20 avril 2010

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TUNISNEWS
9 ème année, N° 3619 du 20.04.2010
 archives : www.tunisnews.net 


LTDH: Section de Kairouan – Arrestations à Kairouan LTDH: Section de Kairouan – Poursuite des arrestations à Kairouan AISPP: Le jeune Tunisien résident en Arabie Saoudite a été innocenté AISPP: Qui peut garantir l’intégrité physique des détenus de la prison d’El Haouareb ? Liberté et Equit: L’ingénieur Ali Laridh soumis à une filature rapprochée, une mobylette tente d’écraser son fils Assabilonline: La mère de Sabrine Khemiri dénonce le montage de l’affaire contre sa fille Los Angeles Times: Tunisia’s antics should give the West pause Dr Mustapha Benjaâfar: UE-Tunisie : reprenons l’initiative pour le « statut avancé » ! Débat Tunisie: Un autre dangereux journaliste qui ne voit pas la vie en mauve… AFP:  Maroc: le FFS algérien souhaite l’unification du Maghreb arabe AFP: Le Moyen-Orient, le moins touché par la crise financière (étude) AFP: Le Parlement turc entame l’examen d’une révision constitutionnelle controversée AFP: Ministre frappé par un homme mécontent de l’ouverture aux Kurdes AFP: La mosquée de Bradford gagne le concours du « plus beau minaret d’Europe »


 

Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme Section de Kairouan Le 19 avril 2010 Infos

 […] Aujourd’hui, messieurs Essahbi Ben Ahmed Taamallah, Ismaïl Ben Ahmed Taamallah, Lakrami Ben Mohammed Ben Brahim Taamallah et Khemaïs Ben Aïssa Haddaji, arrêtés entre le 10 et le 12 avril 2010 dans la région de Khazaïria, dans le gouvernorat de Kairouan, ont été libérés. Ils ont affirmé  que les investigations dont ils ont fait l’objet à Sousse étaient liées à l’instruction de l’assassinat de policiers entre Sousse et Khazaïria. [ …] Pour le comité  de section Messaoud Romdhani (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


 

Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme Section de Kairouan 20 avril 2010 Informations […]

Poursuite des arrestations à Kairouan


Les opérations menées pour arrêter les assassins des policiers tués entre Sousse et Kairouan se poursuivent. Nous avons appris par la population de la région de Bourji, au Sud de Kairouan, que la police avait arrêté à l’aube du jeudi 15 avril 2010, trois frères, messieurs Houssine Ben Béchir Zaïdi, 30 ans, veilleur de nuit, Mohammed Ben Béchir Zaïdi, 20 ans, chômeur, et Maher Ben Béchir Zaïdi, 17 ans, chômeur. Les familles ignorent leur lieu de détention. […] Pour le comité de section Messaoud Romdhani (traductiond’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


 

Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques 43 rue Eldjazira, Tunis Aispp.free@gmail.com Tunis, le 19 avril 2010-04-20

Le jeune Tunisien résident en Arabie Saoudite a été innocenté


·        Aujourd’hui, lundi 19 avril 2010, la première chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Abdelaziz Effendi, a examiné l’affaire n°20045 dans laquelle est déféré en état d’arrestation le jeune Slim Ghanmi, né le 5 octobre 1977, pour adhésion à une organisation ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs, d’incitation à commettre des infractions terroristes et à adhérer à une organisation terroriste. Après l’appel de l’affaire, l’accusé a été interrogé. Il a nié ce qui lui était imputé. Son avocat, Samir Ben Amor, a plaidé et démontré que les accusations portées contre son client étaient non fondées. Il a demandé qu’il soit acquitté. A l’issue des délibérations, le tribunal a innocenté l’accusé et décidé de reporter l’affaire au 16 avril 2010 à la demande de son avocat, Maître Samir Ben Amor pour que son client soit interrogé par le juge rapporteur.  Le jeune Slim Ghanmi vivait en Arabie Saoudite avec sa famille et était rentré en Tunisie avec son épouse et ses enfants le 16 mars 2010 pour des congés. Il avait été arrêté par des agents de la Sûreté à l’aéroport de Tunis Carthage en vertu d’un jugement par contumace le condamnant à huit ans d’emprisonnement. ·        Aujourd’hui, lundi 19 avril 2010, la cinquième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Touhami El Hafi, a examiné l’affaire n°20049 dans laquelle est déféré en état d’arrestation l’étudiant Nourelhak Bencheikh, né le 30 septembre 1989, pour incitation à commettre des infractions terroristes et à adhérer à une organisation terroriste. Le tribunal a décidé de reporter l’affaire au 26 avril 2010 afin que l’accusé soit extrait de sa prison. L’étudiant Nourelhak Bencheikh, originaire de la région de Bizerte, a été arrêté au début du mois d’octobre 2010 pour avoir participé à des forums et s’être connecté à des sites interdits du réseau internet. Pour la commission de suivi des procès politiques Le secrétaire général Maître Samir Ben Amor   (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


 

Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques 43 rue Eldjazira, Tunis Aispp.free@gmail.com

Qui peut garantir l’intégrité physique des détenus de la prison d’El Haouareb ?


La prison d’El Haouareb a été le théâtre d’une grève de la faim de 12 jours menée par des prisonniers condamnés en vertu de la dite « loi anti terroriste », pour protester contre les mauvais traitements qui leur sont assénés par le sous-lieutenant Omar Ben Brahim qui les provoque avec des propos obscènes lorsqu’ils s’acquittent de leurs obligations religieuses. Leurs familles disent que les protestations des prisonniers ont eu pour réponse insultes, injures et humiliations allant jusqu’à la violence physique contre [ …] le prisonnier Nejmeddine Ben Boujemaa Bargoubi, condamné à six ans d’emprisonnement, en butte à des obscénités proférées par le sous lieutenant Omar Ben Brahim pendant et après la prière ainsi que le prisonnier Hichem Ben Abderrazak Belaïche Munafiki, condamné à six ans d’emprisonnement qui a fait l’objet de violence physique. […] Pour la commission de suivi des prisons Le vice Président de l’Association Maître Abdelwahab Maatar (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Liberté pour Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité Organisation de droits humains indépendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel/fax : 71 340 860 Liberte.equite@gmail.com Tunis, le 19 avril 2010

Nouvelles des libertés en Tunisie


1)     L’ingénieur Ali Laridh soumis à une filature rapprochée, une mobylette tente d’écraser son fils Ali Laridh, ex porte parole du mouvement Nahdha, fait l’objet d’une filature rapprochée d’agents de la police politique qui le suivent dans tous ses déplacements. Deux agents en mobylette ont tenté d’écraser son fils, Hichem Laridh, alors qu’il descendait de la voiture de son père. Juste avant la collision, le conducteur de la mobylette a freiné, évitant l’accident à Hichem Laridh, ce que monsieur Ali Laridh considère comme une menace de l’appareil de la police politique contre les membres de sa famille. 2)     Houssem Bilel est déféré pour l’instruction Samedi 17 avril 2010, le jeune Houssem Ben Ahmed Ben Ali Bilel , âgé de 22 ans, originaire de Jemmal dans le gouvernorat de Monastir, a été déféré devant le juge d’instruction du sixième bureau du Tribunal de Première Instance de Tunis qui a émis un mandat de dépôt à son encontre à la prison de Mornaguia à l’issue de l’instruction d’accusations d’incitation à la commission d’infractions terroristes et à l’adhésion à une organisation et une entente en rapport avec les infractions terroristes et tenue de réunion sans autorisation. […] Pour le bureau exécutif de l’Organisation Le Président Maître Mohammed Nouri  (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


La mère de Sabrine Khemiri dénonce le montage de l’affaire contre sa fille


Assabilonline, Tunisie Le 27 mars 2010, l’étudiante Sabrine Khemiri et son camarade ont été agressés par police secours au carrefour de l’avenue Bourguiba à Tunis, à la suite d’une discussion avec des agents de police qui a dégénéré en agression au cours de laquelle Khemiri a perdu une dent, fait une hémorragie, a eu son visage tuméfié et des bleus autour des yeux. Elle et son collègue ont été conduits ensuite au poste de police de la rue de Yougoslavie et elle aurait dû être libérée, n’eut été la venue de son fiancé l’ex militant de l’UGET, Taha Sassi et leur détermination à poursuivre les agresseurs en justice. Le chef du poste a convoqué le chef du district qui a tenté de dissuader Taha Sassi […] mais lorsque de dernier a refusé, ils ont monté des accusations contre Sabrine qui a été déférée pour « ivresse, atteinte aux bonnes mœurs et outrage à fonctionnaire ». Elle a été déférée le 8 avril devant le tribunal qui l’a condamnée à 4 mois d’emprisonnement. Sa mère, madame Zammazi, a affirmé au correspondant de Assabilonline à Tunis, Zouhaïer Makhlouf, que sa fille était innocente de toutes les accusations portées contre elle, qu’elle lui avait inculqué de bonnes mœurs et elle a dit que sa fille était de faible constitution qu’elle ne pouvait pas avoir agressé un agent de la Sûreté et elle a dit que les agents de police avaient gâché la joie des fiançailles, l’avaient privée de sa famille, de ses études et de son travail. Madamen Zammazi a demandé justice pour sa fille, sa libération et qu’elle soit innocentée. Elle a confirmé les poursuites contre les agents de police et a insisté sur le caractère truqué du procès de sa fille Sabrine et sur l’aspect politique de l’affaire, qui a été avéré le jour de l’audience avec la présence massive de la police en uniforme et en civil. De notre correspondant en Tunisie, Zouhaïer Makhlouf 18-04-2010 (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT) (Vidéo : se rendre sur www.assabilonline.net/index.php?option=com_content&task=view&Itemid=26


Opinion
Tunisia’s antics should give the West pause


A recent visit by Human Rights Watch offers a grim view of a repressive state obsessed with maintaining the ruling party’s grip on power.

By Sarah Leah Whitson (*)

The Tunisia most outsiders see is a small, peaceful, modernizing country with beautiful beaches and a GDP well ahead of its non-oil-producing neighbors. It has a well-trained workforce and a moderate Muslim population.

But Tunisian citizens see another side of the country: a repressive state obsessed with maintaining the ruling party’s monopoly on power. My Human Rights Watch colleagues and I came up against Tunisia’s harsher side last month when we traveled to Tunis, the capital, to release a report critical of the country’s authoritarianism.

The report documented government harassment, surveillance and arbitrary measures that severely constrain the daily lives of former political prisoners. Many are required to sign in weekly or even daily at police stations, are denied passports and are confined to their hometowns — one was banished to a village he’d never lived in.

These measures continue despite years of appeals and court verdicts in the former prisoners’ favor. In some cases, the government reportedly has even blocked them from finding jobs, warning potential employers against hiring them.

We didn’t expect serious obstacles when we planned our Tunisia trip. In both 2004 and 2005, we released reports at news conferences in Tunis no less critical than the new one, and our events were held without incident. But this time was different.

Soon after our arrival, the communications minister told us that a « sovereign decision » had been made that we not proceed. In subsequent meetings to try to work things out, senior justice and interior officials received us cordially but complained that our report failed to include their viewpoint. They acknowledged that the government hadn’t responded to our request for government input nine months earlier. But now they urged us to postpone the report until they could reply.

Soon after that meeting, the hotel where we had booked a conference room for our event informed us with regret that the space was « no longer available. » Three more hotels also couldn’t accommodate us. We found ourselves under surveillance by at least six plainclothes security agents at all times, and were followed by two cars and a motorcycle, day and night.

The evening before our news conference, we checked into a suite at a large hotel where we hoped to hold our event. But when we returned from dinner that night, we discovered that the suite had been mysteriously flooded by a burst pipe. The hotel regretted to inform us that it had no other rooms available.

I described the flood to a workman at a local cafe. « You won’t believe what happened, » I remarked. « You don’t believe this, » he responded, after hearing the story. « You’re not Tunisian. Here in Tunisia, we believe everything; we’ve seen it all. » « But the hotel room is ruined, » I said. « They’ve ruined our entire country, » he replied. « What’s a hotel room? »

We ultimately held our event at the law offices of a prominent human rights lawyer, but not a single journalist showed up. Security agents physically restrained some who tried to attend; others received calls warning them that our gathering was an « illegal » event. The street outside the offices was crawling with plainclothes security men busily recording license plate numbers of cars parked on the street.

In the Middle East, where critical voices often face criminal sanction, simply having such a public event serves a purpose, carving out and protecting a tiny space for free speech. Often we can say things locals can’t, protected by our status as an international organization.

The reality is that most Arabs are not free to speak their minds. In some of the relatively more open countries, such as Morocco and Egypt, independent newspapers are allowed to express a diversity of opinions. But even then, journalists and editors remain subject to prosecution for criticizing the government or Islam, and the courts uphold frivolous lawsuits by government officials to stifle investigative journalism. Arab states have responded to the recent explosion of news, information and opinion on the Internet and satellite news by extending their repressive speech laws to include these new media.

Tunisia is among the region’s most restrictive countries in terms of the criticism that its citizens may express publicly. The government recently ousted Mohamed Bouebdelli, founder and director of a private university, from the institution he and his family have devoted their lives to, ostensibly over minor infractions found during an inspection but more likely in reprisal for a book he published in France criticizing repression and high-level corruption in his country.

If nothing more, this should give pause to Western governments that have praised Tunisia for its cooperation in « counter-terrorism » and provided aid accordingly. Many of the country’s security resources appear devoted not to addressing real threats to security but instead to shielding President Zine el Abidine ben Ali and his government from criticism.

In our case, though, the government failed. Yes, the news conference was disrupted, but the report is widely available online (though blocked in Tunisia), and the government’s antics generated far more news than our report alone would have.

But we are concerned about what Tunisia’s desire to suppress our report says about the direction the country is heading. There is less space for critical discussion in Tunisia than even a few years ago, cut down by even « modern, » progressive-seeming government officials, for whom public service has apparently been confused with « sovereign service. »

(*) Sarah Leah Whitson is Middle East and North Africa director at Human Rights Watch.

(Source : « Los Angeles Times » (Quotidien – USA), le 19 avril 2010)

Lien :www.latimes.com


Edito.
UE-Tunisie : reprenons l’initiative pour le « statut avancé » !


Dr Mustapha Benjaâfar

 

            En 1995 la Tunisie a été le premier pays de la rive Sud à signer un accord d’association avec l’Union européenne. Sans revenir sur le bilan global pour le moins mitigé du processus de Barcelone, on peut considérer que, au cours de ces quinze dernières années, notre pays a été « l’enfant gâté » des relations avec l’UE. Jusqu’à l’année 2004, où, sous la pression du Maroc, l’UE a proposé à ses voisins de l’Est et du Sud une relation privilégiée, en instituant la politique européenne de voisinage(PEV) qui aboutit à la mise en place en 2008 du « statut avancé ».

            Ce statut avancé offre d’importants  avantages : il renforce les relations avec les 27 pays membres de l’UE ;  sur le plan économique, il permet  la « mise en place d’un espace économique commun », s’inspirant des règles régissant l’Espace économique européen avec une forte implication des entités territoriales, des acteurs économiques et des partenaires sociaux des deux parties ; sur le plan politique il prévoit l’organisation de sommets réguliers avec l’UE, la création de commissions mixtes de parlementaires, intensifiant les échanges entre partis politiques, jusqu’à donner au pays concerné un statut d’observateur au sein du Conseil de l’Europeet la participation aux opérations européennes de gestion de crise  ; sur le plan sécuritaire, il permet une participation  à certaines  agences européennes telles Eurojust, Europol, l’Agence européenne de la sécurité aérienne ou l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies…

             C’est le Maroc qui, dès 2004 a été  le premier à  revendiquer, négocier et finalement obtenir en 2008 ce statut avancé. Il en recueille déjà les dividendes en termes d’attractivité aux investissements et d’image politique.

 

Pendant ce temps le gouvernement tunisien, lui, tergiverse. Voulant prendre sans donner, lors de la 7ème session du Conseil d’association en novembre 2008,il plaide « un partenariat renforcé ». Les discussions au niveau des experts ne commencent qu’en juin 2009, sans aucun engagement ; ce n’est que, lors de la réunion à Tunis en février 2010 de la 3ème session du sous-comité des droits de l’homme Tunisie – U.E., que la situation va enfin se décrisper, et que  le gouvernement transmet, fin mars, le fameux « document diplomatique» précisant sa vision du « statut avancé ». La visite à Tunis, les 27 et 28 mars, du Commissaire européen à l’élargissement et à la politique européenne de voisinage va donner le coup d’envoi des véritables discussions.

             Pourquoi tout ce temps perdu ? La réponse se trouve dans la conférence de presse du responsable européen qui précise que « l’ambition d’une coopération avancée doit s’appliquer aux domaines politique, économique, social, énergétique, de l’investissement et la coopération en matière de justice et de liberté, et aussi à celui des droits de l’Homme et de l’Etat de droit »….Et ce sont ces mots qui font blocage !

             Prêts à négocier toutes sortes de concessions, nos dirigeants se crispent dés que la question des libertés, des droits de l’homme, de l’Etat de droit et de la démocratie, est posée, et agitent notre souveraineté nationale pour rejeter cette dérangeante ingérence !

              Notre pays ne manque pourtant pas d’atouts comparativement aux autres partenaires méditerranéens, ainsi que l’a signalé Mr Stefan Füle : »la Tunisie se situe à un niveau très élevé dans la plupart des domaines, alors que dans d’autres, davantage de progrès est certainement possible et nécessaire« . Assurément, il est nécessaire et possible de rattraper le temps perdu. Une diplomatie dynamique au service de l’intérêt général, moins frileuse, fondée sur le respect des valeurs universelles de libertés et de droits de l’homme, est capable de reprendre l’initiative en initiant les réformes qui placeront  la Tunisie dans le groupe des pays développés. Telle est notre ambition. Tel est le sens de notre combat au service des aspirations de notre peuple et de l’intérêt national.

(Source: « Mouatinoun » organe du FDTL nr 131 avril 2010)

 


 Un autre dangereux journaliste qui ne voit pas la vie en mauve…


par __z__

Les rares journalistes qui ne voient pas la vie en mauve, sont de dangereux individus. Après le violent Ben Brik qui, heureusement! a été neutralisé par notre bienveillant régime, voilà qu’un autre journaliste se déchaine dans la rue et abuse des libertés que lui accorde la Tunisie du Changement. Ce psychopathe, dénommé Zied El Heni, qui plus est, membre du syndicat national des journalistes, s’est attaqué spontanément à un gentil citoyen. La police présente partout, pour justement prévenir contre ce type de comportement, l’a immédiatement emmené au poste. Outre ses comportements violents, ce criminel menaçait sur son blog d’organiser pour le 3 Mai prochain, journée de la liberté de la presse, une manifestation devant le ministère de la communication! Cet individu voulait carrément ameuter d’autres fous en vue de troubler l’ordre public et la sérénité de notre pacifique pays du jasmin. De tels projets ne peuvent émaner que de personnes gravement atteintes. Il a malheureusement été relâché car par malchance, les psychiatres mauves n’étaient pas présents sur les lieux de l’agression pour attester de l’ampleur de l’affection du sujet. Je trouve que notre régime est assez tendre et qu’il devrait se montrer moins tolérants envers ce genre  d’individus. Il n’est pourtant pas compliqué de comprendre que tout perturbateur politique est d’abord un dangereux perturbé psychologique qu’il ne faut surtout pas laisser sévir dans l’espace public !  

(Source : le blog « Débat Tunisie » le 19 avril 2010)

Lien :http://debatunisie.canalblog.com/


Maroc: le FFS algérien souhaite l’unification du Maghreb arabe


AFP, Le 20 avril 2010 à 03h52 RABAT, 20 avr 2010 (AFP) – Le chef du Front algérien des forces socialistes (FFS, opposition algérienne), Karim Tabbou, a émis lundi soir le souhait d’une unification du Maghreb arabe, (UMA) « une des rares régions du monde qui n’est pas unifiée et intégrée », dans une interview à la chaîne de télévision publique marocaine 2M. Invité de l’émission « Mais encore?, le premier secrétaire du FFS a estimé que la mise en oeuvre du processus d’intégration du Maghreb passe par « l’ouverture des frontières » terrestres entre l’Algérie et le Maroc, fermées depuis 1994 à l’initiative d’Alger. Outre le Maroc et l’Algérie, l’UMA est composée de la Tunisie, la Libye et la Mauritanie. « Aujourd’hui se dresser contre la construction du Maghreb par des politiques de fermeture des frontières est un acte de trahison contre le mouvement de libération nationale (déclenché le 1er novembre 1954 en Algérie, ndlr) », a-t-il souligné en ajoutant: « le mot est dur, mais la réalité est là ». « Il faut ouvrir cette frontière » car « il n’y pas de problème entre les peuples algérien et marocain. C’est un déni grave (la fermeture) et une limitation à la liberté de circulation des Algériens », a ajouté M. Tabbou dont le parti politique avait boycotté les dernières élections présidentielles en Algérie. La frontière entre le Maroc et l’Algérie avait été fermée en 1994 à la suite d’un attentat islamiste à Marrakech (sud marocain) que Rabat avait imputé aux services secrets algériens. Les relations entre les deux capitales sont en outre gelées depuis plusieurs décennies en raison notamment du conflit du Sahara occidental qui freine le processus d’intégration au Maghreb. Le premier secrétaire du FFS a par ailleurs vivement critiqué la « politique répressive » du régime en Algérie où coexistent « la violence, la corruption (et) la misère ». Le responsable du FFS a appelé « l’élite algérienne à une dynamique de construction pour sortir le pays du blocage » afin d’éviter les « risques du chaos semblables à ceux de 1988 », marquée par des « émeutes » contre « les politiques gouvernementales ».  


Le Moyen-Orient, le moins touché par la crise financière (étude)


AFP, Le 20 avril 2010 à 16h05 KOWEIT, 20 avr 2010 | Le Moyen-Orient, et plus particulièrement les monarchies pétrolières du Golfe, a été le moins touché par la crise financière internationale, selon une étude présentée mardi lors d’un séminaire au Koweït par l’assureur-crédit Coface, basé à Paris. Le Moyen-Orient, et plus particulièrement les monarchies pétrolières du Golfe, a été le moins touché par la crise financière internationale, selon une étude présentée mardi lors d’un séminaire au Koweït par l’assureur-crédit Coface, basé à Paris. « Les pays du Moyen-Orient ont fait montre de résistance en ayant été capables de maintenir une croissance positive de 1,4% en 2009 », indique l’étude présentée lors de la rencontre organisée par la Coface avec l’Arab Investment and Export Credit Guarantee Corp, basée au koweït. Pour l’ensemble de la planète, la croissance a décliné de 5,8% alors qu’elle n’a baissé que de 3,6% au Moyen-Orient, devant les pays émergents d’Asie (baisse de 3,9%), selon l’étude de la Coface. « Tout le monde pensait que la région qui a résisté le mieux à la crise était l’Asie et ses économies émergentes mais en fait c’était le Moyen-Orient », a dit par téléphone à l’AFP le directeur général de la Coface Jérôme Cazes, qui n’a pu faire le déplacement au Koweït en raison de la perturbation des liaisons aériennes. Dans la région, les Emirats arabes unis ont le plus souffert de la crise avec un déclin de 8,8% de leur croissance, suivis par l’Iran (-7,6%). Les participants à la rencontre ont relevé des signes positifs de reprise avec un crédit plus facile. « Cette année sera celle de la reprise (…), 2008 et 2009 sont derrière nous », a noté le chef économiste de la banque HSBC Bank pour le Moyen-Orient, Simon Williams, prédisant une croissance de 3 à 3,5% pour les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) en 2010, contre 6,5% pour les marchés émergents. Le CCG comprend l’Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Qatar, Oman et le Koweït. « La région a regagné un accès au financement international », a-t-il ajouté alors qu’un dirigeant régional de PNB-Paribas, Christophe Mariot, a vu dans des souscriptions réussies en Arabie saoudite et au Qatar le signe d’un regain de confiance sur le marché du crédit du CCG. D’autres participants ont appelé les pays du CCG à mettre fin à l’indexation de leurs monnaies sur le dollar. « Les pays du CCG doivent s’attaquer directement à l’inflation et laisser leurs monnaies flotter », a plaidé Weshah al-Razzak, professeur à l’Arab Planning Institute, basé au Koweït. Il a rappelé que pendant le boom pétrolier, les pays du CCG avaient dû suivre la politique monétaire des Etats-Unis en abaissant les taux d’intérêt alors qu’ils auraient pu les relever pour lutter contre l’inflation. Quatre des pays du CCG sont embarqués dans un projet d’union monétaire après le retrait des Emirats arabes unis et du sultanat d’Oman. Les pays du CCG contrôlent environ 45% des réserves de pétrole dans le monde et assurent le cinquième de la production mondiale.  


Le Parlement turc entame l’examen d’une révision constitutionnelle controversée


AFP, Le 20 avril 2010 à 01h14     ANKARA, 19 avr 2010 (AFP) – Le Parlement turc a entamé lundi l’examen d’un projet controversé de révision de la Constitution qui réduit le pouvoir des hautes instances judiciaires hostiles au gouvernement. Le Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste), au pouvoir depuis 2002, assure que cette révision doit aligner la Constitution sur les normes européennes et améliorera ainsi les chances du pays dans sa volonté de candidature à l’Union européenne. L’UE a d’ailleurs salué mi-avril le projet. L’opposition, qui dénonce le projet comme restreignant notamment l’indépendance de la justice, a mené une bataille de procédure, retardant que plus de six heures le début du débat sur le texte. Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a accusé l’opposition de « tourner le dos à la démocratie ». « Nous allons mener ce processus à son terme, même si cela prend un mois. Nous (…) irons jusqu’au bout », a-t-il dit, cité par l’agence Anatolie. Le projet rendrait notamment la dissolution des partis politiques plus difficiles, stipulant que le Parlement, où l’AKP est largement majoritaire, avalise toute demande de fermeture d’un parti, attribution qui ne serait plus laissée à la seule Cour constitutionnelle. L’AKP avait échappé de justesse en 2008 à une interdiction, pour activités anti-laïques. Il réforme aussi la désignation des membres du Conseil supérieur de la magistrature (HSYK), instance chargée de nommer les magistrats, dont les plus élevés dans la hiérarchie sont en conflit ouvert avec le gouvernement. La révision limiterait également la juridiction des tribunaux militaires et permettrait le jugement de militaires par des tribunaux civils pour des affaires de sécurité nationale. M. Erdogan a d’ailleurs lancé son initiative constitutionnelle alors que le pays traverse une crise entre le gouvernement et l’armée, gardienne du régime laïc, autour d’une présumée conspiration militaire contre le gouvernement islamo-conservateur remontant à 2003. Trente-trois officiers supérieurs ont été inculpés et écroués dans cette affaire. Faire passer sa révision sans le soutien de l’opposition sera une tâche difficile pour l’AKP, qui dispose de 337 voix au Parlement alors qu’il en faut 367, et pourrait pour cette raison soumettre son projet à un référendum populaire. La Constitution turque actuelle, élaborée dans le sillage du coup d’État militaire de 1980, a toujours été contestée. Elle a été amendée plusieurs fois, essentiellement entre 2001 et 2004 par l’AKP, pour permettre à la Turquie de remplir les conditions posées par l’ouverture, en 2005, de négociations d’adhésion à l’Union européenne. Des juges turcs de haut rang ont dénoncé le projet de révision constitutionnelle qui, selon eux, mettrait en danger l’indépendance de la justice et la séparation des pouvoirs.  


Ministre frappé par un homme mécontent de l’ouverture aux Kurdes


AFP, le 19 avril 2010 à 20h27 ANKARA, 19 avr 2010 (AFP) — Un homme a frappé lundi au visage le ministre turc de l’Energie, Taner Yildiz, pour protester contre la politique d' »ouverture démocratique » menée par le gouvernement en faveur de la minorité kurde, a-t-on appris de sources concordantes. L’agression a eu lieu pendant les obsèques à Kayseri (centre) d’un soldat tué dans une embuscade des rebelles kurdes, au cours de laquelle des personnes présentes ont dénoncé la politique du gouvernement, selon la chaîne de télévision NTV. A la fin de la cérémonie, un homme a frappé le ministre au visage, en criant: « Voilà, de la part de la nation turque ». Il a été maîtrisé par des gardes du corps. M. Yildiz a été soigné dans un hôpital proche pour une coupure au nez, et le coup porté a également brisé ses lunettes, a expliqué son porte-parole à l’AFP, précisant que le ministre n’avait pas eu le nez cassé comme l’avaient indiqué certains médias. Le gouvernement turc a annoncé à l’automne des mesures pour accroître les droits de la minorité kurde, une initiative destinée à saper le soutien qu’une partie de la population kurde apporte aux rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en guerre depuis 25 ans contre l’autorité centrale. Ces mesures, limitées à l’usage de la langue kurde et la création de commissions sur les droits de l’homme, ont cependant mécontenté tout le monde: les militants kurdes les ont qualifiées de dérisoires, et les milieux nationalistes ont accusé le pouvoir de brader l’unité nationale. Le conflit dans le sud-est du pays, à majorité kurde, a fait au moins 45.000 morts, depuis 1984. AFP  


La mosquée de Bradford gagne le concours du « plus beau minaret d’Europe »


AFP, Le 20 avril 2010 à 15h50     STRASBOURG (Parlement européen), 20 avr 2010 (AFP) – La mosquée de Bradford en Grande-Bretagne a remporté face à une cinquantaine de concurrentes le concours « du plus beau minaret d’Europe » décerné mardi au Parlement européen à Strasbourg. La mosquée Madni de Bradford, dont les quatre minarets ont été inaugurés l’an dernier, s’est imposée devant les mosquées de Stockholm, Rome, Grenade (Espagne) et Oslo, a précisé l’initiateur du prix, COJEP International, une ONG issue de l’immigration turque en France, partenaire de l’OSCE et du Conseil de l’Europe. Un jury « multiconfessionnel, multiethnique et regroupant des membres de divers horizons » – dont un rabbin, une théologienne protestante suisse, un prêtre de l’Eglise anglicane et des représentants du Conseil de l’Europe – a examiné au total 53 édifices religieux, implantés dans 13 pays du continent. Seuls les minarets construits il y a moins de 50 ans ont été retenus: « nous avons refusé tous les minarets +historiques+, comme ceux d’Andalousie, de Bosnie ou celui de Paris, car nous voulions que le concours reste lié à l’islam issu de l’immigration récente », a expliqué un responsable de l’ONG Veysel Filiz. Le jury a décidé en fonction de critères esthétiques, mais aussi de « l’adaptation du minaret au tissu urbain existant ». L’idée du concours était de montrer que « les minarets ne doivent pas véhiculer des peurs ou des préjugés », a ajouté M. Filiz. « Les mosquées doivent sortir des caves, être visibles de loin, car c’est obligatoire pour que l’islam en Europe fonctionne de manière transparente, que les mosquées soient ouvertes à la société. Si l’islam se cache dans les caves, on ne peut pas savoir ce qui se dit dans les prêches », a-t-il encore argumenté. L’initiative a été vivement critiquée par des groupes d’extrême droite, notamment sur internet, et a fait l’objet de messages et caricatures injurieux, selon M. Filiz: « Cela montre que notre travail dérange et qu’il va dans le bon sens ».  AFP

 

 

 

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