24 novembre 2009

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TUNISNEWS

9 Úme année, N° 3472 du 24.11.2009

 archives : www.tunisnews.net  


Reporters sans frontieres: Fahem Boukadous, un homme libre C.R.L.D.H. Tunisie: Infos Bakchich: Ben Ali flanquĂ© au lit par la Grippe A Hend Harouni: La surveillance policiĂšre stricte exercĂ©e sur Abdelkarim Harouni se poursuit le 24 Novembre 2009 AFP: Amnesty International demande la libĂ©ration du Tunisien Taoufik Ben Brik Magharebia: La dĂ©fense crie au scandale Ă  l’approche du verdict dans le procĂšs de Ben Brik Azza Zarad:  PriĂšre pour la libĂ©ration de Taoufik Ben Brik Abdel Wahab Hani: Le temps de la sagesse..  Les Retornados et l’obligation de CohĂ©rence AFP: Tunisie – Transfert: le Portugais Umberto Coelho limogĂ©, Benzarti nommĂ© AFP: La France favorable Ă  “un visa commun mĂ©diterranĂ©en” pour certains Ă©tudiants


REPORTERS SANS FRONTIERES COMMUNIQUE DE PRESSE 24.11.2009

TUNISIE Fahem Boukadous, un homme libre

« Je suis libre, je suis heureux ! ». C’est par ces mots que le journaliste Fahem Boukadous a appris Ă  Reporters sans frontiĂšres la nouvelle de sa sortie de la clandestinitĂ©, qui n’a pas Ă©tĂ© suivie d’une incarcĂ©ration, le 24 novembre 2009. ObligĂ© de se cacher pendant seize mois et demi, le journaliste de la chaĂźne satellitaire El Hiwar Ettounsi est ressorti libre du tribunal de Gafsa (400 km au sud de Tunis), ce matin. Fahem Boukadous a tout de mĂȘme Ă©tĂ© interrogĂ© pendant quelques heures dans les bureaux de la police politique de la ville, avant d’ĂȘtre libĂ©rĂ© vers 15 heures.   La fin d’un cauchemar ? RĂ©ponse le 21 dĂ©cembre, lorsque le tribunal de Gafsa rendra son verdict. Fahem Boukadous avait Ă©tĂ© condamnĂ© par contumace, en dĂ©cembre 2008, Ă  une peine de six ans de prison ferme, pour “constitution d’une association criminelle susceptible de porter atteinte aux personnes et Ă  leurs biens”, suite Ă  la couverture mĂ©diatique des manifestations populaires dans la rĂ©gion miniĂšre de Gafsa. La peine avait Ă©tĂ© confirmĂ©e en appel, le 5 fĂ©vrier 2009.   Le 5 novembre dernier, le prĂ©sident Zine el-Abidine Ben Ali avait graciĂ© les trente-huit prisonniers du bassin minier de Redeyef-Gafsa, jugĂ©s et condamnĂ©s pour leur participation aux manifestations qui se sont dĂ©roulĂ©es en 2008.   Une Ă©quipe de Reporters sans frontiĂšres a rencontrĂ© Fahem Boukadous, en octobre 2009, alors qu’il vivait toujours dans la clandestinitĂ©. Voir la vidĂ©o.   L’organisation reste vigilante. Deux journalistes, Taoufik Ben Brik et ZouhaĂŻer Makhlouf, sont toujours emprisonnĂ©s. Les avocats de ZouhaĂŻer Makhlouf, au cours de la seconde audience du procĂšs, le 24 novembre, n’ont pour ainsi dire pas pu plaider. Et le juge a annoncĂ© que le verdict serait rendu le 1er dĂ©cembre. Par ailleurs, les journalistes Sihem Bensedrine et Slim Bourkhdhir sont toujours sous Ă©troite surveillance policiĂšre. Le correspondant d’Al-Jazeera, Lotfi Hajji, est suivi dans ses moindres dĂ©placements. Enfin, l’étudiant Mohammed Soudani, qui a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© le 22 octobre 2009 pour avoir parlĂ© Ă  des journalistes de RFI et RMC prĂ©sents Ă  Tunis alors qu’ils couvraient l’élection prĂ©sidentielle du 25 octobre dernier, a Ă©tĂ© condamnĂ©, six jous plus tard, Ă  quatre mois de prison. Il a Ă©tĂ© gardĂ© au secret jusqu’au 9  novembre 2009.


 
C.R.L.D.H. Tunisie Ű§Ù„Ù„ŰŹÙ†Ű© من ŰŁŰŹÙ„ ۭۧŰȘŰ±Ű§Ù… Ű§Ù„Ű­Ű±ÙŠŰ§ŰȘ ÙˆŰ­Ù‚ÙˆÙ‚ Ű§Ù„Ű„Ù†ŰłŰ§Ù† في ŰȘÙˆÙ†Űł ComitĂ© pour le Respect des LibertĂ©s et des Droits de l’Homme en Tunisie membre du RĂ©seau Euro-mĂ©diterranĂ©en des Droits de l’Homme 21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  – Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34 contact@crldht.org / www.crldht.org Infos  
Fahem Boukaddous, condamnĂ© Ă  six ans d’emprisonnement dans l’affaire dite de l’entente du bassin minier, a fait opposition Ă  ce jugement auprĂšs du Tribunal de PremiĂšre Instance de Gafsa. Il a Ă©tĂ© diffĂ©rĂ© aujourd’hui devant le procureur de la RĂ©publique. Il a Ă©tĂ© remis en libertĂ© conditionnelle. Deux audiences ont Ă©tĂ© fixĂ©s pour l’opposition Ă  ses jugements prĂ©cĂ©dents en premiere instance et en appel. ( les 26 Novembre et 02 dĂ©cembre 2009). Parailleurs, notre camarade Mohieddine Cherbib est toujours condamnĂ© Ă  deux ans de prison par contumace dans cette mĂȘme affaire ainsi que le cas de Maher Fajraoui condamnĂ© Ă  6 ans par contumace et rĂ©fugiĂ© en France et Hassen ben abdallah condamnĂ© par contumace Ă  10 ans de prison (en fuite). Le 24 Novembre 2009


 Ben Ali flanqué au lit par la Grippe A

par Catherine Graciet

La Tunisie a annulĂ© Ă  la derniĂšre minute la visite du roi d’Espagne au pays du jasmin.

Le Président Ben à vie souffre de la Grippe A

Du jamais vu dans les relations entre l’Espagne et la Tunisie. Le 23 novembre, les autoritĂ©s tunisiennes ont annulĂ© la visite du roi d’Espagne Juan Carlos qui devait dĂ©buter au pays du jasmin le lendemain. Shocking ! L’excuse avancĂ©e par Carthage est la suivante : le mĂ©decin personnel du prĂ©sident Ben Ali lui a infligĂ© cinq jours d’arrĂȘt-maladie en raison d’une « inflammation aiguĂ« du pharynx ». InquiĂ©tant quand on sait que des informations concordantes en provenance de Tunis font Ă©tat de l’aggravation de la longue maladie dont souffre le dictateur ĂągĂ© de 73 ans.

Mais selon le premier quotidien espagnol El Pais, qui cite des sources diplomatiques europĂ©ennes, le tyranneau de Carthage souffre simplement de la 
 grippe A !

Le journal prĂ©cise mĂȘme que c’est sa niĂšce qui lui a transmis le virus qu’elle a attrapĂ© dans une garderie de Tunis oĂč l’on recense de nombreux cas.

Certains, en Espagne, ont un temps pensĂ© que le dictateur tunisien faisait une maladie diplomatique. Un mĂ©chant Ă©ditorial d’El Pais lui reste en effet en travers de la gorge et, rien Ă  faire, ne passe pas.

PubliĂ© le 28 octobre et intitulĂ© « La dictature discrĂšte », il raconte comment Ben Ali a recours « à tous les stratagĂšmes des despotes qui prĂ©tendent donner un vernis dĂ©mocratique Ă  leur pouvoir ». A savoir ? En se prĂ©sentant « comme un champion de la lutte contre le djihadisme et comme un dĂ©fenseur des droits des femmes, en instrumentalisant en sa faveur l’avance qu’il a pris sur ce terrain avec les pays voisins ». Bien vu.

(Source: Bakchich.info le 24 novembre 2009)


CommuniquĂ© Urgent Hend Harouni TĂ©l. : 216-71 971.180 Port. : 216-93 43 97 70 Au nom d’Allah Le ClĂ©ment et Le MisĂ©ricordieux, la Paix et la PriĂšre Soient sur Notre ProphĂšte Royal et SincĂšre Mohamed
Tunis le 24 Novembre 2009-7 Dhoulhija 1430

La surveillance policiÚre stricte exercée sur Abdelkarim Harouni, Secrétaire Général de « liberté et Equité » se poursuit le 24 Novembre 2009

La surveillance policiĂšre stricte Ă  l’encontre de mon frĂšre Abdelkarim continue et les 2 voitures suivantes de la police civile sont Ă  rajouter sur la liste figurant sur mes communiquĂ©s prĂ©cĂ©dents : – Ce jour : une « Jetta Volkswagen » noire immatriculĂ©e sous le No. 2398 TU 81 relevant du district de la police des Berges du lac. – Le 21.11.2009 : une « Polo » noire No. 4548 TU 84./.


Amnesty International demande la libération du Tunisien Taoufik Ben Brik

(AFP) –  le 23 novembre 2009 LONDRES — Amnesty International a appelĂ© mardi les autoritĂ©s tunisiennes Ă  libĂ©rer le journaliste Taoufik Ben Brik, Ă©crouĂ© depuis le 29 octobre, et Ă  abandonner les poursuites Ă  son Ă©gard. “Les autoritĂ©s tunisiennes doivent immĂ©diatement libĂ©rer le journaliste Taoufik Ben Brik, un opposant connu au gouvernement, et abandonner les accusations fabriquĂ©es (Ă  son Ă©gard) qui pourraient dĂ©boucher sur son emprisonnement pour cinq ans”, demande l’organisation de dĂ©fense des droits de l’homme dans un communiquĂ©. “Taoufik Ben Brik est poursuivi pour des accusations motivĂ©es par la politique et n’a pas bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un procĂšs Ă©quitable”, a dĂ©clarĂ© Malcolm Smart, directeur d’Amnesty International pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord. “C’est un prisonnier de conscience. Il doit ĂȘtre libĂ©rĂ© immĂ©diatement et sans conditions”, a-t-il soulignĂ©. EcrouĂ© depuis le 29 octobre, Taoufik Ben Brik (Zoghlami), 49 ans, est jugĂ© pour “faits de violence, outrage public aux bonnes moeurs et dĂ©gradation volontaire des biens d?autrui” sur la base d’une plainte dĂ©posĂ©e contre lui par Rym Nasraoui, une femme d’affaires de 28 ans. Le journaliste, qui doit connaĂźtre son verdict jeudi, s’est dit victime d’un “traquenard de la police” dans une affaire “entiĂšrement montĂ©e par la police politique”. Au cours de son procĂšs, “le tribunal n’a pas permis Ă  ses avocats de prĂ©senter leur argumentation ou de procĂ©der Ă  un contre-interrogatoire des tĂ©moins”, dĂ©nonce notamment Amnesty. “Taoufik Ben Brik semble ĂȘtre poursuivi pour ses critiques du gouvernement et son opposition Ă  la rĂ©cente réélection, pour un cinquiĂšme mandat, du prĂ©sident Zine El Abidine Ben Ali”, observe Malcolm Smart. Ce procĂšs s’inscrit dans la lignĂ©e des problĂšmes subis “par ceux qui exercent leur libertĂ© d’expression pour critiquer le gouvernement ou dĂ©noncer la corruption”, ce qui reprĂ©sente “une violation grossiĂšre des obligations de la Tunisie selon les lois internationales”, ajoute-t-il.

 

La dĂ©fense crie au scandale Ă  l’approche du verdict dans le procĂšs de Ben Brik

2009-11-23 Le journaliste Taoufik Ben Brik, confrontĂ© Ă  ce que ses avocats considĂšrent comme des accusations liĂ©es Ă  des motifs politiques pour ses critiques envers le gouvernement tunisien, sera fixĂ© sur son sort cette semaine. Par Jamel Arfaoui pour Magharebia Ă  Tunis – 23/11/09   Le tribunal tunisien remettra son verdict cette semaine dans l’affaire du journaliste controversĂ© Taoufik Ben Brik, au milieu des plaintes affirmant que ce procĂšs est motivĂ© par des raisons politiques et lĂ©galement truquĂ©. Le procĂšs de Ben Brik, arrĂȘtĂ© le 30 octobre pour des charges d’atteinte Ă  la dĂ©cence publique, de diffamation, d’agression et de dĂ©tĂ©rioration de biens privĂ©s, s’est achevĂ© le 19 novembre. Le tribunal remettra son verdict jeudi 26 novembre, mais selon la Ligue tunisienne de dĂ©fense des droits de l’Homme (LTDH), “ce procĂšs manque des garanties minimales nĂ©cessaires pour permettre au journaliste Ben Brik de se dĂ©fendre, et nous le considĂ©rons comme ayant simplement [l’apparence superficielle] d’un procĂšs auquel manquent en rĂ©alitĂ© tous les Ă©lĂ©ments nĂ©cessaires Ă  un procĂšs Ă©quitable”. Dans un communiquĂ© publiĂ© Ă  la fin du procĂšs, la LTDH a demandĂ© aux autoritĂ©s tunisiennes d’arrĂȘter les procĂ©dures, “qui portent atteinte Ă  l’image du pays et Ă  la rĂ©putation de son systĂšme judiciaire par suite de sĂ©rieuses violations des droits de l’Homme et des droits de la dĂ©fense”. Les avocats de Ben Brik ont Ă©galement publiĂ© un communiquĂ© signĂ© par le prĂ©sident de l’association du barreau de Tunisie, Bechir Al Sayd, dans lequel ils dĂ©noncent ce qu’ils appellent “la nature politique de ce procĂšs et l’insistance au maintien en prison de [Ben Brik] malgrĂ©… la nature faussĂ©e de cette affaire”. “Ce journaliste a Ă©tĂ© emprisonnĂ© dans le cadre d’une affaire montĂ©e de toutes piĂšces destinĂ©e Ă  intimider les voix de la libertĂ© et les militants des droits de l’Homme”, a dĂ©clarĂ© l’avocat français Me William Bourdon Ă  l’agence Reuters le 19 novembre. Mais selon le ministre tunisien de la Justice Bechir Tekkari, Ben Brik “est jugĂ© pour avoir agressĂ© une femme qui dĂ©posait plainte avec l’appui de tĂ©moins et d’un rapport mĂ©dical, ce qui n’a rien Ă  voir avec une quelconque entitĂ© officielle”. “Lorsqu’un journaliste commet un acte qui porte atteinte Ă  l’ordre public et Ă  la sĂ©curitĂ© des personnes, ses capacitĂ©s de journaliste ne l’exemptent pas des procĂ©dures lĂ©gales”, a dĂ©clarĂ© M. Tekkari lors d’une confĂ©rence de presse organisĂ©e le 6 novembre. Les appels de la LTDH et des avocats demandent la libĂ©ration immĂ©diate de Ben Brik. L’accusĂ©, qui se fait Ă©galement appeler Zaghlami, maintient que ce procĂšs est destinĂ© Ă  le punir pour des articles publiĂ©s dans plusieurs organes de presse français lors des rĂ©centes Ă©lections en Tunisie. L’un des avocats de la plaignante, Me Abdel Raouf Bazaoui, avait publiquement rĂ©futĂ© l’interprĂ©tation faite de cette affaire par l’Ă©quipe de la dĂ©fense, le 19 novembre, qualifiant sa cliente de “citoyenne ordinaire qui n’a rien Ă  voir avec des conflits politiques”. La semaine derniĂšre, Bazaoui avait refusĂ© une demande des avocats d’avoir plus de temps pour prĂ©parer le dossier. Le rejet de cette demande par le juge, couplĂ© Ă  des tentatives prĂ©sumĂ©es de bloquer l’arrivĂ©e Ă  Tunis de membres internationaux de l’Ă©quipe de dĂ©fense, avaient alimentĂ© les allĂ©gations d’interfĂ©rence gouvernementale. Pour sa part, la plaignante Rim Nasraoui a rĂ©futĂ© la semaine derniĂšre des allĂ©gations selon lesquelles elle aurait Ă©tĂ© embauchĂ©e par la police pour piĂ©ger Ben Brik et l’envoyer en prison pour ses critiques Ă  l’encontre du gouvernement tunisien. “Je n’ai rien Ă  voir avec la politique, et ces accusations selon lesquelles j’aurais Ă©tĂ© recrutĂ©e par la police pour piĂ©ger Ben Brik sont totalement infondĂ©es”, a dĂ©clarĂ© Nasraoui, 28 ans, Ă  la presse la semaine derniĂšre. “Il s’agit seulement d’une tentative de la part de Ben Brik pour tenter d’Ă©chapper Ă  la responsabilitĂ© de ses actions.” Au-delĂ  de leurs inquiĂ©tudes concernant les aspects lĂ©gaux du procĂšs de Ben Brik, l’Ă©quipe des avocats et des groupes internationaux des droits de l’Homme ont fait part de leur prĂ©occupation quant Ă  l’accĂšs Ă  des mĂ©dicaments de ce journaliste atteint d’une maladie chronique et Ă  la possibilitĂ© de recevoir des visites. NĂ©anmoins, M. Tekkari a dĂ©clarĂ© aux journalistes assistant Ă  cette confĂ©rence de presse que Ben Brik “recevait des visites de membres de sa famille”, ajoutant que le journaliste “ne souffre d’aucun problĂšme de santĂ©”. Cette affaire Ben Brik a Ă©galement donnĂ© lieu Ă  un incident diplomatique, la Tunisie rĂ©futant indirectement l’expression française de “prĂ©occupations” liĂ©es Ă  ce procĂšs. La prĂ©occupation officielle de la France sur cette affaire est partagĂ©e par les partis socialiste et vert du pays, ainsi que par des militants internationaux des droits de l’Homme comme Reporters sans frontiĂšres. Le prĂ©sident de RSF Jean-François Julliard et un membre du parlement europĂ©en assistaient au procĂšs de Ben Brik.
 
(Source: Magharebia.com le 23 novembre 2009)

PriÚre pour la libération de Taoufik Ben Brik

 
Le procĂšs du journaliste s’est ouvert le 19 novembre Ă  Tunis. Victime d’un complot politico-judiciaire, l’opposant tunisien devrait ĂȘtre fixĂ© sur son sort le 26 novembre. AprĂšs avoir fait parvenir un poĂšme depuis sa cellule, c’est au tour de sa femme d’adresser une “priĂšre” pour que la communautĂ© internationale se mobilise et obtienne sa libĂ©ration. Azza Zarad Parce qu’en matiĂšre de droit humain, il n’y a ni rouge, ni jaune, ni blanc, ni noir, Parce qu’en matiĂšre de libertĂ©, il n’y a pas de frontiĂšres, Parce qu’en matiĂšre de dignitĂ©, les bornes sont bannies, j’implore les ĂȘtres libres de cette terre pour mettre fin Ă  la prise d’otage de Taoufik Ben Brik, mon mari. Parce que rester silencieux ou indiffĂ©rent, c’est se rendre complice du crime perpĂ©trĂ© contre Ben brik en l’emprisonnant, J’implore Barack Obama, Angela Merkel, Nicolas Sarkozy … pour sortir de leur silence et libĂ©rer la plume libre de la Tunisie, la plume qui ne doit ou ĂȘtre rĂ©duite au silence. J’interpelle la terre entiĂšre, les cieux et les mers pour que la vĂ©ritĂ© Ă©clate et justice soit rendue, J’interpelle tous les enfants du monde, pour qu’ils pĂšsent de tout leurs poids, aussi lĂ©gers soient-il, pour mettre fin Ă  la terreur vĂ©cue au quotidien par mes deux enfants Ali et Khadija, J’implore les enfants du monde entier pour qu’ils soutiennent Ali et Khadija pour qu’ils puissent fĂȘter l’aĂŻd avec leur pĂšre. Parce que Ben Brik n’est pas le mĂ©chant loup, Parce que Ben Brik est le pĂšre que je souhaiterai Ă  tous les enfants Parce que Ben Brik aime les enfants, Parce que Ben Brik  est le pĂšre de tous les enfants Parce que Ben Brik n’a jamais passĂ© l’aĂŻd sans les enfants Faites qu’Ali et Khadija fĂȘtent l’aĂŻd avec leur pĂšre.
(Source: Courrier International  le 24 novembre 2009)


Le temps de la sagesse..

Les Retornados et l’obligation de CohĂ©rence

Par: Abdel Wahab Hani

« Un temps pour déchirer, un temps pour coudre » Paulo Coelho

Notre ami, ancien militant de la glorieuse Union GĂ©nĂ©rale Tunisienne des Etudiants (UGTE) et co-signataire de l’Appel pour le retour des exilĂ©s tunisiens, Si Moncef Boushaki, a Ă©tĂ© contactĂ©, ce midi, par les services consulaires de notre Consulat gĂ©nĂ©ral de Tunisie Ă  Nanterre, Ă  Pantin, en balnlieue parisienne, qui lui  signifiĂšrent l’établissement de son passeport tunisien.

Moncef a introduit une demande de passeport auprĂšs des services consulaires en mai dernier, aprĂšs des annĂ©es d’exil en France. Une longue sĂ©paration d’avec les siens, suite Ă  son dĂ©part du pays, aprĂšs avoir purgĂ© une peine de prison liĂ©e Ă  ses activitĂ©s syndicales et Ă  ses opinions.

Le fonctionnaire consulaire qui l’a reçu,  lui a notifiĂ© l’unique exigence rĂ©glementaire de se dĂ©mettre du statut de rĂ©fugiĂ©, comme le veut la stricte application des dispositions de la Convention de GenĂšve de 1951, rĂ©gissant le statut des rĂ©fugiĂ©s.

Cette bonne nouvelle nous conforte dans notre démarche digne et légaliste Pour le Retour des Exilés Tunisiens, en ce début de Quinquennat et de Législature.

Aujourd’hui, toutes les parties, directement concernĂ©es, semblent d’accord sur l’urgence d’une solution satisfaisante et digne, une solution qui ne souffre aucune Ă©quivoque, aucun calcul politien. Nous ne pouvons qu’engager toutes les parties, notamment nos autoritĂ©s consulaires, diplomatiques, administratives, judiciaires et politiques, Ă  redoubler d’effort sur cette voix.

Nous remarquons, d’ailleurs, que certains amis eurent, finalement, la sagesse d’intĂ©grer cette ligne lĂ©galiste et rĂ©gulariste. Cela met fin Ă  une valse-hĂ©sitation oĂč la confusion le disputait Ă  une radicalitĂ© mensongĂšre, cachant la fragilitĂ© des agendas politiques, et des acteurs et des indicateurs et des dĂ©sinformateurs et autres professionnels de l’intox!

Certains firent, in vitro, montre d’une extrĂȘme malhonnĂȘtetĂ© Ă  l’encontre de l’Appel,  la ligne qu’il trace et ses signataires. Ils en Ă©taient trĂšs loin dans la diffamation, l’invective et l’ignorance crasse du dossier, mais surtout de l’exil et de sa condition.

Nous ne nous attardons pas sur l’insupportable mesquinerie qui, au lieu de discuter frontalement notre approche, donna dans une dĂ©testable et franchement minable langue de bois moisi. Ainsi, le rĂšglement juste de la question des exilĂ©s fut-il comparĂ©, grotesquement voire  immoralement, Ă  la compromission d’avec l’occupant sioniste colonialiste et raciste, rien que cela !

Certains plumitifs et plumitives, grossiers et grossiĂšres, sans la moindre lĂ©gitimitĂ© in vivo, absents Ă  l’action, invisible sur le  terrain, donnĂšrent Ă  vomir en prenant part Ă  l’entreprise dĂ©testable de pourrissement et d’étranglement du dĂ©bat publique, lancĂ©e par une certaine presse orduriĂšre de caniveau.

Cependant, il nous tient Ă  cƓur de dire, Ă  cette occasion, tout le respect que nous avons pour le combat digne de l’un de nos compagnons de route les plus fidĂšles et le plus loyaux, l’un des esprits supĂ©rieurs de la diaspora tunisienne qui nous adressa des critiques constructives. Et je viens de nommer mon grand ami l’historien et philosophe Mondher Sfar, une Ăąme juste.

Tout juste, voudrions-nous lui prĂ©ciser, amicalement, la non-superposition de la question du Retour des Retornados Ă  la question de l’Opposition.  

Il s’agit de deux sujets diffĂ©rents. On peut tout Ă  fait ĂȘtre Opposant et rĂ©sister Ă  l’intĂ©rieur du pays, comme on peut ĂȘtre ExilĂ© sans la moindre vellĂ©itĂ© d’opposition. L’opinion est souveraine quel que soit le terrain de son exercice, quelle que soit la terre de son expression. Ici ou la bas, une opinion ne change pas. Ne faisons pas d’amalgame lĂ -dessus !

Demander son droit, dans les conditions lĂ©gales, n’est en aucun cas reddition. Tous les leaders historiques et les esprits libres sont rentrĂ©s chez eux.

Il n’y a d’ambition Ă  l’exil que le retour. C’est la seule ambition lĂ©gitime intrinsĂšquement liĂ©e Ă  l’exil. Tout l’exil est prĂ©paration du retour. Alors, le retour des Retornados, des Aidoun, est notre rĂȘve, le retour des Retornados, des Aidoun est notre combat collectif.

Il n’y a pas un seul exilĂ© qui prĂ©fĂšre ne pas rentrer chez lui, au prĂ©texte de s’opposer. A qui s’oppose-t-, de l’extĂ©rieur, lorsque des opposants le font Ă  l’intĂ©rieur, chez eux, la tĂȘte haute, le visage dĂ©couvert et les poitrines nues.

 

Nous voudrions, enfin, lancer un solennel appel Ă  la CohĂ©rence de tous les acteurs du dossier. C’est une Obligation de CohĂ©rence. C’est un devoir intellectuel et moral que d’aller jusqu’au bout de son idĂ©e et ne pas se contredire, entre l’arabe et le français, le dit et l’écrit, un texte écrit sur le net mercredi et une annonce Ă  la tĂ©lĂ© le samedi,  l’ĂȘtre et le paraĂźtre, le Tunis et le Paris, le jour et la nuit, le matin et le soir, au Consulat et Ă  Barbes, dans l’enceinte de son parti et entourĂ© de sa famille, devant ses fans virtuels ou devant sa maman, sa femme et ses enfants, tous meurtris. Meurtris, meurtris pour rien


 

Agir obĂ©it plutĂŽt Ă  “l’Ă©thique de la responsabilitĂ©” qu’à “l’Ă©thique du principe”, pour paraphraser Max Weber. Et le principe de la responsabilitĂ© contraste radicalement avec le principe du plaisir, distinction chĂšre aux psychologues. Les exilĂ©s responsables n’ont pas Ă  rester otages des exilĂ©s de plaisir. Ces derniers se complaisent dans leur situation confortable, psychiquement, socialement, matĂ©riellement et politiquement, bien que stĂ©rile et figĂ©e dans la rĂ©miniscence, productrice de nĂ©ant. 

 

Cette prise de de conscience, cette prise de distance, cette ResponsabilitĂ© et cette action citoyenne autonome sonnent le Temps de la Sagesse…

 

 

Vincennes, le 23 novembre 2009

Abdel Wahab Hani

awhani@yahoo.fr

Facebook: Abdel Wahab Hani; AIDOUN ILA TOUNES


Tunisie – Transfert: le Portugais Umberto Coelho limogĂ©, Benzarti nommĂ©

AFP, le 23 novembre 2009 Ă  19h27 TUNIS, 23 nov 2009 (AFP) -La Tunisie a limogĂ© l’entraĂźneur portugais Umberto Coelho aprĂšs son Ă©limination samedi dernier du Mondial-2010, a indiquĂ© lundi la FĂ©dĂ©ration tunisienne de Football (FTF) qui a choisi le Tunisien Faouzi Benzarti pour le remplacer. “Le Bureau FĂ©dĂ©ral a dĂ©cidĂ© de remercier tout le staff technique de l’Ă©quipe nationale”, a prĂ©cisĂ© la FTF dans un communiquĂ©. Il a proposĂ© que M. Benzarti “soit dans un premier temps Ă  la disposition de la sĂ©lection nationale pendant la CAN-2010 tout en assurant le cumul avec l’EspĂ©rance de Tunis jusqu’au mois de juin”. A partir du 1er Juillet 2010, le nouveau coach serait Ă  plein temps aux commandes de l’Ă©quipe nationale. Ancien joueur et entraĂźneur de l’Union sportive de Monastir (centre) Faouzi Benzarti, 59 ans, a ensuite dirigĂ© les principaux clubs tunisiens, l’EspĂ©rance de Tunis, le Club africain, l’Etoile sportive du Sahel, le Club sportif sfaxien et Stade tunisien. L’Ă©limination de la Tunisie du Mondial-2010 de football aprĂšs sa dĂ©faite face au Mozambique (0-1) a provoquĂ© une grande dĂ©ception dans le pays et la presse appelait depuis au limogeage de Coelho. Umberto Coelho avait succĂ©dĂ© en 2008 au Français Roger Lemerre, Ă©galement limogĂ© pour manque de rĂ©sultat. AFP  

La France favorable Ă  “un visa commun mĂ©diterranĂ©en” pour certains Ă©tudiants

AFP, le 23 novembre 2009 Ă  12h37 ROME, 24 nov 2009 (AFP) – Le  ministre français de l’Immigration Eric Besson a proposĂ© mardi Ă  Venise la crĂ©ation d’un “visa commun mĂ©diterranĂ©en” destinĂ© Ă  certains Ă©tudiants, lors d’une rencontre des ministres de l’IntĂ©rieur de dix pays du pourtour mĂ©diterranĂ©en. “Nous voulons ouvrir des opportunitĂ©s pour les immigrĂ©s en situation rĂ©guliĂšre, favoriser leur mobilitĂ© et leur circulation”, a-t-il expliquĂ© au tĂ©lĂ©phone Ă  l’AFP Ă  Rome, annonçant qu’il proposait Ă  ses collĂšgues “une expĂ©rience pilote pour les jeunes”, la crĂ©ation d’un visa commun mĂ©diterranĂ©en. Ce visa permettrait Ă  des Ă©tudiants issus de “filiĂšres d’excellence”, comme les technologies de l’environnement ou l’aĂ©ronautique, “de se dĂ©placer dans n’importe lequel des pays du 5+5, voire Ă  terme des pays de l’Union pour la MĂ©diterranĂ©e”, a-t-il expliquĂ©. Le 5+5 regroupe Espagne, Portugal, France, Italie, Malte, Maroc, Tunisie, Libye, AlgĂ©rie, Mauritanie. Ces Ă©tudiants auraient en outre accĂšs Ă  “une bourse mĂ©diterranĂ©enne” et Ă  “une premiĂšre expĂ©rience professionnelle Ă  la fin de leurs Ă©tudes”. M. Besson a, en parallĂšle, plaidĂ© pour “un renforcement de la lutte contre l’immigration illĂ©gale”, avec une aide des pays du Nord Ă  ceux du Sud pour “accroĂźtre leurs capacitĂ©s de surveillance”. A ce sujet, le ministre a rappelĂ© que la France et l’Italie avaient demandĂ© rĂ©cemment Ă  l’Union europĂ©enne un renforcement de l’agence europĂ©enne de surveillance des frontiĂšres Frontex. M. Besson a Ă©galement proposĂ© aux ministres du 5+5 d'”Ă©tudier les conditions dans lesquelles les candidats au statut de rĂ©fugiĂ© pourraient faire cette demande dans les pays de transit”. Cette procĂ©dure permettrait par exemple Ă  des candidats Ă  ce statut issus de pays de l’Afrique sub-saharienne de demander la protection internationale Ă  partir des pays de “transit” comme le Maroc, la Tunisie ou la Libye. “Nous devons pouvoir expliquer au candidat au statut de rĂ©fugiĂ© politique qu’ils n’ont pas besoin de prendre le risque de traverser la MĂ©diterranĂ©e pour que leur demande soit examinĂ©e”, a-t-il dit. De son cĂŽtĂ©, l’Europe s’engagerait Ă  “rĂ©partir de façon Ă©quitable” en son sein les personnes qui obtiendraient ainsi ce statut.  AFP

 

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