24 octobre 2010

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TUNISNEWS
10 ème année, N° 3806 du 24.10.2010
 archives : www.tunisnews.net 


Liberté et Equité: La répression de Mohammed Mseddi, ex prisonnier politique

Liberté et Equité: Madame Monia Brahim est privée de passeport

Liberté et Equité: Dépassement de la durée légale de garde à vue – La famille d’Ali Ferhat présente une requête au Procureur de la République

Liberté et Equité: Contrôle sécuritaire et filature rapprochée d’Ali Laridh, ex porte parole officiel du mouvement En Nahdha

AISPP: La criminalisation par la parentalité !

CNSPBM: Vives préoccupations au sujet de la santé du journaliste Fahem Boukadous et de Ghazala Mohammedi

CSFEF: Réintégrer dans leurs emplois les militants syndicaux de Redeyef

Assabilonline:Tunisie, capitale des grèves de la faim

Maghreb Intelligence: Pourquoi les radios privées cartonnent

     

AFP: Tunisie : début de la 23e édition des Journées cinématographiques de Carthage

El Watan: FIFA : Le Tunisien Aloulou suspendu

Saphir News: Décès du philosophe Ridha Chaïbi

Youssouf T. Sangaré: Hommage au Pr. Ridha Chaïbi


Liberté pour Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies
Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté et Equité
Organisation Indépendante de Droits humains
33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis
Tel / Fax : 71 340 860
Liberte.equite@gmail.com
 
Tunis, le 23 octobre 2010

La répression de Mohammed Mseddi, ex prisonnier politique


Mohammed Mseddi, ex prisonnier politique, demeurant à Sfax, fait l’objet depuis deux semaines de menaces de violences et d’emprisonnement pour n’avoir pas attendu la permission de la police politique pour changer d’adresse car il est soumis à une condamnation à une peine complémentaire de contrôle administratif d’une durée de cinq ans prenant fin en juillet 2012.
 
Monsieur Mohammed Mseddi a informé les instances sécuritaires concernées de son lieu de résidence ainsi que le dispose la loi. Il ne doit pas attendre la permission et il lui suffit de donner l’information. Ce sont les agents de la police politique qui ont outrepassé leurs prérogatives et exécutent le jugement de contrôle administratif de façon arbitraire en le convoquant au poste de la brigade d’orientation de Sfax et en menaçant de le renvoyer en prison […] Monsieur Mohammed Mseddi a écrit au ministre de l’Intérieur pour l’informer du traitement illégal qui lui était appliqué et il attend toujours une réponse du ministère à ce sujet.
 
Monsieur Mohammed Mseddi qui avait été condamné à une peine privative de liberté de 27 ans et à une peine complémentaire de contrôle administratif de 5 ans, a passé plus de quinze années en prison et il souffre actuellement de maladies chroniques consécutives à la torture subie lors de sa détention et aux longues années de prison pendant lesquelles il a subi des mauvais traitements et connu des conditions dramatiques.
 
[…]
 
Pour le Bureau exécutif de l’Organisation
Maître Mohammed Nouri
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par l’auteur de la version en arabe, LT)


Liberté pour Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies
Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté et Equité
Organisation de droits humains indépendante
33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis
Tel/fax : 71 340 860
Tunis, le 24 octobre 2010

Madame Monia Brahim est privée de passeport


Madame Monia Brahim, épouse de monsieur Abdelhamid Jelassi, ex prisonnier politique, demeurant cité Zouhour à Sousse, attend toujours la délivrance de son passeport pour lequel elle a déposé une demande de renouvellement enregistrée au poste local le 12 avril 2008. Son premier passeport avait été confisqué en 1994 lors de sa détention. Elle avait ensuite été condamnée à deux mois et demi en premier ressort et avait bénéficié d’un non lieu en appel. Elle a passé toute la période de la condamnation en première instance en prison et à sa sortie elle a été soumise à un contrôle sécuritaire pour une période de dix ans bien qu’elle n’y ait été nullement condamnée.
 
Madame Monia Brahim a demandé à plusieurs reprises ce qu’il advenait de sa demande sans avoir de réponse. Elle a également écrit aux parties concernées, notamment à la présidence de la République et au ministère de l’Intérieur, en vain.
 
[…]
 
Pour le bureau exécutif de l’Organisation
Le Président
Maître Mohammed Nouri
 
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

 
Liberté pour Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies
Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté et Equité
Organisation de droits humains indépendante
33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis
 
Tel/fax : 71 340 860
 
Tunis, le 24 octobre 2010
Nouvelles des libertés en Tunisie

Dépassement de la durée légale de garde à vue

La famille d’Ali Ferhat présente une requête au Procureur de la République


 
L’épouse d’Ali Ferhat, ex prisonnier politique, a présenté une requête au Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kebili, l’informant de l’arrestation de son mai par des agents de la police politique le 15 octobre 2010 et du dépassement de la durée légale de la garde à vue, et de l’absence d’information quant au lieu et à la raison de la détention de son mari. Ali Harrabi et d’autres jeunes engagés religieusement et demeurant dans la même région, ont également été arrêtés avec Ali Ferhat.
 
[…]
 
Pour le bureau exécutif de l’Organisation
Le Président
Maître Mohammed Nouri
 
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

Liberté pour Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies
Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté et Equité
Organisation de droits humains indépendante
33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis
Tel/fax : 71 340 860
Tunis, le 24 octobre 2010
Nouvelles des libertés en Tunisie
 

1)   Contrôle sécuritaire et filature rapprochée d’Ali

Laridh, ex porte parole officiel du mouvement En Nahdha


L’ingénieur Ali Laridh, ex porte parole officiel du mouvement En Nahdha, est depuis dix jours soumis à un contrôle sécuritaire et à une filature rapprochée dans tous ses déplacements effectuée par des agents de la police politique à bord d’une moto et de voitures banalisées. Ce contrôle et cette filature s’inscrivent dans le cadre de la politique de harcèlement des opposants politiques et des défenseurs des droits de l’homme […]
 
[…]
 
Pour le bureau exécutif de l’Organisation
Le Président
Maître Mohammed Nouri
 
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)
 


 
Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques
43 rue eldjazira, Tunis
Tunis, le 23 octobre 2010
 

La criminalisation par la parentalité !


La garde à vue d’Ali Harrabi, ex prisonnier politique, se poursuit depuis le 15 octobre 2010. D’après des sources de l’association, le motif de son arrestation serait le fait que son nom aurait été cité par un détenu dans une affaire de jeunes pratiquants avec lequel il a des liens familiaux.
 
Monsieur Ali Harrabi a été condamné au début de la décennie noire des années 90 avec des milliers de cadres et de membres du mouvement En Nahdha et il est soumis depuis sa libération à un contrôle et à une filature policière rapprochée. Son arrestation a coïncidé avec celle d’Ali Ferhat, Ali Ben Aoun et Hichem Ben Taleb. Sa famille qu’on l’implique dans une affaire avec laquelle il n’a rien à voir.
 
[…]
 
Pour le Bureau exécutif de l’Organisation
 
Maître Mohammed Nouri
 
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par l’auteur de la version en arabe, LT)

Comité National de Soutien aux Populations du Bassin Minier
24 octobre 2010
Communiqué

Vives préoccupations au sujet de la santé

du journaliste Fahem Boukadous et de Ghazala Mohammedi


Le comité national fait part de sa profonde préoccupation due à l’état de santé  critique du journaliste Fahem Boukadous, en grève de la faim et des médicaments depuis vingt et un jours pour exiger sa libération. Son épouse, Afef Bennaceur, a exprimé son inquiétude pour la vie de son mari qui est atteint d’asthme aigu le contraignant à prendre ses médicaments quotidiennement.
 
Quant à mademoiselle Ghezala Mohammedi, en grève de la faim pour sa réintégration dans son emploi dont elle a été licenciée en guise de sanction pour son soutien au mouvement de protestation du bassin minier, elle a été transférée à l’hôpital hier dans un état critique à la suite d’une infection intestinale. Elle est toujours déterminée à poursuivre sa grève et met sa vie en péril.
 
[…]
 
Comité National de Soutien aux Populations du Bassin Minier
 
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Comité Syndicale Francophone de l’Education et de la Formation
XIIème rencontre du CSFEF

Réintégrer dans leurs emplois les militants syndicaux de Redeyef


Le mouvement social de Redeyef près de Gafsa en Tunisie est né du refus de la pauvreté, du chômage et de la corruption dans cette région d’exploitation de phosphate où le taux de chômage des jeunes dépasse les 60% (beaucoup sont diplômés de l’enseignement supérieur) et de la revendication du droit au travail et au développement économique de la région.
 
Trois ans après le début de ce mouvement social pacifique rien n’est réglé. A la répression violente entraînant trois décès se sont ajoutés un déchaînement judiciaire qui n’ a pas respecté le droit à la défense, et les condamnations de plusieurs dizaines de personnes à des peines allant jusqu’à plusieurs années de prison, transformant l’action militante en délit.
 
Libérés après plus de 18 mois de prison où ils ont subi mauvais traitements et tortures, les anciens détenus n’ont pas été amnistiés. Ils peuvent retourner en prison à tout moment, et aucun d’entre eux n‘a retrouvé un emploi. Ils font l’objet ainsi que leurs familles d’une surveillance constante et de harcèlements quotidiens.
 
Parmi eux des syndicalistes enseignants ont été emprisonnés puis libérés, mais n’ont toujours pas été réintégrés dans leur emploi:
 
Taïeb Ben Othmen, membre du syndicat de l’enseignement de base de Redeyef
Béchir Labidi, ex-secrétaire général du syndicat de l’enseignement de base de Redeyef
Tarek Halimi, membre du syndicat de l’enseignement de base de Redeyef
Adel Jayer, ex-membre du syndicat de l’enseignement secondaire
Abid Khelifi, syndicaliste rattaché à l’enseignement supérieur
Adnane Hajji, secrétaire général du syndicat de l’enseignement de base et membre de l’Union locale de Redeyef.
 
Le CSFEF exprime son soutien aux syndicats enseignants concernés et plus largement à ce mouvement social. Attaché au droit à l’Éducation, et au respect des droits humains, il exprime son soutien aux syndicalistes injustement mis en cause. Il demande une amnistie générale et la réintégration dans leurs droits et leurs emplois.
 
Fribourg 20 et 21 septembre 2010

Tunisie, capitale des grèves de la faim

Détérioration de l’état de santé de Mohammed Rhimi, gréviste de la faim


Assabilonline, Tunisie
 
L’état de Mohammed Rhimi, ancien prisonnier politique en grève de la faim, s’est soudainement dégradé vendredi 22 octobre 2010. Il est en grève de la faim depuis le 9 octobre dernier. Une spécialiste a dû l’ausculter et a demandé à sa famille de lui fournir un fauteuil roulant, au vu de son incapacité à se tenir debout et à marcher.
Une source a dit à Assabilonline que « des instances sécuritaires » (deux agents du district de Monastir, Rachid et Habib) l’avaient contacté pour lui donner leur accord à ses déplacements à Chebba pour son travail, mais ces mêmes instances avaient contacté de façon menaçante son employeur pour le dissuader d’accepter d’employer Mohammed Rhimi, prétendant qu’il était un danger pour l’Etat et la sécurité publique.
 
Une délégation de Liberté et Equité, composée de son avocate, Maître Imène Triki, de madame Zaïneb Souhili et de madame Jamila Ayad lui a rendu visite aujourd’hui. Rhimi […] a dit « depuis que j’ai quitté la prison, je suis en butte à la terreur, à la privation de la vie civile et de mes moindres droits » et il s’est plaint de la privation de la part de la police de son droit à circuler et à travailler, alors qu’il a eu une opportunité de travail dans la délégation de Téboulba à 18 kilomètres de Monastir, mais la police l’a empêché de se rendre à son travail. De même, son employeur, qui est son beau frère, a été menacé. On lui impose de faire enregistrer sa présence dans les postes du contrôle administratif à des heures variables et on a exigé de lui le silence et de ne pas relater ce à quoi il était en butte, et lorsqu’il a protesté «  on a lui a dit : ne nous parles pas de la loi, cela ne nous concerne pas » Rhimi a déjà relaté que le chef de brigade du district de Monastir, le dénommé Rachi et un groupe d’agents « l’avaient frappé après lui avoir menotté les mains dans le dos, cela lui avait perforé le tympan de l’oreille gauche et ils l’avaient obligé à signer un engagement à ne pas quitter la ville de Monastir, sinon il serait emprisonné. Lorsque je leur ai dit que je voulais consulter mon avocat, ils m’ont menacé » […]
 
D’autre part, sa mère a dit qu’elle avait subi de multiples pressions et avait eu des problèmes lorsque son fils était emprisonné. Elle en était épuisée et à cause de tout cela, elle a eu un cancer. Elle a demandé que la liberté soit restituée à son fils et qu’il puisse avoir une vie sociale. […]
 
Les grèves de la faim en Tunisie actuellement :
 
Mohammed Rhimi, ex prisonnier politique
 
Mohammed Akrout, ex prisonnier politique […]
 
Ghazala Mohammedi, militante du parti démocratique progressiste
 
Fahem Boukadous, en prison actuellement
 
Abdellatif Bouhjila, ex prisonnier politique
 
Salaheddine Aloui, syndicaliste et ex prisonnier politique, fait une grève de la faim tous les jeudis […]
 
Faïçal Smari, citoyen tunisien qui a arrêté sa grève sans avoir eu gain de cause.
 
Un groupe de prisonniers d’opinion de la prison de Mornaguia, depuis le 18 octobre 2010.
 
Abdessalam Toukabri, Tunis
 
Assabilonline
 
www.assabilonline.net
 
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par l’auteur de la version en arabe, LT)

 

 

Pourquoi les radios privées cartonnent

     


Jeudi, 21 Octobre 2010 08:51   
 
Elles sont au nombre de quatre et font déjà un tabac chez les jeunes. A Tunis, on les appelle les 4 mousquetaires. Programmes légers, ton assez libre, programmation musicale digne des grandes stations radios européennes.
 
Les radios privées tunisiennes sont aujourd’hui un véritable phénomène de société. La dernière en date à avoir vu le jour, Shem’s FM, propriété de Cyrine Ben Ali Mabrouk, fille du président Ben Ali connait un véritable engouement. Dotée d’un capital estimé à un million de dollars, Shem’s FM commence déjà à donner des soucis à la plus ancienne des radios privées tunisiennes, Radio Mosaïque lancée en novembre 2003. Entre temps, une autre radio a vu le jour à l’initiative de Sakher El Materi, gendre du président Ben Ali. Radio Zaïtouna dédiée aux programmes religieux, a pu fidéliser une bonne partie de l’audimat tunisien. En 2005, radio El Jawhara a commencé à émettre depuis la ville de Sousse. Même si elle n’a pas la réputation de radio Mosaïque qui dispose déjà d’un siège flambant neuf dans le quartier des affaires à Tunis, elle a tout de même pu survivre à ses grandes concurrentes. Grandes perdantes de ce match, les radios étatiques qui n’arrivent pas à se moderniser et qui sont en train de perdre du terrain. Chose qui ne préoccupe pas outre mesure les autorités publiques qui voient d’un bon œil cette nouvelle Tunisie qui déferle sur les ondes.
 
(Source: “Maghreb Intelligence” le 21 octobre 2010)
Lien: http://www.maghreb-intelligence.com/tunisie/521-pourquoi-les-radios-privees-cartonnent.html

Tunisie : début de la 23e édition des Journées cinématographiques de Carthage


AFP 23 10 2010
 
TUNIS — La 23e édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) s’est ouverte samedi soir à Tunis par la projection du film « l’homme qui crie » du Tchadien Mahmat-Saleh Haroun, prix spécial du jury au festival de Cannes 2010.
 
Le cinéaste y évoque les guerres dans son pays à travers l’histoire d’un père et d’un fils.
 
Dans une ambiance colorée, des vedettes arabes et africaines ont assisté à la cérémonie d’ouverture qui a eu lieu dans « La Bonbonnière », ancien théâtre de Tunis.
 
Parmi les invités d’honneur à cette cérémonie, la chanteuse libanaise Mejda Erroumi à qui ont été remis samedi à Tunis les insignes de grand officier de l’ordre du mérite culturel, une attribution du président tunisien.
 
« Nous allons encore une fois être témoins de moments de joie et de bonheur », a lancé Dorra Bouchoucha, productrice et directrice de la 23e session des JCC, doyen des festivals de cinéma du Sud.
 
« Ce festival est une occasion de rencontres et de dialogues (..) permettant au monde entier de voir le cinéma arabo-africain », a renchéri le ministre tunisien de la Culture Aberraouf Basti, en donnant le coup d’envoi des JCC.
 
L’édition actuelle verra la projection de plus de 200 films d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe dans diverses sections, mais la compétition officielle est consacrée aux réalisateurs arabes et africains.
 
Vingt-quatre longs et courts métrages en provenance de onze pays arabes et africains vont concourir jusqu’au 31 octobre pour la Tanit d’or, la récompense suprême du festival et qui tire son nom de celui d’une déesse carthaginoise.
 
Ce prix sera décerné par un jury présidé par le réalisateur haïtien Raoul Peck et dont feront aussi partie Diane Baratier (France), Joseph Gaye Ramaka (Sénégal), Anouar Brahem (Tunisie), Atiq Rahimi (Afghanistan), ainsi que les actrices Elham Shahine (Egypte) et Soulef Fawakherji (Syrie).
 
Les films les plus attendus sont « State of Violence » du Sud-Africain Khalo Matabenee, « Once again » de Joud Saïd (Syrie) et « Message from the sea » de Daoud Abdel Sayed (Egypte) ou « Voyage à Alger » d’Abdelkrim Bahloul.
 
Le festival a lieu régulièrement, tous les deux ans, depuis sa création en 1996.

FIFA : Le Tunisien Aloulou suspendu


La Fédération internationale de football poursuit sa série des suspensions à l’encontre des membres soupçonnés dans une affaire de corruption pour la désignation du pays hôte du Mondial 2018. Après avoir annoncé la suspension de deux membres du comité exécutif (CE) de la fédération, à savoir le Nigérian Adamu et le Haïtien Temarii, la FIFA vient de révéler la suspension du Tunisien Slim Aloulou ainsi que trois autres Africains également membres du CE. Interrogé sur cette affaire, le président de la FIFA, le Suisse Joseph Sepp Blatter s’est dit «extrêmement affligé».
 
(Source: “El Watan” (Quotidien – Algerie” le 22.10.10 | 03h00)


Décès du philosophe Ridha Chaïbi


Ridha Chaïbi vient de décéder ce jeudi 21 octobre, à la suite d’un accident tragique de voiture en Tunisie. Docteur en philosophie de l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne, Ridha Chaïbi avait enseigné à l’Institut international de la pensée islamique (IIIT) et était actuellement professeur à l’Institut des sciences humaines de Paris (IESH), où il dispensait des cours sur les fondements philosophiques de la civilisation occidentale, aux étudiants de 3e cycle.
 
Auteur de Nihayat attarikh wal insan al akhir (Éd. Markiz el-Inmaa, Beyrouth, 1993), de Liberté et Paternalisme chez John Stuart Mill (Éd. L’Harmattan, Paris, 2008) et co-traducteur en arabe de l’ouvrage de Francis Fukuyama, The End of History and the Last Man (La Fin de l’Histoire et le Dernier Homme), ce philosophe était régulièrement invité à participer à de nombreux colloques internationaux.
 
Il venait d’accepter un poste de maître de conférences à la faculté de lettres de l’université de Kairouan (Tunisie). La France vient de perdre un de ses intellectuels musulmans de la jeune génération, bien trop rares et qui œuvrent à l’élaboration de la pensée musulmane en Occident.
 
Un hommage lui sera rendu à l’IESH de Paris, lundi 25 octobre, à 13 heures
 
 
(Source: “Saphir News” le 21 octobre 2010)
Lien: http://www.saphirnews.com/Deces-du-philosophe-Ridha-Chaibi_a11926.html
 

 

Hommage au Pr. Ridha Chaïbi


 
par Youssouf T. Sangaré*
La disparition brutale de Ridha Chaïbi, décédé jeudi 21 octobre, a marqué nombre de ses collègues et anciens élèves. Un hommage lui est rendu ici par l’un des leurs
 
 
« La nature humaine n’est pas une machine qui se construit d’après un modèle et qui se programme pour faire exactement le travail qu’on lui prescrit, c’est un arbre qui doit croître et se développer de tous côtés, selon la tendance des forces intérieures qui en font un être vivant. »
 
C’est par ces mots, de John Stuart Mill, que s’introduit l’ouvrage de Ridha Chaïbi sur Liberté et paternalisme (1). Plus que des mots, ces lignes nous révèlent le sens d’une existence. Une existence comme quête de l’intériorité, ou plus exactement de la profondeur. Cette profondeur qui donne sens à la vie et balise son chemin.
 
Notre cher professeur R. Chaïbi faisait partie de ces hommes qui, au-delà des apparences, scrutent les profondeurs pour s’approcher, plus sûrement, des asiles de la sagesse.
 
La recherche de la hauteur était le fondement même de l’enseignement de R. Chaïbi. Loin d’étouffer la curiosité de ses étudiants, le Pr. Chaïbi avait choisi, comme méthode, de la cultiver. D’ordinaire, par les temps qui courent, le doute énerve, le questionnement scandalise ; ici, avec Ridha, ils transportent, enracinent et vivifient.
 
En plus de la méthode, le Pr. Chaïbi portait en lui cette bonté qui attire, rassure et invite l’étudiant au débat, à l’échange, à la profondeur. Ainsi enseignait-il avec un esprit de commisération qui non seulement m’a permis, personnellement, en tant qu’étudiant , d’échanger avec lui durant ses cours mais aussi, et surtout, en dehors.
 
Cher Pr. Ridha, ta rigueur, ton esprit critique – un esprit éveillé et capable d’éveiller – et ton humanité –au sens plein du mot – constituent des voies à suivre pour tes étudiants. À eux, maintenant, de les mettre à l’œuvre et de savoir les transmettre.
 
La miséricorde d’Allah est incommensurable ; nous Le prions pour qu’Il en répande une partie sur toi et sur ton père (3).
 
 
Notes
1. Ridha Chaïbi, Liberté et paternalisme chez John Stuart Mill, L’Harmattan, Paris, 2008.
2. De l’année scolaire 2008-2009 à 2009-2010, le Pr. Ridha Chaïbi nous a enseigné, à l’IIIT France, l’histoire de la civilisation islamique, la philosophie (dans une vision comparative) et la méthodologie de recherche.
3. Le père de Pr. Chaïbi a également trouvé la mort lors de l’accident de la route qui a fait succomber R. Chaïbi et blessé grièvement plusieurs passagers.
 
 
* Youssouf T. Sangaré est un ancien étudiant du Pr. Ridha Chaïbi.
 
(Source: “Saphir News” le 21 octobre 2010)

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