26 octobre 2010

Home – Accueil

TUNISNEWS
10 Úme année,N° 3808 du 26.10.2010
archives : www.tunisnews.net 


Association Ez-Zeitouna: Appel de soutien jeuneafrique:Fahem Boukadous affaibli par sa grÚve de la faim en prison Afef Bennaceur:Communiqué Liberté et Equité:Nouvelles des libertés en Tunisie

AMT: remercie Ben Ali, et denonce les méthodes d Amnesty International

maghrebemergent:Tunisie – Le gouvernement puise dans les avoirs en devises

alarabia:Majority follows traditions: studyTunisians slaughter rams for non-religious reasons

voanws:NCP Official Warns of Interference in Sudan’s Referendum

realites:L’Etat juif: l’immoralitĂ© comme feuille de route

jeuneafrique:De nouvelles photos accablantes pour l’armĂ©e israĂ©lienne


Appel de soutien : Des activistes tunisiens en grùve de la faim pour faire valoir leurs droits
 Leurs vies sont en danger


La lettre suivante a Ă©tĂ© envoyĂ©e Ă  plus de 250 parlementaires et personnalitĂ©s et partis politiques dans le but de soutenir nos compatriotes dans leur noble combat pour l’acquisition de leurs droits. J’appelle toutes les personnes LIBRES Ă  agir pour cette juste cause. Madame, Monsieur,

Plusieurs activistes tunisiens ont recouru derniĂšrement Ă  la grĂšve de la faim pour faire valoir leurs droits les plus Ă©lĂ©mentaires tels le travail, le soin, le dĂ©placement, le passeport … L’état de santĂ© de certains parmi eux c’est gravement dĂ©tĂ©riorĂ© et ils risquent la mort. Connaissant bien, d’une part la situation des droits de l’Homme en Tunisie et l’indiffĂ©rence des autoritĂ©s tunisiennes vis-Ă -vis de tels actes de militantisme et d’autre part la dĂ©termination de ces militants, l’association Ez-Zeitouna craint le pire et juge la situation trĂšs prĂ©occupante et appelle toutes les instances et personnalitĂ©s compĂ©tentes Ă  agir auprĂšs des autoritĂ©s tunisiennes afin qu’elles fassent le nĂ©cessaire et permettent Ă  leurs citoyens de vivre dignement et librement.
En tĂ©moignage en voici quelques cas qui sont loin d’ĂȘtre les seuls :
 M. Abdellatif Bouhjila.
L’ex- prisonnier politique M. Abdellatif Bouhjila continue sa grĂšve de la faim qu’il a entamĂ©e le 11 octobre 2010 pour une pĂ©riode indĂ©terminĂ©e pour exiger la restitution de ses droits civiques dont principalement l’obtention de son passeport et des soins nĂ©cessaires urgents. Dans un enregistrement vidĂ©o, il s’est dit dĂ©terminĂ© Ă  poursuivre sa grĂšve jusqu’à satisfaction de ses demandes ou la mort.
M. Bouhjila a prĂ©cisĂ© qu’il souffre d’énormes et nombreux problĂšmes de santĂ© et que sa demande principale est l’obtention de son passeport et le voyage Ă  l’étranger pour se soigner. Il a par ailleurs prĂ©cisĂ© : « Je crie et appelle toutes les personnes LIBRES du monde et leur dit : Maintenant je vais imposer ma libertĂ© ou mourir 
 Le passeport est un droit et est ma libertĂ©. La libertĂ© ne s’offre pas et ne se dĂ©crĂšte pas par arrĂȘtĂ©, ça s’arrache et ça s’impose et c’est pour ça que les autoritĂ©s tunisiennes tiennent Ă  me priver de ce droit et je maintiens la grĂšve de la faim, mon arme unique, pour faire valoir mes droits ou mourir 
 Être un ĂȘtre Humain c’est ĂȘtre LIBRE ou mourir »
M. Bouhjila a confirmĂ© avoir fait toutes les dĂ©marches nĂ©cessaires pour l’obtention de son passeport mais il en a Ă©tĂ© privĂ© ! Il a prĂ©cisĂ© : « AprĂšs deux ans les autoritĂ©s tunisiennes n’ont pas donnĂ© suite Ă  mes demandes alors que je devais ĂȘtre opĂ©rĂ© Ă  deux reprises ». Pour preuve de sincĂ©ritĂ© M. Bouhjila a montrĂ© un rĂ©cĂ©pissĂ© de la part du chef du centre de police qui confirme que le dossier est complet et lui a promis d’obtenir son passeport dans dix jours 
 mais aprĂšs 2 ans M. Bouhjila n’a toujours pas eu son passeports et les maladies qu’il a attrapĂ©es durant sa longue pĂ©riode d’emprisonnement dans des conditions lamentables le rongent jours aprĂšs jours. M. Bouhjila a ensuite manifestĂ© sa perte de confiance dans les autoritĂ©s tunisiennes et sa certitude qu’elles ne feront rien pour le soigner.
 
 Ainsi il exige son passeport immĂ©diatement pour pouvoir aller se soigner Ă  l’étranger surtout que son ami le français le Dr. Jean Robert s’est engagĂ© pour le soigner.
Il est Ă  rappeler que M. Bouhjila a menĂ© une grĂšve de la faim en 2008 pour exiger son droit Ă  des soins mais les autoritĂ©s tunisiennes ont rĂ©pondu par l’indiffĂ©rence malgrĂ© l’aggravation de sa santĂ© et son transfert Ă  l’hĂŽpital. À l’époque M. Bouhjila a rompu sa grĂšve de la faim suite Ă  l’appel d’un groupe de visiteurs dont M. Mokhtar Trifi le prĂ©sident de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme et le Dr. Jean Robert qui a certifiĂ© aprĂšs examen que l’état de santĂ© de M. Bouhjila Ă©tait critique et trĂšs grave.
M. Bouhjila a passĂ© 10 ans de prison de 1997 Ă  2007 durant lesquels il a menĂ© plusieurs grĂšves de la faim pour exiger vainement des soins. DĂšs sa libĂ©ration il a de nouveau exigĂ© des soins des graves maladies qu’il a attrapĂ©s durant la prison (problĂšmes cardiaques, cancer de reins, paralysie partielle
) mais sans rĂ©sultat, il souffre toujours et davantage.
M. Bouhjila a totalisĂ© plus de 900 jours de grĂšve de la faims pour exiger ses droits et il est aujourd’hui Ă  sa 2Ăšme semaine de sa 28Ăšme grĂšve de la faim. Son Ă©tat de santĂ© s’est gravement dĂ©tĂ©riorĂ© et il risque la mort Ă  tout moment. M. Mohamed Rhimi, ex-prisonnier d’opinion, est en grĂšve de la faim depuis le 9 octobre 2010 Ă  son domicile Ă  Monastir pour exiger son droit au travail et Ă  la libertĂ© de dĂ©placement et pour contester l’application abusive de sa mise en rĂ©sidence surveillĂ©e.  
Deux membres du bureau exĂ©cutif de l’association LibertĂ© EquitĂ© lui ont rendu visite chez lui le 22 octobre 2010 et ont confirmĂ© l’aggravation de son Ă©tat de santĂ© : il est au lit et ne peut se dĂ©placer que dans un fauteuil roulant. M. Rhimi a parlĂ© Ă  ses visiteurs des promesses mensongĂšres qu’il a reçues de la part des autoritĂ©s de pouvoir se dĂ©placer et travailler librement et qui ont Ă©tĂ© contrariĂ©es par la pression faite sur son employeur pour ne pas l’embaucher. Les policiers lui ont mĂȘme dit que les autoritĂ©s veulent les mettre sous embargo et les plonger dans le nĂ©ant.
M. Mohamed Akrout, ex-prisonnier politique et ex-prĂ©sident du mouvement Ennahdha (Renaissance), principal mouvement de l’opposition, a entamĂ© sa grĂšve de la faim le 14 octobre 2010 pour contester sa privation de ses droits fondamentaux dont le travail, le dĂ©placement … Ils exigent ses droits que lui garantit la constitution. Un responsable local l’a contactĂ© et lui a promis la rĂ©glementation de sa situation mais aucune mesure concrĂšte n’a Ă©tĂ© prise. Il continue donc sa grĂšve de la faim et son Ă©tat de santĂ© se dĂ©tĂ©riore jour aprĂšs jour.
D’autres cas tels Mme Ghzala Mhamdi, le journaliste M. Fahem Boukaddous, et d’autres prisonniers d’opinions Ă  la prison de Mournaguya recourent Ă©galement Ă  la grĂšve de la faim comme dernier rempart pour se faire entendre.
Ces grĂ©vistes usent de leurs santĂ©s et risquent leurs vies pour faire valoir leurs droits de maniĂšre civilisĂ©e et pacifique. Un appel d’urgence est lancĂ© Ă  toutes les instances et personnalitĂ©s compĂ©tentes pour agir auprĂšs des autoritĂ©s tunisiennes et, si nĂ©cessaire,  faire pression, pour qu’elles fassent le nĂ©cessaire et respectent les droits de leurs citoyens avant qu’il ne soit trop tard.
D’avance notre reconnaissance et notre gratitude pour toute personne ou instance qui vient à la rescousse des activistes tunisiens et agit pour leur juste cause.
Vive la Tunisie LIBRE et DÉMOCRATE.   NeuchĂątel, le 26.10.2010 PrĂ©sident Association Ez-Zeitouna – Suisse Larbi Guesmi   Remarque : les termes rapportĂ©s sur les activistes ont Ă©tĂ© traduits de l’arabe sans leur aval ni leur approbation.    (*) : L’Association Ez-Zeitouna est une ONG qui rassemble plusieurs dizaines de familles victimes de la dictature tunisienne. Elle milite pour la promotion des LibertĂ©s d’Expression et d’Organisation et pour le respect des Droits de l’Homme en utilisant des moyens pacifiques  


Fahem Boukadous affaibli par sa grĂšve de la faim en prison


26/10/2010
AprĂšs 19 jours de grĂšve de la faim, l’état de santĂ© du journaliste tunisien Fahem Boukadous est trĂšs prĂ©occupant. Des appels en faveur de sa libĂ©ration se multiplient.
Fahem Boukadous, 40 ans, attaquera mercredi 27 octobre sa troisiĂšme semaine de grĂšve de la faim. Ce journaliste et opposant tunisien a Ă©tĂ© condamnĂ© le 6 juillet Ă  quatre ans de dĂ©tention pour « diffusion d’informations susceptibles de porter atteinte aux personnes et Ă  leurs biens » et « constitution d’une entente criminelle ». Selon ses dĂ©fenseurs, il est aujourd’hui en prison parce qu’il avait couvert pour le compte d’une chaĂźne satellitaire les manifestations sociales survenues en 2008 dans la rĂ©gion miniĂšre de Gafsa.
« Fahem continue sa grĂšve de la faim malgrĂ© une grave dĂ©tĂ©rioration de son Ă©tat de santĂ© », a expliquĂ© lundi Ă  l’AFP son Ă©pouse, Afef Bennaceur, qui venait de le rencontrer Ă  la prison de Gafsa (350 km au sud-ouest de Tunis). Selon elle, le prisonnier s’abstient de boire et de manger et refuse Ă©galement de prendre des mĂ©dicaments. Il a ainsi fait des crises d’asthme sĂ©vĂšres dont la derniĂšre l’a conduit Ă  l’hĂŽpital samedi.
Mobilisation pour une « libération immédiate »
« Il a perdu au moins 5 kilos et son état physique et psychologique est trÚs préoccupant », a poursuivi Afef Bennaceur. Le journaliste a commencé le 8 octobre une « grÚve illimitée » et est bien décidé à « obtenir sa libération ou à se laisser mourir ».
La Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) et le Parti dĂ©mocratique progressiste (PDP, opposition lĂ©gale) ont appelĂ© Ă  « la libĂ©ration immĂ©diate » de Fahem Boukadous. L’ONG Reporters sans frontiĂšres (RSF), basĂ©e Ă  Paris, a Ă©galement fait Ă©tat dans un communiquĂ©, vendredi, de vexations Ă  l’encontre de son Ă©pouse.  
Les autoritĂ©s tunisiennes entendront-elles ces diffĂ©rents appels en faveur de Boukadous ? C’est peu probable, car celles-ci dĂ©nient au dĂ©tenu sa qualitĂ© de journaliste. Elles considĂšrent qu’il a Ă©tĂ© impliquĂ© dans les troubles Ă  titre personnel. De fait, il a Ă©tĂ© jugĂ© pour « des infractions de droit commun sans rapport avec ses activitĂ©s journalistiques

Communiqué

Afef Bennaceur
 
Jusqu’à ce que tes chaĂźnes soient brisĂ©es Parce que tu n’es pas seul dans ta prison Parce que tu n’es pas seul dans la faim Parce que tu es lĂ  Dans les pulsations du pays et dans les cris des ĂȘtres libres Parce qu’aujourd’hui Tu es l’hymne de la libertĂ© Parce que
 J’ai dĂ©cidĂ©, ou plutĂŽt j’ai rejoint la proposition d’une militante de jeĂ»ner tous les lundis jusqu’au jour de ta sortie de la prison. Celle qui participera Ă  cet engagement si simple en apparence est une femme  pĂ©trie des valeurs dĂ©mocratiques de dimension internationaliste et humaniste. Il s’agit de Luiza Toscane, qui vit mon Ă©preuve et celle de Fahem instant aprĂšs instant sans que la vie m’ait donnĂ© l’opportunitĂ© de la rencontrer ne serait-ce qu’une fois. Mais c’est une autre histoire et j’y reviendrai
 

Liberté pour le Docteur Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité Organisation de droits humains indépendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel/fax : 71 340 860 Tunis, le 25 octobre 2010

Nouvelles des libertés en Tunisie


1)   Hassan Nasri, prisonnier d’opinion, commence une grĂšve illimitĂ©e de la faim
Hassan Nasri, prisonnier d’opinion actuellement Ă  Borj Er Roumi, a commencĂ© une grĂšve illimitĂ©e de la faim pour protester contre les agressions Ă  rĂ©pĂ©tition dont il fait l’objet et les mauvais traitements des agents de la prison. RĂ©cemment, il a Ă©tĂ© privĂ© de lit et transfĂ©rĂ© dans une nouvelle cellule ne rĂ©pondant pas aux critĂšres minima de salubritĂ©.
2)   Arrestation d’un groupe de jeunes originaires de la CitĂ© Aouina Ă  Douz
Dans la matinĂ©e du dimanche 24 octobre, un groupe de jeunes de la citĂ© Aouina Ă  Douz a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©, notamment des frĂšres Ridha et Ramzi Tlili et conduits dans un lieu inconnu. Leurs familles ignorent la raison et le lieu de leur dĂ©tention [
]
3)   Arrestation du jeune Slim Rabti
Quatre agents de la police politique de Menzel Bourguiba ont arrĂȘtĂ© lundi 25 octobre 2010 Ă  midi le jeune Slim Ben Abdessalam Rabti (19 ans, Ă©tudiant) et l’ont conduit vers une destination inconnue sans informer sa famille du lieu et de la raison de son arrestation. [
]
Organisation LibertĂ© et EquitĂ© (traduction d’extraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT  

AMT: remercie Ben Ali, et denonce les méthodes d Amnesty International

L’Association des Magistrats Tunisiens Palais de Justice – Tunis Visa N° 4020 du 29/10/71 Tunis le 18 octobre 2010

Motion du Conseil National


Les membres du Conseil National de l’Association des Magistrats Tunisiens, rĂ©unis le 17 octobre 2010 au club des Magistrats Ă  La Soukra, en vue de la prĂ©paration de la clĂŽture mandat actuel et de la tenue du 13Ăšme congrĂšs de l’association : –   Expriment leur profond remerciement Ă  Monsieur le PrĂ©sident de la RĂ©publique, prĂ©sident du Conseil SupĂ©rieur de la Magistrature, pour son soutien rĂ©gulier aux intĂ©rĂȘts matĂ©riels et moraux des magistrats, et sa veille permanente Ă  appuyer la position du magistrat et Ă  assurer son indĂ©pendance, qui est un garant fondamental pour l’Etat du Droit et des Institutions. –  Remercient son Excellence, pour les sentiments de respect qu’il a manifestĂ© aux magistrats, Ă  l’occasion de la rĂ©union du Conseil SupĂ©rieur de la Magistrature, qui s’est tenue le 09 aoĂ»t 2010, et pour son appel Ă  ĂȘtre Ă  l’écoute de leurs prĂ©occupations, insistant sur l’importance de leur mission. – ApprĂ©cient l’action du  conseil SupĂ©rieur de la Magistrature qui, lors des derniers mouvements de magistrats, a rĂ©pondu aux attentes des magistrats concernant les mutations et les promotions, ce qui a permis de rĂ©pondre positivement Ă  un grand nombre parmi eux, avec la garantie de la stabilitĂ©. Ils insistent sur la nĂ©cessitĂ© de continuer Ă  se baser, pour ces mesures, sur les critĂšres objectifs. -Approuvent avec fiertĂ© le texte du tĂ©lĂ©gramme adressĂ© Ă  Mr le PrĂ©sident de la RĂ©publique, par le Bureau ExĂ©cutif, en date du 10 aoĂ»t 2010, suite Ă  la rĂ©union annuelle du Conseil SupĂ©rieur de la Magistrature, et Ă  cette occasion, ils renouvellent Ă  son excellence, au nom de tous les magistrats, leur remerciements pour son initiative d’instaurer un Tribunal de 1Ăšre Instance Ă  Nabeul. -Rappelant les dĂ©bats du Conseil National et son ordre du jour, ils insistent sur leurs revendications concernant l’amĂ©lioration des conditions matĂ©rielles des magistrats, Ă  travers la rĂ©vision des indices des salaires, en concordance avec les critĂšres internationaux concernant l’indĂ©pendance de la justice et la spĂ©cificitĂ© de la fonction judiciaire, avec ce que cela implique comme engagement de respecter le devoir de rĂ©serve. -Ils rappellent que le recommandation Ă©manant du 12Ăšme congrĂšs de ne pas appliquer aux magistrats, le principe de la dĂ©cote dans le calcul de leur retraite, et de leur permettre de bĂ©nĂ©ficier de leur pension complĂšte Ă  la retraite ou en cas de situation d’invaliditĂ© ou de dĂ©cĂšs; ils rappellent qu’il s’agit de l’une de leur principales revendications, en raison de l’importance et du danger de leurs responsabilitĂ©s et des risques sur leur santĂ© physique. -Insistent sur la nĂ©cessitĂ© de renforcer la structure de base des tribunaux, et de commencer, sans dĂ©lai, Ă  construire de nouveaux siĂšges pour la Cour de Cassation, le Conseil d’Etat, le Tribunal Foncier ainsi que du Tribunal Cantonal de Tunis, et d’assurer aux tribunaux l’entretien nĂ©cessaire. -Appellent Ă  plus de modernisation de l’organisation judiciaire, Ă  faire Ă©voluer les mĂ©thodes de travail dans les tribunaux, Ă  renforcer leurs moyens, pour rĂ©pondre au dĂ©veloppement de l’activitĂ© judiciaire, tout en veillant Ă  relier les tribunaux au rĂ©seau informatique et Ă  gĂ©nĂ©raliser son usage par tous les magistrats. -Recommandent de renforcer les ressources financiĂšres de la Mutuelle des Magistrats Tunisiens, pour qu’elle puisse dĂ©velopper et diversifier ses activitĂ©s, en rapports avec les aspirations des magistrats, et qu’elle puisse englober d’autres domaines sociaux autres que l’assurance maladie. -Soutiennent le communiquĂ© du Bureau ExĂ©cutif de l’AMT, en date du 15 juillet 2010, dans sa rĂ©ponse au rapport d’Amnesty International, ils dĂ©noncent Ă  nouveau les mĂ©thodes adoptĂ©es par cette organisation pour tromper et travestir les faits; ils rappellent que l’indĂ©pendance de la justice et une pratique rĂ©elle assurĂ©e par les magistrats tunisiens dans le cadre de leur mission qui ne se soumet Ă  quiconque autre que la loi -DĂ©clarent le dimanche 19 dĂ©cembre 2010 comme date de la tenue du 13Ăšme congrĂšs de l’AMT, sous le mot d’ordre « dĂ©velopper les mĂ©thodes du travail judiciaire , encrer les valeurs de justice et la culture des droits de l’homme » -DĂ©lĂšguent le Bureau ExĂ©cutif, pour qu’il prennent toutes les dispositions pratiques nĂ©cessaire Ă  la prĂ©paration et la tenus du congrĂšs.                                                 Au nom du Conseil National                                                 Le PrĂ©sident de l’Association des Magistrats Tunisiens                                                 AdnĂšne El HĂ©ni

Tunisie – Le gouvernement puise dans les avoirs en devises


26/10/2010 Le dĂ©ficit de la balance commerciale tunisienne s’est poursuivi au 3e trimestre de l’annĂ©e Ă  cause d’un dynamisme plus fort des importations (+29%). C’est la principale ombre sur la conjoncture tunisienne analysĂ©e dans un communiquĂ© de la banque centrale (BCT). L’institut d’émission a ƓuvrĂ© Ă  combler le dĂ©ficit de la balance des paiements sur les 9 premiers mois de l’annĂ©e.   La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncĂ© dans un communiquĂ© avoir pris la dĂ©cision, lors d’une rĂ©union de son Conseil d’administration tenue le 25 octobre, de maintenir inchangĂ© son taux d’intĂ©rĂȘt directeur. Cette rĂ©union, ajoute le communiquĂ©, a examinĂ© aussi bien les conjonctures Ă©conomiques nationale et mondiale que les rĂ©percussions de cette derniĂšre sur le secteur extĂ©rieur en Tunisie.
Sur le plan international, le conseil rappelle la fragilitĂ© de la reprise actuelle de l’économie internationale que ne dĂ©ment point, pour lui, la rĂ©vision par le Fonds monĂ©taire internationale (FMI) de ses prĂ©visions de croissance pour l’annĂ©e en cours (4,8% au lieu de 4,6%). Cette fragilitĂ© est due, selon les dirigeants de la BCT, au fait que « les facteurs intrinsĂšques Ă  mĂȘme d’assurer le retour Ă  une croissance au rythme d’avant la crise ne sont pas encore rĂ©unis, surtout aux Etats-Unis, en raison de la persistance du chĂŽmage [
] et de la faiblesse de la demande intĂ©rieure ».
Sur le plan national, le conseil d’administration de la BCT met l’accent sur la « reprise » de certains secteurs industriels comme les industries manufacturiĂšres (8,2% de janvier Ă  aoĂ»t 2010, avec 27,5% pour les industries mĂ©caniques et Ă©lectriques et 9,2% pour les industries chimiques). Il note aussi la « progression de certaines activitĂ©s de services comme le transport et les tĂ©lĂ©communications ».
Cependant, prĂ©cise-t-il, si les Ă©changes extĂ©rieurs de la Tunisie connaissent une progression soutenue, celle-ci a marquĂ© un rythme plus rapide pour les importations que pour les exportations.   De 185 Ă  153 jours d’importations Le rĂ©sultat est une aggravation du dĂ©ficit commercial qui s’est rĂ©percutĂ© sur la balance des paiements courants (un dĂ©ficit de l’ordre de 4 % du PIB durant les neuf premiers de 2010), obligeant le gouvernement Ă  puiser dans les avoirs en devises du pays. Ces avoirs se sont quelque peu amenuisĂ©s ces derniers mois : au 22 octobre 2010, ils s’élevaient Ă  13,288 milliards de dinars tunisiens (153 jours d’importations) contre 13,172 milliards (185 jours d’importation) une annĂ©e auparavant.
Pour rappel, les chiffres publiĂ©s rĂ©cemment par l’Institut national tunisien de la statistique (INS) montrent que le taux de couverture des importations par les exportations n’a pas dĂ©passĂ© 73% pour les neufs premiers mois de l’annĂ©e, le solde commercial enregistrant un niveau nĂ©gatif de -6,3476 milliards de dinars. Si les exportations ont crĂ» de 20,4%  (17,1747 milliards de dinars contre 14,2645 milliards pendant les trois premiers trimestres de 2009), les importations, elles, ont crĂ» de pas moins de 29,4% (23,5223 milliards de dinars contre 18,1781 milliards une annĂ©e auparavant).
Le directoire de la BCT a Ă©galement fait le point dans son communiquĂ© sur l’Ă©volution du taux du change de la monnaie tunisienne qui, pour les trois premiĂšres semaines d’octobre 2010, s’est apprĂ©ciĂ©e de 2,5% par rapport au dollar mais a perdu 0,3% de sa valeur face Ă  l’euro. L’inflation, indique-t-il, s’est stabilisĂ©e pendant cette mĂȘme pĂ©riode au niveau de 4,6%, en baisse sensible en comparaison avec la pĂ©riode Ă©quivalente de l’annĂ©e 2009. Quant Ă  la croissance de la masse monĂ©taire M3, elle a Ă©tĂ© moindre pendant les neuf premiers mois de l’annĂ©e 2010 que pendant la mĂȘme pĂ©riode de l’annĂ©e 2009 (8,9 % contre 10,3%).


Majority follows traditions: study Tunisians slaughter rams for non-religious reasons


26/10/2010 A recent study revealed that the majority of Tunisians buy and slaughter rams in the Muslim sacrificial Eid al-Adha (Greater Bairam) for several different reasons, mostly non-religious. A survey was conducted by the National Institute of Consumption, known for its French acronym INC (Institut national de la consummation), under the title “The consumption behavior of Tunisians in the Bairam” to detect the reasons for buying and slaughtering rams or sheep during the Muslim holiday.
The study, published Monday in the Tunisian newspaper al-Moussawar, included 848 Tunisians, 60% of which were men and 40% women. According to the study, 78% of Tunisians slaughter rams in Eid al-Adha to preserve long-standing traditions while 14% do that to please kids in the family. For 4% of the surveyed, the slaughtering is done to satisfy the needs of the family and for 9% it is the family gathering which accompanies the ritual and the subsequent meal that are important. Around 5% said they do it because everyone else does. The survey showed that almost half the Tunisians buy rams one or two days before the Eid while only 18% do that a longer time before. As for the means of financing the purchase of rams and sheep, 6% of Tunisians borrow money from banks or friends for that purpose, while 48% pay from their salaries. According to the study, none of the reasons mentioned for slaughtering rams was religious even though Eid al-Adha is one of the two most important Muslim religious feasts, the other one is Eid al-Fitr which follows the holy month of Ramadan. Eid al-Adha commemorates the incident when prophet Ibrahim was about to slaughter his son Ismail to obey the orders of God, but a ram was sent instead. Muslims worldwide slaughter sheep, cows and goats on the dawn of the first day of the Eid al-Adha. One third of the animal’s meat goes to the family, one third to relatives and the remaining third is gifted to poor people. In addition to paying tribute to Ibrahim and his son Ismail, the Eid al-Adha sacrifice is a way of thanking God for His blessings as well as strengthening family ties and helping the poor.


NCP Official Warns of Interference in Sudan’s Referendum


Peter Clottey25 October 2010 An official of Sudan’s ruling National Congress Party (NCP) said both his party and the Sudan People’s Liberation Movement (SPLM) are capable of resolving all outstanding issues ahead of south Sudan’s scheduled 9th January referendum.
Rabie Abdelati Obeid said foreign influence and interference is causing confusion among Sudanese which he said sets a dangerous precedent ahead of the referendum.
“Both partners, SPLM and National Congress Party believe that the war will not solve the problem between south and north. And the only way to achieve security and to resolve problems was to sign a peace agreement and that is what happened.” Obeid further said the NCP is committed to fully implementing the 2005 Comprehensive Peace Agreement which he said was intended to bring about “peaceful co-existence between north and south.”  He added that.
“I don’t think the NCP has the intention to attack the south. What is between the north and south is the Comprehensive Peace Agreement. What concerns the NCP is how to implement the CPA and how to conduct the referendum in a peaceful way and to be transparent and also freedom for the people to opt for either secession or unity.”
His comments came after top U.N. officials expressed new concern about Sudan, where tensions between the north and south are rising as the south’s vote on independence draws closer.
Sudan’s U.N. ambassador, Daffa-Alla Elhag Ali Osman warned Monday that the country could slip back into another civil war if a referendum goes ahead in the oil-rich Abyei region in January without Khartoum’s consent.
NCP official Obeid said “outsiders” should stay away from interfering in Sudan’s internal politics.
“I advise all these external people, external countries and foreign organizations to be far away from the two partners (NCP and SPLM) because the CPA mentioned clearly how to solve the problems
 Any intervention by external country will not facilitate the way for the two partners to implement the CPA.”
Meanwhile, in a report Monday, U.N. Secretary-General Ban Ki-moon warned that planning for both votes is running well behind schedule. He said he was “deeply concerned” about the situation in Abyei, where he said the lack of progress is exacerbating tension on the ground. Both referendums are part of the 2005 peace agreement that ended Sudan’s 21-year north-south civil war.


L’Etat juif: l’immoralitĂ© comme feuille de route


26/10/2010
La dĂ©cision du gouvernement israĂ©lien d’imposer Ă  tout candidat Ă  la naturalisation la reconnaissance du caractĂšre juif de l’Etat d’IsraĂ«l quoique choquante n’est pas fonciĂšrement inutile.
N’est-il pas en effet opportun de laisser un ennemi aggraver son discrĂ©dit Ă  l’échelle planĂ©taire et renforcer son image d’état raciste. Si IsraĂ«l veut nous donner des verges pour mieux la fouetter pourquoi devrait-on s’en priver ? En institutionnalisant le caractĂšre juif de l’Etat, les dirigeants israĂ©liens consacrent l’existence de deux catĂ©gories de citoyens, les juifs et les non juifs. Quand un Etat qui se prĂ©tend laĂŻque fait d’une religion ou de l’appartenance Ă  un peuple le fondement de sa citoyennetĂ© il cesse ipso facto d’ĂȘtre une dĂ©mocratie.
Par un simple texte de loi, IsraĂ«l a rĂ©ussi le tour de force de s’afficher Ă  la face du monde comme un Etat sectaire et non dĂ©mocratique. A ce rythme, il ne sera mĂȘme plus nĂ©cessaire pour les Arabes de dĂ©nigrer IsraĂ«l tant celui-ci s’en charge Ă  merveille. Les responsables israĂ©liens ne se rendent pas assez compte que cette obsession Ă  affirmer le caractĂšre juif de leur nation Ă©voque de pĂ©nibles souvenirs. Il n’y a pas si longtemps un doctrinaire fanatique avait proclamĂ© le caractĂšre aryen de sa nation avec les consĂ©quences que l’on sait. DĂšs que l’on commence Ă  discriminer les citoyens d’une mĂȘme nation en fonction de critĂšres raciaux ou religieux, on ouvre la porte de l’enfer et les descendants des victimes de la folie nazie devraient ĂȘtre les premiers Ă  le savoir.
Cette obsession devient pathĂ©tique lorsque ces mĂȘmes dirigeants israĂ©liens subordonnent le gel provisoire des constructions en Cisjordanie Ă  la reconnaissance par l’AutoritĂ© Palestinienne du caractĂšre juif de leur Etat.
En somme le chantage est le suivant : J’arrĂȘte provisoirement d’ĂȘtre un sale colonisateur si tu reconnais que je suis dĂ©finitivement un sale raciste

Franchement Mahmoud Abbas a tort d’hĂ©siter et devrait leur concĂ©der des titres de gloire rĂ©clamĂ©s avec tant d’insistance . Ce n’est quand mĂȘme pas tous les jours qu’on a un ennemi aussi C

Depuis les Ă©quipĂ©es sauvages d’IsraĂ«l au Liban et Ă  Gaza son image Ă  travers le monde est dĂ©testable. Que ce soit en Europe ou en AmĂ©rique Latine, cet Etat est perçu comme une menace pour la paix et une insulte aux Droits de l’Homme. Sa rĂ©putation de criminel de guerre et de spoliateur des terres d’autrui n’est plus Ă  faire au point de constituer l’archĂ©type de l’Etat voyou.
Je crois franchement qu’avec une rĂ©putation si dĂ©testable, les Juifs du monde entier devraient ĂȘtre les premiers Ă  s’opposer Ă  ce que le vocable qui les dĂ©signe soit accolĂ© Ă  celui de cet Etat raciste. Les organisations juives de la Diaspora ne mesurent pas les dommages moraux que pourraient causer cette association terminologique.
Un intellectuel israĂ©lien se demandait rĂ©cemment si le gouvernement israĂ©lien n’était pas antisĂ©mite tant sa politique favorisait ce phĂ©nomĂšne. Avec la derniĂšre trouvaille de ce gouvernement on tient la rĂ©ponse.
 

De nouvelles photos accablantes pour l’armĂ©e israĂ©lienne


26/10/2010 L’ONG israĂ©lienne « Breaking the Silence » vient de publier une nouvelle sĂ©rie de photos, vraisemblablement prises durant l’opĂ©ration Plomb durci Ă  Gaza, qui montrent des soldats de Tsahal maltraitant des Palestiniens.
AprĂšs la diffusion par la tĂ©lĂ© israĂ©lienne, il y a trois semaines, d’une vidĂ©o de 2007 sur laquelle on peut voir un soldat dansant autour d’une dĂ©tenue palestinienne voilĂ©e, l’ONG israĂ©lienne « Breaking the Silence » jette un nouveau pavĂ© dans la mare. Elle a publiĂ© lundi 25 octobre plusieurs photos de militaires dans des maisons de Palestiniens occupĂ©es par l’armĂ©e de l’État hĂ©breu, certains s’adonnant Ă  des humiliations. Selon Yehuda Shaoul, un des membres fondateurs de l’ONG, qui rĂ©unit d’anciens soldats israĂ©liens, il se pourrait que ces scĂšnes aient Ă©tĂ© photographiĂ©es pendant l’opĂ©ration israĂ©lienne dans la bande de Gaza baptisĂ©e « Plomb durci », entre dĂ©cembre 2008 et janvier 2009.
L’une des photos montre deux militaires tenant en joue un prisonnier aux yeux bandĂ©s, les mains attachĂ©es dans le dos et serrĂ© Ă  la gorge par l’un des soldats. Sur une autre, on voit  un militaire taguant sur un mur une Ă©toile de David accompagnĂ©e de l’inscription en hĂ©breu, « BientĂŽt de retour ».
Un des clichĂ©s dĂ©voile un soldat posant dans une cuisine oĂč une femme voilĂ©e s’affaire. Une autre photo montre des soldats souriants, en train de se reposer dans une maison visiblement occupĂ©e, l’un d’eux assis sur un jouet d’enfant.
« ContrÎler les civils au quotidien »
Pour Yehuda Shaoul, ces scĂšnes « sont la norme dans l’armĂ©e israĂ©lienne et une consĂ©quence directe du fait de se trouver Ă  un endroit oĂč vous contrĂŽlez des civils au quotidien ». « Jouer avec des prisonniers est un phĂ©nomĂšne dont nous avons des dizaines de photos. C’est la rĂ©alitĂ©, c’est la nature de l’occupation », a-t-il ajoutĂ©.
Ces publications ne sont pas du goĂ»t de Tsahal, qui a regrettĂ©, dans un communiquĂ©, que l’ONG n’ait pas d’abord signalĂ© ces images Ă  l’armĂ©e. Selon elle, de tels comportements, qualifiĂ©s d’« anomalies » font « l’objet d’enquĂȘtes militaires susceptibles d’entraĂźner des poursuites ». Le communiquĂ© insiste aussi sur le fait que « ces photos ne reprĂ©sentent en aucune maniĂšre l’enseignement dĂ©livrĂ© aux soldats et officiers qui forment nos rangs, depuis leurs classes jusqu’aux cours des plus hauts grades ».
En aoĂ»t dernier, la publication de clichĂ©s sur la page Facebook d’une ancienne soldate israĂ©lienne prenant la pose au cĂŽtĂ© de prisonniers, les yeux bandĂ©s et les mains liĂ©es, avaient fait scandale. Ils Ă©taient accompagnĂ©s d’une sĂ©rie des « commentaires » de mauvais goĂ»t Ă©changĂ©s sur le rĂ©seau social.

Home – Accueil Ű§Ù„Ű±ŰŠÙŠŰłÙŠŰ©

 

Lire aussi ces articles

17 mars 2011

TUNISNEWS 10 Úme année,  N°3950 du 17.03.2011 archives : www.tunisnews.net  Parti du Travail Patriotique et Démocratique de Tunisie:

En savoir plus +

29 décembre 2003

Accueil TUNISNEWS   4 Ăšme annĂ©e, N° 1318 du 29.12.2003  archives : www.tunisnews.net Ù„ŰŹÙ†Ű© Ù…ŰłŰ§Ù†ŰŻŰ© Ű§Ù„ŰłŰŹÙŠÙ† Ű§Ù„ŰłÙŠŰ§ŰłÙŠ Ű§Ù„ŰłŰ§ŰšÙ‚ Űčلي ŰšÙ†

En savoir plus +

Langue / لŰșŰ©

Sélectionnez la langue dans laquelle vous souhaitez lire les articles du site.

Ű­ŰŻŰŻ Ű§Ù„Ù„ŰșŰ© Ű§Ù„ŰȘي ŰȘŰ±ÙŠŰŻ Ù‚Ű±Ű§ŰĄŰ© Ű§Ù„Ù…Ù†ŰŽÙˆŰ±Ű§ŰȘ ŰšÙ‡Ű§ Űčلى موقŰč Ű§Ù„ÙˆÙŠŰš.