21 mai 2008

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TUNISNEWS
9 ème année, N° 2920 du 21.05.2008
 archives : www.tunisnews.net


l’ACAT-France: 

Traitement dégradant auquel de Slim Boukhdhir – Lettre au ministre de la justice

l’ACAT-France:  arcèlement de Radhia Nasraoui – Lettre au ministre de la justice

AFP: Otages autrichiens d’Al-Qaïda: les émissaires au Mali avancent pas à pas

AFP: Ben Ammar et Mediaset investissent dans Nessma TV, « chaîne du Grand Maghreb »

Le Temps: Le Hamas, le Hezbollah et la sécurité de l’Etat d’Israël

MédiaMatinQuébec: L’interdiction des signes religieux suggérée à certains agents de l’État

 


 

l’ACAT-France  
 
Monsieur  Béchir Tekkari Ministère de la Justice et des Droits de l’homme 57 Bd Bab Benat 1006 Tunis Tunisie Fax : 00 216  71 568 106   Monsieur le Ministre,  

Alerté(e) par l’ACAT-France, je suis particulièrement préoccupé(e) par le traitement dégradant auquel est soumis Slim Boukhdhir

, journalise et membre du bureau exécutif de l’organisation Liberté et Equité condamné le 4 décembre 2007 à un an d’emprisonnement ferme pour « outrage à fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions », « atteinte aux bonnes mœurs » et « refus de présenter sa carte d’identité aux forces de l’ordre ».   Maintenu dans une cellule insalubre et privé d’eau depuis un moi et demi, Slim Boukhdhir est atteint de la gale. Les médicaments fournis par les autorités pénitentiaires ne sont pas suffisants pour le soigner. Il a mené plusieurs grèves de la faim pour protester contre ses conditions de détention dans la prison de Sfax et le harcèlement dont il fait l’objet. Par conséquent, je vous prie instamment :   ·         de garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de Slim Boukhdhir; ·         de permettre à son avocat et à sa famille de lui rendre visite ; ·         de lui permettre d’avoir accès aux soins dont il a besoin et notamment d’avoir accès à l’eau de façon à pouvoir suivre son traitement pour la peau.     Dans cette attente, veuillez croire, Monsieur le Ministre, à l’expression de ma haute considération.     Copie : Ambassade de Tunisie en France  25 rue Barbet de Jouy 75 007 Paris Fax : 01 45 56 02 64


l’ACAT-France  
 
Monsieur  Béchir Tekkari Ministère de la Justice et des Droits de l’homme 57 Bd Bab Benat 1006 Tunis Tunisie Fax : 00 216  71 568 106   Monsieur le Ministre,  

Alerté(e) par l’ACAT-France, je suis particulièrement préoccupé(e) par le harcèlement dont Maître Radhia Nasraoui fait l’objet.

Le 18 avril 2008, Me Radhia Nasraoui s’est présentée auprès des autorités pénitentiaires du quartier de Monplaisir à Tunis, afin de soumettre des demandes de visites de deux de ses clients détenus. Plus de trente agents de la police politique l’ont alors chassée des locaux en proférant des injures et des menaces à son encontre. Les policiers l’ont ensuite forcée à monter dans sa voiture, tout en continuant à l’insulter. Certains d’entre eux ont violemment frappé sur le véhicule, causant des dégâts notables, alors que d’autres l’ont suivie en moto et en voiture jusqu’à son cabinet. Le 26 avril 2008, Me Nasraoui a porté plainte contre les policiers en question. La veille, la ligne téléphonique et l’accès internet de Mme Nasraoui avaient été coupés, au lendemain d’une conversation téléphonique avec des journalistes étrangers. L’ACAT déplore les méthodes utilisées par les autorités tunisiennes à l’encontre de Me Nasraoui et dénonce plus généralement la détermination constante avec laquelle les autorités tunisiennes répriment toute personne qui promeut et défend les droits de l’Homme. Par conséquent, je vous prie instamment :   –          de garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de Me Radhia Nasraoui ; –          de mener une enquête indépendante sur les faits décrits ci-dessus, afin que leurs auteurs soient identifiés et dûment jugés et sanctionnés conformément à la loi en vigueur ; –          de veiller à ce qu’un terme soit mis à toute forme de menaces et de harcèlement à l’encontre de Me Radhia Nasraoui et de tous les défenseurs des droits de l’Homme tunisiens.   Dans cette attente, veuillez croire, Monsieur le Ministre, à l’expression de ma haute considération.     Copie : Ambassade de Tunisie en France  25 rue Barbet de Jouy 75 007 Paris Fax : 01 45 56 02 64

 


Otages autrichiens d’Al-Qaïda: les émissaires au Mali avancent pas à pas

BAMAKO (AFP) – 21/05/2008 14h55   Trois mois après leur enlèvement dans le Sud tunisien par la branche d’Al-Qaïda du Maghreb, les Autrichiens Wolfgang Ebner et Andrea Kloiber sont toujours retenus, probablement au Mali, où des négociateurs envoyés par Vienne poursuivent discrètement leur délicate mission. « Je crois que nous nous trouvons à mi-gué dans un bateau qu’il ne faut pas trop agiter pour qu’il ne fasse pas naufrage. Nous voyons l’autre rive, qui est plutôt à portée », confie à l’AFP le diplomate Anton Prohaska, à la tête d’une mission de quatre négociateurs dépêchée depuis mi-mars à Bamako.   Les déclarations imagées du diplomate témoignent de la sensibilité de sa mission, conduite graduellement et avec prudence faute de contact direct avec les ravisseurs. « Les choses avancent, mais lentement. Il y a déjà eu plusieurs contacts par des intermédiaires. Ce qui est important, c’est que les otages soient en vie, et que les ravisseurs respectent leur engagement de les maintenir en vie », commente un responsable malien qui assiste les négociateurs dans leurs démarches. Mi-avril, un des émissaires avait annoncé avoir reçu des « preuves de vie » des deux otages, 10 jours après que Vienne eut estimé « avoir encore du temps » pour les faire libérer malgré l’expiration de plusieurs ultimatums des ravisseurs. Aujourd’hui M. Prohaska tient à souligner que les émissaires « auraient déjà quitté Bamako » s’ils n’avaient pas eu « la conviction de pouvoir les trouver sains et saufs ». Wolfgang Ebner, 51 ans, et sa compagne Andrea Kloiber, 44 ans, originaires de la région de Salzbourg (nord) et habitués des randonnées dans le désert, ont été portés disparus le 22 février alors qu’ils circulaient dans le sud de la Tunisie à bord de leur véhicule 4X4 immatriculé en Autriche. Leur enlèvement n’a été revendiqué que le 10 mars par Al-Qaïda au Maghreb islamique, qui avait initialement exigé la libération d’islamistes détenus en Algérie et en Tunisie, mais, selon des informations de presse non confirmées, ils ont également exigé le versement d’une rançon de 5 millions d’euros. La radio publique autrichienne ORF avait ensuite affirmé que les ravisseurs avaient ajouté des demandes: l’augmentation de la rançon, le retrait des soldats autrichiens déployés en Afghanistan et la libération d’un couple d’islamistes condamnés le 10 mars à Vienne pour avoir diffusé une vidéo menaçant d’attentats l’Autriche et l’Allemagne. Sur le volet « contreparties », M. Prohaska se contente de relayer la position officielle de Vienne, qui a choisi de ne commenter ni les revendications, ni les ultimatums des ravisseurs. « Vous savez très bien que l’Etat ne paie pas de rançon. Nous voulons arriver à une solution humanitaire pour que les otages retrouvent leurs familles », explique laconiquement le diplomate. Ce dernier tient par ailleurs à saluer « l’aide efficace « des autorités maliennes, qui de leur côté soulignent leur excellente collaboration avec les émissaires autrichiens. De l’avis d’un diplomate occidental à Bamako, le lieu de détention des ex-rebelles risque de compliquer les négociations, car il a été localisé quelque part à la frontière entre le Mali et l’Algérie, où les rebelles touareg maliens demeurent très actifs et où il est difficile d’agir sans l’aval d’Alger. © 2008 AFP

Ben Ammar et Mediaset investissent dans Nessma TV, « chaîne du Grand Maghreb »

CANNES (France) – Le producteur franco-tunisien Tarak Ben Ammar et le groupe italien de communication Mediaset ont annoncé, mercredi en marge du Festival de Cannes, leur association pour arriver à hauteur de 50% dans le capital de Nessma TV, qui veut devenir la chaîne du « Grand Maghreb tolérant ». Basée à Tunis et diffusée sur plusieurs satellites depuis le printemps 2007 par le groupe tunisien Karoui & Karoui, Nessma TV (qui signie en arabe, « douce brise ») souhaite « contribuer, par un programme fédérateur, à la promotion de la culture maghrébine, à consolider les valeurs de tolérance et de modernité, et à développer le dialogue des cultures et des civilisations dans l’espace méditerranéen ». Quinta Communications, le groupe de M. Ben Ammar, et Mediaset indiquent avoir apporté 30 millions de dollars au total, à parts égales, à l’occasion d’une argumentation du capital de Nessma TV. Tarak Ben Ammar a annoncé pour septembre la relance de la chaîne par un programme fédérateur à destination des 90 millions de Maghrébins avec des émissions généralistes à dominante culturelle et de divertissement, l’information devant s’ajouter seulement à moyen terme. « Ce n’est pas un problème de liberté, mais de coût. Des chaînes européennes comme M6 ont démarré sans news », a précisé M. Ben Ammar qui s’exprimait à Cannes en présence de Fedele Confalonieri, président de Mediaset, et des frères Karoui qui ont créé Nessma TV. La chaîne avait été lancée avec une version maghrébine de l’émission « Star Academy » produite par Endemol et qui a remporté un vif succès. Dans une présentation vidéo de la relance de Nessma TV, la chaîne prône « un Maghreb ouvert, tolérant et authentique ». « Je suis le produit de la tolérance que la chaîne va défendre. On ne va pas laisser une minorité d’extrémistes, dans toutes les religions, prendre le pouvoir sur une majorité silencieuse », a confié à l’AFP Tarak Ben Ammar avant de se défendre de « faire de la politique ». « Je fais du divertissement car la jeunesse du monde aspire à la même chose: la liberté, l’amour et à la réussite », a-t-il ajouté. Pour sa part, Fedele Confalonieri, président de Mediaset, a souligné les bienfaits selon lui de « l’arrivée des télévisions privées en Italie qui ont entraîné un changement du climat culturel et constitué un tremplin économique majeur », estimant que cela pourrait être le cas aussi à présent pour le Maghreb. (©AFP / 21 mai 2008 14h39)
 

L’UGTT et les négociations sociales L’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) organise une rencontre avec les journalistes les 23 et 24 mai 2008 axée sur les propositions de la centrale syndicale sur les volets juridiques et matériels concernant les négociations sociales et ce, à l’hôtel Solaria à Hammamet Sud.
PUP et UDU : Les 60 ans de la Nekba A l’occasion du 60ème anniversaire de la « Nekba » l’occupation de la Palestine par les Sionistes le Parti de l’Unité Populaire (PUP) a organisé vendredi 16 mai un colloque dans le cadre des activités du forum du progrès au siège du journal El Wahda son organe de presse, à Tunis. De son côté l’Union Démocratique Unioniste (UDU) a tenu le jeudi 15 mai une table ronde axée sur ce triste événement pour les Palestiniens et le monde arabe.

 PSL : Admission à l’internationale libérale Le Parti Social Libéral (PSL) est devenu membre permanent et à part entière au sein de l’internationale libéral. La décision a été prise à l’unanimité par les partis libéraux lors du congrès de l’organisation qui s’est tenu la semaine dernière à Belfast en Irlande du Nord.

 De plus en plus de sites web tunisiens Le paysage web tunisien s’est bien développé au cours de ces deux dernières années. Ainsi le nombre des sites web durant la période 2005-2007 a connu une croissance de l’ordre de 70%, outre le nombre des utilisateurs du réseau Internet qui s’est élevé d’environ 80% et la multiplication par six de la bande passante Internet à l’international.

Réseau méditerranéen des associations de l’enfance Un réseau méditerranéen des associations de l’enfance sera créé en novembre prochain à l’initiative de L’Organisation Nationale de l’Enfance Tunisienne (ONET). Il sera baptisé « espoirs de la Méditerranée ». La création du réseau sera proclamée lors d’une conférence internationale sur le thème « La Méditerranée : espace de paix et de solidarité », prévue en Tunisie du 7 au 9 novembre 2008. Le réseau « espoirs de la Méditerranée » vise à créer un espace d’échange éducatif et culturel entre les enfants des pays du pourtour méditerranéen. Créée le 21 mai 1948, l’Organisation Nationale de l’Enfance Tunisienne compte, aujourd’hui, 200 bureaux répartis dans toutes les régions du pays. Elle vise à contribuer, aux côtés de la famille et de l’école, à l’éducation des enfants et à leur encadrement à travers des programmes culturels, sportifs et de loisir.

Création de la section IEEE Tunisie Une section tunisienne de l’Institute of Electronical and Electronics Engineers (IEEE) vient d’être créée, au cours d’un séminaire scientifique, organisé, à Hammamet-Sud, par l’Ecole supérieure des sciences et techniques de Tunis. La création de cette nouvelle section à Tunis constitue un événement scientifique majeur, dès lors que l’IEEE, dont le siège se trouve aux Etats-Unis d’Amérique, regroupe plus de 350 mille chercheurs de différentes nationalités. Cette organisation, qui édite quelque 350 revues scientifiques internationales, est considérée comme étant une institution de référence en matière de recherches dans les domaines de l’électricité, de l’informatique et de l’ingénierie électronique. (Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 21 mai 2008)


 
George Bush est à Jérusalem, pour le 60e anniversaire, au moment où les actions de l’Iran montent. L’Europe subit un affront. Quant aux Palestiniens, ils commémorent ce jeudi la «nakba», la catastrophe.

Le Hamas, le Hezbollah et la sécurité de l’Etat d’Israël

Alain Campiotti Mahmoud Ahmadinejad salue à sa manière le 60e anniversaire d’Israël. Un Etat «mourant», en attente d’«annihilation», a répété mercredi le petit négationniste de Téhéran, au moment où George Bush arrivait à Tel Aviv. Le président iranien prend ses désirs pour des réalités: la sécurité d’Israël n’est pas sérieusement menacée. Le Perse bavard a pourtant des raisons de se pourlécher. Les forces que son pays arme et finance pour achever le «mourant» se développent bien. Le Hamas s’incruste à Gaza, y compris en proposant une trêve des roquettes (14 Israéliens blessés hier), par Egyptiens interposés. Le Hezbollah, en humiliant les milices des partis de la coalition au pouvoir à Beyrouth, vient de prendre au Liban un ascendant qui le rend à peu près intouchable. Cette montée en puissance de forces radicalement hostiles a fait dire à un commentateur israélien que son pays a désormais deux frontières communes avec l’Iran, l’une au sud, l’autre au nord. C’est bien sûr une vision légèrement déformée de la géographie. C’est à peu près celle de George Bush. Quand il parlera de la tribune de la Knesset, le président américain dénoncera l’Iran et ses bras armés comme le principal danger pour l’Etat juif et toute la région. Il dira aussi qu’il n’a pourtant pas perdu tout espoir d’un accord entre le gouvernement israélien et les Palestiniens modérés avant la fin de son propre mandat. Le processus de négociations ouvert à Annapolis en novembre dernier n’est pas insignifiant. C’est la première fois qu’Israéliens et Palestiniens discutent, officiellement et de manière intensive, d’un possible arrangement final entre eux. L’objectif ne sera atteint que le jour où les deux peuples auront accepté un compromis par un vote. Ce ne sera pas le 31 décembre prochain. La difficulté extrême de la négociation et la menace iranienne sont bien sûr liées. Mais pas comme on le dit à Jérusalem et à Washington. Les forces qui continuent de prôner la lutte armée – le Hamas et le Hezbollah d’abord – ne sont pas venues de Téhéran: elles y sont allées, pour y prendre appui. Le Hamas (sunnite) n’est pas un rejeton de la révolution islamique (chiite) en Iran. Il a crû sur l’échec de Yasser Arafat à obtenir, en échange de sa reconnaissance explicite d’Israël, un Etat viable pour les Palestiniens, ou même sa simple promesse palpable. L’histoire du Hezbollah est encore plus spectaculaire. Jusqu’en 1982, les chiites étaient les laissés pour compte du Liban, les Siciliens du pays, les «déshérités» comme disait alors leur imam. Dans le sud, ils souffraient de l’activité militaire des organisations palestiniennes et des représailles israéliennes qui tombaient sur leurs têtes. Arafat n’était pas leur ami. L’invasion dirigée par Ariel Sharon, qui coïncidait avec les vagues concentriques de la révolution khoméniste, a eu un effet catastrophique – du point de vue d’Israël – dans la communauté chiite. Le Hezbollah s’est constitué dans la résistance à l’occupation étrangère, faisant sienne la cause palestinienne, à la place de l’OLP nationaliste vaincue. Les chiites libanais, aujourd’hui, se reconnaissent massivement dans le parti de Dieu. Les dénonciations incessantes du parti comme «organisation terroriste», ils les prennent pour eux, comme un opprobre qu’ils ne méritent pas. Les Palestiniens qui ont élu le Hamas, à Gaza et en Cisjordanie, éprouvent exactement les mêmes sentiments, qui alimentent sans fin une rage armée. Rien ne sera résolu au Proche-Orient tant que les masses arabes qui se sentent rejetées ne seront pas réintégrées, d’une manière ou d’une autre, dans un marchandage politique. C’est pourtant la seule manière d’assurer à long terme la sécurité d’Israël. Aux Etats-Unis, aucun responsable, aucun candidat à la présidence n’ose le dire: il serait politiquement mort. Et en Europe? Danilo Turk, président (slovène) de l’Union européenne jusqu’à fin juin, est en Israël pour les fêtes du 60e anniversaire. Mercredi, il s’est rendu à Jérusalem au mur des Lamentations. Il avait aussi prévu de monter sur le Mont du Temple, que les Arabes appellent le Dôme des mosquées, où est Al-Aqsa. Les services de sécurité israéliens l’en ont empêché. Turk a aussitôt quitté les lieux, furieux. Ces affronts ne sont pas rares. Tony Blair, qui s’échine à lancer des projets économiquement vitaux en Cisjordanie et à Gaza, essuie rebuffade sur rebuffade. Depuis qu’il a été nommé représentant du Quartet (UE, ONU, Etats-Unis, Russie), il demande et n’obtient pas que des check points, paralysant les transports palestiniens, soient levés. Les Européens ont le devoir historique de défendre l’existence d’Israël dans la sécurité. Ils doivent aussi dire clairement, et pas seulement dans les couloirs des ministères, que la sécurité de l’Etat hébreu passe par création d’un Etat palestinien viable. Et cet Etat ne peut voir le jour que si Israël fait des concessions substantielles, contre l’engagement des Palestiniens de vivre en paix avec leurs voisins. Si ces conditions sont réunies, la lutte armée n’aura plus de raison d’être. Elle devra être étouffée, y compris en intégrant Israël dans l’OTAN ou dans un système européen de sécurité. Pour les Palestiniens, bien sûr, c’est une chimère. Ce jeudi, ils célèbrent leur propre anniversaire: celui de la «nakba», la catastrophe. Il y aura des morts.
(Source : « Le Temps » (Quotidien – Suisse), le 15 mai 2008)


 

Les fuites se font au compte-gouttes L’interdiction des signes religieux suggérée à certains agents de l’État

TAÏEB MOALLA tmoalla@mediamatinquebec.com Une version préliminaire du rapport Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables, que le MédiaMatinQuébec a pu consulter, suggère au gouvernement du Québec d’interdire le port de signes religieux à certains dépositaires de l’autorité publique. «En ce qui concerne le port de signes religieux par les agents de l’État, nous recommandons qu’il soit interdit à quelques corps professionnels (magistrats, procureurs de la couronne, policiers, gardiens de prison, président et vice-président de l’Assemblée nationale)», écrivent Gérard Bouchard et Charles Taylor dans un rapport préliminaire daté du 20 mars Selon Louise Langevin, signataire d’une entente de collaboration avec la commission, il s’agit là de l’expression d’une «laïcité ouverte où l’État est neutre et les individus libres d’exprimer leurs convictions religieuses. Ce n’est pas du tout une laïcité à la française». Celle qui est également titulaire de la Chaire d’étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes à l’Université Laval a accepté de faire une sortie publique même si le rapport Bouchard-Taylor, dont plusieurs extraits ont récemment fait l’objet de fuites dans la presse, ne sera dévoilé que demain. Si Louise Langevin a décidé de parler, c’est que, dit-elle, «tout le monde a l’air de taper sur la tête des deux présidents». Elle avance, de son côté, que MM. Bouchard et Taylor ont réalisé un «travail titanesque» d’écoute, de lecture et de compilation de données. «Même si je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’ils écrivent, il faut reconnaître qu’ils nous font bien comprendre l’évolution de la société québécoise (et qu’ils) ont tenu compte des voix des femmes», pense Louise Langevin. Le foulard islamique Hier, la Gazette et le Journal de Montréal titraient sur le fait que le foulard islamique (hijab) n’est pas, selon MM. Bouchard et Taylor, «une menace pour les valeurs québécoises» et que «les Québécois doivent comprendre que le port de ce voile est un choix personnel». Interrogée sur cette prise de position, Mme Langevin signale que la notion «d’égalité hommes-femmes» a été «la préoccupation majeure» des présidents de la commission au cours du long processus d’audiences publiques. «Ils en ont fait une valeur fondamentale. Cela me rassure», révèle-t-elle. Le fait que les présidents de la commission semblent accorder «un grand respect à la liberté religieuse» ne met pas en péril, au dire de Mme Langevin, la laïcité de l’espace public. «Nous avons une longue tradition démocratique et un mouvement syndical et féministe fort», lance-t-elle, rassurante. (Source : « Média Matin Québec (Canada), le 21 mai 2008) Lien : http://www.mediamatinquebec.com/?Section=Accueil&id=9684

 

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