13 juin 2009

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TUNISNEWS

9 ème année, N° 3308 du 13.06.2009

 archives : www.tunisnews.net  


Les Exilés Tunisiens tiennent leur Congrès Constitutif – Communiqué de Presse
Le Temps: Le bout du tunnel pour la LTDH? – Un maître-mot: Débloquer le dialogue avec le Pouvoir
AFP: Guantanamo: les USA transfèrent trois détenus en Arabie Saoudite
AP: Guantanamo: Washington commence à transférer d’anciens détenus vers l’étranger
AP: Un commerçant parisien tente de faire saisir les biens d’une princesse saoudienne à l’hôtel Georges V
The Washington Post: Ahmadinejad Wins Election, Mousavi Protests Results
La presse: Occident et cinémas d’Afrique: Le regard faussé

Liste actualisée des signataires de l’initiative du Droit de Retour : http://www.manfiyoun.net/fr/listfr.html Celles et Ceux qui veulent signer cet appel sont invités à envoyer leur: Nom, Pays de résidence et Année de sortie de la Tunisie sur le mél de l’initiative : manfiyoun@gmail.com


 

Communiqué de Presse

Les Exilés Tunisiens tiennent leur Congrès Constitutif:

 

le 20-21 Juin 2009  à Genève-Suisse. Au terme de plusieurs mois de débats riches et intenses sur la portée et sur les significations à donner au « Manifeste »  à l’origine du lancement de  l’Initiative pour le Droit au Retour des Exilés Tunisiens dans leur patrie, et après le mûrissement d’un long processus de réflexion ayant abouti à la nécessité de doter cette Initiative d’une structure d’encadrement et d’un programme d’action, les signataires ont pris la décision de tenir leur congrès constitutif le 20-21 juin 2009 à Genève  en Suisse, en parallèle à la célébration de la Journée mondiale des Réfugiés. A cette occasion, des nombreuses personnalités et plusieurs organisations  tunisiennes et internationales ont d’ores et déjà annoncé leur présence. La Coordination Provisoire tient à exprimer sa gratitude envers tous les exilés tunisiens dispersés aux quatre coins du monde, pour avoir accompagner durant presque un an l’étape des débats internes qui a permis l’émergence d’un projet cohérent, fondé sur une approche globale, indépendante et patriotique de l’épineuse question du retour des exilés. Elle prend  l’engagement de faire de ce Congrès Constitutif, un moment privilégié de notre combat pour la démocratie. Elle n’épargnera aucun effort pour le convertir en un bond qualitatif sur le plan humanitaire, politique mais aussi culturel. Les travaux du Congrès seront accompagnés d’une manifestation culturelle où se succéderont chant, théâtre et poésie pour raconter le drame et  la douleur de l’exil. Au nom de tous les signataires de l’appel, la Coordination Provisoire réitère sa reconnaissance à tous ceux qui nous ont exprimé leur soutien : aux personnalités, aux médias et aux organisations nationales et internationales et tout particulièrement à nos amis de l’Association des Tunisiens en France. Pour la Coordination Provisoire du Droit au Retour Noureddine Khatrouchi Paris le 11 juin 2009

 

Après la confirmation du jugement en appel

Le bout du tunnel pour la LTDH? – Un maître-mot: Débloquer le dialogue avec le Pouvoir

 
samedi 13 juin 2009   Est-ce le bout du tunnel pour la Ligue Tunisienne de défense des droits de l’Homme qui depuis son 5ème congrès qui s’est tenu les 26 et 27 octobre 2000 vit une véritable crise qui bloque ses activités avec des procédures judiciaires l’empêchant ainsi de tenir son 6ème congrès? Le verdict de la Cour de cassation prononcé jeudi confirme le jugement en appel  qui annule les décisions du 5ème congrès et charge le comité directeur de tenir le congrès dans un délai d’un an pourra constituer une bouée de sauvetage « mais à condition  que « la volonté de toutes les parties se manifeste sans calculs ni arrière pensée » a souligné le président de la Ligue Me Mokhtar Trifi qui demande pourquoi on a attendu huit ans pour prononcer ce verdict. « Nous espérons qu’il ne cachera pas des surprises désagréables à la Ligue ».   Rupture Pour Me Trifi « le comité directeur est chargé de préparer et de tenir le congrès de la Ligue. Mais il en a été empêché en 2005 et 2006. Nous espérons cette fois-ci y réussir et tenir un congrès consensuel  avec tous les militants de la Ligue sans exclusive. Pour cela nous sommes  prêts à tous les compromis. Tout est négociable. Même les fusions des sections de la Ligue. Nous allons tout essayer pour sortir de cette crise ». Pour Me Mohamed Jemour, l’avocat de la Ligue: « il est nécessaire que les parties concernées s’acheminent vers un compromis . Mais il faut aussi qu’il existe  une volonté politique réelle. La rupture  et le blocage avec les autorités doivent cesser. Il faut aussi une prédisposition au dialogue de part et d’autre ». Constante Pour Me Abderrahmane Kraiem ex-vice président de la Ligue « En soi le verdict confirme la légalité du comité directeur et le délai d’un an pour tenir  le congrès ne constitue pas un handicap. Ce problème a été dépassé dans la réalité. Il n’a pas été pris en compte par les deux parties, le comité directeur et les plaignants. Pour moi le comité directeur  doit tourner la page, annuler les fusions des sections et renouveler toutes les structures pour permettre la tenue d’un congrès dans une démarche  consensuelle, une constante depuis la création de la Ligue. A défaut, les plaignants vont introduire un recours en justice pour désigner un administrateur judiciaire qui se chargera de la préparation du congrès ce qui  replongera la Ligue dans une nouvelle crise ». Pour Me Kraiem la balle est dans le camp du comité directeur.   Néjib SASSI (Source: « Le Temps » (Quotidien- Tunisie) le 13 juin 2009)


 Guantanamo: les USA transfèrent trois détenus en Arabie Saoudite

WASHINGTON – Les Etats-Unis ont annoncé vendredi le transfèrement de trois détenus saoudiens du centre de détention de Guantanamo vers leur pays d’origine, selon un communiqué du ministère de la Justice américain. Le cas des trois détenus, Khalid Saad Mohammed, Abdalaziz Kareem Salim Al Noofayaee et Ahmed Zaid Salim Zuhair, sera examiné par les autorités judiciaires saoudiennes, avant qu’ils ne rejoignent un programme de réinsertion mis en place par le gouvernement saoudien pour des individus accusés d’être des extrémistes islamistes, précise le communiqué. Le transfert de ces trois prisonniers porte à neuf le nombre de détenus de Guantanamo qui ont quitté le camp cette semaine pour, outre l’Arabie Saoudite, le Tchad, les Bermudes et l’Irak. Au total, 11 détenus ont quitté le camp depuis la prise de fonctions de Barack Obama. « Cela marque le plus grand nombre de transfèrements en une seule semaine depuis plus d’un an et cela est dû en grande partie à la volonté de gouvernements étrangers de travailler étroitement avec les Etats-Unis sur cette question importante et d’aider à la fermeture du centre de détention de Guantanamo », a indiqué Matthew Olsen, qui dirige le groupe de travail de l’administration Obama sur Guantanamo. Jeudi, quatre des 17 Chinois ouïghours détenus à Guantanamo et blanchis de tout soupçon de terrorisme depuis des années avaient rejoint les Bermudes. Les quatre hommes, qui ont passé plus de sept ans à Guantanamo, étaient les premiers Ouïghours à quitter Guantanamo depuis 2006, quand cinq autres avaient été envoyés en Albanie. L’archipel de Palau, dans le Pacifique, a aussi accepté d’accueillir ces membres d’une minorité musulmane du nord-ouest de la Chine, que Washington se refuse à renvoyer en Chine où ils craignent de subir des persécutions. Parallèlement, l’administration américaine serait proche d’un accord avec les gouvernements de Ryad et de Sanaa pour transférer en Arabie saoudite des Yéménites détenus à Guantanamo, a rapporté jeudi le Wall Street Journal. L’inquiétude d’une partie de la classe politique américaine, démocrate ou républicaine, devant l’éventualité que des suspects de terrorisme détenus à Guantanamo se retrouvent dans des prisons américaines ou libres sur le sol des Etats-Unis est une source de complication majeure pour le président Barack Obama dans ses projets pour fermer le camp d’ici à janvier 2010. M. Obama espère convaincre d’autres pays d’accueillir les quelque 50 détenus libérables. L’Allemagne, qui avait déjà refusé de recevoir les Ouïghours, a annoncé jeudi ne pas accepter en l’état une demande américaine d’héberger deux détenus de Guantanamo. Selon des sources au sein des services de sécurité, l’un viendrait de Tunisie, l’autre de Syrie. Un ex-détenu, l’Algérien Lakhdar Boumediene, a lui été accueilli en France avec sa famille. Le centre de détention ouvert en 2002, est devenu le symbole des excès de la « guerre contre le terrorisme » lancée par George W. Bush après les attentats du 11-Septembre. Il compte encore quelque 230 prisonniers. Depuis 2002, plus de 540 détenus ont été transférés de Guantanamo vers au moins 30 pays, rappelle le ministère de la Justice. AFP / 13 juin 2009 01h53


Guantanamo: Washington commence à transférer d’anciens détenus vers l’étranger

AP Samedi 13 juin, 18h13  Devlin Barrett et Matthew Lee En dépit d’une farouche opposition au Congrès, la Maison Blanche n’exclut pas de relâcher d’anciens détenus du camp de Guantanamo sur le sol américain. Mais devant une gamme d’options se rétrécissant sans cesse, l’administration Obama a commencé à transférer à l’étranger des prisonniers innocentés, dont trois ont été renvoyés vers l’Arabie saoudite. Les perspectives d’un transfert de prisonniers de Guantanamo à Cuba vers les Etats-Unis ont diminué au cours des dernières semaines en raison des décisions du Congrès de bloquer tout financement de ces déplacements. Et des pays étrangers se sont montrés hésitants à accueillir des détenus, même disculpés, dont on juge qu’ils ne posent pas de menaces pour la sécurité. Dans un entretien à l’Associated Press, le président de l’archipel de Palau (Pacifique) a notamment déclaré que l’arrivée de 13 ex-détenus ouïghours dans le pays, dont l’annonce lui a valu beaucoup de publicité, n’était pas encore garantie. « C’est encore provisoire », la probabilité est d’environ « 50-50 », a expliqué Johnson Toribiong samedi. Et même si l’archipel situé à environ 800km à l’est des Philippines accepte de recevoir ces détenus de confession musulmane dont la Chine -qui les accuse de terrorisme- demande le rapatriement, le processus prendra encore entre deux et trois mois. Reste que cette semaine a été marquée par le départ sous haute sécurité de neuf détenus de Guantanamo vers des Etats étrangers et d’un dixième vers les Etats-Unis où il est appelé à être jugé. Le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs a estimé vendredi que la libération de ces détenus témoignait d’un « progrès net » et que d’autres décisions seraient prises sur la base du cas par cas. Le président Barack Obama, qui s’est engagé à fermer Guantanamo d’ici début 2010, avait déclaré en mai que les dossiers de 50 détenus avaient été étudiés, et d’après l’administration, 48 d’entre eux attendent d’être relâchés dans des pays étrangers. Robert Gibbs a précisé que la Maison Blanche n’avait pas renoncé à la possibilité de relâcher des détenus sur le sol américain, mais a tenu à souligner que toute mesure de cet ordre serait dictée par des impératifs de sécurité nationale. « Nous n’allons prendre aucune décision sur un transfert ou une libération qui menace la sécurité du pays », a-t-il assuré. Trois des détenus relâchés -Khaled Saad Mohammed, Abdalaziz Karim Salim al-Noufayahi et Ahmed Zaïd Salim Zouhair- ont été renvoyés vers l’Arabie saoudite, ont annoncé vendredi les autorités américaines. Zouhair observait une grève de la faim de Guantanamo depuis près de quatre ans pour protester contre sa détention. Le ministère américain de la Justice a expliqué que les dossiers de ces trois hommes feraient l’objet d’une révision judiciaire en Arabie saoudite avant qu’ils ne participent à un programme de « réhabilitation » dirigé par les autorités. Quatre autres ex-détenus de Guantanamo ont été envoyés aux Bermudes, deux au Tchad et en Irak, tandis qu’un dixième a été transféré à New York en prévision d’un procès au civil. Des responsables américains ont affirmé sous couvert d’anonymat être proches d’un accord avec l’Arabie saoudite et le Yémen, qui verrait Riyad accueillir une centaine de détenus yéménites dans des centres de réhabilitation sous administration saoudienne. Ils n’ont pas précisé combien de Yéménites pourraient être transférés et la date à laquelle l’accord pourrait être finalisé. Les négociations sur le sort des détenus yéménites sont en cours depuis des mois mais ont buté, selon ces responsables, sur une requête des Saoudiens qui demandent que le président yéménite Ali Abdallah Saleh approuve publiquement la proposition. Ce dernier aurait refusé par crainte de répercussions au sein de la population et émis la préférence fin mai que le Yémen mette sur pied ses propres centres. Entre les différents transferts et l’accord de principe avec l’archipel de Palau, il reste 229 prisonniers au centre de détention militaire américain de Guantanamo à Cuba. A côté des détenus qui pourraient être libérés, jugés ou remis à des pays étrangers, il y en a d’autres -dangereux- qui ne peuvent être ni relâchés ni jugés, aux dires de l’administration américaine. Parmi ces individus « qui demeurent en guerre avec les Etats-Unis », selon Barack Obama, figurent des détenus qui pourraient avoir reçu une formation au sein du réseau Al-Qaïda, commandé des combattants talibans ou fait allégeance à Oussama ben Laden. AP


Un commerçant parisien tente de faire saisir les biens d’une princesse saoudienne à l’hôtel Georges V

 AP le 12 juin 2009   Un commerçant parisien a tenté de faire procéder vendredi après-midi à la saisie conservatoire des biens d’une princesse saoudienne logée à l’hôtel Georges V en compensation d’une facture non réglée, a-t-on appris de source policière.   Appelé en urgence, le consul d’Arabie Saoudite a laissé en gage un chèque de garantie de 89.000 euros et assuré qu’un virement équivalent interviendrait la semaine prochaine, a-t-on expliqué de même source. Vers 16h, un huissier, un serrurier et plusieurs policiers du VIIIe arrondissement de Paris se sont présentés au palace où résident depuis un mois la princesse Maha al-Sudairi, l’épouse du ministre saoudien de l’Intérieur, et son personnel. Ils faisaient exécuter l’ordonnance d’un juge parisien saisi par un commerçant du XVIe arrondissement. Ce dernier a vendu pour 139.000 euros de vêtements divers et de bijoux à la princesse et à ses enfants le 18 mai: si un versement de 50.000 euros lui a été fait, le commerçant réclame sans succès le paiement du solde de cette facture, a-t-on précisé de source policière. D’autres commerçants parisiens se trouveraient dans le même cas. Ils affirment être créanciers de la famille de la princesse qui leur devrait plusieurs milliers d’euros. AP


Ahmadinejad Wins Election, Mousavi Protests Results

  By Thomas Erdbrink and William Branigin Washington Post Foreign Service  Saturday, June 13, 2009   TEHRAN, June 13 — Iran’s election commissioner declared Saturday that President Mahmoud Ahmadinejad won a decisive victory in most of the country’s electoral districts in Friday’s presidential election, but the incumbent’s leading challenger protested the results, charging widespread vote fraud and vowing to resist a « dangerous manipulation » of the balloting. Mir Hossein Mousavi, a former prime minister who waged a heated campaign against Ahmadinejad’s bid for reelection, urged his supporters to reject a « governance of lie and dictatorship. » « I’m warning that I won’t surrender to this manipulation, » Mousavi said in a statement posted on his Web site Saturday. He said the announced results were « shaking the pillars of the Islamic Republic of Iran’s sacred system » and represented « treason to the votes of the people. » He warned that the public would not « respect those who take power through fraud. » Mousavi made the comments after Iran’s election chief, Kamran Daneshjoo, said on state television that Ahmadinejad received nearly 21.8 million votes, or more than 63 percent, of the nearly 34.4 million valid votes cast in 346 of Iran’s 366 electoral districts. He said Mousavi received 11.7 million votes, or 34 percent. However, officials delayed without explanation an expected announcement of the complete results, which news agencies said suggested intervention by Iran’s Islamic authorities to tamp down a potentially volatile situation. Riot police cordoned off the Interior Ministry, which directed Friday’s voting, and stood guard around key government buildings. Plainclothes officers fired tear gas to disperse a cheering crowd outside Mousavi’s campaign headquarters after the pivotal presidential election ended in confusion, with both sides claiming victory. With votes still being counted in many cities, Ahmadinejad, 52, a hard-liner who has antagonized the West, was leading by a 2-to-1 ratio in early returns, according to Iranian Interior Ministry officials. But supporters of Mousavi, 67, a relative moderate, dismissed those numbers, saying the ministry was effectively under Ahmadinejad’s control. « I am the winner of these elections, » Mousavi declared late Friday, after heavy turnout resulted in a two-hour extension of voting across the Islamic republic. « The people have voted for me. » When Mousavi’s youthful supporters gathered after midnight outside his Tehran headquarters to celebrate his claim to victory, officers quickly dispersed them with tear gas, said Milad Afsarzadeh, a Mousavi campaign official inside the building. He and other witnesses to the brief melee said it was unclear whether the officers were police or members of the baseej, a paramilitary force of volunteers organized by the Revolutionary Guard Corps and greatly feared by student demonstrators. The witnesses said it was also unclear whether the plainclothes officers were taking sides in the election or enforcing rules against street demonstrations to try to prevent clashes between impassioned backers of Mousavi and Ahmadinejad. No serious violence was reported. The election has stirred deep political passions among Iran’s 46 million eligible voters, pitting Ahmadinejad, a populist who promised to help the poor and to make Iran a world power, against three challengers. Under Iran’s system, if no candidate wins a clear majority, a runoff is be held between the two top vote-getters. Though the final say over Iran’s foreign and domestic policies rests with its unelected supreme leader, Ayatollah Ali Khamenei, Mousavi portrayed himself as the candidate for change, pledging to take a less confrontational tone in relations with the West and to provide more technocratic management of the economy. His campaign produced an outpouring of enthusiasm from youth, intellectuals and an older generation of Iranian leaders, while Ahmadinejad drew his core support from rural and working-class voters, plus elements of the military and conservative Islamic clergy. Ahmadinejad, who has been president since 2005, did not make a statement immediately after the polls closed, but his supporters pointed to the Interior Ministry’s official tally to claim victory. Mousavi’s supporters charged that officials were trying to steal the election and cut off alternative sources of information. For several hours during the balloting Friday, they said, international telephone lines to Tehran were down and text messaging — which Mousavi’s supporters had used to organize street rallies — was blocked. Members of the baseej reportedly seized a building in North Tehran that housed several Web sites supporting Mousavi, which were shut down. A senior aide to another opposition candidate, Mehdi Karroubi, charged that the Interior Ministry was distorting the early vote count by providing results from the countryside and not Iran’s cities. « We believe these results are void and not acceptable, » said the aide, Morteza Alviri. Mousavi, meanwhile, issued a written statement thanking the « dear people of Iran » for his victory. « I would like to inform you that in spite of wide-ranging fraud and problem-making, according to the documents and reports we have received, the majority of your votes have been cast in favor of your servant, » the statement said. It concluded with a veiled suggestion of a possible confrontation, calling his supporters into the streets to celebrate his victory Saturday night and warning that if the votes are not fairly counted, « I will use all legal facilities and methods to restore the rights of the Iranian people. » The Interior Ministry, which is overseeing the election and counting the votes, is headed by Sadegh Mahsouli, a staunch supporter of Ahmadinejad. But its results must be confirmed by the Guardian Council, a panel of senior Islamic clergymen led by Khamenei, the supreme leader. Khamenei and Mousavi, who was prime minister from 1981 to 1989, are members of an older generation of Iranian revolutionaries who overthrew the shah 30 years ago. Mousavi’s statement and late-night news conference claiming victory capped a day of long lines at polling places across the capital, from the affluent neighborhoods in the north of the city to the working-class areas in the south. « We haven’t voted in 10 years time, » said Giti Ghioshfar, who was waiting with her husband to cast ballots for Mousavi near Tehran’s Fatemi Square. « We are here because we want more freedom, » she said. In Shahr-e Rey, south of Tehran, voter Ali Badiri said that young women without head scarves had been dancing in the streets over Mousavi’s candidacy. « I’ll vote for Ahmadinejad, because if Mousavi wins, they will be dancing naked next week, » he said. « We don’t want to change Iran, » said Abdollah Khalili, another Ahmadinejad voter. « We want this system to remain the way it is. » Branigin reported from Washington. Researcher Kay Armin Serjoie contributed to this report. (Source: « The Washington Post » (Daily- USA) June 13, 2009) Link: http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/06/13/AR2009061300627_2.html  

Occident et cinémas d’Afrique: Le regard faussé

Samedi 13 Juin 2009  Le cinéma africain, non plus, n’a pas tant bonne presse en Occident. Ne parlons pas de son absence prolongée dans les grands festivals, cela ressemble presque à une lapalasside. Le problème est beaucoup plus profond. Nous avons souvenir d’un entretien avec Olivier Barlet avec note confrère marocain Samir Ardjoun (en 2008), où le spécialiste le plus écouté des «ciné-méconnus» donnait libre cours à sa révolte contre les préjugés et autres idées préconçues qui agissent contre les cinémas d’Afrique Noire. «Révolte» est le mot, mais Olivier Barlet proposait, ce faisant, une colère sacrément argumentée. Première cause, selon lui, du peu de sensibilisation aux films africains : l’idée répandue qu’il s’agit d’un «cinéma marginal, misérabiliste ou dépassé, en raison de ses thèmes «immémoriaux». En apparence, le reproche paraît se justifier. Mais Olivier Barlet s’interrogeait : qu’est-ce que l’Occident cinématographique entend par contemporanité ou modernité d’un cinéma? «La question, souligna-t-il, n’est-elle pas au fond dans la pertinence d’un dialogue artistique international? En fait dans la légitimité d’un 7e Art mondial fort de sa diversité. Seconde cause : le paternalisme stérile d’une certaine intelligentsia européenne. Barlet citait une fameuse table ronde sur l’histoire des cinémas d’Afrique où Serge Toubiana, relayé par Costa Gavras (rien moins!) parla «d’un geste généreux» en faveur «d’une cinématographie reléguée à la marge». «Tout est dit — avait répondu Barlet — «plutôt que la reconnaissance d’un cinéma c’est bien malheureusement la ranger à nouveau dans sa marginalité». La générosité renvoie au jargon humanitaire, alors que les films africains revendiquent au contraire «une reconnaissance objective», ou «un rejet justifié» comme tous les autres cinémas de la planète. «Survivances coloniales» Mais la critique qui retenait le plus dans l’entretien avec Barlet a rapport au problème remis soudain  à l’ordre du jour de «La mémoire coloniale». Un des «fondamentaux indécrottables» d’ores et déjà.  Les préjugés coloniaux (on s’en rend compte avec stupeur aujourd’hui) «structurent encore le regard de l’Occident sur l’Afrique». On en est encore (si l’on y voit bien) aux clichés de toujours, au cinéma carte postale d’Afrique noire où les réalités sociologique historique et même esthétique de ce cinéma sont carrément ignorées. Et les exemples déniant cela abondent, concluait Olivier Barlet. Il citait «Kodou» d’Ababaccar Sareb Makharam, ou «l’inoubliable» (Muna Moto) de Jean Pierre Dikongue Pipa. Mais il y en a eu d’autres depuis. Ce qui est nécessaire et urgent désormais c’est de rompre définitivement avec les préjugés. Les cinémas d’Afrique, ceux d’Afrique Noire a fortiori… expriment des visions du monde et des approches formelles et esthétiques qui se situent à des niveaux élevés en comparaison avec d’autres géographies-ciné». Ce sont, en plus, rappelait en l’occurrence le même Olivier Barlet, «des cinémas qui résistent au cinéma marchand dominant» dont même l’Europe et l’Amérique cinématographiques cherchent maintenant à se «dépêtrer». Les grands festivals, hélas, ne peuvent comprendre encore ce danger. Ils foncent toujours sur «le show-Biz», et se plaisent sans répit, à «discriminer» au détriment des cinémas commercialement (voire idéologiquement) inférieurs. On l’a vu pour Elia Suleiman et Le temps qui reste à Cannes. Mais bien avant, d’autres créateurs, d’autres films venus d’Afrique  avaient subi des exclusions aussi injustes et aussi scandaleuses. Il n’est pas forcément vrai que nos cinémas souffrent d’un manque «structurel» de propos. Pour certains, certes oui, mais pour la majorité c’est simplement une affaire de marginalisation et de rejet. Une sorte de «convergence fatale» de survivances idéologiques et de «rapports d’économie». Khaled TEBOURBI (Source:  » La presse » (Quotidien – Tunisie) Le 13 juin 2009) Lien: http://www.lapresse.tn/index.php?opt=15&categ=11&news=95706  
 

 

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