26 juillet 2006

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TUNISNEWS
7 ème année, N° 2256 du 26.07.2006

 archives : www.tunisnews.net


l’ACAT-France se mobilise en faveur des 2 prisonniers politiques tunisiens :Me Mohamed ABBOU et de M. Mohamed AKROUT Un groupe suisse d’Amnesty lance une action urgente en faveur du prisonnier politique tunisien Mohamed AKROUT HRinfo: Outspoken human rights activist beaten and threatened with sexual assault El Maoukif : Derrière les barreaux: Jalel Kalboussi AFP: Justice saisie contre l’expulsion d’un Tunisien condamné pour terrorisme AFP: Rejet du recours contre l’expulsion d’un Tunisien condamné pour terrorisme Afrik.com: Victime d’une double peine, Adel Tebourski risque la torture en Tunisie AFP: Ben Ali: la Tunisie n’a pas de leçon à recevoir sur les droits de l’Homme Le Temps  49ème anniversaire de la proclamation de la République :Liste des personnalités décorées par le Chef de l’Etat La Presse: Deuxième concert de Mariah Carey Le Monde: Liban – Le plan Chirac pour sortir de la crise

Bassam Bounenni: For Politician Olmert-Peretz Duet, it’s a question of being up to the task

 
 Cliquez ici pour accéder au reportage exceptionnel de l’AISPP sur la catastrophe humanitaire des prisonniers politiques Tunisiens    


 

l’ACAT-France se mobilise en faveur des 2 prisonniers politiques tunisiens :

Me Mohamed ABBOU et de M. Mohamed AKROUT

Monsieur Philippe Douste-Blazy Ministre des Affaires Etrangères 37 Quai d’Orsay 75700 Paris 07 SP Paris, 25 juillet 2006

Objet: Intervention en faveur de deux prisonniers tunisiens

Monsieur le Ministre, A l’occasion de la visite en France du Ministre des Affaires Etrangères tunisien, M. Abdelwahab Abdallah que vous devez recevoir ce soir, je souhaite attirer votre attention sur la situation extrêmement critique de deux tunisiens, actuellement en détention. Il s’agit : 1) Me Mohammed Abbou a été condamné à 3 ans et demi de prison ferme au terme d’un procès inique et pour avoir exprimé son désaccord avec la politique étrangère du gouvernement tunisien et dénoncé les mauvais traitements subis par les détenus en prison. Il est depuis détenu à la prison du Kef, à plus de 150 kilomètres du domicile de sa famille à Tunis. Sa femme et ses enfants font l’objet de pressions et de harcèlements récurrents. Il est, quant à lui, incarcéré, dans des conditions difficiles, avec des prisonniers de droit commun, et victime de discriminations quotidiennes en raison de son statut de détenu politique. Il a déjà fait plusieurs grèves de la faim. 2) Mohammed Akrout, ex Président du mouvement En Nahda a été jugé et condamné en 1992 à la prison à perpétuité pour appartenance à un parti non autorisé, au terme d’un procès peu respectueux des standards internationaux en matière d’équité. Souffrant d’une maladie cardiaque, son état de santé s’est considérablement dégradé depuis quelques mois et les autorités pénitentiaires tunisiennes ne lui permettent d’avoir accès à des soins appropriés. Il a entamé une grève de la faim le 17 juin. Interdite de visite, sa famille n’a pu obtenir aucune nouvelle de lui depuis plus de deux semaines. Nous ignorons pour l’heure ce qu’il advient de Mohammed Akrout. Nous vous demandons instamment d’intervenir en leur faveur auprès de M. Abdelwahab Abdallah afin que les autorités tunisiennes respectent leurs engagements internationaux en matière de détention et que ces deux prisonniers puissent être libérés dans les plus brefs délais. Je me tiens à votre disposition pour de plus amples informations concernant la situation de ces détenus politiques, et vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’_expression de ma plus haute considération. Jean-Etienne de Linares Délégué Général de l’ACAT-France  


Un groupe suisse d’Amnesty lance une action urgente en faveur du prisonnier politique tunisien Mohamed AKROUT

Amnesty International Groupe de la Côte               Case postale CH-1260 Nyon (Suisse)                                                                                                                                                  ACTION URGENTE                                                                                 le 24 juillet 2006 Bonjour, Depuis le 7 juin, le prisonnier politique Mohammed Akrout est en grève de la faim. Monsieur Mohammed Akrout ex président du mouvement En Nahdha, arrêté en 1991 et jugé en 1992 à une peine de prison à perpétuité, a commencé une grève de la faim, le 7 juin 2006, pour exiger sa libération, pour protester contre ses conditions d’emprisonnement et contre le harcèlement dont il est victime. Son état de santé se dégrade, il souffre de douleurs thoraciques dues à la pollution de l’air dans sa cellule.
Monsieur Mohammed Abbou a déjà fait plusieurs grèves de la faim, par le passé, pour exiger son droit légitime à la correspondance.

Merci d’envoyer les lettres ci-jointes aux autorités tunisiennes.

Vous pouvez les faxer aux noms suivants:
Pour le Président de la République Monsieur Zine El Abidine Ben Ali, no de fax
00216 71 744 721 / 731 009.
Pour le Ministre de la Justice,  Monsieur Tekkari, no 00216 71 568 106 et, ou, au mail mju@ministeres.tn.
Vous pouvez envoyez des copies à : Monsieur Zakaria Ben Mustapha                                  et                         Ambassade
Président du Comité supérieur                                                                 de la République de        
       des droits de l’homme et des libertés fondamentales                                 Tunisie
85 Avenue de la Liberté                                                                           Kirchenfeldstrasse 63
1002 Tunis Belvédère                                                                              3005 Berne
Tunisie                                                                                                                                                                                                                Merci de votre collaboration et meilleures salutations. Pour le groupe : Marlyse Allenbach Grand Rue 46 1297 Founex Tél : 022.776.10.18 Fax : 022.776.73.84  E-mail : m.allenbach@safemail.ch
 
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Monsieur Zine El Abidine Ben Ali Président de la République Palais Présidentiel TUNIS / Tunisie  Le Monsieur le Président de la République, Depuis le 7 juin, Monsieur Mohammed Akrout, ex-président du mouvement Ennahda, actuellement incarcéré à la prison du 9 Avril à Tunis, a commencé une grève de la faim pour protester contre ses conditions d’emprisonnement, contre le harcèlement dont il est victime et pour exiger sa libération. En effet, je suis la dégradation de l’état de santé de Monsieur Mohammed Akrout qui n’arrive plus à se mouvoir et souffre également de douleurs thoraciques qui sont dues à la pollution de l’air qui règne dans sa cellule. Monsieur Mohammed Akrout a fait plusieurs grèves de la faim pour exiger que son droit légitime à la correspondance lui soit accordé. Ses courriers sont tous interceptés, il ne reçoit jamais les livres qu’il demande. Compte tenu de la situation inquiétante, je vous demande instamment de tout mettre en œuvre au plus vite pour que Monsieur Mohammed Akrout reçoive des soins appropriés à son état de santé, en attendant sa libération. Il a déjà passé quinze ans en prison et les affectations dont il souffre actuellement mettent tous les jours un peu plus sa vie en danger. La loi N0 2001-52 du 14 mai 2001 dit que les prisonniers ont droit à des permissions de visites, de recevoir des livres, des journaux, des appels téléphoniques et un courrier personnel. Il est de votre devoir de faire appliquer ces lois afin que Monsieur Mohammed Akrout puisse en bénéficier ainsi que tous les autres prisonniers. Je vous remercie par avance de votre intervention et vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, à l’assurance de ma haute considération.  
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                                                                                               Monsieur Béchir Tekkari                                                                                                Ministre de la Justice                                                                                                et des Droits de l’Homme                                                                                                Ministère de la Justice                                                                                                31, avenue Bab Benat                                                                                                1006 Tunis                                                                                                Tunisie                                                                                                  Le Monsieur le Ministre, Depuis le 7 juin, Monsieur Mohammed Akrout, ex-président du mouvement Ennahda, actuellement incarcéré à la prison du 9 Avril à Tunis, a commencé une grève de la faim pour protester contre ses conditions d’emprisonnement, contre le harcèlement dont il est victime et pour exiger sa libération. En effet, je suis la dégradation de l’état de santé de Monsieur Mohammed Akrout qui n’arrive plus à se mouvoir et souffre également de douleurs thoraciques qui sont dues à la pollution de l’air qui règne dans sa cellule. Monsieur Mohammed Akrout a fait plusieurs grèves de la faim pour exiger que son droit légitime à la correspondance lui soit accordé. Ses courriers sont tous interceptés, il ne reçoit jamais les livres qu’il demande. Compte tenu de la situation inquiétante, je vous demande instamment de tout mettre en œuvre au plus vite pour que Monsieur Mohammed Akrout reçoive des soins appropriés à son état de santé, en attendant sa libération. Il a déjà passé quinze ans en prison et les affectations dont il souffre actuellement mettent tous les jours un peu plus sa vie en danger. La loi N0 2001-52 du 14 mai 2001 dit que les prisonniers ont droit à des permissions de visites, de recevoir des livres, des journaux, des appels téléphoniques et un courrier personnel. Il est de votre devoir de faire appliquer ces lois afin que Monsieur Mohammed Akrout puisse en bénéficier ainsi que tous les autres prisonniers. Je vous remercie par avance de votre intervention et vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de ma haute considération.


  IFEX – News from the international freedom of expression community _________________________________________________________________   ALERT – TUNISIA   26 July 2006  

Outspoken human rights activist beaten and threatened with sexual assault

 

SOURCE: Arabic Network for Human Rights Information (HRinfo), Cairo   **For further information on the prior harassment of Regiba, see IFEX alerts of 3 April, 20 and 8 March 2006**   (HRinfo/IFEX) – The following is a 24 July 2006 statement by WGFENA, of  which HRinfo is a member:   Tunisia: A Human Rights Organization Besieged; A Human Rights Activist  and Writer Is Beaten and Threatened With Sexual Assault   A statement issued by: The Working Group on Press Freedom and Free  Expression in North Africa (WGFENA)   The Working Group on Press Freedom and Free Expression in North Africa  (WGFENA) condemned today the assault perpetrated by Tunisian security  forces against the prominent writer and human rights activist, Naziha  Regiba (also known as « Um Ziad »). The attack came after security forces besieged The National Council for Liberties in Tunisia [Conseil National  pour les Libertés en Tunisie, CNLT] to prevent its members from  attending a meeting.   On Friday morning, 21 July 2006, Um Ziad, the prominent writer and  editor of « Tunisian Word » (« Kilmat Tunis ») magazine, went to the National  Council for Liberties headquarters to attend a meeting. As she  approached the office, she was physically and verbally assaulted by Tunisian security forces, who then forced her to get into a taxi and said to the  driver, « take her wherever you want and do what you want with her; she is  a . . .  » (describing her with obscene words). Afterwards, security  forces surrounded her residence for the whole day.   It is surprising that this incident should occur around the same time  as Tunisians celebrate the 50th anniversary of the Personal and Family  Law, which is considered to be the best in the Arab world, as if to  highlight the fact that state practices are in total contradiction of  legislation.   WGFENA believes that this blatant assault on the writer and human  rights activist Um Ziad is a continuation of police assaults and violations  practiced by the Tunisian government against those who dare to  criticize the deteriorating situation of human rights in the country, a  situation due to the government’s aggressive denial of its people’s rights and  freedoms.   The National Council for Liberties in Tunisia is a human rights  organization founded in 1998. Its objectives are to support judicial  independence, defend freedom of expression and ensure the right to free  elections. The Tunisian government systematically harasses and assaults its  members and founders due to their criticism of Tunisian governmental and  police practices.   Naziha Regiba – who is also known as « Um Ziad » – is a member of the  National Council for Liberties in Tunisia and the editor of  » Kilmat  Tunis », an electronic magazine. The website of « Kilmat Tunis » magazine is  blocked in Tunisia. Um Ziad is also a member of the advisory board of the  Arabic Network for Human Rights Information (HRinfo). Um Ziad has  regularly been the target of governmental harassment, the most recent  example of which was the government’s fabrication of a sexual scandal  concerning her husband, Mokhtar Al-Galali, a former Member of Parliament, a few months ago. Their aim is to punish her for being outspoken against  police practices against Tunisian citizens and for defending the  principles of human rights and freedom of expression.   For further information contact Gamal Eid, Executive Director, HRinfo, Apartment 10, No. 5, Street 105, from Midan al Hurriya, al Maadi, Cairo, Egypt, tel/fax: +202 524 9544, e-mail: info@hrinfo.net, gamal4eid@yahoo.com, Internet: http://www.hrinfo.net/en   The information contained in this alert is the sole responsibility of HRinfo. In citing this material for broadcast or publication, please credit HRinfo. _________________________________________________________________ DISTRIBUTED BY THE INTERNATIONAL FREEDOM OF EXPRESSION EXCHANGE (IFEX) CLEARING HOUSE 555 Richmond St. West, # 1101, PO Box 407 Toronto, Ontario, Canada M5V 3B1 tel: +1 416 515 9622    fax: +1 416 515 7879 alerts e-mail: alerts@ifex.org    general e-mail: ifex@ifex.org Internet site: http://www.ifex.org/

Derrière les barreaux

Jalel Kalboussi
Jalel Ben Brahim Kalboussi est né le 28 octobre 1958 à Menzel Bourguiba (gouvernorat de Bizerte). Il a été condamné à 26 ans d’emprisonnement pour appartenance à une association non reconnue. Il s’est maintenu dans la clandestinité de 1992 à 1995, il a alors été arrêté.
Jalel Kalboussi a connu la majorité des prisons tunsiennes. Sa période de clandestinité a été le moment le plus dur pour sa famille. Les descentes nocturnes quotidiennes n’ont pas cessé, et elles ont été l’occasion pour les siens des agressions les plus humiliantes et des atteintes les plus graves à leur pudeur.
Jalel Kalboussi doit encore effectuer sept années avant de pouvoir, libre, revoir ses enfants : Ibrahim (17 ans), et Rim (11 ans), qui est le fruit des visites hatives de son père lors de sa période de clandestinité.
Ces sept ans signifient pour Rim qu’elle passera son adolescence comme elle a passé son enfance, sans parvenir à étreindre son père, et peut-être lui-même quittera la prison lorsque sa fille aura quitté sa maison pour celle de son mari.
Rim a été hospitalisée à deux reprises, en 2005 et 2006, à cause de douleurs aux pieds l’empêchant de marcher.
Il y a un grand paradoxe que la raison de la petite Rim n’est pas parvenue à assimiler et qu’elle a résumé dans ces simples questions :
J’ai onze ans et mon père a passé en prison onze ans. Dois-je attendre sept ans qu’il sorte ? Quel âge aurai-je alors ? Aurai-je besoin de lui encore ?
Pourquoi mon père ne vient-il pas me chercher à l’école et ne me ramène-t-il pas à la maison comme le font les pères de mes amies ?
Pourquoi au lieu d’un quart d’heure, on ne me donne pas quatre heures de visite ou bien un jour entier, pourquoi pas ? C’est interdit ? Pourquoi ne réduit-on pas sa peine de cinq ou sept ans ? C’est interdit de réduire sa peine de beaucoup d’années en une seule fois ? (Source : El Maoukif n° 369 du 21 Juillet 2006) (Traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

Justice saisie contre l’expulsion d’un Tunisien condamné pour terrorisme

AFP, le 25.07.06 à 15h20 Le tribunal administratif de Paris a été saisi en urgence contre un arrêté d’expulsion frappant un Tunisien de 42 ans, qui vient de purger six ans de prison pour avoir apporté de l’aide aux assassins du commandant Massoud, a-t-on appris mardi auprès de son avocat. Le tribunal administratif doit examiner ce référé liberté mercredi à 10h00, a-t-on appris auprès du tribunal. Après quatre ans en détention provisoire, Adel Tebourski avait été condamné en mai 2005 à Paris à six ans d’emprisonnement pour avoir apporté une aide directe aux assassins du chef de l’Alliance du nord, tué le 9 septembre 2001 en Afghanistan. Franco-Tunisien, M. Tebourski a été déchu de sa nationalité française le 21 juillet, le jour même où il achevait sa peine au centre de détention de Nantes, et un arrêté d’expulsion vers la Tunisie lui a été notifié le 22, a expliqué Me Franck Boëzec. A peine sorti de prison, Adel Tebourski a été conduit au centre de rétention du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) où il se trouve actuellement. Me Boëzec a précisé que son client avait déposé une demande d’asile politique auprès de l’Ofpra. Cependant, celle-ci ne peut suspendre l’expulsion, la préfecture de Loire-Atlantique ayant invoqué « des motifs d’ordre public » pour lui refuser le séjour, a souligné l’avocat. Un référé liberté a donc été déposé auprès du tribunal administratif de Paris pour demander au juge « de surseoir » à l’expulsion, compte tenu de la situation familiale d’Adel Tebourski – qui a un enfant de dix ans vivant en France – et des « risques graves qu’il encourrait s’il était renvoyé en Tunisie », selon Me Boëzec qui a également saisi la Cour européenne des droits de l’Homme. « Il est anormal qu’aujourd’hui encore, en 2006, on cherche presque de manière clandestine à faire partir quelqu’un par des moyens qui ne sont pas dignes d’une démocratie », a estimé l’avocat. Adel Tebourski a reçu le soutien de la Ligue des droits de l’Homme, de la Fédération internationale des droits de l’Homme, de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture et de la Cimade. Ces quatre associations ont notamment dénoncé « l’application d’une triple peine » à l’encontre d’Adel Tebourski: « déchéance de la nationalité puis expulsion après avoir purgé sa peine d’emprisonnement ». (Source : lemonde.fr, le 25 juillet 2006)

Rejet du recours contre l’expulsion d’un Tunisien condamné pour terrorisme

 AFP, mercredi 26 juillet 2006   PARIS – Le juge des référés du tribunal administratif de Paris a rejeté mercredi le recours déposé contre l’expulsion d’un Tunisien de 42 ans, qui vient de purger une peine de six ans de prison pour avoir aidé les assassins du commandant Massoud, a-t-on appris auprès de son avocat.   La demande de surseoir à l’expulsion d’Adel Tebourski a été rejetée, a déclaré Me Franck Boëzec, qui n’avait pu en fin d’après-midi prendre connaissance des motivations du juge des référés.   Après quatre ans de détention provisoire, Adel Tebourski avait été condamné à six ans d’emprisonnement, en mai 2005 à Paris, pour avoir apporté une aide directe aux assassins d’Ahmed Shah Massoud, le chef de l’Alliance du nord, tué le 9 septembre 2001 en Afghanistan.   Franco-Tunisien, M. Tebourski a été déchu de sa nationalité française le 21 juillet, le jour même où il achevait sa peine à Nantes (ouest), et un arrêté d’expulsion vers la Tunisie lui a été notifié le 22. Il est depuis placé en rétention administrative au Mesnil-Amelot, à l’est de Paris.   Les avocats de M. Tebourski contestaient notamment le caractère d’urgence absolue invoqué pour justifier l’expulsion, ce qui a empêché leur client de bénéficier de « délais de recours normaux ».   Ils avaient demandé également la suspension de l’arrêté d’expulsion dans « l’intérêt de l’enfant » de dix ans de M. Tebourski ainsi qu’en raison « des traitements inhumains et dégradants » qu’il encourt, selon eux, s’il est renvoyé en Tunisie.   Le ministère français de l’Intérieur a justifié au contraire « l’urgence absolue » de l’expulsion par la gravité des faits pour lesquels Adel Tebourski a été condamné.
 

Victime d’une double peine, Adel Tebourski risque la torture en Tunisie

Il a passé 5 ans en prison pour « association de malfaiteurs liée à une entreprise terroriste »

par Zaïre Djaouane Vendredi dernier, Adel Tebourski a purgé une peine de six ans de prison pour avoir fourni, en 2001, de faux papiers d’identité aux assassins du commandant Massoud. Le Franco-tunisien est pourtant retenu dans un centre de rétention et risque d’être expulsé en Tunisie, où sa sécurité n’est pas assurée. Une application de la double peine que Nicolas Sarkozy, le ministre français de l’Intérieur, se flattait encore lundi, dans la presse, d’avoir supprimé. Adel Tebourski a fourni visas, passeports et devises à Abd el-Sattar Dahmane et Bouraoui el-Ouaer, les deux faux journalistes qui ont tué le commandant Massoud le 9 septembre 2001, en Afghanistan. Lors de son procès, le Franco-tunisien a admis avoir été l’« ami » d’Abd el-Sattar Dahmane, à Bruxelles (Belgique), où il a vécu de nombreuses années. Mais il a nié avoir jamais été au courant de l’assassinat. Après quatre ans en détention provisoire, il a été condamné en mai 2005 à six ans d’emprisonnement pour « association de malfaiteurs liée à une entreprise terroriste », assortie d’une interdiction du territoire. Irréprochable durant ses cinq années derrière les barreaux, « il a obtenu toutes les remises de peines possibles et imaginables », explique Michael Garot, qui suit son dossier depuis Nantes pour la Cimade (Service oecuménique d’entraide), et a purgé sa peine vendredi dernier. Le jour même, le ministère de l’Intérieur lui a notifié un arrêté d’expulsion en urgence absolue qui l’a conduit de la prison de Nantes au centre de rétention du Mesnil-Amelot, en région parisienne. Lundi, Nicolas Sarkozy s’était pourtant de nouveau enorgueillit dans la presse d’avoir mis fin au principe de la double peine, en 2003, lors de son premier passage à l’Intérieur. Répondant à une journaliste du Figaro, il a évoqué la double peine « que j’ai supprimé [et que] Mme Royal (Ségolène, candidate potentielle du parti socialiste aux présidentielles 2007) veut rétablir ». « Les suspects de terrorisme maltraités selon l’Onu » « En 2003, suite à une campagne de mobilisation, notamment après la sortie du film de Bertrand Tavernier sur la double peine, la loi du 26 novembre 2003 a introduit des catégories de personnes ne pouvant être expulsées après leur sortie de prison. Il s’agissait notamment de celles arrivés en France avant l’âge de 13 ans et de celles qui y ont des attaches familiales fortes. Des exceptions ont été établies pour les personnes liées à des activités terroristes, de même que pour celles qui incitent à la haine religieuse (après l’affaire de l’expulsion de l’imam Abdelkader Bouziane). Mais le principe de la double peine existe toujours », corrige Jérôme Martinez, responsable de la Cimade (Service œcuménique d’entraide) en Île de France. « Environ 20% de la population carcérale est aujourd’hui constituée d’étrangers qui font l’objet d’une double peine, poursuit-il. Et les tribunaux prononcent chaque jour des peines de prison assorties d’interdictions de séjour ». Samedi, après cinq années de prison, Adel Tebourski a été déchu de sa nationalité française afin d’être expulsé vers la Tunisie. Un pays que les associations de défense des droits de l’homme accusent de pratiquer la torture et que le rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture a dénoncé, le 19 août 2005, pour les « mauvais traitements pratiqués (…) sur les suspects de terrorisme ». Trois ans de prison en France, plus dix ans en Tunisie C’est en s’appuyant sur ces menaces que La Cimade, l’Association des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat), la Ligue des droits de l’homme (LDH) et la Fédération des ligues des droits de l’homme (FIDH) ont déposé pour Adel Tebourski une demande d’asile auprès de l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides). Ils ont également saisi la Cour européenne des droits de l’homme et le Comité contre la torture des Nations Unies, pendant que son avocat demandait la suspension de l’arrêté d’expulsion. Lucile Hugon, de l’Acat (l’Association des chrétiens pour l’abolition de la torture ), se souvient avoir suivi le dossier du Tunisien Tarek Belkhirat, condamné en France à 36 mois de prison pour «association de malfaiteurs liée à une entreprise terroriste » et renvoyé dans son pays à sa sortie de prison. Les autorités tunisiennes l’ont à leur tour condamné à deux fois cinq ans d’incarcération et deux fois 5 000 dinars d’amende. Deux autres jeunes Tunisiens déclarés non coupables de charges de terrorisme mais renvoyés dans leur pays ont eux aussi été condamnés à cinq ans de prison par la justice tunisienne. Lucile Hugon n’a pas eu d’échos concernant des violences perpétrées contre ces personnes. « Mais je peux affirmer, d’après les dossiers suivis par l’Acat, que les autorités tunisiennes pratiquent la torture et infligent des ‘traitements inhumains et dégradants’ dénoncés par la Convention de Genève », assure-t-elle. Adel Tebourski est arrivé en Europe il y a 21 ans, en Belgique d’abord, avant de s’installer en France. Il s’est marié en 1996 avec une française dont il a eu un enfant, avant de divorcer en 2004, durant son incarcération. Il est resté en bons termes avec son ex-épouse, qui a continué à amener son fils lui rendre visite en prison. Souffrant de l’absence de son père, l’enfant, aujourd’hui âgé de dix ans, est suivi psychologiquement. C’est d’ailleurs pour cause de rapprochement familial qu’Adel Tebourski avait quitté il y a dix mois la prison de la Santé, à Paris, pour celle de Nantes, où était installée sa famille. (Source : le portail Afrik.com, le 25 juillet 2006) Lien : http://www.afrik.com/article10150.html

Ben Ali: la Tunisie n’a pas de leçon à recevoir sur les droits de l’Homme

AFP, le 25 juillet 2006 TUNIS – Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a affirmé mardi à Tunis que son pays n’avait pas de leçon à recevoir en matière de respect des droits de l’Homme, en allusion à une récente résolution du Parlement européen (PE) sur la situation de ces droits en Tunisie. « Nous sommes un peuple fier de son indépendance, de sa souveraineté, de sa dignité et de son glorieux passé, qui rejette tout marchandage sur ses constantes et n’a de leçon à recevoir de personne », a-t-il déclaré dans un discours à l’occasion du 49è anniversaire de la proclamation de la République. « L’ère de la subordination, de la colonisation et de la tutelle est révolue à jamais dans notre chère Tunisie », a-t-il ajouté, rejetant implicitement des pressions internationales, dont une résolution votée le 15 juin au Parlement européen (PE) et considérant « la situation des droits et des libertés en Tunisie préoccupante ». Le PE avait demandé à la Tunisie « des explications » sur l’interdiction d’un congrès de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) et « les actes de violence à l’égard de militants des droits de l’Homme et de magistrats tunisiens ». La Tunisie est liée depuis mars 1998 à l’UE par un accord d’association euro-méditerranéen, dont les droits de l’Homme constituent un « élément essentiel », avait rappelé le PE. « La garantie des droits de l’homme, dans leur universalité et leur globalité, reste une partie intégrante du notre projet démocratique », a assuré le président tunisien, affirmant oeuvrer constamment à « encourager ceux qui s’emploient à protéger » ces droits. Il a souligné que pays allait de l’avant « sans accorder la moindre attention aux allégations répandues par certains détracteurs et éléments hostiles, et qu’infirme la situation avancée des droits de l’homme en Tunisie ». M. Ben Ali a aussi évoqué les moyens mis en faveur de la presse et du système judicaire pour « assurer son indépendance » et « garantir la justice pour tous », a-t-il dit. AFP
 

 

Liste des personnalités décorées par le Chef de l’Etat

Carthage-TAP – Voici la liste des personnalités décorées, hier, par le Président Zine El Abidine Ben Ali des Insignes de l’Ordre de la République, à l’occasion de la célébration du 49ème anniversaire de la proclamation de la République :  Grand cordon : – M. Ahmed Iyadh Ouederni – Mme. Alifa Farouk Grand officier : – M. Mohamed Aziz Ibn Achour – M. Mohamed Ridha Kechrid – M. Lazhar Bououni – M. Abdelhakim Bouraoui – M. Abdelhamid Slama – M. Abbès Mohsen – M. Charfeddine Guellouz – M. Mabrouk Bahri – Mme Aziza Htira – M. Mabrouk Ben moussa Commandeur : – M. Abdelwaheb Jemal – M. Mohamed Mehdi Hattab – M. Abdessatar Bennour – M. Foued Daghfous – M. M’hamed Hassine Fantar – Dr. Amel Ouertani – Mme Radhia Ben Salah Officier : – M. Ahmed Mahjoub – M. Youssef Néji – M. Slimen Ourak – Dr. Habiba Chabouni – M. Brahim Snoussi – Dr. Saida Douki – M. Abdelhamid Khedher – Dr. Naima Khrouf – M. Slimen Mejdi – Mme. Asma Ben Hmida – M. Mohamed Sehimi – M. Lazhar Sta – M. Mohamed Hdhili – Mme. Fatma Mesaai – M. Thameur Saad – M. Mohamed Aouini – M. Fayçal Triki – M. Mohamed Ghomari (Source : « Le Temps » du 26 juillet 2006)  

Deuxième concert de Mariah Carey

Magistral La Presse — Véritable sanctuaire du live, le stade d’El-Menzah, a accueilli lundi 24 le deuxième concert de Mariah Carey, qui donne le coup d’envoi d’une tournée «MC» internationale après une éclipse qui a duré trois ans. Pour cette deuxième soirée, Mariah Carey a élaboré une programmation de haut vol, où la diva nous a offert une compilation de best of, en majorité des singles et des remix des meilleurs tubes issus de ses quinze albums. Une heure et demie de pur bonheur, où l’on a pu apprécier une étendue vocale rare, type soprano coloratura et sa parfaite maîtrise du registre du «sifflement». Mariah Carey pouvait-elle attirer encore la foule des grands jours malgré cette chaleur d’airain qui enveloppe le stade d’El Menzah ? Oh que oui à en juger par cette foule qui a bravé la canicule et les longues heures d’attente pour assister à ce dernier concert.  Entendez-vous la clameur de la foule ? Le spectacle ne fait que commencer ! En attendant, d’aucuns laissent libre cours à leur imagination et se lancent sur le pas de  leurs idoles, tandis que d’autres se sont laissé sans aucun doute séduire par la magie des lieux incontournables encore empreints d’émotion du concert de Michael Jackson ou de Sting. Ce fut aussi une occasion pour flâner le long du parcours  et revivre les grands moments de la vie du stade d’El Menzah. On approche de l’heure fatidique, quand une voix confuse annonce le début du concert dans cinq minutes. Cette information, a été perçue comme un mot d’ordre au public éparpillé sur la pelouse, qui a subitement pris d’assaut le devant pour s’agglutiner les uns aux autres, brandissant des pancartes à l’effigie de la  vedette où l’on peut lire «I love you Mimi». On éteint les lumières, pour permettre aux musiciens de prendre position sur scène en toute discrétion, mais les cris fusent de partout. On illumine les portables, briquets et le stade se transforme en une constellation d’étoiles. L’ouverture de la soirée commence par la diffusion sur écran géant des images d’une voiture de toboggan filant à toute allure sur les rails du grand huit. On l’avait immédiatement compris, le spectacle nous embarquera dans un voyage de haute voltige où le vertige sera de la partie. Mariah fait son apparition sous un déluge d’ovations. Elle entame avec «It’s like that», le premier single de l’album «The emancipation of Mimi», son quatorzième album qui a connu un très grand succès dans le monde, s’étant vendu à plus de 9 millions d’exemplaires jusqu’à aujourd’hui. Comme un rituel, un jeu de miroir, les paroles, les images vidéo et la musique  se renvoient les uns aux autres comme dans un rêve. Le son et l’image se confondent alors, se livrent dans une même temporalité, un même désir. S’ensuit «Heartbreaker», dans sa version remix et où la diva laisse libre cours à sa voix aux octaves multiples, devant un public conquis. La soirée se veut une rencontre palpitante entre une artiste au label international qui tient à une rentrée fracassante avant de prendre la route pour aller défendre son spectacle devant un public cosmopolite. Elle enchaîne avec «Dreamlover» et «My All» avant de céder la place aux danseurs break qui se sont livrés pendant la pause de la vedette à une danse chorégraphique endiablée qui a mis le feu au public. Retour de l’artiste sur scène où le public lui a réservé un bon accueil sur les airs  de «Honey», «Breakdown» et «Shake it off». Porté par un style d’une singulière hauteur, Mariah Carey a interprété, pendant cette soirée, toutes ses primeurs musiquées triées sur le volet pour un public privilégié. C’est ainsi que le public a eu  droit, tour à tour, à des tubes qui ont caracolé sur les hit-parades, en l’occurrence «I’ll be there», «Fly like a bird», «Fantasy», «Don’t forget about us» et «I know what u want». Au fait, le conducteur de la deuxième soirée était pratiquement le même que pour la première. Le combat des décibels continue sur la scène d’El Menzah, après que Mariah  a eu le temps de se changer et porter une robe noire décolletée.  Elle entame la dernière partie du show, avec «Thank God I found you», un remix qui fait remonter la sauce et l’adrénaline. «One sweet day», «Hero», «Vision of love» et «Make it happen» ont meublé la dernière partie du spectacle. «Je suis heureuse d’être parmi vous, j’aime la Tunisie, j’aime ce merveilleux public», a lancé la  diva aux 160 millions d’albums vendus de par le monde avant de quitter la scène. Le public, bon enfant, commence à quitter les lieux en transe. L’organisation, au fonctionnement bien rodé, a fait preuve d’un savoir-faire incontournable. Le succès entre autres de cette soirée  résulte pour une bonne part des exigences élevées qui lui ont été appliquées. Chokri BEN NESSIR (Source : « La Presse » du 26 juillet 2006)  

 

Liban : le plan Chirac pour sortir de la crise

Dans un entretien exclusif accordé au « Monde », le président de la République explique qu »‘il n’existe pas de solution militaire » et prône « un arrangement politique, mis en œuvre après un cessez-le-feu ». Pour Jacques Chirac, la mort des observateurs de l’ONU « démontre l’urgence de l’arrêt des combats ». Comment sortir de la crise actuelle au Proche-Orient ? Une réunion a été convoquée à Rome sur le Liban. D’abord, elle va avoir pour objet les problèmes humanitaires. Le nombre des victimes, le nombre des personnes déplacées, la destruction massive, notamment au Liban, de tous les équipements nécessaires à la vie créent une situation humanitaire qui devient dramatique et qui exige une réaction de la communauté internationale. Les Américains ont évoqué une somme de 30 millions de dollars, affectée à l’aide humanitaire au Liban. La France, qui est déjà très engagée dans l’aide humanitaire, est décidée à faire un geste important. J’ai demandé que 15 millions d’euros supplémentaires soient affectés à l’aide humanitaire au Liban. Et, comme je l’avais demandé, des couloirs humanitaires vont être créés. Le deuxième point est politique. Il est essentiel que la communauté internationale se mette d’accord sur les grandes lignes d’un arrangement politique, mis en œuvre après un cessez-le-feu. L’essentiel, c’est qu’il y ait un cessez-le-feu, qui suppose d’ailleurs que les soldats israéliens pris par le Hezbollah soient libérés, de même d’ailleurs que doit l’être celui qui a été pris par le Hamas. Mais il est essentiel d’avoir d’abord un cessez-le-feu. C’est le préalable. Ce cessez-le-feu comporte deux exigences. D’une part, la sécurité d’Israël, qui doit être assurée, et, d’autre part, l’application réelle, sur le terrain, de la résolution 1559 de l’ONU. Il n’y aura pas de Liban stable et démocratique, comme c’est sa vocation déjà confirmée, si une partie de son territoire échappe à l’autorité du gouvernement et relève de la seule autorité de milices. C’est ce qu’avait clairement indiqué la [résolution] 1559, et c’est ce qui doit être réalisé. Tous les Libanais, qui sont un très vieux peuple, une vieille civilisation, qui a surmonté au cours de l’histoire toutes les épreuves possibles, y compris leur propension à se disputer, doivent comprendre qu’il n’y a pas d’Etat stable, démocratique, tel qu’ils le souhaitent, si l’autorité du gouvernement ne s’exerce pas sur l’ensemble du territoire. Cela implique un retrait du Hezbollah du sud du Liban, un accord sur les fermes de Chebaa et un accord sur un échange de prisonniers, notamment un retour de prisonniers libanais qui se trouvent actuellement en Israël. Tout cela avec ensuite, en appui, une force multinationale pour s’assurer la mise en œuvre de l’ensemble de ces dispositions. Appelez-vous à un cessez-le-feu immédiat ? Je le souhaite. Car il n’y a pas de solution militaire à ce problème. Et s’il en était besoin, le drame que vient de vivre la Finul démontre que la situation empire sur le terrain. En frappant la Finul, où servent aussi des soldats français, c’est la force de paix de la communauté internationale qui est atteinte. On ne peut que condamner cette action, qui démontre plus que jamais l’urgence de l’arrêt des combats. Dans ce conflit, les responsabilités sont évidemment partagées. Ce qui est sûr, c’est que la méthode utilisée, les frappes sur Gaza, d’une part, et sur le Liban ensuite, est à mon avis disproportionnée. D’autre part, je peux comprendre beaucoup de choses, mais je ne crois pas à une solution militaire dans ce genre de conflit. Un cessez-le-feu, cela veut dire que les conditions en sont réunies. C’est prioritaire. Que ces conditions soient faciles à mettre en œuvre, ça, c’est un autre problème. J’ai parfaitement conscience de sa complexité. Mais, à partir du moment où il n’existe pas de solution militaire, un cessez-le-feu s’impose. Il faut en discuter les modalités. Entre qui et qui l’accord politique dont vous parlez pourrait-il être négocié ? Cet accord politique, qui suppose un cessez-le-feu, doit être négocié, d’une part, entre le gouvernement libanais et le Hezbollah, et, d’autre part, entre la communauté internationale, Israël et le Liban. Vous paraît-il toujours inopportun de qualifier le Hezbollah d’organisation terroriste ? Ce n’est pas au moment où l’on veut essayer d’avoir un retour du Hezbollah, si c’est possible, au sein de la communauté libanaise et sa transformation en un parti politique qu’il faut soulever des questions de cette nature. Comment envisagez-vous une force internationale au Liban, et quel serait le rôle de la France ? La force multinationale suppose des conditions impératives. La première, c’est l’acceptation du cessez-le-feu par l’ensemble des protagonistes. La deuxième, c’est l’acceptation du principe même d’une force internationale par les différentes parties. Et la troisième, c’est que cette force internationale soit sous le chapitre VII de l’ONU. Le mandat de cette force doit être très soigneusement élaboré. Il y a d’abord un objectif politique, qui est le recouvrement par le gouvernement libanais légal de la totalité de sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire. C’est une condition sine qua non. Il y a aussi un objectif militaire, qui est de donner la possibilité aux forces libanaises, restructurées et aidées, de se déployer sur l’ensemble du Liban, et d’assurer la sécurité du pays. Cette force d’intervention doit avoir des moyens et des règles d’engagement adaptés à sa mission. La zone de déploiement doit avoir une dimension cohérente avec sa mission. Sa mission serait de contrôler le cessez-le-feu et d’assurer le respect des frontières, à la fois les frontières israélo-libanaise et syro-libanaise, naturellement. Il s’agit de veiller à ce que la zone d’où le Hezbollah se serait en principe retiré – c’est l’objectif – soit totalement démilitarisée. Et, enfin, la mission de cette force est de s’assurer qu’aucun tir de roquettes, quelle que soit leur nature, ne puisse être effectué sur Israël. Il faudra par ailleurs traiter de la sécurité de la frontière israélo-palestinienne. Pour la France, l’OTAN n’a pas vocation à mettre sur pied une telle force. Pour des raisons techniques, mais aussi pour des raisons politiques, l’OTAN n’est pas faite pour ce genre d’intervention. L’OTAN est perçue, qu’on le veuille ou non, comme le bras armé de l’Occident dans ces régions, et, par conséquent, en termes d’image, l’OTAN n’a pas vocation à cela. Si le Hezbollah refuse le désarmement et si Israël accepte un scénario de règlement du conflit, qui désarmerait le Hezbollah ? La force internationale ? l’armée libanaise ? C’est une des vraies questions. Je ne pense pas qu’une force internationale, dans l’hypothèse où aucun engagement politique ne pourrait être obtenu, ait la possibilité ou la vocation de désarmer le Hezbollah. C’est au gouvernement libanais de le faire. Ce qui implique qu’il y ait un accord politique. Le Hezbollah est actuellement dans le gouvernement libanais. On peut très bien imaginer, en tout cas souhaiter, que le Hezbollah tire les conséquences de sa présence même au sein du gouvernement, et qu’il se transforme en force politique. D’où la nécessité qu’il y a à avoir un minimum de contacts entre le gouvernement libanais et le Hezbollah. Le Hezbollah, désarmé, a vocation à être une force politique au Liban. Vous envisagez une force internationale déployée entre Israël et les Palestiniens ? Nous avons toujours estimé qu’il faudra aussi une forme de présence internationale pour aider à la sécurité de la frontière israélo-palestinienne. Le mandat et le cadre en seront naturellement différents. La Syrie doit-elle et peut-elle peser sur cette situation au Liban ? Je serais tenté de parler d’abord de l’Iran, dont la position est encore plus importante que celle de la Syrie. Il y a le problème nucléaire, et puis il y a l’Iran dans la région, et je pense qu’il ne faut pas mélanger ces deux questions. Une négociation est engagée avec l’Iran. Je regrette que l’Iran n’ait pas répondu plus tôt. Je pense que l’Iran doit se soumettre aux règles internationales, et que de ce point de vue il faut qu’il comprenne qu’un accord conforme aux règles de la communauté internationale, c’est-à-dire à la non-prolifération, est dans l’intérêt de tout le monde, et dans son intérêt. Je rappelle que les propositions faites à l’Iran sont substantielles. C’est une coopération complète sur le plan de l’électronucléaire, une coopération économique et un dialogue sur les questions de sécurité dans la région. J’ajoute que ces propositions, ce ne sont pas les « Trois » [Allemagne, France et Grande-Bretagne] qui les ont faites à l’Iran. Les Américains, les Russes et les Chinois s’y sont associés. C’est donc la communauté internationale dans son ensemble. Nous avons indiqué que s’il n’y avait pas d’accord, il faudrait aller devant le Conseil de sécurité et envisager des formules plus contraignantes, y compris des sanctions. Enfin, nous n’en sommes pas là. Nous avons été un peu déçus que l’Iran attende pour répondre. Il peut d’ailleurs avoir des problèmes de politique intérieure qui le conduisent à prendre quelques délais, je n’en sais rien, je n’ai pas de jugement sur ce point. Je souhaite beaucoup que l’Iran apporte une réponse positive à l’ouverture qui lui a été faite, parce que ça veut dire en quelque sorte que, d’une façon ou d’une autre – et là on quitte le nucléaire pour passer au régional –, on reconnaît ce qui est légitime : le droit de l’Iran à défendre une position dans la région. L’Iran est une vieille civilisation, un grand pays. Sa préoccupation de compter dans la région est légitime. On ne peut pas faire comme s’il n’existait pas. Il faut que l’on puisse reprendre des relations normales avec l’Iran. Par ailleurs, dans le conflit actuel, l’Iran a une part de responsabilité. Les informations dont nous disposons prouvent que des armements sophistiqués et des financements sont envoyés par l’Iran, via vraisemblablement la Syrie, au Hezbollah. C’est un problème. Mais on peut discuter avec l’Iran. Je voudrais vous rappeler que lors des élections au Liban, il y a eu une période où l’on s’est demandé quelle serait la réaction du Hezbollah à l’égard de ces élections. Seraient-elles contestées ? Nous avons eu à cette époque des contacts avec l’Iran. Et je suis obligé de noter que l’Iran a été plutôt coopératif. Pensez-vous que le déclenchement de la crise, le 12 juillet, porte la marque de l’Iran ? Je ne veux accuser personne. J’ai le sentiment que aussi bien le Hamas que le Hezbollah n’ont pas pris ces initiatives irresponsables simplement de leur propre chef. Voilà mon impression. Quant à la Syrie, je crois que c’est un problème un peu différent. La Syrie a, il faut bien le dire, un régime très minoritaire et très particulier, qui est à la fois juge et partie et qui a assez mal pris, après trente ans d’occupation, l’obligation de retirer ses troupes – 15 000 hommes – du Liban. Avec les conséquences politiques, économiques et sociales que cela comportait. Je n’aurais pas sur la Syrie le même sentiment que sur l’Iran. Ce que peut faire de mieux la Syrie pour se protéger elle-même et protéger sa population, notamment son niveau de vie, son développement, c’est de ne pas chercher à se venger du Liban. Cela risque d’être très dangereux pour elle. Quelle place pourrait prendre la France dans une force multinationale ? Je crois comprendre qu’au fond les Etats-Unis, à défaut d’une solution plus efficace, plus rapide ou meilleure, ne verraient que des avantages, ou pas d’autre solution que l’intervention de l’OTAN, c’est-à-dire, en clair, de la Force de réaction de l’OTAN (NRF) qui serait commandée par l’état-major du corps européen composé de l’Allemagne, la France, la Belgique et l’Espagne. J’ajoute que, d’après ce que nous croyons comprendre, il y aurait de la part des Américains le désir d’un envoi immédiat de cette force, qui serait en quelque sorte chargée d’appliquer le cessez-le-feu. Je vous ai dit les raisons pour lesquelles je pense qu’il faut d’abord un cessez-le-feu, puis un engagement politique et, à partir de là, une force multinationale sur le terrain, pour les missions que j’évoquais tout à l’heure. Je le répète, je ne crois pas que l’OTAN en tant que telle soit une bonne solution. Si ce n’est pas l’OTAN, qui est-ce ? Une autre expression de la communauté internationale, c’est-à-dire des nations qui sont volontaires pour constituer une force internationale de cette nature. On peut en trouver un certain nombre, j’en suis sûr. Qu’on trouve la notion-cadre capable d’assurer le commandement, c’est moins sûr. Parce qu’il n’y a pas beaucoup de nations qui soient prêtes à le faire. La France serait-elle prête à le faire ? La France a toujours assumé ses responsabilités au Liban. Elle se déterminera selon un certain nombre de conditions. Nous souhaitons avoir un cessez-le-feu, un engagement politique et une force internationale chargée d’appliquer, dans des conditions strictement précisées, cette politique. A ce moment-là, nous verrons. On a l’impression dans cette affaire que, malgré les différences, il y a tout de même une assez grande harmonie entre les positions américaine et française… Nous voulons la paix, cela ne donne pas lieu à discussion. Nous avons, ensemble, en réalité tous les deux, imposé la résolution 1559. Celle-ci n’est pas arrivée par l’opération du Saint-Esprit. C’est le résultat d’une action commune entre les Etats-Unis et la France. C’est un élément déterminant de la stabilité dans la région. De ce point de vue, nous avons eu une approche commune. Peut-être que nous n’avions pas exactement les mêmes arrière-pensées. Je n’en sais rien. Mais nous avons eu la même action. Cela ne veut pas dire que nous avons toujours la même position. Sur le désarmement du Hezbollah, il y a donc accord entre la France, les Etats-Unis et Israël ? Sur la nécessité d’appliquer la 1559, il y a un accord général. La secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, a dit que le temps est venu d’un « nouveau Moyen-Orient ». A quel point craignez-vous que les Américains ne poursuivent leur projet de transformation de la région ? Je ne veux pas préjuger et encore moins faire de procès d’intention. Ce qui est sûr, c’est que l’on ne change pas des régions par la force. Cette crise est le fruit d’une histoire très longue et très complexe. On n’est pas du tout dans la situation de 1982 ou de 1996. Les choses ont évolué. Il y a eu la guerre d’Irak, dont les conséquences sont loin d’être terminées, qui a déplacé en quelque sorte les lignes dans cette région et qui ne les a pas simplifiées, c’est le moins que l’on puisse dire. Cette situation me paraît de plus en plus préoccupante. Il y a eu une certaine évolution des rapports entre chiites et sunnites, et quelque chose qui m’inquiète énormément, qui est le durcissement entre l’islam mondial et l’Occident. Avec ce que cela comporte comme propension de développement du terrorisme. Pensez-vous que l’Irak connaît une guerre civile ? Si ce n’est pas la guerre civile, ce n’en est pas loin. Il y a des affrontements permanents, et ce qu’on pouvait craindre dès le départ, c’est-à-dire un éclatement de l’Irak, qui est la pire des solutions pour la région, est en train, je ne dirai pas de se produire, mais de devenir menaçant. Cela dit, la France n’étant pas impliquée dans cette affaire, il serait malvenu de donner des leçons. Etes-vous favorable à un retrait américain de l’Irak ? De l’Irak, sans aucun doute. Le problème est que c’est très difficile, parce que la présence de troupes américaines est à la fois nécessaire et source de préoccupations là-bas. Mais je ne crois pas que l’on puisse avoir une perspective de rétablissement de la paix civile en Irak sans donner aux Irakiens le sentiment qu’ils sont réellement souverains. Je crois qu’il faut, à une date qui reste à examiner, à déterminer, notamment avec les nouvelles autorités irakiennes, que nous soutenons, qu’il y ait une perspective de départ des forces étrangères. Quels sont les moyens dont dispose la France pour faire prévaloir le scénario que vous avez décrit pour le Liban ? Je dirai : le bon sens. Cela ne veut pas dire qu’il triomphe toujours. Nous avons dit clairement ce que nous pensions. Nous avons de cette région une certaine connaissance, traditionnelle, historique. Nous bénéficions probablement d’une certaine confiance de la part des Libanais au sens large et également de leur environnement, dans le monde arabe. Et Israël ne peut pas douter un seul instant que, pour nous, sa sécurité est un élément sur lequel aucune concession n’est possible. Cela nous permet tout de même de faire valoir une certaine expérience. Comment avancer sans dialogue avec la Syrie ? Il fut un temps où je parlais à Bachar Al-Assad. Je parlais avec son père. Pour ne rien vous cacher, ce dialogue s’est interrompu. C’est lui qui l’a voulu. Et puis je me suis aperçu qu’il ne débouchait sur rien. Que le régime incarné par Bachar Al-Assad me paraissait difficilement compatible avec la sécurité et la paix. Cela veut-il dire que vous êtes favorable à une politique de « changement de régime » à Damas ? Je me garderai bien d’ajouter un élément de complexité supplémentaire dans une situation qui ne l’exige pas. Les deux problèmes, celui du Liban et celui de la Palestine, sont-ils liés ? Ce sont deux problèmes différents, même s’il y a une problématique d’ensemble. Nous avons évoqué le problème du Liban en rappelant que la clé est la résolution 1559. Pour la Palestine, la clé, c’est de reprendre les discussions, d’abord avec Mahmoud Abbas. Quand il est venu à Paris, puis qu’Ehoud Olmert est venu à son tour, j’avais le sentiment que le dialogue allait repartir. L’un et l’autre m’avaient donné le sentiment qu’ils allaient se reparler et s’engager sur la voie de deux Etats côte à côte, indépendants, à la sécurité et à la viabilité garanties. J’étais plutôt optimiste. Je me demande jusqu’à quel point le Hamas, dans cette provocation, a été inspiré par l’extérieur. Je n’en sais rien. Ce qui est sûr, c’est que la riposte a été, là aussi, disproportionnée et que tout s’est interrompu. Il n’y a pas d’autre solution qu’une reprise des négociations, qui conduirait peu à peu le Hamas à accepter les trois points qui ont été exigés de lui : renoncement à la violence, reconnaissance d’Israël et acceptation des engagements pris par l’OLP [Organisation de libération de la Palestine]. C’est cela la solution. Quelle est la responsabilité de Téhéran ? La situation au Liban et le nucléaire sont deux dossiers séparés et qui doivent être traités comme tels. L’affaire du Moyen-Orient est tout à fait différente. L’Iran a plusieurs préoccupations : s’affirmer comme une puissance – sa volonté de maîtriser les techniques nucléaires en découle – et s’affirmer comme une puissance qui existe, qui compte dans la région. Cela a deux conséquences. Premièrement, l’Iran veut avoir des relations normales avec le reste du monde, notamment avec les Etats-Unis. Deuxièmement, il veut pouvoir donner son point de vue quand il s’agit des problèmes régionaux, alors qu’il est une puissance régionale importante. Il est normal d’avoir un dialogue avec l’Iran. Ensuite on en tirera les conséquences. Il n’y a pas de concession possible sur l’affaire nucléaire. C’est pour cela que je dis que c’est un problème à part et qui se réglera si nécessaire au Conseil de sécurité. Pour le reste, tout dépendra du comportement de l’Iran. Je vous ai rappelé son attitude de coopération au moment des élections libanaises. On a vu à ce moment-là l’influence que pouvait avoir l’Iran sur le Hezbollah et sa disponibilité à écouter les conseils de modération qu’on lui faisait. Peut-être que ces choses sont dépassées, mais enfin, la diplomatie est faite aussi de mémoire. Propos recueillis par Béatrice Gurrey, Patrick Jarreau, Natalie Nougayrède et Rémy Ourdan (Source : « Le Monde » du 27 juillet 2006)

For Politician Olmert-Peretz Duet, it’s a question of being up to the task

 By Bassam Bounenni

 

 

«This is not the finest hour of Israel’s national security leadership », Israeli Maj.-Gen (Res.) Yitzhak Ben-Israel told State Radio on June 22. Of course, he meant that Israel which is currently lead by Ehud Olmert and Amir Peretz – two politicians – couldn’t be up to a disastrous situation.

 

Nobody expected such a rough riposte from the Politician twosome towards the kidnapping of soldiers by both Hamas and Hizbullah. Even the Palestinian and Lebanese resistance organizations have been surprised by the back attack.

 

Since the beginning of its riposte, Israel has re-occupied Gaza Strip and many officials intend to re-invade the South of Lebanon, from which Tsahal withdrew in 2000.

 

For its first war without Ariel Sharon since its foundation, the Hebrew State is ready to overcome all the obstacles and to break all the taboos to recover, not only its soldiers, but also and mainly its military prestige.

 

In fact, the current clashes between Israel and Hizbullah lead to unprecedented reality. For instance, the Northern city of Haifa had never been bombarded before the current events.

 

In response, Israel heavily bombed Beirut, for the first time since 1982. Even if the landscape has changed since that date and many political protagonists in Lebanon seem to be nearer Israel than Arab countries – and especially Palestinian Authority-, Israeli forces open a front on its northern borders.

 

“The only fitting response in this situation is a military one”, claimed Ron Ben-Yishai in the newspaper Yediot Aharonot, while Ma’ariv proclaimed “War” in its headline.

 

This belief has wide support among Israelis. Except a “timid” 800-protester demonstration in Tel-Aviv on July 16, the public opinion is strongly backing its government in its riposte. The popularity of the duet Olmert-Peretz has reached unprecedented levels. And, Israelis, fearing the “surprises” announced by Hezbollah’s leader, Hassan Nasrallah, want more casualties in the other side.

 

Till now, hundreds of Lebanese had been killed and other thousands injured. The country had been ruined and its vital infrastructure destroyed.

 

As reaching dangerous levels of destruction, the Israeli riposte is showing that even non-military leadership is able to be up to the task. But, paradoxically, the political sequels could be disastrous.

 

The first international proposals formulated in order to put an end to the escalating fighting could be considered as a victory for Hezbollah. Even if the Shiite organization would have to disarm, it has certainly broken an old taboo that Arab missiles can’t reach Israel. Moreover, it would reach one of the major aims of its operation, which is freeing Lebanese prisoners in Israel.

 

The show is going on. And, both sides are doing well, in the eyes of their public opinions. Hezbollah has nothing to lose as it is a resistance organization. But, for the Israeli government, this face-to-face has other meanings.

 

An American proverb considers that’s the attitude more so than the aptitude that determines one’s altitude. May be it’s the case of Olmert-Peretz Duet in facing the current events.

 

(Source: le site Agoravox, le 26 juillet 2006)

Lien : http://www.agoravox.com/article.php3?id_article=5005

 


 

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