21 février 2010

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TUNISNEWS
9 ème année,N° 3561 du 21.02.2010
 archives : www.tunisnews.net 


FIDH – OMCT –  REMDH: TUNISIE : Nouvelles mesures vexatoires pour empêcher les défenseurs de participer au processus électoral

The Middle East Studies Association: Letters on Tunisia

Adel ZITOUNI:

Message de solidarité avec M.Khemaïs CHAMMARI

AFP: Tunisie : grève de la faim de Chammari

AP: Tunisie: grève de la faim du militant des droits de l’Homme Khémaïs Chammari

Xinhua: Ouverture à Tunis de la 1ère réunion de la Commission de la femme arabe pour le droit international humanitaire

Xinhua: Tunisie: ajustement des prix de vente au public des produits pétroliers

Yahyaoui Mokhtar: Pour conserver son poste de député, Sakher El Materi cède la présidence du conseil d’administration de la Banque Zitouna.

Dossier : Décès suspect du citoyen tunisien Yahya Tabbabi (31 ans)  au centre fermé pour étrangers de Vottem (Belgique)

Le Nouvel 31: Où va la Tunisie ?

Takkou: Fadhel Jaibi et Taoufik Jebali sont-ils des traitres ?

Carpe Diem : « Il fait si bon vivre chez nous »

Abdel Wahab Hani: Vacance au Comité supérieur des droits de l’homme; Réflexions sur sa Conformité aux critères d’Indépendance

Mizaanoun: Des passeports rouges sang, pour tuer : Le crime de Dubaï


TUNISIE : Nouvelles mesures vexatoires pour empêcher les défenseurs de participer au processus électoral

 
Communiqué –


 

Paris-Genève-Copenhague – Alors que le Sous-comité « Droits de l’Homme et Démocratie » – Union Européenne – Tunisie va se réunir le 25 février 2010 à Tunis, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, un programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), et le Réseau Euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) s’indignent contre la multiplication des mesures vexatoires et des actes d’intimidation à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme engagés en faveur d’élections libres et pluralistes.
 

 
Plusieurs défenseurs des droits de l’Homme font en effet l’objet depuis début février 2010 d’entraves à la liberté de mouvement et de mesures vexatoires visant à les empêcher de soutenir la tenue d’élections libres et pluralistes et de promouvoir les valeurs démocratiques dans le pays. Depuis le 10 février 2010, Khémaïs Chammari, membre honoraire du REMDH et co-fondateur de la Fondation euro-méditerranéenne de soutien aux défenseurs des droits de l’Homme (FEMDH), est empêché de se rendre dans les locaux des trois partis de l’opposition légale. L’Observatoire rappelle également qu’à ce jour l’accès aux sièges et locaux de plusieurs associations non gouvernementales et partis politiques légaux reste sérieusement entravé, notamment l’accès aux locaux du siège national et des sections de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH), de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) et du Conseil national des libertés en Tunisie (CNLT). A cela s’ajoute dorénavant l’entrave de l’accès de défenseurs aux sièges des partis légaux de l’opposition. En outre, depuis avril 2009, un cordon policier de trois à cinq agents surveillent l’accès au domicile de Khémaïs Chammari et empêchent certains activistes d’y accéder, dont Me Radia Nasraoui, Sihem Bensedrine, Omar Mestiri et Slim Boukhdir. Depuis trois mois, la police empêche également Chammari de recevoir plus d’une personne à la fois. Le 19 février 2010, Chammari s’est vu notifier que plus personne ne peut entrer à son domicile à l’exception des membres de sa famille. Par ailleurs, depuis le 13 février 2010, plusieurs défenseurs, dont Khémaïs Chammari, Mohamed Abbou et Ayachi Hammami, font l’objet de filatures rapprochées lors de leurs déplacements en voiture, en tramway ou à pied. Leurs domiciles sont de plus soumis à une constante et impressionnante surveillance policière. A la systématisation et à la banalisation de ces mesures arbitraires qui frappent, depuis plusieurs mois, les journalistes, les associations non gouvernementales et les partis de l’opposition indépendants du pouvoir, s’ajoutent ainsi de nouvelles mesures coercitives dans la perspective de la tenue d’élections municipales le 9 mai 2010. Dans ce contexte, toute tentative de la société civile de s’organiser en vue d’observer le déroulement du scrutin et de promouvoir la tenue d’élections libres est réprimée par les autorités tunisiennes. Les défenseurs des droits de l’Homme font particulièrement les frais de ces mesures d’entraves, dont les personnes mentionnées ci-dessus, particulièrement actives au sein de différentes coalitions, dont le Collectif du 18 octobre, la Commission nationale pour les libertés d’expression et d’information et le Groupe indépendant d’échange et d’information sur les élections municipales. En conséquence, l’Observatoire et le REMDH demandent aux autorités tunisiennes de mettre un terme à toute forme d’entraves et de harcèlement à l’encontre des défenseurs des droits humains et, plus généralement, de se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998 et aux instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme auxquels la Tunisie a librement consenti a adhérer. Enfin, l’Observatoire et le REMDH demandent aux Etats membres de l’Union européenne (UE) de discuter de ces questions lors de leurs échanges avec les autorités tunisiennes pendant la réunion du Sous-Comité droits de l’Homme UE-Tunisie, conformément aux Lignes directrice de l’UE sur les défenseurs des droits de l’Homme. Pour plus d’informations, merci de contacter : DH : Gaël Grilhot / Karine Appy : + 33 1 43 55 25 18 OMCT : Delphine Reculeau : + 41 22 809 49 39 REMDH : Marc Degli : +45 32 64 17 16
 
(Source :eMarrakech.info le 20 Février 2010)


Letters on Tunisia

February 18, 2010

H.E. Zine El Abidine Ben Ali President Palais Présidentiel Tunis, Tunisia

via fax: +216 71 744 721

Your Excellency,

I am writing to you on behalf of the Committee on Academic Freedom (CAF) of the Middle East Studies Association of North America (MESA), to express our deep concern about the recent closure of the Université Libre de Tunis(ULT), Tunisia’s first and pre-eminent private university, and the withdrawal of that institution’s authorization to operate for the next three academic years. After careful review of the information available to us, we are forced to conclude that the decision, signed by the Tunisian Ministry of Higher Education, is not about alleged administrative and pedagogical irregularities. Rather, it is the culmination of a long-standing pattern of singling out for mistreatment this particular institution and its founders. We call upon you, Your Excellency, to reinstate the highly respected ULT and allow it to pursue its important mission of educating Tunisia’s young men and women in the disciplines at the core of your country’s growth and development. MESA was founded in 1966 to promote scholarship and teaching on the Middle East and North Africa. The preeminent organization in the field, MESA publishes the International Journal of Middle East Studies and has more than 3000 members worldwide. MESA is committed to ensuring academic freedom and freedom of expression, both within the region and in connection with the study of the region in North America and elsewhere.

The closure of the ULT was apparently preceded by an inspection, in December 2009, carried out by the Ministry of Higher Education. It would seem, however, that the allegations in its report of (five) irregularities are without substantiation, as demonstrated by the Fondation Universitaire Bouebdelli in its careful and documented response to the Ministry. The decision to close the ULT is, unfortunately, reminiscent of previous efforts on the part of the Tunisian government to close other education institutions, the Ecole Jeanne d’Arc and the Lycée Louis Pasteur, which are closely connected to the Fondation Bouebdelli. This gives us reason to believe that the closure relates not to administrative irregularities on the part of the ULT, but rather, to other factors – of a personal nature – that should not enter into the decision. For example, the opinions expressed by Mohamed Bouebdelli, the pioneer of private higher education in Tunisia and founder of the Université Libre de Tunis (ULT-INTAC) in 1973, in his recent book should not provoke the closure of the ULT. Concern that the reason for the closure decision is reprisal for M. Bouebdelli having expressed his opinions rather than shortcomings of the institution itself is what prompts us to address this letter to you. The closure seems to be a clear attempt to deprive M. Bouebdelli of the freedom of expression.

Your Excellency, we urge you to reconsider the decision of the Ministry of Higher Education, and re-open the highly respected Université Libre de Tunis – with its 1500 students from Tunisia and abroad, and schools of engineering and architecture, faculties of law and management. We urge you to allow the ULT to function as it has very successfully prior to this decision, without interference in the academic integrity of the institution. We urge you to take this positive step forward in order to safeguard the integrity and rigor that the ULT is known for, and ensure that Tunisia respects the democratic practices which it espouses.

We look forward to your response.

Sincerely,

Roger M.A.Allen MESA President Professor of Arabic & Comparative Literature, University of Pennsylvania

March 26, 2001 President Zine al-Abidine Ben Ali President de la Republique Palais Presidentiel Tunis Tunisia Your Excellency, We issue this joint statement to protest the deteriorating situation of human rights in Tunisia and the escalating attacks on academics advocating democratic reforms and the rule of law. In recent months, government critics have faced markedly greater levels of violence at the hands of persons believed to be linked to security forces, suggesting a systematic campaign to silence all critical voices. As organizations devoted to educational issues and academic freedom, we are particularly alarmed by the assault against Tunisia’s educators and intellectuals. We urge you to use your powers to curb the increasing use of violence exhibited in this campaign and to safeguard the international human rights embodied in international covenants that Tunisia has pledged to. Your Excellency, as Tunisia celebrates the 45th anniversary of its independence this week, its citizens increasingly seek to exercise their internationally recognized rights to free expression and free association. Speaking on the occasion of this anniversary, on March 20, you stated that Tunisia has “chosen democracy both as a principle and a practice.” A central characteristic of a democracy is the ability of its citizens to receive and impart information freely about their own society, and independent academic and scholarly work are crucial to fostering this ability. When Tunisia acceded to the International Covenant on Civil and Political Rights, it made a commitment to guarantee all individuals the “freedom to seek, receive and impart information and ideas of all kinds.” Yet independent thinkers who challenge your government’s policies in a peaceful manner have suffered sharper and more violent responses when exercising these rights. Over the last few weeks, to name but a few examples, unknown assailants have attacked journalist Jalel Zoghlami on February 3 and again on February 7, apparently because of his effort to publish an independent newspaper. On February 21, four representatives of the international human rights group Reporters Sans Frontiers who were trying to distribute copies of this newspaper (including the organization’s secretary-general, Robert Menard) were attacked by a group of nearly twenty men; the NGO representatives were later expelled from the country. On February 22, Naziha Boudhib, a member of the Tunisian Association of Democratic Women (ATFD), was attacked by several men who forcibly took her documents chronicling the human rights situation in Tunisia. Your Excellency, we are especially troubled by reports of two recent attacks against Prof. Khedija Cherif, a sociologist at the University of Tunis and a prominent advocate of women’s rights. On March 1, Prof. Cherif was beaten, sexually harassed, and verbally abused as she was attempting to attend an informal meeting at the former headquarters of the CNLT in Tunis. Eyewitnesses identified her attackers as plainclothes police officers, and photographs taken during the attack seemed to identify one of the attackers as the chief of police of the Medina section of Tunis. In the same incident, the assailants also attacked Prof. Abdel Kader Ben Khemis, a professor at the University of Sousse, and physically prevented him from attending the CNLT gathering. Several others attending the meeting, including Sihem Bensedrine, a prominent journalist and the CNLT’s spokesperson, were also attacked. Ultimately the attackers succeeded in stopping the meeting from taking place. Prof. Cherif and Prof. Ben Khemis have filed complaints with the local prosecutor’s office, but have not received any acknowledgement of or response to their case. Prof. Cherif was attacked again on March 10 on the steps of the courthouse. An unidentified man in civilian clothes attacked Prof. Cherif and tried to take a dossier from her hands that contained the details of her complaint about the earlier attack she had suffered. When she resisted, the assailant pushed her to the ground, pried the dossier from her hands, and ran away. We also remain concerned about the ongoing harassment of Prof. Moncef Marzouki, the CNLT’s former spokesperson. Prof. Marzouki was arbitrarily blocked from leaving Tunisia on March 10. In December of 2000, he was sentenced to one year in jail on spurious charges of “belonging to an illegal organization” and “disseminating false information,” stemming from his former activity with the CNLT. This sentence has been suspended pending appeal, and the relevant judicial authorities had indicated to his lawyers that he could leave the country. Prof. Marzouki was invited by the medical school at University of Paris VII to assume a two-year teaching position, beginning on April 1, after he was improperly dismissed last year from his position teaching public health at the University of Sousse. He has been prevented from teaching or publishing in Tunisia and therefore cannot earn a livelihood, and he is under constant surveillance and is only allowed intermittent telephone contact. Your Excellency, we ask that you demonstrate your government’s oft-repeated commitment to human rights by immediately initiating a thorough and objective judicial investigation into the assaults on Prof. Cherif and Prof. Ben Khemis. We also ask your government to halt the use of arbitrary judicial and administrative proceedings against its critics, among them Prof. Marzouki. Finally, we urge you to exercise your authority as the chief executive of the republic to rein in the security forces’ campaign of violence and intimidation against academics and other critics of the government. We look forward to receiving your comments, and we thank you in advance for your consideration of these important matters. Sincerely, Dr. Yolanda Moses, President, American Association for Higher Education Co-Chair, Human Rights Watch Academic Freedom Committee Saman Zia-Zarifi Director, Academic Freedom program Human Rights Watch American Association for the Advancement of Science Committee on Academic Freedom of the Middle East and North Africa  Middle East Studies Association Scholars at Risk New York Academy of Science  

(Source: « The Middle East Studies Association » (MESA) le 18 fevrier 2010)

http://www.mesa.arizona.edu/caf/letters_tunisia.html#tunisia100218


Invitation

L’Association Vérité et Justice pour Farhat Hached

Vous invite

A une soirée-débat

 

L’assassinat il y a plus d’un demi-siècle du leader syndicaliste tunisien est resté impuni. L’implication des autorités coloniales vient d’être confirmé récemment pat l’un des auteurs du crime. Au-delà de l’hommage à cette grande figure du syndicalisme, l’enjeu est à nos yeux de lever les équivoques qui entourent le moment colonial qui travaille encore l’imaginaire politique et dont les nostalgiques n’ont pas désarmé, et surtout de réhabiliter la mémoire démocratique du combat anticolonial.

 

A fin d’évoquer le combat de Farhat Hached

et de présenter l’association « Vérité et justice pour Farhat Hached »

 

Nous vous invitons à une rencontre avec :

Renée Galissot, Mohamed Harbi et Gilles Manceron

+ UN FILM DE 15 mns  SUR L ‘ASSASSINAT DE HACHED.

le 23 Fevrier 2010 à 19h

au CICP- 21TER, rue Voltaire 75011

Metro Rue de Boulet Rue de MontreuilLigne 9

verite.assassinat.fhached@gmail.com.

____________________________________________________________________

 

 Pour voir le Documentaire « d’Aljazeera Documentair »e – sur l’assassinat du leader syndical tunisien Farhat Hachad en 1952 par l’organisation terroriste « La Main Rouge »(52’en Arabe) 

Ou (en Français 4’30)  Aveu d’Antoine Melero membre de l’organisation « La Main Rouge » au sujet de l’assassinat de Farhat Hached (1)

  (1) : www.ftcr.eu

 


 

Invitation  

L’ATF, l’ATF-Paris, le CRLDHT et la FTCR

ont le plaisir de vous inviter à une rencontre-débat avec

 Tarek CHAABOUNI, députétunisien, membre du parti Ettajdid (opposition légale), autour du thème :

« Les perspectives économiques et sociales en Tunisie face à  la crise économique mondiale »

 

Le 25 février 2010 à 19h00

Espace Farabi

3, rue Louis Blanc, 75010 Paris,

 M° Colonel Fabien, Ligne 2


Message de solidarité avec M.Khemaïs CHAMMARI

 


 
A son domicile, en Tunisie, le samedi 20 février 2010, M.Khemaïs CHAMMARI, défenseur des droits de l’Homme, a entamé, une grève de la faim illimitée, en signe de protestation contre des atteintes portées à sa vie familiale et privée, par des pratiques liberticides (1).            De mon exil, je voudrais exprimer à M.Khemaïs CHAMMARI ma sympathie et solidarité, profonde, en l’exhortant vivement, en regard de son état de santé, à arrêter sa grève. La Tunisie se dirige incontestablement vers la généralisation de ces pratiques d’un autre âge – au profit d’un agenda occulte – aux citoyens épris de justice et liberté.            J’appelle les forces libérales et démocratiques réelles, en Tunisie, à se saisir positivement de l’atteinte abjecte portée à la vie privée de M.Khemaïs CHAMMARI, en mettant en mouvement une dynamique Méditerranéenne de Veille et d’Alerte, sur les pratiques (écoute téléphonique, filature, violation du secret de la correspondance…etc) sabordant impunément, au sein de l’espace géographique considéré, l’essence même de la dignité humaine et la vie privée.                            Adel ZITOUNI  Paris le 21 Février 2010   (1)   Voir le communiqué de M.Khemaïs CHAMMARI du 19 février
 

Tunisie : grève de la faim de Chammari


AFP  21/02/2010 | Le militant tunisien des droits de l’homme Khemaïs Chammari est en grève de la faim depuis hier dans son pays, a annoncé dimanche la Ligue française des droits de l’homme (LDH), en se disant « inquiète » pour la santé de cet homme âgé et en appelant la France à agir. « Khemaïs Chammari a entamé une grève de la faim en raison du harcèlement insupportable dont il est l’objet de la part des autorités tunisiennes », il est « victime d’un régime qui ne recule devant rien pour empêcher toute expression démocratique », selon le communiqué de la LDH. « Empêché de se déplacer, de recevoir du monde, téléphone coupé, quasiment emprisonné à domicile, cet éminent défenseur des droits de l’Homme dans son pays mais aussi dans le reste du monde exprime son refus de l’arbitraire par le seul moyen qui lui reste: mettre sa santé en péril », a ajouté la LDH. Khemaïs Chammari est un ancien vice-président de la Fédération internationale des Ligues des droits de l’homme (Fidh).


Tunisie: grève de la faim du militant des droits de l’Homme Khémaïs Chammari


 Associated Press – samedi 20 février 2010)

L’accès de mon domicile étant, à présent, interdit à toute personne en dehors de ma proche famille ; je suis dans l’obligation n’ayant aucun moyen de recours face à cette décision arbitraire, d’entamer samedi matin une grève de la faim illimitée. « Khémaïs Chammari »

Le militant tunisien des droits de l’Homme Khémaïs Chammari a entamé samedi une grève de la faim à son domicile pour protester contre le « harcèlement » et « l’abus de pouvoir » dont il affirme être victime.

Dans un communiqué M. Chammari (67 ans), co-fondateur de la Fondation euro-méditerranéenne de soutien aux défenseurs des droits de l’Homme (FEMDH), s’insurge contre la « décision arbitraire » des autorités interdisant l’accès de son domicile à toute personne à l’exception des membres de sa famille. Il considère cette décision comme une « atteinte intolérable à une de (ses) libertés fondamentales et à (sa) vie familiale et privée« .

Cet ancien dirigeant de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) dénonce par ailleurs les mesures « vexatoires » dont il se dit être l’objet depuis des mois, notamment l’interdiction qui lui est faite d’accéder aux sièges de partis d’opposition légaux et les « fouilles systématiques et poussées » auxquelles il dit avoir souvent été soumis à l’aéroport.

« Mon domicile continue de faire l’objet d’une surveillance policière ostensible« , a-t-il déclaré au téléphone à l’Associated Press en déplorant le refoulement du président de la LTDH, Me Mokhtar Trifi,venu lui rendre visite au premier jour de sa grève de la faim.

« Jusque là, notre problème était de revendiquer le SMIG démocratique, aujourd’hui nous sommes dans l’infra-SMIG« , a-t-il opiné en demandant que cesse au plus tôt « cette injustice ». (Associated Press – samedi 20 février 2010)

(Source: Tunisia Watch le 21 fevrier 2010)


Ouverture à Tunis de la 1ère réunion de la Commission de la femme arabe pour le droit international humanitaire


Publié le 2010-02-21 18:53:31 | French. News. TUNIS, 21 février (Xinhua) — Les travaux de la 1ère réunion de la Commission de la femme arabe pour le droit international humanitaire ont démarré dimanche à Tunis. La séance d’ouverture a été marquée par la participation de Babia Chihi, ministre tunisienne des Affaires de la femme et de la Famille et de l’enfance et des Personnes âgées et wadouda Badran, directrice de l’Organisation arabe de la femme (OFA). Selon un communiqué de l’OFA, les travaux de cette réunion de deux jour seront consacrés à la discussion du programme d’action de la commission pour la période 2010/2011 et la nomination d’une présidente ou d’un président pour la même période. Le lancement de la commission de la femme arabe pour le droit international humanitaire a été annoncé par Leila Ben Ali, épouse du président tunisien et présidente de l’OFA le 1er février 2010, à l’occasion de la célébration de la Journée de la femme arabe. La création de cette commission a été proposée par Leila Ben Ali, lors du 2ème congrès de l’Organisation, à Abou Dhabi (11-13 novembre 2008). Cette initiative a bénéficié d’un large intérêt et d’une grande considération. Elle a été approuvée, lors de la 4ème réunion du Conseil supérieur de l’OFA, le 25 juin 2009, à Tunis. La commission a un caractère consultatif auprès de l’OFA. Elle est en charge de proposer des programmes de sensibilisation et de diffusion de la culture du droit international humanitaire, ainsi que des cycles de formation au profit des instances gouvernementales et des associations concernées. La création de cette commission répond aux aspirations des Premières Dames, membres du Conseil supérieur, visant à placer l’OFA à l’avant-garde des efforts internationaux, régionaux et nationaux en faveur du respect du droit international humanitaire et de la diffusion de sa culture auprès de la femme arabe.

Tunisie: ajustement des prix de vente au public des produits pétroliers


 

Publié le 2010-02-21 18:49:57 | French. News. TUNIS, 21 février (Xinhua) — La Tunisie a procédé à un ajustement des prix de vente au public du carburant et des produits pétroliers à partir de dimanche à zéro heure. Dans un communiqué, le ministère tunisien de l’Industrie et de l’Energie a indiqué que cette procédure couvre l’ensemble des produits dérivés du pétrole, y compris le prix du litre d’essence. Le prix du litre d’essence (super et super sans plomb) est ainsi passé de 1,270 dinar tunisien à 1,320 dinar (environ un dollar), soit une hausse de 5%. Le communiqué du ministère rappelle que « cet ajustement limité des prix des hydrocarbures, s’inscrit dans le cadre du système de régulation mis en place depuis janvier 2009 ». Ce système se base sur l’ajustement des prix intérieurs des produits pétroliers, à la hausse ou à la baisse, avec des niveaux modérés, chaque fois que l’écart entre le prix du pétrole sur le marché international et le prix d’équilibre de référence atteint 10 dollars par baril au moins sur une période de trois mois successifs. Selon le communiqué, depuis cette date, les prix du pétrole sur le marché international ont connu une augmentation dépassant le seuil de 10 dollars pour atteindre une moyenne de 74,5 dollars le baril du Brent au cours du dernier trimestre 2009, ce qui a engendré un écart de 22,5 dollars par rapport au prix de référence fixé à 52 dollars le baril. Ce nouvel ajustement des prix des hydrocarbures ne couvre qu’une partie du coût de l’énergie. En effet, le prix d’équilibre de référence s’établit désormais à 60 dollars, soit un niveau inférieur de 15 dollars aux prix actuels du marché international.

 

Pour conserver son poste de député, Sakher El Materi cède la présidence du conseil d’administration de la Banque Zitouna.


Le 21 octobre 2009, L’assemblée générale constitutive de la Banque Zitouna a désigné Monsieur Mohamed Sakher El Materi, fondateur, président du conseil d’administration

Le 25 octobre 2009, Mohamed Sakher el Materi, a été élu officiellement à la Chambre des Députés à l’issue des élections législatives qui se sont déroulées en Tunisie ou il s’est présenté comme candidat du Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD) à la Région de Tunis II,

Cette élection intervient en flagrante incompatibilité avec  la loi portant organisation du travail de la chambre des députés dont l’article 40 dispose que « L’exercice d’une fonction de direction dans les établissements publics ou les entreprises publiques ou l’exercice d’une fonction de direction ou de contrôle dans les sociétés à caractère purement financier et faisant appel à l’épargne, au crédit et à la participation, sont incompatibles avec le mandat de député ou de conseiller. »

Pour contourner cet empêchement juridique et dans le but de conserver son poste de député, Mohamed Sakher El Materi vient decéder son poste de président du conseil d’administration de la Banque Zitouna à son directeur général M. Mahfoudh Barouni alors que l’actuel PDG de la Société Tunisienne de Banque (STB), M. Amor Najii, a été nommé directeur général de la Banque Zitouna.

Cette démission intervient après quatre mois se conformer avec les dispositions de la loi  qui considère que « Le député ou le conseiller qui, lors de son élection ou de sa désignation, se trouve dans l’un des cas d’incompatibilité visés à la présente loi est considéré dès que les résultats des élections deviennent définitifs ou dès qu’il accepte sa désignation à la chambre des conseillers, démissionnaire d’office de ses fonctions incompatibles avec son mandat ou placé d’office dans la position de disponibilité spéciale s’il est titulaire de l’un des emplois publics. »

Yahyaoui Mokhtar – Jeudi 18 février 2010

(Source: Tunisia Watch le 20 fevrier 2010)


 Dossier : Décès suspect du citoyen tunisien Yahya Tabbabi (31 ans)
au centre fermé pour étrangers de Vottem (Belgique)


Note mensuelle d’Amnesty (Belgique) sur l’actualité en matière d’asile (janvier 2010)

http://www.amnestyinternational.be/doc/article15803.html

Publiée le lundi 8 février 2010, par Estelle Dubost

Décès à Vottem

Un pensionnaire du centre fermé pour étrangers de Vottem est décédé le 4 janvier après avoir été retrouvé inanimé dans son lit. L’homme, Yahya Tabbabi, âgé de 31 ans, était arrivé au centre le 31 décembre 2009. Selon le directeur du centre, l’intéressé était toxicomane et c’est une surdose qui expliquerait son décès. Une version confirmée hier par le parquet de Liège. Le Cracpe affirme pour sa part que l’homme était malade et n’a pas été correctement soigné. C’est aussi l’avis de certains détenus qui ont entamé une grève de la faim. La Libre Belgique 05/01. Une trentaine de manifestants se sont réunis malgré la neige le 9 janvier devant les grilles du centre fermé pour étrangers de Vottem à Herstal, suite au décès de Yahya Tabbabi. Parmi les manifestants se trouvaient d’ailleurs des membres de sa famille qui envisagent de porter plainte contre l’État belge.

Dépêche de l’agence « BELGA » publiée sur le site du journal belge « La Libre Belgique », le 04/01/2010

http://www.lalibre.be/actu/belgique

Grève de la faim à Vottem suite à un décès

Un pensionnaire du centre fermé pour Etrangers de Vottem, à Herstal près de Liège, est décédé lundi matin vers 10h30, a confirmé la direction.

Il avait été trouvé inanimé dans son lit et est décédé avant l’arrivée des secours. L’homme, dont l’âge n’a pas été révélé, était arrivé au centre le 31 décembre dernier. Il s’était présenté comme Irakien et avait affirmé s’appeler Liat Salem. « Mais d’après d’autres pensionnaires, il était Tunisien et ce n’était pas son véritable nom », précise Jean-François Jacobs, directeur du centre fermé de Vottem. Selon ce dernier, l’intéressé était toxicomane et c’est une surdose qui expliquerait son décès. Mais la police procède à des examens sur place.

 

Le Collectif de Résistance contre les Centres Fermés pour Etrangers (Cracpe) affirme pour sa part que l’homme était malade et n’a pas été correctement soigné. C’est également l’avis de certains détenus qui ont décidé d’entamer une grève de la faim en guise de protestation. « En tout, il y a une aile complète, soit 25 personnes, et sept personnes dans l’aile du défunt, qui n’ont pas mangé ce midi », confirme encore le directeur. « Mais ce sont deux ou trois meneurs seulement qui créent le mouvement », assure-t-il.

Info publiée par le journal belge « La Meuse », le 09/01/2010 à 17h24

http://www.lameuse.be/actualite/fil

La famille du sans-papiers décédé à Vottem demande des comptes

Une trentaine de manifestants se sont réunis malgré la neige ce samedi sur le coup de 16 heures devant les grilles du centre fermé pour étrangers de Vottem à Herstal, près de Liège. Cette manifestation hebdomadaire était, ce samedi, dédiée à la mémoire du sans-papiers décédé le lundi 4 janvier dernier au centre fermé, un demandeur d’asile Tunisien appelé Yahya Tabbabi, âgé de 31 ans. Parmi les manifestants se trouvaient d’ailleurs des membres de sa famille qui envisagent de porter plainte contre l’État belge. Présent à la manifestation ce samedi, le parlementaire fédéral Écolo Eric Jadot entend poser une question parlementaire au sujet de ce décès.

Décès de Yahia Tabbabi:

Lettre adressée par REMDH et OMCT aux autorités belges

 

M. Freddy Roosemont

Directeur Général de l’Office des étrangers

World Trade Center, tour II

Chaussée d’Anvers 59B

1000 Bruxelles

Copie à M. Jean-François Jacob

Directeur du Centre pour Illégaux de Vottem

Rue Visé voie 1

4041 Vottem

Genève, le 14 janvier 2010

Concerne : Décès de M. Yahya Tabbabi, 31 ans, de nationalité tunisienne, au centre fermé de

Vottem, le 4 janvier 2010

Monsieur le Directeur Général,

L’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) et le Réseau euro-méditerranéen des Droits de l’Homme (REMDH) expriment leurs vives préoccupations suite au décès dans des circonstances toujours inexpliquées de M. Yahya Tabbabi au centre fermé de Vottem. M. Yahya Tabbabi y était détenu depuis son interpellation, le 31 décembre 2009, à la gare centrale de Bruxelles.

Selon les propos du porte-parole de l’Office des étrangers, propos publiés dans l’édition du journal Le Soir du 5 janvier 2010, M. Yahya Tabbabi aurait été diagnostiqué, à son arrivée au centre de Vottem, par un médecin comme étant dépendant aux drogues dures et aurait, par conséquent, été traité à la méthadone. Selon le même article, M. Tabbabi serait décédé suite à une overdose de méthadone et de benzodiazépine, le 4 janvier 2010, alors que l’accès aux médicaments serait réglementé dans les centres fermés.

Selon les informations recueillies par la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), une organisation respectivement membre et partenaire du REMDH et de l’OMCT, sa famille en Tunisie et ses connaissances en France, où il a séjourné depuis 2008 avant de partir pour la Belgique en décembre 2009, réfutent les allégations de toxicomanie. Par ailleurs, selon les mêmes informations, M. Tabbabi n’aurait pas été examiné par un médecin à son arrivée au centre, mais par une infirmière en service. A cet égard, l’OMCT et le REMDH souhaiteraient recevoir des éclaircissements.

Au vu des informations mentionnées ci-dessus, l’OMCT et le REMDH vous demande instamment, Monsieur le Directeur Général, de veiller à qu’une enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale soit conduite sur les circonstances du décès de M. Yahya Tabbabi, y compris sur l’accès aux soins et aux médicaments dans le centre fermé de Vottem. En vous remerciant de l’attention que vous accorderez à cette requête, nous vous prions de croire, Monsieur le Directeur Général, à l’expression de notre très haute considération.

 Eric Sottas                                                                                                  Kamel Jendoubi

 

 ** Réponse des autorités belges à la lettre concernant le cas de M. Tabbabi

http://mawgeng.unblog.fr/files/2010/02/reponsebelgiquelettremrtabbabi.pdf

 (Source : correspondance de Mme Luisa Toscane, le 20 février 2010)


Article paru dans le Journal départemental (Fédération de la Haute-Garonne) du PCF « Le Nouvel 31 » Février 2010.
Où va la Tunisie ?


Xavier Lambert

 

Après une campagne électorale « surréaliste » et un résultat fleuve (officiellement 89,62%) dépourvu de toute crédibilité, la Tunisie s’apprête à subir un cinquième mandat présidentiel d’un Ben Ali (à 73 ans) décidé à ne rien céder. Au contraire, il a renforcé son absolue mainmise sur le pays en

affichant un despotisme « décomplexé ». Pour le peuple point d’échappatoire.

La condamnation est lourde et semble être sans appel. Encore cinq années d’humiliation structurée, de pillage organisé et de libertés asphyxiées. Et pour tous ceux qui s’attendaient, après cette élection, à un quelconque infléchissement du régime ont très vite déchanté. Par sa réaction violente et son agressivité démesurée à l’égard de toutes les personnes qui ont osé émettre un avis critique (même mesuré) sur cette mise en scène d’une allégeance d’un autre âge, le régime a démontré qu’il n’a nullement l’intention de progresser vers la voie de la démocratie.

 

Pour le président tunisien tout est rapport de force. La brutalité et la répression constituent un outil de gouvernement. D’où son peu de respect aux

institutions et au peuple. Il est mu par un instinct primaire. Sa conception du pouvoir est marquée par la volonté exacerbée de dominer, d’asservir et d’organiser sa vie sur la soumission des Autres. Dès lors, chaque membre de sa famille a un droit naturel sur un « espace réservé » qui lui est nécessaire pour vivre et s’enrichir, sans nulle restriction que celle de sa puissance, et sans qu’il ait à se préoccuper des autres. Il peut les étouffer, les piller s’il le faut, ou les réduire à la situation de vassaux ou d’esclaves.

 

Dès lors, la forme du pouvoir établi ne saurait être que totale et absolue. Elle ne comporte aucune responsabilité. Tout au plus, des mascarade électorales, dont on ne prétend même pas d’ailleurs qu’elles soient libres, viennent-elles de temps à autre, aux moments choisis par le chef lui-même et par lui seul, ratifier ses actes et en acclamer les bienfaits. Ce ne sont là que des expédients pour soigner la forme vis-à-vis des partenaires étrangers. C’est un totalitarisme enveloppant un profond dédain des règles et des procédures constitutionnelles. L’Etat dans sa forme institutionnelle et dans sa dimension fonctionnelle est mobilisé et mis à disposition pour servir le chef et son entourage. Le seul outil de gouvernement c’est la force brutale toujours prête à se déployer pour n’importe quoi et à l’encontre de n’importe qui. Celui qui ne le soutient pas et émet même un simple avis défavorable[1] à ma politique est un ennemi, qu’il s’agit moins d’encadrer que d’abattre. En d’autres termes, dans la lutte engagée par le régime d’éradiquer le droit « d’exprimer un simple avis », l’embastillement n’est pas un acte de justice, mais un acte politique, un acte de guerre.

C’est une véritable introduction au monde de la terreur. Pour le régime de Ben Ali,  celui qui extériorise une idée critique, trahit. Et par sa trahison, il se met en dehors de la Nation et, puisque le droit ne vaut plus désormais que pour ceux qui sont favorables au régime, il se met en dehors du droit.

 

Le temps de la révolte semble sonner. Le soulèvement des habitants de la zone minière de la région de Gafsa a clairement démontré que si le pouvoir en Tunisie a un savoir incontestable pour gérer par la peur et la terreur des révoltes individuelles ou celles portées par un petit groupe à Tunis, en revanche, il est comme paralysé face à un mouvement d’une grande ampleur.

Les cafouillages et les multiples maladresses qui ont ponctué l’intervention des forces de sécurité à Rdief-Gafsa, sont la preuve explicite que ce régime

n’est point en mesure de résister à une mobilisation populaire.

 [1] La blogueuse Fatma ARABICCA, s’est trouvée en prison uniquement parce qu’elle a exprimé sur son blogue un simple avis personnel sur le déroulement des dernières élections.



Par : Takkou

Que la majorité de nos pseudos journalistes soient des médiocrités patentes, cela n’est ni une nouveauté ni une trouvaille qui vaut un quelconque mérite. Les sottises débitées à longueurs de colonnes ne suscitent plus ni étonnement ni consternation. Et les bourdes, conscientes et non, commises par la horde de journaleux qui officient dans notre presse (de caniveaux quand ce n’est pas une caisse de résonance pour la langue de bois), ne se comptent plus et ne rentrent plus dans l’ordre des choses insolites. Cela est devenu la règle et le professionnalisme, la rigueur et la probité sont l’exception. Par contre, quand des personnes supposées être des membres de l’intelligentsia tunisienne tombent dans la logorrhée (une diarrhée par voie orale) d’un scribouillard qui se prend pour une lumière cela incite à se poser des sérieuses questions. Je me pose de sérieuses questions depuis que mon ami Tarek Kahlaoui, d’habitude très pointilleux dans ses écrits et ses interventions, a repris un article signé de « la plume » mal inspirée d’un certain Bassoumi Chokri ( http://www.facebook.com/note.php?note_id=263023105311&id=1511773313&ref=mf ), sensé être publié sur les colonnes du journal « Achourouk » et qui a été (fort heureusement d’ailleurs) censuré. En procédant ainsi, j’ai eu comme l’impression que Tarek, et là j’espère que je suis entrain de faire fausse route, rejoint le sentiment de l’auteur censuré en exprimant son étonnement et son incompréhension des raisons qui ont poussé le journal à ne pas publier l’article incriminé. Je suis étonné que mon ami Tarek soit étonné. Moi aussi je ne comprends pas les raisons pour les quelles Tarek s’étonne. Est-ce pour le principe de la liberté d’expression ? Est-ce pour le principe de la liberté de diffamation ? Ou est-ce que tout cela rentre dans le débat général du patriotisme, identité, esprit communautaire… et tout le tralala qui va avec, chose qui à mon avis sied mal à quelqu’un dont le choix a été de faire sa vie et celle de sa famille dans un pays dont les valeurs sont le moins qu’on puisse dire différentes de celles de son pays d’origine. De quoi s’étonne Tarek ? Du fait qu’on ait ignoré (plus approprié à mon avis que censuré) un supposé journaliste qui fait confusion entre trois concepts, certes ayant une consonance terminologique similaire, mais tout à fait distinctes l’une de l’autre ? Voyons voir de prés de quoi il s’agit. L’auteur de « l’article » censuré, se demande, dans un ton d’indignation et d’amertume, pour quelles raisons quelques personnalités de la scène culturelle tunisienne ont été décorées par le Ministre de la Culture français, Fréderic Mitterrand. Il tranche que si cela a été fait c’est qu’il y a anguille(s) sous roche. Et que si les récipiendaires ont acceptés c’est qu’ils sont complices et même un brin traitres. Que le journaliste s’étonne des choses cela est tout à fait légitime et l’une des conditions essentielles pour l’exercice de sa vocation. Mais quand il taxe ceux qui ont été décorés de « légionnaires » (au sens historique du mot et non au sens légal), l’affaire prend une toute autre tournure et tombe même sous le coup de la loi. En effet, notre ami « journaliste » a cru faussement que nos artistes et intellectuels décorés ont reçu la « Légion d’honneur ». Puis, partant de la définition de seulement la première partie de l’expression il a fait un raccourci pour aboutir à la conclusion que les artistes et intellectuels décorés sont des légionnaires tout comme ceux qui s’enrôlèrent dans la « Légion étrangère ». Le « journaliste » aurait du faire des recherches très simples pour comprendre que la particule « Légion » n’a pas la même signification quand elle est employée devant le mot « honneur » que quand elle est employée devant le terme « Etrangère » ou « Républicaine » ou autre… Secundo, les Jaibi, Jebali et compagnie ont reçu les insignes de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, une distinction (http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_des_Arts_et_des_Lettres) dont les critères et les motifs de concession sont fondamentalement différentes de ceux exigés pour une « Légion d’Honneur » (http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9gion_d’honneur). Ceci fait d’eux des personnes à qui on a reconnu leur immense talent et leur sens de créativité et non des légionnaires ni dans le sens péjoratif ni dans le sens bienveillant du terme. Au contraire, cela a remédié à une injustice et une absence d’une reconnaissance nationale, une reconnaissance qui tarde à venir et qui probablement ne viendra pas eu égard au caractère polémique des intéressés. Que notre journaliste circonspect donc, et notre ami Tarek, au cas où il partage le raisonnement du premier, se rassurent. Il n’y a aucun processus de bastardisation dans l’affaire. Il y a certainement de la complaisance et j’aurais mieux accepté que l’on se pose des questions sur les vrais mérites de certaines des personnes décorées. Mais de la à mettre en doute la valeur artistique d’un Jaibi ou d’un Jebali… et d’insinuer un déficit de fibre patriotique chez ces gens qui sont notre mémoire, notre identité et nos ambassadeurs, c’est là un pas qui n’aurait pas du être franchi.

(Source : le blog tunisien « Errances », le 20 février 2010)

Lien:http://je-peux-dire-une-connerie.blogspot.com/2010/02/fadhel-jaibi-et-taoufik-jebali-sont-ils.html


« Il fait si bon vivre chez nous »

ParCarpe Diem

L’éditorial de ce Samedi du journal « Le Temps » au titre bien pompeux « Il fait bon vivre chez nous » est révélateur de la double nature contradictoire du régime tunisien : un régime autoritaire qui continue à vendre un pays stable et sécurisé, et de bénéficier en retour de l’image positive du « bon élève » au sein d’une communauté internationale hypocrite et opportuniste. En quelques lignes, l’auteur commence à parler de tourisme pour finir par un rappel des principaux arguments usés par le régime pour vanter son modèle de réussite et bénéficier de la tolérance et de la coopération de la communauté internationale : « (…)Finalement la croissance, l’investissement, l’afflux des étrangers ne sont pas uniquement tributaires du cadre macro-économique viable. Rien ne se fait en effet sans stabilité politique, sans paix sociale et sans sécurité. Oui, il fait bon vivre chez nous. Et pour rien au monde nous n’y renoncerons. » Équilibre macro-économique, stabilité politique, paix sociale, et sécurité…Voici un mixe de critères qui parleront plus aux bailleurs de fonds et autres institutions économiques et financières internationales qu’à un citoyen lambda. Des institutions qui sont juges et parties à la fois : elles sont garantes des aides indispensables pour la Tunisie et sont en même temps les premières à lui donner des satisfécits et lui accorder le statut de « pays en voix de développement et de démocratisation ». Des institutions qui obéissent aux seules lois du marché et qui sont constamment soumises à diverses pressions politiques. Elles ont une lecture macro-économique, normative et à court terme de la situation économique, sociale et politique d’un pays. Tant qu’un petit pays dépendant de leur aide comme la Tunisie continuera à absorber autant de fonds et à les rembourser, à simuler la libéralisation économique, à assurer la croissance, à éviter l’implosion sociale et à contrôler « l’invasion islamiste », on continuera à bien le considérer. Le régime tunisien l’a très bien compris. Mais cela suffit-il à accorder à un pays le statut de « bon élève », ou d’avancer qu’il y fait bon vivre? Quel sens donner à des chiffres de croissance économique ou à une première position dans un classement si on extrait ces données de leur contexte social et politique? Que penser d’une croissance économique qui est accompagnée d’une augmentation du chômage et des inégalités? De la stabilité politique dans un contexte de censure et de répression des libertés et en l’absence de vraie alternance? Peut-on vraiment se sentir en sécurité dans un pays où on peut être constamment surveillé et où peu de gens sont à l’abri d’une sanction arbitraire? S’il fait si bon vivre en Tunisie, pourquoi ses jeunes et ses moins jeunes rêvent toujours de la quitter? « Il fait bon vivre chez nous« ; c’est peut-être ce que pense vraiment l’auteur de ce petit éditorial. D’autres citoyens tunisiens comme Saida, Hechmi, Sonia, Fahem, Sami et Mohammed ont leur propres opinions sur la question qu’ils développent dans une série de témoignages réalisés par la RSR. Écoutez-les, ça vaut mille de ces classements sur la qualité de la vie en Tunisie…

(Source : le blog tunisien « Carpe Diem », le 20 février 2010)

Lien:http://carpediem-selim.blogspot.com/


Précision : Suite à de nombreuses remarques, attirant notre attention sur des précisions nécessaires ou des propositions pertinentes, nous re-publions ce papier, revu et augmenté, notamment dans le paragraphes post-liminaires, dans l’espoir qu’il apporte un plus au Débat national. Fraternellement,Abdel Wahab Hani

 

 

Vacance au Comité supérieur des droits de l’homme; Réflexions sur sa Conformité aux critères d’Indépendance  


  

Par Abdel Wahab

 

La nomination à Tripoli de l’ex-Sénateur et membre du Comité supérieur Mohamed Elyes Ben Marzoukdéclenche la vacance. C’est l’occasion de se mettre en Conformité avec les normes ONUsiennes appelées « Principes de Paris » qui fixent les critères d’appréciation de l’INDEPENDANCE des Institutions nationales des droits humains, notamment en matière de composition. Rappelons les Défis immédiats qui se posent au Comité supérieur et à son Président M. Rouissi, avec des propositions d’intégration de nouvelles organisations et de nouvelles personnalités nationales.

 

 

Observation de la vacance :

 

La vacance est constatée, à l’œil nu de l’Observateur, par le départ du Sénateur / Conseiller M. Mohamed Elyes Ben Marzouk, jusque-là membre du Comité supérieur des droits de l’homme et des libertés fondamentales, en ses qualités de : représentant l’Association des médecins sans frontières, au collège D réservé aux « Représentants d’organisations non gouvernementales nationales concernées par les droits de l’Homme ».

 

M. Ben Marzouk aurait été promu, tout récemment, Haut représentant (Ambassadeur) à Tripoli auprès de laGrande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste, de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD) et de la Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC). Cette information officieuse a été confirmée à moitié par le remplacement de M. Ben Marzouk au Sénat / Chambre des Conseillers où il siégeait au cota du tiers présidentiel connu sous le nom du collège des Personnalités nationales.

 

Les 3 catégories des Institutions nationales des droits de l’homme :

 

Cette vacance relance le débat sur la composition du Comité supérieur et la question fondamentale des critères d’Indépendance, de Compétence et de Haute moralité de ses membres, au regard de la norme établie sur le plan international, de la pratique des Etat démocratiques et de la jurisprudence du Comité internationalde coordination des institutions nationalespour la promotion et la protection des droits de lhomme (CIC). Ce dernier établit en effet une catégorisation en 3 niveaux en fonction du respect des « Principes de Paris ».

 

A : Conformes aux Principes de Paris ;

B : Pas totalement Conformes aux Principes de Paris ;

C : Pas Conformes aux Principes de Paris ;

 

Notre CSDHLF peu conforme :

 

Notre CSDHLF a été classé dans la catégorie médiane B (donc « Pas totalement conforme), en 2009, après le vote d’une nouvelle Loi fixant notamment son mode de fonctionnement et de financement. Nous sommes au même rang que l’Algérie, la Mauritanie, ainsi que la Cameroun, Burkina Faso, Nigéria, Tchad, Bénin, Madagascar et l’Iran.

 

Alors que le Maroc, l’Egypte, la Jordanie, le Qatar et même la Palestine sont jugés CONFORMES et occupent le rang « A », ainsi que l’Afrique du Sud, Ile Maurice, Ghana, Namibie, Niger, Rwanda, Sénégal, Tanzanie, Togo, Uganda et Tanzanie. Les détails de ces différents classements peuvent être consultés sur :http://www.nhri.net/2009/Chart_of_the_Status_of_NIs__January_2010.pdf

 

Ce classement est sujet à révision annuelle. Et le CSDHLF n’est pas à l’abri d’une rétrogradation de B à C, donc à « pas conforme », si ses membres feignent à préserver, au quotidien et dans les faits, son Indépendance, son Impartialité et surtout son Utilité réelle dans la Défense, laProtection et la Promotion de Tous les Droits humains de Tous.

 

Formulons l’espoir que l’équipe de M. Moncer Rouissi, Président du Comité Supérieur, mesure l’importance de la tâche et que certains, qui se reconnaîtront, se détachent de leurs liens clientélistes ou se démettent de leurs fonctions pour permettre à la Tunisie de disposer d’une Institution nationale Efficace, Autonome, Indépendante, et Impartiale, au service de la Protection et de la Promotion effectives des Droits Humains.

 

Composition problématique du CSDHLF :

 

Le Décret de nomination n° 2008-4109 du 30 décembre 2008, portant composition du comité supérieur des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, en application de l’article 8 de la loi n° 2008-37 du 16 juin 2008, fixe ladite composition, pour une période de trois ans, à compter du 1er janvier 2009.

 

Ledit Décret nomme M. Moncer Rouissi Président du Comité supérieur et lui adjoint 39 membres. Par souci de clarté, nous subdivisons ladite Composition en 4 collèges :

 

1- Personnalités nationales reconnues pour leur Intégrité et leur Compétence dans le domaine des droits de l’Homme et des libertés fondamentales ;

2-      Représentants de la Chambre des Députés et de la Chambre des Conseillers ;

3-      Représentants d’organisations non gouvernementales nationales concernées par les droits de l’Homme ;

4-      Représentants des certains Ministères ;

 

 

Qu’il nous soit permis de présenter les membres du Comité supérieur, répartis en ses 4 collèges, avant de formuler certaines remarques critiques, et sur la présence de certains et sur l’apport d’autres.

 

1- Personnalités nationales reconnues pour leur Intégrité et leur Compétence dans le domaine des droits de l’Homme et des libertés fondamentales :

 

Figurent dans ce collège Mesdames et Messieurs :

 

1-Hassouna Ben Ayed,

2-.Habib Slim,

3-Hatem Kotran,

4-Abdelwaheb Mahjoub,

5-Abdallah Hilali,

6-Abdallah El Ahmadi,

7-Béchir Gueddana,

8-Samir Annabi,

9-Mohamed Frioui,

10-Borhen Bseis,

11-Hedi Ben Meiz,

12-Ali Belhani,

13-Amna Aouidj,

14-Rim Bel Hadj,

15-Kalthoum Ben Hassine

 

Remarques critiques :

L’intitulé du collège renseigne sur deux critères de sélection, à savoir : l’Intégrité et la Compétence dans le domaine des Droits de l’homme et des Libertés fondamentales.

 

Si nous n’avons pas les moyens de discuter de l’Intégrité, la Compétence de certains dans le domaine précis des Droits de l’homme et des Libertés fondamentales fait défaut.

 

Ainsi, lors d’une récente émission de télévision de la Chaîne maghrébine Medi 1 Sat, basée à Tanger, mon contradicteur Borhane Besaies affirmait qu’il ne pouvait être Impartal (Ana La Yomkin An Akouna Mohaydan), expliquant qu’il avait (je  préfère « aurait ») démissionné de l’Observatoire national des Elections pour cette raison d’Incapacité d’Indépendance et d’Impartialité.

 

Le même constat de Partialité et de Dépendance devrait être fait concernant l’apport de M. Besaies et sa relation avec le domaine des Droits de l’homme et des Libertés fondamentales, en Tunisie.

 

Ceci ne préjuge en rien les qualités de M. Besaies, polémiste arabisant maniant le verbe et la rhétorique, ni ses qualités rédactionnelles ni ses compétences professionnelles de Professeur des Lycée

Absence cruciale du Professeur Abdelfattah Amor et des Experts tunisiens du système ONUSien de protection des Droits humains :

 

Certains nations démocratiques, à l’instar de la France, ont donné à leurs nationaux chargés des fonctions d’Experts indépendants du système ONUsien des droits humains la présence de droit Es qualités dans leur Institutions nationales. La Tunisie devrait adopter cette bonne pratique.

 

Dans ce cadre, la présence du Professeur Si Abdelfattah Amor, Expert indépendant à a la très grande expérience, membre du Comité des Droits de l’homme, chargé de superviser, le respect de leurs obligations internationales, des Etats partis au Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques (PIRDCP).

 

Dans le même ordre d’idées, il serait utile de nommer, Es qualités, au Comité supérieur M. Fethi Kemicha, membre de la Commission du Droit International.

 

Nous proposons aussi la nomination des anciens experts tunisiens qui ont servi aux Nations Unies, notamment Messieurs le Professeur Si Sadok Belaïd et le Magistrat Si Mohamed Habib Chérif.

 

Leurs présences apportera, certainement, au Comité supérieur une riche expérience au service des Droits humains, mais surtout une Compétence reconnue et une Sérénité et une dose indispensable d’Anti-clientélisme, dont le Comité supérieur a besoin pour accomplir les prérogatives dont il a été investi par les Lois républicaines et dont il a été chargé par les Institutions de la République.

 

2- Représentants de la Chambre des Députés et de la Chambre des Conseillers :

 

Dans ce collège, Monsieur Sahbi Karoui, premier Vice-Président de la Chambre des Députés, représente cette dernière ; Madame Naima Khayech assume la représentation de la Chambre des Conseillers.

 

Nous regrettons à cet effet que les Présidents des « Commission des Affaires politiques, des Droits de l’homme et des Relations Extérieurs » des deux Chambres ne soient pas représentés, étant donné l’ajout des « Droits de l’homme » dans leurs prérogatives.

 

Leur présence aurait permis au Comité supérieur d’être plus au fait des débats des deux Chambres, notamment de ceux qui se déroulent en Commission.

 

Il faut rappeler que la composition du Comité supérieur a eu lieu avant les élections générales d’octobre 2009 et les élections du nouveau Bureau de la Chambre des Députés notamment. En effet, c’est Monsieur Salah Tabarki qui assume la présidence de ladite Commission à la Chambre des Députés, Monsieur Lazhar Dhifi en est le Rapporteur. Concernant le Sénat / Chambre des Conseillers, c’est M. Si Taïeb Sahbani qui assume la présidence de ladite Commission, le poste de Rapporteur est vacant.

 

Implication des Commissions parlementaires des Droits de l’homme :

 

A ce titre, nous recommandons au Comité supérieur de tenir des réunions régulières avec les deux Commissions susmentionnées, ainsi que de les inviter à ses travaux ayant traits au cadre normatif et législatif, pour mieux sensibiliser les parlementaires, députés et sénateurs, à l’Approche basée sur les droits humainsHuman Rights Based Approch’, dans l’élaboration des Lois et dans l’accomplissement du travail législatif.

 

La démocratisation du processus de nomination des « représentants » :

 

Il serait utile de laisser le choix de la représentation des deux Chambres aux Députés et Sénateurs / Conseillers, pour une meilleur présence au Comité supérieur et un meilleur respect de la norme démocratique de représentation.

 

Cette remarque s’applique à toutes les personnes « nommées » en représentant d’une structure : Parlement, Ministères et Organisations de la Société civile.

 

3- Représentants d’organisations non gouvernementales nationales concernées par les droits de l’Homme :

 

On regrette d’emblée l’absence des représentants des Organisations tunisiennes, reconnues localement ou internationalement, de Défense des Droits Humains.

 

Aurions-nous la naïveté d’espérer qu’un jour proche verrait cette situation corrigée, notamment par la présence d’un représentant de la Ligue tunisienne des droits de l’homme LTDH, la doyenne des Ligues maghrébines, arabes, musulmanes et africaines.

 

Dans le Dialogue, encouragent, en cours entre les autorités et la Ligue, la nomination de son Président Monsieur Si Mokhtar Trifi au Comité supérieur serait un geste, hautement appréciable, de bonne volonté de la part des autorités. Nous formulons ce souhait auprès de Si Moncer Rouissi, afin de dégeler les relations entre la Société civile autonome et les autorités.

 

Dans le même ordre d’idées, l’Association tunsisienne des femmes démocrates (ATFD) devrait figurer sur la liste des membres du Comité supérieur au Collège des Organisations non gouvernementales.Seule ONG autonome tunisienne a avoir le statut consultatif ECOSOC auprès du Conseil économique et social des Nations Unies, l’ATFD a sa place, maintenant et tout de suite, sans attendre la reconnaissance des autres structures autonomes de la socitié civile tunisienne et leur intégration au Comité supérieur. Toutes, sans exception aucune, une fois légaliées, devraient avoir toute latitude à participer aux travaux du Comité.

 

Revenant à la liste des ONG et de leurs représentants au Comité supérieur:

 

On y trouve Mesdames et Messieurs:

 

1-Mohamed Chandoul : représentant l’union générale tunisienne du travail,

2- Souad Khalfallah : représentante l’union nationale de la femme tunisienne,

3- Abdellatif Saddam : représentant l’organisation de la protection du consommateur,

4- Mondher Rezgui : représentant l’organisation tunisienne de l’éducation et de la famille,

5- Taoufik Ouannes : représentant le croissant rouge tunisien,

6- Jamel Eddine Abdellatif : représentant l’union tunisienne de la solidarité sociale,

7- Fatma Moussa : représentante l’association « Besma » pour la promotion de l’emploi des handicapés,

8-Chadli Srarfi : représentant l’organisation nationale de l’enfance tunisienne,

9- Mohamed Hachemi Blouza : représentant l’union des écrivains tunisiens,

10- Elyes Ben Marzouk : représentant l’association des médecins sans frontières, (vacant)

11- Ezzeddine Kerkeni : représentant l’association des études internationales,

12- Mohamed Ben Sedrine : représentant l’association de réinsertion des prisonniers libérés.

 

A part les débuts encourageants du travail remarquable accompli par Si Mohamed Ben Sedrine, Président-Fondateur de l’Association de réinsertion des prisonniers libérés, que nous avons suivi de près, avec l’espoir de le voir s’atteler à la ré-insertion des anciens prisonniers politiques et des anciens Exilés AÏDOUN / Retornados, nous ne connaissons pas le travail des autres structures, peu versées dans les droits civils et politiques. Nous ne pouvons donc les juger ou évaluer l’apport de leurs représentants.

 

4- Représentants des certains Ministères :

 

On y trouve Mesdames et Messieurs :

 

1-Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme : Monsieur Mohamed Kadhem Zine El Abidine,

2-Ministère de l’Intérieur et du Développement local : Monsieur Mustapha Aloui,

3-Ministère des Affaires étrangères : Monsieur Mohamed Chakraoui,

4-Ministère de l’Education et de la formation : Monsieur Nejib Ayed,

5-Mnistère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Technologie : Monsieur Kamel Ben Messaoud,

6-Ministère des Affaires sociales, de la Solidarité et des Tunisiens à l’étranger : Monsieur Mohamed Ben Zoubeir,

7-Ministère de la Santé publique : Monsieur Mohamed Belaïba,

8-Ministère de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine : Monsieur Boubaker Ben Fradj,

9-Ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Education physique : Monsieur Brahim Oueslati,

10-Ministère des Affaires de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Personnes âgées : Madame Aïda Ghorbal,

11-Ministère de la Communication et des relations avec la chambre des députés et la chambre des conseillers : Monsieur Adel Chaouch Helal ;

 

 

Remarques liminaires :

 

Certains Ministères ont été remembrés, réorganisées et/ou ayant reçu une nouvelle appellation, il conviendrait d’actualiser la liste et d’amender la composition, par Décret, en y incluant les Départements séparés, notamment les Relations avec la Chambre des Députés et la Chambre des Conseillers, rapatrié au Secrétariat général du Gouvernement. Ce qui permettrait entre outre de permettre la présence, souhaitée, du Premier Ministère, au sein du Comité supérieur.

 

La même remarque vaut pour le Département de la Formation, rapatrié à la Formation professionnelle et à l’Emploi, dont nous trouvons la représentation au Comité supérieur très utile, pour mieux prendre en compte les Droits économiques, sociaux et culturels, notamment le Droit au Travail et les Droits du Travail.

 

Le Ministère des Affaires religieuses devrait participer pour inculquer un discours religieux respectueux des Droits humains, ainsi que le Ministère de l’Environnement pour s’assurer que le Droit à un Environnement sain figure dans les débats et les travaux du Comité supérieur.

 

 

Remarques Post-liminaires : Des défis immédiats qui se posent au Comité :

 

Nous formulons les propositions ci-haut dans le seul but de la protection et de la promotion effectives de Tous les Droits Humains à Toutes les Tunisiens et à Tous les Tunisiens.

 

Le Comité supérieur des droits de l’homme et des Libertés fondamentales devrait y jouer n rôle important. Son INDEPENDANCE, dans les Textes, l’Esprit, sa Composition, la Nature et l’Apport de ses Membres, est une condition sine qua none des réformes démocratiques appelées de nos vœux et de la part toutes les âmes nobles de la Nation.

 

Le Comité supérieur inaugure cette année la publication de son premier rapport PUBLIC sur la situation des droits humains dans le pays. Il devrait le mettre à la disposition du public au courant du deuxième trimestre de l’année.

 

Il devrait aussi convaincre les Instances internationales d’accréditation et d’évaluation des Institutions nationales des droits humains de son INDEPENDANCE, de son IMPARTIALITE et de sa CONFMORMITE avec les Principes de Paris.

 

Tant de défis qui attendent Si Moncer Rouissi.Nous lui souhaitons le plein succès et l’encourageons à prendre en compte nos observations, remarques et propositions et d’en faire rapport à leurs Excellences le Premier Ministre et le Chef de l’Etat, pour moderniser et démocratiser au plus vite le Comité.

 

Nous nous inclinons devant la mémoire de Si Rachid Driss et Si Hassib Ben Ammar, Allah Yarhamhom, respectivement ancien Président et ancien membre du Comité supérieur et demandons à l’actuel titulaire du mandat de s’en inspirer en détermination, en courage, en idées et en proposition, au service des Droits humains.

 

Nous citons le Président et le membre qui se sont distingués le plus, dans l’histoire du Comité supérieur, dans la défense et la promotion effective des droits humains.

 

Propositions post-liminaires :

 

Après la première version de ce papier, des amiEs ont attiré mon attention sur un erreur et sur de nombreuses propositions que je trouve pertinente et que je reprends à mon compte ici. Que toutes et tous trouvent l’expression de mes remerciements sincères.

 

En effet,

 

Erreur à corriger : Si Hassib membre et non Président du CSDHLF :

 

Feu Si Hassib Ben Ammar, compagnon de la Libération, Prix des Droits de l’homme des Nations Unies, ancien membre du Comité (des Nations Unies) contre la Torture (CAT), Prix présidentiel des Droits de l’homme, ancien Maire de Tunis Cheykh—El-Médina, ancien Président-Fondateur de l’Association de Sauvegarde de la Médina de Tunis, co-Fondateur de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH), ancien Ministre de la Défense, Fondateur des journaux d’opinion Erraï et de Démocratie fleurons de la presse indépendante jamais remplacés en Tunisie, a été MEMBRE et non Président du Comité supérieur, du fait de sa remarquable Présidence de l’Institut arabe des droits de l’homme (IADH), organisation régionale non gouvernementale dont le siège est à Tunis. 

 

Au chapitre des propositions de nouveaux membres au Comité supérieur :

 

Propositions au titre des Organisations d’organisations :

 

Institut arabe des droits de l’homme, Ordre des Avocats Tunisiens et l’Association des Magistrats Tunisiens

 

Nous reprenons à notre compte d’ailleurs la proposition de nommer un représentant de l’Institut arabe des droits de l’homme (IADH), en la personne Si Taïeb Baccouche, son Président et de permettre ainsi à l’Institut d’apporter son expertise, sa riche expérience et son regard irremplaçable de ce que l’on pourrait appeler le « Droit comparé » en matière de Droits de l’Homme. L’Institut dispose d’une solide expérience issue de sa profonde connaissance des réalités multiples et complexes du monde arabe. Le Comité supérieur en tirera un grand profit.

 

La présence de représentant d’ l’Ordre des Avocats Tunisiens et de l’Association des Magistrats Tunisiens serait d’un grand apport pour le Comité supérieur.

 

Propositions au titre des Personnalités nationales :

Si Khémaïs Chammari et Si Slaheddine Jourchi

 

En ce qui concerne les personnalités issues de la Société civile ; connues pour leur engagement en faveur de la promotion et de la protection des droits humains, nous reprenons à notre compte la proposition qui nous a été adressé par des amis, de nommer :

 

-Si Khémaïs Chammari, Défenseur connu et reconnu localement, régionalement et mondialement, co-Fondateur de la LTDH, ancien Vic-Président de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et Expert remarquablement reconnu auprès du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUD) et de l’Union Européenne (UE) en matière de Droits de l’Homme et de l’Etat de Droit et lauréat de la Commission Consultative Française des Droits de l’Homme (1990) et du Prix International des droits de l’Homme de la Ville de Nuremberg (1997). D’autant que Si Khémaïs a participé à la médiation entre les ages de la LTDH et le Président du Comité supérieur et qu’il connaît très bien le cadre des Principes de Paris régissant les Institutions nationales des droits de l’homme.

 

-La présence de Si Khémais Chammari devrait être accompagnée par celle d’une autre personnalité de la même stature, mais issue d’un autre bord que de la gauche laïc-socialisante. Nous pensons à Si Slaheddine Jourchi, fondateur du courant réformateur 15-21 (&(e siècle de l’Hégire, 2àe siècle grégorien) connu sous le nom de la « Gauche islamique », journaliste, écrivain, vice Président de la LTDH, animateur du Club Al-Jahdih, véritable think tank tunisien dépassant très largement les frontières nationales. Au delà de ses qualités de Défenseur reconnu, Si Slah est connu pour ses écrits et ses actions en faveur de la promotion des droits de l’homme dans le contexte de la culture arabo-islamique. Sa présence est autant plus bénéfique au Comité que le paysage « droits-de-l’hommistes» (sans sens péjoratif de notre part) connaît l’effervescence d’un versent dit « arabo-islamo-particularo-identitaire» , par comparaison au versent dit « laïco-marxo-francopho-universaliste».

 

Ces qualificatifs n’ont rien de tangible, ni de consistant théoriquement, mais renvoient sur la présence de deux courants qui se côtoient dans le paysage associatif autonome tunisien et arabo-islamique plus largement.

 

Qu’il nous sois permis d’espérer en une modernisation du Comité supérieur sur la voix de la protection et de la promotion effectives des droits humains, de TOUS les Droits pour TOUS.

 

Rédigé à Genève, le 19 février 2010

Revu et augmenté à Paris, le 21 février 2010

 

Aïd / Retornado, Bi Idhni Allah, Ahabba Al Mouhibboun Wa Kariha Al Karihoun

 

Abdel Wahab Hani

 

awhani@yahoo.fr

+33617960037 (coupé depuis les lignes de l’opérateur Tunisie Telecom depuis une décennie, suite à une décision liberticide et illégale d’un fonctionnaire zélé).


Des passeports rouges sang, pour tuer : Le crime de Dubaï.

Par : Mizaanoun

Bien qu’on n’ait pas vraiment besoin de preuves pour identifier les auteurs du crime commis le 19 janvier 2010 à Dubaï, vu l’identité de la victime et son rang dans la Résistance d’un peuple qui se bat pour sa terre usurpée depuis plus de soixante ans, les services de police de la ville de Dubaï ont, en ne peut être plus éloquent et plus clair, mis le monde entier à témoin, avec un film de 19 heures sur les mouvements des agents, un par un. De la première minute de leur arrivée sur les lieux jusqu’à l’accomplissement du crime et finalement leur départ vers toutes les directions du monde : l’Afrique du Sud, Hong Kong, l’Allemagne, la France , la Suisse etc. Contrairement au chiffre donné jusqu’à présent, ils ne sont pas 11, mais 18 et probablement encore plus. Même si les photos réelles et les noms d’emprunt rendus public, en ce moment, se situent à ce chiffre de 11.

En effet les mouvements de ces agents étaient méthodiques, calculés et bien orchestrés. Chaque membre de l’équipe avait été professionnellement bien entraîné et a agi d’une forme parfaitement coordonnée afin d’accomplir la mission avec succès. Ce sont là quelques unes des conclusions auxquelles est arrivé le Centre de Recherche américain Stratfor (Texas) qui se dédie à l’espionnage et aux renseignements après avoir analysé scrupuleusement les images du crime de Dubaï, filmé par les nombreuses caméras à circuit fermé. À son opinion aucune organisation terroriste ne serait en mesure de commettre un assassinat d’une telle envergure. « Il y a très peu de services de renseignements dans le monde qui peuvent exécuter un crime avec une telle professionnalité, ajoute le Centre de Stratfor. Sachant que tous leurs mouvements allaient être filmés par les caméras du circuit fermé, les membres du commando ont recouru aux perruques, aux casquettes ou barbes pour tenter de cacher les aspects réels de leur visage. C’est encore une démonstration de préparation de haut niveau et de professionnalisme. Ajoute le même organisme américain. Contrairement aux assertions du Centre Stratfor, aucune personne saine d’esprit ne peut voir dans ce crime rien d’autre que le summum de la lâcheté.

Ceci dit les journaux israéliens et certains personnages proches du Mossad ont pavoisé, en silence, du succès remporté par le commando, durant plus de dix jours tant que ni Hamas ni les autorités de Dubaï n’avaient encore rien fait public sur le crime et ses dimensions. À partir du moment où le film du crime était dévoilé tout va changer. Alors plusieurs agences de presse et autres médias avaient tendu leurs micros aux israéliens de toutes les couches dont des anciens agents du Mossad en retraite. Tous étaient unanimes et fiers. Quand la remarque était faite à certains d’entre eux, pour leur dire que le travail du commando n’a pas été tout à fait propre puisque le film de la police de Dubaï constitue des traces grossières, eh bien la réponse a été : « L’essentiel est là. Les membres du commando ont réussi leur opération et sont revenus sains et saufs à leur base. » Donc le doute sur les auteurs du crime ne peut exister que dans les esprits morbides : C’est l’œuvre du Mossad et de son chef, le dit Meir Dagan, de son nom d’origine Meir Huberman né dans la ville de Novossibirsk en Russie et émigré en Palestine en 1950, tout comme Ben Gourion, Begin, Shamir, Pérès, le tout dernier Lieberman etc. Les plus féroces d’entre tous les colons sionistes sont venus en Palestine de cette région du monde, de Russie, d’Ukraine et de Pologne.

À présent des questions se posent par exemple :

1- Que veut dire que les israéliens utilisent des passeports de différents pays européens ? – Et soit-dit en passant, des passeports devenus, par la force des choses, des armes beaucoup plus létales que n’importe quelle autre arme. Tout ce qui a été raconté sur les dons extraordinaires, au fond criminels, des membres du commando soit par les experts du Centre Stratfor ou autres se seraient réduits à néant sans les passeports rouges sang de la Communauté Européenne ou occidentaux en général.

Des passeports qui sont devenus pratiquement des passeports diplomatiques pour des citoyens d’une classe humaine pas comme les autres, mais beaucoup plus supérieure. Par contre tous les passeports verts des toutes les autres nations du monde et particulièrement, les passeports des citoyens de pays arabes ou musulmans ne sont plus que des pièces d’identité de personnes de toute dernière classe qu’on assimile, automatiquement, soit à des terroristes, soit à des esclaves. Voyager sous de telles stigmatisations pour tous ces citoyens équivaut au fond à un asservissement, une torture, un déshonneur bref à une situation intolérable, inacceptable et dont on n’aurait dû tirer les conséquences depuis très longtemps. Les occidentaux ne font pas ici preuve d’hypocrisie ou de cynisme, mais tout simplement d’une preuve supplémentaire d’une domination féroce, organisée et systématique. Ils font preuve du pire de tous leurs moyens de domination utilisés jusqu’à présent. En plus ils imposent des visas pour les passeports verts et s’exemptent d’une réciprocité pour leurs passeports rouges. Une telle situation est indigne et incite, sans le moindre doute, à la révolte, à la rébellion, à l’insurrection totale. Entre les citoyens qui font la queue durant des heures et souvent des jours devant les consulats et ambassades occidentales pour se faire délivrer ( acheter à prix élevé est le terme qui convient le mieux) un visa Schengen et les désespérés qui s’embarquent sur une pirogue pour traverser la mer pour atteindre le « Paradis de l’Occident » et dont la moitié périssent dans leur tentative, il faut bien le reconnaître, il y a plus de dignité et plus de mérite chez les seconds.

 

On reviendra nécessairement sur cette question, mais continuons pour le moment sur crime commis par le commando israélien de Dubaï.

Tous les gouvernements européens concernés font semblant de tomber du ciel et disent ignorer comment les passeports vierges sont arrivés entre les mains des agents du Mossad pour s’en servir selon leur convenance du moment et de la mission à accomplir. On n’exagère nullement de conclure que finalement ces passeports vrais-falsifiés sont des passeports délivrés pour tuer. Ce qui implique – qu’au moins aux frontières des pays arabes et musulmans – tous les passeports rouges deviennent suspects, qu’ils soient vrais ou vrais-faux. De toute manière ils sont des passeports d’insolence et de confirmation d’un racisme époustouflant. Et en plus ils sont « exempts » de visa d’aucune nature. Le seul visa qu’on constate aujourd’hui et qui n’est pas visible sur ses pages est celui du meurtre.

2- La victime de haut rang dans la Résistance s’est rendue à Dubaï sans le moindre garde corps. S’agit-il d’une imprudence ou d’une certitude sur son anonymat d’autant plus qu’il n’est que de passage pour moins de 24 heures à Dubaï. Il devrait se rendre le lendemain en Chine. Entre le 17 et le 18 janvier théoriquement personne n’était au courant du voyage de la victime. Une fuite quelconque dont on ignore pour le moment son ou ses auteurs et les détails, a dû donner l’alerte le 18 janvier au Mossad. Et c’est dans cette même nuit (du 18-19) et dans la matinée du lendemain 19 que les membres du commando sont arrivés successivement à l’aéroport de Dubaï. Les premiers des assassins israéliens celui qui se fait appeler Kevin et sa « secrétaire » la demoiselle de la mort, dite Gail sont arrivés à l’aéroport de Dubaï à 1heure 20 du matin du mardi 19 janvier 2010. Pour Gail, elle est mal partie pour une ascension, comme Zipi Livni, pour arriver au poste de ministre des affaires étrangères après être passée par le Mossad. L’assassin dit Peter arrive à 2 heures 20. Et ainsi de suite. Une fois dans la ville ils vont se répartir dans différents hôtels. À 15 heures 20 la victime, Mohammed Abdel Raouf El Mabhouh, à son tour, arrive au même aéroport. L’équipe formée de deux membres du commando était à son attente. Et tous les membres du groupe qui étaient déjà installés dans différents hôtels en sont informés. À partir de ce moment la victime va se trouver dans les filets du commando, jusqu’à son assassinat. Quatre types bien fournis, tels qu’on les a vus dans le film de la police de Dubaï, une fois ayant accompli leur mission sont sortis du couloir où se trouvent les chambres 230 et 237, celle de la victime et celle d’en face où se sont réunis les membres du commando pour la dernière mise au point, alors que la victime, Mohammed Abdel Raouf El Mabhouh s’était rendu en ville pour s’acheter une paire de chaussures. Ils vont se diriger à l’ascenseur. On pouvait parfaitement voir que l’un deux qui portait encore des gants blancs. Il doit être celui qui a exécuté la victime par étouffement après les décharges électriques qui l’ont paralysée. À ce sujet un ancien membre du Mossad en retraite, Victor Ostrovsky, dans son livre sous le titre « By the way of deception » ou en français, « Sur la voie de la déception »  avait affirmé entre autres : «Le Mossad détient les passe-partout des principaux grands hôtels du monde. » C’est ahurissant. Si ces anges de la mort israéliens possèdent les passepartouts des principaux grands hôtels du monde, alors que dire des autres hôtels du monde de moindre catégorie ? –  Pour eux ouvrir n’importe quelle chambre d’hôtel se réduit à un simple bricolage d’enfants. Autrement dit, ils peuvent accéder à toutes les chambres des hôtels du monde entier et en toute impunité !

Il ressort du film que c’est vers  20 heures que les tueurs seraient finalement passés de la chambre 237 à la chambre 230, une fois les employés du nettoyage, qui a un certain moment allaient constituer un obstacle imprévu, étaient parties. La victime arrive à l’hôtel à 20 heures 24. Le signal est donné aux tueurs. Gail et Kevin deux des membres du commando surveillaient dans le corridor. À 20 heures 45, comme on l’a vu plus haut, on considère l’opération terminée. Deux par deux  sont sortis les tueurs et ont pris l’ascenseur. Vers  20 heures 47 Gail et un autre membre prennent à leur tour l’ascenseur pour descendre. À 20 heures 51 celui nommé Kevin, après s’être assuré de n’avoir laissé aucune trace derrière lui, met la chaîne de sécurité intérieure de la chambre de la victime et accroche à la porte, côté extérieur, l’écriteau « Do not Disturb ». Vers 20 heures 52 tous les membres du commando se sont retirés du lieu du crime. Deux heures plus tard, ils vont prendre des vols vers différentes régions du monde, comme on l’a vu plus haut.

Pour tuer une seule personne, ils se sont mis à plus de onze et tous les équipements les plus sophistiqués. Et on appelle ça un succès ! – Drôle de succès en tout cas. On ne sait pas combien d’argent a coûté une telle opération. Mais ce n’est pas ça qui manque. Tout l’argent du monde est à leur disposition de gré ou de force.

Beaucoup d’autres détails sur le crime sont en possession de la police de Dubaï, comme par exemple, les communications téléphoniques entre les membres du commando, les cartes de crédit établies aussi aux mêmes faux-vrais noms indiqués sur les passeports rouges, ou les cartes SIM des téléphones portables acquises par la centrale du commando établie à Vienne en Autriche qui aurait, parait-il, coordonné tous les détails de l’opération. Un haut fonctionnaire de cet état Schengen a déclaré que son pays est en train d’enquêter…

La convocation, pour consultation, des ambassadeurs israéliens aux chancelleries en Grande Bretagne, en Irlande ou des employés subalternes des ambassades israéliennes en France, en Allemagne ou ailleurs ne changent rien au fait que la politique occidentale à l’égard des israéliens ne changera en rien. Car fournir à des assassins des passeports rouges pour commettre un des crimes les plus terrifiants de l’histoire, reste rien à côté de tout ce que fournit l’Occident en armes, en technologie, en biens et en argent sans limite à cet état colonial. Bref une collaboration totale et sans ambages de l’Occident avec les colons israéliens assassins.

Quand on connait les réseaux et les têtes pensantes sionistes aux commandes de tous les secteurs de la vie, économique, financière, sociale, intellectuelle, politique et artistique dans tous les pays occidentaux, car au fond les colons israéliens en Palestine occupée, ne représentent pas plus que, la partie visible de l’Iceberg sioniste, la question qui se pose n’est plus une question de passeports rouges pour tuer des arabes, des musulmans ou toute autre personne qui objecte contre les agissements criminels des sionistes, mais plutôt qui dirige qui dans ce monde. Au tournant de chaque crime commis par les sionistes, force est de constater avec de  plus en plus d’évidence que ce sont ce sont eux qui dictent aux occidentaux les instructions et non pas le contraire. Tout le reste n’est que de la mise en scène, du théâtre et de la poudre aux yeux…

À suivre

 

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