20 juillet 2009

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TUNISNEWS

9 ème année, N° 3345 du 20.07.2009

 archives : www.tunisnews.net  


Kalima: The General Union’s Administrative committee approved the nomination of Ben Ali Kalima: The Bar Association denounces the smear campaign against lawyers Idyl Bagga: J’ai honte d’être Tunisienne AFP: Monoprix entre de plain-pied en Tunisie AFP: Mohamed Ould Abdel Aziz, de général putschiste à président élu Libération.fr: Mauritanie : un tour suffit à installer le putschiste Webmanagercenter: Maroc-Algérie : La fermeture est la négation de l’intégration économique du Maghreb Reuters: Turquie – 56 nouveaux accusés au procès Ergenekon AFP: Turquie: les inculpés du procès Ergenekon face à leurs juges AFP: Afghanistan: 11 civils tués par une bombe dans le sud-ouest


The General Union’s Administrative committee approved the nomination of Ben Ali

Submitted by sihem on Sunday, July 19 2009 The General Trade Union’s Administrative Committee held on Thursday in Tunis decided to nominate Ben Ali for October upcoming presidential elections. On June 9th the General Union’s secretary general was received by the president; after this reception there was a calling for this meeting of this Administrative Committee. By adopting this decision, the Union’s leader continues to side with authorities and this is not binding on trade unionists. Unusually, the decision was adopted via clapping and without voting. It is pointed out that the time devoted to the discussion of the prepared statement did not exceed 15 minutes.   (Source: Le site de Radio Kalima le 19 juillet 2009) Lien: http://www.kalima-tunisie.info/fr/News-file-article-sid-53.html  


The Bar Association denounces the smear campaign against lawyers.

Submitted by sihem on Sunday, July 19 2009 The Regional Branch ofBar Association of Tunis denounced verbal abuse campaign and indecent assault carried out by some pro-government websites and daily newspapers against the lawyers: Raouf Ayadi, Mohamed Abbou, and RadiaNasraoui. The Branch expressed- in an emergency meeting held on Thursday 16th – its non-conditional solidarity with the mentioned lawyers considering the contents of the mentioned articles as shocking and morally degraded, according to the communiqué’s expression. The Branch also demanded official authorities to take legal measures to end these shameful practices. (Source: Le site de Radio Kalima le 19 juillet 2009) Lien: http://www.kalima-tunisie.info/fr/News-file-article-sid-54.html


J’ai honte d’être Tunisienne

Je ne suis jamais intervenue dans les activités professionnelles ou politiques de mon père, Slim Bagga. Pourtant, plus d’une fois des anonymes nous ont fait parvenir des lettres de menaces dans lesquelles je suis nommément citée, insultée, traitée de noms qui n’honorent pas les Tunisiens et à fortiori ceux qui sont sensés les représenter. Avec mes copines au collège, et plus tard au lyçée, à l’Université l’on se demandait à quoi rimaient autant de haine, de futilités et de bassesse de la part de ceux qui « écrivent » cette prose d’un genre bien particulier et leurs protecteurs. C’est cela politique? Dieu m’en préserve alors. Quoique j’exerce mes droits en France et je vote surtout sans rencontrer dans ce pays autant d’acharnement sur les opposants. La photo de moi accompagnant mon père dans un montage de très mauvais goût qu’ « on » vient de publier sur youtube, dailymotion et d’autres sites que je n’ai pas le temps de parcourir m’incite à réagir afin de mettre un terme au viol de la vie privée. J’ai 22 ans aujourd’hui, et je sais très bien me défendre et m’adresser à un procureur de la République. Trop, c’est trop; j’ai parfois honte d’être (aussi) Tunisienne. Même si souvent je tempère ma colère car ces gens-là ne représentent pas la Tunisie à mes yeux… Idyl Bagga Fille de Slim Bagga et fière de l’être


Monoprix entre de plain-pied en Tunisie

 
AFP 17/07/2009
Le groupe de distribution Monoprix a signé un accord de partenariat avec la société tunisienne Mabrouk pour que cette dernière développe son enseigne en Tunisie, notamment en s’adossant à sa centrale d’achats. Mabrouk exploite déjà une soixantaine de magasins sous enseigne Monoprix en Tunisie, mais il s’agit de magasins distincts de ceux qu’on trouve en France. Les produits qui y sont vendus ne proviennent pas de la centrale d’achat de Monoprix, co-détenue par le groupe de distribution Casino et Groupe Galeries Lafayette. Jusqu’à présent, Mabrouk avait uniquement un contrat d’exploitation de la marque Monoprix, signé en 1999. Avec le contrat de partenariat « pluriannuel » annoncé vendredi, les magasins Monoprix de Mabrouk vont désormais proposer des produits à marques Monoprix. Monoprix a refusé de donner les modalités financières de cet accord. Les magasins Monoprix appartiennent à la société Mabrouk et n’entreront pas dans le périmètre comptable de la société française. Monoprix, qui a réalisé en 2008 un chiffre d’affaires de 3,66 milliards d’euros en 2008, est principalement présent en France. Mabrouk, présenté par Monoprix comme leader du commerce organisé en Tunisie, a réalisé en 2008 un chiffre d’affaires de un milliard d’euros.

 


Mohamed Ould Abdel Aziz, de général putschiste à président élu

(AFP) – le 20 juil. 09 NOUAKCHOTT — Le général Mohamed Ould Abdel Aziz, qui a mené le coup d’Etat militaire en août 2008 en Mauritanie avant d’être élu dès le premier tour de l’élection présidentielle, veut mener une « lutte sans merci » contre la « gabegie » et se présente volontiers comme « le président des pauvres ». Mais sa victoire a été immédiatement contestée par ses principaux opposants qui dénoncent un « coup d’Etat électoral » à l’issue de fraudes qu’ils qualifient de massives lors du scrutin de samedi. Pour ses partisans, ce militaire de 53 ans, dont la moustache noire s’accorde à son austérité affichée, s’est démarqué de sa réputation d’homme discret, d' »homme de l’ombre », pour sillonner le pays en multipliant les discours publics, notamment dans les quartiers déshérités. Il a multiplié les promesses, notamment d’une baisse du coût de la vie, tirant à boulets rouges contre « les malfaiteurs qui ont pillé le pays pendant des décennies ». Mais pour ses détracteurs, le général putschiste fait preuve d’un « populisme éhonté » et a utilisé les moyens de l’Etat pour sa propre ambition présidentielle. Et ils ne lui pardonnent toujours pas d’avoir renversé le premier président démocratiquement élu (en mars 2007) du pays, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, dont il était pourtant chargé d’assurer… la sécurité. L’ancien chef de la garde présidentielle est né en 1956 à Akjoujt (au nord-est de Nouakchott) et est issu de la tribu maraboutique des Oulad Besbâ, fortement présente en Mauritanie et au Maroc voisin. Son père, commerçant, a longtemps vécu au Sénégal. Mohamed Ould Abdel Aziz rejoint l’armée mauritanienne en 1977 à sa sortie de l’Académie royale militaire de Meknès au Maroc. Il gravit rapidement les échelons et est chargé de la mise en place et de la direction du bataillon formant la garde présidentielle créée sous le régime de Maaouiya Ould Taya (1984-2005). Sous sa férule, ce corps de l’armée devient particulièrement influent dans la vie politique mauritanienne, jusqu’à être à l’origine du coup d’Etat militaire ayant renversé le président Ould Taya en août 2005. Le général Ould Abdel Aziz a d’ailleurs fait partie de la junte qui a dirigé le pays de 2005 à 2007 avant de donner le pouvoir aux civils à la suite d’élections démocratiques transparentes, saluées par la communauté internationale. Très discret mais connu pour sa détermination, il s’était distingué par son soutien actif, maintes fois dénoncé par l’opposant Ahmed Ould Daddah, à la candidature de Sidi Ould Cheikh Abdallahi lors des élections présidentielles de 2007. En janvier 2008, le colonel Ould Abdel Aziz est promu au grade de général et est nommé chef d’état-major particulier du chef de l’Etat. Mais certains observateurs lui prêtaient la volonté de continuer à avoir son mot à dire en politique. Il est particulièrement actif dans la lutte contre le terrorisme, se démarquant ainsi de la ligne du chef de l’Etat, critiqué pour ne pas prendre cette menace suffisamment au sérieux. Les relations entre les deux hommes se dégradent rapidement. Voulant se soustraire à son influence, le président le remplace brutalement par décret le 6 août 2008 au matin. Quelques heures plus tard, le général Abdel Aziz prend la tête des putschistes pour le renverser et annule toutes les récentes nominations présidentielles au sein de l’armée. Quelques jours plus tard, il affirme que la junte n’a pas fait le coup d’Etat « par désir de prendre le pouvoir et encore moins pour y rester ». 2009 AFP.

Mauritanie : un tour suffit à installer le putschiste

Présidentielle . Mohamed ould Abdel Aziz élu avec 52,58 % des voix.

 
Par MANON RIVIÈRE NOUAKCHOTT, de notre correspondante Le 20 juil. 09 Calme plat hier après-midi à Nouakchott. Paisibles, les Mauritaniens vaquaient à leurs occupations. Pas de coups de klaxons, ni de démonstration de joie ou de haine intempestive. Juste une journée de juillet comme une autre, pourrait-on dire, entre chaleur et vent de sable. Pourtant, nous étions au lendemain d’un scrutin que la presse locale qualifiait d’«historique». Un scrutin que le général Mohamed ould Abdel Aziz, l’artisan du coup d’Etat d’août dernier, a remporté haut la main. Selon les résultats proclamés hier soir par le ministère de l’Intérieur, il a obtenu 52,58 % des voix, avec une participation de 64 %. «Logique». «On était sûr de gagner au premier tour ! se félicite Mahmoud, au volant de sa Toyota gris métallisée. Pendant sa campagne, Aziz a fait le plein de soutiens, c’est logique qu’il obtienne un bon score !» L’opposition en revanche affiche la mine des mauvais jours. Dès l’aube, trois candidats ont dénoncé des «manipulations à grande échelle». Côte à côte, le président de l’Assemblée nationale, Messaoud ould Boulkheir (16,29 % des voix), le candidat du RFD, Ahmed ould Daddah (16,66 %), et l’ex-chef de la transition militaire de 2005, Ely ould Mohamed Vall (3,81 %), ont accusé leur adversaire, Mohamed ould Abdel Aziz, de«coup d’Etat électoral». Dans un communiqué, lu devant les journalistes à 6 heures du matin, ils ont affirmé que l’élection avait été entachée de fraudes, parlant de «falsification des listes électorales»,d’«achats des consciences», ou encore de «faux bulletins de vote». Pour le moment, aucune preuve n’a été apportée pour étayer leurs propos et les 250 observateurs internationaux se sont abstenus de tout commentaire. Samedi soir, Pierre Buyoya, le chef de la mission d’observation de l’Organisation internationale de la francophonie, estimait pour sa part que «le processus électoral s’était très bien déroulé», du moins jusqu’à la fermeture des bureaux de vote. En effet, c’est peut-être lors du dépouillement que les choses ont pu se corser ici où là. Dans le bureau n°29, Daffa Adama, rompu à l’exercice de surveillance électorale, avait pris le temps d’expliquer à son équipe la bonne manière de valider le bulletin unique. «C’est seulement si l’électeur a marqué cette case blanche, que le vote est recevable!» martelait-il. Un travail pédagogique qui n’a pas été forcément fait partout. «Dans le bureau où j’étais, j’ai vu des aberrations, raconte une jeune observatrice étrangère. Le chef de bureau montrait à peine les bulletins aux autres, la représentante de la Commission électorale regardait le plafond et des bulletins nuls étaient entassés dans les piles de bulletins valables !» Dépité. Hier, la presse étrangère dépêchée en Mauritanie pour l’élection semblait désemparée. «Nous n’avions pas prévu un scrutin à un tour ! Nous allons faire nos valises plus tôt que prévu», admettait un journaliste anglo-saxon. Sur place, on s’interroge toutefois. Doit-on redouter une riposte de l’opposition ? «Si les observateurs ne disent rien et qu’il n’y a aucune preuve matérielle, il ne se passera rien du tout!» lâche, dépité, un fervent partisan d’Ahmed ould Daddah. La communauté internationale n’a pas encore pris position. Même si, en coulisses, on laisse échapper quelques commentaires mesurés. «Un second tour aurait été souhaitable pour la démocratie et aussi pour aplanir les tensions entre Mauritaniens», estimait hier un diplomate. (Source: « liberation.fr » (blog de Libération- France) le 20 juil. 09) Lien: http://www.liberation.fr/monde/0101580706-mauritanie-un-tour-suffit-a-installer-le-putschiste  

Maroc-Algérie : La fermeture est la négation de l’intégration économique du Maghreb

20 Juillet 2009 La fermeture des frontières maroco-algériennes est la négation même de l’intégration économique du Maghreb qui constitue un choix stratégique pour le Maroc, a affirmé, jeudi à Beyrouth, l’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’Office des Nations unies à Genève, Omar Hilale. L’intégration économique d’une région suppose l’ouverture des économies des pays de la région sur elles-mêmes et sur ses partenaires étrangers, a expliqué M. Hilale lors d’une réunion de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), soulignant que la fermeture, depuis 1994, de la frontière entre l’Algérie et le Maroc, entrave l’essor des échanges commerciaux, économiques et humains et engendre un surcoût énorme pour l’économie des deux pays et pour les populations frontalières.   Il a, également, affirmé que le différend maroco-algérien sur le Sahara marocain «ne devrait plus entraver le processus d’intégration économique du Maghreb, étant donné qu’il fait l’objet d’un processus de négociations entre toutes les parties, sous les auspices de l’Onu, pour parvenir à une solution politique mutuellement acceptable, basée sur l’initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie pour la région du Sahara, et dans le cadre de la souveraineté et l’intégrité territoriale du Maroc». La réouverture des frontières et la normalisation des relations bilatérales entre le Maroc et l’Algérie favoriseront un climat régional de confiance, propice à l’investissement, l’échange commercial et l’intégration économique du Maghreb, a-t-il ajouté. Il a noté, devant cette réunion tenue sous le thème «la promotion du développement économique sous régional et les politiques commerciales en Asie de l’Ouest et en Afrique du Nord», que la fermeture des frontières constitue le terreau fertile pour la prolifération de la contrebande et du trafic de tout genre, citant une étude établie en 2004 par la Chambre de commerce d’Oujda, selon laquelle le chiffre d’affaires annuel du commerce «informel» atteint les 550 millions de dollars, «un manque à gagner pour les opérateurs économiques des deux pays».   Dans cette intervention intitulée «Enjeux et perspectives d’intégration au Maghreb», le diplomate marocain a déploré que la complémentarité des économies des cinq pays maghrébins, pourtant un atout majeur, n’ait pas été «stratégiquement exploitée», en raison de «la prévalence des intérêts sectoriels sur les intérêts stratégiques collectifs de la région». Le diplomate, a, par ailleurs, mis l’accent sur le coût du non Maghreb, qui se traduit par une perte de 2%de croissance par année pour cet espace, soulignant que les échanges économiques et commerciaux entre les pays du Maghreb ne dépassent guère 3,36% du total des échanges extérieurs de ces pays, en comparaison avec les 21% de l’Asean, les 19% du Mercosur et les 10,7% de la Cedeao.   (Source:  » webmanagercenter.com » le 20 juil. 09) Lien: http://www.webmanagercenter.com/management/article-78191-maroc-algerie-la-fermeture-est-la-negation-de-l-integration-economique-du-maghreb  


 

Turquie – 56 nouveaux accusés au procès Ergenekon

Reuters, le 20 juillet 2009 à 10h45 SILIVRI, Turquie, 20 juillet (Reuters) – Cinquante-six personnes, dont deux généraux à la retraite, ont été présentées lundi à la justice dans le cadre du procès d’Ergenekon, un groupe clandestin d’extrême droite accusé d’avoir cherché à renverser le gouvernement du Premier ministre Tayyip Erdogan. Ils viennent s’ajouter aux 86 prévenus jugés depuis le mois d’octobre dans la prison de Silivri, près d’Istanbul. Cette affaire a mis en lumière la lutte de pouvoir que se livrent l’AKP, le parti islamiste modéré au pouvoir, et l’élite laïque. Parmi les 56 nouveaux accusés figurent deux anciens généraux quatre étoiles, à l’encontre desquels le parquet a requis des peines de prison à perpétuité. Il s’agit du général Sener Eruygur, ancien commandant des forces paramilitaires de la gendarmerie, et du général Hursit Tolon, ancien commandant de l’armée. Tous deux sont accusés d’avoir dirigé un groupe terroriste et d’avoir fomenté une rébellion armée contre le gouvernement. Devant le tribunal, plusieurs centaines de manifestants brandissant le drapeau turc se sont rassemblés au cri de: « Les patriotes sont en prison. » L’enquête, déclenchée il y a deux ans après la découverte d’explosifs dans une maison d’Istanbul, a placé certaines franges de l’armée dans le collimateur même si l’état-major, qui a chassé du pouvoir quatre gouvernements élus au cours des 50 dernières années, dément toute implication. Cette affaire a conduit au total à l’arrestation de près de 200 personnes parmi lesquelles figurent également des journalistes, des avocats et des responsables politiques. REUTERS  

Turquie: les inculpés du procès Ergenekon face à leurs juges

AFP, le 20 juillet 2009 à 14h32  Par Nicolas CHEVIRON      SILIVRI (Turquie), 20 juil 2009 (AFP) – Le procès controversé de  56 personnes, dont deux généraux en retraite, accusées de complot contre le gouvernement islamo-conservateur de Turquie, dans l’affaire Ergenekon, a commencé lundi à la prison de Silivri, près d’Istanbul.     Peu après l’ouverture du procès, des procureurs ont rajouté une liste de plusieurs dizaines de nouveaux suspects dans une affaire qui, selon l’opposition, sert de prétexte au gouvernement pour s’en prendre à ses ennemis.     Environ 200 manifestants pro-laïques et favorables aux inculpés se sont rassemblés non loin du tribunal, une salle multisport aménagée à cet effet, qui fait partie de la prison de Silivri, à environ 50 km du centre d’Istanbul.     La plupart d’entre eux étaient venus soutenir le journaliste pro-laïque Tuncay Özkan, opposant virulent au gouvernement, qui fait partie des inculpés.     « Ne te tais pas, n’abandonne pas ! » scandaient les manifestants devant des gendarmes en tenue anti-émeutes. Certains portaient des badges à l’effigie d’Atatürk, fondateur de la Turquie moderne.     La comparution de ces suspects devrait relancer le procès controversé de ce réseau putschiste présumé, dans un pays où l’armée a chassé quatre gouvernements du pouvoir, depuis 1960.     Le même tribunal juge déjà, depuis octobre, 86 accusés dans cette affaire.     Parmi les 56 nouveaux prévenus, dont 21 sont détenus, figurent plusieurs ex-généraux, dont l’ancien chef de la gendarmerie Sener Eruygur, l’ex-général d’armée Hürsit Tolon et l’ex-général de brigade Levent Ersöz, désignés par l’acte d’accusation comme les dirigeants de la conspiration.     On retrouve aussi parmi les prévenus -outre Tuncay Özkan- le journaliste Mustafa Balbay, des hommes d’affaires, des politiciens et même l’épouse d’un juge de la Cour constitutionnelle.     Sener Eruygur, qui avait été libéré pour raisons de santé, n’était pas présent à l’ouverture du procès, de même que l’ex-général Ersöz, malade et en détention. L’ex-général Tolon était présent, de même que MM. Balbay et Özkan.     Ce nouveau procès est très attendu, pour éclaircir cette affaire de complot présumé.     Le réseau Ergenekon, d’inspiration nationaliste, aurait projeté de commettre des assassinats afin d’amener l’armée à renverser le gouvernement, soupçonné d’avoir le projet inavoué d’islamiser la société turque.     Cette affaire, qui a fait surface en 2007 avec la découverte de caches d’armes, a créé des tensions entre le gouvernement et l’armée qui se considère comme la garante du régime laïque.     Parmi les 56 prévenus, neuf sont accusés d’être les « dirigeants d’une organisation terroriste armée », crime passible de la prison à vie.     En marge du procès, des procureurs chargés du dossier ont annoncé à la presse qu’ils avaient formulé des demandes d’inculpation concernant un nouveau groupe de 52 personnes. Ils seront jugés si le tribunal d’Istanbul déclare le dossier recevable, dans un délai de 15 jours.     Les membres de ce nouveau groupe, dont les identités n’ont pas été divulguées, sont accusés de tentative de putsch, appartenance à un groupe armé, possession d’armes. Selon les procureurs, de nombreuses armes ont par ailleurs été découvertes, dans ce nouveau dossier.     L’enquête Ergenekon s’est orientée ces derniers mois vers des militaires d’active, dont plusieurs ont été arrêtés.     Pour cette première journée du second procès, la cour a ce lundi relevé les identités des prévenus et devait lire l’acte d’accusation, un document de près de 2.000 pages.


Afghanistan: 11 civils tués par une bombe dans le sud-ouest

 
(AFP) – le 20 juil. 09 HERA, Afghanistan — Onze civils ont été tués dimanche par l’explosion d’une bombe au passage de leur véhicule dans le sud-ouest de l’Afghanistan, ont annoncé lundi les autorités locales, en accusant les talibans d’avoir posé la bombe. « 11 civils ont été tués et deux blessés dimanche lorsque leur minibus a été frappé par l’explosion d’une bombe dans le district de Gulestan » de la province de Farah (sud-ouest), a déclaré à l’AFP Mohammad Yunus Rasouli, le gouverneur adjoint de la province. « La bombe avait été déposée sur la route par les ennemis de l’Afghanistan dans le but de frapper les forces de sécurité », a-t-il ajouté, en faisant référence aux rebelles talibans. Les 11 personnes tuées sont toutes des hommes, a précisé un autre responsable local. Vendredi dernier, onze civils, dont cinq enfants, avaient été tués dans une explosion similaire dans le sud de l’Afghanistan. La police locale avait elle aussi accusé les talibans d’avoir posé la bombe. Ces bombes artisanales placées le long des routes, qui ont causé la mort de la grande majorité des soldats étrangers tués dans le pays et de nombreux civils, sont l’arme la plus meurtrière de la rébellion afghane emmenée par les talibans, chassés du pouvoir à la fin 2001 par une intervention militaire internationale. Les rebelles mènent depuis une sanglante insurrection qui a gagné du terrain depuis deux ans, notamment dans leurs bastions du sud et de l’est. Par ailleurs, un avion de chasse de l’Otan s’est écrasé lundi sur la base de Kandahar, dans le sud de l’Afghanistan, blessant ses deux pilotes, a annoncé un responsable militaire, au lendemain du crash d’un hélicoptère qui a tué 16 personnes dans la même zone. « Vers 07H20 (02H50 GMT) ce matin, un avion de chasse de la force internationale de l’Otan (Isaf) s’est écrasé au décollage sur la base de Kandahar » (sud), a déclaré à l’AFP un porte-parole militaire de la base, Mohammad Aslam Yar. « Les deux pilotes, qui ont réussi à s’éjecter, ont été blessés et transportés dans un hôpital de la base. Il n’y a pas d’autres victimes », a-t-il ajouté, précisant que l’appareil « était toujours en flammes » dans la matinée. « Le crash n’est pas dû à un tir ennemi », a-t-il précisé. Dimanche, un hélicoptère civil affrété par une compagnie russe travaillant pour les forces internationales s’était écrasé, également à Kandahar, près de la même base militaire, la plus grande du sud de l’Afghanistan. Au moins seize civils ont été tués et cinq blessés. L’Isaf a simplement indiqué dans les deux cas que le crash n’était pas dû à un tir ennemi. Mardi dernier, un autre hélicoptère transportant des civils étrangers travaillant pour les forces internationales s’était écrasé dans la province voisine du Helmand, tuant au moins six passagers et un enfant afghan au sol. La province de Kandahar est l’un des foyers de la rébellion menée par les talibans, qui a gagné du terrain et multiplié les attaques depuis deux ans. 2009 AFP.  

 

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