27 septembre 2008

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TUNISNEWS

8 ème année, N° 3049 du 27.09.2008

 archives : www.tunisnews.net  


Mohamed Larbi SAIDI: Lettle au Président Ben Ali – Demande pour mettre un terme à l’abus de pouvoir de la part vos autorités et à sa couverture Mohamed Ettaieb: ‘Ammar 404 frappe encore le Net tunisien’ Le Temps: La Tunisie adhère au protocole facultatif des Nations-Unies pour l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes AFP: Maroc/fatwa: fermeture des écoles coraniques et vendredi du site internet Lakoominfo: Soutien de Mohammed VI aux putschistes mauritaniens Lakoominfo: Révision de la constitution et candidature de Bouteflika Ouyahia balise le terrain de la présidentielle Les Afriques: Condoleezza Rice au Maghreb pour vanter le « modèle libyen »


 
Malgré mes grandes intiatives et mes contributions dans les réformes économiques en Tunisie, mon ouverture d’esprit et mon appel a un dialogue sincere contructif pour une Tunisie libre et ouverte au monde, voici une peite idée sur ce que le pouvoir tunisien m’a réservé selon ma lettre ci-jointe faxée a la Présidence en date du 23/09/2008. Alors ceux qui pensent que ce pouvoir est sérieux dans la concordance avec ses citoyens, ils revent en couleurs. Le régime veut des citoyens soumis qui n’ont aucun droit de se prononcer et de donner leur avis meme d’une facon constructive sur la gestion publique et il refuse meme ton droit de servir ton pays selon les choix économiques acceptés par le régime lui meme. Il veut tout simplement qu’on renonce a nos droits..
Mohamed Larbi SAIDI
 

Québec le 23/09/2008

  Mohamed Larbi SAIDI: A Monsieur le Président Zine El-Abidine Ben Ali

 

Objet. Demande pour mettre un terme à l’abus de pouvoir de la part vos autorités et à sa couverture.

Monsieur le Président,

Je vous écris en ma qualité d’ex-ingénieur Principal au Ministère de l’Industrie et ayant été impliqué à plusieurs niveaux dans les réformes industrielles en Tunisie. Ce que je vous raconte ci-après ressemble en quelque sorte à la science fiction mais c’est une réalité que j’ai bien vécue dans l’administration tunisienne sous votre gouvernance Monsieur le Président et à l’ère dite du changement du 7 Novembre 1987.

Dans votre discours officiel vous ne cessez de répéter que vous n’empêchez pas ceux qui ont des idées et souhaitent les appliquer pour aider à réussir les réformes économiques et le dernier était celui que vous avez prononcé le 18 juillet 2008. Et le saviez-vous Monsieur le Président que je suis l’un de ces réformateurs qui a non seulement essuyé un refus total par les autorités tunisiennes dont vous êtes le chef suprême pour que les réformes se fassent de l’intérieur de la Tunisie mais aussi qui a subi les traitements les plus cruels par ces autorités sous votre gouvernance. Le dernier est le refus de renouvellement de mon passeport par vos autorités parce que j’ai refusé de renoncer à mes droits légitimes d’accuser pour négligence dans la gestion des affaires publiques et mauvaise gouvernance ceux qui était impliqués de m’avoir empêché d’exercer mes droits de cadre de l’état afin de faire mon travail dans les réformes selon les règles de l’art reconnues par toutes les institutions gouvernementales modernes dans le monde… et parce que aussi j’ai demandé encore une autre fois une audience auprès de vous en date du 4 janvier 2008 qui est restée lettre morte comme les précédentes.. Il est à constater que durant mon récent séjour en Tunisie, mon téléphone était sous surveillance et je ne recevais pas d’appels en provenance d’outremer et que je n’avais pas accès a mon courrier électronique. Et voila à l’issue de ces types de comportement bien particuliers et trop spéciaux des autorités, il ne me reste qu’a dire ‘’Bienvenue au pays des miracles (!!!) la Tunisie où on pourchasse officiellement les réformateurs et on protège les abuseurs de leur pouvoir!’’.

Il est à rappeler que les faits de mes différends professionnels au Ministère de l’Industrie remontaient à dix (10) ans quand j’ai du être forcé de démission et d’exil après avoir eu l’audace de le dire haut et fort dans une requête adressée au Ministre de l’Industrie l’informant de la situation catastrophique dans laquelle les réformes se déroulaient et les années qui l’ont suivie ont montré la justesse de ce que j’ai relevé dans cette requête. Fort malheureusement le Directeur de Cabinet Ridha Touiti l’actuel Ministre du Commerce l’a cachée à son Ministre qui a enfin réussi à la récupérer après que je l’ai contacté pour m’enquérir sur cette requête..!!!! Et que dire des harcèlements, de l’abus de pouvoir et souvent des menaces que j’ai subis lors de l’exercice de mes fonctions au Ministère parce qu’aux yeux des responsables et cadres de ce dit Ministère je suis un intrus et que le fait que je faisais un travail d’excellence de l’aveu même des experts internationaux qui connaissent l’importance de mes interventions dérangeait certains responsables et leurs subordonnés cadres du Ministère…

Vu que ces pratiques menées par les responsables au Ministère de l’industrie et leur subordonnés donnaient l’image d’une administration arriérée et pourrie où tous les mœurs d’une administration malade et en retard de phase  dans le temps et dans l’espace y sont présents, j’ai proposé une alternative qui visait la révision des réformes industrielles en la création d’une unité indépendante et avait de grandes possibilités de financement et qui sera sous la supervision directe du Ministre de l’Industrie qui l’a appréciée au début mais qui l’a refusée après parce que d’après lui c’est son travail et que je vais le prendre (drôle de Ministre il est allergique aux réformes sérieuses!!!)… A toutes ces surprises s’ajoutait celle émanant du directeur de cabinet qui remplaçait Ridha Touiti et qui fait partie aussi de vos hommes de confiance comme membre du gouvernement l’actuel Ministre du Tourisme Khélil Laajimi qui me reprochait ma vision occidentale et nord-américaine dans les réformes et qui me disait qu’en Tunisie nous avons nos traditions mais qui voulait que je lui montre comment faire en me disant que ce n’est pas à toi de les faire ces réformes (incohérence totale dans l’esprit de ce membre du gouvernement se vantant d’être ouvert au monde et qui me reprochait mon ouverture au monde!!)

Alors Monsieur le Président, si l’image de la Tunisie est ternie elle n’a pour source que ce type de banditisme de l’administration. Les responsables au Ministère de l’Industrie et leurs subordonnés en sont un bel exemple de ce malheur tunisien.

Voila en bref ce que j’ai subi comme injustice durant votre gouvernance Monsieur le Président après votre prise du pouvoir du père fondateur de la Tunisie moderne et libérateur de la femme feu Habib Bourguiba. Pourtant dans votre discours du 7 Novembre 1987 vous avez dit haut et fort qu’il n’y aura plus guère de place à l’abus de pouvoir et à l’injustice. Votre dite clairvoyance ne laisserait pas normalement tous ces abus vous échapper pour prendre les mesures qui s’imposent contre ces responsables et leurs subordonnés qui ont nui à l’économie et à l’image du pays malgré leur camouflage de la réalité… Oserait-on encore parler d’intégrité de ces responsables qui ont montré au grand jour leur irresponsabilité sans prendre en considération l’intérêt national en faisant tout ce qui était dans leur possible pour m’empêcher de compléter mes tâches dans le processus des réformes que j’ai commencées. En se comportant de la sorte, ils ne faisaient que montrer leur gangstérisme en avortant l’esprit de créativité et d’innovation et par conséquent en assassinant la collectivité par causer des dommages incalculables à l’économie du pays et par perdre des dizaines de milliers d’emplois…

Nier mes contributions dans les réformes, c’est refuser mon droit de citoyen d’être au service de mon pays et c’est aussi cautionner l’abus de pouvoir, l’exclusion sociale, la discrimination, le favoritisme et le copinage au sein de l‘administration publique… Et c’est avec modestie que je vous énumère quelques unes de mes initiatives qui ont été la clef sur le chemin droit des réformes : les réformes des institutions financières, l’informatisation de l’administration, la création des pôles technologiques et bien beaucoup d’autres qui n’ont pu voir le jour que lorsque j’ai clamé haut et fort l’existence de problèmes sérieux de gouvernance en Tunisie. Beaucoup d’initiatives portant mes empreintes se sont vues paraître au Journal Officiel. D’autres contributions directes de ma part dont une a pu sauvegarder un investissement de taille qui failli être annulé à cause des bêtises de vos hommes et femmes de confiance au Ministère de l’Industrie et aux entreprises sous-tutelle. Sauf que les magouilleurs de l’administration tunisienne et, par leur manque de conscience professionnelle ils n’ont jamais osé dire cette vérité et ils ont tout fait pour la cacher. Ils se sont servis de mes idées pour se démarquer et montrer qu’ils sont capables de mener à bien les réformes. Et ce n’est pas pour rien qu’ils ont bien scellé la porte pour que je ne réintègre pas l’administration afin d’achever le travail que je devais faire. Et ils en étaient conscients et à leur tète Moncef Ben Abdallah, Ridha Touiti et Khélil Laajimi et pourquoi pas ceux qui vous entourent parmi vos conseillers qui ont tout fait pour que mes écrits qui vous ont été adressés n’arrivent jamais entre vos mains. Je n’exclus pas qu’il y aurait une déformation de la vérité sur les faits que j’ai subis de leur part pour les adapter à leur guise…

C’est bien la triste réalité que j’ai vécue sous votre gouvernance. Le Ministère de l’Industrie a intentionnellement commencé le premier pas pour que je quitte mon emploi sans faire référence aux motifs mentionnés dans ma lettre de démission parce que j’ai pointé juste sur le mal qui gangrène les réformes et, le Ministère de l’intérieur a tenté de terminer le reste en cautionnant ces abus de pouvoir dans un souci de me pousser à renoncer à mes droits non seulement de citoyen mais aussi de haut cadre de l’administration qui s’est levé contre les dérives observées et vécues au Ministère de l’Industrie en me confisquant le droit de renouveler mon passeport. Voila les manières les plus dégoutantes qui ont été utilisées par ce département comme moyen de chantage pour marginaliser mes droits auxquels je ne renoncerai jamais…

Ce bref rappel des faits montre à tel point qu’en Tunisie comme c’est mon cas, même si on veut faire sa contribution dans le développement du pays en respectant l’éthique du métier est aussi une ligne rouge à ne pas dépasser et si on oserait la franchir on pourra par conséquent subir les pires châtiments. Quel niveau de tolérance et quel mode d’écoute du citoyen utilisés en Tunisie!!! Le hic est que de tels comportements de la part des responsables de l’état et de leurs subordonnés je ne les ai jamais vus durant l’époque de la gouvernance de Bourguiba. J’ai pu ainsi constater à travers mon différend professionnel un manque de crédibilité de la part de hauts responsables. Et ce qui me déshonore le plus en tant que tunisien, ce sont ces gestes maladroits de la part des responsables comme ceux du Ministère de l’Industrie et leurs subordonnés qui ont fait que la Tunisie est qualifiée dans certains milieux comme étant un pays gouverné par un état voyou…

A cet effet je vous demande, Monsieur le Président, encore une autre fois d’intervenir auprès de vos instances gouvernementales pour que cesse ces pratiques d’un âge révolu qui ne font que ternir davantage l’image de la Tunisie, et de donner l’ordre pour recouvrir tous mes droits et traduire en justice ceux qui ont été la cause de ces troubles contre ma personne.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, mes salutations respectueuses.

Mohamed Larbi SAIDI,

Ex-Ingénieur Principal au Ministère de l’Industrie

Forcé de démission et d’exil


 

‘Ammar 404 frappe encore le Net tunisien’

« La 404 était tombée en panne hier, mais plus de peur que de mal (pour Ammar) tout est rentré dans l’ordre et le site est de nouveau bloqué ». C’est l’un des messages publiés, vendredi, par un internaute dépité sur le très fréquenté groupe Facebook militant pour « le Retour de YouTube en Tunisie ». Jeudi, Chakchouka tunisienne rapportait que YouTube et Dailymotion, longtemps censurés au pays du jasmin, venaient d’être « libérés ». La joie fut cependant de courte durée : l’Agence tunisienne d’internet (alias Agence terrorisant les internautes) en a de nouveau interdit l’accès, douze petite heures après cette brève ouverture. Sur le Net, les sympathiques internautes ont donc inventé le personnage du censeur « Ammar 404 » (le 404 réfère à la mention d’erreur figurant en lieu et place des pages internet inaccessibles) qui a failli être mis au chômage technique, mais qui a rapidement retrouvé son emploi. Nous sommes contents pour lui. Allonger votre pénis ! Outre la censure qui frappe plusieurs sites internet (dont Bakchich), les courriels sont très perturbés depuis le 25 juillet (en passant, il s’agit du jour anniversaire de la proclamation de la « République » tunisienne). Tout ce qui dérange — comme la liste d’information Tunisnews.net — disparaît des boîtes mails des abonnés. Il n’est pas rare que les courriels soient carrément transformés en spams. Ainsi, un article portant sur les droits de l’Homme se métamorphose, comme par magie, en une publicité racoleuse vantant la meilleure façon par laquelle vous pourrez rallonger votre pénis. Visiblement, ce cher Ammar 404 sait mieux que quiconque où se situent les priorités des Tunisiens !   Mohamed Ettaieb
 
(Source : le blog « CHAKCHOUKA TUNISIENNE, UN BLOG PARFUMÉ AU JASMIN » hébergé par  « Bakchich » (Hebdomadaire satirique – France), le 27 septembre 2008)


La Tunisie adhère au protocole facultatif des Nations-Unies pour l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes Mme Khadija Chérif présidente des femmes démocrates

‘Important acquis en attendant la levée des réserves sur la convention’

La Tunisie vient d’adhérer au protocole facultatif de la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. A  cette occasion la Tunisie a déposé les instruments de son adhésion à une série de traités internationaux dont la convention des Nations-Unies contre la corruption approuvée,  à New York, en date du 31 octobre 2003, le protocole facultatif de la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, adopté à New York, le 6 octobre 1999, et la convention des Nations-Unies relatives aux droits de l’enfant. Cohérence Mme Khedija Chérif présidente de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD) nous a souligné que ‘La démarche sur le respect des droits des femmes doit s’accompagner de mesures concrètes pour le respect de ces droits et aussi d’un mécanisme de contrôle pour la concrétisation de ces droits. La ratification du protocole, comme instrument international qui accompagne la convention sur les droits des femmes (CEDAW) qui vise l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes est un acquis important et on ne peut que se féliciter que la Tunisie le ratifie. Mais on considère aujourd’hui que le maintien des réserves sur cette convention ne se justifie plus. Car ces réserves limitent les droits et l’égalité pour les femmes et vident la convention de sa substance. Pour qu’il ait une cohérence nous appelons à la levée de ces réserves’. A noter que la Tunisie a ratifié la convention mais a émis de réserves touchant des volets concernant l’égalité et les droits dans certains domaines. Néjib SASSI
 
(Source: ‘Le Temps’ (Quotidien – Tunisie) le 27 septembre 2008)


 

Dans le cadre de l’édition 2008 du Forum social des quartiers populaires-FSQP

La FTCR organise une table ronde :

Quelles relations entre les musulmans et l’institution scolaire ?

Quel avenir pour les écoles musulmanes en France ?

 

avec la participation de

Mustapha Bassiouni, doctorant,

Vincent Geisser, politologue, 

Vendredi 3 octobre

18 HEURES > 20 HEURES

ESPACE EDUCATION

Nanterre Quartier Picasso

Contacts

Association ‘ Forum Social des Quartiers Populaires’

45-47, rue d’Aubervilliers – 75018 Paris

fsqp@fsqp.fr  Téléphone : 0954394104-0661877556f

FTCR 3, rue de Nantes 75019 paris 0146075404   ftcr2@wanadoo.fr


 

 

Maroc/fatwa: fermeture des écoles coraniques et vendredi du site internet

AFP 25.09.08 | 18h55 Les autorités marocaines ont fermé les écoles coraniques d’un théologien, auteur d’une fatwa autorisant le mariage des fillettes de neuf ans, et elles prévoient la fermeture complète de son site internet ‘dès vendredi’, a indiqué jeudi une source sécuritaire à Rabat. ‘Les instructions des services portent sur la fermeture de l’ensemble des sites de Mohamed Maghraoui, notamment le siège de son association +Prédication pour le Coran et la tradition du prophète+ qui se trouve à Marrakech’ (sud), a indiqué cette source à l’AFP. ‘Les petites écoles coraniques et le siège de l’association ont été fermées, le site internet le sera totalement, dès vendredi,’ a-t-elle assuré. Les écoles coraniques appartenant au cheikh Mohamed Maghraoui accueillent depuis début 2003 des jeunes âgés de 6 à 16 ans. Selon la presse, M. Maghraoui est un salafiste wahhabite orthodoxe et son association est ‘financée par des aides saoudiennes’. Début septembre, Mohamed Maghraoui, fondateur de cette association islamique à Marrakech qui revendique une soixantaine de ‘maisons coraniques’ dans le pays, a mis en ligne une fatwa (avis religieux) qui autorise le mariage des filles de neuf ans. ‘Les filles de neuf ans sont aussi capables de mariage que celles de 20 ans et plus’, avait affirmé le théologien. Cet avis religieux a suscité des réactions de protestations parmi des organisations non-gouvernementales et la presse marocaines, et qui ont culminé dimanche avec une condamnation par le Conseil supérieur des oulémas (présidé par le roi Mohammed VI) et l’ouverture d’une enquête par le procureur du roi à Rabat. L’âge minimum du mariage des filles au Maroc a été fixé à 18 ans par le Code de la famille, adopté en 2004.


 
Maroc – Politique

Soutien de Mohammed VI aux putschistes mauritaniens

 Lakoominfo.com Par : Farid Ait Mansour Contrairement à l’Algérie, qui a refusé de reconnaître le nouveau régime militaire mauritanien issu du coup d’État du 6 août dernier, le souverain marocain a exprimé toute sa solidarité au président du Haut-Conseil d’État mauritanien. Saisissant l’opportunité de l’attaque terroriste de Tourine, menée par un groupe d’Al-Qaïda Maghreb, qui a coûté la vie à onze soldats mauritaniens et leur guide, le14 septembre dernier, le roi du Maroc a apporté son soutien à la nouvelle équipe militaire dirigeante en Mauritanie. Cette solidarité quelque peu inattendue après les rapports froids qu’entretenait le Makhzen avec Nouakchott, ces dernières années, laisse supposer, estime le quotidien algérien Liberté, que Rabat qui applaudit le coup d’État ne voit pas d’un mauvais œil ce changement politique. Il faut prendre connaissance du contenu du message de Mohammed VI pour se rendre compte de la ferveur dont il fait preuve dans le message qu’il a écrit pour apporter son soutien au président du Haut-Conseil d’État mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz. Il ira jusqu’à affirmer que la sécurité de la Mauritanie est celle du Maroc. “À la suite de cette lâche agression terroriste, le royaume du Maroc se tient fermement aux côtés de la Mauritanie soeur, État et peuple, pour préserver sa souveraineté contre toute intervention ou agression étrangère, défendre son unité nationale et son intégrité territoriale et sauvegarder sa sécurité et sa stabilité qui font partie intégrante de la sécurité du Maroc, mais aussi de celle de notre région maghrébine et de notre environnement régional parmi les pays frères du Sahel”, a écrit le monarque chérifien au nouveau maître de Nouakchott. Poursuivant dans le même sens, Mohammed VI insistera encore sur l’appui qu’apportera Rabat au nouveau régime qui gouverne la Mauritanie en ajoutant : “De tels actes terroristes vils, n’entameront en rien la détermination de la Mauritanie, direction et peuple, à consolider la cohésion nationale et la forte implication dans les efforts régionaux et internationaux pour faire face aux bandes terroristes, et que le caractère abominable de ces actes ne fera que renforcer la détermination du peuple mauritanien pacifiste à consolider son unité pour les contrecarrer, soutenu en cela par tous ses amis et ses frères, avec à leur tête le peuple marocain, qui vous a exprimé, ainsi qu’à votre peuple frère et aux familles éplorées, les condoléances et les sentiments de compassion les plus sincères, pour la perte de vies humaines, victimes de cette agression terroriste perpétrée par des bandes criminelles et barbares”. Par ce message, le souverain alaouite apporte officiellement son soutien aux putschistes mauritaniens, qui ont pris le pouvoir par la force et sont toujours dans l’attente d’une reconnaissance internationale. (Source: ‘ Lakoominfo.com’ (Mensuel d´information – France) le 27 sptembre 2008)  

Algérie – Présidentielle

Révision de la constitution et candidature de Bouteflika Ouyahia balise le terrain de la présidentielle

 
 Lakoominfo.com Par : Hamid SAIDANI Correspondant Permanent Algérie Si la révision constitutionnelle tel que voulu par le président Bouteflika est demeurée jusqu’ici au stade des supputations depuis plusieurs années, il faut dire que l’échéance commence bien à se préciser si l’on se fie aux propos du Chef du gouvernement et néanmoins patron du RND Ahmed Ouyahia. Lors de la conférence de presse animée récemment à l’issue de la session du Conseil national de son parti, M. Ouyahia s’est cette fois-ci montré on ne peut plus clair et ses propos tranchent avec le « chaque chose en son temps » prononcé à l’occasion de l’ouverture de la session d’automne du parlement. « La révision de la Constitution aura lieu, c’est une évidence. Ce ne sera pas en mars 2009, elle est proche, proche », a-t-il indiqué sans toutefois se montrer précis quant à la manière avec laquelle la révision se fera (référendum ou parlement). Par la même occasion, M. Ouyahia a confirmé la candidature du président Bouteflika pour un troisième mandat, chose que le chef de l’Etat lui-même n’avait pas évoqué jusqu’à présent. « Il y a des gens qui ont créé une kermesse et ont dit que la révision (de la Constitution) n’aura pas lieu et que le Président ne se représentera pas », a-t-il dit. Il est vrai qu’il y’a deux ans, lorsque plusieurs parties, dont le FLN, criaient haut et fort que la révision constitutionnelle était imminente, seul Ahmed Ouyahia répondait que la question était prématurée. L’opinion pensait réellement que le chef du gouvernement n’était pas dans le secret des projets du président. Mais, en fin de compte, le temps lui a totalement donné raison, lui qui a pu, à la surprise générale, revenir aux affaires deux années après avoir été écarté au profit du chef du FLN Abdelaziz Belkhadem. Le chef du RND revient donc par la grande porte suite au constat d’échec de la gestion de son homologue du FLN. Pour Ahmed Ouyahia, les structures de l’Etat « n’ont jamais eu à gérer autant d’argent ». Ceci a, ainsi, engendré, d’après lui, « du gaspillage, un comportement, je dirais, d’enfant gâté, en plus de l’existence de la corruption et de détournements, conjugués aux effets de la crise nationale que l’Algérie a subie, qui a fait que des groupes d’intérêts se sont renforcés et ont engrangé des gains illicites ». Comme il avait promis de ne jamais se présenter aux élections présidentielles devant le candidat Abdelaziz Bouteflika, M. Ouyahia décide logiquement de mettre sa « machine électorale » au service du chef de l’Etat. Une manière de lui renvoyer l’ascenseur après sa convocation par le président pour la conduite du gouvernement. Ce qui parait, en tout cas, évident c’est que le chef du RND a repris ces derniers mois du poil de la bête au point d’occuper la scène politique grâce à sa présence médiatique soutenue et la rigueur qui fait sa réputation. Il sera donc chargé de mener le projet de révision constitutionnelle à bon port. Un projet qui n’est donc plus une vue de l’esprit mais bel et bien une démarche qui sera menée à aboutissement. Il reste alors à savoir quelle voie légale empruntera le projet. Si maintenant le voile a été définitivement levé sur la révision constitutionnelle ainsi que sur la candidature du chef de l’Etat pour un troisième mandat, il reste une inconnue : celle liée à l’institution d’un poste de vice-président de la République. Le projet a-t-il été abandonné ? Pourquoi l’on ne parle plus de ce sujet qui, il y’a deux ans, était au centre des débats sur la scène politique ? Ou bien veut-on l’évacuer afin d’éviter toute polémique autour du sujet jusqu’au moment voulu ? On sera certainement fixé à ce propos dans les semaines à venir puisque Ouyahia avait dit que les échéances étaient « proches ».  Lakoominfo.com H. S. (Source: ‘ Lakoominfo.com’ (Mensuel d´information – France) le 27 sptembre 2008)

 

Condoleezza Rice au Maghreb pour vanter le « modèle libyen »

27-09-2008 La tournée maghrébine de la secrétaire d’Etat américaine visait essentiellement la Libye, avec pour objectif de démontrer, par l’exemple libyen, la possibilité pour les « états voyous » de rentrer dans le rang.
Par Saïd Djaafer, Alger   Même si l’étape libyenne n’a duré que huit heures, elle aura pris l’essentiel de la visite « pédagogique » de Mme Rice au Maghreb. A quatre mois de la fin de mandat de l’administration Bush, Condoleezza Rice a effectué une tournée éclair dans les pays du Maghreb. La Mauritanie en a été exclue pour cause de coup d’Etat, l’administration américaine ayant signifié qu’elle ne reconnaissait pas la légitimité du nouveau gouvernement mis en place à Nouakchott. Pourtant, dans les autres capitales maghrébines, les passages de Condoleezza Rice ne suscitent guère l’enthousiasme. Le Maghreb, hormis les aspects sécuritaires et les ressources énergétiques, ne fait pas partie des priorités américaines qui se situent durablement plus à l’Est. La tournée tardive de la secrétaire d’Etat américaine était essentiellement motivée par la première étape, celle de Tripoli, où Mme Rice est venue pour la normalisation des relations américaines avec la Libye. Le règlement des contentieux, portant sur les indemnisations des victimes américaines des attentats imputés à la Libye et aux victimes libyennes des bombardements américains, a achevé un processus amorcé depuis les attentats du 11 septembre 2001 et accéléré par l’annonce libyenne, en 2003, de l’abandon de son programme nucléaire militaire.   « Pas d’ennemis permanents » Une visite historique ? Le qualificatif n’est pas superflu puisque la dernière visite d’un responsable américain de ce niveau remonte à 55 ans. Mais il s’agit surtout pour l’administration américaine de délivrer un message pédagogique, à destination de l’Iran – donc à l’est – au sujet de ce qui est considéré comme le seul succès diplomatique dont peut se prévaloir l’administration Bush. « Les Etats-Unis n’ont pas d’ennemi permanent », a affirmé Condoleezza Rice à Tripoli. « Lorsque des pays sont prêts à opérer des changements de direction stratégiques, les Etats-Unis sont prêts à y répondre. » Pour l’administration Bush, dont les expéditions militaires ont été des échecs notoires qui n’ont fait que renforcer les islamistes radicaux, il existe un « modèle libyen » à offrir aux Etats désignés comme « voyous » pour se faire octroyer une reconnaissance de respectabilité internationale. C’est cet aspect qui a primé, en apparence. Mais les affaires avaient déjà pavé le chemin de la normalisation : multiplication des relations commerciales par dix, multiplication des visites des compagnies pétrolières américaines très intéressées par des réserves pétrolières estimées à près de 40 milliards de barils. Côté libyen, la visite de Mme Rice scelle définitivement un retour de Tripoli sur l’arène internationale, mené sur la base d’une realpolitik largement inspirée par le fils du Guide, Seif Al-Islam. Même si l’étape libyenne n’a duré que huit heures, elle aura pris l’essentiel de la visite « pédagogique » de Mme Rice au Maghreb.   Routine Après, ce ne fut qu’un exercice routinier. A Tunis, Mme Rice dit avoir parlé du « rythme des réformes » et avoir formulé le souhait que la « Tunisie en fasse davantage, notamment dans les préparatifs des élections de 2009 ». Au passage, elle a salué, le « rôle extraordinaire joué par les femmes ». A Alger, la secrétaire d’Etat américaine a fait, comme tous les responsables américains de rang inférieur qui l’y ont précédé, l’éloge de la « très solide coopération en matière de lutte contre le terrorisme » et souhaité « l’élargissement et la diversification des liens économiques bilatéraux ». Discours routinier entendu avec politesse, mais sans grand enthousiasme par les responsables algériens. Au Maroc, Mme Rice devait examiner, selon une source gouvernementale marocaine, toutes les questions internationales dont la « lutte contre le terrorisme, la question du Sahara occidental ainsi que le processus d’intégration des pays de l’Union du Maghreb arabe ». Les Marocains attendent une réaffirmation du soutien déjà exprimé par les Américains au plan d’autonomie pour le Sahara occidental. Mais là aussi, ce n’était que routine, après les quelques heures sur les rivages de Syrte.
 
(Source: ‘www.lesafriques.com ‘ (journal de finances africaines le 27 septembre 2008)

 

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