18 mai 2007

Home – Accueil الرئيسية

 

TUNISNEWS
8 ème année, N° 2551 du 18.05.2007

 archives : www.tunisnews.net


Luiza Toscane: Maatoug El Ir passé à tabac C.R.L.D.H. Tunisie: graves violations de droits en syrie C.R.L.D.H. Tunisie: Pour la liberation sans delai des defenseurs marocains des droits humains Frontpage Magazine: Tunisia’s War On Terror TotallyJewish: Where Jews and Muslims Party Together Le Temps : Journée mondiale de la société de l’information: Quel profil pour l’internaute tunisien ? Reuters: Tunisie – Ségolène Royal en vacances en famille à Djerba AFP: Ségolène Royal en vacances dans l’île tunisienne de Djerba (presse) AFP: Algérie : L’Alliance présidentielle conserve la majorité absolue AFP:Algérie: répartition des sièges dans la nouvelle assemblée Edito du Monde: Algérie, la défiance AFP: Mme Dati, première personnalité d’origine maghrébine à un poste important LE MONDE : L’extrême droite tente de retarder la construction d’une mosquée en Seine-Saint-Denis Reuters: Wolfowitz – L’Afrique dénonce l’hypocrisie de la Banque mondiale AFP: Ukraine: 15.000 de Tatars de Crimée (musulmans, NDLR) commémorent leur déportation par Staline Le Monde : Google améliore encore son moteur de recherche


 
 Liberté pour les ex prisonniers !

Maatoug El Ir passé à tabac

Maatoug El Ir, prisonnier politique, a bénéficié d’une libération conditionnelle le 5 novembre 2006. Son élargissement a été assorti de l’exécution de sa peine de contrôle administratif de cinq ans. Celle dernière s’est traduite dans les faits par un pointage hebdomadaire au poste de la garde nationale, qui s’est assoupli pour devenir mensuel. Récemment, l’émargement est devenu quotidien, voir bi quotidien, interdisant à Maatoug El Ir toute vie normale car il devait être présent au poste de la Garde Nationale d’El Agba (banlieue de Tunis) à onze heures précises.
Il avait acquis un camion pour tenter de travailler et de subvenir aux besoins de sa famille, notamment à ceux de ses deux enfants scolarisés, âgés de dix-neuf et dix-sept ans. Mais à chaque fois qu’il a voulu travailler, il en a été empêché ; on lui retirait soit ses papiers personnels, soit les papiers du véhicule.
Mardi 15 mai, Maatoug El Ir s’est présenté en retard au poste de la Garde Nationale, ce qui a provoqué la fureur des agents présents. Il a été passé à tabac puis relâché. Son visage et ses yeux notamment, portait des marques de contusions. Un médecin de l’hôpital Charles Nicolle lui a prescrit dix jours de repos. Maatoug El Ir, muni d’un certificat médical d’un ophtalmologiste de l’institut Hédi Raïssi, a porté plainte aujourd’hui contre le lieutenant Kaïs Mansour avec son avocat, Maître Abderraouf Ayadi. Car Maatoug El Ir est bien décidé à ne pas en rester là. Son constat est sans appel : « La politique qui vise à nous affamer, la marginalisation qu’on nous impose, le harcèlement que nous subissons, les agressions que nous subissons dans les postes, tout cela rappelle les Américains à Guantanamo ou à Abou Ghraïb ».
Pour rappel : Maatoug El Ir est âgé de 46 ans. Il avait été arrêté, condamné, incarcéré pendant un an et demi, puis amnistié une première fois en 1987. Arrêté à nouveau en 1991, il a été condamné à vingt et un ans et sept mois d’emprisonnement par le tribunal militaire de Bouchoucha le 28 août 1992 dans le cadre du procès visant le mouvement En Nahdha. Sa peine avait été commuée en une peine de vingt ans en novembre 2005, dont il a effectué quinze.
Luiza Toscane (Source: www.reveiltunisien.org  jeudi 17 mai 2007 )

 
C.R.L.D.H. Tunisie Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme 21 ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  – Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34 contact@crldht.org / www.crldht.org

GRAVES VIOLATIONS DE DROITS EN SYRIE

La scène politique et le  mouvement des droits humains syriens vivent  depuis plus d’un an une vague d’arrestations arbitraires et de procès iniques à l’encontre d’opposants politiques et de militants des droits humains qui se rajoute aux milliers de détenus politiques et d’opinion qui engorgent les prisons syriennes . 
La liste est très longue des militants et opposants arrêtés. Signalons en particulier le cas de M. Michel Kilo, président de l’Organisation pour la défense des libertés d’expression et de la presse détenu depuis le 14 mai 2006, après s’être rendu à une convocation des services secrets à Damas. Il a comparu devant la justice le 17 mai 2006 et a été formellement inculpé pour « affaiblissement de la morale nationale » et « incitation à la lutte partisane ».
Me Anouar Bunni, membre fondateur de l’Association syrienne des droits de l’Homme (ASDH), membre du Comité de défense des prisonniers d’opinion et directeur du Centre d’études juridiques de Damas (Organisation  œuvrant dans le domaine des droits humains, interdite par les autorités syriennes) arrêté le 17 mai 2006. Son engagement  en faveur des droits humains en Syrie et sa défense des prisonniers  politiques et d’opinion lui valent  cette incarcération.  Après avoir  fait l’objet de diverses formes de harcèlement (Convocation par les forces de sécurité, mesures disciplinaires prononcées par l’Ordre des avocats de Damas, interdiction de se rendre à l’étranger…), le voilà poursuivi pour « diffusion de fausses informations de nature à porter atteinte à l’État » et risque une peine de trois ans d’emprisonnement. Détenu actuellement dans la prison d’Adhra, près de Damas, il a été victime de mauvais traitements et de violences répétées lors de son incarcération   
Ces arrestations surviennent à la suite de la publication et de la diffusion, le 12 mai 2006 de la « Déclaration Beyrouth-Damas », une pétition signée par près de 500  intellectuels et défenseurs des droits humains libanais et syriens, réclamant la normalisation des relations entre leurs deux pays.
Le CRLDHT considère que ces militants sont persécutés en raison de leurs engagements respectifs, politiques et de droit pour la promotion des libertés et de la démocratie sur les terres syriennes. Ils payent aussi  pour avoir entre autres signé  la « Déclaration Beyrouth-Damas » qui constitue, depuis, un véritable tournant dans  la vie politique de la Syrie.
Il appelle à la libération immédiate et sans conditions de ces prisonniers politiques et d’opinion  et demande l’assurance de leur intégrité physique et psychologique. Il exprime aux victimes, à leurs familles et à tout le mouvement démocratique syrien notre soutien infaillible  dans leur combat pour la dignité des syriens et pour le respect des droits et des libertés dans leur pays.                                                                                                      Paris, le 17 mai 2007.

C.R.L.D.H. Tunisie Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme 21 ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  – Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34 contact@crldht.org / www.crldht.org

POUR LA LIBERATION SANS DELAI DES DEFENSEURS MAROCAINS DES DROITS HUMAINS

Nombre de militants marocains des droits humains appartenant aux différentes sections de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) ont été arrêtés ces derniers jours lors des manifestations du 1er mai, célébrées partout sur le territoire marocain. Ces arrestations ont visé précisément des militants de l’organisation qui se sont mobilisés pour défendre particulièrement le droit au travail.
Ces mesures d’arrestation ont eu lieu dans différentes villes du pays et notamment à Agadir, Ksar El Kebir, Tiznit, Taza, Sefrou et se sont accompagnées d’autres formes de répression dont des procès et des condamnations fermes d’emprisonnement.
A Agadir, deux cadres locaux de l’AMDH, le lycéen Mahdi BARBOUCHI et l’ouvrier agricole et responsable syndical Abderrahim KARRAD ont été présentés en état d’arrestation au Tribunal de première  instance d’Agadir qui les a condamnés le 10 mai à deux ans de prison ferme et à une amende de 10 mille dirhams chacun.
A Ksar El Kebir, 5 membres de l’AMDH ont été arrêtés et  gardés en prison dont quatre diplômés au chômage. Il s’agit de MS. Thami Khyati, Youssef Reggab, Oussama Ben Messaoud et Ahmed Al Kaateb et Rabii Raïssouni. Ils ont été déférés devant le tribunal de Ksar El Kebir qui a tenu sa première séance le 7 mai et  a refusé de leurs accorder la liberté provisoire.  La 2e séance a été fixée au  lundi 14 mai. Ils sont tous poursuivis pour « Atteinte aux valeurs sacrées du royaume » !
 A Tiznit, sept membres et responsables locaux de l’AMDH ont été interrogés le 3 mai, puis déférés devant le  parquet le 8 mai et auditionnés par le procureur au sujet des slogans du 1er mai, pour une tentative d’inculpation pour « atteinte aux valeurs sacrées du royaume ».
Rappelons que l’AMDH est l’organisation marocaine la plus ancienne et la plus importante qui œuvre avec ses huit milles adhérent(e)s pour le respect des droits et des libertés de son peuple. Elle vient d’organiser du 19 au 22 avril dernier son 8e congrès national sous le mot d’ordre «  Ensemble pour une Constitution démocratique, le Maroc de la Dignité et de l’Intégralité des Droits Humains pour tout(e) s ».
Le CRLDHT considère que ces arrestations constituent des violations graves à l’intégrité physique et des atteintes évidentes aux droits  fondamentaux à l’expression et à l’association.
Il demande l’élargissement immédiat et inconditionnel des détenus d’opinion, militants de l’AMDH et des différentes expressions sociales et associatives. Il exprime tout son soutien et toute sa solidarité avec les victimes, leurs familles et notre partenaire, l’AMDH pour cette dure épreuve qu’ils traversent.                                                                                           Paris, le 17 mai 2007.

Annonce:
Cher tous, Vous pouvez désormais accéder à la liste officielle et actualisée des candidatures aux différentes élections ordinales sur le site www.chawkitabib.info Cette liste est établie selon les dattes du dépôt des candidatures auprès du bureau d’ordre du conseil de l’ordre. Bonne lecture et surtout bonne chance à tous.
Chawki TABIB

Tunisia’s War On Terror

By Jacob Laksin (*) FrontPageMagazine.com | May 16, 2007
Djerba, Tunisia — On its face, this little-known North African Oasis, a mere speck on the global map, may seem like an unlikely target of terrorism. But in April of 2002, Tunisian Islamist Nizar Nawar crashed a fuel tanker into the island’s synagogue — one of Africa’s oldest and among the last left intact in the country — killing nearly twenty people, most of them German tourists. Shortly thereafter, al-Qaeda released an audio tape announcing the attack as its handiwork. The government, reluctant to acknowledge that Tunisia had a terrorism problem, avoided all mention of the word.
Five years on, little has changed. In interviews with FrontPage last week, sources close to the Tunisian government maintained that Nawar was no Islamist. Instead, they said, he was a common criminal frustrated with his inability to find employment; the notion that he was connected to al-Qaeda, they say, is “propaganda” spread by Western journalists. “Islam has nothing to do with it,” one source insisted.
Similar denials issue from the highest levels of government. When asked about the 2002 attack at a recent press conference, Dijani Haddad, Tunisia’s minister or tourism, avoided all reference of “terrorism,” alluding vaguely to a “crisis.” Terrorism, he stressed, was contrary to “Tunisian comportment.”
Official efforts to downplay its threat notwithstanding, Islamic terrorism in North Africa is a dangerously real phenomenon. In April, al-Qaeda affiliate Group for Preaching and Combat, an Algerian terrorist organization more commonly known by its French acronym, GSPC, set off twin bomb blasts near the headquarters of the prime minister’s office in the capital of Algiers — a brazen act of terror that ended a tenuous reprieve from violence that had held since the 1990s. Earlier this month, intelligence agents in neighboring Morocco warned that al-Qaeda-allied militants were plotting attacks in the country.
Government officials here have sought to cast these as exclusively foreign affairs, but the reality is less comforting. Back in January, Tunisian security forces fought bloody gun battles with terrorists in suburbs outside the capital of Tunis, foiling a plot to attack the American and British embassies. So when California Democrat Jane Harman recently expressed her concern that North Africa may “well be the next front in the war on terror,” she was not engaging in alarmism.
Tunisian authorities, in practice if not in press releases, are far from oblivious to the fact. While maintaining that domestic terrorism is journalistic fiction, they have nevertheless waged a continuous — and largely successful — battle against Islamic radicalism.
Not the least of the reasons for this success is the fact that Tunisian religious life is strictly monitored. For example, the so-called “Law of the Mosques” of 1988 requires imams to be vetted by the government and allows mosques to be open only during prayer times. (Government officials insist that the law has been misinterpreted, but objective sources of information are difficult to find in a country where the leading newspaper, La Presse, is affiliated with the authoritarian ruling party of President Zine El Abidine Ben Ali.)
The political arena, likewise, is closed to religion. Religious political parties are outlawed, and the Islamist al-Nahda party, a distant relative of the Muslim Brotherhood, has been prohibited from standing for office since its unexpectedly potent showing in the 1989 elections. Bans on Islamist websites and search engines have made terrorist recruitment more difficult, and authorities are also making a concerted effort to restrict the wearing of Islamic headscarves in public, which they say subverts Tunisia’s secular tradition.
Congruent with these measures, the government has launched severe crackdowns on Islamic extremism. According to some recent reports, more than 600 Tunisian Islamists have been arrested in the past two years. Evidence of just how seriously the government takes the question of security can be seen everywhere in the country. Stroll around the capital of Tunis and you find police officers, garbed in signature black leather jackets and jackboots, guarding all souks and public squares. (This being a progressive country, at least by the Arab world’s standards, many are women.)
Meanwhile, in Djerba, site of the 2002 attacks, security is ubiquitous. Driving to the synagogue for a festival last weekend, one had to pass through no fewer than four security checkpoints, just hundreds of feet apart, each manned by machine-gun toting armed guards, while helicopters circled overhead. And that’s just what meets the eye. « Our security is very tight, even if you don’t see it, » Tunisian legislator Roger Bismuth told this reporter.
More than the safety of Tunisians is behind this impressive deployment. With few natural resources and its only oil coming from domestic olives, Tunisia is increasingly reliant on tourism, which contributes $2.7 million to the economy annually and makes up more 12.8 percent of the GDP. To this nascent industry the 2002 attack came as a devastating blow, one the government is uneager to repeat. “It took us until 2006 to forget about 2002,” says Ezzeddine Hammedi, director of Tunisian tourism in Washington.
Tourism comes with a significant drawback, however. Growing numbers of European visitors have moved Tunisia further into the crosshairs of Islamists, who see tourism as yet another submission to the hated mores of the infidel West. Suppressing Islamic radicalism, however, has made Tunisia a perennial punching bag for human rights watchdogs like Amnesty International and Human Rights Watch, who, not without justice, judge the country deficient by democratic standards.
Missing from this criticism is any awareness that an untrammeled democratic process would almost certainly empower Islamists. “They talk about democracy, but look what happens when these people come to power — they’re against Jews, Westerners and they consider us [Tunisians] bad Muslims,” observes one government source, who does not deny that “repression” is a fact of life in the country, but who would talk only on condition of anonymity.
In one sense, the human rights groups are correct: repression is indeed an ugly word. But traveling around Tunisia — where wine and beer is freely sold alongside traditional sweet mint tea; where Israeli tourists are welcome; and where the tiny Sephardic Jewish community enjoys government support and protection — one is reminded that the regional lexicon provides for many worse alternatives. Unfortunately, as the success of Hamas in the Palestinian territories reminds us, one of them is democracy. Jacob Laksin is a senior editor for FrontPage Magazine. His e-mail is jlaksin@gmail.com (Source : le site frontpage Magazine (USA), le 16 mai 2007) Lien : http://frontpagemagazine.com/Articles/ReadArticle.asp?ID=28218  

Where Jews and Muslims Party Together

by Justin Cohen – Wednesday 16th of May 2007 In 2002, a devastating terror attack on Tunisia’s historic El Ghriba Synagogue left 21 people dead, reawakening the world to the continuing terrorist threat in the wake of 9/11. So it was with some trepidation that, just a few weeks later and amid reluctance among some colleagues to make the journey, that I accepted an invitation to take part in an annual pilgrimage to the shul in north Africa. My fellow Jewish News reporters weren’t the only ones to keep their distance that year – just 800 people joined the celebrations that for decades have taken place there at the time of Lag B’Omer. Fast forward five years and last week I again joined the throngs on the island of Djerba, this time to be greeted by nearly 3,000 Jewish celebrants who packed out the resorts hotels. For two days, the synagogue – where visitors can see a stone said to be brought from the first Temple – formed the backdrop as local Jews and visitors from around the world sung, danced and involved themselves in ancient customs as local Muslims looked on and even took part. But this level of co-existence, and even cooperation, is not a foreign concept in Tunisia. Despite the capital Tunis once being the seat of Yasser Arafat’s PLO, the country boasts centuries of largely peaceful co-existence between the Muslim majority and a Jewish community which once numbered 120,000. Rebecca Partouche, 18 – who travelled from Marseilles with her family for the pilgrimage, said: « In France it is not like this – there is confrontation. Here they are friends – they work together, they really are brothers. » She added that it was particularly pleasurable to see religious and non-religious Jews enjoying themselves at the event alongside each other. Inside the main part of the synagogue, Muslim Fahmi Maaloul – who came to the synagogue with long-term Jewish friend Semuel Benbaron – told TJ: « In Tunisia there is no problem. We respect them and they respect us in our religion. We do Shabbat with them. » Metres away, their wives joined many other women in lighting candles. Another local custom was for women to leave an egg with the name of an unmarried woman in a special part of the synagogue. Today, participants in the pilgrimage inscribe a variety of wishes on eggs, and Tunisian-born Benbaron confided that his hopes included good health, success in business and peace between Israel and the Palestinians. Two days before the French presidential elections, he also proudly showed off one with the words ‘Sarkozy President’ emblazoned on it. This was a tradition that also captured the imagination of a visibly excited Emma Joseph, from Hendon, who was returning to her country of origin for the first time since 1967. Telling of her « emotional » return to El Ghriba, she said: « I described everything to my husband, the blue stones, how you have to take your shoes off, the tzedakah, everything. ». No different from any Jewish gathering around the world, there was an abundance of food – from meat on skewers to cakes – wherever you looked. Lovingly cooking three different types of couscous, 64-year-old Shoshana Cohen proudly said: « My goal is to offer people a kosher meal. Everything is fresh.” She said that she had never faced any difficulties from her Muslim neighbours, adding: “There is no problem to come to this country”. In the shul’s packed courtyard, where scores of Tunisian flags and pictures of the country’s president hung, visitors enjoyed a stirring performance by the Jerusalem Boys Choir, which had travelled to the event for the third time. As they belted out Kan Noladati, you couldnt help but be struck by the significance of the moment – in many Muslim countries Israelis wouldn’t even be allowed into the country but here, hundreds openly enjoyed a medley of classic Israeli tunes. The youngsters from Israel then gave way to a lively auction, which was punctuated by words of support for the country’s president. And you didn’t have to look far to see just one of the reasons why there is so much affection for Tunisia’s head of state among the Jewish community. One of the most striking aspects of the event was the level of security provided for the pilgrimage. As officers awaited the imminent arrival of Tunisia’s tourism minister for the closing moments of the pilgrimage, one officer told me he was happy to be protecting the Jewish community, who are just as Tunisian as the rest of the population. During those three days, I got the distinct impression that any fresh outrage would be felt almost as much by the wider society as it would be by Jews themselves. (Source : le site TotallyJewish (London), le 16 mai 2007) Lien : http://www.totallyjewish.com/news/special_reports/?content_id=6288

Journée mondiale de la société de l’information

Quel profil pour l’internaute tunisien ? * Navigation gratuite dans les publinets

 Le 17 mai de chaque année a été dédié aux technologies nouvelles de la communication et de l’information et ce suite à l’organisation du Sommet Mondial sur la Société de l’Information dans notre pays en novembre 2005. Les fans d’Internet qui ne disposent pas de connexion chez eux ont pu profiter hier d’une navigation libre et gratuite dans « les cyber-cafés ». Cette initiative prise par le ministère des Technologies de la Communication s’inscrit dans le cadre de la concrétisation du concept société du savoir et la réduction du fossé numérique au niveau local, qui ont fait d’ailleurs l’objectif du SMSI. Mais comment peut-on réaliser ces finalités sans avoir une idée pertinente sur les profils des internautes, leur comportement, leurs besoins ainsi que leur utilisation (téléchargement de logiciels, jeux, films, etc). Ce profil peut être tracé à travers des enquêtes bien étudiées. Les échantillons représentatifs reflètent également le profil de l’internaute tunisien devenu fidèle à cette technologie. Modernisation et développement du mode de vie obligent.   Une étude sur « les habitudes de navigation sur Internet des habitants du Grand-Tunis » a été réalisée il y a trois ans par un bureau spécialisé pour tracer le profil de l’internaute et le taux de pénétration sur la toile a démontré que « pratiquement 43 % des personnes interrogées (sur un échantillon représentatif de 600 individus) ont utilisé au moins une fois le réseau Internet. La même étude s’est également penchée sur le comportement des internautes en d’autres termes les sites les plus visités. Elle a démontré qu’il existe « une forte pénétration d’Internet dans les établissements scolaires et universitaires, ce qui explique d’ailleurs l’engouement des jeunes lycéens et collégiens notamment vers les Publinets », a révélé l’étude. Elle a également dévoilé « qu’en juin 2004, 71% des connexions s’effectuaient dans des Publinets ». Mais s’agit-il des mêmes chiffres après trois ans et suite à l’intégration de l’ADSL dans le réseau ?   Internautes jeunes et aisés
Par ailleurs, les données collectées sur le profil de l’internaute tunisien ont démontré que ce sont  les jeunes et les aisés qui naviguent très souvent sur le net. « Le profil des internautes tunisiens est dominé par les individus des classes aisées, avec une forte représentation des 15 – 45 ans et une quasi égalité entre hommes et femmes (avec un léger avantage pour les hommes) », toujours d’après la même source. Avec le développement du mode de vie, l’envahissement des NTIC et l’émergence de nouvelles habitudes, les jeunes utilisent ce support virtuel pour des finalités multiples, notamment le téléchargement des logiciels, films, jeux vidéo, DVD, etc. Il en ressort également qu’ils s’expriment sur des sites de discussion, des blogs et des forums. La France réalise chaque année une étude intitulée « Les Français, la micro et l’Internet » pour cerner le profil des internautes, les objectifs de l’utilisation et tracer ainsi l’impact économique du téléchargement des fichiers. En Tunisie, les structures œuvrant dans le domaine des télécommunications et de l’Internet ne disposent pas de statistiques sur le profil du Tunisien. Partant du fait que la navigation est libre et accessible à tous les utilisateurs ces institutions ne réalisent  pas d’études pour identifier les spécificités de l’internaute, ses objectifs et ses besoins.   Mais les résultats affichés en 2004 ont démontré que les tunisiens ont « un engouement vers les moteurs de recherche étrangers. 70,5% des utilisateurs d’Internet, selon l’enquête, déclarent visiter exclusivement des sites étrangers, contre 9,1% visitant exclusivement des sites tunisiens et 20,5% les deux », selon la même source. « 16,4% des raisons d’utilisation d’Internet sont le chat alors que les sites musicaux ont une pénétration de 4,4% contre 5,3% pour les sites d’information économique ou encore 3.5% pour les news », d’après l’étude.   Pour ce qui est des sites des organismes publics, ils ont un taux de pénétration de l’ordre de 5,2 % à égalité avec les sites de l’éducation (secondaire et supérieure). A signaler dans ce contexte que plusieurs sites officiels ne sont pas actualisés, d’où l’importance de les mettre à jour afin qu’ils soient une source d’information fiable pour tous les internautes. Assurer une information actualisée sur le net contribue certainement à la concrétisation de la société du savoir et la réduction du gap numérique. Sana FARHAT (Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 18 mai 2007)  

Un grave accident survient sur la route régionale n°39

Cinq morts et sept blessés

 

• Le Président Ben Ali donne ses instructions pour apporter aux familles des victimes le réconfort et l’assistance nécessaires Un grave accident survenu, hier après-midi, sur la route régionale n°39 reliant Fouchana à Naâssen (gouvernorat de Ben Arous), à la suite d’une collision entre un poids lourd et un véhicule de la Garde nationale transportant 12 agents, a fait 5 morts dont l’un est décédé à son arrivée à l’hôpital, ainsi que 7 blessés parmi les agents de la Garde nationale. Les équipes de la Protection civile et des unités de secours se sont vite déplacées sur les lieux de l’accident, où ils ont assuré les premiers secours aux blessés avant de les évacuer vers l’hôpital. Aussitôt informé de ce drame, le Président Zine El Abidine Ben Ali a dépêché le ministre de l’Intérieur et du Développement local sur les lieux de l’accident pour superviser les opérations de secours et lui a donné ses instructions en vue de se rendre au chevet des blessés et de transmettre ses condoléances et ses sentiments de sympathie aux familles des victimes. Le Président Ben Ali a, d’autre part, ordonné d’apporter à ces familles le réconfort et l’assistance nécessaires en cette douloureuse circonstance. (Source : « La Presse » (Quotidien – Tunis), le 18 mai 2007)

Faits divers…

Le voleur de l’école, trahi par ses empreintes

 

 
Tunis – Le  Temps : Les faits commencé dans cette affaire par le signalement à la police de vol d’équipements scolaires, par le chef  d’un établissement à Ben Arous, dont des ordinateurs  et des magnétoscopes. Les investigations menées  par  les agents de la brigade  de la région ont permis l’arrestation d’un jeune homme qui avait déjà maille à partir avec la justice  ayant été  déjà condamné auparavant, pour  des faits similaires. Il ne put nier son forfait ayant été confondu grâce aux empreintes  relevées sur le lieu des faits, qui étaient conformes aux siennes. Il ajouta même qu’il mena cette opération de vol avec la complicité d’un tiers  qui l’aida au transport  et  à la vente des objets volés. Il lui   remit la somme de 700 dinars,  à titre d’avance sur la vente  d’une partie desdits objets volés. Les indications qu’il donna à la police  concernant son complice, permirent l’arrestation de celui-ci et son inculpation en tant que co-auteurs. Cependant, le procureur a demandé au tribunal devant lequel a comparu l’auteur principal, le renvoi de l’affaire afin d’accomplir  les formalités nécessaires pour faire comparaître le complice.
(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 18 mai 2007)

La Tunisie bloquerait elle les délocalisation venant de Chine ?

par Jean-Philippe Teilhol  En effet,  la Tunisie qui dispose d’un grand crédit auprés du géant Chinois, semble trés peu se préoccuper du déficit commercial qui existe entre elle et la Chine. Malgrés que la Tunisie crie haut et fort qu’elle est la base idéale pour la pénétration du marché Européen, elle semble trés réservée face aux investissements Chinois. Selon certaines sources bien informés des dossiers concernants un bon nombre de délocalisation semble dormir et ne pas être près d’être activé! La cause: la peur de la création d’un Ghetto Chinois en Tunisie! (comme ca commence à être le cas en Algérie) Ceci peut être illustré par la difficulté d’une entreprise du textile Chinoise qui souhaitait s’y implanté. Elle c’est heurtée au fait qu’elle aurait besoin du double du nombre d’ouvriers étrangers permis par la loi tunisienne, pour ses premiers mois de démarrage. Cependant celà ne semble pas être un réel problème compte tenu que l’investissement et l’entreprise, étant étatiques,les contrats auraient étés établit sur la durée de séjour de ces ouvriers chinois qui auraient été par la suite remplacés par des Tunisiens ! Autre exemple il y a en projet la création d’une importante zone industrielle destinée à acceuillir les entreprises chinoises de la région de Chong-Ching, dans la région de Koundar (Gouvernorat de Sousse au Centre Est tunisien). Or, il y aurait eut un revirement car initialement les autorités avaient donné leur accord pour une superficie de 200 hectares, mais ne voudraient plus désormais qu’en mettre 50 à disposition! Il est interressant de noter que nous ne sommes pas les seuls à avoir “peur” de la Chine. Mais ne serait ce pas une sorte de basse rancoeur aprés que les chinois aient fortement malmené le secteur textile Tunisien? Affaire à suivre… (Source: Le site www.icdelocalisation.com/ le 18 mai 2007)
 

Tunisie – Ségolène Royal en vacances en famille à Djerba

Reuters, le 17 mai 2007 à 15h48 TUNIS, 17 Mai (Reuters) – Ségolène Royal, candidate malheureuse à la récente élection présidentielle en France, séjourne actuellement en vacances  sur l’île tunisienne de Djerba, a-t-on appris jeudi après des responsables du tourisme. La présidente socialiste de la région Poitou-Charente est accompagnée de ses enfants. Mais son compagnon François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, est absent. Ségolène Royal, qui restera en Tunisie jusqu’à dimanche, a tenu à ce que son séjour soit entouré de discrétion pour lui permettre de récupérer des fatigues de la campagne, a-t-on ajouté de même source. L’île de Djerba, dans le golfe de Gabès, est une région touristique très prisée des étrangers. REUTERS

Ségolène Royal en vacances dans l’île tunisienne de Djerba (presse)

AFP, le 17 mai 2007 à 12h44 TUNIS, 17 mai 2007 (AFP) – La candidate socialiste à l’élection présidentielle française, Ségolène Royal, passe actuellement des vacances avec ses quatre enfants dans l’île tunisienne de Djerba (Sud), a indiqué jeudi l’hebdomadaire tunisien Réalités. Arrivés dimanche à Djerba, à environ 500 kilomètres au sud de Tunis, selon Réalités, Mme Royal et ses enfants résident dans un grand hôtel d’un groupe français. L’hebdomadaire indépendant d’actualité générale a ajouté que le compagnon de Mme Royal, François Hollande, Premier secrétaire du Parti socialiste, devait rejoindre sa famille à Djerba jeudi. Mme Royal est une « habituée » de l’île où « elle a déjà séjourné à deux ou trois reprises », a indiqué Réalités. AFP

Algérie : L’Alliance présidentielle conserve la majorité absolue

Par Hassen ZENATI AFP, le 18 mai 2007 à 14h12 ALGER, 18 mai 2007 (AFP) – Les partis de l’Alliance présidentielle soutenant le président Abdelaziz Bouteflika ont conservé, avec 249 sièges sur 389, la majorité absolue dans la nouvelle Assemblée algérienne issue des élections législatives de jeudi. Ce scrutin a été marqué par un taux de participation faible, deux inscrits sur trois ayant boudé les urnes. Selon les chiffres officiels annoncés par le ministre de l’Intérieur Yazid Zerhouni, l’ancien parti unique, le Front de libération nationale (FLN, nationaliste), arrivé en tête avec 136 sièges en perd 38 par rapport aux législatives de 2002, au profit notamment de ses deux alliés de l’Alliance, le Rassemblement national démocratique (RND – Libéral) et le Mouvement de la société de la paix (MSP – islamique). Chacun de ces partis gagnent 14 sièges, envoyant respectivement 61 et 52 députés à la nouvelle Assemblée, la troisième pluraliste depuis 1997. Ce reclassement politique au sein de l’Alliance présidentielle devrait être suivi par une redistribution de portefeuilles au détriment du FLN dans le prochain gouvernement dont l’actuel chef Abdelaziz Belkhadem (FLN) doit donner sa démission dans les prochains jours pour permettre au chef de l’Etat de former la nouvelle équipe gouvernementale. Révélation des législatives, le Parti des Travailleurs (PT, gauche radicale) de Louiza Hanoune obtient 26 sièges devenant la première force politique représentée à l’Assemblée après les partis de l’Alliance présidentielle. Populaire parmi les travailleurs, proche des syndicats, Mme Hanoune, 52 ans, partisane d’un renforcement du secteur public, a fustigé durant sa campagne le Fonds monétaire international (FMI), la Banque Mondiale et l’OMC et fait des ministres libéraux de l’Energie Chakib Khelil et des Participations Hamid Temmar, dont nelle réclame la démission depuis plusieurs années, ses têtes de turcs. Mme Hanoune est populaire parmi les anciens militants du Front islamique du salut (FIS – dissous) pour s’être opposée à l’annulation par l’armée des législatives de décembre 1991 remportées par ce parti. Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, laïc), qui obtient 19 sièges, rétablit sa représentation parlementaire de 1997 après avoir boycotté les législatives de 2002. Il remporte la moitié des sièges du département de Tizi Ouzou (Kabylie), bénéficiant du boycottage du scrutin par le Front des forces socialistes (FFS) du dirigeant historique Hocine Aït-Ahmed. Le parti islamique d’El-Islah (« Réforme ») s’effondre. Il n’obtient que 3 sièges contre 43 dans l’Assemblée sortante, après avoir été privé de son leader charismatique Abdallah Djaballah, dont la candidature avait été écartée par l’administration. Les Indépendants, avec 33 sièges, contre 30 dans la précédente législature, confortent légèrement leur présence, malgré les multiples obstacles administratifs dressés par les autorités à leur candidatures: augmentation des parrainages, multiplication des formulaires et des garanties. Plusieurs autres petits partis à l’influence locale – comme le Front national algérien (FNA – 13 sièges) et du Mouvement pour la jeunesse et la démocratie (MJD – 5 sièges) de Chalabia Mahdjoubi – obtiennent quelques sièges. Le MJD s’était distingué dans les années 1990 en prônant la liberté sexuelle et la réouverture des maisons closes. M. Zerhouni a affirmé: ces « élections ont montré l’efficacité et le sérieux » des garanties mises en place pour assurer « la transparence du vote ». Il a minimisé l’importance des fraudes signalées par la Commission de surveillance des élections (CNPSEL). AFP  

Algérie: répartition des sièges dans la nouvelle assemblée

AFP, le 18 mai 2007 à 14h23 ALGER, 18 mai 2007 (AFP) – L’Assemblée nationale algérienne élue jeudi avec un taux d’abstention record de plus de 64% reste dominée par l’Alliance présidentielle (pro-Bouteflika), formée de trois partis, mais aucun n’obtient la majorité des 389 sièges de l’hémicycle.  
Voici la nouvelle répartition des sièges Front de libération nationale (FLN): 136 sièges. Rassemblement national démocratique (RND): 61 sièges. Mouvement de la société de la paix (MSP): 52 sièges. Ces trois partis forment l’Alliance présidentielle totalisant 249 sièges. Parti des travailleurs (PT, gauche radicale): 26 sièges. Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, laïc): 19 sièges. Front national algérien (FNA, nationaliste): 13 sièges. Mouvement national pour la nature et le développement (MNND, écologiste): 7 sièges. Mouvement Ennahda (renaissance, islamique): 5 sièges. Mouvement pour la jeunesse et la démocratie (MJD, centre): 5 sièges. Alliance nationale républicaine (ANR, libéral): 4 sièges. Mouvement pour l’entente nationale (MEN, nationaliste): 4 sièges. Parti du renouveau algérien (PRA, conservateur): 4 sièges. Mouvement de la réforme nationale (MRN, islamique): 3 sièges. Mouvement El-Infitah (MEI, nationaliste): 3 sièges. Front national des indépendants pour la concorde (FNIC, nationaliste): 3 sièges. AHD-54 (nationaliste): 2 sièges. Parti national pour la solidarité et le développement (PNSD, centre): 2 sièges. Mouvement national d’espérance (MNE, centre): 2 sièges. Rassemblement patriotique républicain (RPR, nationaliste): 2 sièges. Rassemblement algérien (RA, nationaliste): 1 siège. Front national démocratique (FND, centre): 1 siège. Mouvement démocratique et social (MDS, communiste): 1 siège. Les indépendants totalisent 33 sièges. AFP

Edito du Monde

Algérie, la défiance

Ce n’est pas une surprise : jeudi 17 mai, la grande majorité des Algériens a boudé les urnes des élections législatives. Selon les résultats officiels, le taux de participation n’a pas dépassé 35 %, un chiffre que nombre d’observateurs sur place estiment, en outre, gonflé par les autorités. Cette abstention massive témoigne du peu d’intérêt des Algériens pour un scrutin législatif sans enjeu, le troisième depuis celui qui, au début des années 1990, vit les islamistes arriver aux portes du pouvoir et le pays sombrer dans la « sale guerre ». Il est vrai que, à Alger, la réalité du pouvoir est détenue par le chef de l’Etat et une poignée de responsables des services de sécurité. Le Parlement n’est qu’une chambre d’enregistrement contrôlée par le pouvoir exécutif. Les électeurs le savent parfaitement. Jamais, pourtant, depuis l’indépendance de l’Algérie, en 1962, le taux de participation n’avait été aussi faible. Lors des législatives précédentes, il était officiellement de 46 %. La vraie surprise de ce scrutin est venue d’ailleurs. A la suite de bourrages d’urnes, de violences et d’incidents divers provoqués par le Front de libération nationale (FLN), l’ancien parti unique, la Commission nationale de surveillance des élections s’est adressée au chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, pour lui demander de « mettre fin aux abus graves », qui ont « dépassé les limites des cas isolés ». C’est une première, significative. Car le président de cette commission, Saïd Bouchaïr, n’est autre que l’ancien président du Conseil constitutionnel. En 1997, lors d’élections locales entachées, elles aussi, de fraudes massives, le même homme n’avait rien trouvé à y redire. Il avait entériné la mascarade électorale et les partis avaient protesté en vain. Qu’un homme du sérail comme M. Bouchaïr se manifeste aujourd’hui publiquement témoigne que la guerre de succession est lancée en Algérie. Niée par son entourage, occultée par les médias, la maladie du chef de l’Etat est un secret de Polichinelle. Dans l’ombre, des clans s’activent pour lui trouver un successeur acceptable par l’armée et les services de sécurité. C’est dans ce contexte que l’émoi de la commission doit s’analyser. Elle est un signal de défiance envoyé au patron du FLN, l’actuel premier ministre, Abdelaziz Belkhadem. L’homme inquiète certains milieux sécuritaires, qui le jugent trop proche des islamistes. Les « décideurs », comme on appelle en Algérie ceux qui détiennent le pouvoir, ne sont pas tous disposés à voir le chef du gouvernement succéder à M. Bouteflika le jour où il disparaîtra. La bataille de succession est bel et bien engagée. Elle l’est comme d’habitude, à l’abri des regards des citoyens et hors tout processus un tant soit peu démocratique. Il est malheureusement difficile d’imaginer que le pouvoir puisse ainsi regagner la confiance des Algériens. (Source : « Le Monde » (Quotidien – France), le 19 mai 2007)  

Google améliore encore son moteur de recherche

Universal Search : voici la nouvelle version de la plate-forme de recherche sur Internet de Google. Présentée mercredi 16 mai depuis le « Googleplex », quartier général de la firme, par Marissa Mayer, vice-présidente de la branche recherche, cette nouvelle version (www.google.com) du plus célèbre des moteurs sur la Toile offre sur la même page de résultats différentes sources en texte, mais aussi en images, photos, cartes ou vidéos. C’est un travail de deux ans qui a conduit à cette unification des résultats, qui n’est en fait que l’agrégation de plusieurs services déjà existants dans la galaxie Google. Ainsi, à partir d’une recherche simple, le moteur nouvelle génération ira interroger les bases de ses différents services de recherche blog, photo, vidéo (YouTube et Google Vidéo), carte (Google Maps) et livre (Google Book) afin d’offrir à l’internaute une palette complète de réponses. PLUS DE VISIBILITÉ POUR LES VIDÉOS Côté apparence, la page d’accueil est encore plus épurée que la précédente, avec rassemblés sur une ligne en haut de page les différentes catégories et modules supplémentaires de recherche, mais aussi les comptes personnels (iGoogle, courriel, etc.). Sergey Brin, l’un des cofondateurs de Google, a qualifié cette nouvelle version de « double récompense pour nous ». Le moteur de recherche apporte désormais « plus de visibilité à des services de Google comme la librairie virtuelle ou les vidéos », services qui n’étaient jusqu’ici « pas assez utilisés », selon M. Brin. « Nous nous sentons assurément le numéro un des moteurs de recherche », a t-il poursuivi, se disant « très heureux des progrès accomplis » depuis les débuts de Google en 1998. Olivier Dumons, avec AFP (Source : « Le Monde » (Quotidien – France), le 19 mai 2007)
 

Mme Dati, première personnalité d’origine maghrébine à un poste important

AFP, le 18 mai 2007 PARIS, 18 mai 2007 (AFP) – Rachida Dati, nommée vendredi ministre de la Justice du nouveau gouvernement français, est la première personnalité d’origine maghrébine à décrocher un ministère régalien. Fille d’un ouvrier marocain et d’une mère algérienne, cette magistrate célibataire de 41 ans, née en France, a été la porte-parole de Nicolas Sarkozy durant la campagne électorale. Avant elle, Nafissa Sid Cara avait été la première femme membre d’un gouvernement de la Ve République et la première maghrébine membre d’un gouvernement français. Née en 1910 près de Sétif, dans l’Algérie française et décédée en 2002, Mme Sid Cara fut 1959 à 1962, secrétaire d’Etat « chargée des Questions sociales en Algérie et de l’évolution du statut personnel de droit musulman » dans le gouvernement de Michel Debré. Il faut ensuite attendre 2002 pour retrouver au gouvernement une autre femme d’origine maghrébine avec Tokia Saïfi, nommée secrétaire d’Etat au Développement durable dans le gouvernement Raffarin I. Née dans le Nord au sein d’une famille de dix enfants, Tokia Saïfi est la fille d’un ouvrier sidérurgiste algérien arrivé en France en 1945. Militante associative de longue date, elle fut aussi la première « beurette » à entrer au Parlement européen en 1999, sur la liste conduite par Alain Madelin (DL). Pour les hommes, Azouz Begag, d’origine algérienne, né à Lyon (Rhône) en 1957, a été nommé en 2005 ministre délégué de la Promotion et de l’égalité des chances dans le gouvernement de Dominique de Villepin. Quant à Hamlaoui Mekachera, ministre délégué aux Anciens combattants en 2004, il fut auparavant président du Conseil national des Français musulmans (1990-2002), délégué à l’Intégration dans le gouvernement d’Alain Juppé (1995-1997). Né en 1930 à Souk-Ahras, dans l’est de l’Algérie, M. Mekachera a été officier d’infanterie de l’armée française de 1958 à 1977. Il a servi en Algérie avant de s’installer en France en 1962. AFP

Wolfowitz – L’Afrique dénonce l’hypocrisie de la Banque mondiale

par Pascal Fletcher Reuters, le 18 mai 2007 à 16h29 DAKAR, 18 mai (Reuters) – La crédibilité du discours que tient la Banque mondiale à l’Afrique, en prônant transparence et bonne gouvernance, est écornée par l’affaire de népotisme qui a poussé Paul Wolfowitz, son président, à décider de renoncer à ses fonctions. Les gouvernements africains, accusés de façon récurrente par les élites du Nord d’être corrompus, sont habitués depuis des années au refrain des délégations de la Banque mondiale sur la nécessité d’assainir leurs pratiques et de rendre leur gouvernance plus rigoureuse et transparente. Après plusieurs semaines d’incertitudes, Wolfowitz a accepté jeudi de démissionner après la vague d’indignation soulevée en raison de son rôle dans l’avancement de sa compagne Shaha Riza, une ancienne experte du Proche-Orient auprès de la Banque. En Afrique, cette décision a été très bien accueillie. « Il n’appliquait pas à lui-même ce qu’il préconisait aux autres », a observé Charles Mugabo, gérant d’un cyber-café de Bujumbura. L’affaire Wolfowitz, a-t-il jugé, est une leçon pour les pays occidentaux qui ne doivent pas être si prompts selon lui à se proclamer supérieurs au reste du monde sur le plan de la moralité. « INTEGRITE EN JEU » « Comment peut-on faire la leçon à l’Afrique quand on utilise l’argent de la Banque mondiale pour donner une augmentation à sa petite amie? », a interrogé Dick Musisi Mpiima, président de l’Association des exportateurs, importateurs et commerçants d’Ouganda. Les experts africains pensent que, dans l’ensemble, ce scandale nuira à la principale campagne de la Banque mondiale, qui est de promouvoir la bonne gouvernance et l’honnêteté dans les affaires sur un continent dont les groupes étrangers s’arrachent les richesses naturelles. « Son intégrité est en jeu », a estimé Maxwell Mkwezalamba, commissaire de l’Union africaine aux Affaires économiques. Pour beaucoup d’Africains, cette affaire illustre par ailleurs la nécessité d’élargir la gestion de la Banque pour refléter la diversité de ses membres. Ce sont les Etats-Unis, son plus grand actionnaire, qui ont toujours choisi son président. Si elle est le continent le plus concerné par les décisions de cette institution, l’Afrique n’a jamais eu son mot à dire dans ce choix éminemment stratégique. « Nous sommes un acteur important parce que nous empruntons de l’argent à la Banque. Nous devons par conséquent avoir notre mot à dire », a dit le ministre zambien de l’Information, Mike Mlongoti. MAUVAIS MESSAGE D’autres ont regretté le départ de Wolfowitz, qui était selon eux sensible aux problèmes et aux besoins de l’Afrique. « La Banque a perdu un homme qui aimait l’Afrique », a estimé Esther Passaris, une femme d’affaires basée à Nairobi. Pour Alphonse Muzito, ministre du Budget de la République démocratique du Congo, Wolfowitz est la victime de ses ennemis au sein de la Banque. Tous s’accordent cependant sur le fait que le scandale envoie précisément le mauvais message aux dirigeants africains, très courtisés par les entreprises occidentales et par l’ambitieuse diplomatie chinoise. « La façon dont Wolfowitz a négocié une augmentation pour sa compagne équivaut à celle dont le président Idriss Déby a détourné les revenus du pétrole », a estimé Ngarlegy Yorongar, un opposant du président tchadien. Wolfowitz avait brièvement suspendu au début 2006 le versement des prêts de la Banque au Tchad en accusant N’Djamena d’avoir enfreint un accord en amendant unilatéralement une législation sur les revenus pétroliers pour puiser dans un fonds réservés en théorie aux générations futures. « Il serait dommage de revenir à cette vieille époque où les représentants de la Banque mondiale en Afrique entretenaient des relations très intimes avec les dirigeants », a estimé Maïna Kiai, membre d’une organisation kényane de défense des droits de l’homme. REUTERS

Ukraine: 15.000 de Tatars de Crimée (musulmans, NDLR) commémorent leur déportation par Staline

AFP, le 18 mai 2007 à 17h50 SIMFEROPOL (Ukraine), 18 mai 2007 (AFP) – Quinze mille Tatars ont manifesté vendredi à Simféropol, grande ville de Crimée (sud de l’Ukraine) pour marquer l’anniversaire de la déportation de leur peuple sur ordre de Staline et demander à la communauté internationale de les aider. « L’Ukraine a beaucoup fait pour l’installation des Tatars sur son territoire. Maintenant il est temps que ce problème devienne international, que l’Ukraine obtienne l’aide de la communauté internationale », a déclaré un haut   responsable de la communauté tatare, le député Refat Tchoubarov. Les manifestants ont adopté une résolution appelant les leaders de leur communauté à « tout faire » pour « mettre à l’agenda des structures spécialisées de l’ONU, du Conseil de l’Europe et de l’Union européenne » la question de la situation des Tatars. Du 18 au 20 mai 1944, plus de 200.000 Tatars de Crimée, peuple d’origine turque alors accusé par le pouvoir stalinien d’avoir collaboré avec les nazis, ont été déportés, la plupart en Asie centrale, comme plusieurs autres « peuples punis » dont les Tchétchènes. Environ 40% d’entre eux sont morts au cours des deux premières années qui ont suivi leur déportation, selon des estimations non officielles. Quelque 260.000 d’entre eux sont retournés vivre en Crimée depuis la fin des années 1980, mais nombre d’eux ont des conditions vie difficiles. Les Tatars de Crimée représentent aujourd’hui 12% de la population de cette presqu’île ukrainienne et rencontrent des problèmes pour récupérer les terres occupées après la déportation de leurs ascendants. AFP

L’extrême droite tente de retarder la construction d’une mosquée en Seine-Saint-Denis

LE MONDE | 17.05.07 | 13h12  •  Mis à jour le 17.05.07 | 15h31             Après avoir obtenu le report de la construction de la grande mosquée de Marseille, en avril, l’extrême droite pourrait retarder le projet prévu depuis plusieurs années à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Le 3 mai, le commissaire du gouvernement du tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) a proposé d’annuler le bail conclu entre la mairie et la Fédération cultuelle des associations musulmanes de Montreuil (FCAMM), estimant que le loyer symbolique d’un euro, prévu dans le cadre du bail emphytéotique (bail immobilier de très longue durée accordé en échange d’une amélioration du fonds) concédé pour le terrain destiné à la construction de la mosquée, constituait une subvention déguisée. Cet avis faisait suite au recours déposé par un élu mégrétiste (MNR) au conseil municipal, dirigé par le maire apparenté communiste, Jean-Pierre Brard. La décision définitive est attendue à la fin mai. Le 17 avril, le même argument avait été retenu par le tribunal administratif de Marseille, saisi par les élus d’extrême droite du FN, du MNR et du Mouvement pour la France (MPF). « Ces actions en justice résultent d’une stratégie pour lutter contre l’islamisation de la France », indique Nicolas Bay, un membre du MNR, qui déplore « la volonté des pouvoirs publics de favoriser les musulmans en leur accordant des terrains dans des conditions avantageuses pour la construction de mosquées-cathédrales ». Après la décision de Marseille, Philippe de Villiers, président du MPF, s’était réjoui d’une « décision juste, équitable conforme à la saine laïcité » et demandait au gouvernement d' »imposer un moratoire sur toute construction de mosquée avant la signature d’une charte républicaine qui impose à l’islam le respect des lois de la République ». Ces contretemps judiciaires ne devraient pas remettre en question définitivement les constructions prévues mais ils compliquent les procédures, souvent déjà très longues. A Montreuil, après des années de discussions, la pose de la première pierre de la mosquée a eu lieu le 30 décembre 2006. Dans l’hypothèse où le tribunal administratif suivrait l’avis du commissaire du gouvernement chargé de dire le droit, la municipalité envisage de faire appel. De leur côté, à Marseille, la mairie et la communauté musulmane se sont engagées à revoir les conditions du bail, qui prévoyait un loyer annuel de 300 euros. « BAUX EMPHYTÉOTIQUES » Les principes juridiques qui régissent les relations entre les pouvoirs publics et les cultes, rappelés lors de la création du Conseil français du culte musulman (CFCM), stipulent que « les collectivités locales peuvent mettre à disposition par bail emphytéotique des terrains communaux pour y construire des édifices du culte ». Une disposition explicitée et confirmée en 2006 dans le code des propriétés des personnes publiques. « On signe des baux emphytéotiques depuis des décennies pour les autres cultes sans que cela ait été jugé contraire à la loi de 1905, rappelle Didier Leschi, chef du bureau des cultes au ministère de l’intérieur. Sur les 1 800 lieux de culte construits après 1905 en Ile-de-France, 450 l’ont été grâce à ce type de bail. L’égalité de tous les cultes suppose que ce que l’on a permis aux uns soit autorisé aux autres. » « Nous ne plaçons pas sur un pied d’égalité la religion chrétienne, qui a façonné notre histoire, avec l’islam, installé en France depuis vingt ans, souvent contre la volonté des Français », indique le responsable du MNR. A Montreuil, un bail emphytéotique a été accordé pour la construction d’une synagogue ; le dossier n’a pas été attaqué par le MNR, indique la mairie. Stéphanie Le Bars (Source : « Le Monde » (Quotidien – France), le 19 mai 2007)

Home – Accueil الرئيسية

Lire aussi ces articles

7 septembre 2006

Home – Accueil – الرئيسية TUNISNEWS 7 ème année, N° 2299 du 07.09.2006  archives : www.tunisnews.net l’Alliance Maghrébine pour la Démocratie:

En savoir plus +

Langue / لغة

Sélectionnez la langue dans laquelle vous souhaitez lire les articles du site.

حدد اللغة التي تريد قراءة المنشورات بها على موقع الويب.