23 octobre 2010

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TUNISNEWS
10 ème année,N° 3805 du 23.10.2010
archives : www.tunisnews.net 


AISPP: Ali Ben Aoun a disparu depuis dix jours !

Liberté et Equité: Abdellatif Bouhjila est en danger – Le passeport est un droit, l’exiger est un devoir, le refuser est un délit

Luiza Toscane: Seconde semaine de grève de deux ex prisonniers politiques

CRIDEM: L’expulsion d’un Tunisien de la Mauritanie dénoncée par son avocate

AFP: Un chef jihadiste mauritanien menace la France de « nuits noires »

STRL: Communiqué

FTCR: Grâce à la solidarité Fayçal Tabbabi n’as pu être expulsé de Marseille


 
Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques
43 rue Eldjazira, Tunis
Tunis, le 22 octobre 2010

Ali Ben Aoun a disparu depuis dix jours !


La famille d’Ali Ben Aoun ignore toujours ce qu’il est advenu de lui et où il est détenu alors que dix jours ont passé depuis sa disparition le mardi 12 octobre à 18 heures 45. Son épouse, madame Mariam Bent Ben Jaber pense qu’il est détenu arbitrairement dans les locaux de la police politique et elle a fait part, lors d’une communication avec l’association dans l’après midi du 22 octobre, de ses craintes quant à son intégrité physique après que le Procureur de la République de Tunis ait nié à deux reprises savoir ce qu’il était advenu de lui.
 
Ali Ben Aoun est né le 10 août 1984. Il est étudiant en troisième année à l’Institut supérieur de Charia. Par le passé, il s’est rendu au Caire pour suivre des études à l’université ELazhar et les autorités égyptiennes l’avaient alors arrêté et livré à la Tunisie. […]
 
Pour le Comité directeur
 
Le vice Président
 
Maître Abdelwahab Maatar
 
Par inattention, le communiqué de notre association avait dit d’Ali Ben Aoun qu’il était un ancien prisonnier politique, or il ne l’est pas. C’est pourquoi nous renvoyons ce communiqué après l’avoir corrigé. Nous vous demandons de nous excuser […]
 
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

Liberté pour le Docteur Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies
Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté et Equité
Organisation de droits humains indépendante
33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis
Tel.Fax : 71 340 860
Liberte.equite@gmail.com
 
Tunis, le 22 octobre 2010

Abdellatif Bouhjila est en danger

Le passeport est un droit, l’exiger est un devoir, le refuser est un délit


Abdellatif Bouhjila, ex prisonnier politique, poursuit sa grève de la faim pour le douzième jour d’affilée, pour exiger son droit légitime, garanti par la Constitution, à avoir un passeport.
 
Une délégation de Liberté et Equité, composée du Secrétaire général, Abdelkarim Harouni, et d’un membre du bureau exécutif, Hamza Hamza, a noté le 22 octobre 2010, une détérioration de son état de santé, lui occasionnant des difficultés à se mouvoir et à parler, d’autant plus qu’il est affecté de maladies graves au cœur et aux reins. Si cette grève devait perdurer, sa vie serait en danger.
L’organisation Liberté et Equité fait endosser au pouvoir la responsabilité des problèmes de santé qui pourraient survenir et l’appelle à répondre à la revendication légitime d’obtention de son passeport, un droit constitutionnel, non négociable. Pour rappel, Abdellatif avait déjà fait une grève de la faim en de 60 jours en octobre 2008.  
Pour le Bureau exécutif de l’Organisation
Le Président
Maître Mohammed Nouri
(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT
 


Seconde semaine de grève de deux ex prisonniers politiques


Mohammed Rhim, âgé de 34 ans, a commencé à son domicile de Monastir le 9 octobre une grève de la faim pour protester contre l’injustice qui le frappe depuis qu’il est sorti de prison il y a un peu plus de trois mois, au terme de cinq années derrière les barreaux. Constamment suivi, il lui est interdit de circuler et de travailler. Il a été la victime d’une agression violente dont le résultat fut une perforation du tympan, perpétrée par les agents de la police politique qui voulaient l’obliger à signer un engagement à ne pas quitter la ville sans leur assentiment. Grève de la faim ou pas, sa seule sortie, quotidienne et imposée, consiste rendre au commissariat de police où il doit émarger. Ce qu’il demande, c’est de pouvoir vivre, tout simplement. Les effets de la grève de la faim commencent à se faire sentir et il éprouve des difficultés à marcher.
 
Abdellatif Bouhjila, libéré à titre conditionnel en 2007 au terme de neuf années et demie passées derrière les barreaux, n’avait pas eu la possibilité de récupérer son dossier médical à l’hôpital où il avait été soigné pendant son incarcération. Il s’est vu interdit de soins depuis sa sortie de prison et n’a jamais eu de réponse à sa demande de passeport. Pour la troisième année consécutive, il mène une grève de la faim pour son droit à un passeport afin de pouvoir se soigner à l’étranger. Il a commencé la grève de la faim à son domicile de Mégrine le 11 octobre, et déjà il éprouve des problèmes rénaux et accuse une grande fatigue. Pour autant sa détermination reste intacte.
 
Pour leur témoigner votre solidarité :
 
Mohammed Rhim : (00 216) 23 927 788 ou (00 216) 73 447 230
Abdellatif Bouhjila : (00 216) 23 048 533
 
Luiza Toscane
 

L’expulsion d’un Tunisien de la Mauritanie dénoncée par son avocate


L’expulsion jeudi soir du territoire mauritanien d’un Tunisien, Abdel Veraj Baraoui, jugé pour terrorisme puis acquitté par la Cour criminelle de Nouakchott, a provoqué une vive protestation de son avocate.
Me Fatimata M’Baye, par ailleurs présidente de l’Association mauritanienne pour la défense des droits de l’Homme (AMDH) et vice-président de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), s’est en effet insurgée contre une mesure, selon elle, « sans base légale et en contradiction flagrante avec la décision de la Cour criminelle qui a établi l’innocence de Baraoui ».
Dans un entretien avec la Pana, Me M’baye a estimé que son client était en règle vis-à-vis des services de l’immigration, et qu’au plan pénal plus aucune charge ne pesait sur sa personne.
Selon elle, il s’agit tout simplement d’une « violation de toutes les conventions internationales relatives à la protection des droits des immigrés ». L’avocate semble également craindre pour la liberté de son client une fois retourné dans son pays, malgré le fait qu’il ne fasse l’objet d’aucun mandat d’arrêt ou avis de recherche international.
Abdel Veraj Baraoui avait comparu mercredi devant la Cour criminelle de Nouakchott qui l’a acquitté au terme d’un procès qui a vu trois Mauritaniens écoper de la peine capitale pour terrorisme.
Le lendemain, jeudi, des hommes en civil se sont présentés chez lui d’abord comme des journalistes avant de révéler leur véritable identité.
 
(Source: www.cridem.org le 23 octobre 2010)
Lien: http://www.cridem.org/C_Info.php?article=48595
 

Un chef jihadiste mauritanien menace la France de « nuits noires »


NOUAKCHOTT (AFP) – 20.10.2010 12:59
 
Le chef d’un groupe mauritanien affilié à Al-Qaïda, jugé avec 18 autres islamistes devant la Cour criminelle de Nouakchott pour « appartenance à une organisation terroriste », a menacé mercredi la France de « nuits noires » et de « liquidations physiques d’apostats » en Mauritanie.
« Je veux le leur promettre ici, des nuits noires attendent la France de (Nicolas) Sarkozy », a lancé à la Cour Khadim Ould Semman, chef de l’organisation « Ansarou Allah » (sympathisants de Dieu), affiliée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Le procureur a requis mardi devant la Cour la peine capitale contre sept membres de cette organisation dont Ould Semman et deux autres en fuite, faisant l’objet de mandats d’arrêt internationaux.
Le verdict est attendu mercredi, selon des sources proches de la Cour.
Ould Semman a déclaré que lorsque les moujahidines prendront le pouvoir en Mauritanie, « les mécréants » parmi lesquels il a cité les Français, devront payer la dîme comme prévu par la charia (loi islamique).
Il a annoncé des « opérations de liquidation physique d’apostats et de mécréants » en Mauritanie.
S’adressant à la Cour avant son retrait pour délibération, il a affirmé: « je suis un moujahidine. J’ai voué ma vie à cette mission et je demande à la Cour de prononcer ma mort et de me découper en petits morceaux. Cela agrandira ma rétribution dans l’au-delà ».
Le procureur avait également requis mardi 20 ans de prison ferme avec travaux forcés contre sept autres jihadistes présumés parmi le groupe de 19 accusés jugés pour leur appartenance à « Ansarou Allah » et actes « terroristes », dont la mort d’un policier à Nouakchott en 2008 au cours d’une fusillade.
Les avocats des accusés ont estimé que le réquisitoire était « très sévère et disproportionné », affirmant que « l’accusation n’a apporté aucune preuve matérielle », selon Me Fatimata MBaye, avocate de l’unique étranger du groupe, le Tunisien Abdel Karim Faraje.
Mme Mbaye et les autres avocats ont dénoncé des « mauvais traitements et tortures subis » par leurs clients pour « leur extorquer des aveux les incriminant ». « J’ai souvent trouvé mon client ligoté, cela m’a choquée et j’en suis révoltée », a indiqué Mme MBaye.

 
STRL Syndicat Tunisien des Radios Libres
COMMUNIQUE


 Tunis le 21.10.2010
Le Syndicat tunisien des Radios Libres a constaté avec consternation le lancement d’une deuxième radio privé en l’espace d’un mois en l’occurrence « Express FM », au mépris  de la législation tunisienne qui régit le secteur (Décret beylical de 1957 du  monopole d’Etat sur l’audiovisuel, encore en vigueur) et des citoyens qui disposent d’un droit de priorité.
Le STRL considère que la prise d’otage de l’audiovisuel en Tunisie n’est en réalité qu’un dérapage de plus contre la liberté d’expression et une atteinte flagrante aux principes démocratiques.
En marge de cette démonopolisation virtuelle de l’audiovisuel tunisien les autorités cherchent à inonder la bande FM avec des stations publiques et para-publiques pour parer à toutes démarches libéralisantes.
Le STRL condamne avec force ce nouvel acte de piraterie d’Etat.
 Par ailleurs il se réserve le droit de convoquer une commission d’ONGs nationales et internationales pour enquêter sur ces dérives et poser le problème au grand jour si les autorités continuent à appliquer la politique de l’autruche.
 
Le Secrétaire Général
 Fourti Salah

FTCR
COMMUNIQUE URGENT

Grâce à la solidarité Fayçal Tabbabi n’as pu être expulsé de Marseille


Grâce à une mobilisation solidaire de plusieurs militants au port  de Marseille ce matin dénonçant la tentative d’expulsion pour la 6ème fois de Fayçal TABBABI, les autorités n’ont pu l’expulsé. Il est reparti par le fourgon de la gendarmerie qui l’avait amené de Rennes.
Fayçal est tunisien originaire de Redeyef ville minière du bassin de Gafsa (sud-ouest). Il a participé au mouvement social du bassin minier de Gafsa qui s’est battu contre le chômage et pour des emplois durables, mouvement qui a été terriblement réprimé. Comme beaucoup de jeunes de Redayef a fuit la Tunisie pour échapper à la répression policière. En cas de retour  il a des craintes fondées d’être maltraité.
La FTCR se félicite de cet authentique effort de solidarité et remercie les militantEs de RESF 13 ainsi que les élus,  notamment Mme Isabelle Pasquet sénatrice communiste des bouches du Rhône qui est intervenue auprès de la préfecture d’Ille-et-Vilaine. Ils ont manifesté à Marseille leur dénonciation de cette 6ème tentative d’expulsion de Fayçal en distribuant des tracts aux passagers en partance pour Tunis par un bateau de la SNCM.
Fayçal se trouve maintenant au centre de rétention du Canet à Marseille.
 
Nous nous adressons aux autorités françaises et leur demandons conformément aux valeurs républicaines du respect des droits humains, qu’elles ne livrent pas Fayçal et qu’elles régularisent tous les jeunes originaires de Redayef  qui ont fuit la Tunisie pour échapper à la terrible répression contre le mouvement social du bassin minier de Gafsa.
 
La FTCR
paris 23 octobre 2010

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