23 décembre 2010

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TUNISNEWS    10 ème année, N° 3866 du 23.12.2010  archives : www.tunisnews.net 


XXXXXXXXXXXX: Le câble diplomatique us manquant – UN TUNISIEN CRITIQUE LE RÉGIME DANS UN LIVRE À PARAÎTRE ; DÉVOILE DES  SECRETS SUR LA CORRUPTION DE BEN ALI OTDLS: 23 décembre : Derniers développements à Sidi Bouzid : Marche à Meknessi et rassemblement Tunisie: nouveaux troubles dans la région de Sidi Bouzid à la suite du suicide d’un jeune chômeur AFP: Tunisie : émeutes, la FIDH inquiète Jeune Afrique: Deux faits divers tragiques entraînent des troubles sociaux à Sidi Bouzid Los Angeles Times: TUNISIA: Apparent suicide triggers youth protests against unemployment IFEX-TMG: La guerre de la Tunisie contre les libertés civiles s’intensifie à l’approche de la fin de l’année IFEX-TMG: TUNISIA: Tunisia’s war on civil liberties intensifies with year’s end  Slim Bagga:  La cour europeenne des droits de l’homme saisie d’une plainte contre Abdallah Kallel pour faits de torture


 

Le câble diplomatique us manquant

 

Par XXXXXXXXXXXX

A Mohamed Bouazizi et à Houcine Ben Falah Felhi :  nés, élevés et suicidés en Tunisie par l’ère du changement

Le 13/12/2010 le quotidien espagnol El Pais, ainsi que certains des quotidiens internationaux faisant partie du pool comprenant, outre ce dernier,  The New York Times, Le Monde, The Guardian, Der Spiegel,  a révélé le contenu de 3 câbles diplomatiques, obtenus par Wikileaks, envoyés,  par Robert Godec ambassadeur américain à Tunis au département d’Etat, par ordre chronologique : en octobre 2006, novembre 2007 et juin 2009.  Deux mémos portent exclusivement sur « l’affaire Souha Arafat », le premier analyse les raisons qui ont pu mener le gouvernement tunisien à octroyer la nationalité tunisienne à la veuve de Yasser Arafat, à sa fille Zahwa  et à sa mère Raymonda Tawil, deux ans environ après la disparition du président de l’Autorité palestinienne. Le deuxième télégramme, examine les raisons et les conditions dans lesquels le gouvernement tunisien (autrement dit Leila Trabelsi-Ben Ali) à procédé dans des conditions rocambolesques à l’expulsion de Souha et à sa déchéance de la nationalité tunisienne. Le troisième câble   –  qui prolonge en partie et en partie seulement les deux premiers en évoquant d’une manière superficielle et presque fortuite la disgrâce de Souha Arafat d’après une nouvelle version fournie par un contact de l’ambassade  – effectue un retour sur le fléau de la corruption qui « gangrène la pays », avec toutefois un élément nouveau, Zine el Abidine Ben Ali serait personnellement impliqué dans au moins un cas de corruption. Aussi curieux que cela paraît, ni le quotidien espagnol dont la traduction du compte rendu signé par Ignacio Cembrero du service diplomatique fut mise en ligne sur Tunis news le 15 décembre 2010, ni Djamila Kouidri auteur de l’article paru le 14 décembre 2010 Dernières Nouvelles d’Algérie, ni les nombreux sites tunisiens (de langue arabe ou française)  qui, à sa suite ont repris les contenus publiée par les deux quotidiens, ne s’aperçurent de l’aspect (haute tension) de ce troisième câble. Il est probable que l’aspect «  people » « crêpage de chignon », « émir-harem-intrigues de palais » et « anecdotes croustillantes » entre les deux dames a prévalu dans la manière, quelque peu caricaturale et orientalisante, de traiter  l’information révélée par ces trois télégrammes.

Nous pensons qu’il serait utile d’en proposer la lecture,  dans une traduction effectuée par nos soins, aux non –anglophones. Comme il a été souvent dit et répété, toutes les informations divulgués par wikileaks à propos de la Tunisie sont plus ou moins connus par le grand public, toutefois ce qui fait la différence c’est d’abord la découverte que les Etats-Unis, considéré comme un soutien stratégique de la dictature de Ben Ali, a fait entrer en ligne de compte dans  le cadre de sa vision analytique globale de l’état du monde, des données que l’opposition tunisienne n’a cessé depuis environ quinze ans de documenter parfois aux prix d’énormes sacrifices et dans un environnement intérieur et extérieur sceptique et hostile. Ensuite, l’irruption fulgurante sur la scène médiatique universelle du wikileaks  et les révélations en cascade à « bousté » en quelque sorte le travail de la société civile en Tunisie, le formidable écho donné par la presse à travers le monde entier fut une véritable aubaine, mais, surtout aussi, il a confirmé aux yeux du monde la nécessité légitime de la fin de la dictature et l’instauration d’un régime véritablement républicain et démocratique. L’autre conséquence insoupçonnée fut le retournement des rôles : d’accusateur, le régime dictatorial devient accusé, pour s’en convaincre il suffit de jeter un œil sur les commentaires des 183 internautes sur l’article de I. Cembrero et prendre la mesure des immenses dégâts, du désastre plutôt, provoqués  par les turpitudes du couple présidentiel et de leur parentèle à n’en plus finir sur l’image du notre pays.  Le despotisme politique, l’absence de liberté, le vol, la rapine, la corruption, la répression tout azimut pratiqués à large échelle contre notre peuple, et l’impunité, sont allés jusqu’à  libérer en Occident des remugles xénophobes, racistes et colonialistes des partisans des théories de l’infériorité de races « et de la nécessité du retour à l’ordre colonial pour nous civiliser » Aucune campagne publicitaire de l’Office du tourisme tunisien ne saurait venir à bout de la noirceur étalée sur les pages de la presse du monde entier tout au long de ces dernières semaines. La question se pose, qui en est  responsable ? Nous, qui voulons un pays ouvert sur le monde, démocratique et pluraliste ou la dictature de la Mafia et de la police ?  

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Numéro d’identification   : 212425

Date :                                       2009 – 06 –16   18 : 45 :  00

Origine :                                  09TUNIS372

Source :                                   Embassy Tunis

Classification :                      CONDIDENTIEL // NON DIFFUSABLE ÉTRANGERS

DUNNO                                   07TUNIS1489

Destination                            VZCZCXRO0893

                                                  PP  RUEHROV  RUEHTRO

                                                  DE RUEHTU   #0372/ 01   1671845

                                                  ZNY  CCCCC  ZZH

                                                  P   161845Z   JUN   09   ZDK

                                                  FM  AMEMBASSY  TUNIS

                                                  TO  RUEHC / SECSTATE  WASHDC   PRIORITY  6374                       

                                                  INFO RUEHXK / ARAB  ISRAELI  COLLECTIVE  PRIORITY                  

                                                 RUCNMGH / MAGHREB COLLECTIVE PRIORITY

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 C  O  N  F  I  D  E  N  T  I  A  L   SECTION  01  OF  03  TUNIS   000372

NON DIFFUSABLE AUX ÉTRANGERS

SIPDIS

ÉTABLI  POUR  NEA / MAG  (NARDI  AND HAYES)

E. O .   12958  :  DEC :   06 / 16/ 2019

INDICES : PGOV,   PHUM ,   KCOR ,   SOCI ,   PREL ,  TS

OBJET :  UN TUNISIEN CRITIQUE LE RÉGIME DANS UN LIVRE À PARAÎTRE ; DÉVOILE DES  SECRETS SUR LA CORRUPTION DE BEN ALI

REF : 07  TUNIS   1489

TUNIS  00000372   001 .  2  OF  003

Classifié par : l’ambassadeur Robert F. Godec pour les raisons 1.4 (b) et (d)

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Résumé

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1.   (C)    XXXXXXXXXXXX a approché l’ambassadeur et Pol / EconCouns XXXXXXX XXXXX pour nous faire part de  XXXXXXXXXXXX l’ambassadeur lui a fourni des assurances que nous serions d’accord.

XXXXXXXXXXX a fait part d’un rapport, exceptionnel et de première main, sur la corruption qui existe depuis plusieurs années et dans lequel Ben Ali lui-même était montré demandant une part de 50% dans l’université privée. XXXXXXXXXXXX

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XXXXXXXXXXXX

Le jour où j’ai compris que la Tunisie n’est plus un pays libre

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2.  (C)  En marge d’une rencontre-événement entre entrepreneurs sociaux  voulant se lancer dans des projets et d’autre ayant déjà fait leur preuve XXXXXXXXXXXX Le livre est extrêmement critique à l’égard du régime Ben Ali, notamment et entre autres, en ce qui concerne la « dichotomie » entre le discours officiel et la réalité sur le terrain. Spécifiquement XXXXXXXXXXXX  il pointe l’« étouffement » des libertés politiques et le contrôle « omnipotent » des médias. Il révèle aussi que la liberté d’association est « illusoire » et estime que « l’état de droit » est davantage une fiction qu’une réalité. » XXXXXXXXXXXX

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XXXXXXXXXXXX

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3.  XXXXXXXXXXXX a demandé que l’ambassade américaine suive son affaire XXXXXXXXXXXX ; l’ambassadeur lui a assuré que nous le ferions. Pol / EconCouns a examiné quelques-uns des comptes rendus sur les conditions de détention dans les prisons dont on a eu connaissance grâce aux témoignages fournis par des prisonniers politiques libérés ; XXXXXXXXXXXX

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Révélation sur la  corruption I :

La French Connection  ?

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4.  (C/NF) Interrogé pour savoir s’il avait été en contact avec d’autres ambassades occidentales, XXXXXXXXXXXX a dit qu’il ne l’avait pas été. Il a notamment évité d’entrer en relation avec les français, alléguant que l’ambassadeur Degallaix est considéré comme l’ambassadeur de Ben Ali auprès du président Sarkozy, et non l’inverse. En outre, XXXXXXXXXXXX subodore que le gouvernement tunisien a indûment donné une villa à l’ambassadeur Degallaix, qui est enregistrée au nom de sa fille, rue Sidi Dhrif, toute proche de la propre résidence du Président. Il n’a fourni aucune preuve de cette corruption supposée, ou expliqué comment cette information est parvenue jusqu’à lui.

XXXXXXXXXXXX

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Révélation sur la corruption II :

Ben Ali obtient 50% de part XXXXXXXXXXXX

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5.  (C)  XXXXXXXXXXXX compare la corruption à un dangereux cancer qui gangrène la Tunisie , entretenu par les pratiques de corruption du Président Ben Ali et de sa famille élargie. Quand Pol/EconCouns a répondu en faisant remarquer que la plupart des histoires de corruption que nous entendons concerne «  La Famille  » plutôt que le Président lui-même, XXXXXXXXXXXX a rapporté un incident dans lequel Ben Ali lui-même était impliqué. XXXXXXXXXXXX au cours de cette assemblée Ben Ali a donné l’image de quelqu’un de « très mal renseigné », incapable de préciser certains des points clés XXXXXXXXXXX à propos des vertus XXXXXXXXXXXX Ben Ali lui a dit abruptement qu’il voulait un partage 50-50 dans l’entreprise. Effrayé de répondre par la négative, XXXXXXXXXXXX a dit qu’il a « feint l’innocent », prétendant ne pas comprendre la proposition du Président.

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Autre disputes avec «  La Famille  »

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6. (C) XXXXXXXXXXXX a aussi passé en revue les difficultés qui ont mené à la fermeture XXXXXXXXXXXX

 

Comment Les ennuis de Souha Arafat ont commencé

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7. (C) XXXXXXXXXXX a également proposé une théorie sur les dessous de la décision du Gouvernement tunisien de déchoir Souha Arafat de sa  nationalité tunisienne en 2007. (Note : Reftel a aussi donné un compte rendu de cet incident.) Il a dit qu’il avait entendu que Leila Ben Ali, avait projeté, à cette époque, de marier une nièce de 18 ans (NFI) au Premier ministre des Emirats arabes unis et émir de Dubaï, Sheikh Mohamed ben Rachid al-Maktoum, dont l’une des femmes est la demi-sœur du roi de Jordanie. Selon cette rumeur, Souha Arafat a alerté la reine de Jordanie, Rania, sur les plans  de Mme Ben Ali. Mais les propos tenus par Souha sont parvenus aux oreilles de la Première dame, qui s’est fâchée contre elle et l’a rapidement contrainte à quitter la Tunisie.

XXXXXXXXXXXX

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8. XXXXXXXXXXXX

XXXXXXXXXXXX

9. (C) XXXXXXXXXXX jouit d’un grand respect ; il est considéré comme un membre éminent de la communauté. Alors que nous pourrions douter de la véracité de certaines des rumeurs dont il nous a fait part, nous n’avons aucune raison de douter du comte rendu de sa conversation avec le président Ben Ali, dans lequel il a décrit le Président demandant une participation de 50% dans son université privée. Nous entendons régulièrement des allégations de corruption, mais de telles allégations sont en elles-mêmes difficiles à prouver. Toutefois  l’anecdote de XXXXXXXXXXXX nous frappe par sa crédibilité. Elle est également significative en ce sens qu’elle implique Ben Ali en personne, alors que beaucoup d’autres histoires de corruption rapportées impliquent jusqu’ici sa famille élargie.

10.  XXXXXXXXXXXX

Prière Visitez le site internet dédié de l’ambassade à Tunis :

http://www.state.sgov. gov/p/nea/tunis/index.c fm

Godec

Traduit de l’anglais  


l’Observatoire tunisien pour des droits et des libertés syndicaux.

23 décembre : Derniers développements à Sidi Bouzid : Marche à Meknessi et rassemblement


Après une nuit sanglante marquée par les affrontements entre la jeunesse en colère de Sidi Bouzid et les forces de la Sûreté, notamment à Menzel Bouzaiane et Sidi Ali Ben Aoun, après l’annonce de la nouvelle du suicide d’un second jeune par électrocution, la matinée du jeudi 23 décembre 2010 a été relativement tendue. L’augmentation des forces de l’ordre en nombre à Sidi Bouzid était notoire à proximité du siège du gouvernorat où se tenait une réunion avec le ministre du développement économique sur les moyens de développer des projets de développement dans la région. Selon le département de l’information de l’Union Régionale du Travail de Sidi Bouzid, vers midi aujourd’hui, une marche pacifique a démarré à Meknessi, encadrée par le syndicat, et elle a parcouru plusieurs rues de la ville, scandant des slogans exigeant le droit au travail pour tous. Dans la délégation de Mizouna, les chômeurs se sont rassemblés, encadrés eux aussi par des syndicalistes. Correspondance de l’Observatoire tunisien pour des droits et des libertés syndicaux. (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Tunisie: nouveaux troubles dans la région de Sidi Bouzid à la suite du suicide d’un jeune chômeur


AP: 23/12/10 13:35 TUNIS (AP) — Théâtre de troubles sociaux ces derniers jours, la vile de Sidi Bouzid, dans le centre tunisien, a vécu mercredi soir de nouveaux développements avec le suicide d’un jeune chômeur qui s’est électrocuté du haut d’un pylône de haute tension, a-t-on appris de sources concordantes. Joint par l’Associated Press, un dirigeant du Parti démocratique progressiste (PDP/opposition), Attia Athmouni, a expliqué que Houcine Néji, 24 ans, s’était donné la mort après avoir escaladé un pylône électrique. « Il a été électrocuté sur le coup au contact de câbles d’une puissance de 30.000 volts et est tombé inerte devant une foule ahurie », a relaté M. Athmouni, également porte-parole du comité de soutien aux populations de Sidi Bouzid. Aussitôt après cet acte suicidaire, de « violents affrontements se sont produits entre les forces de l’ordre et la population, la plupart des jeunes. Aux bombes lacrymogènes de la police, les manifestants réagissaient par des jets de pierres », a précisé M. Athmouni. Les troubles se sont étendus dans la nuit aux villes proches de Meknassy et de Menzel Bouzayane. Selon le syndicaliste Mohamed Ben Fadhel, « les affrontements les plus violents » ont eu lieu à Menzel Bouzayane, « où des centaines de manifestants ont complètement brûlé le siège de la délégation (sous-préfecture) avant de se diriger vers le poste de la garde nationale qu’ils ont assiégé ». Les troubles avaient débuté vendredi dernier lorsqu’un autre jeune a tenté de se suicider en s’immolant par le feu après s’être aspergé d’essence devant la préfecture. Vendeur ambulant de fruits et légumes et seul soutien de famille, Mohamed Bouazizi, un diplômé de l’université âgé de 26 ans, a voulu mettre fin à ses jours après la saisie de sa marchandise par des agents municipaux. Cette tentative de suicide avait donné lieu à des affrontements entre la police et la population de Sidi Bouzid, une région agricole où le taux de chômage est élevé, notamment parmi les diplômés de l’enseignement supérieur, selon des sources de l’opposition. AP


Tunisie : émeutes, la FIDH inquiète


AFP 23/12/2010 | Mise à jour : 12:33

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) exprime « sa vive inquiétude face à la situation en Tunisie après les émeutes » survenues dans la région de Sidi Bouzid (sud) à la suite de la tentative de suicide d’un jeune Tunisien, dans un communiqué. Selon la FIDH, les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont commencé samedi à Sidi Bouzid (265 km au sud de Tunis), « se sont propagés aux villes alentour » et ont « perduré jusqu’au mardi matin ». « Plusieurs dizaines de manifestants ont été arrêtés. A ce jour, trois personnes sont toujours détenues par les forces de police tunisiennes », dit  l’ONG qui demande « la libération des derniers détenus » et « une enquête impartiale ». Tout a commencé le vendredi 17 décembre quand Mohammed Bouazizi, 26 ans, vendeur ambulant de fruits et légumes, s’est fait confisquer sa marchandise par la police municipale, n’ayant pas les autorisations nécessaires. « Devant l’impossibilité de récupérer son bien, il a décidé de s’immoler par le feu devant la préfecture. Gravement blessé, il a rapidement été évacué vers un hôpital de Tunis », dit la FIDH. « A la suite de cet incident, des habitants de Sidi Bouzid ont organisé, le jour même, un sit-in pacifique devant la préfecture. Ce rassemblement s’est poursuivi le samedi 18, regroupant toujours plus de personnes. Des heurts ont alors éclaté entre les manifestants et la police, et plusieurs personnes auraient été blessées des deux côtés », poursuit l’organisation. Selon un témoin, les manifestants scandaient des slogans pour réclamer le droit de travailler en soutien au jeune commerçant diplôme de l’université et seul soutien de sa famille. Les autorités tunisiennes ont affirmé lundi que ces heurts ne représentaient qu’un « incident isolé », et dénoncé leur exploitation à des fins politiques « malsaines ». La Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’Homme (LTDH) avait demandé dimanche une « enquête sérieuse ». Saluant le mouvement de protestation, le Parti démocratique progressiste (PDP, opposition légale) a appelé à la libération des personnes arrêtées. « Ces événements font écho aux mouvements de protestation sociale qui avaient eu lieu dans le bassin minier de Gafsa (sud-ouest) en 2008, à suite desquels plusieurs dizaines de personnes avaient été condamnées », conclut la FIDH.  

 

Deux faits divers tragiques entraînent des troubles sociaux à Sidi Bouzid


23/12/2010 à 17h:03 Par La rédaction web de Jeune Afrique
La région de la ville tunisienne de Sidi Bouzid (centre du pays) connait des troubles sociaux depuis vendredi dernier. Deux tentatives de suicide en public, ayant fait un mort et un blessé grave, ont déclenché la colère des habitants.

La petite ville de Sidi Bouzid, dans le centre de laTunisie, est en proie à destroubles sociaux d’une ampleur inhabituelle depuis près d’une semaine. Ceux-ci ont débuté vendredi 17 décembre après la tentative de s’immoler par le feu avec un bidon d’essence d’un homme, devant la préfecture. Mohamed Bouazizi, un jeune diplômé de 26 ans, venait de se voir confisquer les fruits et légumes dont il faisait le commerce, faute d’autre emploi. D’après l’Agence France presse, il s’agissait de la seule source de subsistance de sa famille. Selon les autorités tunisiennes, qui réagiront plus tard, le jeune homme exerçait « dans un lieu non autorisé » et refusait « de se conformer au règlement ». Dans un état critique Celui-ci aurait commis ce geste désespéré après s’être vu interdire de rencontrer le préfet pour se plaindre, d’après l’AFP. Il a ensuite été transporté au service des grands brûlés dans un hôpital de la région de Tunis dans un état critique. Rapidement, relate le quotidien françaisLibération, des dizaines de jeunes et de commerçants, choqués, se réunissent pour protester. Pendant le week-end, les rassemblements se poursuivent et dégénèrent : des agents des forces de l’ordre sont blessés, les manifestants sont dispersés avec des gaz lacrymogènes, et plusieurs d’entre eux sont interpelés. Trois d’entre eux étaient encore en détention jeudi à la mi-journée d’après la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH). Le Parti démocratique progressiste (PDP, opposition légale) s’appuie alors sur ces évènements pour dénoncer « l’injustice sociale » et le « fort mécontentement de la population ». En réponse, les autorités protestent contre « une instrumentalisation à des desseins politiques de ces troubles » dans un communiqué transmis à l’agence Associated Press. Selon elles, il ne s’agit que d’un incident isolé. Mais mercredi, un nouvel incident, mortel cette fois, se produit à Sidi Bouzid. Ce jour-là Houcine Neji, un autre jeune homme de 24 ans, commence à escalader un poteau électrique de la ville. Selon le syndicaliste Ali Zari, il a crié qu’il ne voulait « plus de misère, plus de chômage » devant une foule qui le suppliait de redescendre. C’est alors qu’il s’est électrocuté avec les câbles de 30 000 volts, tombant inerte, au pied du poteau. Le décès du jeune homme a été confirmé par les autorités tunisiennes qui n’ont pas employé le mot suicide dans leur communiqué. Les troubles s’étendent Alors que la situation semblait se calmer, ce deuxième incident tragique aurait remis le feu aux poudres. D’après le syndicaliste Mohamed Ben Fadhel, les troubles se seraient étendus aux localités voisines de Meknassy et surtout Menzel Bouzayane, où « les affrontements les plus violents » se seraient produits. « Des centaines de manifestants ont complètement brûlé le siège de la délégation (sous-préfecture) avant de se diriger vers le poste de la garde nationale qu’ils ont assiégé », a-t-il déclaré à Associated Press.  

(Source: « Jeuneafrique.com » le 23 decembre 2010)


TUNISIA: Apparent suicide triggers youth protests against unemployment


December 23, 2010 |  7:04 am
The apparent suicide of a 24-year-old unemployed man sparked clashes between young protesters and police in theTunisian central town of Sidi Bouzid, 165 miles south of the capital, Tunis, this week. A member of the TunisianGeneral Union for Labour told AFP that Hussein Nagi Felhi was electrocuted after climbing a high-voltage electric pole. The state news agency, TAP, confirmed the death without referring to it as a suicide. Union member Ali Zarei said that Felhi shouted « no for misery, no for unemployment » before ending his life by touching the pole energized with 30,000 megawatts. The death triggered protests met with tear gas after scores of jobless youths hurled stones at police and set fire to an administrative building in a nearby town.   

Unemployment in Tunisia, especially among university graduates, has been a persistent problem amid the North African country’s economic growth. Official figures state that 14% of Tunisia’s workforce is idled. But analysts says the real figure is much higher.  Felhi’s death comes at the end of a turbulent week in Sidi Bouzid, where hundreds of unemployed youths smashed windows, damaged cars and clashed with police after the attempted suicide of another man Friday. Mohamed Bouazizi, a university graduate, set himself on fire outside city hall after police confiscated fruits and vegetables he sold at a street stand, claiming he didn’t have a vendor’s license. He sustained third-degree burns and is in a Sidi Bouzid hospital. Scores of protesters were detained amid the ensuing riots. Government officials said the clashes have been exaggerated by political opponents. « As much as we regret this painful incident, we are outraged by attempts to use this isolated incident, to take it out of its true context and to exploit it for unhealthy political ends, » an unnamed official was quoted by TAP as saying on Monday. « This case is being turned with the aim of manipulation and provocation, into a case of human rights and freedoms and putting in doubt the achievements of development in the Sidi Bouzid region, » the source added. Protests are scarce in Tunisia, which has been under the authoritarian rule of President Zine Al Abidine ben Ali since 1987. Despite maintaining relative political and financial stability, Ben Ali has often been criticized by international human rights organizations for crushing any form of political dissent and oppressing freedom of the press. — Amro Hassan in Cairo (Source: « Los Angeles Times » le 23 decembre 2010) Lien:http://latimesblogs.latimes.com/babylonbeyond/2010/12/tunisia-suicide-triggers-youth-protests-against-unemployment.html  
 


La guerre de la Tunisie contre les libertés civiles s’intensifie à l’approche de la fin de l’année


22 décembre 2010 SOURCE: Le groupe d’observation de la Tunisie (IFEX-TMG) – Le Groupe d’observation de la Tunisie organisé par l’Échange international de la liberté d’expression (TMG de l’IFEX), une coalition de 20 groupes membres de l’IFEX, se dit extrêmement alarmé par une série de violations commises au cours de la dernière semaine en Tunisie contre le droit d’accès à l’information, la libre expression et la liberté de mouvement, ainsi que par une agression flagrante contre un journaliste. Le 19 décembre, dans la banlieue de Tunis, la capitale, des agents de sécurité en civil ont assiégé les domiciles des membres élus légitimement du Bureau de l’Association des magistrats tunisiens (AMT) et empêché un juge indépendant, Hamadi Rahmani, de se rendre là où se tenait l’assemblée générale du bureau de l’AMT inféodé au gouvernement. Le TMG de l’IFEX considère la manipulation politique du système judiciaire comme une menace importante à la libre expression en Tunisie, qui rend possible pour l’État d’emprisonner ou de poursuivre les journalistes indépendants comme Fahem Boukaddous et Mouldi Zouabi. Le Bureau légitime de l’AMT, dissous en 2005 et dont les membres sont persécutés depuis lors pour avoir demandé que la magistrature tunisienne soit rendue conforme aux normes internationales, a rendu publique le 20 décembre une déclaration condamnant le siège policier de leur domicile au cours du week-end. « L’ingérence dans leur vie privée » de l’état Tunisien et « l’obstruction faite à leur droit de se déplacer dépasse toutes les limites légales et morales concernant le traitement des membres de l’association légitime, qui défendent l’indépendance de la magistrature, » ont-ils déclaré. Rohan Jayasekera, président du TMG de l’IFEX et directeur général adjoint de Index on Censorship, a dit qu’il s’attendait à ce que l’État ferme les yeux sur les objections du Bureau légitime de l’AMT. « Tandis que la persécution des magistrats indépendants continue, les autorités tunisiennes n’arrêtent pas de prétendre que la question du contrôle du système judiciaire est trop inhérente au fonctionnement de ce système pour que le régime s’en occupe, » a-t-il ajouté. Le TMG de l’IFEX presse l’UE de jouer un rôle plus actif pour inciter son partenaire économique à respecter la libre expression, à mettre fin aux violations des droits des journalistes et des magistrats indépendants et à se conformer intégralement à son engagement à respecter l’indépendance de la justice. Aussi cette dernière semaine, le 17 décembre, le journaliste Zouhair Makhlouf, d’Assabilonline, a été violemment agressé devant sa famille près de chez lui tandis qu’il s’apprêtait à aller couvrir les manifestations de protestation dans la ville de Sidi Bouzid, au sud de Tunis. Les agents de la police harcèlent d’autres journalistes et les empêchent de couvrir les manifestations de protestation. La presse internationale rapportait qu’un grand nombre de personnes avaient été arrêtées à la suite des protestations, qui ont été réprimées par la police. Ces émeutes contre le chômage avaient éclaté après qu’un jeune marchand ambulant se fut immolé par le feu pour dénoncer la police qui avait saisi ses marchandises. Les médias locaux ne tenaient généralement aucun compte des protestations. Enfin, et pour rester dans la même veine des violations récurrentes et de la censure de l’Internet par les autorités, la page Facebook du TMG de l’IFEX ( http://www.facebook.com/IFEXTMG ) est elle aussi censurée en Tunisie; les visiteurs reçoivent le message d’erreur « 404 not found « . Quant au site web du TMG de l’IFEX ( http://ifex.org/tunisia/tmg/ ), il est déjà censuré en Tunisie. « Nous invitons l’UE à jouer un rôle de premier plan au cours de la prochaine année en demandant fermement aux autorités tunisiennes de respecter l’engagement qu’elles ont pris dans l’accord de partenariat qu’elles ont signés il y a près de quinze ans avec l’UE de respecter les droits de la personne, » a dit Jayasekera. « L’UE devrait veiller à ce que cet engagement soit respecté avant d’envisager d’élargir le cercle de ce partenariat. Il y va de son intérêt, aussi bien que celui de la Tunisie. » Voir l’engagement de Jayasekera pour Index on Censorship à http://bit.ly/g5r7h6 . Pour tout renseignement complémentaire: Le groupe d’observation de la Tunisie Rohan Jayasekera, Chair c/o Index on Censorship London United Kingdom rj (@) indexoncensorship.org tél: +44 20 7324 2522 http://ifex.org/tunisia/tmg/  


 TUNISIA: Tunisia’s war on civil liberties intensifies with year’s end  


22 December 2010 Tunisia’s war on civil liberties intensifies with year’s end SOURCE: IFEX Tunisia Monitoring Group   (IFEX-TMG) – The International Freedom of Expression Exchange Tunisia Monitoring Group (IFEX-TMG), a coalition of 20 IFEX members, is deeply alarmed by a series of violations in the past week in Tunisia of the right to access information, free expression, and free movement, as well as a blatant assault on a journalist. On 19 December, in the suburbs of the capital Tunis, plainclothes security agents besieged the homes of the members of the legitimately-elected Board of the Association of Tunisian Judges (AMT). They also prevented independent judge Hamadi Rahmani from heading toward the venue of a general assembly held by the state-backed AMT board. The IFEX-TMG regards the political manipulation of the judiciary as a major threat to free expression in Tunisia, making it possible for the state to jail or prosecute independent journalists such as Fahem Boukaddous and Mouldi Zouabi. The legitimate board of the AMT was dissolved in 2005 after it called for the Tunisian judiciary to be allowed its right to independence in line with international standards, and its members have been persecuted since then. It issued a statement on 20 December condemning the police siege imposed on their homes over the weekend. They said that the Tunisian state’s « interference in their private lives » and the « obstruction of their right of movement has exceeded all legal and moral limitations in its treatment of the members of the legitimate board, simply for defending the independence of the judiciary. » Rohan Jayasekera, deputy Chief Executive of Index on Censorship and IFEX-TMG Chair, said he expected the state to ignore their objections. « Meanwhile the persecution of independent judges continues and the state goes on claiming that the question of political control of the Tunisian judiciary is ‘an internal matter’ for the regime to manage. » The IFEX-TMG is urging the EU to play a larger role in edging its economic partner to respect free expression, put an end to violations against journalists and independent judges and fully respect its commitment to abide by the independence of the judiciary. In other incidents, on 17 December, Assabilonline journalist Zouhair Makhlouf was violently assaulted in front of his family near his home prior to leaving to cover protests in the Southern town of Sidi Bouzid. Police agents have been harassing other journalists and preventing them from covering the protests. International media reported many arrests and a violent police crackdown on the protests, which erupted after a young grocer set himself alight after police seized his goods and local frustration over high unemployment in the region fanned anger. Most local media did not report the incidents. Finally, in line with Tunisia’s long and notorious record of Internet censorship, the IFEX-TMG Facebook page ( http://www.facebook.com/IFEXTMG ) has been censored in Tunisia and visitors have been receiving a ‘404’ error message. The IFEX-TMG website ( http://ifex.org/tunisia/tmg/ ) is already censored in Tunisia. « We suggest the EU take a firmer lead in the New Year and urge the Tunisian authorities to abide by their commitments to respect human rights in its partnership agreement with them, signed nearly 15 years ago, » said Jayasekera. « The EU should see that commitment met before they even think about extending that relationship. It will be in their benefit as well as Tunisia’s. » See Jayasekera’s commentary for Index on Censorship at: http://bit.ly/hK11ZR . For more information: IFEX Tunisia Monitoring Group Rohan Jayasekera, Chair c/o Index on Censorship London United Kingdom rj (@) indexoncensorship.org Phone: +44 20 7324 2522 http://ifex.org/tunisia/tmg/  

 

LA COUR EUROPEENNE DES DROITS DE L’HOMME SAISIE D’UNE PLAINTE CONTRE ABDALLAH KALLEL POUR FAITS DE TORTURE

 
Le compte à rebours d’une tortiocratie corrompue a commencé

par Slim BAGGA
 
Le régime tortiocratique et mafieux du Général de Brigade Ben Ali gesticule pour obtenir le « statut avancé » avec l’Europe. Tout pour la consommation locale et pour vanter les mérites de l’homme « unique » Ben Ali, notre cher « Lider Minimo », l’homme qui a prédit le 11 septembre, la crise économique mondiale, les dérives d’Internet et qui en a prémuni la Tunisie par le bâton qu’il manie à partir de son bunker à Carthage.
Oui, ce « statut avancé », il le revendique. Mais dans l’intervalle, il risque fort d’obtenir le statut avancé en matière de torture. Déjà, au mois d’octobre, l’un des sbires à la solde du régime avait été reconnu coupable par un tribunal strasbourgeois et condamné par contumace à 11 années de prison pour avoir torturé Mme Zouleikha Gharbi.
Voici que depuis quelques jours, une autre affaire est remise sur la table devant la cour européenne de justice, concernant un ex-ministre de l’Intérieur cette fois, Abdallah Kallel, qui occupe les fonctions de président d’un Sénat tunisien, un peu fourre-tout.
 
LA DETERMINATION DE ABDENNACER NAIT-LIMAN, VICTIME DE TORTURE
 
En 1992, au moment où une implacable chasse aux sorcières sévit dans la Tunisie de Ben Ali, Abdennacer Naït-Liman est arrêté, conduit et maintenu durant une quarantaine de jours dans les locaux du ministère de l’Intérieur. Il y subit toutes les formes macabres de torture: ligoté en position dite du « poulet roti », roué de coups sur la paume des pieds à l’aide d’une batte de base-ball, privé de sommeil, fouetté avec des fils de téléphone, bref la panoplie des actes barbares pour lesquels la Tunisie 7-novembriste a largement mérité son statut avancé.
Réfugié à Genève en Suisse au sortir de son calvaire, Abdennacer tenta de reconstruire sa vie malgré les graves séquelles qu’il traîne encore, 18 ans après les faits, de son séjour chez la Gestapo tunisienne.
Un homme tout puissant était alors à la tête du ministère de la répression, Abdallah Kallel, ordonnateur autant que Ben Ali de milliers de vies brisées.
 
LA FUITE ROCAMBOLESQUE DU TORTIONNAIRE KALLEL
 
Il est une constante chez les tortionnaires: ces monstres à visage humain sont des poltrons, des lâches; ils craignent la loi et le droit qu’ils piétinent et ne jouent les héros et les téméraires que dans l’espace sécurisé qu’ils maîtrisent. Dès qu’ils en sortent, la vie à l’air libre les indispose, ils deviennent agoraphobes.
Ainsi en est-il de Abdallah Kallel. Et pour cause, en février 2001, Abdennacer Naït-Liman eut vent de la présence pour soins du ministre tortionnaire à Genève. Il dépose plainte pénale par l’intermédiaire de son avocat Me François Membrez et de l’association TRIAL (Track impunity always ou encore Poursuivre l’impunité partout). Dirigé à l’époque par Bernard Bertossa, le Parquet genevois a envoyé la police aux trousses de Abdallah Kallel. Averti,  celui-ci disparut de son lit d’hopital et fut rapatrié à Tunis où Ben Ali le nomma ministre-conseiller, comme pour lui donner davantage d’immunité. Ce qui en dit long sur l’implication du parrain dans les faits de torture commis sur des milliers de Tunisiens, dont une quarantaine au moins sont morts sous les sévices de leurs bourreaux.
WANTED, voilà donc Abdallah Kallel convoqué au tribunal suisse le 9 juin 2005. Mais un lâche se défile, bien sûr!!!
Entre temps, en décembre 2003, les chambres fédérales suisses avaient révisé le code pénal militaire apportant une restriction importante à la poursuite des criminels de guerre étrangers. Il faut désormais que les auteurs aient un lien étroit avec la Suisse. Ce qui, selon TRIAL, « en dit long long sur les craintes liées à des dossiers politiquement sensibles ».
 
LA COUR EUROPEENNE VA TRANCHER
 
Pendant toutes ces années, TRIAL et notamment son Président Philip GRANT n’ont pas lâché prise avec l’espoir que « leur action puisse ouvrir un jour la voie à d’autres procédures que des réfugiés, victimes de tortures, de crimes de guerre ou d’autres violations de leurs droits fondamentaux pourraient intenter en Suisse ».
Cette salutaire ténacité vient enfin de payer puisque si pararrêt du 22 mai 2007, le Tribunal fédéral a rejeté le recours en raison de l’insuffisance de ce lien, laissant ouverte la question de savoir si l’immunité d’un ancien ministre de l’intérieur pourrait également faire obstacle à l’affaire, la Cour européenne des droits de l’homme, saisie par les plaignants, vient de considérer ce 15 décembre qu’il y aurait au contraire matière à débattre.
Voilà donc une nouvelle secousse qui frappe le régime tortionnaire de Zinochet. En attendant d’autres détails sur cette affaire qui fera sans nul doute jurisprudence, osons croire que la fin de l’ère de l’impunité commence à sonner…
 
Slim BAGGA

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