25 novembre 2009

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TUNISNEWS

9 ème année, N° 3472 du 24.11.2009

 archives : www.tunisnews.net  


Amnesty International: Tunisia: Authorities must release dissenting journalist COMMUNIQUÉ DE LA FAMILLE BEN BRIK Communiqué du Comité International pour la Libération d’Ahmed ELEUCH : Procès en appel ce jeudi 26 novembre 2009 ATFD: POURQUOI CE BLOCUS SUR L’ATFD ? Comité de Soutien aux Militants de l’UGET: Pétition internationale Reuters: Sept morts dans l’effondrement d’un bâtiment en Tunisie AFP: Le correspondant de l’AFP en Somalie et trois autres journalistes (Parmi eux Mme Naziha Réjiba – Oum Zied) distingués Bakchich: TUNISIE: QUAND LA DICTATURE SE FAIT TERREUR Slim Bagga: Quand Abdelaziz Bouteflika évacue Ouarda El Jazairya de Tunis TOUNSI Hor: l’imposture  du « Devoir de memoire »  de l’ineffable  petit candidat faire-valoir Ahmed el Inn (oubli) –  Une polemique derisoire ATS: Réfugié turc indemnisé: Couac de l’Office fédéral de la justice Reuters: L’ex-Khmer rouge Douch exprime ses « remords douloureux »


AMNESTY INTERNATIONAL PRESS RELEASE 24 November 2009

Tunisia: Authorities must release dissenting journalist

The Tunisian authorities must immediately release a well known government critic, journalist Taoufik Ben Brik, Amnesty International said today, and drop trumped up charges that could lead to his being imprisoned for up to five years. “Taoufik Ben Brik is being prosecuted on politically-motivated charges and he has not received a fair trial,” said Malcolm Smart, Amnesty International’s Director for the Middle East and North Africa. “He is a prisoner of conscience. He must be released immediately and unconditionally.” Taoufik Ben Brik was put on trial on 19 November at the Court of First Instance in Tunis, on charges of committing violence, damaging property, harming public morality and defamation. He denies the charges and says they have been manufactured and brought against him by the Tunisian authorities because of his criticism of the government. The court is due to deliver its verdict on Thursday. During his trial, the court failed to allow his defence lawyers an opportunity to fully present their case or cross-examine prosecution witnesses, and it appears to have accepted as evidence a statement which the authorities allege was freely given by Taoufik Ben Brik in pre-trial detention but which he says is false and bears a forgery of his signature. The court hearing last week took place amid oppressive security conditions. There was a heavy presence of security officials both inside and around the court, who prevented journalists and others from attending the proceedings. Only three members of Taoufik Ben Brik’s family were permitted to attend. Taoufik Ben Brik, who suffers from diabetes and a rare hormonal disorder called Cushing’s Syndrome, for which he needs regular medication, appeared physically weak and was unable to stand throughout the proceedings. “Taoufik Ben Brik’s appears to have been prosecuted on account of his criticism of the government and opposition to the recent re-election, for a fifth term of office, of President Zine El Abidine Ben Ali,” said Malcolm Smart. “It follows a pattern in which those who exercise their right to free speech to criticize the government or allege corruption are targeted for expressing dissent, in gross breach of Tunisia’s obligations under international law.” Public Document **************************************** For more information please call Amnesty International’s press office in London, UK, on +44 20 7413 5566 or email: press@amnesty.org International Secretariat, Amnesty International, 1 Easton St., London WC1X 0DW, UK www.amnesty.org


COMMUNIQUE DE LA FAMILLE BEN BRIK

Aujourd’hui 25 novembre, nous la famille de Taoufik Ben Brik, sa femme Azza Zarrad, sa sœur Saida Zoghlami, ses frères Jalel et Fathi Zoghlami, nous nous sommes présentés à la visite hebdomadaire  de Ben Brik  et avons été surpris, après une attente de près de deux heures, par l’attitude de  l’administration pénitentiaire nous interdisant de le voir prétextant que ce dernier refusait toute visite.  Ce prétexte ne nous convainc pas ; sachant que Taoufik Ben Brik tient beaucoup à cette visite hebdomadaire ainsi qu’à celle de tous ses avocats, qui, eux aussi se sont vu empêcher de le voir, malgré l’autorisation signée par le procureur général lui même. Depuis le jour du procès,  le 19 novembre, personne n’a pu voir Taoufik Ben Brik et nous nous inquiétons, à juste titre pour sa santé déjà précaire. Nous avons peur pour son intégrité physique et nous suspectons que quelque chose lui soit arrivé pour le cacher du regard da sa famille et d’autrui. Nous implorons la communauté internationale pour mettre fin  à  la criminalisation de la dissidence. POUR LA FAMILLE DETAOUFIK BEN BRIK AZZA ZARRAD


Communiqué du Comité International pour la Libération d’Ahmed ELEUCH 

Procès en appel du psychiatre franco-tunisien Ahmed ELEUCH ce jeudi 26 novembre 2009

                 Le C.I.L.A.E (Comité International pour la Libération d’Ahmed ELEUCH) tient à informer l’opinion publique que le Docteur ELEUCH se présentera à nouveau ce jeudi 26 novembre 2009 devant la Cour d’appel de Tunis pour assister à son procès.                    Libéré à titre provisoire le mercredi 16 septembre après 7 semaines d’emprisonnement, Ahmed ELEUCH était rentré en France le 26 septembre 2009. Son procès en appel a déjà été reporté à deux reprises, les 5 et 15 octobre 2009.                    Nous précisons que le Docteur ELEUCH a été libéré provisoirement sur décision judiciaire, et qu’il reste condamné à une peine de quatre ans d’emprisonnement. C’est de cette condamnation, prononcée en première instance, qu’il a fait appel.                    En dépit du risque encouru, le psychiatre franco-tunisien fera pour la troisième fois, en deux mois, le voyage de Paris à Tunis. Ses collègues, amis et sympathisants nombreux du C.I.LA.E. saluent cette décision courageuse et tiennent à faire part de leur soutien inconditionnel à Ahmed ELEUCH.                    Nous formons le vœu, en cette veille de l’Aïd el Adha, principale fête sacrée pour les musulmans, qu’Ahmed ELEUCH soit définitivement acquitté et puisse, après cinq mois d’épreuves douloureuses, retrouver son honneur et sa dignité.                    Docteur Patrick CHALTIEL, Psychiatre des Hôpitaux,                  Chef de Service à l’E.P.S. de Ville-Evrard,                  Président du Comité International pour la Libération d’Ahmed ELEUCH (C.I.L.A.E.)                                   Site internet : http://www.liberez-ahmed-eleuch.net                    Contact : liberez.ahmed.eleuch@gmail.com

Association Tunisienne des femmes democrates 112, Avenue de la Liberté 1002 Tunis.  Tél: (216)71 890 011 Fax: (216) 71 890 032  P (216) 22 953 782 Email : femmes_feministes@yahoo.fr Tunis, le 15 novembre 2009

COMMUNIQUE POURQUOI CE BLOCUS SUR L’ATFD ?

Sur l’ATFD l’étau se resserre ! Depuis le mois d’octobre, un impressionnant dispositif sécuritaire est mis à nos portes. Postés là en permanence et soumis à la loi du silence, des agents font régner leur ordre discrétionnaire, filtrant l’accès aux locaux de l’association et refoulant avec force les jeunes et les « indésirables » parmi les adhérentes ou les partenaires. Ce blocus qui vise à nous couper de tout lien avec notre environnement, frappe de plein fouet nos activités de formation organisées dans le cadre de l’Université Féministe Ilhem Marzouki. L’Université  Féministe Ilhem Marzouki est, à l’instar du Centre d’écoute et d’orientation des femmes victimes de violence de l’ATFD, une activité interne de sensibilisation et de formation à la culture féministe de l’égalité. Formation non diplômante et bénévole, elle vise la diffusion auprès d’une jeunesse menacée par les conservatismes, les archaïsmes et l’exil, les valeurs d’égalité des sexes, des droits humains, de la citoyenneté et de la démocratie. Cette activité, inhérente aux objectifs de l’ATFD pour les droits des femmes, a requis l’aménagement d’un espace abritant ses sessions et ses modules de formation. A cet effet, l’association a entrepris toutes les démarches administratives nécessaires exigées par les textes, notamment par la loi sur les associations. Déclaration préalable en a été faite. Aucun acte de rejet n’a  été en retour signifié à l’association. Face au siège qui se poursuit, l’ATFD a tenté en vain des médiations. A ce jour aucune démarche n’a abouti à une quelconque entrevue, ou RDV d’entrevue ou même à l’amorce d’un dialogue. L’ATFD n’a en effet pour vis-à-vis que la police politique dont le seul leitmotiv est d’exécuter les ordres… de qui ? Nous femmes démocrates, réunies en urgence : ·      déplorons cet état de fait que nous considérons abusif et attentatoire à la liberté d’association et au droit élémentaire de poursuivre en toute quiétude les activités inhérentes à notre engagement pour les droits des femmes, l’égalité et la citoyenneté. ·      Nous nous élevons contre cette politique de cantonnement des associations autonomes de la société civile, du silence auquel nous nous heurtons et de la gestion policière de nos affaires. ·      Nous mettons les autorités face à leur responsabilité envers la jeunesse du pays et les risques qu’elle encourt  du fait de la répression et de l’absence de libertés. ·      Nous demandons que le siège soit levé sur notre association et que l’on ouvre dans la transparence, avec qui de droit, les questions «litigieuses ». Pour l’ATFD La Présidente 

Comité de Soutien aux Militants de l’UGET uget.solidarite@gmail.com Pétition internationale

Nous, signataires de cette pétition, nous exprimons notre solidarité avec les militants de la Centrale syndicale tunisienne (UGET) et nous appelons à :  – La libération de tous les militants emprisonnés. – L’arrêt de toutes les poursuites judiciaires engagées contre les militants de l’UGET. – La réintégration dans leurs universités de tous les étudiants exclus. – La satisfaction des revendications syndicales et pédagogiques des étudiants. – L’arrêt de toute forme de répression contre l’UGET et lui permettre de tenir son congrès en toute liberté et de fonctionner en toute indépendance. Signez et faite signer cette pétition en envoyant vos signatures à uget.petition@gmail.com


Sept morts dans l’effondrement d’un bâtiment en Tunisie

Reuters, le 25 novembre 2009 à 13h55 TUNIS, 25 novembre (Reuters) – L’effondrement d’un bâtiment en construction dans une cimenterie du nord-ouest de la Tunisie a fait sept morts, mercredi, rapporte la radio publique. Un juge d’instruction s’est rendu à la cimenterie Oum Kelil de Kef et a ordonné le placement sous contrôle judiciaire de plusieurs chefs de chantier. Neuf personnes avaient trouvé la mort dans les mêmes circonstances, le mois dernier, dans une usine de meubles, mais de tels accidents sont rares en Tunisie.  

Le correspondant de l’AFP en Somalie et trois autres journalistes (Parmi eux Mme Naziha Réjiba – Oum Zied) distingués

AFP, le 24 novembre 2009 à 02h11  
NEW YORK, 24 nov 2009 (AFP) – Quatre journalistes, dont le correspondant de l’AFP en Somalie Mustafa Haji Abdinur, ont reçu mardi à New York le prix international de la liberté de la presse 2009, décerné par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), organisme de défense des journalistes. Les journalistes récompensés, outre Mustafa Haji Abdinur, sont la Tunisienne Naziha Réjiba, l’Azerbaïdjanais Eynulla Fatullayev et le Sri Lankais J.S. Tissainayagam. Mustafa Haji Abdinur, 27 ans, est depuis trois ans le correspondant de l’Agence France-Presse en Somalie, un pays livré au chaos et à la guerre depuis 1981. Il a fondé en 2007 une radio indépendante, Radio Simba, dont il est le rédacteur en chef. « En m’attribuant ce prix, ils reconnaissent le courage de tous les journalistes qui travaillent en Somalie », a déclaré Mustafa Haji Abdinur. « Ils rendent hommage à tous ces reporters qui ont fait des sacrifices énormes pour leur profession », a-t-il poursuivi. « Jamais au cours de ma vie –j’ai 27 ans– la Somalie n’a eu de gouvernement central », a-t-il expliqué. « C’est pour cela qu’il est si dangereux d’être reporter: il n’y a ni police, ni armée, ni système judiciaire pour nous protéger quand il y a un problème ». Mustafa Haji Abdinour « a vu six de ses confrères tués cette année dans des échanges de tirs dans les rues de Mogadiscio, ou abattus dans l’exercice de leur métier. Il figure parmi les très rares journalistes qui ont le courage de travailler à Mogadiscio en dépit de la violence et d’une économie en ruines », avait relevé le CPJ au moment de l’annonce des lauréats. Naziha Réjiba, « une des journalistes les plus critiques de Tunisie », selon le CPJ, dirige un site d’information indépendant, Kalima, qui a dû fermer en octobre 2008 à la suite d’une attaque informatique dont elle accuse le gouvernement. Elle a cofondé l’Observatoire de la liberté de la presse, de l’édition et de la création. « Je ne suis ni une héroïne, ni une victime, juste une journaliste qui voudrait travailler dans des conditions normales », a-t-elle dit. Les autres lauréats, emprisonnés dans leurs pays respectifs, n’étaient pas présents à la remise des prix dans un grand hôtel de Manhattan. Le journaliste azerbaïdjanais Eynulla Fatullayev a été condamné fin 2007 à 8 ans de prison pour « terrorisme » à la suite d’un article sur les relations entre son pays et l’Iran. Le journaliste sri-lankais d’origine tamoule J.S. Tissainayagam est détenu depuis mars 2008, et a été condamné à 20 ans de prison en septembre dernier pour des articles jugés contraires à « l’harmonie de la communauté ». Il a reçu cette année le premier prix Peter Mackler du « journalisme éthique et courageux », un prix créé à la mémoire de l’ancien rédacteur en chef de l’Agence France-Presse pour l’Amérique du Nord, décédé en 2008. Un reporter chinois récompensé en 2001 et qui était détenu depuis 2000 pour avoir exercé son métier, Jiang Weiping, ancien journaliste du quotidien Wen Hui Bao et de l’agence Xinhua, est sorti de prison et a pu recevoir son prix à New York mardi. Au cours de la cérémonie, l’éditorialiste du New York Times Anthony Lewis a aussi reçu le prix Benjamin Burton pour toute sa carrière dans le célèbre quotidien. AFP  

COUP DE BOULE TUNISIE: QUAND LA DICTATURE SE FAIT TERREUR

Catherine Graciet Vieux et malade, le Général-Président Ben Ali perd aussi la boule. A peine réélu lors d’un scrutin massivement boudé par les Tunisiens, le voilà qui réprime à tour de bras tout ce que le pays compte d’opposants à son pouvoir. Le journaliste Taoufik Ben Brik? Jeté en prison. Une « mascarade de procès », pour reprendre les termes de son avocat William Bourdon, s’est tenue le 19 novembre à Tunis. Le verdict a été repoussé au 26 novembre. Sihem Bensedrine? Assignée en résidence surveillée. Le journaliste Slim Boukhdhir? Passé à tabac. Tout comme Hamma Hammami, le mari de l’avocate Radhia Nasraoui. Le journaliste Slim Bagga? Menacé de mort par une feuille de chou à la solde de Ben Ali qui appelle aussi au meurtre du militant pour les libertés Kamel Jendoubi. La liste est longue et montre à quel point le tyranneau de Carthage fait dorénavant régner la terreur dans son pays. D’ailleurs, nombreux sont les dissidents qui craignent pour leur vie. Sentant son régime vaciller, le Général Ben Ali s’en prend même à l’ami français. Le sémillant Bernard Kouchner ose-t-il mollement critiquer la dictature qu’aussitôt son homologue tunisien orchestre une cabale médiatique contre lui. Traitement semblable pour le maire de Paris, Bertrand Delanoë qui s’est prudemment ému de la situation des journalistes tunisiens. Même l’éditorialiste Jean Daniel, grand ami de la Tunisie devant l’éternel, en a pris pour son grade après avoir voulu « arracher la clémence du Prince » dans l’affaire Ben Brik. Il est décidément grand temps que Nicolas Sarkozy, qui se pique de faire régner la démocratie dans le bassin méditerranéen et clamait l’an passé que « l’espace des libertés progressait » en Tunisie, cesse de cirer les babouches du Général Ben Ali. (Source : « Bakchich » (Satirique – France), N° 10, le 25 novembre 2009, page 16)

Quand Abdelaziz Bouteflika évacue Ouarda El Jazairya de Tunis

 
Slim Bagga J’avais oublié l’été dernier de mentionner que le grand ami de Ben Ali, Abdelaziz Bouteflika, qui s’inspire souvent du théoricien tunisien es-plébiscites et autres méthodes de gouvernement contestables, avait piqué une colère contre Zinochette et son clan. Mais une réaction tout à fait récente de la Diva Ouarda El Jazairia sur « El Watan d’Alger » vient de me le rappeler. Et c’est tant mieux. La célèbre cantatrice algérienne vient, en effet, de prendre fait et cause pour Taoufik Ben Brik sur la presse de son pays. On ne peut imaginer que de sinistres larbins, auteurs de panégyriques à Ben Ali, en fassent autant sur une presse aux ordres en Tunisie. Mais, c’est une autre histoire. Donc, courant l’été Leïla avait émis le voeu que Ouarda chante à titre privé au cours d’une fête de l’une de ses nièces. Elle fit juste passer ce souhait. Elle ne téléphona pas à l’intéressée, ne la sollicita pas. Que non! Leïla s’abaisser à demander une faveur à Ouarda? Quelle idée!!! Celle qui a osé en 1999 laisser l’avion d’Hillary Clinton poireauter dans le ciel de Tunis pendant trois quarts d’heure (« Et alors, qui est-elle? Qu’elle attende que je sois prête pour l’accueillir », vitupérait-elle) ne quémande pas ce qui tient lieu d’ordre. Bref, n’étant pas saisie officiellement par Leila zinochette Ben Ali, Ouarda fit la sourde oreille. Et lors de sa prestation à Carthage, elle fut tout bonnement sabotée par des voyous venus en mission commandée semer la pagaille. C’est en rentrant à son hôtel que la Diva prit réellement peur pour la suite de son séjour. Elle téléphona alors à une heure tardive à Boutef pour lui raconter sa frayeur et son désarroi. A 7 heures du matin, un avion officiel algérien était à Tunis pour rapatrier la chanteuse. Bravo qui?  

Réfugié turc indemnisé: Couac de l’Office fédéral de la justice

ATS, le 25 novembre 2009 à 12h02 Lausanne (ats) La Suisse devra indemniser un réfugié turc pour ne pas l’avoir informé du mandat d’arrêt lancé contre lui par les autorités d’Ankara. L’homme avait été arrêté à par les autorités allemandes à Lörrach (D), où il était allé faire des achats. Il était ensuite resté pendant 261 jours en détention dans une prison allemande. Un tribunal de Karlsruhe avait finalement refusé la demande d’extradition turque. Confédération responsable Avant d’être arrêté, le réfugié ignorait tout de l’existence du mandat d’arrêt. Estimant que l’Office fédéral de la justice était responsable de son incarcération, faute de l’avoir informé, il avait demandé des dommages et intérêts à la Confédération. Débouté par le Département fédéral des finances, il avait recouru au Tribunal administratif fédéral (TAF), qui lui a donné gain de cause. Le dossier devra retourner devant le département de Hans-Rudolf Merz, afin de fixer le montant de la réparation. Précédents Selon les juges fédéraux, il est certain que l’homme ne se serait pas rendu en Allemagne s’il avait su qu’il était recherché. Le fait qu’il y avait eu des précédents, puisque deux autres cas semblables s’étaient déjà produits, ne plaide pas en sa défaveur. L’intéressé pouvait légitimement penser que l’Office fédéral de la justice avait tenu compte des couacs qui s’étaient produits dans le passé et décidé entre-temps d’informer les personnes concernées des mandats d’arrêts déposés par la Turquie. Dans sa jurisprudence, le TF a relevé que les autorités ont une obligation d’aviser les intéressés. L’un des précédents concernait le cas d’un Kurde qui avait subi 112 jours de détention extraditionnelle en Allemagne. Il avait reçu 60’000 francs d’indemnité de la Suisse. (Source : www.rsr.ch (Suisse), le 25 novembre 2009)

 

A la suite de l’évolution prudente mais notable de la position française concernant les représailles post « électorale » en Tunisie –et en dépit de l’attitude pour le moins frileuse de l’ambassade de France en Tunisie ; les autorités de l’Etat-RCD ont déclenché les grandes orgues de leur propagande au style Nord Coréen de plus en plus marqué. On a donc assisté au crescendo des déclarations officielles véhémentes, outragées, disproportionnées et affichant une indignation puérile et de circonstances peu convaincante parce que, à l’évidence, simulée.

Parallèlement la presse de la désinformation, de l’intox et de caniveau s’est déchainée contre la France, Bertrand Delanoë ( la prime de l’abjection revenant cette fois-ci au « journal « Les Annonces » qui y est allé, explicitement, de sa tirade homophobe prévisible !). Et ,bien sûr il y a eu, du côté de « l’opposition administrative et du décor, le chœur des pleureuses arrogantes et apparemment effarouchées.

Outre le vieux caméléon Med.Moadda du MDS ( devenu Mouvement Sans Dignité), la palme de la bouffonnerie est revenu à A. El Innoubli candidat faire-valoir aux élections présidentielles et secrétaire général de l’Union Démocratique et Unioniste (UDU) dans une interview à Ach-Chourouk du 09 novembre réclamant des excuses de la France et demandant réparation à la France pour son passé colonial au nom du devoir de repentance. S’en prenant à l’opposition véritable, cet opposant d’opérette a traité les animateurs et les animatrices de la contestation et de la dissidence démocratique de « Harkis » !!

Mouché par Khémaïs  Chammari, le lendemain lors de la conférence de presse des trois hebdomadaires de l’opposition véritable qui ont décidé une grève d’une semaine en riposte à leur asphyxie programmée par le pouvoir, A. El Innoubli a récidivé toujours dans Ach-Chourouk en s’en prenant avec virulence à son contradicteur qui n’obtiendra bien entendu jamais de droit de réponse. Ce dernier est désigné ainsi que Moncef Marzouki . Kamel Jendoubi, Hamma Hammami, Radhia Nasraoui, Sihem Ben Sédrine et Taoufik  Ben Brick comme les éminences grises du « Parti de la France en Tunisie » voués aux anathèmes et aux gémonies

 

 L’IMPOSTURE  DU « DEVOIR DE MEMOIRE »  DE L’INEFFABLE  PETIT CANDIDAT FAIRE-VALOIR Ahmed El INN (OUBLI)

                           Secrétaire  de l’(UBU)-UDU :

 

               UNE POLEMIQUE DERISOIRE

 

S’appuyant      sur la presse  aux ordres mise à sa disposition par le pouvoir, le « candidat- faire valoir » A. El Innoubli s’en va t-en guerre contre la France, à la demande pressante de ses suzerains. Il demande à celle-ci des excuses pour le crime de lèse-majesté qu’elle aurait commis en faisant part de ses « préoccupations » et de ses « inquiétudes » concernant la multiplication des atteintes aux droits de l’homme dans notre pays ! Et il la rappelle, dans la même interview du quotidien « Ach-Chourouk », au devoir de repentance en proposant l’ouverture d’un débat national sur la question des « réparations »  à réclamer à l’ancienne puissance coloniale en Tunisie.

Comme chacun le sait, la presse est libre dans notre pays   . Les journaux, les députés et les partis enchainés aussi. On aurait tout de même aimé que les donneurs d’ordre à El Innoubli et à ses semblables, au sein de l’Etat-RCD, se prononcent, à visage découvert, sur une question de fond-et non de fonds- trop importante pour être confiée à un saltimbanque de l’opposition-décor.

Chiche !

Mais au-delà de cette irrésistible bouffonnerie surréaliste interprétée par le bien-nommé El Inn(oubli) – ce qui est pour le moins saugrenu pour un héraut du devoir de mémoire- ; relevons sans trop de commentaires les trois remarques suivantes :

 

  1. Khémaïs Chammari , vilainement pris à partie, a simplement rappelé , le 10 novembre ,lors de la conférence de presse des trois hebdomadaires de l’opposition véritable le contenu ,qu’il a justement qualifié d’indigne, de l’interview donnée, la veille, par A .El Innoubli à « Ach- Chourouk »concernant l’injure faite par ce dernier, à l’ensemble de l’opposition véritable désignée comme étant le camp des « harkis » ( par référence aux « harkis » de la guerre d’Algérie) ;les surenchères de El Innoubli sur les « réparations » exigées de la France n’étant citées que pour…mémoire.
  2. Contrairement aux allégations mensongères de la feuille de caniveau « Al-Hadath » cette remarque pertinente n’a choqué personne parmi l’assistance, bien au contraire, et elle n’a suscité aucune manifestation de désapprobation.
  3. Il est quand même époustouflant de lire, dans « Ach-Chourouk » , la façon grotesque et dérisoire avec laquelle El Innoubli, secrétaire général de l’UBU- pardon de l’UDU, récuse dans le même quotidien (qui a érigé la perfidie el les outrances xénophobes en ligne éditoriale), la qualité de défenseur des droits de l’homme de Khémaïs Chammari. L’ itinéraire de ce dernier, lauréat du prix de la CNCDH française et du prix international de la ville allemande de Nuremberg, n’a sûrement pas été un long fleuve tranquille et linéaire mais il est considéré- et El Innoubli et consorts n’y pourront rien- comme une des figures respectées parmi les défenseurs des droits humain au terme d’un itinéraire militant de 43 ans (1966-2009) jalonné par la répression. En revanche, à commencer par son passage en qualité d’officier au 2ieme Bureau militaire, le pedigree professionnel et politique de A. El Innoubli est ,de ce point de vue, tout à fait problématique ; Khémaïs Chammari ayant eu raison de conclure son interpellation, au cours de la conférence de presse du 10 novembre, par le rappel, entre autres constats  troublants de l’attitude de A. El Innoubli , créature et vassal inconditionnel de Abderahmane Tlili fondateur de l’UDU après avoir quitté le comité central du RCD  , embastillé depuis de longues années en dépit de la dégradation de son état de santé et pour lequel A ; El Innoubli n’a pas eu, sur le plan humanitaire, le moindre geste de reconnaissance ou de compassion.

 

Mais Judas a-t-il jamais été tenté par la repentance ?

 

TOUNSI HOR

    

Paris le 12 novembre 2009                                            

 


L’ex-Khmer rouge Douch exprime ses « remords douloureux »

Reuters, le 25 novembre 2009 à 11h33 par Ek Madra PHNOM PENH, 25 novembre (Reuters) – Douch, qui dirigeait le centre de torture S-21 sous le régime khmer rouge, a exprimé mercredi ses « remords extrêmement douloureux » pour la mort de plus de 14.000 personnes dans cet ancien lycée de Phnom Penh. De son vrai nom Kaing Guek Eav, il est le premier cadre de haut rang du régime de Pol Pot au pouvoir de 1975 à 1979 jugé pour crimes contre l’humanité par le tribunal mixte cambodgien et onusien. Devant ses juges, il s’est dit entièrement responsable des meurtres mais a ajouté qu’il avait servi une « organisation criminelle ». « J’ai découvert que j’avais fini par servir une organisation criminelle qui a détruit son propre peuple d’une manière monstrueuse. Je n’ai pas pu m’en éloigner », a dit cet ancien professeur de mathématiques aujourd’hui âgé de 67 ans. « J’étais, a-t-il ajouté, comme un rouage de la machine qu’on ne peut pas retirer. » « Mon voeu éternel est de présenter des excuses les plus respectueuses et les plus humbles pour ces décès », a-t-il dit à la barre de la salle d’audience, où plus de 600 personnes avaient pris place pour l’écouter. « Je suis psychologiquement comptable devant la population cambodgienne tout entière des âmes de ceux qui ont péri », a poursuivi Douch. « Puis-je vous implorer de m’autoriser à partager avec vous mon immense et tenace affliction et d’exprimer des remords extrêmement douloureux. » VERDICT EN MARS 2010 Douch est accusé de « crimes contre l’humanité, asservissement, torture, abus sexuels et autres actes inhumains » commis dans le camp S-21, un ancien lycée reconverti en centre d’interrogatoire et de torture où périrent 14.000 « ennemis » des Khmers rouges. Seuls sept détenus ont survécu. L’accusé a ajouté qu’il était alors convaincu de combattre pour libérer le Cambodge de l’impérialisme des Etats-Unis. Il nie aussi avoir tué ou torturé lui-même des détenus et a répété à de multiples reprises qu’il ne faisait qu’obéir aux ordres de peur de perdre sa vie. Un argument que Karim Khan, qui représente des parties civiles, rejette. L’avocat a demandé cette semaine aux cinq juges qui devront décider du sort de Douch de ne pas retenir cette thèse. L’accusé, a-t-il dit, était « idéologiquement dans le même état d’esprit » que les dirigeants du régime khmer rouge. Douch, dont le procès a débuté en février, est passible de la réclusion à perpétuité. La peine capitale n’existe pas au Cambodge. Jeudi, un procureur a réclamé au moins 40 ans de prison. L’accusation estime que l’accusé disposait d’une large autonomie dans ses fonctions de directeur du centre S-21 et qu’il n’a rien fait pour freiner ses gardiens. Au cours des 72 jours de témoignages, les juges ont entendu le récit de ces tortures, coups portés par des tuyaux métalliques, électrocution, viols avec violence, sous-alimentation. Le verdict est attendu en mars 2010. Au total, on estime à 1,7 million le nombre de Cambodgiens exécutés, décédés sous la torture ou morts de faim, de maladie ou d’épuisement sous le gouvernement khmer rouge dirigé par Pol Pot, au pouvoir entre 1975 et 1979. Quatre autres ex-responsables du régime sont actuellement en détention, dans l’attente de leur jugement: le « frère numéro deux » du régime de Pol Pot, Nuon Chea, l’ancien président Khieu Samphan, l’ancien ministre des Affaires étrangères Ien Sary et l’épouse de celui-ci. Pol Pot, le « frère numéro un » du régime, est mort en 1998 près de la frontière thaïlandaise, sans jamais avoir eu à répondre du génocide dont il a été le cerveau. Version française Jean-Stéphane Brosse et Henri-Pierre André REUTERS

 

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