumentalisation des sentiments religieux du peuple tunisien à des fins politiques », a-t-il ajouté dans un discours, dénonçant le projet « rétrograde » du mouvement islamiste Ennahda (interdit).

Plusieurs personnalités indépendantes, parmi lesquelles l’économiste Mahmoud Ben Romdhane, ancien président de la section tunisienne d’Amnesty International, ainsi que l’universitaire féministe Sana Ben Achour, se sont ralliés à Ettajdid et participaient à son 2e congrès national.

L’alliance autour de l’héritier du Parti communiste tunisien fondé en 1920, est censée être une réponse à un « climat politique verrouillé » et à « la dispersion des forces de l’opposition démocratique » , selon un manifeste distribué à la presse à l’ouverture du congrès.

Le futur pôle se voit jouer un rôle de contre-pouvoir pour « un tournant démocratique » et la « sauvegarde des acquis du projet moderniste », selon le texte mentionnant une « parité totale » entre les sexes, l’émancipation des femmes et l’enseignement moderne en Tunisie.

Ettajdid avait lancé en 2006 l’idée de conduire une coalition laïque, qui s’est heurtée au retrait de deux groupuscules de gauche initialement inscrits. Le nouveau projet est destiné à faire contre-poids à une alliance constituée par deux autres partis d’opposition légaux avec Ennahda, qui a refait surface à la faveur d’une grève de la faim commune en 2005 pour réclamer le respect des libertés publiques.

Ettajdid doit élire un bureau politique de quinze membres et un nouveau secrétaire général, Mohamed Harmel, qui a perdu son siège au Parlement, ayant annoncé son souhait de quitter son poste.


Congrès du mouvement Ettajdid (Ex P.C.T.) :

Aucune réaction dans la blogosphère, pourquoi ?

Le vendredi 27 juillet dernier a été donné le coup d’envoi des travaux du 2ème congrès do mouvement Ettajdid (ex Parti Communiste Tunisien). Congrès reporté plusieurs fois pour permettre selon les déclarations de ses dirigeants de capitaliser l’élan née de l’expérience de l’initiative démocratique à l’occasion des dernières élections présidentielles au cours de laquelle Mohamed Ali Halwani fût l’unique candidat d’opposition non figurative à la magistrature suprême.

Ce congrès qui constitue le deuxième tournant historique du mouvement après celui du 1er congrès, dans la mesure où il s’ouvre dans le cadre d’une alliance à la mosaïque démocratique et progressiste des « indépendants » d’une part et marque le départ de son « éternel » secrétaire général qui cède la place à une nu nouveau candidat cassant ainsi le schème du syndrome bourguibien vers une alternance qu’exige la nouvelle conjoncture.

Ceci pour l’information, restent les interrogations : aucun écho ou le moindre intérêt pour cet évènement dans la blogosphère… je n’arrive pas à m’expliquer cela est ce que quelqu’un pourrait m’éclairer, pourtant on ne peut considérer la communauté des blogueurs tunisiens comme indifférente à la chose politique !!!!

Quelle réaction chez les jeunes au sujet de ce congrès ?

(Source : le blog tunisien « Khil we lil », le 29 juillet 2007)

Lien : http://khilwelil.blogspot.com/


Congrès unificateur d’Ettajdid et des Indépendants « Non à l’instrumentalisation de la religion par la politique » • Un slogan parmi d’autres qui se veulent tous « pragmatiques et suggestifs »

 
La séance d’ouverture des travaux du congrès qui a démarré à 16 heures a été marquée par une certaine émotion quand le Secrétaire général sortant d’Ettajdid, Mohamed Harmel, a annoncé qu’il ne se représente pas à ce poste : « Je ne mourrai pas Secrétaire général, et je ne briguerai aucun poste dans les instances exécutives du parti ». Debout, les congressistes et les invités ont applaudi en scandant l’hymne national. Expérience Présidant cette séance, Lakdhar Lala, membre du Bureau politique d’Ettajdid, entouré des membres du Comité national de la préparation du congrès a rappelé que ce processus unitaire a commencé par la constitution de l’initiative démocratique, une sorte d’alliance entre Ettajdid, des formations politiques et des personnalités qui, à l’occasion des élections présidentielles et législatives d’octobre 2004, ont présenté un candidat pour les présidentielles et des listes communes aux législatives. « Cette expérience nous a encouragés à enclencher le processus unificateur pour construire un parti unitaire diversifié, progressiste et démocratique. Aujourd’hui, nous sommes en train de concrétiser ce projet. Notre volonté est de construire avec tous les démocrates et les progressistes, un véritable pôle démocratique et progressiste ». Partenariat Prenant la parole, M. Harmel a souligné « qu’à Ettajdid, la volonté a été toujours d’unir toutes les forces démocratiques et progressistes. Après l’expérience inédite et réussie de l’Initiative Démocratique, nous avons décidé que le 2ème congrès du parti soit ouvert. C’est pour cela que nous l’avons reporté à maintes reprises pour mieux le préparer et asseoir ce nouveau partenariat des forces démocratiques et concrétiser cette synthèse unitaire. Une alliance qui regroupe Ettajdid et des Indépendants et qui exclue ceux qui instrumentalisent la religion à des fins politiques. Nous refusons toute alliance avec ceux qui constituent une menace pour les acquis de la modernité, notamment les droits de la femme ». Concernant sa décision de ne pas se représenter au poste de secrétaire général, il a déclaré : « Je consacre ainsi l’alternance comme l’a fait avant moi Me Néjib Chebbi au Parti Démocratique et Progressiste (PDP) ». La parole a été ensuite donnée aux invités. Les travaux du congrès se sont poursuivis hier, par le débat sur les motions. Aujourd’hui, les congressistes vont élire les membres du Comité central qui éliront par la suite le Secrétaire général et les membres du Bureau politique.  Compte rendu de Néjib SASSI (Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 29 juillet 2007)


Conférence de presse des syndicats de l’enseignement

Nous demandons à participer activement aux programmes des réformes, depuis leur élaboration jusqu’à la réalisation

 
Une conférence de presse a réuni, hier, la Fédération nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, les syndicats nationaux de l’enseignement primaire et secondaire ainsi que le syndicat national de la formation professionnelle. Cette conférence est donnée, selon Mohamed S’himi, le Secrétaire Général adjoint de l’UGTT : «  suite aux difficultés rencontrées par ces structures pour faire valoir les points de vue de leurs subordonnés dans les sujets d’actualités intéressant leurs secteurs respectifs. Les structures de l’UGTT sont certes parvenues à résoudre beaucoup de problèmes dans divers départements sur la base des principes du dialogue et de la concertation réciproque. Des mots d’ordre de grèves ont été annulés. Mais, cette logique participative ne trouve pas d’écho chez l’administration dans les départements de l’enseignement. L’UGTT espère toujours que la voix de la raison l’emportera car, il s’agit de la formation et de l’avenir de la prochaine génération. Il s’agit, aussi, de l’image à donner de la gestion participative dans des secteurs où la réflexion est de mise. ». De leur côté, les secrétaires généraux des structures syndicales ont formulé l’espoir de participer activement aux programmes des réformes, de l’élaboration à la réalisation. Ils ont affirmé que leurs revendications ne sont pas matérielles. Acquis Ainsi, Mohamed H’laiem, le SG du syndicat national de l’enseignement primaire explique : « Je ne vois pas pourquoi l’administration veut revenir sur le mode de roulement. C’est un acquis pour les instituteurs depuis 1938. Ils ne l’ont jamais contesté. Ce n’est que depuis l’été 2005 que des irrégularités ont commencé à avoir lieu. Ainsi, 11 postes de directeurs ont été affectés en dehors des normes établies. 110 postes de directeurs ont été aussi irrégulièrement attribués pendant l’été 2006 et nous craignons que davantage d’autres postes soient désignés dans l’irrégularité pour l’été 2007. Le roulement est appelé à se faire dans la neutralité et loin des règlements de compte. Seule l’aptitude pédagogique doit être respectée. L’école doit rester apolitique. Nous cherchons à collaborer avec l’administration dans la transparence et le respect mutuel des attributions de chaque partie. Notre objectif est de préserver le niveau de l’enseignement et la notoriété de l’école tunisienne.» Dialogue d’idées De son côté, Sami Awadi, le SG de la Fédération de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a insisté sur le fait que : « les enseignants du supérieur n’attendent que le feu vert de l’administration pour participer d’une manière constructive au grand chantier de réformes vécu par l’université. Leur fédération dispose de ses propres propositions sur les programmes en cours et elle est prête à en débattre dans un esprit consensuel. Le projet Licence-Master-Doctorat est un produit de la chute des frontières et de la recherche de l’internationalisation des diplômes. Or, cette LMDisation est accompagnée d’un mode de gestion participative où chacun contribue à la vie universitaire. Ce n’est qu’ainsi que peut se gérer la réforme et nous sommes prêts à débattre académiquement toutes les propositions. C’est un dialogue d’idées pour l’intérêt de l’université et du savoir que nous prêchons. » Quant à Chedhly Gary, SG de l’enseignement secondaire et Béchir Kadri, SG de la formation professionnelle, ils ont insisté, eux-aussi, « sur la nécessité d’instaurer un dialogue clair et transparent pour les besoins d’un niveau appréciable pour la formation académique et professionnelle dont les enseignants représentent l’un des piliers. ». Les structures syndicales prévoient une nouvelle rencontre pour le 6 septembre 2007. Mourad SELLAMI (Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 29 juillet 2007)


Plus de peur que de mal à Hammamet Nord

Un Tobogan s’est soudainement décroché, avant-hier à 14h, au parc des jeux aquatiques à Hammamet Nord. Ce fut plus de peur que de mal. Une dizaine d’enfants ont été légèrement blessés en tombant par terre. Ils ont reçu vite des soins à l’hôpital de Nabeul et sont rentrés chez eux. Rappelons que l’installation de ces toboggans obéit à des normes de sécurité très strictes. L’ouverture n’est autorisée qu’après avoir répondu aux diverses clauses d’un cahier de charges très strict. Malgré cela, des accidents peuvent survenir et il arrive que des enfants soient victimes d’accidents nécessitant, parfois, une hospitalisation mais, heureusement, les dégâts ne sont pas graves. (Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 29 juillet 2007)
 
 

50 ans de farce républicaine, 50 ans de monarchie absolue de fait !!

 

Le 25 juillet 2007, la Tunisie a commémoré un demi siècle de soi-disant république. Nul n’est dupe, cette pseudo république voulu, imposé et confectionné  par et pour Habib Bourguiba, s’est révélée une monarchie de fait, une monarchie absolue et  tyrannique. Le peuple tunisien n’a pas été consulté par référendum pour l’abolition de sa monarchie beylicale séculaire. Le régime beylical a été qualifié de tous les torts, enduis de tous les maux de la Tunisie par Bourguiba et sa clique destourienne afin d’abolir une institution qui malgré ses défauts et ses erreurs symbolisait l’âme de la Tunisie.

Que nous as-t-il offert et servi Bourguiba et son hypocrite parti destourien pendant 30 ans et ses successeurs pendant les 20 suivantes, la pire des républiques, une fausse république, hypocrite et tyrannique qui a étouffé cyniquement toute velléité démocratique dans le pays. Durant un demi siècle, et sans nier les avancées économiques, le peuple tunisien n’a eu droit qu’à la répression sociale et politique. Aucune liberté politique n’a été accordée, aucun droit de l’homme n’a été respecté. Durant 50 ans, le peuple tunisien a été traité en mineur incapable. Ses militants youssefistes puis gauchistes et enfin islamistes et démocrates on été réprimés, torturés, certains tués, condamnés à tort et incarcérés durant de longues années.

N’en déplaise aux anticolonialistes, le colonialisme avait respecté tant de libertés et élargis tant d’autres. Sans la semi démocratie de l’ère coloniale dont jouissait le peuple tunisien dont la liberté relative de la presse et la droit de réunion, Bourguiba et son parti destourien n’auraient pu agir contre la France.   Il n’y a qu’à les lire les articles rédigés par Bourguiba dans la presse tunisienne de l’époque pour se rendre compté à quel point la Tunisie coloniale était libre par rapport à la Tunisie d’après 1956. Certains des articles de Bourguiba ne seraient pas publiables aujourd’hui, tellement ils regorgent de critiques, de liberté de ton à l’égard de la France.

C’est Bourguiba et sa clique destourienne qui sont responsables de notre calvaire républicain de cette illusion de bonheur indépandiste transformée en cauchemar tyrannique. Je vous accuse M. Bourguiba, d’avoir trahi nos pères et mères, je vous accuse d’avoir trahi le peuple tunisien par votre république bidon, je vous accuse, vous qui êtes dans des sépultures royales ordonnées de votre vivant, je vous accuse et je vous en veux d’avoir aboli notre monarchie séculaire, symbole de notre identité de notre fierté et de lui avoir substitué une fausse république qui plus est antidémocratique. Vous auriez pu M. Bourguiba substituer votre dynastie et celle de votre famille à celle de Sidi Lamine Bey, j’aurai compris, j’aurai même approuvé, mais pas nous trahir avec des illusions républicaines sans lendemain. Vous auriez pu M. Habib Bourguiba, et sans abolir le beylicat, le réformer en monarchie démocratique, constitutionnelle avec pour vous comme premier ministre durant 30 ans à titre exceptionnel.

Aujourd’hui, alors que vous reposez en paix je l’espère, dans votre mausolée digne des Beys, plus grandiose même que la « tourbat al-bey », le peuple tunisien se retourne dans une prison à ciel ouvert, sans dignité, sans liberté et sans horizon clair quant à son avenir politique, merci Bourguiba de nous avoir laissé dans ce merdier !!!

Les dirigeants de la Tunisie d’aujourd’hui devraient en toute honnêteté mettre fin à cette farce républicaine et par référendum nous rendre notre régime monarchiste réformé. Il ne s’agit nullement de remettre sur le trône de la Tunisie les descendants de feu Sidi Lamine Bey, et je ne verrai aucun inconvénient à ce que le président Ben Ali soit déclaré nouveau Bey de Tunisie à la seule condition que cette nouvelle monarchie soit une monarchie démocratique, constitutionnelle et laïque. A part avoir le droit de grâce,  être le chef des armées, et nommer le ministre de l’intérieur à titre de garantie, Zine al-Abidine Ben Ali, « le nouveau » Bey de Tunisie, ne devrait exercer aucun pouvoir politique qui serait dévolu à un premier ministre démocratique élu.  Une telle réforme révolutionnaire, permettra à M. Ben Ali de veiller à l’application d’un plan de démocratisation discuté et établi avec une nouvelle assemblée constituante, redorer le blason de l’actuel président et donner de l’espoir à un peuple trahi.

Merci de lire mon « Projet libéral pour une nouvelle monarchie démocratique et laïque en Tunisie » in http://www.reveiltunisien.org/article.php3?id_article=2016

Me Kamel CHAABOUNI

Le 25/07/2007


Les Etats-Unis vont augmenter de 25 % leur aide militaire à Israël

 
LEMONDE.FR avec AFP | 29.07.07 | 10h58  Ehoud Olmert a annoncé dimanche 29 juillet que les Etats-Unis allaient augmenter de 25 % leur aide militaire et de défense à Israël, pour la porter à plus de 3 milliards de dollars par an, durant les dix prochaines années. »Cette aide marque une amélioration considérable et extrêmement importante et constitue un élément très important de la sécurité d’Israël », a salué le premier ministre israélien. Cette année, l’Etat hébreu a reçu 2,4 milliards de dollars d’aide militaire américaine, dont les trois quarts servent à l’achat d’armes à des sociétés américaines, le reste finançant des achats d’équipements militaires auprès de firmes israéliennes. M. Olmert a également souligné que le président George W. Bush lui avait donné des assurances concernant le maintien « de l’avantage qualitatif » entre Israël et les pays arabes de la région. »Nous comprenons le désir des Etats-Unis d’aider les pays modérés qui font partie d’un front uni avec les Etats-Unis et Israël dans la lutte contre l’Iran », a-t-il poursuivi. RESTRICTIONS ENVISAGÉES Le chef du gouvernement israélien réagissait ainsi à une information publiée samedi par le Washington Post et le New York Times, selon laquelle le gouvernement américain annoncera lundi des contrats de vente d’armes avec des pays « alliés » du Golfe – l’Arabe Saoudite, les Emirats arabes unis, le Koweït, Qatar, Bahreïn et Oman – pour un montant total d’au moins 20 milliards de dollars. Le contrat avec l’Arabie saoudite comprend notamment des missiles air-air et des JDAM (Joint Direct Attack Munitions), qui transforment des bombes classiques en armes guidées de précision. Les discussions sur ce contrat ont été retardées parce qu’Israël s’inquiétait de la vente aux Saoudiens d’armes guidées de précision, indiquait en avril le New York Times. Ce quotidien expliquait samedi que ces inquiétudes ont conduit Washington à augmenter son aide à l’Etat hébreu. Et à demander prochainement aux Saoudiens d’accepter des restrictions sur le type, la taille de ces armes et l’endroit où elles seraient stockées. L’annonce de ces contrats est prévue juste avant le début d’une tournée au Proche-Orient de la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice et du secrétaire à la défense Robert Gates, attendus notamment en Egypte et en Arabie Saoudite. Mais ces contrats ne pourront être finalisés qu’avec l’aval du Congrès américain. Les discussions commençant à peine, l’administration Bush espère obtenir l’accord des parlementaires à l’automne. Mais ceux-ci pourraient montrer des réticences : l’Arabie saoudite est en effet accusée à Washington d’attiser la guérilla en Irak.
(Source : « LeMonde.fr » (Quotidien – France), le 29 juillet 2007)

 


 

Analyse Le retour précipité de la France en Libye

 
par Gilles Paris Pas de temps à perdre. A peine les cinq infirmières bulgares et le médecin condamnés étaient-ils libérés par le régime libyen que le président de la République, Nicolas Sarkozy, concluait avec Mouammar Kadhafi, le 25 juillet, à Tripoli, plusieurs accords de coopération dont le principal concerne le nucléaire civil. Cette précipitation laisse songeur. Le déplacement de M. Sarkozy a-t-il scellé, une fois réglé le lancinant problème des infirmières et du médecin, le retour de la Libye « dans le concert des nations » – comme l’a assuré avec emphase le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, très engagé dans ce dossier -, ou bien plus platement celui de la France sur le marché solvable libyen ? La thèse de l’Elysée est que la médiation européenne, engagée de longue date, n’aurait jamais pu aboutir dans ces délais compte tenu de la méfiance supposée de Mouammar Kadhafi vis-à-vis du « machin » bruxellois. L’engagement de la France, grâce aux contacts noués par le passé avec les hommes-clefs du régime libyen, était donc nécessaire et déterminant. D’autant que l’arrivée dans ce grand marchandage du richissime Qatar, peut-être à l’initiative de Paris, permettait de trouver une solution à la question de l’indemnisation des familles des enfants contaminés par le virus du sida à l’origine des accusations portées contre les infirmières et le médecin. Que la France ait facilité le règlement de cette crise ne fait pas l’ombre d’un doute. Reste à savoir qui, de Mouammar Kadhafi ou de Nicolas Sarkozy, était au fond le plus demandeur ? Le véritable revirement du « Guide » libyen a été bien antérieur au dénouement de juillet 2007. Il a même coïncidé avec les premières accusations de transmission volontaire du virus du sida à des enfants portées contre les cinq infirmières et le médecin. C’est en 1999 que la Libye commence à sortir de son isolement en acceptant que les deux responsables présumés de l’explosion du Boeing de la Pan Am au-dessus de Lockerbie, en Ecosse, en 1988, soient livrés à une cour spéciale installée au Pays-Bas mais appliquant le droit écossais. En échange, Tripoli obtient la suspension de l’embargo international et des sanctions adoptés par les Nations unies en 1992. Au milieu des années 1990, après avoir longtemps fermé les yeux sur les groupes armés djihadistes qui transitaient par son immense territoire, le régime libyen, associé depuis des lustres au terrorisme international, a déjà évolué. Confronté en Cyrénaïque et dans le « djebel vert », près de Benghazi, à une guérilla également islamiste, il s’est lancé dans une répression féroce. La Libye ne figure d’ailleurs pas sur « l’axe du Mal » évoqué par George Bush au lendemain des attentats de septembre 2001, après avoir été pourtant pendant près de deux décennies pour les administrations américaines successives un parfait exemple d’Etat voyou. Quatre ans après le compromis de Lockerbie, les gestes libyens changent d’échelle. Impressionné par le renversement de Saddam Hussein en avril 2003, le colonel Kadhafi annonce en décembre de la même année qu’il renonce à ses projets d’armement interdits, notamment dans le nucléaire. Les sanctions tombent définitivement, et les Britanniques, mis dans la confidence, font leur retour en Libye en mars 2004. C’est l’époque où la Libye rentre effectivement « dans le concert des nations ». M. Kadhafi est reçu en avril à Bruxelles. La France, touchée en 1989 par un attentat similaire à celui de Lockerbie contre un DC-10 d’UTA, au-dessus du Ténéré, est boudée. L’indemnisation des familles des victimes de cet attentat traîne en longueur. Premier chef d’Etat français à se rendre à Tripoli, Jacques Chirac arrive en Libye, en novembre 2004, à la tête d’une importante délégation d’hommes d’affaires. Après Gerhard Schröder, José Maria Aznar, Silvio Berlusconi, Tony Blair et le secrétaire d’Etat adjoint américain, Bill Burns. La Libye est d’autant plus demandeuse que l’embargo a laissé des traces et que le bilan économique de la Jamahiriya, cette organisation de masse originale, est désastreux, comme le reconnaît lui-même le « Guide » en 2000. A 65 ans, M. Kadhafi songe aussi à sa succession, ce dont témoigne la place que se taille avec son accord son fils Seif Al-Islam, chargé des dossiers de l’indemnisation des familles des victimes de Lockerbie et du Ténéré. Ce dont a besoin la Libye, la quasi-totalité des pays européens se presse à Tripoli pour l’offrir à l’un des plus riches pays d’Afrique. Sixième en Libye, en parts de marché, derrière l’Italie, l’Allemagne, la Tunisie, la Grande-Bretagne et la Turquie, talonnée par la Chine et la Corée du Sud, la France, dépendante de grands contrats, avait accumulé les retards, mais elle conservait un atout : une coopération nucléaire historique qui aurait pu déboucher sur la construction d’une centrale dès les années 1970 et qui a été relancée discrètement en 2006 par le CEA. M. Kadhafi avait exprimé en mars sa déception devant le peu d’empressement des Etats-Unis à lui permettre d’accéder à cette technologie de prestige. Avec M. Sarkozy, et parce qu’ils excellent en la matière, les Français devraient en partie rattraper le temps perdu. DIPLOMATIE DU CONTRAT Le président français n’a pas gardé de son premier entretien avec le « Guide », en 2005, alors qu’il était ministre de l’intérieur, et de l’étiquette orientaliste en vigueur (tente bédouine, chasse-mouches), des souvenirs bouleversants, mais les affaires sont les affaires. La situation intérieure d’un pays qui n’est pas à proprement parler un modèle de démocratie n’est pas d’actualité. Nicolas Sarkozy a déjà montré cet aspect de son « pragmatisme » en Tunisie, au début du mois de juillet, glissant ses pas dans ceux de Jacques Chirac. L’importance régionale de la Libye est privilégiée, qu’il s’agisse de la lutte contre les groupuscules djihadistes (on n’hésite pas à l’Elysée à parler de « fraternité d’armes »), de son éventuelle influence sur le Soudan à propos du Darfour, ou plus banalement à propos de l’immigration clandestine subsaharienne. La Libye est enfin concernée par le projet d’Union méditerranéenne de M. Sarkozy, même si la France aura sans doute des difficultés à articuler les relations qu’elle entretient avec les pays de la rive sud, qui se détestent cordialement, dans une politique vraiment multilatérale. La visite en Libye relève donc d’une politique d’opportunités plus que de principes. Dans cette diplomatie très classique du contrat, le client est roi.
(Source : « Le Monde » (Quotidien – France), le 29 juillet 2007)

 


Sarkozy, « le civilisateur »

Faycal Metaoui

Depuis son arrivée au pouvoir, Nicolas Sarkozy tente de donner un coup de jeune à la diplomatie française. Mais à vouloir trop faire de bruit, avec des gestes et des actes qui vont dans tous les sens, le président français, bien ancré dans sa droite natale, renvoie plutôt une mauvaise image : une diplomatie-spectacle. Il veut faire accroire au monde entier qu’il a réglé l’affaire des infirmières bulgares en Libye, alors que la médiation qatarie et européenne était à l’origine du dénouement de la crise. Il tente de chercher des solutions à la crise du Darfour soudanais en ignorant le gouvernement de Khartoum. Il se lance dans la quête d’une issue au problème libanais en s’attaquant au Hezbollah. Il propose une idée de créer une union méditerranéenne sans en préciser les contours. Ce n’est pas forcément mauvais de faire des propositions à un niveau géostratégique, à condition que celles-ci soient définies. Et voilà que Nicolas Sarkozy vient en Afrique pour essayer de rompre avec les complaisances liées à « la Françafrique » et au « pré carré ». Sans y parvenir. Des discours tenus au Sénégal et au Gabon, pays amis de la France, ont choqué les Africains. Le franc-parler du locataire du palais de l’Elysée plaît peut-être à une partie des Français, y compris ceux de l’extrême droite, mais ne passe pas ailleurs. « L’Afrique a sa part de responsabilité dans son propre malheur : la colonisation n’est pas responsable des guerres sanglantes que se font les Africains entre eux », a dit Sarkozy à Dakar. Autrement dit, que les Africains s’entretuent, c’est de leur faute. Qui a divisé des tribus en créant des frontières artificielles ? Qui a pillé les richesses des terres du continent ? Qui a introduit l’idée diabolique de la main coupée à la machette ? Qui a alimenté les haines entre ethnies en tentant d’effacer les identités et les langues ? Le fautif porte un nom : le colonialisme. Ce colonialisme, selon la thèse de Sarkozy, n’est pas responsable de la venue de « dictateurs et de corruption ». Ces mêmes « dictateurs » sont couverts d’or et de lumière lorsqu’ils débarquent dans les capitales européennes, à commencer par Paris, et leurs comptes sont protégés par les banques du Vieux continent. Des chefs d’Etat de ce continent revendiquent publiquement une amitié avec ces « dictateurs » et n’hésitent pas à conclure avec eux de juteux marchés. A Libreville, Sarkozy a serré la main au Gabonais Omar Bongo, qui n’a aucun palmarès à défendre en matière de démocratie ou de respect des droits humains. Tout comme le Tunisien Zine El Abidine Ben Ali que Sarkozy a embrassé avec entrain lors de sa récente visite à Tunis. Pire. Le président français suggère que les Africains n’ont aucun héritage civilisationnel. « Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire (…). Jamais il ne s’élance vers l’avenir. Dans cet univers où la nature commande tout, l’homme reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout est écrit d’avance », a-t-il dit à Dakar. En termes peu diplomatiques, cela s’appelle une insulte. Ces propos d’une gravité intense soulignent que le président français a une conviction : la suprématie supposée de la « civilisation » occidentale. C’est simple : il demande aux Africains « d’assimiler » une part de cette civilisation pour sortir de la misère. Et là, il n’est pas loin des thèses des néoconservateurs américains et des milieux racistes de l’extrême droite européenne. Après cette incroyable gymnastique, qui rappelle l’état d’esprit des premiers colons venus « civiliser » les autochtones en Algérie et en Afrique de l’Ouest, Sarkozy est arrivé à proposer à l’Afrique un autre projet : l’Eurafrique. Est-il autorisé à parler au nom de l’Union européenne sur ce projet aux traits flous comme celui de l’union méditerranéenne ? Et pourquoi cette volonté de chercher à diviser entre Afrique du Nord et l’Afrique au-delà du Sahara en proposant deux projets différents ? « J’aime l’Afrique », a dit Sarkozy. On a tendance à ne pas le croire.

(Source : « El Watan » (Quotidien – Algérie), le 29 juillet 2007)

 


 

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