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Affaire du « groupe de Slimane » Le pouvoir continue de bafouer les droits de la défense
Les martyrisĂ©s sur terre La vie dâAhmed Bouazizi est en danger
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Liberté et Equité
33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis
Tel/fax : 71 340 860
Email : Liberté_équité@yahoo.fr
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Tunis, le 21 novembre 2007
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Arrestation dâAnis Jebali
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LibertĂ© et ĂquitĂ© a appris que la brigade de la SĂ»retĂ© de lâEtat avait arrĂȘtĂ© sans motif le jeune Anis Jebali Ă son domicile de Ben Arous vers deux heures de lâaprĂšs midi mardi 20 novembre et quâil avait Ă©tĂ© emmenĂ© vers une destination inconnue sans que sa famille nâen soit informĂ©e.
LibertĂ© et ĂquitĂ© [âŠ]
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Pour le bureau exĂ©cutif de lâorganisation
MaĂźtre Mohammed Nouri
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(traduction dâextraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)
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Tunis, le 20 novembre 2007
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Zyed Tlili détenu sans procÚs
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Nous avons Ă©tĂ© contactĂ©s par la famille du prisonnier dâopinion, le lieutenant Zyed Tlili originaire de Gafsa, et Ă©crouĂ© Ă la prison de Mornaguia depuis 2006 par le juge dâinstruction du dixiĂšme bureau du Tribunal de PremiĂšre instance de Tunis. La famille nous a affirmĂ© quâil nâavait Ă©tĂ© accusĂ© de rien et demande aux autoritĂ©s quâil soit libĂ©rĂ© incessamment.
Liberté et Equité
1) Dénonce la détention prolongée de citoyens qui ne sont ni déférés devant un tribunal ni relùchés.
2) DĂ©nonce les brimades subies par le prisonnier dâopinion Zyed Tlili en prison
3) Exige sa libération immédiate
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Pour le bureau exĂ©cutif de lâorganisation
MaĂźtre Mohammed Nouri
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(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)
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Tunis, le 21 novembre 2007
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Arrestation de lâĂ©tudiant Abdelhamid SghaĂŻer avec utilisation de dĂ©charge Ă©lectrique
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LibertĂ© et ĂquitĂ© a appris que la police politique avait arrĂȘtĂ© Abdelhamid SghaĂŻer, Ă©tudiant Ă la facultĂ© des sciences alors quâil sortait de la facultĂ© aprĂšs en avoir rencontrĂ© le doyen. Il Ă©tait dans le mĂ©tro entre la capitale et Ras Tabia, mercredi 21 novembre aprĂšs midi. Lâinterpellation a eu lieu lors de lâarrĂȘt de la rame Ă la station de la citĂ© Rommana alors quâil Ă©tait entourĂ© dâĂ©tudiants. Un groupe de trois agents de la police politique ont surgi et sous la direction du chef de district de la SĂ»retĂ©dâEl Omrane ont placĂ© un objet sur sa tempe gauche qui lui a envoyĂ© une dĂ©charge Ă©lectrique. Il a perdu conscience et a Ă©tĂ© emmenĂ© dans un endroit inconnu.
LibertĂ© et ĂquitĂ© [âŠ]
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Pour le bureau exĂ©cutif de lâOrganisation
MaĂźtre Mohammed Nouri
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(traduction dâextraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)
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Tunis, le 20 novembre 2007
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Un hĂ©ros de la libĂ©ration de la Bosnie est gratifiĂ© de onze ans dâemprisonnement
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Nous avons Ă©tĂ© contactĂ©s par monsieur Bouhouche, une personne ĂągĂ©e de plus de 74 ans, qui est le pĂšre du prisonnier politique Moazz Bouhouche. Il nous a dit que son fils, qui travaillait dans la peinture de voitures en Italie, avait Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© Ă lâaĂ©roport en 1997, lors de son retour dâItalie et avait Ă©tĂ© dĂ©fĂ©rĂ© devant le tribunal dans lâaffaire 26804 pour avoir combattu contre les Serbes en Bosnie HerzĂ©govine. Il a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă 14 ans dâemprisonnement. Il en a effectuĂ© onze. Il nous a dit que la santĂ© de son fils Ă©tait trĂšs affectĂ©e, et au lieu dâĂȘtre remerciĂ© pour avoir dĂ©fendu une terre usurpĂ©e, dont la libĂ©ration avait Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©e lĂ©gitime par la communautĂ© internationale, il avait Ă©tĂ© humiliĂ© par un tribunal qui lui avait ravi la libertĂ©.
LibertĂ© et ĂquitĂ© [âŠ]
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Pour le bureau exĂ©cutif de lâorganisation
MaĂźtre Mohammed Nouri
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(traduction dâextraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)
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Tunis, le 20 novembre 2007
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Un innocent en butte Ă des brimades
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Monsieur Hamouda Ben Brahim Larari, dĂ©tenteur de la carte dâidentitĂ© nationale n°06201274, demeurant citĂ© Omar Ben Slimane dans le gouvernorat de Gafsa, nous a informĂ©s quâil Ă©tait en butte Ă de graves persĂ©cutions perpĂ©trĂ©es par le chef de la brigade des services spĂ©ciaux : arrestations Ă rĂ©pĂ©tition, intrusions nocturnes permanentes Ă son domicile, interdiction de voyager y compris Ă lâintĂ©rieur de la dĂ©lĂ©gation et du gouvernorat, pressions sur son employeur dans le but de le faire licencier . Monsieur Larari a dĂ©posĂ© une plainte auprĂšs du procureur de la RĂ©publique de Gafsa pour exiger que soit mis un terme Ă ces brimades.
LibertĂ© et ĂquitĂ© [âŠ]
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Pour le bureau exĂ©cutif de lâOrganisation
MaĂźtre Mohammed Nouri
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(Traduction dâextraits, ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)
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Liberté et Equité
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Tunis, le 20 novembre 2007
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Prolongation du contrĂŽle administratif pour lâex prisonnier Mohammed Ben Abdallah sans passage devant le tribunal
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Monsieur Mohammed Ben Mohammed Ben Hassen Ben Abdallah, ex prisonnier politique qui a passĂ© en prison onze annĂ©es et a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© en 2002, nous a informĂ©s quâil a Ă©tĂ© encerclĂ© pendant cinq ans au prĂ©texte de son astreinte au contrĂŽle administratif qui a pris fin le 4 septembre 2007. Pourtant le poste de la garde nationale de Sidi Jdidi lâa prolongĂ©. Il a Ă©crit au ministre de lâIntĂ©rieur et au ministre de la Justice le 2 octobre 2007 mais nâa reçu aucune rĂ©ponse. Le chef du poste de la garde de Sidi Jdidi lui a assurĂ© que le contrĂŽle serait permanent et quâil lui Ă©tait interdit de quitter son lieu de rĂ©sidence alors quâil a un besoin urgent de voyager pour recevoir des soins.
LibertĂ© et ĂquitĂ© [âŠ]
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Pour le bureau exĂ©cutif de lâOrganisation
MaĂźtre Mohammed Nouri
(traduction dâextraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)
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Tunisia trial of 30 suspected Islamists postponed until Dec. 1
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 Associated Press, le 21 novembre 2007 à 23h03
TUNIS, Tunisia (AP) _ The trial of 30 suspected Islamic extremists implicated in a spate of deadly clashes with Tunisian security forces opened Wednesday but was quickly postponed until next month.
If convicted, 29 of the suspects face the death penalty on charges including “plotting an attack against the security of the state,” “attempted aggression aimed at overturning the regime” and “inciting the population to kill one another.”
The 30th defendant, Zouhair Jridi, is charged with failing to denounce preparations to commit a terrorist attack in Ain Tbornok, more than 30 kilometers (20 miles) outside Tunis.
The suspects, 29 Tunisians and a Mauritanian, reportedly belonged to a group called the Soldiers of Assan Ibn Al Fourat, the name of an Arab war chief, involved in clashes with security forces in December and January.
They were arrested after police launched an attack against the group in the town of Soliman, some 40 kilometers (25 miles) south of the capital. A total of 14 people, 12 group members and a soldier and a police officer, died in the clash.
Among those reportedly killed was the group’s chief, identified as Lassad Sassi, a veteran of Afghanistan and the Islamist insurgency in neighboring Algeria. Officials initially referred to the group of men as “dangerous criminals,” but Interior Minister Rafik Haj
Kacem later was quoted by the official Tunisian press agency as saying the group was made up of hardened extremists.
Blueprints of some foreign embassies and documents with the names of some foreign diplomats were seized following the fire fights, TAP quoted the minister as telling members of the ruling Democratic Constitutional Rally party.
The trial was postponed until Dec. 1 so that defense lawyers could prepare their cases.
“We were only informed of the date of the trial by certain families of the defendants who themselves had been informed just the night before,” lawyer Samir Ben Amor
said.
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Associated Press
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MENSONGE, VOICI TA VERITE
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Par Mezri Haddad.
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AprĂšs mon passage sur France 24, je devais bien mâattendre Ă ce genre dâattaques mesquines et Ă la limite, amusantes. Je sais que mon seul nom catalyse toutes les haines, tous les ressentiments, toutes les jalousies et pas seulement du cĂŽtĂ© de lâopposition ! Cela ne me dĂ©range pas outre mesure. « Chaque fois quâon produit un effet, on se donne un ennemi. Il faut rester mĂ©diocre pour ĂȘtre populaire », disait Oscar Wilde.
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Au fond, tu dois te rĂ©jouir que je daigne encore te rĂ©pondre. Beaucoup de ceux que tu as âdans ta bien sinistre carriĂšre de calomniateur- traĂźnĂ© dans la boue, nâĂ©pargnant ni leur honneur ni leur malheur nâont pas eu, non guĂšre le courage mais la compassion de te rĂ©pondre. Câest quâil faut beaucoup de gĂ©nĂ©rositĂ© dâĂąme et une bonne dose de pitiĂ© pour sâabaisser Ă ton niveau si misĂ©rablement bas. Cela sâappelle la charitĂ© chrĂ©tienne ! Et je ne le dis pas ex-cathedra mais es qualitĂ©, puisque je suis le premier et, encore Ă ce jour, le seul universitaire de tradition islamique Ă avoir Ă©tĂ© qualifiĂ© par le CNU (Conseil national des universitĂ©s), instance acadĂ©mique française, maĂźtre de confĂ©rences en thĂ©ologie catholique (que les curieux ou les envieux se reportent au Journal Officiel de 2000). Je nâexhibe pas ce titre âet je pourrai en aligner bien dâautres- par forfanterie mais parce que tu as toujours, par complexe dâinfĂ©rioritĂ© et jalousie, occultĂ© les multiples diplĂŽmes que jâai obtenu par un dur, patient et pĂ©nible labeur. « Le philosophe-politologue (tel quâil se prĂ©sente) », assĂšnes-tu dans la satire que tu me rĂ©serves. Mais oui mon pauvre Slim, toi qui nâas pas Ă©tĂ© capable dâobtenir le SMIC universitaire, tu sais trĂšs bien que je suis titulaire dâun doctorat (philosophie morale et politique Ă la Sorbonne), de deux DEA, de deux licences (sociologie et sciences politiques)âŠCâest peut-ĂȘtre peu pour exercer dans une universitĂ© française et au pays de la « discrimination positive ». Pour y accĂ©der, il faut dâautres « qualitĂ©s » que je ne possĂšde pas et un autre art que je ne maĂźtrise pas. Câest sans doute beaucoup pour avoir droit Ă un poste dâenseignant dans une universitĂ© tunisienne, privilĂšge que le « mercenaire du rĂ©gime » que je suis nâa pas obtenu, Ă lâinverse de plusieurs « contempteurs du rĂ©gime » !!!
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Câest la transition pour rĂ©pondre Ă ta question jâallais dire existentielle : « Quand as-tu un jour travaillé ? ». Toute ma vie, misĂ©rable scribouilleur. A 9 ans, je nettoyais les pare brises des voitures au kiosque Shell du Kram, ma ville natale. Comme je nâai pas eu la chance, ou plutĂŽt la malchance, que tu as eu : naĂźtre dans un milieu de la bourgeoisie tunisoise, jâai passĂ© une partie de mon enfance et toute mon adolescence Ă bosser dur sur les chantiers du bĂątiment. Mon dĂ©funt pĂšre, ouvrier Ă la STEG, mais qui aurait pu avoir une belle carriĂšre politique eu Ă©gard Ă sa culture et Ă ses origines monastiriennes, nâavait pas les moyens de mâoffrir ce que tous les enfants et tous les adolescents dĂ©sirent. Encore moins de me donner en hĂ©ritage ce que ta famille tâa lĂ©gué : une belle demeure Ă Sidi Bou SaĂŻd. Au fait, toi qui nâas pas cessĂ© dâaccabler le « rĂ©gime dictatorial et spoliateur », as-tu Ă©tĂ© spoliĂ© de ce bien immobilier ? A moins que tes informateurs Ă Tunis veillent sur tes intĂ©rĂȘts ! Mon pĂšre mâa lĂ©guĂ© ce quâil y a de plus prĂ©cieux au monde : lâamour de la Patrie, une Ă©thique inaltĂ©rable, un courage qui rĂ©siste Ă toutes les Ă©preuves. Musulman Ă la foi inĂ©branlable, amoureux des Lettres, il mâa toujours invitĂ© Ă puiser mes rĂšgles de vie et ma conduite morale dans ces deux textes Ă la profondeur inĂ©galable : le Coran et un poĂšme de Kipling par lequel je finirai cette rĂ©plique. Peut-ĂȘtre te servira t-il Ă quelque chose, mieux vaut tard que jamais.
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Je ne peux pas laisser passer cette occasion que me procure ta question « quand as-tu un jour travaillé ? », sans rĂ©vĂ©ler aux lecteurs de Tunisnews ce que beaucoup de mes compatriotes ignorent. A savoir que jâaurai pu ĂȘtre encore aujourdâhui en poste Ă Paris 7-Jussieu si les grands militants des droits de lâhomme, les Archanges de la libertĂ© et les prophĂštes de la dĂ©mocratie nâavaient pas usĂ© de leurs influences kabbalistiques ou maçonniques pour me faire Ă©vincer de cette universitĂ©. Les auteurs connus de cet acte supĂ©rieurement humaniste sont le citoyen des deux rives Kamel Jendoubi, les deux rives de la citoyennetĂ© KhmaĂŻes Chammari et le sujet de son altesse royale, Driss el-Yazami, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la FIDH qui voit partout des atteintes aux droits de lâhomme, sauf au royaume chĂ©rifien, patrie des droits de lâhommeâŠet de la culture de cannabis. Ce trio malĂ©fique ne pouvait pas commettre son forfait inique sans la complicitĂ© active du professeur communiste, au tiers-mondisme dĂ©bordant, Claude Liauzu (je ne dirai pas plus sur ce personnage qui nâest plus de ce monde). Je devais payer le prix de mon engagement dans la dĂ©fense dâune cause noble et dâun prĂ©sident patriote, dont certains ne dĂ©testent la politique que parce quâils dĂ©sirent le pouvoir. Je devais souffrir pour les souffrances infligĂ©es aux ennemis de la Tunisie, par mon article du Monde et, surtout, par mon livre Non Delenda Carthago, que certains nâont pas fini de lire et de relire. Le chĂątiment aurait pu ĂȘtre encore plus cruel si Lionel Jospin avait atteint les cimes du pouvoir. La Providence mâen a prĂ©servĂ© et lâhistoire mâa donnĂ© raison : Jospin a Ă©tĂ© balayĂ©, les menĂ©es subversives de 2000-2005 nâont pas dĂ©stabilisĂ© la Tunisie, plusieurs opposants ont regagnĂ© la mĂšre Patrie, y compris des islamistes, plusieurs dĂ©tenus ont quittĂ© la prisonâŠet aux autres, je ne peux que souhaiter le mĂȘme dĂ©nouement.
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Je continue sur la question de savoir quand est-ce que jâai travaillĂ© un jour. Et cette fois ci en France, oĂč je suis arrivĂ© en janvier 1984, lorsque la Tunisie Ă©tait Ă feu et Ă sang. Nâayant pas Ă©tĂ© boursier, ni de lâEtat français ni de la Tunisie, jâai Ă©tĂ© ouvrier nettoyeur pour financer mes Ă©tudes. Je travaillais pour une sociĂ©tĂ© de nettoyage des bureaux de certaines grandes entreprises parisiennes. Devenu aujourdâhui grand cinĂ©aste, Mohamed Zran âquâil veuille bien excuser cette rĂ©vĂ©lation dont il ne doit pas du tout avoir honte- pourra en tĂ©moigner, puisque je lâavais fait embaucher dans cette mĂȘme sociĂ©tĂ© de nettoyage. Jâai Ă©tĂ© aussi ouvrier dans le revĂȘtement de sol, puis Ă©lectricien, puis ouvrier peintre. Cette partie de ma vie, mon cher Slim, tu ne lâignores pas puisque tu es venu parfois mâaider Ă terminer un chantier de peinture Ă la Bastille, contrariant ainsi ta nature. Te souviens-tu de ce que je tâavais dit ce jour dâavril 1994 : « Tu vois quâon peut bien gagner notre vie sans ĂȘtre obligĂ© de nous prostituer auprĂšs de tel ancien ministre, de tel banquier tunisien, de tel chef de parti pour financer le tirage mensuel de lâAudace ? ».
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MĂȘme si mon passĂ© dâouvrier mâhonore, je nâai pas Ă©tĂ© que cela. Jâai aussi Ă©tĂ© chargĂ© de sĂ©minaire Ă HEC, puis exercĂ© les fonctions dâassistant en philosophie du droit Ă Paris II Assas, celles de chercheur au CNRSS, au Centre de la pensĂ©e grecque, ensuite au Centre dâHistoire des sciences et des philosophies arabes et mĂ©diĂ©vales, dirigĂ© par Roschdi Rasched. AprĂšs Non Delenda Carthago, jâai coĂ©crit et codirigĂ© un certain nombre dâouvrages acadĂ©miques : La Personne et son avenir (Ă©d. Au Signe de la Licorne), LâIslam est-il rebelle Ă la libre critique ? (Ă©d. Corlet-Marianne), Pour un Islam de paix, (Ă©d. Albin Michel), La RĂ©publique brĂ»le-t-elle ? (Ă©d. Michalon)âŠEt depuis une annĂ©e, jâĂ©crit rĂ©guliĂšrement dans la revue « Le Monde des Religions ». Tu vois bien que lâessentiel de ma vie nâest pas consacrĂ© Ă lâactivisme politicien mais Ă lâĂ©criture, plus exactement Ă la rĂ©flexion philosophique et politique.
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Seconde transition, le financement de cette publication que jâai qualifiĂ©, Ă juste titre, de torchon. Plus exactement, ta cynique ou faussement candide interrogation : « sâagit-il bien de ce mĂȘme torchon auquel il a collaborĂ© avant dâemprunter le chemin du mercenariatâŠce mĂȘme torchon dont il sâest attribué la paternitĂ© lorsque je lâen ai Ă©jectĂ©âŠÂ»Â ? CollaborĂ©, Ă©jectĂ©, ces deux euphĂ©mismes nâĂ©chapperont pas Ă la sagacitĂ© des initiĂ©s. Je sais que tu tiens Ă la paternitĂ© de ce torchon beaucoup plus quâĂ ton honneur. Aussi, pour satisfaire ton dĂ©sir nĂ©vrotique, je ne te disputerai pas la paternitĂ© de cette crĂ©ature incestueuse. Les premiers protagonistes, financiers ou rĂ©dacteurs, de lâAudace tĂ©moigneront un jour. Ma crĂ©ature dont je suis trĂšs peu fier, ce nâest pas lâAudace, mais Slim Bagga. Et nous sommes trois Ă avoir commis cette manipulation gĂ©nĂ©tique bien calamiteuse : Moncef Ben Mrad, celui qui tâa initiĂ© au journalisme, un ministre qui voulait faire de toi un homme et moi-mĂȘme, qui a insufflĂ© en toi la passion politique. Et puisque le mot mercenaire revient dans tous tes Ă©crits comme un leitmotiv âce qui est psychologiquement rĂ©vĂ©lateur-, en connais-tu le sens exact ? DĂ©finition du Petit Robert : « le mercenaire est le soldat professionnel Ă la solde dâun gouvernement Ă©tranger ». Simple Ă comprendre nâest-ce pas ?
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Torchon ! Mais non, câest une poubelle oĂč se dĂ©versaient les insanitĂ©s les plus nausĂ©abondes que tu puisais Ă la fois dans ton Ăąme perverse et dans le carnet de commandes de tes gĂ©nĂ©reux bienfaiteurs (tunisiens et français) qui ont un compte Ă rĂ©gler avec Tunis. Tant que jâĂ©tais le cortex de LâAudace -parce que certains ont commis lâerreur de mâinterdire de parole en Tunisie- je veillais scrupuleusement Ă ce que la vie privĂ©e des gens ne soit jamais Ă©voquĂ©e et que les intĂ©rĂȘts supĂ©rieurs de la Tunisie ne soient jamais compromis. Tu voulais transgresser ces frontiĂšres dĂ©ontologiques, idĂ©ologiques, politiques et patriotiques que jâai posĂ©es. Comme la tentation Ă©tait plus forte que toi, tu as Ă©tĂ© chercher soutien moral et financier auprĂšs de Habib Mokni, Rached Ghannouchi et de leurs nouveaux alliĂ©s : les gauchistes et archĂ©o-perspectivistes fraĂźchement dĂ©barquĂ©s Ă Paris pour provoquer la rĂ©volution prolĂ©tarienne Ă GĂąfour. Câest Ă ce moment lĂ que jâai quittĂ© LâAudace, lâabandonnant Ă son triste destin. Jâai Ă©tĂ© fonder un autre magazine qui nâa pas eu la vie longue car je la lui ai volontairement abrĂ©gĂ©. Les raisons pour lesquelles jâai sabordĂ© La voix de lâAudace sont celles-lĂ mĂȘme qui ont prolongĂ© la vie de lâAudace : vendre mon Ăąme Ă une opposition indigne et mâasseoir, une fois par semaine, Ă la table de deux agents des RG français. Je devais immĂ©diatement me soustraire Ă ce rituel affligeant auquel tu les avais si longtemps accoutumĂ©. Je ne leur reproche pas de travailler pour leur pays ; je reproche Ă leurs informateurs de travailler contre le leur.
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TroisiĂšme transition, la mort de LâAudace. Diriger un journal dâopinion nĂ©cessite du charisme, beaucoup de rectitude morale et un attachement Ă la Patrie que rien ne doit Ă©branler. Ce nâest pas en faisant la tournĂ©e de certaines officines connues ou occultes que lâon fait un journal digne de ce nom. Le plus grave câest que tu ne tâes mĂȘme pas rendu compte que tu ne faisais plus du journalisme mais de la stĂ©nographie. Moi, je nâai jamais Ă©tĂ© dans le journalisme dit dâinformation, encore moins dans celui du renseignement. Je ne sais pas dâoĂč ton ami Nicolas Beau tenait cette dĂ©sinformation suivant laquelle LâAudace vient de disparaĂźtre de la circulation parce que Tunis a fait pression sur Paris. Autrement dit, que LâAudace est devenu une affaire dâEtat. Il faut ĂȘtre dĂ©bile pour le croire. A moins que Nicolas Beau, qui puise ses informations Ă la bonne source, nâait pas tout dit ce jour-lĂ Â ! En effet, une seule thĂšse plausible validerait son hypothĂšse saugrenue : aprĂšs le changement politique en France, la Tunisie ne peut plus tolĂ©rer que certains agents dâun pays ami continuent Ă se complaire dans le rĂŽle de rĂ©dacteur en chef dâun torchon ennemi !!!
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Dans la disparition de ce torchon, notez bien quâil y a deux thĂšses antinomiques et nĂ©anmoins complĂ©mentaires : celle de Nicolas Beau sur le plateau de France 24, thĂšse dĂ©jĂ affirmĂ©e par le mĂȘme journaliste sous le pseudonyme de Gari John, dans Bakchich No 53 du 2 novembre 2007, et la thĂšse de Slim Bagga, dans son piĂštre requiem qui devait apitoyer les Ăąmes sensibles, « Ce nâest quâun au revoir ! », publiĂ© dans LâAudace No 153. Le premier dit et Ă©crit que « LâĂ©tĂ© dernier, (la Tunisie) a menacĂ© les français de cesser toute collaboration anti-terroriste si LâAudace paraissait encoreâŠÂ », et soutient mordicus que la France a dĂ» se plier aux exigences de Tunis. Dans un style digne de JĂ©rĂ©mie, le second Ă©crit que « Des raisons personnelles et, pour tout dire, relatives Ă ma santĂ© et des raisons financiĂšres mâont acculĂ© Ă jeter lâancre ». Chercher lâerreur ? Laquelle des deux versions faut-il retenir ? Si Slim Bagga a dit la vĂ©ritĂ© Ă ses lecteurs, câest Nicolas Beau qui a menti aux siens. Si au contraire, Sieur Beau a dit la vĂ©ritĂ©, câest lâintrĂ©pide Bagga qui a induit en erreur la vingtaine de crĂ©dules qui croient encore Ă ses fables. Dans ce cas, une seule raison expliquerait son omission : ses manipulateurs et protecteurs lui ont ordonnĂ© de « fermer sa grande gueule »…par raison dâEtat ! Simple mais ĂŽ combien instructif dĂ©tail : « Dans les cĂ©lĂšbres carnets du gĂ©nĂ©ral Rondot saisis par la justice française, on y trouve la trace dâune dĂ©marche du ministre tunisien de lâIntĂ©rieur exigeant, sans succĂšs, quâon empĂȘche Slim Bagga de faire son travail », Ă©crit Garibeau Nicolas John dans son Bakchich. Quand est-ce que ce journaliste aux multiples nomsâŠet facettes a-t-il accĂ©dĂ© aux carnets du gĂ©nĂ©ral Rondot ? AprĂšs leurs saisis par la justice française ou du temps oĂč ce gĂ©nĂ©ral Ă©tait en exercice ? La rĂ©ponse Ă cette question en dit long et sur le secret de lâinstruction en France (par consĂ©quent lâindĂ©pendance de la justice) et sur la perspicacité des RG ! Supposons un instant que la version de Nicolas Beau soit authentique. Dans ce cas de figure, il faut reconnaĂźtre la lĂ©gitimitĂ© et la cohĂ©rence de la dĂ©marche tunisienne. En termes plus clairs, vous ne pouvez pas, vous, services français, nous demander de collaborer dans la lutte anti-terroriste tout en continuant Ă irriguer un torchon qui âpour ne citer que cet exemple- avait inlassablement dĂ©fendu Tarek Maroufi sous le prĂ©texte fallacieux que câest un « militant des droits de lâhomme » pourchassĂ© par la police de Ben Ali. Plus dâune fois (LâAudace No 71, 73, 74..), Slim Bagga avait pris fait et cause pour ce membre important de la secte de Ben Laden, qui est aujourdâhui emprisonnĂ© en Belgique pour avoir pensĂ© et organisĂ© lâassassinat du glorieux commandant Massoud le 9 septembre 2001et qui sâapprĂȘtait Ă commettre dâautres attentats, notamment contre lâambassade des Etats-Unis Ă Paris (LibĂ©ration du 3 octobre 2001), contre le Parlement de Strasbourg et contre le marchĂ© de NoĂ«l dans la mĂȘme ville (Le Figaro du 17 janvier 2002).
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La fin de LâAudace aurait dĂ» ĂȘtre concomitante de mon dĂ©part puisque jâai Ă©tĂ© suivi par quasiment lâensemble de lâĂ©quipe rĂ©dactionnelle. Elle nâĂ©tait pas morte pour les raisons Ă©voquĂ©es plus haut, mais elle Ă©tait dĂ©jĂ condamnĂ©e au coma. Sous perfusion gauchiste-intĂ©griste, LâAudace vivait dĂ©jĂ artificiellement. Elle nâavait pas de message libĂ©rateur Ă transmettre mais uniquement des mensonges, des chantages et des calomnies Ă profĂ©rer. Il nây a pas un seul homme public en Tunisie, pas un seul haut fonctionnaire, pas un seul diplomate, pas un seul acteur Ă©conomique, pas un seul intellectuel, pas un seul journaliste, pas un seul patron de presse, pas un seul syndicaliste qui nâa pas Ă©tĂ© calomniĂ© par ta plume imbibĂ©e dâalcool et motivĂ©e par le mensonge, lâenvie et la prĂ©varication. Ni les hommes, ni les femmes, ni les vieux, ni les enfants, ni les vivants, ni les morts nâont Ă©chappĂ© Ă la haine qui tâobsĂšde et te possĂšde. Pour toutes les basses besognes commises pour le compte de tes payeurs et ordonnateurs en Tunisie comme en France, tu Ă©tais le bien servile exĂ©cutant. Câest pour cette raison que tu as Ă©tĂ© lĂąchĂ© et que tout lâargent du monde nâaurait pu suffire Ă sauver ton torchon. La naissance de tĂ©lĂ©visions privĂ©es, lâĂ©mergence de journaux Online dâopposition, mais sĂ©rieux et objectifs, ont donnĂ© le coup de grĂące Ă ton torchon. Oui, tout lâargent du monde nâaurait pu sauver LâAudace du naufrage dont tu assumes seul la responsabilitĂ©. Ni lâargent de tes bienfaiteurs tunisiens que tu as encensĂ© pour les stigmatiser par la suite, ni celui de Robert MĂ©nard qui pouvait tâaccorder une part des donations quâil percevait de lâUSAID (United States Agency For International Development) et de lâINED (National Endowment for Democracy), deux ruisseaux dont on connaĂźt la source, ni mĂȘme les fonds du MEPI, organisme mis en place par lâempereur Bush pour soutenir les dĂ©mocrates chalabisĂ©s et dont certaines boutiques droit de lâhommiennes tunisiennes profitent dĂ©jĂ amplement. Alors un peu de dĂ©cence messieurs et mesdames propres. Les scribes des droits de lâhomme, les messies de la dĂ©mocratie, les Bagga, Beau, MĂ©nard, Perrault, Ben SĂ©drine, Belhassen, Ben BrikâŠ, qui passez votre temps Ă dĂ©nigrer le prĂ©sident et sa famille, je ne vous dis quâune seule chose : lorsquâon joue imprudemment et outrageusement Ă lâarme de la morale, il vaut mieux avoir la culotte propre.
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QuatriĂšme transition, lâargent que « mâattribue le rĂ©gime pour ne pas dire la caisse noire » et tu ajoutes, comme pour entretenir le suspens, « Alors Chut ». Mais non, parlons-en donc. Si je devais choisir entre deux caisses noires, celle de mon pays ou celle des services de Renseignement ou dâEspionnage dâune puissance Ă©trangĂšre, je nâhĂ©siterai pas un instant Ă accepter la premiĂšre. Le paradoxe de cette petite histoire câest que dâautres, certains partisans du RCD, colportent le mĂȘme ragot pour me discrĂ©diter. Ma rĂ©ponse ici vaut aussi bien pour toi que pour ces mauvaises langues : si jâavais un faible pour lâargent, câest Ă coup millions dâeuros que jâaurais fait payĂ© Ă mes supposĂ©s commanditaires tous les articles que jâai publiĂ© dans Le Monde, dans Le Figaro, dans La Tribune de GenĂšveâŠĂ la gloire du rĂ©gime comme tu dis. On connaĂźt les tarifs que fixent certains grands journalistes ou certaines boites de communication pour publier un petit entrefilet dans ce genre de publications en vue dâamĂ©liorer lâimage de tel ou tel pays (Ă ce sujet, je recommande vivement la lecture de, Les sorciers blancs : enquĂȘte sur les faux amis de lâAfrique, Ă©d. Fayard, 2007). La vĂ©ritĂ© est que mes articles dĂ©coulaient de mes convictions et que celles-ci exprimaient une ambition politique parfaitement lĂ©gitime. Oui, jâai dĂ©fendu et je continuerai, aussi longtemps que je vivrai, Ă dĂ©fendre ce prĂ©sident qui a su donner Ă la Tunisie la sĂ©curitĂ©, la stabilitĂ©, le bien ĂȘtre social et la prospĂ©ritĂ© Ă©conomique. Oui je suis au service de la Tunisie et jâaurai bien aimĂ©, aprĂšs plus de 8 ans de militantisme politique et de loyautĂ© patriotique, la servir autrement que par mon titre dâĂ©crivain, de philosophe ou de politologue.
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Sans transition, tu tâes une fois de plus attaquĂ© Ă ma vie privĂ©e en terminant ton tissu de mensonge par une fumisterie qui ne trompe pas ceux qui te connaissent : « Câest ainsi que jâentretiens ma fille, pauvre Mezri ! Ce qui est loin dâĂȘtre ton casâŠÂ ». Parce que nous ne partageons pas les mĂȘmes valeurs morales, ni le mĂȘme sens de la famille, jâai quelques scrupules Ă rĂ©vĂ©ler les mĂ©andres de ta vie privĂ©e. Je me limiterai Ă cette indication : tu ne peux pas tâimaginer combien je suis fier de la maniĂšre dont je subviens aux besoins de ma familleâŠet moi, je nâai pas abandonnĂ© lâĂ©ducation de ma fille Ă un autre homme !
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Câest dur de se rĂ©veiller Ă 47 ans et de rĂ©pĂ©ter avec Verlaine, « Quâas-tu fait, ĂŽ toi que voilĂ pleurant sans cesse, Dis, quâas-tu fait, toi que voilĂ de ta jeunesse ? ». Regarde toi. Comment peux-tu encore te supporter en vivant dans une bulle oĂč tu nâarrĂȘtes pas de te mentir et de vendre tes mensonges aux autres ? « Câest lorsquâon commence Ă dire la vĂ©ritĂ© que dĂ©bute la guĂ©rison », dit le postulat freudien. Nous avons exactement le mĂȘme Ăąge. Lorsque je fais le bilan de mes 47 ans dâexistence, je nâai pas Ă me plaindre, encore moins Ă rougir de mon parcourt aussi bien intellectuel que politique. MĂȘme si jâai perdu quelques unes de mes illusions politiques, je suis fier dâavoir dĂ©fendu mon pays lorsquâil a Ă©tĂ© la cible dâune armada politico-mĂ©diatique des plus impressionnantes. Je le suis encore plus pour le petit, le tout petit rĂŽle que jâai un jour jouĂ© pour que les prisons se vident de leur contenu humain, pour que les exilĂ©s regagnent leur Patrie, pour que la famille tunisienne soit une et indivisible, souveraine et sure dâelle pour relever les dĂ©fis dâaujourdâhui, puissante et solidaire pour faire face aux pĂ©rils de demain.
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Enfin, parce que je sais que le Coran nâest pas ta lecture prĂ©fĂ©rĂ©e, je te suggĂšre de lire ce poĂšme dâEdward Kipling. Si tu as encore un brin de conscience et que tu en saisis le sens, tu seras un homme mon fils. Ce poĂšme divin, je lâai beaucoup et longtemps mĂ©ditĂ©. Jây ai trouvĂ© la force de rester debout, de croire en lâavenir, Ă un moment oĂč je nâavais plus un centime pour nourrir prĂ©cisĂ©ment ma famille et bien pire encore, Ă un moment oĂč je venais de perdre mon pĂšre.
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Si tu peux voir dĂ©truit lâouvrage de ta vie Et sans dire un seul mot te mettre Ă rebĂątir, Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties Sans un geste et sans un soupir, Si tu peux ĂȘtre amant sans ĂȘtre fou dâamour ; Si tu peux ĂȘtre fort sans cesser dâĂȘtre tendre Et , te sentant haĂŻ, sans haĂŻr Ă ton tour, Pourtant lutter et te dĂ©fendre ;
Si tu peux supporter dâentendre tes paroles Travesties par des gueux pour exciter des sots, Et dâentendre mentir sur toi leurs bouches folles, Sans mentir toi-mĂȘme dâun mot ; Si tu peux rester digne en Ă©tant populaire, Si tu peux rester peuple en conseillant les Rois Et si tu peux aimer tous tes amis en frĂšres, Sans quâaucun dâeux soit tout pour toi ;
Si tu sais mĂ©diter, observer et connaĂźtre, Sans jamais devenir sceptique ou destructeur RĂȘver, sans laisser ton rĂȘve ĂȘtre ton maĂźtre, Penser, sans nâĂȘtre quâun penseur ; Si tu peux ĂȘtre dur sans jamais ĂȘtre en rage, Si tu peux ĂȘtre brave et jamais imprudent, Si tu peux ĂȘtre bon, si tu sais ĂȘtre sage, Sans ĂȘtre moral ni pĂ©dant ;
Si tu peux rencontrer triomphe aprĂšs dĂ©faite Et recevoir ces deux menteurs dâun mĂȘme front, Si tu peux conserver ton courage et ta tĂȘte Quand tous les autres les perdront ; Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Seront Ă tout jamais tes esclaves soumis Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un Homme, mon fils.
Note Ă Â lâattention de Tunisnews :
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Dans la mĂȘme Ă©dition oĂč vous avez publiĂ© la diatribe de Slim Bagga (No 1142), vous avez passĂ© une « info » titrĂ©e « Mission commandĂ©e » suivant laquelle jâai « étĂ© rĂ©cupĂ©rĂ© Ă lâaĂ©roport de Paris par une voiture de lâambassade de TunisieâŠ, et que jâai Ă©tĂ© chargĂ© de la mission de contrecarrer les intervenants Ă lâĂ©missionâŠÂ ». Vous avez tout faux. Primo, câest en taxi que je suis arrivĂ© Ă Paris et en taxi, payĂ© par la tĂ©lĂ©vision en question, que jâai Ă©tĂ© raccompagnĂ© chez moi. Secundo, personne ne mâa chargĂ© de cette « mission » et je nâĂ©tais pas du tout au courant de ce projet dâĂ©mission. Câest un journaliste de France 24, programme arabe, qui mâa informĂ© sept heures avant cette Ă©mission. A ma demande, il mâa mis en contact avec sa collĂšgue du programme français qui mâa demandĂ© si je voulais participer au dĂ©bat de Sylvain Attal dont je salue au passage la neutralitĂ© et le professionnalisme. Jâai bien Ă©videmment et bien volontiers acceptĂ©. Cette authentique version est facilement vĂ©rifiable auprĂšs des deux journalistes de France 24 dont je ne peux pas citer ici les noms mais que je pourrai vous communiquer par tĂ©lĂ©phone.
Cet Ă©pisode me fait penser Ă un autre : le dĂ©bat sur Al-Mustakilla de M. El-Hamdi, le 2 septembre 2001. A lâĂ©poque, tout le monde a cru que jâai Ă©tĂ© envoyĂ© Ă Londres en mission. Depuis, tout le monde sait que, non seulement personne ne mâa jamais confiĂ© cette mission, mais que jâai Ă©tĂ© fortement dissuadĂ© de ne pas y aller et que, si je mâentĂȘtais, ce serait Ă mes risques et pĂ©rils. Câest entre M. Al-Hamdi et moi-mĂȘme quâa Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©e ma participation Ă ce dĂ©bat. Posez-lui la question, il vous rĂ©pondra.
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Remarque de la rédaction de TUNISNEWS
Lâ« info » titrĂ©e « Mission commandĂ©e » Ă©tait en fait la suite de lâarticle envoyĂ© par M. Slim Bagga.
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Soudan: des enfants du Darfour pris en main par des maĂźtres islamiques
OMBADDA (AFP) – Sous la fĂ©rule d’un cheikh soufi, ils sont cinq cents enfants venus du Darfour Ă Ă©crire et réécrire les versets du Coran sur une planchette de bois, la “loha”, calĂ©e sur les genoux.
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