28 janvier 2012

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TUNISNEWS
11 ème année, N°4229 du28.01.2012
archives : www.tunisnews.net


Challenges: L’ex-Premier ministre tunisien Caïd Essebsi appelle à l’union contre l’extrémisme et la violence

Investir en Tunisie: Tunisie : Ennahdha et Ettakattol répondent à Caïed Essebsi Kapitalis: Tunisie. Béji Caïd Essebsi fait-il marche arrière ? Business News: Tunisie – Le sexe hors mariage, désormais « halal » grâce au mariage « coutumier » Business News: Moncef Ben Salem : «Béji Caïd Essebsi nous a légué une situation détériorée»

Kapitalis: Tunisie. Nouvelles démissions à Ettakatol, Ben Jaâfar aux abonnés absents Espace manager: Tunisie: message de Marouane Barghouti à Marzouki Business News: Tunisie – Taoufik Ben Brik veut détruire les nerfs de Hamadi Jebali Radio Canada: Le Canada veut garder une partie des biens du clan Ben Ali saisis au pays Business News: Tunisie – Mansour Moalla parraine la fusion de 13 partis African managar: Tunisie : Lazhar Akremi demande l’ouverture du dossier de la corruption de l’après Révolution.


L’ex-Premier ministre tunisien Caïd Essebsi appelle à l’union contre l’extrémisme et la violence

 

L’ancien Premier ministre tunisien Béji Caïd Essebsi, qui a cédé le pouvoir il y a deux mois après organisé les premières élections post-Ben Ali, a appelé vendredi politiques et intellectuels à s’unir pour lutter contre l’extrémisme notamment religieux et la violence.

M. Caïd Essebsi explique dans une déclaration transmise à l’Associated Press qu’il souhaite la création d' »une alternative capable de renforcer l’équilibre politique et d’activer les mécanismes d’une alternance pacifique, sans laquelle la démocratie ne peut s’accomplir ».

Un an après la fin de 23 ans de régime autoritaire du président Zine el Abidine ben Ali, parti en exil en Arabie saoudite le 14 janvier 2011, la situation en Tunisie est « marquée par l’émergence de manifestations d’éléments extrémistes violents qui menacent les fondements des libertés publiques et individuelles », estime l’ex-chef de gouvernement.

Il fait allusion à la multiplication des agressions commises par des « groupes salafistes » -des islamistes radicaux- contre des journalistes, des avocats et des défenseurs des droits de l’Homme et des libertés.

Lundi dernier, M. Caïd Essebsi, âgé de 85 ans, avait revêtu sa robe d’avocat pour « apporter un soutien moral à la liberté d’expression » à l’occasion du procès de la chaîne privée Nessma TV, poursuivie pour avoir diffusé le film franco-iranien « Persepolis » jugé « blasphématoire » en raison d’une scène représentant Dieu.

A leur sortie du palais de justice, un journaliste, Zied Krichène, un universitaire, Hamadi Redissi, et plusieurs avocats avaient été violemment pris à parti par des islamistes radicaux.

Pour l’ex-Premier ministre, il existe actuellement en Tunisie une « crise de confiance politique » qui risque d’aggraver les menaces qui pèsent sur la sécurité, l’économie et le climat social. Il en attribue la cause « au flou et à la confusion des tâches » qui ont imprégné l’action de l’Assemblée nationale constituante (ANC) élue en octobre 2011, à « la perte de temps » enregistrée dans l’examen de textes qui lui étaient soumis et au « partage des postes entre les partenaires au pouvoir ».

L’ANC issue des premières élections libres et démocratiques de l’histoire de la Tunisie est dominée par le mouvement islamiste Ennahdha, grand vainqueur du scrutin, et deux formations de centre-gauche alliées: le Congrès pour la République (CPR) et Ettakatol, ou Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL).

M. Caïd Essebsi presse l’ANC d’adopter « une feuille de route claire » en fixant la durée de son mandat et celui du gouvernement à une année conformément aux engagements pris avant les élections. Il suggère aussi la réactivation « immédiate » de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) et la promulgation d’une nouvelle loi électorale pour organiser des élections générales « dans un délai ne devant pas excéder le 23 octobre 2012 ».

Source: “Challenges” Le 27-01-2012

Lien: http://www.challenges.fr/monde/20120127.FAP0078/l-ex-premier-ministre-tunisien-caid-essebsi-appelle-a-l-union-contre-l-extremisme-et-la-violence.html


Tunisie : Ennahdha et Ettakattol répondent à Caïed Essebsi

L’ancien Premier ministre, M. Béji Caïed Essebsi, a exprimé, jeudi 26 janvier 2012, il une opinion critique à l’égard de l’évolution de la situation politique en Tunisie.

Il a appelé, via une déclaration, les autorités au pouvoir à rectifier le processus en vue de mettre un terme aux formes de la crise grandissante qui secoue le pays et respecter la date du 23 octobre 2012 pour les prochaines élections. Suite à cette déclaration, le mouvement Ennahdha et le parti Ettakatol ont réagi à travers des déclarations sur MosqiqueFm. Il semble que les propos de M. Beji Caeid Essibnssi n’ont pas plu aux deux partis. M. Walid Bennani du mouvement Ennahdha a indiqué que son parti ne veut pas allonger le délai du 23 octobre 2012 : « Ennahdha est contre la prolongation de la date des prochaines élections. Par contre, on n’est pas d’accord avec les déclarations de M. Béji Kaied Essibsi concernant la gravité de la situation économique et politique du pays. En revanche, on est d’accord avec son idée de créer un parti politique regroupant les forces de l’opposition ».  Pour M. Mouldi Riahi, député d’Ettakattol, « M. Caïd Essebsi aurait dû intervenir mais sans violence. Il a mis en doute le processus démocratique que traverse actuellement notre pays. Or, le gouvernement dont parle M. Caïd Essebsi n’a qu’un mois On ne peut pas nier que le pays est devenu un peu plus stable qu’auparavant. Au sujet de l’accusation de confusion des tâches et des missions au sein de l’AC j’appelle M. Caïd Essebsi et toutes les parties concernées à intervenir pour réussir cette période et non pour contester les travaux des députés.  Par contre Attajdid a soutenu les propos de M. Caïd Essebsi, dans un communiqué paru jeudi 26 janvier : « Nous supportons le discours de M. Caïd Essebsi et nous poursuivrons nos efforts engagés avec plusieurs composantes des mouvements progressistes. Nous voulons unir toutes les forces démocratiques qui se considèrent comme une extension de l’histoire du mouvement de réforme pour le pays », a indiqué Ahmed Brahim, secrétaire général du parti.

Source: “Investir en Tunisie” Le 27-01-2012

Lien: http://www.investir-en-tunisie.net/index.php?option=com_content&view=article&id=13132


Tunisie. Béji Caïd Essebsi fait-il marche arrière ?

Interviewé par Shems FM à propos de son «Communiqué à l’opinion publique», daté du 26 janvier, l’ex-Premier ministre Béji Caïd Essebsi a laissé planer le suspens sur ses véritables motivations. Et projets…

Dans son «Communiqué» publié le jeudi 26 janvier, date symbolique coïncidant avec l’anniversaire du Jeudi noir (26 janvier 1978), M. Caïd Essebsi a fait un diagnostic alarmant de la situation en Tunisie et lancé «un appel à toutes les forces politiques et intellectuelles nationales, qui rejettent l’extrémisme et la violence et s’inscrivent dans la marche réformiste historique de notre pays, à unir leurs ressources matérielles et morales autour d’une alternative qui renforce l’équilibre politique et garantit la mise en place des mécanismes d’alternance pacifique sans lesquels la démocratie ne serait pas assurée».

En réponse aux questions des confrères de Shems FM, il a affirmé tout et son contraire.

Oui, il est prêt à reprendre du service pour servir son pays si on le lui demande, mais il y a beaucoup de jeunes qui sont tout aussi capables de conduire les affaires publiques aussi bien que lui, et il convient de leur laisser la place !

Oui, il est favorable à la constitution d’un Parti d’union nationale, rassemblant toutes les forces politiques de progrès en Tunisie, mais il n’est pas nécessaire qu’il en soit le leader ! D’ailleurs, il soutient l’initiative lancée par certains partis, comme le Pdp et Afek Tounes, pour constituer un front du centre-gauche. C’est une bonne initiative ! a-t-il dit.

Non, il ne critique pas le gouvernement, mais il estime que la phase actuelle requiert la participation de toutes les parties à la gestion de la seconde phase transitoire !

Oui, mais…

Source: “Kapitalis” Le 27-01-2012

Lien: http://www.kapitalis.com/fokus/62-national/8008-tunisie-beji-caid-essebsi-fait-il-marche-arriere.html


Tunisie – Le sexe hors mariage, désormais « halal » grâce au mariage « coutumier »

Entre principes religieux, pulsions sexuelles, conflits familiaux et contraintes financières, le mariage coutumier (ourfi) semble être un raccourci au contrat traditionnel de mariage auquel de plus en plus de jeunes succombent aujourd’hui.  De plus en plus répandu dans les milieux jeunes tunisiens, le mariage coutumier est un contrat signé dans le secret, par les deux « époux », avec la présence de deux témoins (généralement des amis proches et mis dans la confidence) et en l’absence de notaire. Il s’agit d’un acte, sans aucune valeur juridique et le plus souvent même secret, qui ne lie les deux parties par aucun engagement de droits communs et dont la validité peut être rompue à tout moment.  Les deux « époux » peuvent donc en toute « liberté de conscience » avoir des relations sexuelles, sans pour autant s’engager financièrement ou être contraints de vivre ensemble. Un raccourci attrayant qui séduit de plus en plus de jeunes, aujourd’hui en Tunisie, dans certains quartiers défavorisés de la capitale (Attadhamon, Mellassine, etc.) et qui s’étend petit à petit à d’autres villes tunisiennes.  Le plus aberrant dans cette pratique qui veut donner un cadre religieux aux relations sexuelles hors mariage, est l’absence, dans la plupart des cas, de légitimité religieuse. En effet, deux conditions sine qua non de la « religiosité » de l’acte se retrouvent généralement non satisfaites, avec des contrats à la fois secrets et temporaires. Grâce à la montée du salafisme et de l’intégrisme et d’un gouvernement islamiste instaurant un cadre où les réunions et les débats sur la religion et la chariâ ne sont plus tabous et interdits, il n’est aujourd’hui plus « concevable de s’adonner à des pratiques contraires à la religion ». C’est ce que déclarent en tout cas certaines jeunes pratiquantes du mariage coutumier.  Un reportage de France 24 s’est penché sur le sujet à travers une enquête sur le terrain auprès de jeunes étudiants et étudiantes de la faculté des Lettres et des Humanités de la Manouba. Une université connue pour être un haut lieu du salafisme dans le milieu estudiantin en Tunisie.  Selon certaines étudiantes, musulmanes, pratiquantes et portant le voile, le mariage coutumier serait une solution religieusement « halal » afin de légaliser les relations sexuelles avec un petit ami qu’on ne peut actuellement pas épouser. Ne pouvant plus contenir leurs pulsions sexuelles, ces étudiantes, encouragées par les conseils de certains « frères salafistes », succombent à cette solution afin d’avoir la conscience tranquille et d’éviter ainsi de se « rouler dans la fange » et de s’adonner au péché suprême avec un homme qui ne leur est pas « halal ».  Une solution socialement acceptée, étant de plus en plus courante en Tunisie et dont les adeptes revendiquent un cadre légal et une inscription au code du statut personnel.  Si les étudiantes recourent à cette pratique afin d’avoir la conscience tranquille d’une vie sexuelle « légale » et sans compromis, elle représente pour les jeunes étudiants la possibilité d’avoir les avantages du mariage sans pour autant en supporter la charge financière, généralement très lourde.  Dalenda Lagrèche, historienne et directrice du centre d’études, de recherches et d’informations de Tunis, se prononce sur ce phénomène, qui aurait disparu dans les années 70 et dont la montée actuelle du salafisme a contribué à sa résurrection.  Un phénomène qui se nourrit des conditions sociales difficiles de la jeunesse tunisienne, pauvre et mal instruite. Une pratique interdite par le Code du statut personnel et qu’elle définit comme étant « un cadre restreint permettant d’avoir des relations sexuelles, sans culpabilité ». L’historienne voit dans le mariage coutumier une forme de soumission de la femme qui offre son corps à l’homme, en contre partie d’un engagement factice et temporaire, de surcroît.  Force est de reconnaître que cette pratique se nourrit aujourd’hui du climat d’instabilité et de libertés exacerbées et non contrôlées que connaît actuellement la Tunisie mais que rien ne permet de statuer sur son évolution future

Source: “Business News” Le 27-01-2012

Lien: http://www.businessnews.com.tn/Tunisie—Le-sexe-hors-mariage,-d%C3%83%C2%A9sormais-%C3%82%C2%AB-halal-%C3%82%C2%BB-gr%C3%83%C2%A2ce-au-mariage-%C3%82%C2%AB-coutumier-%C3%82%C2%BB,520,28998,1


Moncef Ben Salem : «Béji Caïd Essebsi nous a légué une situation détériorée»

Moncef Ben Salem, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, a exprimé, sur Shems Fm, son indignation de la déclaration rendue publique par Béji Caïd Essebsi et dans laquelle l’ancien Premier ministre a décrit la situation du pays tout en critiquant les prestations du nouveau gouvernement.  M. Ben Salem a essayé de rendre l’ancien gouvernement responsable des difficultés actuelles. Il a accusé le cabinet de M. Caïd Essebsi de mauvaise gouvernance et d’avoir légué des tonnes de problèmes à son successeur. Il a cité l’exemple d’une augmentation de salaires des fonctionnaires du Premier ministère de la somme de 70 dinars, décidée par M. Caïd Essebsi, sans que cette augmentation ne soit généralisée à d’autres ministères, ce qui dénote d’une impartialité claire. Cette augmentation de salaires, selon M. Ben Salem, constitue également un vrai problème, car l’Etat n’est probablement pas capable d’honorer cette promesse et une marche-arrière créerait de graves soucis.  Par ailleurs, bien que l’ancien Premier ministre ait déjà justifié les nominations administratives qu’il a faites juste avant de quitter son poste, comme étant des promotions régulières prévues d’avance, Moncef Ben Salem a dénoncé ces « nominations », laissant entendre qu’il y aurait des arrière-pensées. Il a ajouté que ces nominations à la tête de plusieurs administrations sont excessives et superflues. Moncef Ben Salem a conclu par dire que l’ancien gouvernement est responsable, en grande partie, de l’aggravation de la situation, donc, il serait indécent d’accuser les autres quand on est soi-même à l’origine de ces maux.

Source: “Business News” Le 27-01-2012

Lien: http://www.businessnews.com.tn/Moncef-Ben-Salem–%C3%82%C2%ABB%C3%83%C2%A9ji-Ca%C3%83%C2%AFd-Essebsi-nous-a-l%C3%83%C2%A9gu%C3%83%C2%A9-une-situation-d%C3%83%C2%A9t%C3%83%C2%A9rior%C3%83%C2%A9e%C3%82%C2%BB,520,28993,3

 


Tunisie. Nouvelles démissions à Ettakatol, Ben Jaâfar aux abonnés absents

Après la démission de plusieurs membres du bureau d’Ettakatol de l’Ariana et celui du Bardo (en décembre dernier), ceux de Tunis I et Tunis II ont suivi, jeudi, le mouvement des contestataires.

Selon une source proche des contestataires, il y aurait parmi les démissionnaires 22 cadres et 172 membres.

La cascade de démissions se poursuit dans plusieurs bureaux régionaux d’Ettakatol. Ce mouvement, animé par des cadres dirigeants, porte un coup à la crédibilité du parti de Mustapha Ben Jaâfar, président de l’Assemblée constituante, qui, selon Khemaïes Ksila, a dévié de sa ligne. Ce dernier avait déclaré, à maintes reprises, à Kapitalis que les militants d’Ettakatol ne sont pas contents de la position de M. Ben Jaâfar, devenu plus proche d’Ennahdha que de sa ligne initiale, de gauche centriste. Cette réorientation, décidée sans consultation de la base du parti, a poussé à la démission de nombreux militants, dont les directeurs de campagnes de M. Ben Jaâfar et de Khalil Zaouia, ministre des Affaires sociales. A ces démissions, le chef du parti n’a pas cru devoir réagir. Selon certains démissionnaires, depuis les élections, il ne répond plus au téléphone et leur tourne carrément le dos.

Le porte-parole d’Ettakatol, Mohamed Bennour a, quant à lui, expliqué, jeudi après-midi, à Mosaïque FM, que le parti n’a encore reçu aucune démission écrite. Il a également accusé Khemaies Ksila, élu d’Ettakatol dans la Constituante, d’être derrière les troubles au sein de la famille Ettakatol.

Il y a un mois, jour pour jour, M. Ksila a déclaré à Kapitalis qu’il était sur le point du départ et qu’il comptait même créer, dans un ou deux mois, un parti et réunir plusieurs militants ainsi que des démissionnaires de certains partis, dont Ettakatol.

Source: ”Kapitalis” Le 27-01-2012

Lien: http://www.kapitalis.com/fokus/62-national/7996-tunisie-nouvelles-demissions-a-ettakatol-ben-jaafar-aux-abonnes-absents-.html

 


Tunisie: message de Marouane Barghouti à Marzouki

Le Président provisoire de la République Moncef Marzouki a reçu, jeudi, un message écrit de l’otage et militant palestinien Marouane Barghouti.  Ce message lui a été remis par l’épouse du détenu des prisons israéliennes Marouane Barghouti. Dans ce message, M. Barghouti rend hommage à la Tunisie pour sa réussite à organiser les premières élections démocratiques libres et transparentes dans son histoire et son engagement à consacrer les libertés d’opinion, d’expression, de conscience et d’information. Il s’agit là, ajoute-t-il, d’«une expérience qui a inspiré les peuples arabes à descendre dans la rue pour revendiquer la liberté, la dignité, la démocratie, l’indépendance et la souveraineté à la Palestine». Par ailleurs, M. Marouane Barghouti évoque la gravité des atteintes portées par le gouvernement Israélien contre le peuple palestinien et ses terres, dans une tentative de faire avorter le projet d’établissement d’un Etat palestinien indépendant et souverain avec pour capitale « Al-Qods ». Il met l’accent, à ce propos, sur «l’aspiration du peuple palestinien à bénéficier du soutien politique et médiatique du peuple tunisien dans sa lutte continue». A l’issue de sa rencontre avec le Président de la République, Mme Fadoua Barghouti s’est déclarée heureuse «de se trouver en Tunisie, ce pays qui a accueilli le peuple Palestinien dans les conditions les plus difficiles», faisant remarquer que cette rencontre est venue réaffirmer les sentiments de fraternité et de solidarité que voue le peuple Tunisien au peuple palestinien. Elle a, également, salué le soutien du Président Marzouki à l’affaire des otages palestiniens qu’il a qualifiée de «question politique et humaniste en premier lieu, précisant que «leur libération des prisons est une revendication, à la fois, palestinienne et arabe». En conclusion, elle a exprimé ses souhaits de stabilité à la Tunisie et formé l’espoir de voir l’expérience Tunisienne couronnée de succès, dans la mesure où «elle représente la première expérience démocratique dans le monde arabe».

Source: “Espace manager” Le 27-01-2012

Lien: http://www.espacemanager.com/politique/tunisie-message-de-marouane-barghouti-a-marzouki.html


Tunisie – Taoufik Ben Brik veut détruire les nerfs de Hamadi Jebali

Comme nous l’avons annoncé il y a quelques jours, le journaliste Taoufik Ben Brik a augmenté le nombre de pages de son hebdomadaire « Contre le Pouvoir ». Le journal passe maintenant à quatre pages et, dans la foulée, augmente sa provocation.  En guise de une pour la version arabe « On va détruire tes nerfs ya Hamadi, ya Jebali ». En une de la version française « Zaba est mort, vive zabala ». Zabala signifiant poubelle en langue arabe.  Mais la véritable provocation n’est pas là. L’équipe de « Contre le Pouvoir » s’est élargie et compte maintenant des plumes connues pour leur indépendance et leur esprit protestataire. On cite notamment, pour la version arabe, le Facebooker Jalel Brick qui abandonne très provisoirement ses vidéos pour un édito écrit, la blogueuse Leena Ben Mhenni , le poète Ouled Ahmed et le dramaturge Faouzi Larbi.  Pour la version française, on retrouve, outre Taoufik Ben Brik, l’éditeur Raouf Raïssi, le musicien Tarek Maâroufi et le caricaturiste Z, propriétaire du site « Débat Tunisie ».  Z ne s’est pas suffi d’un texte puisqu’on trouve cinq de ses dessins dans le 7ème numéro de « Contre le Pouvoir ».  Pas moins provocateur que Ben Brik et Brick, Z présente à la une de la version arabe une caricature très osée montrant les jambes écartées d’une femme en guise de porte d’entrée du ministère de l’Intérieur (en hommage à Courbet et à son tableau, L’Origine du monde). Cette institution, explique Z, devrait rétablir la confiance entre le citoyen et son service public.  Le journal se vend normalement dans les kiosques à 500 millimes, mais beaucoup craignent, à chaque numéro, sa censure. Ce sera le premier signal concret pour toute la presse. 

Source: ”Business News” Le 27-01-2012

Lien: http://www.businessnews.com.tn/Tunisie—Taoufik-Ben-Brik-veut-d%C3%A9truire-les-nerfs-de-Hamadi-Jebali-,520,29005,4


Le Canada veut garder une partie des biens du clan Ben Ali saisis au pays

Radio-Canada a appris que le gouvernement canadien cherche à garder une partie des biens que le clan de l’ex-président déchu de la Tunisie possède au pays.

Par exemple, une maison à Westmount appartient au gendre préféré de l’ex-président de la Tunisie. Mais le propriétaire a pris la fuite au Qatar sans payer ses comptes, ni les taxes.

C’est un des rares biens connus du clan de Ben Ali au Canada.

L’idée de partager ces biens révolte la diaspora tunisienne d’ici. Sonia Djelidi, du Collectif tunisien au Canada, est indignée. « On parle de butin, de quel butin on parle? Qu’est-ce qui reste? Le gouvernement canadien a pris tellement de temps pour geler les biens que le clan a pu dilapider tous ses avoirs ici », dit-elle.

Selon nos sources, le Canada réclamerait jusqu’à la moitié des biens confisqués. Plus tôt cette semaine, le Canada a participé à une réunion en Suisse sur la restitution des biens des dictateurs arabes. L’avocat engagé par le gouvernement tunisien pour récupérer la fortune du clan Ben Ali y était.

« Je trouve ça assez choquant. Ça ne se partage pas comme ça et ça ne se partagera pas comme ça », nous a déclaré l’avocat du gouvernement tunisien Enrico Monfrini, joint au téléphone.

L’usage voudrait que le Canada en garde beaucoup moins, nous explique Me Monfrini, moins de 5 %.

« C’est de l’argent mal acquis, volé, par un groupe mafieux. Et là, le Canada va partager de l’argent volé? C’est ce qui nous scandalise », explique Sonia Djelidi.

Le ministère des Affaires étrangères n’a pas voulu commenter nos informations. Il souligne qu’il faudra s’entendre avec la Tunisie sur cette question du partage.

Depuis un an, c’est le silence du côté d’Ottawa. Le gouvernement canadien refuse de dire quels sont les biens saisis, à qui ils ont été saisis et la somme que cela représente. D’autres pays, dont la Suisse, ont fait preuve de beaucoup plus de transparence.

Source. “Radio Canada” Le 27-01-2011

Lien: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/01/26/002-partage-biens-ben-ali.shtml


L’inestimable fortune du clan Ben Ali

Après la fuite de l’ex-président Zine El- Abidine Ben Ali le 14 janvier 2010, le monde entier a pu voir les images diffusées par la télévision tunisienne, montrant derrière une bibliothèque des liasses de billets, des bijoux, des pierres précieuses, des montres de luxe et même des bouteilles de vin millésimées. Les images étaient prises dans un des palais de Ben Ali.

La valeur du tout a été estimée à 175 millions d’euros (225 millions de dollars), dont 21 millions euros (27 millions de dollars) d’argent liquide.

Mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg de la fortune du clan Ben Ali et de sa belle famille Trabelsi.

Le magazine Forbes avait estimé la fortune de l’ancien président tunisien deux ans avant sa chute à cinq milliards de dollars.

Cependant, Sherpa, une association française qui traque les fortunes mal acquises des dictateurs, estime quant à elle la fortune de 5 à 10 milliards de dollars.

Les avoirs (argent, biens immobiliers, chevaux de course, etc.) seraient répartis entre la France, la Suisse, le Brésil, l’Argentine, le Canada et les monarchies du Golfe.

Comment s’est constituée cette fortune?

L’ex-président Ben Ali, ses filles et ses gendres, sa seconde épouse Leïla Trabelsi, coiffeuse de son état, ses frères, ne possédaient rien de notable avant l’accession au pouvoir.

Comment au bout de 23 ans de règne, ce clan a-t-il pu acquérir autant de biens?

Mis à part les procédés habituels propres à ce type de pouvoir, comme la corruption, le clan Ben Ali a commencé à s’enrichir au début des années 2000.

Sous les injonctions du Fonds monétaire international (FMI), le gouvernement tunisien engage alors un programme de privatisation qui va permettre aux membres du clan d’acquérir des terres agricoles, des terrains, des entreprises grâce aux crédits octroyés par les banques tunisiennes.

L’opération a pris une telle ampleur que l’organisation de développement et coopération économiques (OCDE) a dû tirer la sonnette d’alarme, mais en vain.

Selon les autorités financières tunisiennes, les familles Ben Ali et Trabelsi possédaient 90 entreprises et avaient des participations dans 123 autres.

Quelques cas illustrant la main mise du clan sur l’économie du pays

Belhassen Trabelsi, le beau frère de l’ex-président, régnait en maître sur plusieurs secteurs de l’économie tunisienne.

Il possédait des parts dans la Banque de Tunisie, principale banque privée du pays. Il était propriétaire de la compagnie aérienne Karthago Airlines, de nombreux médias, de la plus importante cimenterie du pays. Il avait aussi des intérêts dans les secteurs de l’immobilier et du tourisme.

Sakhr Al-Materi (époux de Nesrine, la fille de Ben Ali) avait des parts dans deux banques privées, était à la tête d’un empire médiatique (radio et journaux). Il était également l’importateur exclusif de plusieurs marques de voiture.

D’autres membres du clan avaient la main mise sur les marchés de la téléphonie mobile, d’Internet et des grandes chaînes de distribution d’alimentation (en association avec des groupes français).

Au lendemain de la chute du régime tunisien, la Suisse a gelé les avoirs de Ben Ali, la France a promis de surveiller les mouvements des comptes du clan, mais une année après la chute de Ben Ali, aucun pays n’a divulgué les chiffres exacts de la fortune du clan et ce qu’elle est devenue.

En octobre 2009, les journalistes français Nicolas Beau et Nicole Graciet avaient publié un livre d’enquête intitulé La régente de Carthage dans lequel ils ont dévoilé les procédés du clan Ben Ali-Trabelsi ayant conduit à leur main mise sur l’économie du pays.

Source. “Radio Canada” Le 27-01-2011

Lien: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/01/26/012-la-fortune-clan-ben-ali.shtml


Tunisie – Mansour Moalla parraine la fusion de 13 partis

Nous avons appris de source fiable que dans la matinée d’aujourd’hui vendredi 27 janvier 2012, et au bureau de Mansour Moalla, les leaders de 13 partis politiques ont pris rendez-vous pour signer un accord définitif de fusion. Il s’agit de partis destouriens et de partis progressistes centristes nés après le 14 janvier. A titre d’exemples, on cite les partis de Mohamed Jegham, Mohamed Sahbi Basly, Abdelmajid Chaker, Amor Bejaoui, Faouzi Elloumi, Lotfi Mraihi, Mustapha Masmoudi … La liste exhaustive sera communiquée dès que possible. M. Moalla a eu un rôle conséquent dans le rassemblement de ces partis qui ont fusionné en un seul et unique parti a priori dénommé « Parti Watany Tunisien ». Il devrait, plus tard, être nommé «Al Watany » en abréviation. Les bureaux politiques ont été également fusionnés en un seul. Tous les corps et sections ont été unifiés, ainsi que les sièges, logos et slogans.  Il ne s’agit donc pas d’un front mais d’une vraie fusion-absorption. Ce nouveau parti a sollicité Béji Caïd Essebsi pour devenir son président d’honneur, mais l’ancien Premier ministre n’a pas encore donné de réponse définitive.

Source: “Business News” Le 27-01-2012

Lien: http://www.businessnews.com.tn/Tunisie—Mansour-Moalla-parraine-la-fusion-de-13-partis,520,29000,3

 


Tunisie : Lazhar Akremi demande l’ouverture du dossier de la corruption de l’après Révolution.

Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Réalité en langue arabe «Hakaïey », l’ancien ministre chargé de la révision du système de la sécurité en Tunisie, Lazhar Akremi, s’est dit favorable à l’ouverture du dossier de la corruption qui a eu lieu après la Révolution. «Il faut arrêter l’hystérie révolutionnaire des poursuites dont font l’objet les hommes d’affaires et les capitaux, la plus part du temps pour les racketter et les soumettre à la volonté des partis pour s’en financer ou aussi de la part de personnes spécialisées dans le racket » a ainsi dit Akrémi. L’ancien ministre a aussi appelé à «tranquilliser le porteurs de capitaux locaux et les hommes d’affaires et à les faire participer dans le processus de prise de pouvoir»

Source: ”African managar” Le 27-01-2012

Lien: http://www.africanmanager.com/137846.html

 

 

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