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ComitĂ© pour le Respect des LibertĂ©s et des Droits de lâHomme en Tunisie
Membre du RĂ©seau Euro mĂ©diterranĂ©en des Droits de lâHomme
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21ter rue Voltaire â FR-75011 PARISÂ – Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34
contact@crldht.org / www.crldht.org
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La justice tunisienne poursuit et condamne des citoyens dont lâirresponsabilitĂ© pĂ©nale est avĂ©rĂ©e.
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            Lors de lâaudience du 17 novembre 2007, la quatriĂšme chambre criminelle du Tribunal de PremiĂšre instance de Tunis, prĂ©sidĂ©e par le juge Mehrez Hammami, a rendu son jugement dans lâaffaire 11089 qui a condamnĂ© 26 jeunes citoyens, accusĂ©s dâavoir commis les crimes punissables en vertu de la loi antiterroriste de dĂ©cembre 2003, à des peines dâemprisonnement variables de trois Ă quinze ans assorties dâun  contrĂŽle administratif de plusieurs annĂ©es.
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            LâinculpĂ© Mimoun Alloucha, 27 ans, qui se trouve depuis son arrestation et sa dĂ©tention en prison dans un sale Ă©tat en raison de la torture sauvage et des sĂ©vices sexuels quâil a subis, des graves violations qui ont affectĂ© encore plus sa santĂ© mentale jugĂ©e atteinte par les professionnels depuis 2003 lors dâune expertise mĂ©dicale autorisĂ©e par le tribunal et signĂ©e par un mĂ©decin chef de service des maladies psychiatriques qui lâa considĂ©rĂ© irresponsable pĂ©nalement en raison dâun Ă©tat dĂ©lirant chronique et dâun manque de facultĂ© de discernement et de jugement. Or cet inculpĂ© se trouve condamnĂ© Ă 15 ans de prison ferme et 15 000 DT dâamende !!
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Le prisonnier Mohamed Amine Dhiab souffre Ă©galement des mĂȘmes perturbations mentales, aggravĂ©es par le calvaire sans nom quâil a dĂ» subir pendant les sĂ©ances de torture qui lui ont fait perdre Ă jamais la facultĂ© de parler et se trouve depuis handicapĂ© Ă vie puisquâil ne peut plus marcher. Avant son arrestation, Mohamed Amine a Ă©tĂ©  suivi mĂ©dicalement pour troubles mentaux et a Ă©tĂ© prĂ©cĂ©demment relaxĂ© dans une autre affaire pour « IrresponsabilitĂ© pĂ©nale ».
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Son procĂšs sâouvrira devant le tribunal de premiĂšre instance de Tunis Ă partir du 1er dĂ©cembre avec  vingt huit autres Tunisiens prĂ©sumĂ©s terroristes inculpĂ©s de “complot contre la sĂ»retĂ© de l’Etat”. Ces prĂ©venus membres du “groupe de Soliman” seront  jugĂ©s sur les affrontements sanglants qui ont eu lieu en dĂ©cembre 2006 et janvier 2007, Ă Hammam-Lif et  à Soliman, Ă 30 km au sud de Tunis.
          Rappelons que pour ces 29 inculpĂ©s, dix chefs d’accusation ont Ă©tĂ© retenus contre eux et encourent la peine capitale. Il s’agit entre autres de : tentative d’attaques prĂ©mĂ©ditĂ©es visant Ă renverser le rĂ©gime, assassinat, maniement d’armes et d’explosifs et adhĂ©sion Ă une organisation terroristeâŠ.
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          Mimoun Alloucha et Mohamed Amine Dhiab nâont pas Ă ĂȘtre jugĂ©s alors que leur santĂ© mentale est affectĂ©e et considĂ©rĂ©s comme irresponsables par des professionnels attitrĂ©s. Leur place est par consĂ©quent dans un hĂŽpital psychiatrique pour recevoir les soins nĂ©cessaires.
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          Le CRLDHT considĂšre que le jugement et la condamnation de ce deux inculpĂ©s sont nuls et appelle Ă leur relĂąchement sans dĂ©lai afin quâils puissent se soigner.
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           Il exige la poursuite des tortionnaires, coupables de crimes de torture ayant provoquĂ© dĂ©finitivement des handicaps profonds entraĂźnant lâimmobilitĂ© et la privation de lâusage de la parole.
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Paris, le : 23/11/2007
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ComitĂ© pour le Respect des LibertĂ©s et des Droits de lâHomme en Tunisie
Membre du RĂ©seau Euro mĂ©diterranĂ©en des Droits de lâHomme
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Violences policiĂšres et instrumentalisations politiques dans les milieux estudiantins.
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Le CRLDHT suit avec prĂ©occupation la situation explosive dans lâuniversitĂ© tunisienne en raison de graves violations et atteintes physiques suivies par des arrestations enregistrĂ©es sur un nombre de militants syndicalistes, membres de lâUnion GĂ©nĂ©rale des Etudiants Tunisiens (UGET) ainsi que des dirigeants de lâUnion Nationale des ChĂŽmeurs diplĂŽmĂ©s.
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           La crise a Ă©clatĂ© ce jeudi 15 novembre 2007 Ă la facultĂ© des sciences humaines et sociales du 9 avril, Ă la suite de manifestations organisĂ©es par les deux structures indiquĂ©es pour cĂ©lĂ©brer le 17 novembre 2007, la journĂ©e internationale de lâEtudiant. La facultĂ©  a Ă©tĂ© investie et lâimmunitĂ© de lâenceinte universitaire violĂ©e par des brigades dâintervention, armĂ©es de gourdins et de matraques, semant la terreur en son sein et provoquant des sĂ©quelles corporelles diverses sur un grand nombre dâĂ©tudiants. Le doyen de la facultĂ©, M. HmaĂźed Ben Aziza a Ă©galement Ă©tĂ© victime de violences physiques et verbales. Quant aux Ă©tudiants, ils ont Ă©tĂ© pourchassĂ©s Ă la sortie de la facultĂ©, dans les rues et quartiers avoisinants jusquâaux hĂŽpitaux  de Charles Nicole et Rabta oĂč des blessĂ©s  se sont rendus pour se soigner. Le jeune Amir Hammami a Ă©tĂ© violemment extirpĂ© du service hospitalier de Charles Nicole au vu et au su de lâĂ©quipe mĂ©dicale et des malades, prĂ©sents dans le service. Salem Ayari, Hafnaoui Ben Othmane, Kamel BoussĂąa et Jaber Meskini ont, quant Ă eux, dĂ» quitter lâhĂŽpital Rabta sous les coups et les insultes.
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Le samedi 17 novembre au soir, plusieurs dizaines de la police politique, armĂ©s de matraques, ont procĂ©dĂ© au ratissage du centre ville de la capitale, Ă la recherche des dirigeants Ă©tudiants. PrĂšs dâune vingtaine a Ă©tĂ© kidnappĂ©e, violemment agressĂ©e et abandonnĂ©e dans la forĂȘt du BelvĂ©dĂšre. Parmi eux, le jeune Salem Ayari, 1er coordinateur de lâUnion Nationale des ChĂŽmeurs diplĂŽmĂ©s, Belgacem Ben Abdallah et Walid Azzouzi de la mĂȘme structure. Les Ă©tudiants Abderraouf SaĂŻd, Slah Aouiti, Youssef Ben Moussa, Ahmed Sassi, Walid Mihoub, Nasr El Hajji, TĂ©mime DaĂŻkhi, Mehdi Daghouti, KaĂŻs Maztouri et Fouad Sassi, militants de lâUGET, ont eu le mĂȘme sort.
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Ces graves violations surviennent dans un climat de tension au sein de lâuniversitĂ© tunisienne en raison de la grĂšve gĂ©nĂ©rale des corps enseignants universitaires et chercheurs
dĂ©cidĂ©e par la  FĂ©dĂ©ration GĂ©nĂ©rale de lâEnseignement SupĂ©rieur et de la Recherche Scientifique pour les Lundi et Mardi 19 et 20 novembre 2007,  revendiquant lâamĂ©lioration du niveau de vie des universitaires et par la crĂ©ation dâune prime de dĂ©penses pĂ©dagogiques de 300 dinars par mois pour lâensemble des corps et des grades, le doublement de la prime de rendement et la dĂ©mocratisation de la gestion des institutions universitaires. Cette grĂšve vient dĂ©noncer lâattitude agressive du MinistĂšre de lâenseignement supĂ©rieur qui fait la sourde oreille face Ă ces revendications lĂ©gitimes ainsi que les mesures unilatĂ©rales prises par le ministĂšre Ă propos de la rĂ©vision en cours de la loi dâorientation de lâEnseignement SupĂ©rieur qui est entrain  de la prĂ©senter au Parlement dans sa version initiale malgrĂ© les amendements multiples  proposĂ©s.
Conscients que le combat des enseignants vise avant tout Ă lâamĂ©lioration du  rendement scientifique de lâUniversitĂ© Tunisienne et de son avenir, lâUGET a dĂ©cidĂ© de participer Ă cette grĂšve nationale dâenseignants qui, dâaprĂšs M. Sami Aouadi, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du syndicat universitaire a Ă©tĂ© largement suivi avec un taux de rĂ©ussite de 80 Ă 90%.
Ces agressions viennent exprimer un malaise rĂ©el de la part du pouvoir politique Tunisien face Ă cette synergie que concourent les diffĂ©rents acteurs de lâUniversitĂ© tunisienne, enseignants, diplĂŽmĂ©s et Ă©tudiants.
            Le CRLDHT dĂ©nonce avec vigueur lâusage systĂ©matique de la violence par les forces de police contre des Ă©tudiants et dirigeants syndicalistes qui usent de leurs droits fondamentaux Ă lâexpression et Ă la manifestation pacifique.
             Il affirme son soutien total à la cause des enseignants tunisiens et pour le respect du droit syndical.
             Il rappelle Ă lâEtat tunisien ses engagements de protĂ©ger les citoyens dans lâexercice de leurs  libertĂ©s fondamentales et exige la poursuite des commanditaires de ces violences.
Paris le : 23/11/2007
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La Tunisie sur la sellette devant le ComitĂ© de l’ONU contre la torture
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AFP, le 23 novembre 2007 Ă 14h00
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GENĂVE, 23 nov 2007 (AFP) – Le ComitĂ© de l’ONU contre la torture a condamnĂ© la Tunisie pour le passage Ă tabac d’un militant des droits de l’Homme et a dĂ©clarĂ© recevable la plainte pour torture et
mauvais traitements d’une franco-tunisienne, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.
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M. Ali Ben Salem, ĂągĂ© Ă l’Ă©poque de 67 ans, a Ă©tĂ© rouĂ© de coups le 26 avril 2000 dans un commissariat de Tunis aprĂšs avoir Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© alors qu’il accompagnait des journalistes venus soutenir leur confrĂšre Tawfik Ben Brick. Celui-ci menait une grĂšve de la faim pour protester contre la confiscation de son passeport.
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M. Ben Salem, fondateur du Conseil National pour les LibertĂ©s de Tunis (CNLT) et de l’Association Tunisienne de Lutte contre la Torture (ALTT) avait Ă©tĂ© aspergĂ© de gaz lacrymogĂšne et rouĂ© de coups
jusqu’Ă ce qu’il perde connaissance. Des examens mĂ©dicaux avaient ensuite diagnostiquĂ© de graves lĂ©sions de la colonne vertĂ©brale, un traumatisme crĂąnien et des contusions.
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RĂ©uni en session Ă GenĂšve jusqu’Ă vendredi, le ComitĂ© contre la torture, composĂ© de dix experts indĂ©pendants, a estimĂ© que les violences infligĂ©es au sexagĂ©naire constituaient un acte de torture, selon un document auquel l’AFP a eu accĂšs.
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Les experts de l’ONU ont demandĂ© Ă la Tunisie de mener une enquĂȘte immĂ©diate et de punir les coupables.
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Mme Saadia Ali, une franco-tunisienne habitant Ă Paris, ĂągĂ©e de 47 ans Ă l’Ă©poque des faits, a portĂ© plainte devant le ComitĂ© de l’ONU pour avoir Ă©tĂ© rouĂ©e de coups jusqu’Ă l’Ă©vanouissement par un garde dans les geĂŽles du tribunal d’instance de Tunis le 22 juillet 2004 aprĂšs une altercation avec un fonctionnaire du tribunal.
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AmenĂ©e ensuite de force devant une juge, celle-ci lui avait notifiĂ© une peine de trois mois d’emprisonnement avec sursis. Une fois libĂ©rĂ©e, Mme Ali avait constatĂ© qu’elle avait Ă©tĂ© dĂ©lestĂ©e de son argent et d’une bague. Un mĂ©decin urgentiste avait relevĂ© de multiples ecchymoses et contusions ainsi qu’un traumatisme crĂąnien, selon un document qu’a pu se procurer l’AFP.
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Le ComitĂ© de l’ONU contre la torture a donnĂ© deux mois aux autoritĂ©s tunisiennes pour enquĂȘter sur les faits.
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AFP
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 Point de vue
40 Conseillers à la présidence de la république tunisienne : Quel gùchis !
Par Al Mouwaten Rakib
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Dans aucun pays de ce monde, un service dâun PrĂ©sident de la rĂ©publique ou dâun roi ou dâun empereur nâa autant de Conseillers et de collaborateurs que celui de Ben Ali en Tunisie! Entre Ministre dâEtat Conseiller spĂ©cial, Ministre Directeur de cabinet, Ministre Conseiller, Premier Conseiller avec rang de Ministre, Conseiller principal avec rang de SecrĂ©taire dâEtat, Conseiller avec rang de SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral en plus du SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence avec rang de Ministre et autres ChargĂ©s de mission avec rang de Directeur gĂ©nĂ©ral et PDG dâentreprises publiques avec rang de Conseiller principal et Directeur de la sĂ©curitĂ© prĂ©sidentielle avec rang de Premier Conseiller lui-mĂȘme avec rang de Ministre, on ne comprend plus rien et on frise carrĂ©ment le ridicule[1] !
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Jâai recensĂ© moi-mĂȘme en tant que simple citoyen tunisien qui suit lâactualitĂ©, 40 Conseillers (avec rangs divers, Ministres, SecrĂ©taires dâEtatâŠ) que je peux vous nommer un par un ! Je sais en mĂȘme temps quâil yâen a dâautres cachĂ©s derriĂšre les bureaux dorĂ©es et les couloirs feutrĂ©s du Palais de Carthage!
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Chacun sait maintenant que la Tunisie est gouvernĂ©e par deux gouvernements, lâun officiel composĂ© de simples « pions » et exĂ©cutants quâon nomme « Ministres » et « SecrĂ©taires dâEtat » et puis un deuxiĂšme gouvernement « officieux » qui lui dĂ©tient les vrais pouvoirs et dirige le pays avec des Ministres et SecrĂ©taires dâEtat quâon nomme « Premier Conseiller » et « Conseiller principal »! On appelle ça de la « bonne gouvernance » en Tunisie ! Et on est mĂȘme rĂ©compensĂ© par les Rois du zĂšle pour cette bonne gouvernance issue de ces organigrammes et de cette architecture organisationnelle digne dâun ouvrage de rĂ©fĂ©rence de la Harvard Business School !!
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Pour notre cher PrĂ©sident Ben Ali, de deux choses lâune : Ou bien il est super intelligent et il a bien compris avant tout le monde quâen politique, il faut avoir le sens de « la dĂ©lĂ©gation » et par suite il a nommĂ© 40 Conseillers Ă qui il dĂ©lĂšgue les sous tĂąches de son travail titanesque, ou bien on est face Ă un PrĂ©sident ignorant et incompĂ©tent qui a besoin de 40 Conseillers pour lui expliquer le comment du comment!
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Mais ce qui est le plus malheureux pour nous citoyens et pour notre pauvre pays, câest que ces 40 Conseillers perçoivent des salaires (de Ministres et de SecrĂ©taires dâEtat), des primes, roulent en berline avec chauffeur, sans oublier la gratuitĂ© du carburant (en mĂȘme temps nous citoyens, subissons la hausse du prix de pĂ©trole), le gardien et la bonne Ă la maison et la deuxiĂšme voiture avec chauffeur pour Madame la femme du Conseiller !
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Au mieux, la bonne gouvernance nâimposerait elle pas la suppression et le licenciement de 30 Conseillers et de crĂ©er Ă la place, des emplois pour au moins une centaine de diplĂŽmĂ©s du supĂ©rieur en chĂŽmage[2] ??!!
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[1] Le plus ridicule de ces postes câest celui du machiavĂ©lique Abdelaziz Ben Dhia qui (tenez vous bien !) est Ministre DâEtat, conseiller spĂ©cial, porte parole officiel de la prĂ©sidence de la rĂ©publique ! A signaler quâau Premier ministĂšre on accumule aussi ces postes ridicules avec un prix spĂ©cial pour Mehdi Mlika, le neveu de Ben Ali, qui se fait « appeler » Ministre Premier Conseiller auprĂšs du Premier Ministre !!!
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[2] Le calcul est simple : admettons quâen moyenne un Conseiller perçoit 4000 d par mois avantages et charges fixes inclus. Avec 30 Conseillers en moins, nous aurons 120.000 d par mois qui se libĂšre du budget de lâEtat et quâon pourrait utiliser pour crĂ©er de lâemploi Ă au moins cent diplĂŽmĂ©s avec mĂȘme des salaires de 1000 d par mois. Dâautant plus que ces fameux Conseillers ont atteint pour une majoritĂ© dâentre eux lâĂąge de la retraite depuis belles lurettes !
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Lettre ouverte à une femme voilée
Par Foued Zaouche
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Mon intention est extrĂȘmement respectueuse et jâaimerais entamer un dialogue avec les femmes qui portent le voile, un dialogue fructueux, dans la dignitĂ© et le respect, comme celui que lâon peut avoir avec des esprits ouverts et intelligents. Si personne ne doute de la libertĂ© individuelle de porter ou de ne pas porter le voile, il faut expliquer ce que peut signifier le port du voile islamique et ses consĂ©quences sociales et juridiques.
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Zyed Krichen, dans RĂ©alitĂ©s de la semaine derniĂšre, a parfaitement posĂ© la problĂ©matique dans son Ă©ditorial et dans son article qui relate les tribulations juridiques dâune enseignante en conflit avec son autoritĂ© de tutelle Ă propos du port du voile.
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Je voudrais poser une seule question aux Tunisiennes qui ont choisi de porter le voile islamique, et cette question, je ne la poserais pas Ă lâAlgĂ©rienne, ni Ă la Marocaine, ni Ă lâEgyptienne et certainement pas Ă la Saoudienne, car celles-ci ne disposant pas des mĂȘmes droits, cela nâaurait aucun sens pour elles. La question est celle-ci : savez-vous quâen dĂ©cidant de porter le voile, vous renoncez volontairement Ă tous vos droits juridiques actuels car ceux qui vous inspirent sont pour lâapplication de la Charia qui fait de vous des mineures sur le plan juridique ? Ce qui signifie que vous ne pourrez plus ni voyager seule, ni disposer de la personnalitĂ© juridique qui vous permet dâavoir un compte en banque, ni commercer en toute libertĂ© sans lâautorisation de votre mari ou de votre pĂšre. Vous retomberez sous lâemprise totale des hommes, ce qui reprĂ©sente une insulte Ă vos mĂšres et Ă vos grands-mĂšres, ces femmes admirables qui ont militĂ© pour lâĂ©mancipation des femmes tunisiennes et luttĂ© courageusement pour lâabandon du port du voile, une pratique qui Ă©tait lâexpression dâune soumission Ă©hontĂ©e. Comme le dit trĂšs justement Zyed Krichen dans son Ă©ditorial, les textes coraniques sont beaucoup plus explicites sur la rĂ©pudiation et la polygamie quâils ne le sont sur le voile. La femme tunisienne risque de se retrouver, Ă Dieu ne plaise, confrontĂ©e Ă de vieilles pratiques rĂ©trogrades heureusement bannies de notre pays, pour son honneur.
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Evidemment, la femme tunisienne peut me rĂ©torquer que le fait de porter le voile est une affaire de croyance personnelle, un acte de libertĂ© et quâelle ne se sent pas engagĂ©e par toutes ces considĂ©rations sociales et politiques. Cela est lâexpression dâune immense naĂŻvetĂ© ou dâune rouerie calculĂ©e car ce quâon appelle le voile islamique est lâĂ©tendard affirmĂ© et Ă©vident depuis les annĂ©es 80 dâune doctrine militante extrĂȘmement organisĂ©e et dâune dangereuse efficacitĂ©, il suffit dâobserver son action en Egypte oĂč elle est devenue le terreau dâun prosĂ©lytisme effrayant Ă lâorigine dâune chape de plomb culturelle qui sâest abattue sur ce pays, naguĂšre si joyeux.
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Et pour celles qui croient « avoir le beurre et lâargent du beurre », câest-Ă -dire, porter le voile et conserver les droits que leur confĂšre le Code du Statut Personnel, elles se trompent totalement. En choisissant de porter le voile islamique, la femme tunisienne sâengage dans une doctrine dont la principale revendication est de restaurer la Charia. Chaque Tunisienne qui le porte devient une militante active, parfois malgrĂ© elle, de cette idĂ©ologie extrĂ©miste qui nâest pas prĂȘte Ă ce genre de concessions sous peine de disparaĂźtre et en rappelant le pouvoir exorbitant que donne la Charia aux hommes sur leurs compagnes, rĂ©duites Ă ĂȘtre des mineures « taillables et corvĂ©ables Ă merci ».
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Alors, Ă celles-ci, Ă ces Tunisiennes qui croient conserver leurs droits tout en portant le voile islamique, je les implore de poser des questions, de demander aux Imams, aux docteurs de la religion et Ă tous ceux qui se targuent de recommander le port du voile comme une obligation divine. Demandez-leur si vous perdrez vos droits si, par malheur, la Charia Ă©tait imposĂ©e dans notre pays et ce que cela signifierait pour les femmes. Et sâils vous disent le contraire, demandez-leur ce que signifie alors le fait dâĂȘtre islamiste si ce nâest pas pour appliquer la Charia. Il faut se mĂ©fier des belles promesses de ceux qui ne cherchent quâĂ sĂ©duire⊠Renseignez-vous sur le statut juridique de la Saoudienne ou de lâIranienne, mĂȘme si celle-ci peut faire illusion car elle va Ă lâUniversitĂ© et conduit sa voiture. Demandez Ă cette derniĂšre quel est son statut juridique rĂ©el, dans les faits ; elle vous racontera peut-ĂȘtre comment elle peut faire lâobjet de vexations de nâimporte quel homme qui trouverait son foulard mal ajustĂ©, laissant apparaĂźtre quelques mĂšches coupables ou comment nâimporte quel « tartempion » peut sâarroger le droit dâinterpeller une femme dans la rue pour lui adjoindre de respecter la religion, du moins celle que son esprit bornĂ© a pu en comprendre.
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Combien je suis sincĂšrement peinĂ© par lâaveuglement de celles qui portent le voile car elles risquent de nous entraĂźner dans un aventurisme effrayant pour notre pays qui a tant besoin de toutes ses Ă©nergies pour gagner la bataille du dĂ©veloppement. Comment concilier notre volontĂ© dâĂȘtre un pays de services, câest-Ă -dire tolĂ©rant, ouvert et accueillant, avec une doctrine passĂ©iste et moralisatrice qui ne peut fleurir que dans les pays pĂ©troliers dont les rentes leur permettent de se passer des autres. Nous, nous avons besoin de toutes nos femmes et de tous nos hommes pour construire notre pays dans ce monde violent et cynique. La petite Tunisie, sans ressources dâhydrocarbures ni miniĂšres, a besoin de lâensemble de ses potentialitĂ©s Ćuvrant pour une dynamique de progrĂšs et dâexigence.
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Je ne doute pas de la conviction et de la sincĂ©ritĂ© de la majoritĂ© des femmes qui portent le voile⊠A elles, je voudrais dire que lâamour de Dieu est au delĂ dâune tenue vestimentaire et rĂ©pĂ©ter ce que jâavais Ă©crit dans un prĂ©cĂ©dent article, ce nâest pas Ă la femme de se voiler mais Ă lâhomme de voiler son dĂ©sir, le seul coupable de cette aberration dâun autre Ăąge.
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Je voudrais clore ce Ă©niĂšme article que je consacre au voile par lâexpression sincĂšre du respect que je porte Ă lâIslam, celui de lâIjtihad, celui du dĂ©passement de soi, celui de lâexigence personnelle. LâIslam nâest pas une idĂ©ologie politique. Nul ne peut juger mon action, je nâen suis comptable que par rapport Ă Dieu et Ă Lui seul. Ceux qui vous disent le contraire vous utilisent. Pour le reste, les lois de la RĂ©publique se chargent dâadministrer notre vie terrestre dans le respect de la libertĂ© qui sâarrĂȘte oĂč commence celle de lâautre.
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Lâargument avancĂ© par les islamistes, qui veulent faire du port du voile un simple acte de libertĂ© individuelle qui ne concerne que son auteur, est trompeur. Ils devraient ĂȘtre plus explicites sur le rĂ©tablissement de la Charia, qui est lâessentiel de leur programme et sur ses consĂ©quences sur le statut juridique de la femme tunisienne
.(Source : « Réalités », N° 1140 du 1er novembre 2007
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RĂ©ponse Ă lâarticle intitulĂ© « Lettre ouverte Ă une femme voilĂ©e »
Par Foued Zaouche, publié sur la revue « Réalité » le 1.11.2007
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Mon intention est extrĂȘmement respectueuse et jâaimerais entamer un dialogue avec les femmes qui portent le voile, un dialogue fructueux, dans la dignitĂ© et le respect, comme celui que lâon peut avoir avec des esprits ouverts et intelligents. Le dialogue sĂ©rieux et fructueux ne peut se faire quâentre des personnes libres, alors que dans le contexte actuel, ni toi, ni les femmes que tu veux dialoguer avec nâĂȘtes libres. Toi, bien que libre de corps tu ne lâes apparemment pas dâesprit car tu ne fais que lâĂ©loge de la dictature et rien de plus. Et les femmes que tu veux dialoguer avec, bien que libres dâesprit et dâĂąme ne le sont pas quant Ă la possibilitĂ© de pouvoir sâexprimer. Le simple fait que tu Ă©voque les termes « esprits ouverts et intelligents » montre bien quel respect tu as envers ces femmes ! Si personne ne doute de la libertĂ© individuelle de porter ou de ne pas porter le voile Oses-tu dire ceci au maĂźtre de Carthage et lui demander de laisser le libre choix aux femmes de sâhabiller comme elles le veulent ? Bien sĂ»r que non. Alors que celles que tu considĂšre implicitement comme nâayant pas des « esprits ouverts et intelligents » elles lâont fait depuis 1982 lors de la promulgation du maudit circulaire prĂ©sidentiel 108 qui interdit le port du voile. Elles ont donnĂ© beaucoup et en donnent encore de leur personne morale et physique pour la libertĂ© de la femme et pour le respect des Droits de lâHomme, il faut expliquer ce que peut signifier le port du voile islamique et ses consĂ©quences sociales et juridiques. Il ne revient, ni Ă toi ni Ă personne dâautre au monde quelque soit son intelligence et son pouvoir, de remettre en question des instructions divines claires et nettes dans notre saint Coran. 59. Ô ProphĂšte ! Dis Ă tes Ă©pouses, Ă tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et Ă©viteront d’ĂȘtre offensĂ©es. Dieu est Pardonneur et MisĂ©ricordieux. â Al Ahzab.31. Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chastetĂ©, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraĂźt et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’Ă leurs maris, ou Ă leurs pĂšres, ou aux pĂšres de leurs maris, ou Ă leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou Ă leurs frĂšres, ou aux fils de leurs frĂšres, ou aux fils de leurs soeurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possĂšdent, ou aux domestiques mĂąles impuissants, ou aux garçons impubĂšres qui ignorent tout des parties cachĂ©es des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Dieu, ò croyants, afin que vous rĂ©coltiez le succĂšs. Annour.
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Celui qui rejette ces instructions coraniques divines ou les entache du moindre doute est, de lâavis des savants de la nation, un mĂ©crĂ©ant « kafiron billahi wa rasoulihi ». Un conseil : Ă©vites de te mettre dans cette mauvaise posture Ă consĂ©quences fĂącheuses dans ce bas monde et dans lâau-delĂ . Si tu ne le savais pas tu es peut ĂȘtre excusĂ© mais dĂ©sormais tu ne lâes plus. Ne dĂ©clare pas la guerre Ă ton crĂ©ateur car tu seras sans doute perdant et tu le regretteras tĂŽt ou tard. Je conseille, je ne menace pas.
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Cela est lâexpression dâune immense naĂŻvetĂ© ou dâune rouerie calculĂ©e car ce quâon appelle le voile islamique est lâĂ©tendard affirmĂ© et Ă©vident depuis les annĂ©es 80 dâune doctrine militante extrĂȘmement organisĂ©e et dâune dangereuse efficacitĂ©, il suffit dâobserver son action en Egypte oĂč elle est devenue le terreau dâun prosĂ©lytisme effrayant Ă lâorigine dâune chape de plomb culturelle qui sâest abattue sur ce pays, naguĂšre si joyeux. Câest ton point de vue, tu peux dire ce que tu veux, mais le prouverâŠcâest une autre paire de manche. Depuis des annĂ©es une campagne bien orchestrĂ©e est menĂ©e contre une partie du peuple tunisien dans le but de lâexclure de la scĂšne politique. Faute de pouvoir la contrer avec des programmes de dĂ©veloppement et avec des choix politiques et des valeurs on essaie de crĂ©er un amalgames en mĂ©langeant toutes les tendances islamiques et en prenant de chaque le pire pour essayer de ternir lâimage de face dâun adversaires politique (Ennahdha) dont les annĂ©es et les faits ont prouvĂ© sa tolĂ©rance et la justesse de sa cause
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Et pour celles qui croient « avoir le beurre et lâargent du beurre », câest-Ă -dire, porter le voile et conserver les droits que leur confĂšre le Code du Statut Personnel, elles se trompent totalement. En choisissant de porter le voile islamique, la femme tunisienne sâengage dans une doctrine dont la principale revendication est de restaurer la Charia Quand la Charia Ă©tait appliquĂ©e les Arabes et les Musulmans Ă©taient Ă la tĂȘte des nations et ont gouvernĂ©, avec justice et aisance le monde entier. Le Code du Statut Personnel dont tu fais lâĂ©loge humilie la femme jusquâĂ ses droits les plus fondamentaux, Ă savoir son droits et sa libertĂ© de sâhabiller comme elle veut, dâenseigner, de sâinstruire, de travaillerâŠ. Chaque Tunisienne qui le porte devient une militante active, parfois malgrĂ© elle !!!! Elle peut devenir militante active mais elle ne peut pas faire du commerce ou de la mĂ©decine ou enseigner ou⊠comme tu le prĂ©tendais plus haut ! En plus quâest-ce que tâas contre lâactivitĂ© dâune militante ? Maintenant, ce nâest pas toi et tes semblables, avec des propos pareils, qui veulent primer la femme et lâenvoyer loin derriĂšre et ne lui donner quâun rĂŽle secondaire dans la sociĂ©tĂ©? Quant au terme parfois malgrĂ© elle que tu utilises, ce nâest quâun prĂ©jugĂ© dictĂ© par tes maĂźtres et rien de plus et des insultes supplĂ©mentaires aux femmes. Tu ne fais que rĂ©pĂ©ter les blablabla que personne ne croit plus, de cette idĂ©ologie extrĂ©miste qui nâest pas prĂȘte Ă ce genre de concessions sous peine de disparaĂźtre et en rappelant le pouvoir exorbitant que donne la Charia aux hommes sur leurs compagnes, rĂ©duites Ă ĂȘtre des mineures « taillables et corvĂ©ables Ă merci ». Dans la façon de voir se projette la façon dâĂȘtre ! Tu fais probablement ça avec ta femme. La Charia a donnĂ© tous les droits Ă la femme et en a fait lâĂ©gale de lâhomme sur tous les plans sociaux, culturels et juridiques… Elle a fait la diffĂ©rence seulement lĂ oĂč cette diffĂ©rence est inĂ©vitable et imposĂ©e par la nature de la femme ou de lâhomme. À supposer que tu es mariĂ©, peux-tu me dire pourquoi as-tu choisit dâĂ©pouser une femme et pas un homme. À supposer que tu as des enfants, pourquoi ce nâĂ©tait pas toi qui Ă©tais enceinte et qui a accouchĂ© et qui sâes occupĂ© de lâenfantâŠ. Un seul petit exemple, le verset coranique 35 du chapitre Al Ahzab : « Les Musulmans et Musulmanes, croyants et croyantes, obĂ©issants et obĂ©issantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d’aumĂŽnes, jeĂ»nants et jeĂ»nantes, gardiens de leur chastetĂ© et gardiennes, invocateurs souvent de Dieu et invocatrices : Dieu a prĂ©parĂ© pour eux un pardon et une Ă©norme rĂ©compense. » A Ćuvres Ă©gales rĂ©compenses Ă©gales ! Tu la trouves oĂč cette justice ? Chez ton RCD qui empĂȘche les femmes de sâhabiller comme elles veulent et les privent ainsi dâun droit fondamental garanti par toutes les religions, les lois et les conventions et qui va jusquâĂ les priver dâenseigner et de sâenseigner et de se soigner dans les hĂŽpitaux publics ? La Charia que tu nâes pas content de voir appliquĂ©e a rĂ©servĂ© tout un chapitre nommĂ© « Annisaa= Les femmes » et lâun des versets de ce chapitre dit : « 124. Et quiconque, homme ou femme, fait de bonnes Ćuvres, tout en Ă©tant croyant… les voilĂ ceux qui entreront au Paradis; et on ne leur fera aucune injustice, fĂ»t-ce d’un creux de noyau de datte.»Câest la parole dâAllah, ose la critiquer !!
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Au-delĂ de tout ça la demande actuelle de toute lâopposition en Tunisie, et Ă leur tĂȘte le mouvement Ennahdha que tu nâas cessĂ© dâincriminer implicitement ou explicitement, a toujours Ă©tĂ© LA LIBERTE; Ă toutes et Ă tous. De quel droit, toi ou quiconque ose empĂȘcher les femmes de sâhabiller comme elles veulent ou empĂȘcher tel ou tel parti dâexister et dâexercer librement et de sâadresser au peuple tunisien et lui prĂ©senter ses programmes et vouloir le convaincre de maniĂšre pacifique et dĂ©mocratique pour avoir sa chance de le gouverner pour le promouvoir et le faire Ă©voluer et non dans le but de voler ses biens et le mater et lâhumilier ?
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Alors, Ă celles-ci, Ă ces Tunisiennes qui croient conserver leurs droits tout en portant le voile islamique, je les implore de poser des questions, de demander aux Imams, aux docteurs de la religion et Ă tous ceux qui se targuent de recommander le port du voile comme une obligation divine. Demandez-leur si vous perdrez vos droits si, par malheur, la Charia Ă©tait imposĂ©e dans notre pays et ce que cela signifierait pour les femmes. Et sâils vous disent le contraire, demandez-leur ce que signifie alors le fait dâĂȘtre islamiste si ce nâest pas pour appliquer la Charia.
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Voici la rĂ©ponse dâun Cheikh rĂ©putĂ© pour son savoir, sa piĂ©tĂ© et son indĂ©pendance, ce nâest pas un lĂšche-botte comme plusieurs autres « savants », le Cheikh Yousseh Quardhaoui :
…En mon nom propre et au nom de tous ces gens, je regrette Ă©normĂ©ment ce que nous avons lu et entendu concernant lâorientation de la France vers lâinterdiction de porter le voile Ă lâĂ©cole pour les Ă©lĂšves musulmanes. Câest une orientation qui mâĂ©tonne beaucoup et que je condamne vivement en ce quâelle contraint la femme musulmane Ă bafouer sa religion et Ă dĂ©sobĂ©ir Ă son Seigneur, Qui dit dans Son Livre : “Et quâelles rabattent leurs mantilles sur les Ă©chancrures de leurs vĂȘtements” [1] ; “Ô ProphĂšte, dis Ă tes Ă©pouses, Ă tes filles, et aux femmes des croyants de revĂȘtir leurs mantes” [2]. Le port du voile est un devoir religieux pour la femme musulmane qui fait lâunanimitĂ© de toutes les Ă©coles de jurisprudence islamique, quâelles soient sunnite, chiite, zaydite ou abĂądite. â Fatwa de Cheikh Quardhaoui.
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Pour lire toute la fatwa dans son contexte activez le lien : http://www.islamophile.org/spip/article954.html
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âŠâŠ.
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Combien je suis sincĂšrement peinĂ© par lâaveuglement de celles qui portent le voile car elles risquent de nous entraĂźner dans un aventurisme effrayant pour notre pays qui a tant besoin de toutes ses Ă©nergies pour gagner la bataille du dĂ©veloppement. Combien je suis sincĂšrement peinĂ© (pour reprendre tes termes) de ton ignorance et de la naĂŻvetĂ© de ton analyse, toi qui prĂ©tend ĂȘtre ouvert et intelligent. Comment concilier notre volontĂ© dâĂȘtre un pays de services, câest-Ă -dire tolĂ©rant, ouvert et accueillant, avec une doctrine passĂ©iste et moralisatrice qui ne peut fleurir que dans les pays pĂ©troliers dont les rentes leur permettent de se passer des autres. Nous, nous avons besoin de toutes nos femmes et de tous nos hommes pour construire notre pays dans ce monde violent et cynique. La petite Tunisie, sans ressources dâhydrocarbures ni miniĂšres, a besoin de lâensemble de ses potentialitĂ©s oeuvrant pour une dynamique de progrĂšs et dâexigence. Propos mesquins et faussaires !! As-tu rĂ©agit un jour contre le harcĂšlement de ses femmes Ă lâĂ©gard desquelles tu montre une fausse pitiĂ© ou bien tu nâes pas au courant de ce quâelles ont subit depuis 1982 ? Et Ă propos des ressources humaines de la Tunisie nâes-tu pas au courant de ce que subissent plusieurs centaines de Docteurs, IngĂ©nieurs, MĂ©decins, Professeurs qui croupissent dans les prisons ou qui sont contraints Ă lâexile et qui sont privĂ©s de servir leur chĂšre patrie la TUNISIE ? Je cite lâexemple du Dr. Sadok Chourou en prison depuis 17 ans, Dr. Moncef Ben Salem, mathĂ©maticien de pointure internationale, privĂ© dâenseigner depuis plus de 10 ans, lângĂ©nieur principal Abdelkarim Harouni qui vient dâĂȘtre libĂ©rĂ© de la prison et qui nâa jamais pu exercer son mĂ©tier, Dr. Zyad Doulatli, Dr. Ahmed Labyadh, lâ ingĂ©nieur principal Hamadi Jebali, lâingĂ©nieur Ali Larayedh⊠etc⊠etc⊠tous privĂ©s depuis des annĂ©es dâexercer librement leurs mĂ©tiers et soumis Ă un embargo au point que certains se sont trouvĂ©s obligĂ©s de se dĂ©merder nâimporte comment, mais toujours honnĂȘtement, pour gagner leur vie ! Quâest-ce que tâen dis ? Ne sont-ils pas dâĂ©normes compĂ©tences dont la Tunisie aurait pu profiter pleinement depuis des annĂ©es. Manifeste toi courageusement et dĂ©fends les intĂ©rĂȘts de la Tunisie. Ou bien⊠les intĂ©rĂȘts de la Tunisie tu les vois, comme tant dâautres, tel Bourhan Bsayes, dans lâincarcĂ©ration de ses gens et leur Ă©loignement de la scĂšne politique sous nâimporte quel prĂ©texte ??
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Je ne doute pas de la conviction et de la sincĂ©ritĂ© de la majoritĂ© des femmes qui portent le voile⊠A elles, je voudrais dire que lâamour de Dieu est au delĂ dâune tenue vestimentaire et rĂ©pĂ©ter ce que jâavais Ă©crit dans un prĂ©cĂ©dent article, ce nâest pas Ă la femme de se voiler mais Ă lâhomme de voiler son dĂ©sir, le seul coupable de cette aberration dâun autre Ăąge. Merci pour le conseil. Il y a quand mĂȘme quelque chose de vrai lĂ dedans. Je te le reconnais ! Mais la solution donnĂ©e par lâIslam est beaucoup plus juste et demande Ă lâhomme comme Ă la femme dâassumer chacun ses responsabilitĂ©s et de se comporter correctement. Lis les 2 versets qui suivent de Sourat Annour et admire la beautĂ© de notre (la mienne comme la tienne) religion (il serait bien de le reconnaĂźtre) :
30.Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chastetĂ©. C’est plus pur pour eux. Dieu est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu’ils font.
31. Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chastetĂ©, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraĂźt et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’Ă leurs maris, ou Ă leurs pĂšres, ou aux pĂšres de leurs maris, ou Ă leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou Ă leurs frĂšres, ou aux fils de leurs frĂšres, ou aux fils de leurs sĆurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possĂšdent, ou aux domestiques mĂąles impuissants, ou aux garçons impubĂšres qui ignorent tout des parties cachĂ©es des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Dieu, Ă croyants, afin que vous rĂ©coltiez le succĂšs.
Convaincu ! Je te le souhaite de tout mon cĆur.
âŠâŠ.
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Il nâest dans lâintĂ©rĂȘt de personne de continuer un discours faussaire qui vise Ă instaurer un amalgame trompeur oĂč lâon mĂ©lange le tout pour montrer un adversaire politique comme Ă©tant un fanatique, un chauvin, un terroriste de la part de qui tous les malheurs peuvent arriver Ă nâimporte quel moment … ArrĂȘtez de se moquer du peuple tunisien et de le mettre sous tutelle et de dĂ©cider Ă sa place. Cette campagne dâaveuglement ne mĂšnera Ă nulle part et fait le symbole de lâĂ©chec de ses meneurs.
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Nahdha est bien un parti politique pacifique et tolĂ©rant qui puise son idĂ©ologie dans lâIslam sans en prĂ©tendre ĂȘtre le reprĂ©sentant unique ou le porte parole et sa demande principale a, depuis toujours, Ă©tĂ© « LA LIBERTE; POUR TOUTES ET TOUS ET QUE LA DECISION REVIENNE AU PEUPLE TUNISIEN ». Nahdha veut exercer dans la lĂ©galitĂ© et rejette toute sorte dâexclusion ou dâexception. Le vrai dĂ©fi consiste donc Ă laisser Nahdha sâorganiser, sâexprimer et sâadresser librement au peuple tunisien et de laisser, par la suite, ce dernier dire son mot. En tant que membre de Nahdha (et jâen suis trĂšs trĂšs fier et attachĂ© Ă vie) jâaccepterai sans appel nâimporte quel jugement du peuple tunisien Ă©mis dans la sincĂ©ritĂ© et la transparence.
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Je profite de lâoccasion pour saluer toutes les femmes tunisiennes qui luttaient depuis 1982 pour leur libertĂ© et qui sâattachaient avec acharnement et ferveur Ă leur identitĂ© islamique. QuâAllah les rĂ©compense pour leur combat honorable.
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Un dernier mot : Je mâexcuse si un terme a vexĂ© un lecteur y compris M. Foued Zaouche.
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Remarques :
Les propos commentés sont en italique et en gras
Pour consulter lâarticle de M. Foued Zaouche :
http://www.realites.com.tn/index1.php?a=detail1&art=19176
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Larbi Guesmi â NeuchĂątel / La Suisse, le 22.11.2007
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Un parti religieux en Tunisie ?
Par Zyed Krichen  On parle de plus en plus dans les cercles âinitiĂ©sâ dâune probable lĂ©galisation dâun parti religieux. Certains mĂ©dias ont mĂȘme avancĂ© des noms allant du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral aux membres potentiels du Bureau politique. Si lâon croit ces rumeurs persistantes, la Tunisie aurait dans quelques semaines deux nouveaux partis lĂ©gaux: lâun dâextrĂȘme-gauche issu dâune scission dans la mouvance marxiste-lĂ©niniste et lâautre religieux modĂ©rĂ©. * * * La multiplicitĂ© des expressions politiques et intellectuelles ne peut nuire Ă aucune sociĂ©tĂ©. Mais lĂ il sâagit plutĂŽt de lâorganisation partisane dâune dĂ©mocratie naissante que dâun dĂ©bat intellectuel au sens strict du terme. Rappelons, dâabord, que la loi sur les partis politiques de 1989 interdit de fonder un parti sur des bases religieuses, ethniques et linguistiques. LâIslam et la langue arabe sont la propriĂ©tĂ© de tous les Tunisiens. Toute âprivatisationâ partisane de ces marqueurs identitaires serait contraire Ă la notion mĂȘme de nation. Toutes les lois sont appelĂ©es Ă changer et Ă Ă©voluer, mais la Tunisie a-t-elle intĂ©rĂȘt Ă amender cette Loi sur les partis politiques ? Faisons un moment abstraction des calculs politiciens des uns et des autres. Pourquoi cette Loi autorise-t-elle la construction dâun âparti dĂ©mocratiqueâ et non pas celle dâun âparti islamisteâ ? La dĂ©mocratie nâest-elle pas, elle aussi, la propriĂ©tĂ© de tous les Tunisiens ? Pourquoi permettre la privatisation partisane de la valeur âdĂ©mocratieâ et non pas celle dââIslamâ et de âlangue arabeâ ? Ce sont de vĂ©ritable questions et on ne peut pas faire lâĂ©conomie de ce dĂ©bat. Une communautĂ© nationale digne de ce nom partage un certain nombre de valeurs. Aucune de ces valeurs nâest figĂ©e dans le temps et dans lâespace. Toutes disent ce que nous sommes et non ce que nous Ă©tions. Les valeurs dâIslam et dâarabitĂ© nâĂ©chappent pas Ă cela. Câest-Ă -dire que les Tunisiens dâaujourdâhui, dans leur diversitĂ©, ont des façons propres de vivre leur islamitĂ© et leur arabitĂ©. Câest cela qui constituent nos marqueurs identitaires spĂ©cifiques. LâIslam dans lequel tous les Tunisiens se reconnaissent est lâIslam de nos parents, de notre mĂ©moire commune et de notre quotidien. De mĂȘme pour lâarabitĂ©. Nous ne vivons ni Ă lâĂ©poque dâAl Jahidh, ni encore moins celle de Sibawouayh. Câest en cela que lâidentitĂ© est une appartenance. A lâinstar de lâappartenance familiale ou tribale, elle ne peut pas ĂȘtre objet de dispute ou de surenchĂšre. Lâespace public oĂč sâaffrontent et sâopposent les diffĂ©rentes sensibilitĂ©s politiques et idĂ©ologiques nâa pas de rapport avec ce que nous sommes mais avec ce que nous voulons ĂȘtre et les maniĂšres dây accĂ©der. Ce sont les rĂ©ponses Ă ces deux questions qui fondent la lĂ©gitimitĂ© dâun courant politique. LâIslam politique, dans son expĂ©rience historique majoritaire, a divisĂ© les Musulmans sur ce quâils sont et non sur ce quâils aspirent Ă ĂȘtre au nom de ce quâils Ă©taient censĂ©s avoir Ă©tĂ©. En portant la contradiction sur la dĂ©finition mĂȘme de lâhomo-islamicus, les islamistes ont fissurĂ© lâidentitĂ© culturelle de nos peuples et contribuĂ©, sans le savoir peut-ĂȘtre, Ă les fragiliser davantage. Beaucoup dâĂąmes charitables nous disent que les islamistes ont Ă©voluĂ©. Mais ont-ils Ă©voluĂ© sur cela ? En dâautres termes, ont-ils renoncĂ© Ă diviser les gens en fonction de leur rapport Ă un Islam transcendant ? Ont-ils renoncĂ© Ă vouloir appliquer dans la citĂ© idĂ©ale la Loi divine, câest-Ă -dire les chĂątiments corporels et les rĂšgles du statut personnel de la chariaĂą ? Les plus Ă©clairĂ©s dâentre eux nous disent quâils continuent Ă se rĂ©fĂ©rer au Textes sacrĂ©s (Coran et Sunna) tout en les interprĂ©tant en fonction des exigences de notre temps. Lâespace public deviendrait alors un espace thĂ©ologique oĂč les exĂ©gĂšses des uns sâopposeraient aux exĂ©gĂšses des autres. Câest une conception bien particuliĂšre de la vie publique. Reste une question majeure : peut-on concevoir une vie partisane dans notre pays sans aucune rĂ©fĂ©rence religieuse ? Cette question mĂ©rite un grand dĂ©bat national. Le rĂ©fĂ©rentiel religieux existe dans notre vie sociale, le nier serait contraire au bon sens. Mais ce rĂ©fĂ©rentiel doit ĂȘtre limitĂ© et confinĂ© dans des sphĂšres particuliĂšres, sinon ce sera la perte de la religion et de la vie civique. La sĂ©paration entre valeurs religieuses et valeurs traditionnelles nâest pas nette chez nous. Un parti religieux pourrait ĂȘtre synonyme dans ce cas de parti de la tradition. Un parti conservateur, en somme, et qui nâaurait rien Ă voir avec lâislamisme politique. Cela revient Ă dire que les forces de la tradition auraient dĂ©finitivement acceptĂ© de se sĂ©parer de lâactivisme et confiner lâexigence religieuse Ă la seule sphĂšre privĂ©e. La sĂ©paration entre la religion et la politique serait dĂ©finitivement consommĂ©e. Dans ce cas se serait une vĂ©ritable rĂ©volution culturelle. Mais nous pensons que ce dĂ©bat, fondamental pour notre sociĂ©tĂ©, doit prĂ©cĂ©der toute forme dâinstitutionnalisation politique. Sinon, et pour rester dans les mĂ©taphores religieuses, on aura prĂ©parĂ© la natte avant la mosquĂ©e.
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(Source : « RĂ©alitĂ©s » (Newsmagazine hebdomadaire â Tunis), N° 1143, le 22 novembre 2007)
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