22 juin 2007

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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2586 du 22.06.2007

 archives : www.tunisnews.net


 
 

SOS Tunesien: PRESSEERKLÄRUNG Editorial de « Mouwatinoun » – Circulez, le débat est interdit! Larbi Chouikha: Sans censure ni autocensure. Des discriminations qu’on n’ose pas avouer ! Henda Arfaoui: 40 ans après la guerre de juin 1967 :  La bonne gouvernance et la démocratie seuls remèdes contre les « complots » Le Temps: Le Professeur Laroussi El Mekki n’est plus: Le prestigieux parcours d’un grand au service de la médecine AFP: L’internet doit être soumis à la censure (responsable du parquet russe)


PRESSEERKLÄRUNG
 
22.06.2007 Die sogenannte administrative Kontrolle in Tunesien ist eine Menschenrechtsverletzung; sie ist inhuman und entspricht nicht internationalen Standards und Rechtsstaatlichkeit. Wir fordern die sofortige Abschaffung dieser Anordnungen. Eines der letzten Opfer dieser administrativen Kontrolle ist der Journalist Abdallah Zouari, ein ehemals gewaltloser politischer Gefangener. Er muss von seiner Familie getrennt leben, sein Leben wird zerstört; die Entlassung aus der Haft bedeutet für ihn keine Freiheit. Wir fordern von den Staaten der Europäischen Union, die Menschenrechtsverletzungen in Tunesien nicht weiter zu ignorieren. SOS Tunesien -Vorstand-


Les femmes démocrates organisent leur université jeunes d’été

 
Sous le titre de «mouvement de femmes et mouvements sociaux», les jeunes de l’ATFD et de l’AFTURD organisent l’université d’été du 26/06/2007 au 29/06/2007. Cette manifestation, sera dans le cadre de la dynamique du forum social tunisien des jeunes et se fixe pour but de faire connaître les mouvements de femmes à un public mixte, d’analyser le parcours des mouvements féministes et celui des mouvements sociaux et enfin de convaincre les participants hommes de l’importance du mouvement des femmes et de la bataille pour l’égalité entre les deux sexes. Cette manifestation se tiendra à Tabarka, avec la participation des activistes du forum social jeunes, des jeunes de : l’ATFD, AFTURD, UGTT, FTCC, UGET, EL TALER, FTCA, MST SIDA, écrivains libres, section tunisienne d’amnesty international. (Source : « Mouwatinoun » (Hebdomadaire opposant – Tunis), N° 24 du 20 juin 2007)


MDS Pour la quatrième fois consécutive, le bureau politique du MDS se réunit sans son secrétaire général, M. Ismaïl Boulehya. M. Boulehya est encore convalescent chez lui, suite à une délicate intervention chirurgicale. (Source : « ٌRéalités » (Magazine Hebdomadaire – Tunis), N° 1121 du 21 juin 2007)

Mohamed Moada En l’absence de M. Boulehya, le courant de l’ancien SG du MDS, M. Mohamed Moada, semble gagner du terrain. Ainsi, lors des élections du congrès de la fédération de Gafsa, c’est le courant de Moada qui est arrivé à vaincre celui de Boulehya. (Source : « ٌRéalités » (Magazine Hebdomadaire – Tunis), N° 1121 du 21 juin 2007)

Abdelwaheb Abdallah aux Etats-Unis : une visite au franc succès

 
M. Abdelwaheb Abdallah, Ministre des Affaires étrangères a effectué la semaine dernière une visite de travail aux Etats-Unis. Il a rencontré de hautes personnalités politiques américaines et internationales dont son homologue Condolezza Rice, M. Dick Cheney, Vice-président des Etats-Unis, à qui il a remis un message écrit du Président Zine El Abidine Ben Ali au Président George W. Bush, ainsi que le secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-Moon et la présidente de l’Assemblée Générale de l’ ONU, Cheikha Haya Rachid Al Khalifa. Dans l’entretien avec Mme Rice, il a été question d’analyser la situation actuelle dans le Moyen-Orient et de renforcer l’engagement des deux pays pour la préservation de la paix et de la sécurité internationale. Les deux ministres ont aussi évoqué la nécessité de promouvoir davantage le soutien aux pays africains. Pendant sa visite M. Abdelwaheb Abdallah a présidé, au siège du Congress américain, la cérémonie de l’annonce officielle de la création du groupe parlementaire “Tunisia Caucus”. Ce groupe est constitué de membres du parti républicain et du parti démocrate, amis de la Tunisie. (Source : « ٌRéalités » (Magazine Hebdomadaire – Tunis), N° 1121 du 21 juin 2007)

Création de « Tunisia Caucus » au sein du Congress américain

 
La Tunisie est désormais représentée au siège du Congress américain. Un groupe parlementaire, baptisé “Tunisia Caucus” vient de voir le jour à l’occasion de la visite de M. Abdelwaheb Abdallah à Washington. Le ministre n’a pas hésité à exprimer, devant M. Gordon England, le sous- secrétaire à la Défense américaine, sa satisfaction pour cette preuve de plus témoignant de la solidité des relations tuniso-américaines. Il a, en outre, formulé ses remerciements aux membres du nouveau groupe, pour le travail accompli pour sa création veillant à la représentativité des deux partis, historiquement en place aux Etats-Unis : le républicain et le démocrate. Les deux co-présidents du groupe parlementaire, ont déclaré, pour leur part, leur intention de consolider les intérêts communs des deux pays et de soutenir la Tunisie dans son projet de développement. (Source : « Réalités » (Magazine Hebdomadaire – Tunis), N° 1121 du 21 juin 2007)

Coalition contre la peine de mort

 
Plusieurs personnalités tunisiennes et membres de différentes ONG ont annoncé la semaine dernière la création d’une coalition contre la peine de mort en Tunisie. “La coalition œuvrera à créer une dynamique visant à abolir la peine capitale en Tunisie, où plus de 100 condamnés à mort croupissent dans les prisons, attendant la substitution de leur peine”, a déclaré à la presse Mohamed Habib Marsit, président de la section tunisienne d’Amnesty International. Parmi les membres de la coalition, on retrouve des avocats (dont l’actuel bâtonnier, Me Abdessattar Ben Moussa), des journalistes (dont des membres du bureau directeur de l’AJT), des militants de la LTDH, de l’IADH, de l’ATFD, ainsi que des cinéastes, artistes, enseignants… Ils ambitionnent ainsi que la Tunisie soit le deuxième pays arabe, après Djibouti, à abolir la peine capitale. A rappeler que l’exécution est rarissime en Tunisie et on n’a enregistré qu’un seul cas depuis 1991 et deux cas depuis 1987 (Source : « Réalités » (Magazine Hebdomadaire – Tunis), N° 1121 du 21 juin 2007)

Editorial de « Mouwatinoun »

Circulez, le débat est interdit!

 

La table ronde organisée par le FDTL et le PDP, avait pour sujet la liberté de conscience et de religion. Les deux partis « légalisés » ont respecté la procédure en vigueur et informé dans les délais le ministre de l’Intérieur. Le sujet du débat n’a rien de provocateur ni de menaçant pour l’ordre public et la stabilité du régime.

 

Il l’inscrit même dans le champ de réflexion que le pouvoir a souvent eu tendance à récupérer, voir à

monopoliser, dans le dessein de se livrer à l’étranger une image d’ouverture et de modernité, commandée par les besoins des relations internationales.

 

Le problème c’est que cette fois ci le débat est organisé d’une manière sérieuse, en dehors de toute motivation propagandiste, et surtout dans le respect du droit à la différence. Comme tout dialogue sincère, il peut conduire à un rapprochement des idées et pourquoi pas un consensus entre des partenaires politiquement différents. C’est ce consensus possible qui dérange le plus.

 

Les exemples sont nombreux pour démontrer, au quotidien, que les tenants du pouvoir veulent tout régenter.

Les autres, ceux qui pensent autrement, doivent consommer et se taire. Ils n’ont droit à aucune initiative quelque anodine qu’elle puisse être. Tout doit être initié et maîtrisé de bout en bout.

 

Au-delà de cette règle qui, appliquée de manière quasi systématique, a conduit à un blocage qui a totalement étouffé la vie publique, c’est le comportement des autorités qui, tout en contredisant la loi, défient toute logique.

 

Que des policiers en civil, donc non identifiables, démunis de toute décision écrite, empêchent des

citoyens d’entrer au siège d’un parti légalisé et d’assister à une réunion organisée conformément à la procédure légale … Cela pose nécessairement la question : sommes nous dans un Etat de droit ? A moins que dans notre pays, les instructions (d’où qu’elles viennent) ont force de loi. N’est ce pas la loi du plus fort, physiquement, qu’on veut instaurer ? Nos responsables ont-ils envisagé où cela risque de conduire le pays ?

 

Dans une telle situation, que reste –t-il du pluralisme, fût il de façade. Quelle marge de développement ou tout simplement d’existence pour un parti comme le FDTL qui a attendu huit années pour être légalisé et qui, du fait d’une loi anticonstitutionnelle et discriminatoire, ne dispose d’aucun moyen financier public, qui « vit » sous la surveillance constante de la police et qui n’arrive même pas a assurer la sécurité des citoyens qu’il invite, en toute légalité à ses réunions.

 

Lorsque l’on sait que la même jour, le 15 juillet, le RCD réunissait,

en grande pompe dans son siège gratte ciel, son comité central, la discrimination apparaît encore plus flagrante.

L’état RCD se comporte, de fait, comme un régime de parti unique. Les partis légalisés doivent se contenter du rôle de faire valoir. Si non il sévit.

 

Les partis de la vraie opposition qui refusent cette règle, ne se retrouvent pas en compétition, aussi déséquilibrée soit elle, avec un parti majoritaire ni même dominant. Ils se trouvent en confrontation

avec une administration partisane qui leur refuse sous différents prétextes tous les espaces d’expression et d’action auxquels ils ont droit, et un système sécuritaire qui les soumet en permanence à une pression intolérable.

 

Que, malgré tout cela, certaines plumes d’habitude plus objectives, puissent dire que le problème n’est pas dans la puissance du RCD, mais dans la faiblesse des soi-disant partis de l’apposition, et qu’il est de « bonne guerre » que le RCD ait une main mise sur la scène politique nationale. Cela est particulièrement troublant. La culture du parti unique est-elle à ce point intériorisée?

 

Que cesse la répression, directe ou indirecte et que le soutien public soit équitablement distribué, et l’on verra quels sont les partis qui survivront par la force des idées et l’abnégation de leurs

militants. Aucune vie politique et donc aucune structure politique ne peut exister sans que les citoyens ne disposent de liberté. Et il n’est assurément pas de « bonne guerre » de les en priver.

 

(Source : Editorial de « Mouwatinoun » (Hebdomadaire opposant – Tunis), N° 24 du 20 Juin 2007)

 


Sans censure ni autocensure.

Des discriminations qu’on n’ose pas avouer !

 
 
 Larbi Chouikha Chose étrange et pour le moins incongrue, dans ce pays où «public » et « privé » s’entrelacent à merveille sous l’impulsion d’un Etat omnipotent ! A l’approche de l’âge de leur retraite, des fonctionnaires – dont certains ayant même assumé de hautes charges dans les sphères de l’Etat – se muent allègrement en hommes d’affaires, tout dévoués à leurs nouvelles activités. Mais le plus cocasse, c’est qu’en franchissant le Rubicon public/privé, certains emportent avec eux tout leur savoir-faire « public », fait de réseaux relationnels, et de leur parfaite connaissance des arcanes de l’Administration, voire de toutes les subtiles et astucieuses modalités de prise de décisions, pour les utiliser soigneusement à leur profil personnel. Des ordonnateurs de la politique de l’information et de la communication aux concepteurs-bâtisseurs dans le génie civil et l’aménagement du territoire, des argentiers de l’Etat aux initiateurs des politiques des technologies de la communication, anciens hauts cadres de l’Etat, responsables de l’administration centrale ou régionale etc., au seuil de leurs activités publiques,  se découvrent des vertus « privatistes » en créant leurs propres bureaux d’études et d’expertises, cabinets de communication et de conseils, sociétés de services ou d’engineering, entreprises de bâtiments…. Cette métamorphose n’est, en soi, ni exceptionnelle, ni étrange. D’ailleurs, nous l’observons régulièrement dans les « démocraties socialistes » d’Europe de l’Est d’antan, où l’on constate avec quelle aisance les anciens apparatchiks du système s’acclimatent aux nouvelles donnes en se frottant ou en « offrant » leurs services aux privés, voire aux multinationales qui prospèrent dans leur pays et dans leur région. Il est vrai aussi que, dans ces pays, l’Etat lui-même évolue sous le poids des contingences politiques et économiques internationales. Il est même acculé à s’adapter ainsi aux lois du marché en se pliant à une neutralité et à une impartialité bienveillante, sous le contrôle sourcilleux des institutions publiques, nationales et supranationales, d’une presse alerte, toujours aux aguets, qui veillent au grain, d’une opposition politique et d’une société civile, à l’affût de tout abus ou manquement des gens du pouvoir. Mais dans les contrées où l’absolutisme de l’Etat est une réalité solidement ancrée, où la société est réduite à la portion congrue, où la presse et la société civile ne peuvent déployer toute leur ardeur, la régulation du marché bute sur des pesanteurs et des dysfonctionnements engendrés par la position hégémonique de l’Etat dans laquelle couvent tous les avantages et les privilèges que cette position procure à ses agents. En fait, dans un marché fortement imprégné de pratiques patrimoniales, où les réseaux de connaissance et d’influence qui agitent les sphères des centres de décision demeurent encore influents, l’insertion et le déploiement des personnes issues de la haute administration, voire de ces sphères mêmes, devient un élément de discrimination peu compatible avec les standards internationaux reconnus, censés régir la bonne gouvernance. Car, dans cette situation, deux catégories de privés sont en concurrence, dans une compétition toute déloyale : ceux qui disposent d’un capital relationnel et d’influence acquis de par leurs responsabilités et leur expérience dans les structures administratives, et ceux qui y accèdent tout autrement et qui demeurent ainsi dépourvus de tout relationnel. Et, dans un système où la transparence n’est pas le maître mot, où l’autonomie institutionnelle par rapport à l’Etat est très théorique, où les médias, la société civile, les partis politiques, ne peuvent faire preuve de toute l’audace qu’on leur reconnaît ailleurs… , dans un tel contexte, ce sont les « manières » même de concevoir, d’élaborer, de diffuser des informations se rapportant entre autres aux appels d’offres ou aux concours publics, mais aussi les « manières » de présenter les dossiers, de les traiter et de les classer, qui prennent souvent le dessus. Autrement dit, ce sont tous les jeux d’influence multiples et variés qui s’exercent, les formes d’interventionnisme qui ont cours, voire même, dans certains cas, les délits d’initié, les passe-droits et autres… qui peuvent trouver là un terrain propice pour éclore en vue de favoriser et de servir les « uns » et défavoriser et desservir les « autres ». Et le comble, c’est que ces pratiques et ces manières de faire ne peuvent être circonscrites et exhibées au grand jour : tellement elles sont sournoises, insidieuses, dissimulées, enrobées, bâchées, voilées dans les rapports humains les plus anodins, qu’elles se diluent souvent dans le silence ou dans la banalisation de notre vie de tous les jours. Faut-il encore rappeler que dans les années 1980 avec les premiers balbutiements de la presse indépendante et d’opposition, ces sujets s’étalaient déjà sur la place publique, ils faisaient même l’objet d’investigations poussées qui débouchaient parfois sur des révélations de scandale national. Les titres qui osaient les révéler au grand jour – à l’instar d’Attariq d’antan –  suscitaient l’estime et la considération du large public. Et quand des sanctions s’abattaient sur ces journaux, celles-ci servaient souvent de déclic pour déclencher de fortes mobilisations de solidarité en leur faveur dans lesquelles se retrouvaient : journalistes, militants des droits de l’homme, hommes politiques, artistes, intellectuels… tous confondus. Mais qui s’en souvient encore ?!
 
(Source: « Attariq Al Jadid » nr 61 juin 2007)  

40 ans après la guerre de juin 1967   La bonne gouvernance et la démocratie seuls remèdes contre les « complots »

 
Henda Arfaoui Il y a 40 ans, l’agression de 1967, que les Israéliens ont déclenchée pour mettre la main sur ce qui restait de la Palestine et qui a été pour les Arabes une aggravation de leurs défaites passées et de l’injustice subie par l’ensemble du Moyen-Orient, a été aussi le début d’une longue période de stagnation politique dont on ne voit toujours pas la fin. Depuis ont commencé à régner une torpeur et une somnolence que ne troublait parfois que les discours des dirigeants arabes qui se sont pris au jeu des explications par le complot international présenté comme une fatalité pour se dédouaner de toute responsabilité et pour couper court à toute velléité de rébellion de leurs peuples. Ces peuples jugés incapables de penser, de se représenter les choses mieux que leurs dirigeants ont été obligés de laisser ces derniers manifester « leur génie ».  Ce qui n’a fait qu’enfoncer davantage cette région dans de médiocrité et d’humiliation et tuer dans l’œuf toute tentative de redresser les torts du passé. Toute possibilité de résurrection est apparue dès lors comme exclue tout comme l’aspiration à un   développement qui permettrait aux Arabes de se comparer avec fierté aux autres nations. Cette date semble donc avoir sonné le glas pour le rêve de renaissance que les Arabes- d’ailleurs comme toutes les nations voisines ou lointaines – ont caressé au moins depuis le dix-neuvième siècle en s’interrogeant : pourquoi sommes-nous en retard alors que l’occident avance à des pas de géant ?    Quarante ans après, n’est-il pas grand temps de reprendre la même question et de commencer à agir pour une vie politique saine qui permettrait à tout les peuples arabes de passer du statut de « sujets » à celui de vrais citoyens capables de prendre en main leur destin et celui de leur nation. Telle est la clé pour avancer. Pour réussir la renaissance il faut changer les manières de penser. Bien sûr, l’occupation américaine a détruit l’Etat irakien et déstructuré le tissu social resté unis malgré la dictature, mais cela ne peut justifier ce qui se passe aujourd’hui dans ce pays mon sens la seule nation qui continue à s’entretuer sur un fond de conflits communautaires que l’on s’emploie à revivifier en remontant à des temps immémoriaux et en ressuscitant des motifs de guerre censés avoir disparu depuis plus d’un millénaire. Que l’un tue l’autre parce qu’il s’appelle Omar ou Hussein alors que la terre est occupée, que les richesses sont accaparées  et les savants assassinés dans les rues. Au-delà, comment se fait-il que nous soyons pratiquement la seule nation où les pouvoirs et les oppositions semblent avoir en commun les mêmes positions et les mêmes comportements totalitaires. C’est la seule nation où les jeunes semblent se détourner des sciences et du savoir au profit d’une vie facile, « sans histoire » et sans ambition, croyant que pour réussir et même … pour s’enrichir il faut avoir des atouts en foot, ou un don pour la chanson. La science est incapable désormais de subvenir à un besoin de vie décente et de bien être social et intellectuel. Cette année ajoute aux drames passés une nouvelle agression contre un autre Etat arabe et les signes d’un destin tragique qui se dessine pour l’autre ou les autres. La célébration du quarantième anniversaire de la défaite de 1967 nous a rappelé qu’à l’inverse des autres nations, au lieu d’avancer, nous sommes en train de reculer. Ce qui est tout de même positif dans toute cette histoire c’est qu’elle a ouvert les yeux sur un fait : nos ennemis ne peuvent nous battre sur un terrain découvert, c’est pourquoi ils complotent. De même, ils ne peuvent nous battre si nous adoptons d’autres façons de penser pour éviter les pièges qu’ils nous tendent. Le Liban a survécu l’été dernier à une guerre imposée, a résisté et a même donné une leçon à ses agresseurs. Naturellement, cela ne plait pas à ses ennemis, qui continuent à comploter… Que se passe t-il au Liban ? Est-ce une nouvelle zone de trouble qu’on essaie de créer ? Est-ce qu’il s’agit de la fameuse prédiction de Condoliza Rice sur le chaos créatif ? Tous les signes semblent aller dans ce sens. Depuis quelques semaines des accrochages ont opposé l’armée libanaise à une faction pseudo-palestinienne (Fath al Islam) ; ils se poursuivent jusqu’à ce jour et, d’après les déclarations de cette faction, un troisième parti anonyme aurait provoqué ce duel meurtrier. Dès lors, le climat est devenu plus tendu et ce sont surtout les civils qui ont le plus payé le prix de ces affrontements. L’armée libanaise a promis d’annihiler cette faction et les bonnes volontés ont essayé de mettre fin aux hostilités. Seuls les américains n’ont pas vu la chose de cet œil, car ils semblent vouloir reproduire le « modèle » irakien… Mais le Liban, malgré les incitations aux troubles, malgré les discours venimeux qui sont diffusés çà et là pour semer la zizanie, a su garder le calme malgré les explosions qui sèment la terreur dans la vie quotidienne des simples citoyens à Tripoli ou à Nahr El Bared. Les Libanais semblent être restés jusqu’ici au-dessus des manigances qui, hélas ! ont trouvé place en Irak. En Irak le chiisme a cohabité avec le sunnisme plus d’un millénaire et les deux confessions, que ne divisent aujourd’hui que des problèmes d’origine strictement politique, vont réussir, il faut l’espérer, à retrouver l’entente d’antan. L’Irak a survécu aux Moghols : comment ne survivrait-il pas aux barbares de ce siècle ?
 
(Source: « Attariq Al Jadid » nr 61 juin 2007)


 

Le Professeur Laroussi El Mekki n’est plus Le prestigieux parcours d’un grand au service de la médecine

 
La Tunisie vient de perdre un grand serviteur de la médecine en la personne du Docteur Laroussi Mekki homme de grande probité et de savoir dira de lui le Docteur Brahim Gharbi, humble, intègre, affable et compétent mais surtout intransigeant sur les principes moraux de la profession. Tous ceux qui l’ont côtoyé à l’hôpital A. Mami de pneumo-phtisiologie de l’Ariana dont il était médecin Chef garderont de lui un souvenir impérissable. Tout comme ses élèves à la Faculté de Médecine de Tunis, ses proches, ses amis et ses patients et ses voisins d’El Omrane où il a entamé sa scolarité à l’école primaire de la localité. Né le 19 octobre 1930 à Monastir, il a poursuivi ses études secondaires au Collège Sadiki avant de mettre le cap sur Paris pour de brillantes études à la Faculté de Médecine de Paris et l’Institut des Sciences politiques. Pour ensuite entamer une grande carrière à l’hôpital de l’Ariana en qualité de médecin puis de médecin chef de service outre la présidence du Conseil de Santé du même établissement. Toujours sur le plan scientifique, le défunt a présidé en juin 1985 la société tunisienne de pneumo-phtisiologie et a été le fondateur de la fédération maghrébine des maladies respiratoires. Le volet scientifique était une partie de son parcours. L’autre partie a été consacrée au culturel au syndicalisme et à la politique. Militant dès son très jeune âge au PSD Laroussi Mekki a exercé plusieurs responsabilités dès 1945. Participation au combat libérateur en Tunisie comme en France où il a assumé de 1960 à 1963 la direction du Parti à l’échelle européenne. Membre du conseil national du Parti en mars 1963 et membre du Conseil Municipal de Tunis de 1969 à 1971. Son militantisme s’est poursuivi avec l’ère du changement dans le cadre du RCD. L’UGTT et l’UGET ont été les autres cadres de son activité de nationaliste convaincu. Il a représenté la centrale syndicale en France en jetant les bases de la fédération en France (1960 à 1963) et en créant l’Amicale des Tunisiens à Paris, Lyon et Marseille. Et une participation à la création de l’UGET et à son rayonnement. Laroussi Makki s’est par ailleurs, manifesté aux côtés d’autres militants tunisiens en luttant avec détermination pour l’indépendance de l’Algérie. Une activité récompensée le 29 juin 2005 par le président Abdelaziz Bouteflika qui lui octroya une décoration à Alger même. Sans pour autant omettre de mettre en relief son militantisme au sein de l’association des étudiants musulmans nord-africains. Le Docteur Laroussi El Mekki est grand Officier de l’Ordre de l’Indépendance, grand officier de l’Ordre de la République, titulaire de l’ordre de la santé et de l’ordre du mérite sportif. Que Dieu ait son âme. R.B.A (Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 22 juin 2007)


L’internet doit être soumis à la censure (responsable du parquet russe)

AFP, le 22 juin 2007 à 11h14
MOSCOU, 22 juin 2007 (AFP) – Un haut responsable du Parquet général russe, cité vendredi par le quotidien Kommersant, estime que les sites internet devraient être soumis à la censure au nom de la lutte contre l’extrémisme. « Des changements doivent être apportés aux lois actuelles. L’expérience montre qu’il y a souvent de la place sur l’internet pour la promotion de contenus de nature extrémiste », a déclaré le procureur général adjoint Ivan Sydorouk. « Il est nécessaire de mettre en œuvre un système de contrôle efficace pour que les textes publiés respectent les attentes légales », a déclaré le magistrat lors d’une réunion de responsables des forces de l’ordre jeudi à Rostov-sur-le-Don (sud). Interrogé par l’AFP, le Parquet général a indiqué que M. Sydorouk avait exprimé son opinion personnelle et qu’il n’y avait aucun projet de loi en préparation sur l’internet. La Russie dispose déjà d’un arsenal législatif visant à lutter contre l’extrémisme. Ces lois ont été critiquées comme servant à museler l’opposition au président Vladimir Poutine ou à empêcher toute couverture de la guerre en Tchétchénie.  

 

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