26 septembre 2011

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TUNISNEWS
11 ème année, N°4106 du 26.09.2011

 


Abdelhamid Sghaïer ..Arrestation, affaire montée de toutes pièces, jugement inique

Fatma Bouamaied Ksila: Où est M. Abbas MLAOUHI ?

C.R.L.D.H.T. et F.T.C.R: Communiqué

Business News: Mustapha Ben Jâafar n’exclut par une alliance avec Ennahdha

Le Nouvel Observateur : En Tunisie, la fièvre des Data Center a commencé

Jeune Afrique: Le PDP ambitionne de devenir le premier parti de Tunisie

Le Matin: Tunisie: une ONG critique le manque d’initiative du gouvernement suisse

Business News: Tunisie – Pôle démocratique moderniste : droit dans le concret

Business News: Tunisie – 1ère sortie télévisée de Borhane Bsaïes : loyauté et rafraichissement de mémoires


Tunis, le 24 septembre 2011
 
[…]
 
Abdelhamid Sghaïer ..
 
Arrestation, affaire montée de toutes pièces, jugement inique

La sixième chambre correctionnelle du Tribunal de première Instance de Tunis a prononcé une peine d’emprisonnement de six mois avec sursis contre Abdelhamid Sghaïer, militant politique et des droits humains et président de l’association l’Appel de la Révolution, dans l’affaire de la « séquestration d’un talkie walkie d’un agent de la Sûreté avec utilisation de la violence » après qu’il eut passé une semaine en détention suite à la publication d’un mandat de recherche à son encontre, dans la foulée des dernières mobilisations qui exigeaient l’indépendance de la justice et la poursuite des symbole de la corruption et de l’assassinat des martyrs… Il avait été violemment agressé ce qui lui avait occasionné des lésions au niveau de la tête des mains et sa carte d’identité nationale lui avait été confisquée le jour de la marche du 20 août, jour où avait été concoctée l’affaire du « téléphone perdu ».

[…]

Pour le bureau exécutif

La secrétaire générale

Zeyneb Khnis
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


 

Où est M. Abbas MLAOUHI ?


 

 

    M. Abbas Mlaouhi est un citoyen tunisien âgé maintenant de 64 ans, déclaré disparu depuis le 11 avril 2005 vers 9h du matin, date de son enlèvement par la police politique de Ben Ali. Son cas a été longuement suivi par des associations nationales telles que le CRLDHT et l’ALTT ou encore Amnesy International.

    Le samedi 24 septembre 2011, la famille Mlaouhi me téléphone à Paris pour demander mon aide quant au sort de la victime, disparu depuis le 11 avril 2005.

    En mission au nom du Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) en mars 2007, j’ai personnellement rencontré son épouse, Mme Romdhana Mlaouhi, qui a tout fait pour me rencontrer et témoigner de son désarroi depuis la disparition suspecte de son mari. Voici son histoire :

    Âgé de 58 ans le jour de son absence, M. Abbas Mlaouhi est un comptable à la retraite et père d’une petite fille. Il a été kidnappé ce matin du 11 avril 2005 par un groupe de policiers en civil venu le chercher à bord d’un véhicule banalisé, une Chamade de couleur bleue devant son domicile situé à Jebel Jeloud, dans la proche banlieue sud de la capitale….Plusieurs témoins, voisins de la victime, ont assisté, impuissants, à la scène.

    Deux jours plus tard, son épouse Mme Romdhana, a déposé une plainte au poste de police de la ville. Un certain Khatoui Hablouni, chef de poste de la ville à la date indiquée et son adjoint, Mohamed Bel Hadj ont dressé un PV où ils ont consigné les dépositions de l’épouse du disparu….Quelques semaines plus tard, elle a écrit à toutes les autorités concernées, à savoir la présidence, le Ministère de l’Intérieur et le Ministère de la Justice ; en vain. Elle a également porté plainte auprès du procureur de la République.

Des années durant, Mme Mlaouhi a frappé à toutes les portes et a tout tenté pour retrouver son époux ou au moins obtenir des informations quant à l’endroit où il se trouve, les circonstances de cet enlèvement et surtout les raisons de ce silence total devant la détresse que vivent sa femme et son enfant, comme si ce citoyen n’a jamais existé !!

Or, à notre rencontre en mars 2007, elle m’a affirmé qu’un détenu libéré l’a contacté et l’a informé avoir vu son mari dans les locaux du Ministère de l’Intérieur, quelques jours après son rapt…..Plusieurs mois plus tard, elle a eu une nouvelle preuve de vie quand elle a reçu un appel téléphonique anonyme lui déclarant que son mari se trouve détenu à la prison civile de Gafsa. A son déplacement, l’autorité pénitentiaire a tout nié.

Il faut préciser que M. Abbas Mlaouhi est un membre connu du groupe religieux d’ « Edaawa wa Tabligh », groupe connu par sa religiosité et son statut apolitique – c’est probablement la raison pour laquelle aucun groupe islamiste n’a daigné porter le moindre soutien à cette pauvre famille ! – Il a été souvent convoqué au Ministère de l’Intérieur qui suit ses activités de très près….C’est la raison pour laquelle les proches de la victimes ne comprennent pas l’attitude des autorités policières qui nient toute implication dans sa disparition alors que tout les inculpe !

Aujourd’hui, après la victoire de la révolution de la dignité et la chute de la dictature de Ben Ali, la famille Mlaouhi a osé de nouveau espérer un traitement plus respectueux de la vie humaine et une réponse véridique quant au sort de la victime !…Mais rien n’a changé pour la famille : le même silence mortel, la même lâcheté politique, la même indifférence et le même mépris et ce, malgré les efforts fournis par sa femme et ses proches afin de savoir la vérité, toute la vérité sur les causes et les conséquences de cette disparition ….

Personnellement, je me joins à cette pauvre famille dans sa quête de la vérité et lance un appel à tous les pouvoirs publics ainsi qu’aux différentes associations de défense des droits humains et notamment la nouvelle équipe de la LTDH afin que la famille puisse connaître la vérité, toute la vérité et l’aider à faire taire sa souffrance, c’est le moins qu’on puisse faire !

Paris, le : 25/09/2011

Fatma Bouamaied Ksila


 
 

COMMUNIQUE DU C.R.L.D.H.T. ET DE LA F.T.C.R


Le C.R.D.H.T. et la F.T.C.R. dénoncent la lâche agression perpétrée contre Mr Moez BOUKHRISS, membre de l’Instance Régionale Indépendante pour les Élections des deux Amériques et du reste de l’Europe, le jeudi 22 septembre dans les locaux mêmes de l’Instance à Bruxelles situés dans le consulat.

Le C.R.L.D.H.T. et la F.T.C.R. rappellent que la révolution nous a débarrassé du régime de la dictature et des barbouzes et qu’il est intolérable que ces méthodes viles puissent persister.

Le C.R.L.D.H.T. et la F.T.C.R. condamnent fermement les auteurs de cette agression qui essayent de remettre en cause le processus pacifique de transition électoral.

Ils appellent les forces démocratiques tunisiennes à se mobiliser pour dénoncer ces méthodes et leurs auteurs.

Le C.R.L.D.H.T. et la F.T.C.R s’interrogent sur l’absence de réaction des autorités consulaires tunisiennes à Bruxelles ainsi que celle du Ministère des affaires étrangère qui encore une fois démontrent leurs incompétences à protéger le processus électoral en cours. Ils dénoncent aussile refus du consul de recevoir une délégation de démocrates qui protestaient contre ce grave incident.

Le C.R.L.D.H.T. et la F.T.C.R. ont plusieurs fois attiré l’attention sur la perpétuation des pratiques de l’ancien régime du Ministère des affaires étrangères et le manque de son engagement en faveur des objectifs de la révolution. Ils dénoncent particulièrement son refus de répondre aux demandes pressantes des I.R.I.E.S. en Europe (comme l’octroi de moyens financiers, humains et matériels et la mise à disposition de l’I.R.I.E. de France 1 du bâtiment de la rue Botzaris à Paris) pour le bon accomplissement de leurs missions.

Le C.R.L.D.H.T. et la F.T.C.R. demandent à Monsieur le premier Ministre de prendre d’urgence les mesures qui s’imposent pour qu’enfin le Ministère des affaires étrangères soit expurgé de tous les éléments qui entravent sa bonne marche et que la protection des membres des I.R.I.E.S. soit assurée ainsi que leurs demandes urgentes pour le bon déroulement de leurs misions.

Paris le 25 septembre 2011.


du message

INVITATION
 
La Section Tunisienne d’Amnesty International a l’honneur de vous inviterà la conférence qu’elle organise surLA TUNISIE
 
« LE MANIFESTE POUR LE CHANGEMENT EN TUNISIE :
 
10 POINTS POUR LES DROITS HUMAINS »
 
le mardi 27 septembre 2011 – 10h00 – HOTEL AFRICA
 
 
vous trouverez ci-joint l’invitation et le programme de la conférence.

Meilleures salutations,


Mustapha Ben Jâafar n’exclut par une alliance avec Ennahdha

Invité samedi 24 septembre par Naoufel Ouertani, dans le cadre de l’émission « Labess » sur la chaîne Ettounsiya, Mustapha Ben Jaâfar, leader d’Ettakatol, n’a pas exclu une alliance avec Ennahdha après les élections. La question du journaliste était claire et directe, mais la réponse de M. Ben Jaâfar était imprécise et évasive. Il ne dit pas qu’il va accepter une alliance avec Ennahdha, mais il ne rejette pas non plus, à l’instar d’autres partis comme le PDP ou le PDM. Fidèle à ses habitudes consensuelles, Mustapha Ben Jaâfar laisse donc la porte ouverte à toutes les éventualités lui permettant d’obtenir un maximum de sièges.

Source: ”Business News” Le 25-09-2011

Lien: http://www.businessnews.com.tn/Mustapha-Ben-J%C3%A2afar-n%E2%80%99exclut-par-une-alliance-avec-Ennahdha,520,26778,3


En Tunisie, la fièvre des Data Center a commencé


Après la BNA Bank, la BIAT Bank, Tunisie Telecom, Le Ministère des Transport vient de lancer un appel d offres national N 05/2011 pour l’élaboration et la mise en place d’un plan de continuité d’activité du système d’information du Ministère. Les organismes publics, les assurances, les banques et les opérateurs telecoms ont accéléré les études et la mise en place de solutions de continuité de leurs systèmes d information PRA PCA et de sécurisation de leurs systèmes d’information , surtout après la révolution du 14 Janvier et les destructions et incendies de certaines entreprises et la destruction de leur Data Center. Malgré que les entreprises, sociétés administrations communiquent rarement sur ce type d’accidents, la révolution nous a dévoilé via les articles de presse et internet 3 types de sinistres pour les systèmes d’information, à savoir la destruction totale du Data Center , la destruction des systèmes périphériques ou d’agences et les pertes dues aux sabotages. Premièrement y a eu destruction totale du Data Center, ce type de sinistre a touche surtout des entreprises industrielles, usines, grandes surfaces, PME et PMI, on dénombre plus de 20 sinistres de ce type, engendrant la destruction totale ou partielle des plateformes matérielles et logicielles et la perte totale ou partielle des données, avec des délais de remise en état oscillant entre au minimum 3 mois à 6 mois. Le deuxième type de sinistre informatique que la Tunisie a connue, c’est la destruction partielle ou vol du matériel informatique dans les grandes entreprises disposant d’agences, comme la Poste, les Banques, les opérateurs telecoms ou les administrations comme la CNSS, CNRPS ou CANM, sans toucher le Data Center. Heureusement que dans ce type d’entreprises, les données sont centralisées au niveau du Data Center, limitant les dégâts a la perte des plateformes décentralisées et surtout à la disparition provisoire du poste de travail pendant des périodes de 1 a 5 mois, vers un centre de repli, le temps de reconstituer les postes de travail. Posant le problème d’absence en Tunisie de prestataire de Centre de Service et de Centre de Repli, comme c’est le cas en Europe ou ce type d’offre est développée. Le troisième type de sinistre consiste dans le vol de données et de sabotage. on va citer un seul exemple qui a été rapporte par l’Agence TAP et concerne le vol et la destruction de données relatives a la scolarité dans certains Lycées ou collèges, par les Directeurs qui ont été mutés ou sanctionnes. Engendrant une perte définitive de ces données et la nécessité de leur récupération a partir des archives papiers, d’ou des retards dans l’élaboration des emplois du temps scolaires a titre indicatif. Ces risques peuvent se multiplier après les élections du 23 Octobre 2011 et les risques de contestations des résultats des élections ou d’instabilité politique. Et on voit chaque jour la continuité des actes de sabotage, de vol, de destruction et des incendies de locaux et de matériel informatique. D’où la nécessité de savoir comment sécuriser ? , comment faire ?, qu’elle solution et qu’ elle stratégie adopter ? , où le faire ? Ce qui explique la multiplication de ces études de risques.

Source : « Le Nouvel Observateur »le 25-09-2011

Lien.http://technologie.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/09/25/en-tunisie-la-fievre-des-data-center-a-commence.html


Le PDP ambitionne de devenir le premier parti de Tunisie


Ancien opposant et fondateur du Parti démocrate progressiste (PDP, centre), Ahmed Nejib Chebbi ambitionne de faire de sa formation le premier parti en Tunisie, devant les islamistes d’Ennahda porteurs, selon lui, « d’un projet d’Etat idéologique ».

Fondé en 1983, le PDP a longtemps été dans l’opposition légale à Zine El Abidine Ben Ali, et se présente comme une formation « centriste sociale », attirant notamment de nombreux hommes d’affaires.

« Aujourd’hui en Tunisie, il y a cent partis, mais deux grands courants: les islamistes d’Ennahda et le courant démocratique, qui comprend le PDP et trois ou quatre autres formations », estime M. Chebbi dans un entretien à l’AFP.

« Devenir le premier parti »

« Ennahda est aujourd’hui crédité de quelque 20% des suffrages. Mais le jeu reste totalement ouvert, plus de la moitié des Tunisiens étant indécis. Nous avons l’ambition de passer devant les islamistes et de devenir le premier parti », souligne-t-il.

Mais en cas de victoire des islamistes, « je m’inclinerai devant les résultats du vote. Le peuple souverain a le droit de se tromper », souligne M. Chebbi, qui exclut « à titre personnel » de participer à un gouvernement d’union nationale avec Ennahda.

Les Tunisiens sont appelés à élire le 23 octobre une assemblée constituante qui sera chargée de rédiger une nouvelle constitution pour le pays, neuf mois après la fuite de l’ex président Ben Ali, chassé du pouvoir par un soulèvement sans précédent.

Le PDP axe sa campagne sur « deux grands axes »: création d’emploi et développement des régions intérieures du pays.

Priorité au social

« La révolution est partie d’un fait social », rappelle M. Chebbi, alors que la Tunisie a officiellement un taux de chômage de 19% (contre 14% en 2010). Le PDP prône une politique d’investissements publics massifs, de soutien aux PME, et vise le doublement des investissements directs étrangers (IDE) en Tunisie en assouplissant les textes les régissant.

En matière sociale, il plaide pour une « fiscalité équitable », notamment par la création d’une « TVA solidaire », et préconise la revalorisation du salaire minimum à 308 dinars nets mensuels (environ 154 euros) contre 286 actuellement.

Le projet de Constitution défendu par M. Chebbi prévoit un régime présidentiel avec élection du président au suffrage universel pour un mandat de 5 ans renouvelable une seule fois, et l’impossibilité de dissoudre le parlement.

Pour M. Chebbi, l’élection de l’assemblée constituante « est un premier pas vers des élections générales » législatives et présidentielle. A 67 ans, il « n’exclut pas » de briguer un jour la magistrature suprême.

Jouissant de moyens financiers confortables –les contributions de sympathisants ou adhérents, selon M. Chebbi–, le PDP a déjà dépensé « des centaines de milliers de dinars » dans des campagnes de publicité audiovisuelle et d’affichage. Et ne décolère pas contre la décision de l’Instance supérieure indépendante pour les élections d’interdire la publicité politique jusqu’au démarrage officiel de la campagne, le 1er octobre.

« C’est un nivellement par le bas. La Tunisie a besoin d’une relève politique et les grands partis doivent pouvoir se faire connaître », martèle M. Chebbi, dont la formation a également bataillé contre un décret sur le financement politique des partis.

Le PDP est poursuivi en justice avec un autre parti, l’UPL, et la chaîne de télévision privée Nessma, pour n’avoir pas respecté l’interdiction de la publicité politique, entrée en vigueur le 12 septembre.

Source : « Jeune Afrique » Le 25-09-2011

Lien :http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20110925113024/


Tunisie: une ONG critique le manque d’initiative du gouvernement suisse


L’Association tunisienne pour la transparence financière (ATTF) juge dérisoire le montant des fonds gelés en Suisse. Elle déplore le manque de mesures prises par la Confédération pour restituer les avoirs du président déchu Zine El Abidine Ben Ali.

Ces derniers mois, Sami Remadi, le président de l’ATTF, a souvent parlé de son association dans les médias du monde entier. Interrogé par l’ats, il explique qu’il cherche leur soutien afin que certains gouvernements, comme ceux de la Suisse ou de la Grande-Bretagne, restituent à la Tunisie l’argent caché illégalement par le clan Ben Ali dans des banques à l’étranger.

Aujourd’hui, M. Remadi s’impatiente. Il regrette la lenteur du processus et le peu de collaboration de la part du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Depuis le gel des actifs de la famille Ben Ali en janvier, «peu a été entrepris pour rendre ces fonds au peuple tunisien», déplore-t-il.

Il souhaite mettre la pression sur les banques suisses afin qu’elles déclarent les montants réels des fonds appartenant au dictateur et à sa famille. Car, même si la Suisse a été la première à geler les avoirs de l’ancien dictateur, il juge dérisoire la somme de 60 millions bloqués. Il estime qu’en réalité le montant est plus importants que celui annoncé par les autorités suisses.

La Tunisie, un poids-plume

Pour M. Remadi, la Suisse ne fait pas suffisamment d’effort, car la Tunisie n’a pas assez de poids international. «Nous sommes des citoyens de seconde zone et nos demandes sont sans réponse. Ils agissent différemment avec nous» qu’avec les Libyens, déplore-t-il. La Suisse a en effet reçu la semaine passée l’autorisation de l’ONU de débloquer 350 millions de francs du régime libyen déchu.

Pierre-Alain Eltschinger, porte-parole du DFAE, distingue les deux procédures. Dans le cas de la Libye, la Suisse n’a fait qu’appliquer les sanctions adoptés par le Conseil de sécurité de l’ONU, habilité à autoriser certains déblocages, explique-t-il.

La Tunisie n’est pas dans la même situation. «Conformement aux règles sur l’entraide judiciaire internationale, la restitution d’avoirs bloqués ne peut avoir lieu que si l’origine illicite des avoirs a été prouvé» conclut-il. Ce qui n’est pas le cas pour la Tunisie.

De son côté, le Ministère public de la Confédération (MPC) a indiqué qu’une procédure pénale pour blanchiment d’argent est en cours. Il n’a toutefois donné aucune information sur le nom des prévenus ou les montants en jeu.

Dialogue encore possible

Malgré toutes ses doléances, M. Remadi a encore confiance dans le gouvernement suisse et continue sa collaboration avec lui. Le DFAE a confirmé la tenue d’une conférence en novembre sur la thématique des biens mal acquis, en présence de Valentin Zellweger, directeur de la direction du droit international public.

Sami Remadi termine en disant que l’organisation ne va rien lâcher, «les peuples ont le droit à leur richesse». Même s’il espère une solution négociée, il n’exclut pas de saisir le Conseil des droits de l’homme en dernier recours, si les gouvernements ne réagissent pas. Créée après la révolution

L’ATTF a été créée en mars avec, pour but, de faire pression sur les gouvernements et les institutions financières afin d’aider l’Etat tunisien à récupérer l’argent transféré illégalement à l’étranger. Elle compte dix membres, tous universitaires et cadres, et jouit d’une grande popularité en Tunisie, selon son président.

L’ONG avait ainsi récolté près de 10’000 signatures pour une pétition réclamant la restitution des fonds spoliés par le clan Ben Ali et remise le 23 mars à l’ambassadeur de Suisse à Tunis.

Elle a également organisé deux conférences, l’une avec le sociologue genevois et ancien conseiller national Jean Ziegler, sur le cas des banques suisses, la seconde avec le juge espagnol Baltasar Garzon et la procureur Dolores Delgado Garcia. Elles ont été organisées dans le but de sensibiliser la population et surtout augmenter la pression sur les gouvernements étrangers.

Source : « Le Matin » Le 25-09-2011

Lien :http://www.lematin.ch/actu/suisse/tunisie-une-ong-critique-le-manque-d%E2%80%99initiative-du-gouvernement-suisse


Tunisie – Pôle démocratique moderniste : droit dans le concre

Par Dorra Megdiche Meziou

Au cœur de cette phase pré-électorale, et après celle de fin des dépôts des listes candidates aux élections de la Constituante, les partis politiques et indépendants s’empressent d’annoncer au public leurs listes, têtes de listes et par la même occasion de présenter leurs programmes politiques, économiques et constitutionnels. Le Pôle Démocratique Moderniste (PDM), issu d’un regroupement de quatre partis politiques, de cinq initiatives civiles et de plusieurs indépendants, a synthétisé sa vision en un programme constitutionnel tout en dressant le portrait de la société à laquelle aspirent ses adhérents. Dans une ambiance festive, et une présence massive, des politiciens, des hommes et femmes d’affaires, des intellectuels, des célébrités, des jeunes et des moins jeunes, ont pris part au meeting organisé samedi 24 septembre par le Pôle Démocratique Moderniste, au Palais des Congrès de Tunis. L’atmosphère était conviviale à un point tel qu’on se croirait à une réception où les présents discutaient en petits groupes et avaient du mal à s’installer à leurs sièges.Une présence était remarquable, celle de quelques célébrités surtout féminines. On citera, notamment, les actrices Mouna Noureddine et Kaouther Bardi, la cinéaste Dorra Bouchoucha ou encore la journaliste et militante féministe, Dorra Bouzid. Interrogée sur les motifs de sa présence, Mouna Noureddine a affirmé avoir répondu à une invitation personnelle au meeting en tant que sympathisante du Pôle.

Finalement, après environ une heure de retard, le meeting a démarré avec un speech présenté par Riadh Ben Fadhl, membre fondateur du Pôle et ne portant aucune couleur politique. En effet M. Ben Fadhl, qui n’est pas candidat aux prochaines élections, a mis en exergue la volonté prononcée du Pôle à être une réponse aux multiples appels citoyens à la formation d’un front élargi se rassemblant autour d’un ensemble de principes et exprimant un projet sociétal moderniste. Ce Pôle, créé le 31 mai 2011, compte aujourd’hui quatre partis politiques, Ettajdid, le Parti Socialiste Gauchiste, le Parti Républicain et la Voie du Centre, auxquels s’ajoutent cinq groupements d’initiatives civiles indépendantes. Riadh Ben Fadhl a rappelé que la devise du PDM est bel et bien l’altruisme et l’amour de la patrie. Le PDM offre par sa diversité une richesse de son discours et une exhaustivité de son approche. Cette diversité a certainement compliqué la tâche du choix des candidats, mais les adhérents du PDM ont su surmonter cette difficulté d’après notre interlocuteur en dépit des critiques et des suppositions d’éclatement du Pôle. Ce qui explique, surtout, que le PDM n’a pas de leader porte-drapeau.C’est tout le programme qui le représente et l’amour de la patrie qui l’alimente.« Voter pour nous, c’est voter utile », a conclu M. Ben Fadhl tout en indiquant que le PDM rejettera toute coalition et toute alliance avec des groupes extrémistes et religieux.

C’est avec une grande fierté, que l’orateur a annoncé la vraie parité hommes-femmes dans les têtes de listes, avec 16 femmes. Cette annonce a valu un tonnerre d’applaudissement dans la salle. Une autre particularité a également été citée par M. Ben Fadhl, s’agissant de la plus jeune candidate aux élections, Amal Nasser, une étudiante à peine âgée de 24 ans. Il s’agit selon lui d’une confirmation concrète de la participation féminine et jeune dans les listes du PDM. Sana Ben Achour, universitaire et présidente de l’Association tunisienne des femmes démocrates a, par la suite, pris la parole afin d’analyser les 55 points du programme constitutionnel et sociétal, un programme axé principalement autour des principes de citoyenneté, des libertés, d’un régime politique républicain démocratique, de la souveraineté absolue de la loi et, par conséquent, de la souveraineté de «la charte des chartes», la constitution. La séparation entre la religion et la politique est une conviction ferme et chère au PDM, d’après Mme Ben Achour, une affirmation qui a suscité une autre ovation et un long moment d’applaudissement significatif. La question de l’identité arabo-musulmane est un faux-problème, selon elle, car il s’agit d’un héritage dont tout le monde est fier et personne ne le met en doute. D’un autre côté, le volet socioculturel et civilisationnel du programme du PDM, met en exergue les droits de la femme, réclamant non seulement la préservation mais également la consolidation de ses acquis dans les questions d’état civil, d’emploi, d’éducation et d’héritage. Le programme du PDM veille, en outre, à garantir les droits des enfants, des personnes âgées et des handicapés. La lutte contre la pauvreté, le droit à un logement décent pour tous et le droit à l’emploi constituent, par ailleurs, des garanties d’une vie digne, revendication principale des Tunisiens lors de la révolution. Il s’agit donc de répondre à ces attentes et à couper définitivement avec l’ancien système et ses injustices. Le PDM propose, sur un autre plan, l’instauration d’un tribunal constitutionnel qui aura un « pouvoir énergique » sur les législateurs et veillera au respect strict de la constitution. Sur le plan économique, le PDM opte pour un rôle prépondérant de l’Etat dans l’organisation et l’encadrement des institutions économiques avec une large possibilité à l’initiative privée libre et indépendante. A l’image du meeting, le Pôle se veut représentatif de bon nombre de Tunisiens modernes et tolérants, des Tunisiens qui sont fiers de leur appartenance et s’acceptent quels que soient leur race, sexe, religion, couleur ou région. Une mosaïque humaine résultant d’un cumul historique et d’un patrimoine civilisationnel diversifié qui mérite d’être sauvegardé.

Source: ”Business News” Le 25-09-2011

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Tunisie – 1ère sortie télévisée de Borhane Bsaïes : loyauté et rafraichissement de mémoires


 

L’interview de Borhane Bsaïes, enregistrée au mois d’août, a été diffusée sur Hannibal TV samedi 24 septembre dans le cadre de l’émission Saraha raha. Borhane Bsaïes est ce journaliste connu pour avoir été l’un des défenseurs farouches du régime Ben Ali sur les chaînes satellitaires arabes et qui, depuis le 14 janvier, a superbement évité toute sortie médiatique, contrairement à l’écrasante majorité des autres « propagandistes ». Samir El Wafi est resté égal à lui-même dans son style soi-disant provocateur et humiliant. Un style dégradant l’invité qui plait à une certaine audience paraît-il. Et malgré toutes les provocations d’un Samir El Wafi (qui se donne l’impression d’avoir refait toute sa virginité), Borhane Bsaïes est resté loyal à l’ancien président, fidèle à ses idées et ses principes. « Qui de ces Tunisiens qui se disent aujourd’hui révolutionnaires aurait pu dire non au président de la République et lui cracher au visage ses quatre vérités ?, s’interroge Bsaïes. A l’époque, tout le monde criait son adoration pour Ben Ali et faisait des pieds et des mains pour approcher les sphères du pouvoir ! Moi, j’étais l’enseignant qui espérait une rencontre avec l’inspecteur pédagogique et qui reçoit une communication téléphonique du chef de l’Etat pour le féliciter sur sa prestation télévisée. Je le dis haut et fort, oui, je ne pouvais pas dire non, j’étais sur les nuages. » Tout au long de l’interview, qui a duré près de deux heures, Borhane Bsaïes a refusé de tirer sur Ben Ali s’interdisant même de le qualifier de président déchu. « Je refuse de tirer sur une ambulance. Le courage est de critiquer une personne quand elle est au pouvoir et non quand elle est à terre », a répondu Borhane Bsaïes rappelant qu’aucun des partis actuels, aucun des « analystes politiques » n’a appelé, durant la révolte populaire précédant le 14 janvier, au départ de Ben Ali. Exception faite de trois personnes : Tarak El Mekki, Moncef Marzouki et Naziha Rjiba (Om Zied). Et de rappeler qu’Om Zied a toujours appelé au départ de l’ancien président et s’est tue totalement le 14 janvier. Il rappelle également que le terme révolution n’a été réellement prononcé que le 15 janvier. Justifiant ses positions, durant les débats télévisés dans les satellitaires, il rappelle qu’il a défendu, ou a cru défendre, la Tunisie face aux « agendas » politiques étrangers et notamment américains. Il évoque l’épisode, connu par les initiés, du différend entre Condoleeza Rice et Zine El Abidine Ben Ali avouant que l’ancien président lui a demandé clairement de tirer à boulets rouges sur l’ancienne secrétaire d’Etat américaine. « Ben Ali a eu le courage de s’opposer clairement à l’hégémonie américaine, indique-t-il soulignant qu’il partageait et partage encore son avis. Nous avons eu notre indépendance en 1956 et je me dois de la défendre ». Refusant d’être un bouc émissaire unique, Borhane Bsaïes rappelle surtout qu’il n’a pas été le seul à avoir farouchement défendu le régime Ben Ali. « Est-ce moi qui rédigeait les éditos dans les journaux ? Est-ce moi le RCD et ses deux millions d’adhérents ? Est-ce moi seulement qui ai signé l’appel 2014 ? Je me suis réveillé le 15 janvier et je n’ai trouvé personne autour de moi ! Tous sont devenus révolutionnaires, brimés par Ben Ali. Même celui qui s’est fait contrôler par la police de circulation est devenue victime de Ben Ali.» Et de rappeler ces « journalistes » et ces « analystes » qui faisaient, hier, la queue pour rencontrer Sakher El Materi et qui, aujourd’hui, se la jouent révolutionnaires avant un autre clin d’œil aux « protégés » des Américains. Borhane Bsaïes rappelle aussi les batailles politiques farouches avec les puissances étrangères et leurs bras médiatiques, mais aussi les batailles au sein même du pouvoir. Malgré quelques appels du pied aux islamistes, longtemps brimés, Borhane Bsaïes a juré qu’il n’aura plus d’activité politique ou journalistique à l’avenir. Des excuses ? Borhane Bsaïes n’hésite pas un instant à les formuler, mais uniquement aux véritables martyrs de Ben Ali et non à ces révolutionnaires de 25ème heure qui, hier, applaudissaient et, aujourd’hui, dénigrent à tout va. « Ce qui me désole, dit-il, c’est que la peau de Ben Ali est aujourd’hui arrachée par les vautours. Seuls les lions ont ce droit et les lions sont les martyrs et les vrais révolutionnaires de Kasserine et de Thala. Ce qui le désole le plus, c’est la Tunisie. » Et, à mi-mot, il laisse entendre que la Tunisie d’aujourd’hui n’est pas meilleure que celle d’hier. La Tunisie est devant un croisement, soit elle prend un chemin qui la sauve, soit elle prend celui qui la mène au gouffre. » Si on devait résumer cette interview en une phrase, on dira : contrairement à la majorité, Borhane Bsaïes assume pleinement sa défaite… dans la dignité.

Source: “ Business News” Le 25-09-2011

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