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Turquie: les députés demandent le réexamen des liens avec Israël
Israël-Turquie : des relations au plus bas
Pauline de Saint Remy
L’assaut de l’armĂ©e israĂ©lienne sur une flottille d’aide humanitaire destinĂ©e Ă Gaza, dont le navire amiral Ă©tait composĂ© en majoritĂ© de citoyens turcs, a donnĂ© un brusque coup d’arrĂȘt dans les relations entre la Turquie et l’Ătat hĂ©breu. Des relations longtemps privilĂ©giĂ©es, mais qui n’ont cessĂ© de se dĂ©grader depuis fin 2008 et les opĂ©rations israĂ©liennes Ă Gaza.
Les faits. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a qualifiĂ© l’assaut de “massacre sanglant”, avant de dĂ©noncer un “acte de terrorisme d’Ătat”. Dans une conversation tĂ©lĂ©phonique avec Barack Obama, il a dĂ©clarĂ© ensuite qu’IsraĂ«l Ă©tait en passe de “perdre” son ami turc, “son seul ami dans la rĂ©gion”. Les quelque 20.000 juifs rĂ©sidant en Turquie ont dĂ©jĂ manifestĂ© des signes d’inquiĂ©tude, alors que l’ambassadeur turc en IsraĂ«l a Ă©tĂ© rappelĂ©. Autre signe de forte tension, les familles du personnel diplomatique israĂ©lien Ă Ankara ont, elles aussi, Ă©tĂ© rapatriĂ©es. AprĂšs la colĂšre, les menaces : le ministĂšre de la Justice turc a annoncĂ© mercredi qu’il rĂ©flĂ©chissait Ă lancer des poursuites judiciaires contre IsraĂ«l. Le chef de la diplomatie turc, Ahmet Davutoglu, a dĂ©clarĂ© de son cĂŽtĂ© : “La Turquie reverra ses relations avec IsraĂ«l si ses citoyens dĂ©tenus aprĂšs le raid meurtrier (…) ne sont pas libĂ©rĂ©s d’ici mercredi soir.”
La fin d’une longue pĂ©riode de coopĂ©ration ? Le rapprochement des deux Ătats s’est fait notamment Ă partir du dĂ©but des annĂ©es 1990, et particuliĂšrement aprĂšs les accords d’Oslo, en 1993, avec pour point culminant la signature de 2 accords de coopĂ©ration militaire en 1996. “Ă l’Ă©poque, la rĂ©gion vivait toujours dans la perspective d’un processus de paix, et l’administration Clinton exerçait une pression pour le rapprochement entre IsraĂ«l et la Turquie, qui sont deux de ses piliers traditionnels dans la rĂ©gion”, explique Didier Billion, chercheur Ă l’Institut des relations internationales et stratĂ©giques (Iris). Un rapprochement qui Ă©tait donc dans l’intĂ©rĂȘt de tous, selon lui : “IsraĂ«l Ă©tait isolĂ© et cherchait des alliances, les Turcs Ă©taient dans une phase compliquĂ©e de leurs relations avec l’UE et cherchaient Ă©galement des points d’appui.” La coopĂ©ration entre les deux pays fut donc militaire, Ă©conomique et surtout diplomatique. La Turquie exerçait jusqu’Ă rĂ©cemment un rĂŽle important de mĂ©diateur, notamment avec la Syrie. Si les opĂ©rations israĂ©liennes sur Gaza, fin 2008, marquĂšrent un tournant Ă©vident dans la relation des deux pays, la tension Ă©tait dĂ©jĂ lĂ .
Des signes annonciateurs. Plusieurs incidents diplomatiques ont Ă©maillĂ© les relations entre les deux pays ces derniĂšres annĂ©es. Entre autres, des dĂ©clarations du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, qui est au pouvoir depuis mars 2003, trĂšs sĂ©vĂšres Ă l’Ă©gard d’IsraĂ«l, ont contribuĂ© Ă la montĂ©e en puissance de la tension. Mais les Turcs ne sont pas en reste : le 17 mai dernier, la signature d’un accord sur le nuclĂ©aire entre la Turquie, le BrĂ©sil et l’Iran a Ă©tĂ© qualifiĂ©e “d’imposture” par le Premier ministre, Benyamin Netanyahou. Quelques mois plus tĂŽt, en janvier 2010, le vice-ministre israĂ©lien des Affaires Ă©trangĂšres, Danny Ayalon, a Ă©tĂ© Ă l’origine d’une querelle diplomatique qui s’est soldĂ©e par l’envoi d’une lettre d’excuse au Premier ministre turc. On lui reprochait d’avoir humiliĂ© l’ambassadeur turc en IsraĂ«l. Enfin, plus spectaculaire, le coup d’Ă©clat du Premier ministre turc, Erdogan, Ă Davos, qui avait claquĂ© la porte du sommet, face Ă un Shimon PĂ©rĂšs mĂ©dusĂ©, ce qui lui avait valu d’ĂȘtre accueilli en hĂ©ros dans son pays et encensĂ© dans le reste du monde musulman
Le rĂŽle d’Erdogan et les ambitions diplomatiques de la Turquie. Le rĂ©chauffement des relations, depuis quelques annĂ©es, entre la Turquie et les pays arabes ou musulmans dans la rĂ©gion, notamment la Syrie, a Ă©tĂ© un premier facteur de tension entre les deux alliĂ©s. “Depuis 2003, la Turquie a multipliĂ© les initiatives dans la rĂ©gion, et on ne peut que constater que la dĂ©gradation de ses relations avec IsraĂ«l a Ă©tĂ© concomitante”, constate Didier Billion. “Mais les critiques envers l’Ătat israĂ©lien ne datent pas seulement de l’arrivĂ©e au pouvoir du Premier ministre actuel, Recep Tayyip Erdogan, contrairement Ă ce que l’on pourrait croire, ajoute-t-il. Les anciens gouvernements qui ne prĂŽnaient pas un islam politique Ă©taient aussi capables de montrer leur solidaritĂ© envers la Palestine.” D’autre part, le pays est portĂ© par une opinion publique largement pro-palestinienne. “En fait, la Turquie fait de la politique, tout simplement : elle veut se faire reconnaĂźtre comme une puissance Ă©mergente dans la rĂ©gion. Et la question palestinienne est au coeur de cette dĂ©marche. Et, pour cela, elle dĂ©ploie un plan structurĂ©, rĂ©flĂ©chi.”
Les Ătats-Unis continueront Ă jouer sur les deux tableaux. AlliĂ©s historiques des deux pays, les Ătats-Unis ne devraient pas avoir Ă choisir entre l’un ou l’autre pays, selon Didier Billion. “Obama sait pertinemment que la Turquie est un appui nĂ©cessaire pour les Ătats-Unis dans la rĂ©gion. D’ailleurs, la situation est tendue, mais je pense qu’il n’y aura pas de vĂ©ritable rupture diplomatique entre IsraĂ«l et la Turquie. Les accords militaires seront sans doute vidĂ©s de leur substance, mais pas dĂ©noncĂ©s publiquement.”
(Source:Le Point.fr Publié le 02/06/2010 à 17:28 )
Le raid israélien et ses retombées au Moyen-Orient
Le Conseil des droits de lâhomme sâindigne des attaques israĂ©liennes contre la flottille humanitaire et dĂ©cide dâune mission dâenquĂȘte
Réactions à chaud depuis le Palais des Nations à GenÚve
Suivi du texte anglais de la Résolution A/HRC/14/L.1
âThe Grave Attacks by Israeli Forces against the Humanitarian Boat Convoyâ
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Par Abdel Wahab Hani
32 Pour, 3 Contre (Etats-Unis, Pays-Bas et Italie), 9 Abstentions (la majoritĂ© des pays de lâUnion europĂ©enne, le Japon, la CorĂ©e et le Burkina) et 2 pays nâont pas pris part au vote (Madagascar et Zambie). La Bosnie-HerzĂ©govine, la NorvĂšge et la SlovĂ©nie sauvent lâhonneur des dĂ©mocraties occidentales, en dĂ©fendant la RĂ©solution et en votant Pour sans aucune hĂ©sitation. Les pays dâAmĂ©rique Latine marquent leur identitĂ© profondĂ©ment dĂ©mocratique et leur solidaritĂ© indĂ©fectible avec les causes justes et sâĂ©loignent, chemin faisant des standards occidentaux des deux poids-deux mesures. La Chine et la Russie apportent un soutien de poids Ă la RĂ©solution, La France et la Grande Bretagne sâabstiennent. IsolĂ©s, les Etats-Unis sont le seul membre permanent du Conseil de SĂ©curitĂ© Ă sâopposer malgrĂ© leur condamnation de la flagrante violation de leur encombrant alliĂ© sioniste. Seuls les Pays-Bas et lâItalie les suivent, confirmant ainsi la fascisation de ces deux pays, observĂ©e depuis un certain temps.
Saisi dâun projet de rĂ©solution, prĂ©sentĂ©e par le Pakistan au nom de lâOrganisation de la ConfĂ©rence Islamique et du Soudan au nom du groupe Arabe, le Conseil des droits de lâhomme des Nations Unies sâest indignĂ© cet aprĂšs-midi des « graves attaques des forces israĂ©liennes contre un convoi humanitaire maritime » et a dĂ©cidĂ© de la mise en place dâune mission dâĂ©tablissement des faits, similaire dirigĂ©e par le Juge Goldstone.
Une premiĂšre dans les travaux du Conseil, les pays arabes et musulmans ont inscrit une question dâurgence au point 1 de lâordre du jour, Ă lâouverture de la 14e session ordinaire du Conseil avant-hier lundi 31 mai. Ce point rĂ©servĂ© aux « questions dâorganisation et de procĂ©dure » est souvent expĂ©ditif et purement technique. Cette Ă©volution donne de plus en plus de vigueur aux travaux du Conseil qui sâimpose dĂ©sormais comme le forum incontournable de la CommunautĂ© internationale en matiĂšre des droits humains, 3e pilier des Nations Unies avec la Paix et la SĂ©curitĂ© internationales (Conseil de SĂ©curitĂ©) et le DĂ©veloppement Ă©conomique et social (Conseil Ă©conomique et social).
AprĂšs des dĂ©bats trĂšs nourris et un Ă©norme travail dans les coulisses, le Conseil sâest prononcĂ©, Ă une trĂšs large majoritĂ©, cet aprĂšs-midi, mercredi 2 juin.
La résolution sans équivoque condamne dans des termes des plus vigoureux les « graves attaques israéliennes contre la flottille humanitaire ».
Le procĂšs-verbal de sĂ©ance publiĂ© par le SecrĂ©tariat du Conseil des droits de lâhomme rĂ©sume la teneur de cette rĂ©solution historique, instituant par ailleurs une mission internationale dâĂ©tablissement des faits, semblable Ă celle de lâHonorable Juge Richard Goldstone et son cĂ©lĂšbre rapport.
« Le Conseil condamne dans les termes les plus vifs l’attaque inacceptable lancĂ©e par les forces israĂ©liennes contre la flottille d’aide humanitaire, au cours de laquelle de nombreux civils innocents de diffĂ©rents pays ont Ă©tĂ© tuĂ©s ou blessĂ©s. Le Conseil dĂ©plore vivement la mort de civils innocents et appelle IsraĂ«l Ă coopĂ©rer avec le ComitĂ© international de la Croix-Rouge pour rechercher et fournir des renseignements sur l’endroit oĂč se trouvent les personnes dĂ©tenues ou blessĂ©es et sur leur Ă©tat. Le Conseil exige que la puissance occupante, IsraĂ«l, libĂšre immĂ©diatement tous les hommes dĂ©tenus, restitue le matĂ©riel et facilite leur retour dans leurs pays dans des conditions de sĂ©curitĂ©. Il engage en outre IsraĂ«l Ă lever sans dĂ©lai le siĂšge imposĂ© Ă Gaza et aux territoires occupĂ©s et Ă garantir la fourniture sans entraves d’aide humanitaire, y compris de carburant et de soins mĂ©dicaux, Ă la bande de Gaza occupĂ©e.
Le Conseil se fĂ©licite des dĂ©clarations faites par le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Organisation des Nations Unies et la Haut-Commissaire aux droits de l’homme dans lesquelles ceux-ci ont condamnĂ© les attaques israĂ©liennes. Le Conseil demande que soient pleinement Ă©tablies les responsabilitĂ©s et que des enquĂȘtes vĂ©ritablement indĂ©pendantes soient menĂ©es Ă cet Ă©gard. Le Conseil dĂ©cide d’envoyer une mission internationale indĂ©pendante d’Ă©tablissement des faits pour enquĂȘter sur les violations du droit international auxquelles ont donnĂ© lieu les attaques israĂ©liennes contre la flottille d’aide humanitaire. Il dĂ©cide enfin d’autoriser le PrĂ©sident du Conseil Ă dĂ©signer les membres de la mission d’Ă©tablissement des faits. »
Cette RĂ©solution a Ă©tĂ© approuvĂ©e par 32 pays et rejetĂ©s par les 3 inconditionnels dâIsraĂ«l, 9 abstentions et 2 non participations au vote, dont voici le rĂ©sumé :
Détail du vote :
32 voix pour, 3 contre, 9 abstentions, 2 non participation au vote :
Pour :Afrique du Sud, Angola, Arabie saoudite, Argentine, BahreĂŻn, Bangladesh, Bolivie, Bosnie-HerzĂ©govine, BrĂ©sil, Chili, Chine, Cuba, Djibouti, Ăgypte, FĂ©dĂ©ration de Russie, Gabon, Ghana, Inde, IndonĂ©sie, Jordanie, Kirghizistan, Maurice, Mexique, Nicaragua, NigĂ©ria, NorvĂšge, Pakistan, Philippines, Qatar, SĂ©nĂ©gal, SlovĂ©nie et Uruguay.
Contre : Etats-Unis dâAmĂ©rique, Pays-Bas, Italie
Abstentions : France, Belgique, Burkina Faso, Hongrie, Japon, Slovaquie, Ukraine, Royaume Unie, République de Corée
Nâont pas participĂ© au vote : Madagascar, Zambie
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Une lecture rapide dans ce vote nous permet de dégager les points suivants :
-Uns trĂšs large majoritĂ© approuve la RĂ©solution, 32 pour sur 47 pays membres, avec seulement 3 contre. Le camp des inconditionnels de lâEtat hĂ©breux se rĂ©duit;
-Un comportement digne de la dĂ©lĂ©gation palestinienne conduite par notre ami Son Excellence lâAmbassadeur Ibrahim Khraishi , Vice-ministre des Affaires Ă©trangĂšres de lâAutoritĂ© palestinienne, qui sâest comportĂ© en reprĂ©sentant du peuple palestinien et non de lâautoritĂ© palestinienne ou du Fatah. Ce comportement hautement responsable et digne renfoncera certainement les chances de la rĂ©conciliation nationale ;
-Une magnifique prestation de lâAmbassadeur de Turquie, notre ami Son Excellence Ahmet ĂzĂŒmcĂŒ qui a tenu Ă prendre la parole Ă titre prioritaire et  qui a dĂ©fendu la mission civile dâaide humanitaire Ă bord dâune flottille battant pavillon turque. Cette dĂ©fense dâun Ambassadeur Ă une action citoyenne privĂ©e de ses concitoyens marque une Ă©norme Ă©volution dans la diplomatie turque qui se comporte en reprĂ©sentante de la Nation turque et non de son seul gouvernement. Dans des termes trĂšs fermes, lâAmbassadeur des ottomans a tracĂ© les pourtours de la rĂ©action du Conseil : « Les responsabilitĂ©s doivent ĂȘtre Ă©tablies afin que les personnes responsables rĂ©pondent de leurs actes. IsraĂ«l doit immĂ©diatement mettre fin au blocus imposĂ© Ă Gaza, notamment sur le carburant et le matĂ©riel mĂ©dical» ;
-Lâambassadeur Aharon Leshno-Yaar de lâoccupation coloniale sioniste nâa rĂ©ussi Ă convaincre personne, mĂȘme ses alliĂ©s inconditionnels et a du revoir son discours a bout de 24 heures de dĂ©bat, pour se prĂ©senter cet aprĂšs-midi avec mesquinerie et tentatives dâengagement en cherchant Ă dĂ©samorcer la crise avec la communautĂ© internationale et en multipliant les engagements de dĂ©tente de son gouvernement ;
-Un bon comportement des groupes arabe, islamique et non-alignĂ©, qui ont ĆuvrĂ© efficacement pour assurer le plein succĂšs Ă la RĂ©solution. LâexpĂ©rience de la gestion de la mission dâenquĂȘte puis du rapport Goldstone a peris au groupe arabe, dirigĂ© Ă lâĂ©poque par Son Excellence Si AbdelwahĂšb Jemal, notre Ambassadeur auprĂšs des Nations Unies Ă GenĂšve a Ă©tĂ© trĂšs utile pour mieux souder le groupe et Ă©viter les marchandages tous-terrains de certaines capitales
-Lâisolement des Etats-Unis dâAmĂ©rique, comme seul membre du Conseil de SĂ©curitĂ© des Nations Unies qui reste prisonnier de lâinconditionnalitĂ© du soutien Ă lâEtat hĂ©breux par tout temps. Notant cependant un changement du discours de la dĂ©lĂ©gation amĂ©ricaine, de plus en plus critique Ă lâĂ©gard de leur encombrant alliĂ© sioniste ;
-Comme lors du vote d rapport de lâhonorable juge Richard Goldstone sur les possibles crimes de guerre et crimes contre lâhumanitĂ© commises lors de lâopĂ©ration âPlomb durciâ engagĂ© par Tsahal contre la Bande de Gaza, deux pays membres du Conseil de SĂ©curitĂ© ont votĂ© Pour, Ă savoir la Chine et la FĂ©dĂ©ration de Russie, alors que la France et le Royaume Uni de Grande Bretagne et dâIrlande du Nord se sont abstenues. Si lâabstention de la France est en deçà de ce que lâancien âPays des LumiĂšresâ se doit en cohĂ©rence avec sa propre histoire, ses propres valeurs et son propre avenir, indissociablement liĂ© au monde arabe, le vote britannique est Ă suivre de prĂȘt, de ce fait quâil se dissocie du vote amĂ©ricain, comme lors du rapport Goldstone. Les diplomates et les dĂ©fenseurs arabes doivent suivre ce vote de trĂšs prĂšs, Ă GenĂšve au Conseil des droits de lâhomme, mais aussi Ă New York Ă lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale et au Conseil de SĂ©curitĂ©. Lâheure du soutien inconditionnel britannique aux agissements dâIsraĂ«l semble rĂ©volue. Cette Ă©volution du vote britannique est porteuse dâespoir ;
-LâĂ©clatement des divisions au sein de lâUnion europĂ©enne qui nâarrive plus Ă tenir une position commune sur les sujets touchant Ă lâoccupation coloniale et les discriminations de tout ordre imposĂ©es par IsraĂ«l Ă peuple palestinien ;
-Le vote digne et hautement symbolique de certains pays europĂ©en, petits par leurs tailles et grands par leurs valeurs, Ă savoir la Bosnie-HerzĂ©govine, de la NorvĂšge et de la SlovĂ©nie, en faveur de la rĂ©solution, illustre la limite des blocs rĂ©gionaux et ouvre de nouvelles perspectives aux dĂ©fenseurs des causes JUSTES pour sâassurer du plus large soutien possible , condition nĂ©cessaire pour remporter la bataille contre les criminels de guerre et les auteurs des crimes contre lâhumanitĂ© qui asservissent tout un peuple sous le regard complaisant des puissants ;
-La confirmation de la dĂ©rive italienne et nĂ©erlandaise qui sâobserve depuis le renforcement des droits populistes alliĂ©es des mouvements dâextrĂȘme droite dans ces deux pays. Ce qui illustre la parfaite collusion et alliance entre les gouvernements dâextrĂȘme droite en Europe et lâoccupation coloniale et criminelle israĂ©lienne ; lâextrĂȘme droite apparaĂźt le principal soutien dâIsraĂ«l ;
-Un flĂ©chissement, limitĂ© mais dommageable, dans le soutien africain aux causes arabes. Ainsi lâabstention du Burkina et lâabsence du vote de Madagascar et de la Zambie doit ĂȘtre analysĂ©e par les diplomates et les dĂ©fenseurs arabes et une stratĂ©gie plus active doit ĂȘtre mis en place Ă destination de lâAfrique pour renouer les liens de solidaritĂ© du mouvement anticoloniale et anti-apartheid qui nous ont uni et nous unissent toujours avec nos frĂšres africains ;
-Le rĂŽle des organisations de la sociĂ©tĂ© civile est de plus en plus dĂ©terminant. Notant cependant la prĂ©sence de plus en plus arrogante des inconditionnels dâIsraĂ«l, comme la trĂšs active organisation parapluie, pompeusement appelĂ© UN Watch plus virulente et plus haineuse que le discours des diplomates de lâEtat hĂ©breux eux-mĂȘmes, dans un parfait partage d e rĂŽle. Cependant, nous regrettons lâabsence quasi-totale des organisations arabes de dĂ©fense des droits humains et lâune des trĂšs rares voix arabes au sein du Conseil des droits d lâhomme des Nations Unies, Ă savoir la Commission arabe des droits humains, a Ă©tĂ© rĂ©duite au silence pendant un an du 17 juillet 20109 au 27 juillet 2010, sur une plainte dâun gouvernement arabe, Ă savoir lâAlgĂ©rie. Les gouvernements arabes doivent revoir leur relation tendue et conflictuelle avec les organisations indĂ©pendantes de la sociĂ©tĂ© civile, pour leur permettre dâassumer leur rĂŽle pleinement, y compris sur les questions fondamentales qui touchent les droits nationaux du peuple palestinien frĂšre. La diplomatie dâaujourdâhui est triangulaire : Gouvernements, SociĂ©tĂ© civil et MĂ©dias ;
-Signalons enfin une participation digne de la dĂ©lĂ©gation tunisienne, conduite par Son Excellence Si AbdelwahĂšb Jemal, notre ReprĂ©sentant permanent auprĂšs des Nations Unies Ă GenĂšve qui a Ă©tĂ© le premier observateur (la Tunisie Ă©tant Observateur du Conseil qui compte 47 membres) Ă avoir pris la parole et Ă dĂ©noncer la lĂąche agression du convoi humanitaire maritime. La rĂ©activitĂ© exemplaire de la nouvelle diplomatie tunisienne, la position du Chef de lâEtat et du Gouvernement, les communiquĂ©s des deux Chambres du Parlement (DĂ©putĂ©s et Conseillers) et la manifestation unitaire des forces politiques nationales renforcent le sentiment dâune rĂ©action digne sur le plan local, malgrĂ© les tentatives de rĂ©cupĂ©ration politicienne et la marginalisation de la prĂ©sence des leaders de lâopposition dans le cortĂšge de la manifestation de Tunis. Lâessentiel Ă©tait lĂ et le gouvernement et les forces vives, politiques et associatives de la SociĂ©tĂ© tunisienne ont apportĂ© leur rĂ©probation de la barbarie israĂ©lienne et leur soutien Ă nos frĂšres palestiniens martyrs. Nous aurons aimĂ© voir des rĂ©actions populaires plus gĂ©nĂ©ralisĂ©es dans lâensemble du pays, le gouvernent et messieurs les Wollats / Gouverneurs de la RĂ©publique doivent faciliter lâexpression pacifique des tunisiennes et des tunisiens ;
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Perspectives dâaction formulĂ©es Ă chaud :
-Fixer lâobjectif, aujourdâhui rĂ©aliste et Ă notre portĂ©e, de la LevĂ©e immĂ©diate du Blocus criminel qui frappe Gaza ;
-Ne pas oublier les souffrances de nos frĂšres plestiniens en Cisjordanie, victime des menaces des transferts de dĂ©portation de leurs terres ancĂšstrales, ainsi que Al-Quds Al-Sharif et ses habitants, menacĂ©s d’une politique dĂ©libĂ©rĂ©e de purification religieuse et de judĂ©asition sioniste voulant massacrer son identitĂ© et son histoire et exterminer sa population par tous les moyens;
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-Redoubler dâeffort pour convoquer une rĂ©union des Etats partis aux Conventions de GenĂšve, rĂ©gissant le Droit Humanitaire International;
-Mettre en Ćuvre les conclusions des missions dâenquĂȘte du Professeur John Dugart et de lâHonorable Juge Richard Goldstone , de lâensemble des documents et preuves de Nations Unis, du Bureau International du travail, de lâOrganisation mondiale de la SantĂ© et de toute autre source, ainsi que rĂ©pertorier toutes les violations israĂ©liennes en vu de les dĂ©poser auprĂšs du Procureur de la Cour pĂ©nale internationale pour poursuivre lâoccupant pour ses crimes de guerre et crimes contre lâhumanitĂ©. A ce titre notre pays doit travailler de concert avec lâAutoritĂ© palestinienne, la Ligue arabe et les Nations Unies pour mieux utilise les archives y affĂ©rentes de lâOLP, du Fatah et de feu le ZaĂŻm Yasser Arafat, laissĂ© Ă Tunis, tout en veillant Ă les protĂ©ger des risques de dĂ©tĂ©rioration accidentelle ou criminelle ;
-Activer les efforts de rĂ©daction dâun texte international visant Ă protĂ©ger les acteurs humanitaires, projet initiĂ© par la Commission arabe des droits humains et dĂ©fendu portĂ© depuis des annĂ©es par le Bureau international de lâAction Humanitaire ;
-Mieux resserrer les liens avec nos amis turcs, sur le plan gouvernemental, diplomatique, politique et associatif. A ce titre notre Diplomatie doit resserrer les liens avec sa consĆur turque. Nous suggĂ©rons que Son Excellence Si Haj Klei notre nouvel Ambassadeur en Turquie sâactive dans ce sens et que Son Excellence lâAmbassadeur de Turquie en Tunisie soit reçu avec les honneurs au MinistĂšre des Affaires Ă©trangĂšres, au Palais du Gouvernement et au Palais de la PrĂ©sidence de la RĂ©publique, pour sceller une alliance tuniso-turque au service de la Paix et de la justice dans le monde. Tunisiens et Turques ont des siĂšcles dâhistoire politique commune Ă mettre en ouvre au service de ce noble objectif ;
-Mieux doter la diplomatie tunisienne multilatĂ©rale, notamment Ă GenĂšve et Ă New York, en ressources humaines et financiĂšres, pour mieux porter les valeurs ancestrales de notre pays et assumer pleinement ses devoirs, spĂ©cifiquement vis-Ă -vis du peuple palestinien frĂšre, sur la base de lâinitiative courageuse et toujours dâactualitĂ© de feu le ZaĂŻb Habib Bourguiba. La diplomatie tunisienne doit affirmer ses fondements historiques, ses initiatives et son rĂŽle pionnier, ainsi que de faciliter le travail et la prĂ©sence des organisations de la sociĂ©tĂ© civile tunisienne et arabe indĂ©pendante aux travaux de organes Onusiens ;
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Palais des Nations, GenĂšve
02 juin 2010
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ĂĂŻd / Retornado, Bi Idhni Alla, Ahabba Al Mouhibboun Wa Kariha Al Karihoun
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Abdel Wahab Hani
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awhani@yahoo.fr; +33 6 17 96 00 37 (toujours injoignable depuis les lignes Tunisie Tlecom depuis une décennie)
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PS :Ci-joint le Texte anglais de la Résolution, comme amendé verbalement en salle,
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Conseil des droits de lâhomme des Nations Unies,
Résolution A/RHC/14/L.1 : « Les graves attaques de forces israéliennes contre un convoi humanitaire maritime »
Adoptée le 2 juin 2010, à 14h50,
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Human Rights Council
Fourteenth session
Agenda item 1
Organizational and procedural matters
                        Pakistan (on behalf of the Organization of Islamic Conference), Palestine*, Sudan *(on behalf of the Group of Arab States): draft resolution (*Non member states of the Human Rights Council)
                  14/⊠The Grave Attacks by Israeli Forces against the Humanitarian Boat Convoy
      The Human Rights Council,
      Guided by the purposes and the principles of the United Nations Charter, as well as by the provisions of the Universal Declaration for Human Rights,
      Taking into consideration the provisions of the Fourth Geneva Convention for the Protection of Civilian Persons in Times of War of 12 August 1949,
      Emphasizing the importance of the safety and well-being of all civilians including humanitarian personnel,
      Expressing grave concern also at the deepening humanitarian crisis in occupied Gaza ,
      Emphasizing the need to ensure sustained and regular flow of goods and people into occupied Gaza and welcoming the initiatives aimed at creating and opening humanitarian corridors and other mechanisms for the sustained delivery of humanitarian aid;
      1.            Condemns in the strongest terms the outrageous attack by the Israeli forces against the humanitarian flotilla of ships which resulted in the killing and injuring of many innocent civilians from different countries;
      2.            Deeply deplores the loss of life of innocent civilians and expresses its deepest sympathy and condolences to the victims and their families;
      3.            Calls upon the occupying Power Israel to fully cooperate with the International Committee of the Red Cross (ICRC) to seek and provide information on the whereabouts status and condition of the detained and injured persons
      4.            Demands the occupying Power Israel to immediately release all detained men and material and facilitate their safe return to their homelands.
      4bis.       Calls upon the occupying Power Israel to immediately lift the siege on occupied Gaza and other occupied Territories;
      5.            Calls upon the occupying Power Israel to ensure the unimpeded provision of humanitarian assistance, including of food, fuel and medical treatment to the occupied Gaza strip;
      6.            Welcomes the statements of the Secretary-General and the United Nations High Commissioner for Human Rights condemning the Israeli attacks and calls for the full accountability and credible independent inquiries into these attacks.
      7.            Decides to dispatch an independent international fact finding mission to investigate violations of international law, including international humanitarian and human rights law, resulting from the Israeli attacks on the flotilla of ships carrying humanitarian assistance.
      7bis.       Decides to authorize the President of the Council to appoint members of this independent international fact finding mission, who should report to the Council on their findings in its 15th session.
      8.            Decides to remain seized of this matter.
                                     Â
IsraĂ«l, lâimpunitĂ© jusquâĂ quand ?
« LâextrĂȘme prudence » de QuĂ©bec
Cuba: transfÚrement de détenus vers des prisons proches de leurs familles
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