19 mars 2003

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TUNISNEWS

3ème année, N° 1034 du 19.03.2003


LES TITRES DE CE JOUR:
 

Dr Sahbi Amri: l´Ex-prisonnier politique Mohamed Taoufik Khemassi vient de succomber à l’appel divin AFP: Mesures de grâce présidentielle au profit de certains détenus en Tunisie
AP: Tunisie: mesures de grâce en faveur de détenus
AFP: La lutte contre le terrorisme, prétexte pour s’attaquer à la presse (rapport) IPI: 2002 World Press Freedom Review  – Tunisia AFP: La presse officielle tunisienne souligne « la responsabilité historique » de Saddam Hussein
AP: Tunisian foreign minister briefs president on meeting with Saddam Hussein J. A. L’Intelligent : Pour éviter de se brouiller avec Washington, les autorités veillent à contenir les mouvements spontanés de protestation.
Libération: La Cour constitutionnelle allemande refuse d’interdire le parti néonazi NPD
Chamseddine: Questionnaire. Tsar Boris: Le Chaabanisme ne passera pas AP: La Tunisie et le Soudan signent un accord sur la sécurité J. A. L’Intelligent: Un observatoire pour mieux les comprendre Le Matin : Le PDG d’Orascom, Naguib Sawiris, confirme le scandale-« Nous n’avions pas d’argent » AFP: La femme du Premier ministre turc concilie mode et foulard islamique


عبد الباري عطوان: شهيدتنا الامريكية الرائعة

د. أحمد القديدي: العرب في حالة أحلام اليقظة هوبير فيدرين : كيف ننكر وجود صراع بين الغرب والإسلام؟

 

L’enseignant d’éduction Islamique au lycée secondaire de Dahmani Monsieur Mohamed Taoufik Khemassi vient de succomber à l’appel divin

 
  par: Dr Sahbi Amri
Ex-prisonnier politique en 1991 , il a été soumis au controle administratif durant sept ans sans jugement ni condamnation avec toute la panoplie d’humiliations policières d’accompagnement à ce geste d’injustice dans un village tel que Dahmani . Marié à une institutrice, père de quatre enfants en bas ages , le defunt Mohamed Taoufik Khemassi agé d’une quarantaine d’années s’est rendu le Dimanche 16 Mars 2003 à l’hopital Regional du Kef pour visiter sa mère qui venait de subir une intervention chirurgicale . Il ne souffrait cependant de rien. Mais à sa sortie de l’hopital, une crise cardiaque ne lui a laissé le temps de dire  » Adieu  » à ses enfants . Dans la rue et tout près de la gare routière du Kef, Mohamed Taoufik Khemassi , imminent professeur de haute moralité à Dahmani et ailleurs , a rendu l’ame à son possesseur .Très vite la nouvelle s’est repandue laissant regrets et douleurs chez tous ceux qui l’ont connu . Il vient d’etre enterré ce jour le 17 Mars 2003 à 12h30 dans le cimetière de la colline de Meskhia à 6 Km de Dahmani sur la route de Djerissa . La police politique n’a pas raté l’occasion de faire le constat de l’enterrement de ce professeur épuisé par les harcelements et les persecutions des serviteurs du terrorisme d’état sous la propagande synthétique de la démocratie du GPD Ben Ali . Repose Taoufik en paix éternelle .Tes amis et tes enfants n’ont pas encore dit leur dernier mot .    
رحمه الله رحمة واسعة وأدخله فسيح جنانه ورزق أهله وإخوانه وجميع من عرفوه جميل الصبر والسلوان. إنه سميع قريب مجيب الدعاء.

 

Mesures de grâce présidentielle au profit de certains détenus en Tunisie

 

    AFP, le 18.03.2003 à 18h55

 

            TUNIS, 18 mars (AFP) – Le président tunisien Zine El Abidine Ben  Ali a décidé de gracier « un certain nombre » de détenus à l’occasion  du 47ème anniversaire de l’Indépendance, qui sera célébré jeudi,  apprend-on de source officielle mardi à Tunis.

            Le nombre et l’identité des détenus bénéficiant de cette mesure  n’ont pas été précisés.

            Les grâces portent sur l’annulation du reliquat de la peine pour  certains prisonniers, la réduction de la durée de détention pour  d’autres, ainsi que sur des libérations conditionnelles.

            Des mesures de clémence sont accordées à l’occasion des Fêtes  nationales et concernent officiellement les détenus de droit commun,  les autorités tunisiennes ne reconnaissant pas l’existence de  « prisonniers d’opinion », pour la plupart des activistes islamistes  dont le nombre est estimé à un millier par Amnesty International.

            Des formations d’opposition et la Ligue tunisienne des droits de  l’Homme militent ces dernières années pour « une loi d’amnistie  générale » au profit « de tous les détenus politiques ».

            Les mesures de grâce ont été prises à l’issue d’un entretien  mardi du président Ben Ali avec les ministres de l’Intérieur, Hédi  M’henni et de la Justice et des droits de l’Homme, Béchir Takkari.

            L’annonce de ces mesures coïncidait avec la remise au président  Ben Ali d’un rapport annuel du « Comité supérieur des droits de  l’Homme et des libertés fondamentales », organisme consultatif  désigné par le chef de l’Etat.

            Le président tunisien a demandé, à cette occasion, au comité un  « suivi accru » et « des propositions susceptibles de favoriser la  consolidation des droits de l’Homme aux plans de la législation et  de la pratique », a-t-on indiqué à Tunis.

            Le 17 février, le président Ben Ali avait pris des mesures pour  améliorer l’état des prisons (hygiène, soins, promiscuité,  notamment) sur la base d’une enquête effectuée par le comité.

 

AFP


 

 

Tunisie: mesures de grâce en faveur de détenus

            Associated Press, le 18.03.2003 à 23h45

            TUNIS (AP) — Plusieurs détenus ont bénéficié d’une mesure de grâce décidée mardi par le président Zine El Abidine Ben Ali à l’occasion du 47e anniversaire de la fête de l’indépendance de la Tunisie, célébrée chaque année le 20 mars.

            Les condamnés graciés, dont le nombre n’a pas été précisé, sont des détenus de droit commun. Certains ont vu leur peine réduite, tandis que le reliquat de la peine a été annulé pour d’autres.

            Une libération conditionnelle a été également accordée à un « certain nombre » d’autres prisonniers.

            Selon des ONG tunisiennes et étrangères, il existe en Tunisie près d’un millier de « prisonniers politiques », essentiellement des islamistes du mouvement « Ennahdha » (interdit). Les autorités ne leur reconnaissent pas ce statut, arguant du fait qu’ils ont été condamnés pour des délits qui relèvent du droit commun.

            Ces mesures ont été prises lors d’une entrevue entre le chef de l’Etat et les ministres de l’Intérieur, Hédi Mhenni, et de la Justice et des Droits de l’homme, Béchir Tekkari.

            Recevant par la même occasion le président du Comité supérieur des droits de l’homme et des libertés fondamentales, Zakaria Ben Mustapha, qui lui a remis le rapport annuel de cet organisme consultatif, le président tunisien lui a demandé de lui faire « des propositions concernant tout ce qui serait de nature à favoriser la consolidation des droits de l’homme » en Tunisie.

            Un rapport critique sur la situation dans les prisons tunisiennes présenté il y a un mois par M. Ben Mustapha avait été à l’origine d’un programme de réforme des établissements carcéraux.

 

Associated Press

           


 

La lutte contre le terrorisme, prétexte pour s’attaquer à la presse (rapport)

 

 AFP, le 19.03.2003 à 12h32

 

            VIENNE, 19 mars (AFP) – De nombreux gouvernements ont pris  prétexte de lutte contre le terrorisme pour violer la liberté de la  presse, accuse mercredi l’Institut international de la presse (IPI)  dans son rapport annuel 2002.

            « Durant la première année complète après les attentats du 11  septembre, la guerre contre le terrorisme a continué de porter  atteinte à la liberté de la presse », note l’organisme de défense de  la presse, basé à Vienne, qui rassemble des médias de 115 pays.

            Selon un bilan de l’IPI, 54 journalistes ont été tués l’an  dernier et des infractions à la liberté de la presse ont été  observées dans 176 pays.

            « Bien que des journalistes se feront toujours tuer en couvrant  des événements violents, la prise pour cible délibérée de  journalistes par ceux qui veulent empêcher les médias d’exposer  leurs activités, constitue une tendance inquiétante », note le  rapport.

            « A travers le monde, des gouvernements ont pris prétexte de la  guerre (contre le terrorisme) pour défendre leur propres intérêts à  court terme. De nombreux pays ont mis en oeuvre des lois  restrictives, réduit la libre circulation de l’information, arrêté  des journalistes, fermé des médias, et supprimé des dissidents au  nom de la lutte contre le terrorisme », déplore l’IPI.

            L’Amérique du sud reste la région la plus dangereuse du monde  pour les médias, relève le rapport. 22 journalistes y ont été tués,  dont 15 par des terroristes d’extrême gauche et d’extrême droite en  Colombie.

            Dix journalistes ont été tués en Europe. La Russie a été le plus  dangereux des pays de la région, avec huit journalistes tués, dont  au moins trois qui enquêtaient sur la corruption et le crime  organisé.

            « Presque tous les pays d’Europe ont introduit de nouvelles  législations anti-terroristes après le 11 septembre dont certaines  ont rendu plus difficile le travail des médias », indique encore  l’IPI.

            Treize journalistes ont été tués en Asie. L’Indonésie et les  Philippines ont pris de nouvelles mesures contre le terrorisme.

            « Après s’être acquis la faveur des Etats-Unis dans la guerre  contre le terrorisme, des pays comme le Kazakhstan, le Tadjikistan,  le Turkmesnistan et l’Ouzbekistan ont reprimé impunément les médias.  Les terroristes et les forces de l’ordre au Népal ont également visé  délibérément les médias cette année, en revanche, la situation s’est  améliorée au Sri Lanka », note le rappport.

            Sept journalistes ont été tués au Moyen-Orient et en Afrique du  nord, où les gouvernements limitent la liberté d’__expression et  repriment les dissidents.

            En Iran, le lutte d’influence entre conservateurs et  réformateurs a conduit à la fermeture de médias et à de lourdes  peines de prison contre des journalistes. La Jordanie s’est appuyée  sur la lutte contre le terrorisme pour renforcer ses lois pénales. 

La Tunisie et l’Arabie saoudite renaclent encore à renoncer à leur  contrôle sur l’Internet.

            « Aux Etats-Unis, le renforcement des pouvoirs dans la lutte  contre le terrorisme et la surveillance croissante a éveillé des  craintes sur le maintien de l’équilibre entre sécurité et liberté »,  écrit l’IPI.

            Au Canada, enfin, le contrôle éditorial exercé par de puissants  propriétaires suscite l’inquiétude, conclut le rapport.

 

AFP


 

 

Et voici le détail de la partie du rapport annuel de l’IPI concernant l’état de la liberté de la presse en Tunisie en 2002 :

 

2002 World Press Freedom Review

 

TUNISIA

The already disastrous conditions in Tunisia have worsened during the past year. Although the country is relatively peaceful with Western governments, businesses and tourists keeping the Tunisian economy on an even keel, there are still problems. Tunisia continues to be a country whose government seems to rely on censorship for survival and its censorship of the internet is especially troubling. Another problem is the support the government receives from the international community. The decision to hold the 2005 World Summit on the Information Society, led by United Nations secretary general Kofi Annan, was seen as ironic. Given the country’s approach to this fundamental right.

On 7 March, RSF Secretary General Robert Ménard was fined about US $1,000 and $1 in damages against him, as a symbolic gesture, by a Paris court, for his protest in the Tunisian Tourism Office in Paris in June 2001. « There was no attempt to find out the truth in this matter », he said in response to the ruling. « The judge refused to hear witnesses or to watch a video showing that I never touched, much less roughed up anyone. We know very well that the Tunisian government was behind this case ».

Samia Ayari Mattei, an employee of the tourism office, had filed a complaint against Ménard saying that she had to take days off for sickness after RSF’s two-day occupation. RSF often employs militant action to make its point. RSF has subsequently appealed the case. In 2001, three individuals from RSF were arrested in Tunisia and deported for handing out copies of a banned magazine on the streets.

Tunisian authorities seized an issue of the monthly opposition magazine Al Tariq al Jadid (« New Path ») on 19 March. Al Tariq al Jadid is the official mouthpiece of the Attajdid party, one of five legal opposition groups, who promptly denounced the move as a violation of press freedom. Party officials said the journal had been impounded at the printing house with no explanation. RSF believed the seizure could have been in reaction to an article criticising a reform to the constitution of Tunisia, which was undertaken without any previous discussion involving opposition parties and civil society organisations.

Jean-Pierre Tuquoi of Le Monde was banned from entering Tunisia to cover the 26 May elections. On 16 May, Tuquoi was told he was not allowed to enter the country as he arrived at the Tunis-Carthage airport. « Tuquoi has never made any secret of his ill will towards Tunisia, through his insults and hostility, and his determination to harm the country », Tunisian officials said in a statement about the incident. Tuquoi co-authored a book in 1999 about Tunisia and its system of repression. The 16 May incident was Tuquoi’s first attempt since the book was published to enter the country.

Zouhair Yahyaoui was sentenced on 20 June to 28 months in prison.

Yahyaoui is the founder and editor of the website TUNeZINE (www.tunezine.com). He was sentenced to one year for « putting out false news giving the impression there had been a criminal attack on persons or property » and to one year and four months for « theft and unauthorised use of a communications link » and « stealing from his employer ». On 10 July, a Tunis appeal court reduced the combined sentence to two years. Charges against Yahyaoui came about after he published a message on the Web site about a rumour that a failed attack on the presidential palace had taken place. Another possible motive for the arrest is that Zouhair Yahyaoui is the nephew of Mokhtar Yahyaoui, a dissident judge.

On 4 September, the editor of El-Badil, Hamma Hammami, was released from prison for « health reasons ». Hammami is also the head of the Tunisian Communist Workers’ Party. On 2 February, Hammami and his colleagues, Abdeljabar Madouri and Samir Taamallah, had each been sentenced to 9 years in prison after they emerged from 4 years in hiding on the same day. On 30 March, the men’s sentences were revised. Hammami received a thirty-eight-month sentence. Madouri received a forty-five month sentence and Taamallah received a twenty-one month sentence. They were all found guilty of being part of an illegal group, printing and handing out illegal pamphlets with false information, and inciting lawbreaking and rebellious behaviour.

Abdallah Zouari’s new, eight-month prison sentence was confirmed on 5 September, three months after his release from prison after serving 11 years in prison. Zouari is a journalist for the now banned weekly, Al Fajr. On 4 September, Zouari appealed an eight-month prison sentence for « refusal to comply with an administrative decision ». The original sentence of eight months was handed down after Zouari did not comply with orders that upon his release from prison he must reside in Zarzis, even though his home was in Tunis. Zouari disobeyed the court’s order, calling it arbitrary.

His family and friends were not allowed to be in court and his lawyers withdrew from the case saying there was no chance of a fair trial. Zouari’s 11-year prison sentence was the result of being found guilty of belonging to an illegal group. Zouari was tried with 279 other individuals, all of whom were accused of belonging to the Al-Nahda party which is banned in Tunisia. The banned newspaper for which Zouari worked was seen as being supportive of the party. On 7 November, however, Zouari was one of four prisoners set free to commemorate President Ben Ali’s 15 years in power.

(Source : le site web de l’IPI : http://www.freemedia.at/wpfr/world.html )


 

La presse officielle tunisienne souligne « la responsabilité historique » de Saddam Hussein

NDLR: bien lire que « Le Temps » est un quotidien indépendant

 

            Associated Press, le 18.03.2003 à 21h29

 

 

            TUNIS (AP) — La presse tunisienne a lancé mardi un appel indirect au président Saddam Hussein à quitter le pouvoir « pour éviter à la région une guerre dévastatrice ».

            Sous le titre « responsabilité historique », le quotidien indépendant « Le Temps » a souligné, dans son éditorial signé de son rédacteur en chef, Mustapha Khammari, que « les choses étant ce qu’elles sont, le salut du peuple irakien en ces heures fatidiques (…) est entre les mains du président Saddam Hussein ».

            « La responsabilité de celui ou de ceux qui peuvent empêcher l’hécatombe et ne le font pas sera immense et impardonnable », a conclu l’éditorialiste.

            Evoquant la mission effectuée dimanche et lundi à Bagdad par le ministre tunisien des affaires étrangères, Habib Ben Yahia, porteur d’un « message verbal urgent » du président Zine El Abidine Ben Ali à son homologue irakien, le quotidien « Assarih » (Le Franc) a fait valoir, de son côté, que « la paix exige le courage de l’instant décisif ».

            « A un moment où tous les pays du monde ont fermé les portes de l’espoir et où la guerre annoncée contre l’Irak s’avère inéluctable (…) la Tunisie a ouvert une voie dans ces nuages sombres et montré que l’espoir peut se situer dans des instants à même d’être plus efficaces que des mois d’action », a écrit le journal.

 

Associated Press


Tunisian foreign minister briefs president on meeting with Saddam Hussein

 Associated Press, le 19.03.2003 à 13h31

            TUNIS, Tunisia (AP) _ Tunisia’s foreign minister Wednesday briefed the Tunisian president on his meeting last week with Iraqi President Saddam Hussein in Baghdad, the official TAP news agency reported.

            Foreign Minister Habib Ben Yahia arrived in Baghdad on Sunday night, carrying a « verbal message » from Tunisian President Zine El Abidine Ben Ali, according to TAP.

            It was unclear exactly when Ben Yahia had returned to Tunis, or what he told the president.  Ben Yahia was the latest Arab envoy to see Saddam. Arab League Secretary-General Amr Moussa on Tuesday called off a possible last-minute peacemaking trip to Iraq.

            Tunisia has good relations with both the United States and Iraq. Several Iraqi diplomats have visited the North African nation’s capital in the past several months,

including Tariq Aziz, Iraq’s deputy prime minister, who was here in January.

            Tunisia is a member of special committee set up during a March 1 Arab summit to use its offices to find a peaceful solution to the crisis.

 

Associated Press

 


 

  La Tunisie et le Soudan signent un accord sur la sécurité

 

            Associated Press, le 18.03.2003 à 21h34

            TUNIS (AP) — La Tunisie et le Soudan ont signé un accord de coopération en matière de sécurité, à l’occasion d’une visite effectuée à Tunis par le ministre soudanais de l’Intérieur Abderrahim Mohamed Hussein, a-t-on appris mardi de source officielle tunisienne.

            Le document paraphé par Mohamed Hussein et son homologue tunisien Hédi Mhenni porte notamment sur la coopération en matière de « lutte contre la criminalité, sous toutes ses formes et l’échange d’expériences et de données ».

            Il prévoit, en outre, la mise en place d’une commission mixte chargée d’évaluer les résultats de l’application de cet accord et de proposer les moyens et outils à même de développer la coopération entre les ministères de l’intérieur des deux pays.

            A l’issue d’une entrevue mardi avec le Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi, le ministre soudanais de l’Intérieur a déclaré que l’accord s’inscrivait dans le cadre « du développement continu et de la dynamique remarquable que connaissent les relations bilatérales dans tous les domaines ».

            Les rapports entre Tunis et Khartoum s’étaient dégradés dans les années 1990 du fait du soutien apporté par l’ancien dirigeant Hassan Tourabi au chef du mouvement intégriste tunisien « Ennahdha » (interdit), Rached Ghannouchi, qui vit en exil en Grande-Bretagne.

            Porte drapeau du mouvement fondamentaliste au Soudan, Hassan Tourabi a été écarté de la scène politique ces dernières années par le président soudanais Omar Al-Bachir.

 

Associated Press


 

FLASH INFOS
 

Tourisme à Chenini

Un nouveau complexe touristique vient de voir le jour à Chenini (gouvernorat de Tataouine), aux portes du désert. Il s’agit d’une station d’accueil comportant notamment trois salles de conférences de 900 places, des boutiques d’artisans, un espace de détente et de relaxation avec une vue prenante embrassant l’ancienne oasis berbère de Chenini, avec ses hautes enceintes et ses superbes sites archéologiques. Cette réalisation s’inscrit dans le cadre du programme national de développement du tourisme saharien.   (Source: La Presse du 19 mars 2003)  

Accor achète l’hôtel Sahara Palace à Nefta

Le Sahara Palace sous la marque Le groupe français Accor vient d’acquérir l’hôtel Sahara Palace à Nefta qui fera l’objet d’extension de 100 lits et qui devrait être exploité sans la marque Sofitel…   (Source: Le Temps du 19 mars 2003, d’aprés le portail Babelweb)

Trafic des aéroports

Le trafic des aéroports internationaux tunisiens a enregistré une nette amélioration, au cours du mois de janvier 2003. En effet, le nombre de passagers a atteint 378 mille voyageurs contre 339 mille voyageurs, au cours du mois de janvier 2002, soit une hausse de 11 %.   (Source: Le Temps du 19 mars 2003, d’aprés le portail Babelweb)

 

Entretien avec M. Moncef Ben Abdallah, ministre de l’Industrie et de l’Energie

« Nos stocks stratégiques sont actuellement au maximum »

 

• «Ce ne sont pas quelques jours à 40 dollars qui vont nous faire mal»

• «Le marché s’attend à une baisse très rapide des cours par la suite»

 

Dans cette conjoncture internationale pour le moins incertaine où un scénario de guerre pourrait faire s’envoler les cours du pétrole, entre autres multiples retombées néfastes, La Presse a rencontré le ministre de l’Industrie et de l’Energie. M. Moncef Ben Abdallah se montre plutôt serein.

Certes, le Brent, qui a été 24 dollars le baril en 2001 et 25 dollars en 2002 tourne, aujourd’hui, autour d’une moyenne de 34 dollars, pour le mois de mars, et de 32 dollars, pour le premier trimestre 2003.

Mais, explique le ministre, les prix sont exacerbés en raison de l’incertitude qui règne quant aux risques de conflit, précisant que les observateurs s’attendent à une baisse très rapide des cours dès le déclenchement de la guerre.

«Prévoir ce qui va se passer, en cas de conflit, est très difficile» dit le ministre, puisque la seule référence disponible est la dernière guerre du Golfe, qui a vu «une montée en flèche des cours», suivie, dès la fin du conflit, d’«une chute qui s’est arrêtée à 9 dollars».

«Il faut raisonner en termes de moyenne», explique M. Ben Abdallah, affirmatif : «Ce ne sont pas quelques jours à 40 dollars qui vont nous faire mal». Surtout que les stocks de sécurité des entreprises de distribution sont à leur maximum, soit deux mois de consommation pour l’essence, le gasoil, le pétrole lampant et le fuel, et un mois de consommation pour le kérosène et le GPL.

«Nous avons pris toutes les précautions nécessaires et habituelles. La première est d’être couverts en termes d’approvisionnement», a indiqué le ministre, qui ajoute que «par conséquent, il n’y a aucun problème pour toute l’année».

 

(Source : La Presse du 19 mars 2003)

 

 

La Cour constitutionnelle allemande refuse d’interdire le parti néonazi NPD

Par Lorraine MILLOT

L’Etat de droit allemand a offert, hier, un beau triomphe aux néonazis, qui travaillent habituellement à le saper. Après plus de deux ans de procédure scrupuleuse, la Cour constitutionnelle allemande a estimé qu’elle ne pourrait pas interdire le NPD, petit parti néonazi, comme l’avaient demandé, dans une démarche commune très exceptionnelle, le gouvernement et les deux Chambres du Parlement.

En épluchant le dossier, la cour de Karlsruhe a découvert que plus de 30 des 200 dirigeants du NPD travaillaient aussi comme indics pour les services de renseignements allemands. Certains propos outranciers, cités à charge dans le dossier présenté par le gouvernement, émanaient même de ces agents, ont constaté les juges. Une organisation aussi bien infiltrée, si ce n’est «téléguidée» par des organes gouvernementaux, ne représente pas un danger immédiat pour l’ordre démocratique, a, du coup, estimé la cour. L’échec est cuisant pour le ministre social-démocrate de l’Intérieur, Otto Schily, mais aussi pour ses collègues conservateurs des Länder, notamment de Bavière, qui avaient uni leurs forces pour demander l’interdiction de ce petit parti.

 

(Source: Libération du 19 mars 2003)

 

أحلام العراق في مهرجان تونس

القاهرة – الراية: تلقت الفنانة رغدة دعوة من مهرجان القيروان الدولي بتونس للمشاركة بفيلمها الروائي القصير أحلام صغيرة ويتناول مأساة ومعاناة أطفال العراق والذي قامت رغدة بإخراجه وتصوير مشاهده من واقع الحياة بالعراق أثناء عدد من الزيارات التي قامت بها لبغداد وقد قررت رغدة ان يكون العرض الأول للفيلم يوم 12 ابريل في حفل افتتاح المهرجان الذي سيقوم بتكريمها وسيستمر المهرجان حتى يوم 19 ابريل.   (المصدر: صحيفة الراية القطرية الصادرة يوم 19 مارس 2003)  

أميركا تحبس طالبي اللجوء!!!!!

الإندبندنت – خاص بـ « الوسط » –   أمرت الولايات المتحدة باعتقال طالبي اللجوء السياسي، وضمت القائمة مواطني دول عربية وإسلامية. وأثارت الخطوة حفيظة محامي المهاجرين لأنها تنتهك قانون حقوق الإنسان الدولي. وأعلنت وزارة الداخلية أن هذا التحول في السياسة جزء من خطة لتعزيز الأمن في مواجهة تهديدات الحرب ضد العراق، وأطلقت على هذا الإجراء عملية « درع الحرية ».   (المصدر: صحيفة الوسط البحرينية الصادرة يوم 19 مارس 2003)

 

 

Solidarité mesurée Pour éviter de se brouiller avec Washington, les autorités veillent à contenir les mouvements spontanés de protestation.

 

 

Ridha Kéfi, correspondant à Tunis En décembre dernier, des syndicalistes, des militants des partis de l’opposition dite « démocratique » et des représentants de la société civile ont tenté d’organiser, dans la capitale tunisienne, une marche de protestation contre le projet de guerre américaine en Irak. Leur demande d’autorisation a été rejetée par les autorités. Pis : un important dispositif de sécurité a été déployé dans les principales artères de la capitale pour empêcher tout mouvement spontané de protestation. Il a fallu attendre le 20 février, cinq jours après les manifestations pacifistes à l’échelle planétaire, pour voir la première marche contre la guerre à Tunis.

 

Au premier rang du cortège, qui a rassemblé quelque cinq mille personnes, les leaders des partis légaux, à commencer par Ali Chaouch, secrétaire général du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, au pouvoir), ainsi que les patrons des principales organisations nationales (patronat, syndicat, union des femmes, etc.). La manifestation, encadrée par des agents en uniforme et en civil, a duré moins d’une demi-heure.

 

Depuis, d’autres marches de solidarité ont été organisées dans plusieurs villes du pays, mais elles étaient toutes autorisées, et donc strictement encadrées par le RCD et les autorités régionales. Parallèlement, des rassemblements de syndicalistes et d’étudiants, qui n’ont pas reçu d’autorisation officielle, ont été dispersés par la police, notamment à Sfax (Sud-Est) et Gafsa (Sud-Ouest). Dans ces deux villes, des heurts entre la police et les manifestants ont fait plusieurs blessés.

 

Dans des communiqués rendus publics les 1er et 5 mars, le parti Ettajdid, le Parti démocratique progressiste (PDP) et le Forum démocratique pour le travail et la liberté (FDTL, légalisé en octobre dernier) ont dénoncé la « confiscation de l’espace public » par les autorités et les brutalités dont ont été victimes de nombreux manifestants.

 

Comme la plupart des Arabes et des musulmans, les Tunisiens sont en majorité opposés à la guerre. Ceux qui y sont favorables – de rares intellectuels pour qui la destitution de Saddam est le prélude à la chute de tous les dictateurs de la région – se gardent cependant d’exprimer ouvertement leur point de vue. Conséquence : dans les médias comme dans les cercles de discussion, un seul et même son de cloche.

 

Le gouvernement ne se démarque pas, dans le fond, de la population.

 

La Tunisie est officiellement favorable à une solution pacifique de la crise. Traduire : elle est opposée à une opération militaire américaine en Irak sans l’aval des Nations unies. Le président Ben Ali n’a cessé de réitérer cette position dans ses discours et dans ses entretiens téléphoniques avec les chefs d’État étrangers (notamment avec le président français Jacques Chirac, le 6 mars).

 

Mais, tout en cherchant à être en phase avec son opinion publique, le régime essaie de contenir les sentiments antiaméricains d’une population excédée par les exactions de l’armée israélienne dans les Territoires et par le silence complaisant – sinon complice – de l’administration Bush. Les médias ont ainsi été invités à modérer leurs critiques à l’égard de Washington.

 

Pour comprendre les raisons de cette circonspection, il faut remonter douze ans en arrière. Dans un discours prononcé le 11 août 1990, soit neuf jours après l’occupation du Koweït par l’armée irakienne, le président Ben Ali avait cru devoir renvoyer dos à dos l’occupation du Koweït par l’Irak et l’intervention étrangère – particulièrement américaine – dans la région.

 

Ce double refus (du fait accompli irakien et de l’ingérence américaine) a été mal compris par Washington, ainsi que par ses alliés saoudiens et koweïtiens. Cette position a valu à la Tunisie d’être classée par les Américains – qui lui en ont longtemps voulu – dans le camp des « amis de Saddam ».

 

C’est donc pour éviter de susciter le même malentendu que les responsables tunisiens veillent à modérer leur pacifisme et à circonscrire la mobilisation populaire en faveur de l’Irak dans des limites acceptables.

 

(Source: L’Intelligent N°2201du 16 au 22 mars 2003)


 

 

 La femme du Premier ministre turc concilie mode et foulard islamique

 AFP, le 19.03.2003 à 02h04

 

   par Thomas SEIBERT

             

            ISTANBUL, 19 mars (AFP) – Emine Erdogan, la femme du nouveau  Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, issu de la mouvance  islamiste, n’abandonnerait pour rien au monde son foulard, même au  nom des responsabilités officielles de son mari. 

            Depuis la victoire électorale du parti de la Justice et du  Développement (AKP) de son époux en novembre, Emine Erdogan s’est  distinguée par une manière très personnelle de s’habiller,  conciliant sa foi musulmane et les obligations protocolaires d’un  état solidement attaché à ses principes laïcs.

            A défaut de plaire à tout le monde, son style a le mérite d’être  nouveau en Turquie, où le foulard est soit le signe d’une ruralité  profonde, soit l’emblème d’un militantisme arrogant.

            Ses foulards élégants, ses longues robes aux couleurs vives et à  la coupe recherchée montrent que le respect des codes islamiques ne  sont pas forcément synonymes de toilettes austères.

            Pour sa première visite à l’étranger, Mme Erdogan avait même  fait la une des journaux en compagnie de la femme du Premier  ministre sortant, Harunissa Gul.

            A Davos, en Suisse, où leurs époux suivaient le Forum économique  mondial, leur manteau à revers de fourrure complétant un foulard  assorti de lunettes de soleil a fait le bonheur des photographes.

            Cette nouvelle mode divise les stylistes de mode, l’un d’eux,  Cengiz Abazoglu, se montrant très emballé quand son collègue, Nuri  Yerlitas, estime que Mme Erdogan aurait « besoin de conseils d’un  professionnel ».

            Certains ont déjà récupéré l’image très médiatique de Mme  Erdogan, un couturier lançant, à son insu, une collection baptisée  « Emine Erdogan 2003 », qui a suscité les protestations de  l’intéressée.

            C’est à 15 ans que la jeune femme, aujourd’hui âgée de 54 ans, 5  de plus que son mari, a été forcée par son frère de se couvrir, la  faisant « pleurer des jours durant, et même penser au suicide »,  livrait-elle récemment à la presse.

            Ce n’est qu’après s’être plongée dans la lecture d’ouvrages  religieux qu’elle s’est elle-même convaincue de porter le foulard.

            Mais pas question pour autant de pousser les autres à suivre son  exemple, car « chaque femme doit faire ce qu’elle veut », dit Mme  Erdogan.

            Pour l’instant, la deuxième dame de Turquie n’a pas eu à gérer  les problèmes d’étiquette qui interviendront inexorablement, le port  du voile étant strictement interdit dans les bâtiments officiels.

            Un incident avait éclaté, peu après les élections, quand la  femme du président du parlement, Bulent Arinc, était apparue, la  tête couverte, aux côtés de son mari devant le chef de l’Etat Ahmet  Necdet Sezer, qui lui remettait ses pouvoirs avant une visite à  l’étranger.

            Mais Mme Erdogan entend bien ne pas jouer les seconds rôles,  elle qui a longtemps assisté son mari dans ses combats politiques.

            « Beaucoup la considèrent comme le personnage le plus influent  dans l’entourage de son mari », écrivait récemment le quotidien  Aksam.

            Son appartenance à la province de Siirt a notamment pesé le 9  mars lors du scrutin législatif partiel qui a vu l’élection de M.  Erdogan, le propulsant au poste de Premier ministre.

            Mère de quatre enfants, Mme Erdogan est également une fervente  adepte de la médecine « alternative », le quotidien Sabah annonçant  qu’une nouvelle boisson – non alcoolisée bien entendu – de sa  composition serait bientôt « officialisée » dans les bureaux du  Premier ministre.

            Emine Erdogan ne manque pas une occasion de vérifier que son  époux éclaircit régulièrement sa voix, très sollicitée, d’un mélange  de citron pressé, miel et jus de persil.

 

AFP


 

Questionnaire.

 
 

Par Chamseddine.

Pourquoi accoure-t-on pour voir les événements transmis par la chaîne qataris Aljazeer alors qu’on refuse de créer d’événements ou d’y participer ?

Pourquoi uniquement 0,1%* des jeunes tunisiens (29% de la population du pays est âgé entre 15 et 29 ans), sont-ils intéressé à la politique ?

Pourquoi seulement 1,4%** de la jeunesse tunisienne se destine-elle à la lutte pour une cause internationale juste ?

Pourquoi 41,4%*** des jeunes tunisiens rêvent-ils d’émigration ?

Pourquoi ceux qui militent au sein des partis de l’opposition sont-ils, dans le meilleurs des cas, quadragénaires ?

Pourquoi ceux-là paraissent-ils incapables de s’adresser à la jeunesse ?

Qui a brisé les ponts entre la jeunesse et la politique ? Quel est le pont qui lie la jeunesse à la politique ?

Pourquoi l’opposition tunisienne refuse-t-elle de s’adresser à la jeunesse, préférant l’opposition des interviews, des communiquées et des tribunes des capitales européennes ?

Pourquoi le mot révolution irrite-il à ce point l’ex « élite révolutionnaire » ?

Pourquoi a-t-on abandonné la culture de l’action révolutionnaire clandestine, les techniques efficaces des tracts, des journaux muraux nocturnes et des cellules de discussions pour choisir la très confortable cyberaction ?

Pourquoi la gauche radicale traite-t-elle les islamistes d’intégristes, de rétrogrades, d’obscurantiste, alors que les islamistes évitent de traiter les marxistes d’athées, d’excommuniés et d’hypocrites ?

Pourquoi condamne-t-on les islamistes d’être attachés fanatiquement au mythe de l’âge d’or islamique alors que la gauche est encore un otage obscurci par l’âge d’or du militantisme des années 60-70 ?

Quelle valeur a-telle la lutte pour la liberté d’___expression si on se fixe la mission d’être un rempart contre l’islamisme ; c’est à dire de s’opposer à leurs droits politiques ?

Pourquoi milite-t-on pour la libération des prisonniers islamistes si on va les taxer par la suite de rétrogrades et d’intégristes ?

Pourquoi combattre le fatalisme religieux si notre projet consiste à imposer un fatalisme laïc ? Et est-ce que le sacré est vraiment inexistant en dehors du champ religieux ?

Pourquoi la gauche a-t-elle un problème avec les valeurs arabo-musulmanes ? Pourquoi la gauche ne s’est-elle jamais prononcé sur les maux moraux qui sont en train de souiller l’identité culturelle de notre jeunesse ?

Pourquoi refuse-t-on de lire Ibn Rochd, Ibn Sina, Ibn Toufayl, Ibn Hazm, Al-Farabi, Ibn Arabi et les grandes figures de la civilisation musulmane ?

Pourquoi se permet-on de critiquer le projet islamique alors que la gauche n’a proposé aucun projet de société à part des mots comme liberté, démocratie et droit de l’homme ?

Croit-on encore que les mots ont encore un sens en dehors du seul critère de la réalité ? Pourquoi le mot démocratie n’a plus de sens ? Que signifie une démocratie si les gouvernements anglais, espagnol et turque négligent l’avis de leurs propres électeurs ?

Y-a-t-il vraiment de démocratie sans aventure colonialiste ? Pourquoi la quasi-totalité des soi-disant démocraties étaient-elles des nations colonisatrices ?

N’est-il pas temps de révolutionner notre vision du monde, notre culture politique et la logique de nos alliances ?

Pourquoi a-t-on toujours besoin de l’Occident officiel qui soutien la dictature en Tunisie si nous voulons vraiment se libérer de ces deux à la fois ?

Peut-il avoir d’opposition politique tunisienne sans culture politique tunisienne ? Si la réponse est négative, où est-elle donc cette culture ?

Peut-on militer contre la dictature sans se débarrasser du dictateur intérieur qui est au fond de chacun de nous ?

Peut-on vaincre la tyrannie si on ne se fixe pas comme objectif de militer contre les tyrans de l’opposition qui veulent monopoliser le quand, le comment et le pourquoi de l’action politique ?

Peut-il avoir d’engagement politique sans passion politique ? Et pourquoi le mot passion exaspère-t-il les oreilles de la gauche tunisienne ?

Sans littérature de qualité, sans art de qualité, sans artistes et littéraires de qualité, peut-il avoir d’évolution du champ culturel tunisien vers l’éclosion d’une passion pour l’engagement politique ?

Pourquoi ceux qui sont en prison peuvent-ils défier le tortionnaire en osant écrire de livres alors que ceux qui sont libres et vivent dans les pays libres du Nord sont incapables d’écrire ?

Pourquoi avons-nous seulement deux ou trois poètes tunisiens ?

Pourquoi n’avons-nous aucun romancier à la taille de Najib Mahfoudh, de Tayyeb Salah, de Abderrahman Manyf, de Amin Maalouf ou de Hanna Minah ?

Pourquoi ne célébrons-nous pas nos martyres morts dans les prisons ou sous la torture ?

A part le fait de tolérer timidement la masturbation et d’appeler à la patience et au jeun, que proposent les islamistes pour résoudre la crise de la sexualité qui ronge une jeunesse tunisienne incapable de se marier ?

Pourquoi militer pour un régime islamique si celui-ci va interdire la critique de la raison musulmane ?

Est-il sage de militer pour un Etat islamique avant de militer pour une réforme de la pensée islamique ?

Pourquoi nous oblige-t-on d’obéir aux avis jurisconsultes de Malek, d’Abou Hanifa, d’Ibn Hanbal et de Chafi’i alors que notre quotidien est mille fois plus complexe que leur avis juridique ?

Pourquoi impose-t-on à la femme musulmane actuelle d’accepter une formule d’héritage qui ne s’adapte plus à l’esprit du temps alors qu’on la prive de son droit à la dot et à la nafaqa, pourtant garantis par l’islam à la femme ?

Pourquoi propage-t-on l’idée machiste teintée de religieux prétendant que la femme est destinée au travail ménager alors que religieusement elle n’est pas tenue de le faire ?

Pourquoi les imams de cette version poussiéreuse de l’islam n’informent-ils pas les femmes qu’elles ont le plein droit, du point du vu religieux, de réclamer une rémunération contre le travail ménager qu’elles exécutent au foyer conjugal ?

Dans le Coran, pourquoi le Dieu-même de l’islam a-t-Il critiqué les traditions judéo-chrétiennes alors que les islamistes, les oulémas et les Cheikhs nous interdisent de jeter un regard critique sur notre tradition ?

Pourquoi certaines voix veulent-elles éterniser le débat autour d’un sermon (celui de l’imam Khlif concernant Charfi) vieux de presque un an ?

Pourquoi préfère-t-on chercher des excuses et des faux-fuyants pour manifester une opposition au front uni voire même pour la faire saboter (à l’instar de la toute-petite-pétition et le duel préfabriqué de Khlif/Charfi) alors que le vrai débat consiste à discuter du front de l’opposition ?

Peut-il avoir de débat sur le front de l’opposition en dehors du cadre du front même ?

Peut-on avancer de réponses sans se poser de questions ?

 

 
 

OPINION

 

Le Chaabanisme ne passera pas (*)

 

Par: Tsar Boris Aujourd’hui je soumets à votre sagacité les oeuvres d’un homme on ne peut plus bénaliste, qui sera donc ma cible, en vous laissant vous-même juger de l’insanité de son propos : * Chaabanisme : émanation avancée version brosse à reluire du bénalisme politique le plus brutal sans aucune chance de changement. Chaabane, S, 1996, Ben Ali et la voie pluraliste en Tunisie, Tunis, Cérès Éditions. Notes: version française, revue et adaptée, de l’original paru en arabe chez le même éditeur en 1995. Chaabane, S, 1997, Ben Ali on the Road to Pluralism in Tunisia, Washington, American Educational Trust. Notes: version anglaise d’un ouvrage paru en Tunisie en 1995 en arabe et en 1996 en français comme vous le savez deja. Ce bouquin, on pourrait le qualifier de « m,erde intellectuelle made in Tunisia » ou de « défaite de la pensée » au sens Mezri Haddad du terme, c’est même pas la peine de s’appeler Angelica pour en percevoir les perles tellement les inepties du collabo Chaabane sont évidentes. Un texte de toute évidence destiné à l’opinion publique internationale afin de donner un vernis démocratique au régime autoritariste du flic de boulevard-caporal-président Ben Ali. QUE DE LA M,ERDE, publiée avec de gros moyens en arabe (1995) – les pauvres arabisants, ils ont été les premiers à recevoir ce pavé : le régime Ben Ali le leur a-t-il fait apprendre par coeur comme son homologue maoiste? – en francais (ouvrage revue et adapté bien sûr) en 1996 et enfin en anglais (1997), ouvrage cette fois totalement réécrit en fonction des besoins du public américain. On attends encore les versions russes, chinoises, japonaises, wolof et bantoues. A noter (pages 28 à 34), une copie en fac-similé de la déclaration du 7 novembre 1987. Un vrai torche-f-ion ce brouillon raturé en rouge! Et bourré de fautes de surcroît. Un ouvrage qui a manifestement vieilli, la présidence à vie ayant été réinstallée, reste plus qu’à reprendre l’idée bourguibienne d’une présidence pour l’éternité (cf. le premier chapitre de l’ouvrage de Bernard Cohen op. cit hier sur les particularités de la notion du temps en Tunisie). Ah oui ! Le clou de l’ouvrage, c’est cet Atlas mondial des risques (pages 86-87) où l’ont voit la Tunisie au centre du monde avec un risque-pays faible… C’était avant Djerba !!! Pas de risques de guerre (civile?), ni d’attentats terroristes (je me marre), de délinquance et de gangs armés (oui si l’on exepte de compter les clans au pouvoir, pas de risques de santé ou d’hygiène (tout le monde est en bonne santé et vit très longtemps en Tunisie), ni de risques de transports intérieurs dangereux (extérieurs c’est pas pris en compte non plus). La source : journal Capital, de mars 1993 : il faut arrêter la tisane Monsieur Chaabane ! J’attends des recations enthousiastes : si NKH publie chaque jour dans ce forum ses idees, moi je vais aussi mettre en exergue la collaboration intellectuelle des « elites » de Tunisie. Sadok Chaabane : si vous voyez ce Monsieur, changez de trottoir !

 

(Source: Forum Tunezine, le 19 mars 2003 à 14h50)

 

 
 

Le scandale politico-financier d’Orascom éclate au grand jour à Alger avant Tunis

 

Le masque est tombé, Naguib Sawiris, PDG d’Orascom n’avait ni argent, ni partenariats avec des hommes d’affaires pour se lancer dans la téléphonie mobile et la conquête des marchés locaux. Il a misé sur le soutien des politicienes. Le général Benali, alors colonel attaché militaire à l’ambassade d’Algérie au Caire, lui fit connaître Saïd Bouteflika, le frère de l’actuel président algérien. La presse algérienne demande des comptes, les consommateurs, concurrents aussi, le gouvernement algérien s’explique, il promet une enquête, le crapuleux nouveau riche egyptien reconnaitt l’escroquerie, mais ces affaires à Tunis marchent comme du beurre. Tunis, où un autre général Ben Ali (Zine El Abidine de son prénom, à ne pas confondre avec son escroc de confrère Abdelkader l’algérien), ancien attaché militaire de Tunisie à Rabat, fit céder la lissence à Orascom baptisée Tunisiana, sa femme, Leila Trabelsi baptisée Ben Ali, en est pour quelque chose, d’autres membres du clan aussi… A suivre…   AW Hani    
  

 

 

 

Le PDG d’Orascom, Naguib Sawiris, confirme le scandale

 

« Nous n’avions pas d’argent »

(page 5)

 

Les preuves de Naguib Sawiris

La vérité est venue d’où on ne l’attendait pas. Car c’est de Naguib Sawiris, P-DG d’Orascom, qu’est venue, enfin, la confirmation des déboires financiers et implications politiques de cette boîte de téléphonie mobile dont l’affaire a défrayé la chronique cet été, et pour laquelle certains titres de la presse nationale, et Le Matin en première ligne ont été traînés devant les tribunaux. Si des doutes persistaient encore, à un niveau quelconque, le patron d’OTH (Orascom télécom holding) « révèle » dans une interview parue dans la revue Arabies du mois de mars, avoir développé son affaire dans le marche de la téléphonie mobile « sans disposer des moyens financiers pour le faire » et en « commettant l’erreur de s’associer à des partenaires locaux qui n’étaient pas des hommes d’affaires, mais des politiciens ». L’arnaque n’est pas propre à l’Algérie, mais a réussi à entraîner le pays dans l’un des plus sombres scandales politico-financiers impliquant avant tout le président de la république accusé d’avoir sciemment écarté des spécialistes du secteur internationalement reconnus au profit d’une société ayant fait preuve de son incapacité à tenir ses engagements dans plusieurs autres pays arabes. Cela aussi Naguib Sawiris le confirme en exprimant sa fierté d’avoir « gagné contre Orange en Algérie ». Gagné surtout la possibilité d’enclencher une affaire sur le dos du contribuable, prié de payer le prix de la puce cinq mois avant son acquisition, et grâce aux prêts débloqués par certaines banques algériennes sur instruction de hauts responsables. Dans ce contexte, le président Bouteflika a été perçu comme étant l’un des principaux, sinon le principal responsable du scandale, pour avoir cédé à la pression exercée par Mohamed Ali Al Shorafa, un richissime homme d’affaires émirati entretenant des liens privilégiés avec le chef de l’Etat. Car c’est lui, qui dans deux lettres adressées à la présidence de la république (et publiées par Le Matin) intervient pour exiger carrément de M. Bouteflika l’obtention du marché au moment où certaines voix commencent à s’élever pour attirer l’attention sur les difficultés financières d’Orascom. Ancien actionnaire de cette société Al-Shorafa a annoncé qu’il s’était retiré de l’entreprise en mai 2002 en raison des différends qui l’opposaient à Sawiris, le patron d’OTH. Les « révélations » de ce dernier à Arabies fourniront sans doute de précieux éléments à l’institution judiciaire qui a décidé de s’autosaisir pour faire la lumière sur l’affaire Orascom. Abla Chérif

Le frère du Président mêlé à l’affaire Orascom

Les liens entre la famille Bouteflika et le groupe Orascom se confirment. Isabelle Verdier a révélé dans une publication intitulée Algérie, les hommes de pouvoir comment le frère du Président a connu le président d’Orascom en 1998. Saïd Bouteflika, frère du Président, est lié à Nabil Sawiris, président du groupe égyptien de télécommunications. Il a connu l’homme d’affaires égyptien en 1998, par l’intermédiaire du colonel Abdelkader Benali, alors attaché militaire à l’ambassade d’Algérie au Caire. Benali est aujourd’hui chef de la 6e Région militaire après avoir été promu général-major en juillet 2002. Saïd Bouteflika est, lui, officiellement conseiller du Président. Ce sont du moins les informations que donne le site d’Indigo Publications, une société d’édition parisienne. Le portrait de Saïd Bouteflika, qui révèle sa relation avec Sawiris, est extrait d’un ouvrage paru en juillet 2002, intitulé Algérie, les hommes du pouvoir et réalisé par Isabelle Verdier, journaliste à Indigo Publications. Cette donnée d’apparence anodine explique pourtant bien des mystères autour de l’affaire Orascom en Algérie. On comprend mieux surtout le silence sur l’enquête annoncée solennellement par la porte-parole du gouvernement en octobre 2002. A ce jour, la justice chargée de « faire la lumière sur cette affaire » ne s’est toujours pas manifestée. Il faut dire que depuis le début du feuilleton Orascom, les choses, et surtout les hommes du Pouvoir, ne cessent de s’embrouiller. Orascom était arrivée en Algérie dans les bagages de Mohamed Al Shorafa, homme d’affaires émirati et ami du Président Bouteflika. C’était en 1999, juste après l’accession de Abdelaziz Bouteflika à la magistrature suprême. La délégation avait été accueillie par des hauts responsables de l’Etat, dont les conseillers du Président. Il est déjà question de la licence GSM, alors que la procédure de soumission au marché en est à ses préliminaires. Plusieurs experts affirmeront plus tard que les règles en matière de marchés et d’octroi de ce type de licence ont été superbement piétinées. Mais Orascom décroche le contrat en juillet 2001 au détriment d’Orange-France et de la firme espagnole Telefonica. Cette dernière, l’un des leaders de la téléphonie dans le monde, avait demandé un délai supplémentaire de 24 heures. Refusé bien sûr. Orascom aura du mal à payer la première tranche de ses 737 millions de dollars et bientôt sa fragilité financière, ses lacunes techniques et ses investissements aussi douteux que ratés dans d’autres pays alimenteront articles de presse et commentaires. Bouteflika vole alors au secours de ses amis et accuse l’allemand Siemens de mettre les bâtons dans les roues d’Orascom. Mais une source « anonyme » de la Présidence met par contre en garde la société. Le scandale politico-financier éclabousse la Présidence de la République. Al Shorafa s’empresse d’annoncer qu’il n’a aucun lien avec Orascom et joue les outragés dans une mise au point au Matin. Finalement, Mme Khalida Toumi, ministre de la Communication, annonce qu’une enquête sera ouverte. On attend toujours. Mais on sait à présent pourquoi on attendra longtemps. Parce qu’il faut bien que le grand frère, Président de la République en l’occurrence, protège les intérêts du petit frère et de la famille.

Ghania Khelifi

 

Le Matin d’Alger, La Une du mercredi 19 mars 2003                                                                                                                                                    

www.lematin-dz.net                                                                                                                                                                                                               

 


 

 

Un observatoire pour mieux les comprendre

Abdelaziz Barrouhi

À la porte d’un immeuble datant de l’entre-deux-guerres, un petit compteur électronique enregistre le nombre des entrées et sorties. C’est le gadget qu’a trouvé l’Observatoire national de la jeunesse(*), plus connu sous le nom de Guichet unique d’information des jeunes (Guije), pour comptabiliser le nombre de ses visiteurs tout en respectant leur anonymat. « Nous en recevons un millier par jour, commente Brahim Oueslati, son directeur général. En ajoutant les consultations par téléphone, par serveur vocal et par courrier électronique, cela porte la moyenne à plus de deux mille… »

 

Le succès de cette structure publique est à la fois réconfortant, preuve qu’elle est adaptée à une demande, et préoccupant, signe que les jeunes sont à la recherche de moyens leur permettant de trouver un emploi. Ils disposent pour ce faire d’un certain nombre d’informations. Les plus recherchées sont les annonces des prochains concours d’entrée dans la fonction publique – relativement rares en ces temps de compressions budgétaires – et la sélection d’offres d’emploi dans le secteur privé – tout aussi rares au regard de la conjoncture économique. L’Observatoire les informe par ailleurs sur les occasions de formations ou de stages augmentant les chances d’entrée dans la vie active.

 

Dans ce même espace ont été ouvertes des antennes de plusieurs organismes gouvernementaux, dont les ministères chargés de l’Enseignement supérieur, de la Formation ou de l’Emploi, ainsi que le Fonds national de l’emploi (dit Fonds 21/21) et la Banque tunisienne de solidarité (BTS), qui accorde des financements aux jeunes souhaitant lancer un projet individuel. L’Observatoire leur prête parfois tout simplement une oreille attentive, les aide à aller de l’avant et à ne pas perdre espoir.

 

À charge pour la structure publique d’identifier leurs besoins en les consultant périodiquement, en effectuant des études et des sondages d’opinion. Mais l’on sait déjà que ces jeunes sont généralement d’origine modeste ou issus de la classe moyenne, que leurs parents et la collectivité se sont privés pour leur permettre de suivre des études et qu’ils sont anxieux de pouvoir les « payer » en retour. Bref, qu’ils ne sont pas des « fils à papa » pour qui les débouchés sont assurés.

 

Site internet : www.infojeunes.nat.tn

 

(Source: L’Intelligent N°2201du 16 au 22 mars 2003)

 

 

شهيدتنا الامريكية الرائعة

 

بقلم: عبد الباري عطوان  

ريتشيل كوري فتاة امريكية شقراء في مطلع العشرين من عمرها، لا تجري في عروقها أي دماء عربية أو هندية او عالمثالثية، عيونها في زرقة المحيط الاطلنطي. ريتشيل تحلم مثل اي فتاة في عمرها بخطيب وحبيب وسقف هانئ، واطفال يملأونه شقاوة وضوضاء، ولكنها اجلت هذا الحلم، وذهبت الي مخيمات اللجوء والكرامة والمقاومة في قطاع غزة، لتعيش المأساة العربية في فلسطين، وتشارك ابناء الانتفاضة حلمهم في الشهادة في معارك الشرف والكرامة. كان يمكن ان تذهب الي المراقص وتتمايل علي انغام موسيقي الشاب خالد او عمرو دياب او مصطفي قمر، ولكنها اختارت ان ترقص رقصة البطولة امام جرافة اسرائيلية انقضت علي احد البيوت في مدينة رفح الصامدة، فطحنت عظامها واختلطت دماؤها مع تراب فلسطين الطاهرة. استشهاد هذه المواطنة الامريكية مر مرور الكرام، ولم يحرك ساكناً لدي الرئيس الامريكي جورج بوش، او وزير دفاعه دونالد رامسفيلد، فطالما ان القاتل هو شارون فهوية القتيل غير مهمة، حتي لو كان امريكيا. الادارة الامريكية لم تفتح تحقيقاً في الجريمة، ولم ترسل فريقاً من عملاء مكتب التحقيقات الفيدرالي لجمع المعلومات، والمدعي العام الامريكي لم يطالب بتسليم الجندي الاسرائيلي المجرم والارهابي الذي مارس القتل بهذه الطريقة البشعة في حق مواطنة امريكية لكي يحاكم امام العدالة الامريكية! الرئيس بوش لم يقل انه سينتقم لهذه الجريمة، ولم يضع الجيش الاسرائيلي علي قائمة الارهاب، ولم يطرد السفير الاسرائيلي من واشنطن، بل ربما لا يعرف حتي هذه اللحظة ان جريمة كهذه وقعت فعلا، ولا نستبعد ان تكون عصابة انصار اسرائيل الذين يتحكمون بالقرار الامريكي من امثال ريتشارد بيرل وابرامز وفيث ابلغت الرئيس بوش ان قاتل هذه الفتاة هو ارهابي فلسطيني. نكتب بغضب لاننا مازلنا نذكر جيدا كيف وضعت الادارة الامريكية تنظيم جبهة التحرير الفلسطينية بقيادة ابو العباس علي قائمة الارهاب، لأن احد افراد التنظيم قتل امريكيا مقعدا اثناء اختطاف السفينة اكيلي لورو، مثلما نذكر كيف حوّل اليهود الامريكيون هذه الحادثة الي اسطورة سينمائية تدين الفلسطينيين والعرب جميعا، وتصورهم كأرهابيين غلاظ القلوب ومتعطشين للدماء. نكتب بحرقة لاننا مازلنا نعيش مأساة الدكتور سامي العريان الذي يقبع حاليا خلف القضبان وهو الاكاديمي الفلسطيني المعتدل، بتهمة الانتماء الي حركة الجهاد الارهابية المسؤولة عن مقتل امريكيين اثناء تنفيذ احدي خلاياها عملية استشهادية في مقصف الجامعة العبرية في تل ابيب. هذه هي العدالة الامريكية في ابشع صورها. انها عدالة معادية لكل ما هو عربي ومسلم، ومساندة لكل ما هو اسرائيلي صهيوني. الشهيدة ريتشيل لم تكن مقاتلة في صفوف المقاومة، وانما داعية سلام، شاهدت الظلم الاسرائيلي بعينها، شاهدت كيف تهدم البيوت فوق رؤوس اصحابها، وبكت تلك الشهيدة الحامل التي جاءها المخاض في الوقت الذي بدأت الجرافة تهدم منزلها فاستشهدت ووليدها تحت الانقاض في مخيم البريج جنوب غزة. الرئيس بوش يعد الفلسطينيين بـ نشر خريطة الطريق بمجرد ان يتم تعيين رئيس وزراء فلسطيني بصلاحيات كاملة تؤهله التنازل عن حق العودة، ونصف القدس، وثمانين في المئة من ارض فلسطين التاريخية. خريطة طريق مقابل تدمير العراق وقتل مئات الآلاف من ابنائه، وتنصيب شمعون بيريس امينا عاما لجامعة الدول العربية، ووضع عوائد النفط العراقي في صندوق خاص تتولي الاشراف عليه ادارة مالية اسرائيلية بواجهة امريكية. استشهاد ريتشـــيل بسكــين الجرافـــة الاسرائيلية لن يفتح اعين الرئيس بوش وادارته علي ما يجري للفلسطينـــيين علي ايدي حليفهم الأوثق شارون وقـــواته المجرمـــة. كما انه لن يحرك الرأي العام الامريكي، الذي يمـــول هذا الارهاب الاسرائيلي من امواله. ريتشيل قتلت باموال دافعي الضرائب الامريكيين، ودخلت تاريخ الشعب الفلسطيني كأول شهيدة امريكية تستشهد دفاعا عن الحق ورفعاً للظلم، استشهدت بينما تستعد قوات بلادها لاطلاق ثلاثة آلاف صاروخ علي بغداد لقتل الآلاف من اطفال العراق! ستظل ريتشيل رمزا مشرقا للوجه الامريكي الجميل الذي نحبه، بينما سيظل جورج بوش نموذجاً للوجه القبيح الذي يرمز للظلم والاستكبار والعدوان، ويستجلب كره العالم بأسره. انها وجه للخير في اجمل معانيه، وهو وجه للشر في ابشع معانيه، فتحية لها، ومرحباً بها في اعلي قوائم الشرف والكرامة التي يعتز بها كل انسان عربي مسيحيا كان او مسلما.

 

(المصدر: صحيفة القدس العربي الصادرة يوم 19 مارس 2003)

 


العرب في حالة أحلام اليقظة

 

بقلم: د. أحمد القديدي

 

حالة أحلام اليقظة تصيب الأفراد كما تصيب الأمم. فبإمكان كل منا أن يحلم وعيناه مفتوحتان. بل إن علماء النفس وإمامهم «سجموند فرويد» يعتقدون في استحالة الحياة بدون أحلام اليقظة. فهي كالأحلام أثناء النوم ضرورية للتنفيس عن كرب وتفجير طاقة والتعويض عن نقص ومساءلة العقل الباطن والانتقام من خصم وإرضاء غريزة إلى ما هناك في قاموس علم النفس التحليلي من مصطلحات يعرفها الأطباء النفسيون عز المعرفة. هذا على صعيد شخص واحد ولكن نفس أحلام اليقظة تصاب بها أمة من الأمم في لحظات قلقة متوترة من تاريخها وهي أحلام لها نفس الدوافع من التنفيس عن كرب قاصر وتفجير طاقات كامنة والتعويض عن نقص معيق واستدعاء العقل التاريخي الباطن والانتقام من خصم عنيد وإرضاء لغرائز جماعية كتبها وضعنا المهين.

 

وهذه هي حالة العرب اليوم من محيطهم إلى خليجهم.. لكن أحلام اليقظة لدينا ربما انتقلت من حالة طبيعية تدافع بها الكيانات الباطنة عن صحتها وبقائها إلى حالة مرضية مستعصية على النطاسيين. وقد جاءت عبارة أحلام اليقظة على لسان الزميل المهندس خالد سلمان الخاطر في المناظرة السياسية والحضارية التي جمعته بالسيدة توجان فيصل بإحدى قاعات الشيراتون الأسبوع الماضي في مدينة الدوحة حول محور العلاقات العربية – الأمريكية والتي أدارها بذكاء الزميل الدكتور حمد عبدالعزيز الكواري وزير الإعلام السابق لدولة قطر.

 

وبعدما تحدثت السيدة توجان فيصل بحماس واقتناع قام الزميل خالد بمحاولة تفكيك آلية التفكير العربية الراهنة المعتمدة على شعارات قديمة قد تخدر الجسد العربي وتشل حركته للتقدم بمنظور متجدد لطبيعة الصراع الحالي. وأنا أوافق تماماً على أن قضية العرب الأولى هي إصلاح مؤسساتهم السياسية وإقرار المشاركة الشعبية وتطوير أداء العقل العربي خارج القوالب الأيديولوجية الجاهزة التي حوصر فيها هذا العقل على مدى نصف قرن من الأخطاء المتراكمة والاحباطات الموجعة.

 

هذه كما قال خالد سلمان الأولوية العربية الحقيقية لنكون أمة فاعلة فيما بعد لحل قضية فلسطين ثم الدخول إلى منظومة التاريخ أو منظومة العولمة كأمة حضارية يتناسب حجمها مع: أولاً حجم تاريخها العظيم وثانياً حجم طاقاتها وثرواتها وعقولها وهي على أعتاب القرن الحادي والعشرين وثالثاً حجم التحديات الكبرى المطروحة على طريقها. ولكن عوض احتلال منزلتها تحت شمس العالم الجديد المعلن نراها تلجأ لأحلام اليقظة التي ليست بالأحلام الإيجابية السليمة بل الأحلام المرضية المؤدية إلى انفصام الشخصية العربية والدخول بالهذيان الأيديولوجي منطقة الهلوسة. ومن أعراض هذه الهلوسة تمسك بعض أنظمة «الجمهوريات» العربية بما يسمى «قيادة مجلس الثورة…!» مما أصبح محل تندر وضحك حتى الاستلقاء في أوساط العالم الديمقراطي.. وأية ثورة هذه التي تقوم ذات يوم أغبر في الخمسينيات أو الستينيات وتظل صامدة كالقلعة الشماء طوال ما يبقى الرئيس القائد الملهم في السلطة. وكذلك من أحلام اليقظة أن نظل معتقدين بأننا خير أمة أخرجت للناس دون الالتزام بشرط الآية الكريمة التي ربطت بين هذا التميز في الخير وبين ضرورة الأمر بالمعروف والنهي عن المنكر.. وإلا سقط التمييز.

 

 فنحن العرب في ذيل قائمة النهضة بكل معانيها: نستهلك ما ينتجه الآخرون تقريباً في جميع مجالات الحياة من الخبز للطائرة ومن إبرة الخياط إلى «سكانر» المستشفى.. ونحن أمة لم تقض بعد على الأمية ولم تخصص للبحث العلمي أكثر من صفر فاصل صفر فاصل واحد، ونحن أمة لا نزال نصدر عقولنا للغرب ونصدر كفاءاتنا للهجرة ولم نحاول دراسة هذه الظاهرة المتمكنة بنزاهة وأمانة. ونحن أمة ليس بين دولها تعاون بينيّ قائم على التكامل وتنسيق الجهود حتى أن أرقام المبادلات التجارية بين كل دولة من دولنا وأمريكا والاتحاد الأوروبي تفوق عشرات المرات أرقام المبادلات التجارية بين بعضنا البعض.

 

نحن أمة تلعب دائماً في الوقت الضائع.. وأحسن مثل على ذلك قبول ياسر عرفات بتعيين رئيس حكومة بعد عامين من الضغوط.. فأخذ القرار بعد أن استنفد كل الحيل والمراوغات.. حتى يصطف مع مبادئ العولمة الجديدة.. وهذه المبادئ أحببنا أم كرهنا تضع على قمتها مبدأ الحرية بكل معانيها الفلسفية والسياسية والدستورية.

 

(المصدر: صحيفة الشرق القطرية الصادرة يوم 19 مارس 2003)


كيف ننكر وجود صراع بين الغرب والإسلام؟

 

بقلم: هوبير فيدرين (*)      

 

صدام الحضارات؟ بدلاً من أن نصدم بهذه « النظرية » فلنجد الوسائل الكفيلة بإخراجنا من هذا الصراع لأنه يمتدّ بجذوره إلى القديم القديم، وهو يستمرّ امام عيوننا ويمكن ان يتخذ أبعادًا أكثر مأسوية. كيف ننكر وجود صراع بين الإسلام والغرب في حين تظهر معالمه للعيان بألف طريقة وطريقة، موغلاً بجذوره في التاريخ، يراهن عليه المتطرّفون، فيما توفّر حرب على العراق، وحرمان الفلسطينيين من أيّة بارقة أمل، وإرهاب اسلاميّ وتهوّر أميركيّ، أرضًا خصبةً له؟ لقد سخرنا من هنتينغتون بأنّه تنبأ بهذا الصراع وتبناه، بينما كان ينبّهنا من خطره. فصيغة « صراع الحضارات » التي تحدّث عنها « تصدم » أو ترعب. تصدم رجال النيات الحسنة في الغرب الملتزمين حوار الثقافات، وكلّ أولئك المؤمنين بوجود حضارة يتيمة: الديموقراطية. وترعب الأوروبيين التواقين إلى العيش في زمن تخطى المأساة، وترعب المتعلقين بالأسماء الذين يخشون بأنّ الاعتراف بالخطر إنّما يحاكي دعم وجوده. ونجد هذه الصيغة تقضّ مضجع المسلمين المحدثين المناضلين بجهد حثيث ضدّ الركود في عالمهم لأنّهم يرون في هذا التعبير المقدّر أمارات ما سيسحقهم سحقًا. لكن كلّ هذا الانكار الحسن النية لا يطرد شبح أي شرّ، فعناصر الصراع آخذة بالتكاثر من كل حدب وصوب.

 

أولاً في العالم الاسلامي، بسبب ماض بعيد لا يزال حاضراً في الأذهان: بعد الفتوحات العربية المذهلة في البدء وعصور الحملات الصليبية والمواجهات والاستعمار المسيحيّ، يليه قرن من الذلّ، القرن العشرون، عصر تفكيك الاستعمار رسمياً ولكن في الواقع عصر نقل الشرق الأوسط من سيطرة الامبراطورية العثمانية إلى الهيمنة الأميركية، زد الى ذلك الجرح الفلسطيني – الاسرائيلي النازف أبداً، بات خليط الاحقاد والجهل المتداخل والمخاوف المتوازية اليوم أشبه بقنبلة موقوتة. وبينما نشهد عودة زمن التدخّل – مع ما يترتب عنه من نتائج غير حميدة – لا نحب، نحن الغربيين، استرجاع تلك القرون التي كان فيها التدخل الغربي هو القاعدة وعدم التدخل هو الاستثناء. الشعور بالندم الاستعماري وذاك المتعلق ببلدان العالم الثالث بعيد كلّ البعد عنا، فقد أرسلناه إلى غياهب النسيان وغطيناه بالنيات الحسنة. المسلمون هم لم ينسوا.

 

وقد نطمئن أنفسنا بأن الداعين إلى تعزيز التصادم، في الاسلام كما في الغرب، أقليات ليس إلا، وبأن اللجوء إلى العنف مدان في كلّ أنحاء العالم. إلا أنّ دعوة الأقليات تلك تلقى آذاناً صاغية. وهكذا نجد أنّ المسلمين في غالبيتهم تقريباً يرفضون الارهاب والعدمية الاسلامية ويقاومون المسلمين الأصوليين، لكنّ السواد الأعظم منهم يلعن في الوقت عينه الغرب واحتقاره وهيمنته وأوامره وسخريته من الشرق الأدنى، كلّ ما يستغله الاسلاميون بلا هوادة، أولئك المغدقون على مؤمنيهم بالخطب الداعية إلى الكراهية، فيما يغذي الارهابيون الأحقاد تلك. وقد نردّ عبر تحميل المسلمين المسؤولية، وتوجيه أصابع الاتهام إلى فشل الأنظمة العربية السياسيّ والاجتماعي على حدّ سواء، إلا أن ذلك لا يغير شيئًا في الموضوع.

 

وفي الغرب نجد أنّ الأصوليين الأميركيين المؤثرين في الحزب الجمهوري الحاكم في واشنطن والمتحالفين مع جزء من اليمين وأقصى اليمين الاسرائيليين، والراغبين في إعادة قولبة الشرق الاوسط على سجيّتهم أقلية للغاية. وهذا لا ينفي أن الغربيين بالاجمال – ولا يختلف الاوروبيون مع الاميركيين حول هذه النقطة – مقتنعون اليوم تمام الاقتناع بالقيمة العالمية الاساسية المتمثلة بتفوق الديموقراطية الغربية المطلق على الانظمة الاخرى كافة المستمدّة من القيم، وضرورة نشر هذه الديموقراطية في العالم الاسلامي – العربي خصوصًا. وذلك أمر واقع. في أي حال، وضعت إدارة بوش هذه القناعة في الصدارة في المسألة العراقية بهدف زعزعة المواقف السلمية أو تعدّد الآراء المناهضة للحرب التي لا يمكنها في المقابل، معارضة إحلال الديموقراطية في العراق. وبما أنّ خضّة الحادي عشر من أيلول (سبتمبر) فجّرت الكثير مما كان مكبوتًا في النفوس، انبرى جزء من الغرب، لا بل رشّح نفسه لقيادة « رسالتنا الحضارية » الجيلية، وإن برز خلاف حول السبل: استخدام السلاح مرعب ولكن ليس كيف ننكر وجود صراع بين الغرب والإسلام؟

 

إعادة الاستعمار، وحكومات الوصاية، والانتداب، تسميات شبه محدثة. وها نحن نشهد ولادة نوع جديد من الرهاب الاسلامي الفكري من دون أي ردة فعل تذكر.

أما المقاومة المعتمدة في وجه هذا الاغراء في العالم الغربي فنسبوية ثقافية محرجة ومنحرفة، مجاملة معقّدة للاسلام، صورية متعددة الأطراف، دعوة إلى التعاون، وسلمية في الآراء الأوروبية. ولكن ما من معارضة حقيقية في المبدأ.

 

وذلك إنما يدلّ على أن عناصر التصادم حقيقية، والأحداث التي تعصف في الأفق قد تزيد من خطورتها. فلا الاسلام ولا الغرب يستطيع أن يذهب بعيداً بالانجذابات المضادة لأقصى عناصره، فلا خيار لدى هؤلاء إلا بالتعايش. الغرب أقوى بكثير ولن يضعفه أي إرهاب، بل بالعكس. وإذا تمكّن من إخضاع حكومات عربية أو القيام بعمليات عسكرية بكل سهولة، فهو عاجز عن هداية المسلمين أو قهرهم. وفي غضون ذلك تتسع الهوة أمام أعيننا، ويتفاقم هذا الشعور ويجعل التفاوت المتزايد بين السلطة العظمى الاميركية وضعف الآخرين كل شيء ممكنًا. وتصح هذه الملاحظات حتى لو لم تكن حرب العراق وشيكة، ولكن إمكان نشوب حرب إنما يؤكد صحتها.

لا يسعنا قبول هذا التصادم الذي يفرض نفسه كقضاء وقدر.

 

ما الذي يمكننا القيام به من جهتنا لايقافه؟ أولاً التوقف عن اتباع سياسة النعامة: عدم إنكار الخطر المحدق بل بالعكس اتخاذ التدبير المناسب لتداركه ثم التباحث بين السياسيين ورجال الدين والمثقفين من « الطرفين » بشأن ما يغذّي هذا التصادم للتوصل إلى أجوبة معاً. مكافحة إعادة ظهور الغطرسة بداخلنا وهلوسة السلطة الغربية. اتخاذ موقف حذر من الاسباب المتعددة الواهية لاعادة استعمار العالم الثالث القديم. معارضة حجج أو شعارات المتطرفين لدينا المعادين للاسلام أمثال أوريانا فالاتشي. فرض قيام دولة فلسطينية مستقرة – فذلك أمر أساسي – وجعل فترة ما بعد صدام حسين نموذجًا للتحديث الديموقراطي والتعددية الناجحة، إن أمكن. دعم المسلمين المحدثين في مختلف أصقاع العالم وبكل شجاعة. تشجيع البلدان العربية – المسلمة على سلوك درب الاصلاحات من دون فرض الأوامر عليها أو اعتماد الهيمنة الخرقاء. استيعاب اسلام أوروبا بشكل أفضل من دون التساهل بشأن المبادئ الأساسية في مجتمعاتنا… قد تجيبون بأنّ كل ما ورد أعلاه معروف ومتداول، ربما كان ذلك صحيحاً، غير أنّنا نقوم بهذه الأمور من دون القيام بها بحقّ وعلى خلفية من التناقضات.

 

أما المسؤولون العرب والمسلمون فشجاعتهم تكمن في اعترافهم بأنّ وجود خطر صراع حقيقيّ لا يعزى إلى ضغط استعماري غربي جديد أو روح إدارة بوش المغامرة فحسب، بل تتسبّب به كذلك الاحقاد والتوترات المتراكمة في كنف العالم الاسلامي – العربي، ويغذيه كلّ من يجعل من شعور الكراهية للغرب متنفسًا. يجب أن يتجرّأ المفكرون ورجال الدين على تناول هذه المشاكل من دون مواربة. أما بالنسبة إلى قادة هذه الدول فإن استمروا في تشبّثهم بالوضع الراهن « ما قبل الديموقراطية » بحجة عدم الانضمام إلى لعبة الاسلاميين، فسيجدون أنفسهم في نهاية المطاف مسحوقين بين هؤلاء وشعبهم والغربيين. عليهم القيام بإصلاحات سياسية واجتماعية حقيقية من دون أي تأخير، تلك الاصلاحات التي لا تصبح مقبولة فعلاً إلا في حال أتت من الداخل. يجب أن يعقد المتبصرون ورجال الدولة الغربيون والمسلمون والاقطاب الدينيون ميثاقاً، تحالفاً بهدف الاصلاح والديموقراطية والتعاون تعلن أهدافه علناً ويتم التعاون على تحمل مخاطره.

 

ما من أمر يجعل من الولايات المتحدة اليوم مستعدةً لتصوّر هذه الاستراتيجية أو اتباع هذه السياسة. لن يثق بها المسلمون المحدثون على أي حال، حتى بعد عرض عسكري مذهل للعضلات في العراق، إلا في حال حصول تحوّل جذري في سياسة إدارة بوش بشأن المسألة الفلسطينية – الاسرائيلية بحيث تحمل في طياتها بذور أمل لكلّ شعوب المنطقة. ولكنّ الامور كلها تشير إلى العكس.

 

قد تكون أوروبا البادئة بالمبادرة والداعية إليها. أوروبا تلك التي كشفت المسألة العراقية عورة خلافاتها؟ نعم،

أوروبا، لأنّها تملك الميزات كلّها للقيام بذلك، بدءاً من الذكاء التاريخيّ لمواجهة الوضع، فبوسع أوروبا أن تجد في هذه المبادرة – إن شاءت – مجالاً لإعادة لحمتها، ودوراً يليق بمقامها في عالم مضطرب نكئت جراحه.

ويمكننا التكهن بحجم بؤرة التفجير التي تصرّ إدارة بوش على وضع مشاريعها فيها. ولكن حتى في حال عدم نشوب حرب في العراق في نهاية المطاف، سنواجه نحن الغربيين هذا التحدي: لا استمرارية للأسرة الدولية طالما لم نبعد عنا شبح التصادم بين الغرب والاسلام، وطالما لم ننزع عنه أي تبرير لاستبداله برؤية أخرى موحّدة لمستقبل البشرية، عبر التحرر من قرون تحدّد ماهيتنا مسبقًا.

 

(*) وزير خارجية فرنسا السابق.

 

(المصدر: صحيفة الحياة الصادرة يوم 18 مارس 2003)

 

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