23 décembre 2005

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TUNISNEWS
6 ème année, N° 2041 du 23.12.2005

 archives : www.tunisnews.net


AFP: Tunisie: accord de coopération judiciaire avec l’UE

 

AISPP: Communiqué

Menace de mort à l’encontre du Tahar Labidi

FIDH- REMDH – CRLDHT: Tunisie : nouvelle campagne de diffamation

AFP: Wissam Hmam élu meilleur sportif tunisien de l’année 2005

AFP: Israël a négocié l’aide nucléaire française contre sa participation à Suez en 1956 (historien)

Hedi: L’année de tous les enjeux: Vivement le huit

LE Monde: Washington, Londres et leurs alliés évoquent la question d’un retrait d’Irak

The Washington Post:  Stand With Ayman Nour

 

Tunisie: accord de coopération judiciaire avec l’UE

AFP, le 23.12.2005 à 16h41 TUNIS, 23 déc 2005 (AFP) – La Tunisie et l’Union européenne (UE) ont conclu vendredi un accord de coopération dans le domaine judiciaire, a annoncé l’agence officielle Tunis Afrique Presse (TAP).
L’accord a pour objectif de « renforcer l’utilisation des outils de travail et de communication modernes », en particulier l’informatique, et prévoit l’échange de « compétences scientifiques » entre les professionnels du secteur judiciaire en Tunisie et leurs homologues européens. Cet échange concerne les magistrats, avocats, huissiers de justice, notaires, experts judiciaires, greffiers et autres auxiliaires de justice, a indiqué la TAP. L’accord prévoit aussi un appui technique européen pour la réalisation d’un programme de cadastre, ainsi que pour l’enseignement de la criminologie. Aucune précision n’a pu être obtenue vendredi auprès de la Délégation européenne sur cet accord, objet de tractations entre Tunis et Bruxelles. Les deux parties devaient lancer courant 2005 un programme inédit pour la modernisation de la justice, mais sa mise en oeuvre a été retardée, en raison de certains aspects considérés comme touchant à la sphère de souveraineté pour Tunis. La signature de cet accord intervient après la visite en octobre dernier du chef de la diplomatie européenne, Benita Ferrero-Waldner, qui avait exhorté la Tunisie à des avancées « dans le domaine de l’Etat de droits et des droits de l’Homme ». La Tunisie est liée à l’UE depuis 1995 par un accord de partenariat et les deux parties ont mis en oeuvre en juillet dernier un Plan d’action pour dans le cadre de la politique de voisinage.
 


 
Sauvez Mohammed Abbou Sauvez tous les prisonniers politiques   Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel : 71 340 860 , Fax : 71 351 861   Tunis, le 23 décembre 2005   Communiqué    
 
Lors de sa séance du 20 décembre 2005 consacrée à l’examen des affaires 6433 et 6294, la onzième chambre criminelle, présidée par le juge Tahar Sliti, a rendu un jugement condamnant Moncef Ben Sadok Ben Belkacem Hammami et Adel Ben Ali Ben Ayachi Saïdi à dix ans d’emprisonnement pour appartenance à une organisation terroriste opérant à l’ étranger, et pour avoir reçu des entraînements militaires, en vertu des dispositions de la loi du 10 décembre 2003, relative à la lutte contre le terrorisme. Pourtant la défense avait insisté sur le fait que cette loi ne pouvait leur être appliquée, puisque les accusés étaient déjà emprisonnés avant la promulgation de la dite loi : Moncef Hammami a été arrêté au Pakistan à la fin de l’année 2000 pour détention de faux documents et il a passé trois ans dans les prisons pakistanaises avant d’être livré en 2004 à la Tunisie, où il a été arrêté par les agents de la Sûreté de l’Etat dans le cadre de notre affaire. Le tribunal a appliqué la loi de façon rétroactive puisque les faits dans cette affaire sont antérieurs à l’année 2000, et il a condamné Moncef Hammami en vertu d’une loi promulguée trois ans après le début de son emprisonnement. Quant à Adel Saïdi, il a été incarcéré en juillet 2003 dans le Kurdistan d’Irak par les pechmergas, qui l’ont remis aux forces américaines, lesquelles l’ont à leur tour emprisonné et torturé, puis conduit en Jordanie où il est resté détenu près de huit mois avant d’être livré à la Tunisie où il a été arrêté dans le cadre de notre affaire, accusé d’appartenance au mouvement « Ansar el Islam ». La Cour d’Appel de Tunis a déjà appliqué la loi de façon rétroactive, dans l’affaire du prisonnier politique Adel Rahali et dans celle du prisonnier politique Tarek Belkhirat, contrevenant ainsi aux dispositions de la Constitution tunisienne qui dispose dans son article 13 : « La peine est personnelle et ne peut être prononcée qu’en vertu d’une loi antérieure au fait punissable ». L’AISPP réitère son exigence d’abrogation de la loi antiterroriste du 10 décembre 2003, car elle ne garantit pas les droits élémentaires de l’accusé et parce qu’elle est contraire aux conventions ratifiées par la République tunisienne. Elle condamne son utilisation néfaste, son instrumentalisation par les autorités aux fins de réprimer les libertés d’_expression et d’opinion, sans compter qu’elle est appliquée rétroactivement, en violation flagrante de la Constitution. Le président de l’Association Maître Mohammed Nouri   (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version originale, LT)

Menace de mort à l’encontre du Tahar labidi

Je demande pardon aux lecteurs, pour ce désagrément titre, qui dévoile un fait réel dont j’ai été l’objet. Le mardi 13 – 12 – 2005, j’ai reçu un coup de téléphone malveillant sur mon portable, de l’autre bout une personne parlant un français sans accent « m’a posé la question vous êtes monsieur labidi, j’ai répondu c’est moi même – il a ajouté a trois reprises – vous allez mourir -vous allez mourir – vous allez mourir, avec une langage, très sérieux comme c’est lui qui distribue les billets de mort et il a raccroché. A peine  deux munîtes après, de nouveau la même personne m’a appelé, toujours son numéro est masqué, pour me répéter les mêmes phrases,  cette fois-ci c’est moi qui a raccroché. Le lendemain le mercredi 14 – 12 – 2005, je suis allé au commissariat centrale de mon quartier Paris 19éme pour déposer une plainte contre x, suite aux conseils des agents du commissariat auxiliaire de la rue de Nantes du même arrondissement à qui je me suis rendu le voir le même jour. J’ai choisi rendre publique ce menace de mort, pour informer mes confrères journalistes, mes amis militants et activistes de tous bords , ainsi que les fidèles lecteurs, rappelant que je suis réfugié politique en France depuis 1993, et je suis reconnaissant à ce pays qui m’a assuré la protection. Bien que je n’ai aucun problème personnel avec quiconque, excepté mes activités journalistiques exposées en publique, et mes articles diffusés dans des différents organes de presse, et quoi qu’il arrive mon attachement à la liberté à la démocratie, à  la cause tunisienne, à dévoiler les réalités à s’opposer à l’injustice humaine, reste une conviction capitale, et un principe fondamental et un devoir sacré. Tahar labidi / réfugié politique en France depuis 1993 Taharlabidi@free.fr

FIDH- REMDH – CRLDHT
 
22/12/2005

 

Tunisie : nouvelle campagne de diffamation

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) ainsi que le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) expriment leurs plus vives préoccupations face à la reprise des attaques diffamatoires visant des défenseurs des droits de l’Homme ainsi que certains dirigeants politiques de l’opposition tunisienne.

Le caractère anonyme de ces attaques diffusées par fax en France et en Tunisie à partir d’un numéro de téléphone parisien inscrit sur liste rouge n’en rend que plus pernicieux le recours à ce type de calomnies.

Cette campagne de diffamation, dont les termes sont particulièrement odieux, intervient à la suite d’une grève de la faim menée à Tunis par 8 personnalités aux mois d’octobre et novembre derniers avant la tenue du Sommet mondial sur la société de l’information afin de dénoncer une fois de plus les atteintes systématiques aux libertés fondamentales en Tunisie.

Les calomnies visent des personnalités impliquées dans le « Collectif national du 18 octobre pour les droits et les libertés » et du « Forum de débats du 18 octobre » mis en place à la suite de la grève de la faim, particulièrement Khémais Chammari , ancien vice-président et chargé de mission de la FIDH, Maître Ahmed Néjib Chebbi, secrétaire général du Parti démocratique progressiste et Khémais Ksila, secrétaire général de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) en exil à Paris .

La FIDH, le REMDH et le CRLDHT, solidaires du communiqué de dénonciation publié par la LTDH le 17 décembre 2005, réitèrent leur soutien aux militants victimes de cette nouvelle agression dont les auteurs ne devront pas restés impunis.

Nos organisations rappellent que les libertés d’expression et d’association sont garanties par les articles 19 et 22 du Pacte international sur les droits civils et politiques de 1966, auquel la Tunisie est partie.

Enfin, nos organisations rappellent que la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998 dispose dans son article 2 que « chaque Etat a, au premier chef, la responsabilité et le devoir de protéger, promouvoir et rendre effectifs tous les droits de l’Homme et toutes les libertés fondamentales notamment en adoptant…les garanties juridiques voulues pour que toutes les personnes relevant de sa juridiction puissent, individuellement ou en association avec d’autres, jouir en pratique de tous ces droits et de toutes ces libertés ».

(Source: http://www.fidh.org/article.php3?id_article=2937)


 

Wissam Hmam élu meilleur sportif tunisien de l’année 2005

AFP, le 22.12.2005 à 16h09 TUNIS, 22 déc (AFP) – L’international tunisien de handball  Wissam Hmam a été élu meilleur sportif de l’année 2005 en Tunisie au  référendum annuel organisé par le quotidien « Le Renouveau » auprès  des journalistes sportifs tunisiens. Wissam Hmam, qui évolue à Montpellier, s’est particulièrement  distingué au Mondial-2005 organisé en janvier en Tunisie,  contribuant largement à l’accession de la Tunisie au quatrième rang  mondial. Meilleur arrière gauche et meilleur buteur du dernier Mondial,  Hmam a recueilli 375 points, devançant le nageur Oussama Mellouli  (345 pts) et le gymnaste Wajdi Bouallegue (92 pts). Classement: 1. Wissam Hmam (handball)         573 pts 2. Oussama Mellouli (natation)    543 3. Wajdi Bouallegue (gymnastique)  92 4. Heykel Gmamdia (football)       69 5. Rafaa Chetioui (cyclisme)       54  

Israël a négocié l’aide nucléaire française contre sa participation à Suez en 1956 (historien)

 AFP, le 23.12.2005 à 13h13             JERUSALEM, 23 déc 2005 (AFP) – Israël a obtenu l’aide nucléaire  de la France en échange de sa participation à l’offensive  franco-britannique de Suez (Egypte) en 1956, rapporte l’historien  israélien Michaël Bar-Zoharselon dans une biographie à paraître de  Shimon Peres.             Selon cet ouvrage, dont le quotidien Yédiot Aharonot a publié  vendredi des extraits, le 24 octobre 1956, une heure avant de signer  un protocole d’accord secret sur la participation d’Israël à « la  guerre de Suez », M. Peres a pris de court ses interlocuteurs  français.             « Israël prend un énorme risque et s’expose aux menaces de tout  le monde arabe (…). La France peut lui permettre de disposer de  moyens dissuasifs », a dit M. Peres qui était alors directeur général  du ministère de la Défense.             Cinq jours plus tard, le Premier ministre français, le  socialiste Maurice Bourges-Maunoury, donnait le feu vert pour un  premier protocole d’accord prévoyant également la fourniture  d’uranium à Israël.             A la suite des pressions internationales, l’équipée de Suez  s’est achevée sur un désastre politique pour la Grande-Bretagne et  la France, tandis qu’Israël a ensuite dû se retirer du Sinaï  égyptien occupé en quelques jours.             Le 12 décembre 1956, la France s’est engagée formellement à  fournir à Israël un réacteur nucléaire de 140 MGW et à lui livrer à  partir de 1960 quelque 385 tonnes d’uranium naturel « à des fins  civiles », raconte encore M. Bar-Zohar.             Cette centrale a été érigée à Dimona, en plein désert du Néguev  (sud), sur le modèle de celle de Saclay, sans que les Etats-Unis en  fussent informés.             Outre cette centrale, Israël dispose d’un réacteur nucléaire de  recherches à Nahal Sorek, au sud de Tel-Aviv.             Un second accord avec la France, conclu également par M. Peres,  le 23 août 1957, allait plus loin en stipulant une coopération des  deux pays dans la recherche et le développement d’armes nucléaires.             M. Peres devait en outre signer à Paris le 30 septembre de la  même année un troisième accord portant sur la coopération entre les  agences nucléaires des deux pays, notamment en vue de la  construction en Israël d’une centrifugeuse pour la séparation des  isotopes du plutonium.             Le gouvernement français devant être renversé par un vote du  parlement le 30 septembre au soir, M. Bourges-Maunoury a accepté  d’antidater de 24 heures l’accord en question, raconte encore le  professeur Bar-Zohar.             L’Etat hébreu n’a jamais reconnu disposer d’un arsenal  nucléaire, mais des experts étrangers affirment qu’il s’est doté au  fil des ans d’au moins 200 ogives nucléaires.             Israël refuse de signer le Traité de non-prolifération nucléaire  (TNP) et de soumettre sa centrale de Dimona à un contrôle  international.  


L’année de tous les enjeux

Vivement le huit.

Par Hedi
Sans optimisme béat, ni pessimisme paralysant, on peut dire que l’année 2006 sera celle de tous les enjeux. Tout d’abord ça sera le 50è anniversaire de l’Indépendance de la Tunisie de la colonisation externe, elle marque aussi un demi siècle d’attente, d’abnégation et de tolérance de la part d’une population pacifique qui aspire à une vie meilleure sans heurts ni souffrances. C’est aussi la fin d’une ère pendant laquelle les deux régimes successifs ont toujours infantilisé la population, arguant du fait qu’il y avait d’autres priorités que de s’engager dans des réformes politiques susceptibles de compromettre la construction de l’Etat et sa consolidation. De tels arguments revêtaient une certaine pertinence pendant les vingt premières années de la Tunisie indépendante, mais ils ont perdu tout crédit depuis 30 années maintenant. A cela s’ajoute des bouleversements historiques, une accélération même de l’histoire sous l’effet, entre autres, de la révolution des communications et l’avènement de l’ère du numérique pendant ce temps là le régime actuel en Tunisie continu sa marche aveugle et anachronique vers des pratiques d’un autre âge usant de plus en plus de recettes désuètes, le faux et usage de faux, fausse presse, faux partis, fausse justice, faux président, faux enseignement, etc, en d’autres termes tous les constituants d’un Etat sont pervertis, détournés et vidés de leurs vocations et de leur sens. L’autisme du régime n’est plus à démontrer on entend même des suppôts du régime le pointer du doigt. Un tel délabrement, et un tel anachronisme ne peuvent être sans conséquence sur le pays mais aussi sur le régime lui-même. Ce dernier ignore dans sa fuite en avant le déterminisme historique, il ignore la marche silencieuse d’un peuple vers sa véritable indépendance, il se croit hors d’atteinte derrière son bunker et se berne d’illusion en regardant son bras musclé dans un miroir en trompe l’œil. Cinquante ans c’est aussi une frontière symbolique, un tournant que les Tunisiens ont acquis le droit  de négocier sereinement pour franchir le mur du mensonge, le but n’est plus de démasquer le régime, le roi est désormais nu, la question est de savoir quelle Tunisie nous voulons construire et léguer à nos enfants. Ce régime fait déjà partie du  passé, un passé que nous devons tous assumer, car nous en avons notre part de responsabilité du moins à cause de notre silence et notre inaction. Aujourd’hui la donne a considérablement changé : la dictature est mise à nu, la répression a atteint ses limites, la maturité politique de l’opposition bourgeonne et le monde n’est plus ce qu’il était il y a dix ans. Les derniers spasmes du régime sont visibles mais comme n’importe quel monstre arrivé au crépuscule de sa domination, il jette ses dernières forces dans la bataille refusant de se rendre à l’évidence. L’évidence de son inéluctable fin. Il s’agit nullement d’une lecture dans le mare du café ou des prédictions d’un voyant à la carte, mais plutôt de données objectives basées sur des critères socio-politiques envisagés dans leur évolution historique. Ni l’apparente léthargie du peuple tunisien, ni les bruits de bottes du régime dictatorial, ni le mensonge ne sauront empêcher la marche d’un pas sûr que la Tunisie démocratique a entrepris depuis le 18 octobre. Mais cette date ne constitue pas un accident de l’histoire c’est plutôt un aboutissement, une maturation, la limite du barbelé qui retenait les Tunisiens sous le joug du monstre. L’horizon est désormais visible l’espace de liberté est à portée de main. Certes, tout est à refaire, certes la tache est encore immense car il ne sera pas aisé de dépecer le monstre, de démanteler ses articulations, certes des erreurs vont être commises, des retours même en arrière par moment, mais la marche vers l’avant est INELUCTABLE. Que le régime se berne d’illusion, que les nostalgiques continuent à croire en l’omnipotence du monstre c’est même dans l’ordre historique des choses, mais plus rien ne sera comme avant. C’est une nouvelle dynamique qui est en place et une nouvelle page de l’histoire de la Tunisie que des hommes et des femmes dignes d’être tunisiens sont en train d’écrire patiemment, progressivement mais sereinement. Le monstre va encore grogner, bomber son torse, exhiber ses muscles, mais  il n’impressionnera plus personne, du fin fond de sa prison du Kef, même muselé, torturé,  M. Abbou continue à asséner des coups fatales au monstre, du Cap à Washington, dans les quatre coins du monde, le monstre est désigné du doigt. Maître Courage, par son sacrifice et son amour pour la Tunisie apporte des coups décisifs d’une efficacité redoutable bien plus que s’il était à l’extérieur. C’est ainsi que le monstre se tire dans les pattes. Et que dire des autres lionnes à qui le monstre a infligé tous les sévisses et user de toutes les bassesses pour les détourner de leur marche vers l’horizon de l’indépendance interne de la Tunisie, incassables, inusables, fières et dignes elles marchent. Elles sont les muses de l’histoire de la Tunisie, ses Clios qui ont surmonté les pires épreuves et survécus aux griffes et morsures du monstre baveux et aujourd’hui elles nous donnent à nous tous une leçon qu’on pourra raconter à nos enfants sur ses femmes qui font l’histoire. Hommage à Sihem , Radhia, Sana, Khédija, Naziha, Fatma, Olfa et toutes les  autres en cette fin d’année, fin de la nuit de la Tunisie, fin du monstre, c’est un hommage vibrant qu’il faudrait rendre à ses femmes courage, non parce qu’elles sont femmes, mais tout simplement parce qu’en tant qu’être humain elles ont fait montre d’un amour pour leur pays et un sens de la responsabilité digne des grands noms de l’histoire et ça c’est une victoire en soi pour notre Tunisie. L’horloge de la Tunisie s’est arrêtée il y a dix huit ans, elle est désormais en marche en entend ses tic tac marteler dans le creux de l’oreille du monstre la cadence d’une marche crescendo vers l’aube du huit (8).  


Washington, Londres et leurs alliés évoquent la question d’un retrait d’Irak

Mouna Naïm Pour la première fois depuis le déclenchement de la guerre en Irak, en mars 2003, les Etats-Unis ont avancé un chiffre et une date relativement précis pour la réduction de leur présence militaire dans ce pays. Lors d’une visite surprise aux troupes, le secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, a en effet déclaré, vendredi 23 décembre, que le président George Bush avait autorisé une diminution de ces effectifs au-dessous du seuil de 138 000 hommes, qui a prévalu tout au long de l’année. Arrivé la veille à Bagdad, M. Rumsfeld, qui s’est rendu vendredi matin auprès des soldats déployés à Fallouja, longtemps bastion de la rébellion, n’a pas été plus explicite, mais selon des responsables du Pentagone, il pourrait s’agir d’une réduction de quelque 7 000 hommes. Le déploiement de deux brigades qui devaient se rendre en Irak, l’une en provenance de Fort Riley, l’autre de Koweït, ne se fera pas. « En conséquence de ces ajustements, a indiqué M. Rumsfeld, les effectifs américains passeront, au printemps 2006, au-dessous de leur plafond actuel de 160 000 hommes (déployés pour assurer la sécurité des élections législatives du 15 décembre) et se situeront en deçà des 138 000 qui étaient déployés avant cette période. » La question du retrait ou de la réduction des forces de la coalition occupante de l’ancienne Mésopotamie est un thème qui revient à l’ordre du jour à l’occasion de chacune des échéances du calendrier politique irakien. Les fêtes de fin d’année, la fin du processus électoral, l’imminence supposée de la formation d’un nouveau gouvernement irakien et l’expiration du mandat de certains contingents de la force multinationale ont justifié ces deniers jours une série de déplacements et d’annonces de hauts responsables de pays membres de la coalition. Ainsi, lors d’une visite surprise jeudi à Bassora, quartier général des 8 000 militaires britanniques déployés dans le sud du pays, le premier ministre britannique, Tony Blair, a-t-il abordé ce thème. Tout en faisant valoir qu’un calendrier « ne peut être établi arbitrairement », il a indiqué que lorsque les forces irakiennes seront en mesure d’assurer la sécurité, « nous pourrons retirer nos propres forces ». M. Blair s’est félicité du fait que cent mille soldats irakiens aient déjà été entraînés et soient capables d’assurer la sécurité, a-t-il ajouté. Le général George Casey, qui commande les effectifs américains en Irak, venait en outre de l’informer qu’à l’été 2006, 75 % des missions de sécurité dans certaines parties du pays seraient conduites par les forces irakiennes. Le contingent britannique compte actuellement 8 000 hommes. Le même jour, le premier ministre polonais, Kazimierz Marcinkiewicz, arrivé la veille en Irak, déclarait, à l’issue d’un entretien avec son homologue irakien, Ibrahim al-Jaafari, que « le maintien ou le départ des troupes polonaises dépend d’une décision du gouvernement irakien élu ». M. Marcinkiewicz doit annoncer cette semaine sa décision concernant le maintien du contingent polonais, dont les effectifs ont déjà subi une réduction en janvier, et sont passés de 2 400 à 1 400 hommes. Il avait annoncé à Varsovie qu’il se devait de « vérifier tout ce qu’il faut vérifier » avant de prendre une décision. D’après la presse polonaise, Varsovie cherche à obtenir des compensations économiques pour sa présence en Irak et espère que le gouvernement irakien lui accordera plusieurs contrats, notamment dans le secteur pétrolier. Visite surprise aussi, mercredi, du président roumain, Traian Basescu, auprès du contingent roumain de 860 hommes déployé en Irak. Autre présence inopinée, la veille : celle du premier ministre albanais, Sali Berisha, auprès des 120 soldats de son pays présents dans l’ancienne Mésopotamie. M. Basescu et M. Berisha se sont toutefois abstenus de toute déclaration quant au maintien ou non des forces de leur pays en Irak. Comme la Pologne et la Roumanie, l’Albanie est un proche allié des Etats-Unis depuis le début du conflit irakien. Deux autres contingents plient bagages. Il s’agit des 380 soldats bulgares et des 1 650 Ukrainiens. Le repli des uns et des autres a commencé mardi et devrait s’achever avant la fin de l’année, conformément au calendrier annoncé par leurs gouvernements respectifs. ——————————————————————————– CHIFFRES Vingt-sept pays contribuent à la coalition multinationale en Irak. ÉTATS-UNIS. Ils représentent le plus important contingent, avec des effectifs variant, selon les périodes, entre 138 000 et 160 000 hommes. ROYAUME-UNI. Le contingent britannique est le deuxième en importance, avec 8 000 hommes. POLOGNE. Elle arrive en troisième place, avec un effectif de départ de 2 400 hommes, réduit à 1 400 en janvier. AUTRES PAYS. L’Ukraine, la Géorgie, la Roumanie, le Japon, l’Australie et le Danemark contribuent à hauteur d’environ 500 hommes. L’apport des autres varie entre 4 et près de 450 hommes. Soit un total de près de 26 000 soldats, hors Etats-Unis. (Source : Article paru dans l’édition du journal « LE Monde » du 24.12.05)


 
L’EDITORIAL DU « WASHINGTON POST »

Stand With Ayman Nour

« When you stand for your liberty we will stand with you. Democratic reformers facing repression, prison or exile can know: America sees you for who you are — the future leaders of your free country. » — President Bush, in his second inaugural address PRESIDENT BUSH’S stirring commitment was only nine days old when Egypt’s Ayman Nour was arrested in January. Mr. Nour, a 41-year-old member of parliament and a secular democrat, had announced that he intended to challenge President Hosni Mubarak’s plan to extend his term in office. The 77-year-old strongman responded by ordering Mr. Nour’s prosecution on trumped-up charges. U.S. pressure obtained Mr. Nour’s release on bail in March, and he proceeded to stage a quixotic campaign against Mr. Mubarak in September’s unfair presidential election. Now, with the election over and U.S. attention focused on Iraq, Egypt’s strongman has returned to persecuting his most prominent liberal opponent. Mr. Nour is back in prison, having been deprived by fraud of his parliamentary seat. Tomorrow, an Egyptian judge notorious for handling the president’s dirty work is expected to sentence him to prison. If Mr. Bush’s commitment to freedom fighters means anything at all, he cannot allow this blatant act of injustice to go unchallenged. Some cases of political persecution have gray areas: The defendant might be guilty of supporting violence or hold an extremist ideology. Mr. Nour’s is not one of them. He is one of Egypt’s foremost proponents of a secular liberal democracy, credited with 8 percent of the vote in the presidential election. The charge against him, forgery, was proved a fabrication five months ago, when one of the principal witnesses recanted in court, saying he had been forced by state security police to invent his testimony. That the trial has continued, with Mr. Nour jailed since Dec. 5, can be explained only by the judge, Abdel Salam Gomaa, a sycophantic follower of Mr. Mubarak who in 2002 sentenced another famous pro-democracy activist, Saad Eddin Ibrahim, to seven years in prison. In some situations there isn’t much the United States can do to help a suffering dissident. That’s not the case here, either. Each year, the United States provides Mr. Mubarak’s regime with $1.8 billion in military and economic aid; without that money for his generals it’s doubtful the aged president could remain in office. Mr. Nour was released on bail in March after Secretary of State Condoleezza Rice canceled a visit to Egypt. In 2002, a Bush administration threat to withhold several hundred million dollars in aid got Mr. Ibrahim’s case in front of the Egyptian Supreme Court, which promptly annulled his conviction. Mr. Mubarak’s vindictive persecution of Mr. Nour, whom he perceives as a political rival to his son Gamal, has outraged much of Egypt’s political establishment, which would quietly welcome U.S. intervention. Even some members of Mr. Mubarak’s cabinet privately describe the prosecution as senseless. In short, the imprisonment of Mr. Nour will provide Mr. Bush with an opportunity — and an imperative — to fight for the cause of democracy in the heart of the Arab Middle East. Mr. Mubarak believes he can suppress his leading democratic challenger and get away with it, because of Egypt’s cooperation with Israel and support for the Palestinian Authority. Mr. Bush, and Congress, must prove that wrong, both to the Egyptian government and to the Arabs across the Middle East who will be closely watching Washington’s reaction in this case. Standing with Ayman Nour means standing against military aid for Mr. Mubarak until this democratic reformer is free. (Source : The Washington Post, Friday, December 23, 2005; Page A20)


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