18 novembre 2007

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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2736 du 18.11.2007

 archives : www.tunisnews.net
 

 

 


 FGESRS   :Communiqué relatif à la Grève FGESRS: Lettre ouverte aux Participants aux Assises Nationales de la Recherche Scientifique et aux Responsables de Laboratoires et d’Unités de Recherche AP: La Suisse veut expulser des moudjahidines vers la Bosnie

 


 Fédération Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique         Tunis le 16 novembre 2007

Communiqué relatif à la Grève

des 19 et 20 novembre 2007

 

 
Plus d’une année est passée depuis que la FGESRS ait remis au ministère de l’Enseignement Supérieur un mémorandum détaillant et argumentant les revendications urgentes et prioritaires des corps enseignants universitaires et chercheurs. Il s’agit notamment de : -la création d’une prime de dépenses pédagogiques de 300 dinars par mois pour l’ensemble des corps et des grades pour compenser les nouvelles dépenses nécessitées par l’évolution de notre métier et que les enseignants assument aux dépens de leur niveau de vie ; -le doublement de la prime de rendement dont le montant est resté inchangé depuis très longtemps en dépit du doublement de la productivité des universitaires sous l’effet notamment de la considérable augmentation à la fois du nombre d’étudiants par enseignant et des charges d’encadrement, de surveillance, de correction, etc… qui en découlent, en sus des nouvelles tâches induites par  l’adoption du système LMD ; -des revendications d’ordre moral relatives notamment aux statuts des différents corps et à la démocratisation de la gestion des institutions universitaires. Outre ces revendications, la motion du dernier Conseil Sectoriel du 8 septembre 2007 insistait sur la nécessité de respecter le droit syndical que le ministère s’acharne à bafouer surtout durant la dernière période à travers les multiples mesures à caractère punitif et revanchard et ce, en matière de titularisation, d’avancement, du mutation, de retraite, etc… faisant fi des dispositions de la constitution de notre pays et des convention internationales ratifiées par l’Etat tunisien. Plusieurs réunions ont eu lieu depuis avec les représentants du ministère. Malheureusement, force est de constater qu’elles n’avaient pas constitué de véritables et sincères négociations. Alors, que le syndicat y allait pour défendre les revendications des universitaires, justifier leur pertinence et demander la signature d’un protocole d’accord à leur propos, la délégation ministérielle s’est toujours contentée de louvoyer refusant de signer ne serait-ce le procès verbal de réunion, reproduisant d’une réunion à une autre les mêmes arguments et propos arguant notamment, que nos revendications matérielles sont du ressort des négociations collectives que tout un chacun sait qu’elles concernent les augmentations salariales générales – et non spécifiques – destinées à compenser la détérioration du pouvoir d’achat ; et que nos doléances à propos des atteintes au droit syndical et des cas de discrimination sont infondées. La manœuvre est claire : convaincre l’opinion publique nationale et les organisations internationales auxquelles nous avons adressé une plainte, que le dialogue avec la FGESRS existe bel et bien. Cependant, sans attendre les négociations collectives, le ministère a pris des mesures unilatérales créant notamment des incitations à l’encadrement des thèses et mastères, qui, en l’absence de concertation se sont révélées très en deça de nos attentes et étrangères à notre conception. Le ministère a également refusé de nous écouter à propos de la révision en cours de la loi d’orientation de l’Enseignement Supérieur avant de la présenter au Conseil Economique et Social pour avis. Malgré les amendements multiples qu’a proposé ledit Conseil à ce projet, le ministère est en train de le présenter au Parlement dans sa version initiale. Ceci, en plus des nouvelles restrictions bureaucratiques instituant l’obligation de « solliciter » du ministre même « une autorisation personnelle préalable » pour effectuer des heures supplémentaires. La tentation d’instrumentaliser l’université et de régenter les universitaires ne semble pas avoir de limites. Face à ces violations et manquements aux conditions de la négociation effective et face aux réactions démesurées du ministère, la Fédération Générale est demeurée sereine attachée au dialogue comme moyen privilégié de résolution des conflits. Mais l’attitude agressive du ministère ne veut pas s’infléchir et nos requêtes demeuraient sans réponses. Ainsi, notre dernier Conseil Sectoriel du 8 septembre 2007, a-t-il pris la décision d’entreprendre des actions ascendantes qui ont commencé par le port du brassard rouge le 5 octobre 2007 à l’occasion de la Journée Mondiale des Enseignants. Notre Conseil Sectoriel a également décidé de déclencher des grèves ascendantes : la première a été décidée pour les Lundi et Mardi 19 et 20 novembre 2007. Elle sera suivie par d’autres grèves au cas où le ministère persiste à ignorer nos revendications. La Fédération Générale, qui se trouve encore une fois, acculée à adopter ces actions militantes, tient à rappeler qu’elle demeure fermement attachée aux principes du dialogue, de la concertation et de la négociation aboutissant à des accords effectifs et justes pour améliorer les conditions de travail et de vie des universitaires, afin qu’ils se consacrent davantage à contribuer à relever les défis qu’affronte l’université tunisienne. Faute de dialogue et d’accord avec le ministre, nos structures décisionnelles fixeront une nouvelle stratégie militante pour le second semestre. Nos revendications dont les objectifs se rapportent à l’amélioration du niveau de vie des universitaires, à leurs conditions de travail, à leur promotion professionnelle, ainsi qu’aux modes de gestion des institutions universitaires et ce, dans le souci de préserver l’université publique et de promouvoir son rendement scientifique, nécessitent que nous persévérions dans la lutte syndicale et que nous en assumions les sacrifices. Aussi, sommes-nous appelés à réagir avec détermination et responsabilité pour défendre notre cause juste et notre dignité entamée. Soyons tous mobilisés pour faire réussir la grève des 19 et 20 novembre 2007.   Le Secrétaire Général de la FGESRS Sami AOUADI

Union Générale Tunisienne du Travail Fédération Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique  Tunis le 16 novembre 2007 Lettre ouverte aux Participants aux Assises Nationales de la Recherche Scientifique et aux Responsables de Laboratoires et d’Unités de Recherche Vous avez un rôle important à jouer !

 
 Cher(e) s Collègues, Aujourd’hui, pendant que se tiennent les Assises Nationales de la Recherche Scientifique organisées par le Ministère de l’Enseignement Supérieur en l’absence des représentants syndicaux des enseignants et des chercheurs de l’enseignement supérieur et de l’UGTT leur centrale syndicale, la Fédération Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (FGESRS) appelle à une grève de deux jours, les 19 et 20 novembre 2007.  Notre Fédération Générale s’adresse à vous pour vous informer des raisons qui ont motivé cette décision et pour vous dire que vous avez un rôle éminemment important à jouer lors de ces Assises afin de mettre un terme aux dérives auxquelles s’exposent la recherche scientifique et l’enseignement supérieur dans notre pays. Contrairement à ce que prétend le ministère, la coïncidence entre la date de notre grève et celle des Assises ne vise nullement à perturber celles-ci, pour preuve nous n’avons pas lancé un appel au boycott. Nous cherchons tout simplement à attirer l’attention de notre communauté scientifique sur la situation désastreuse qui sévit dans notre secteur. D’ailleurs, cette grève n’est pas la première que nous engageons.  Elle s’inscrit dans la lignée des mouvements de contestation menés face au refus réitéré du Ministère de satisfaire les revendications légitimes des chercheurs et des universitaires. Au cours de ces dernières années, tous les prétextes fallacieux et tous les faux-fuyants ont été invoqués par le Ministère pour se soustraire à ses responsabilités et pour dénier aux chercheurs et aux universitaires le droit de se faire représenter par leur représentant légitime, leur syndicat.  Des plaintes contre l’UGTT ont été suscitées, des syndicats fantoches créés et de vrais faux procès intentés pour empêcher un dialogue responsable et constructif sur l’avenir du  métier et par delà sur l’avenir de l’institution. En fait, plus d’une année s’est écoulée depuis la remise par la FGESRS au ministère de l’Enseignement Supérieur d’un mémorandum détaillant et argumentant les revendications urgentes et prioritaires de tous les corps d’enseignants universitaires et des chercheurs, dont notamment : ·        La création d’une prime de dépenses pédagogiques de 300 dinars par mois pour l’ensemble des corps et des grades pour compenser les nouvelles dépenses occasionnées par l’évolution de notre métier et que les enseignants assument aux dépens de leur niveau de vie, ·         Le doublement de la prime de rendement dont le montant est resté inchangé depuis très longtemps, en dépit du doublement de la productivité des universitaires sous l’effet notamment de la considérable augmentation à la fois du nombre moyen d’étudiants par enseignant et des charges d’encadrement, de surveillance, de correction, etc… En sus des nouvelles tâches induites par l’adoption du système LMD. ·        La révision des statuts de tous les corps des enseignants et des chercheurs. Outre ces revendications matérielles, la motion de notre dernier Conseil Sectoriel du 8 septembre 2007 a insisté sur la nécessité de respecter le droit syndical que le ministère s’acharne à bafouer surtout durant la dernière période à travers de multiples mesures à caractère punitif et revanchard et ce, en matière de titularisation, d’avancement, de mutation, de retraite, etc.… faisant fi des dispositions de la constitution de notre pays et des conventions internationales ratifiées. A ces mesures discrétionnaires, discriminatoires et sournoises, le Ministère vient d’en ajouter plus récemment d’autres. Retardement de la signature des arrêtés de titularisation d’Assistants grévistes pour les empêcher de postuler au grade de Maître-assistant, résiliation avant terme de contrats d’Assistants Technologues grévistes et suspension de leurs salaires depuis le mois de juillet 2007, sans notification écrite signifiant et justifiant cette décision et sans mesure disciplinaire préalable. La commission paritaire est ainsi dépourvue de toute compétence. Cependant, ces mesures n’ont en rien entamé la détermination des chercheurs et des universitaires. Bien au contraire, au cours des dernières années, le nombre de nos syndiqués a augmenté de moitié et aujourd’hui, sur les huit mille chercheurs et universitaires statutaires permanents, le nombre de nos adhérents atteint 4 130, soit l’un des taux de syndicalisation les plus élevés en Tunisie et dans le monde !  Cher(e)s Collègues Alors que notre université souffre aujourd’hui d’un sous-encadrement grave et qui va croissant, le ministère de tutelle ne trouve pas mieux que de saigner à blanc les institutions universitaires en mettant à la retraite d’office (60 ans) nombre de Professeurs comptant parmi les plus compétents du pays et en les excluant des jurys. Désormais, le favoritisme pour bénéficier d’une prolongation de l’âge de mise à la retraite est devenu la règle et le mérite, l’exception.  Le gâchis est énorme ; des enseignants-chercheurs en situation de préretraite précoce (à 55 ans !), des dizaines de doctorants en rupture d’encadrement et, comble de l’ironie, un appel croissant à des retraités étrangers pour venir encadrer les doctorants tunisiens !  Vous, participants aux Assises Nationales de la Recherche Scientifique et Responsables de Laboratoires et d’Unités de Recherche, avez un rôle à jouer, défendez la recherche, faites entendre sa voix.  Réclamez : ·        Le respect des libertés académiques garant de la créativité. ·        L’augmentation significative du financement public de la Recherche/Développement et la vérité sur ses indicateurs, les chiffres officiels actuels ayant été pratiquement doublés artificiellement à partir de 2002 dans un but purement politique (atteindre une DIRD de 1% du PIB en 2004), les effectifs des chercheurs ont subi le même sort. ·        L’arrêt de la bureaucratisation de la recherche et de la mainmise du ministère de l’Enseignement Supérieur sur le secteur, la recherche n’étant pas uniquement universitaire. ·        L’institution du contrôle financier a posteriori. ·        Le développement des écoles doctorales et le soutien financier aux jeunes chercheurs. ·        La valorisation des compétences et des résultats de la recherche. ·        La création d’un Conseil Supérieur de la Recherche Scientifique à composition représentative, chargé de la mise en place d’une véritable stratégie nationale de recherche scientifique, de la réorganisation du système national de la recherche (structures performantes, cadres et outils de cohérence sectorielle, temporelle et spatiale, mode de gouvernance…), de la mise en œuvre d’une démarche planificatrice pour maîtriser son avenir et de l’évaluation des programmes.     Le Secrétaire Général de la FGESRS   Sami AOUADI


La Suisse veut expulser des moudjahidines vers la Bosnie

 
Associated Press, le 18 novembre 2007 à 13h34  
Berne (AP) La Suisse veut apparemment expulser vers la Bosnie plusieurs anciens moudjahidines. Après la publication de l’information par plusieurs médias, l’Office fédéral des migrations (ODM) s’est contenté de confirmer samedi qu’une procédure était en cours. Le journal « Nezavisne Novine » à Banja Luka citait dans son édition de vendredi Dragan Mektic, un responsable bosniaque du ministère de la sécurité. Selon lui, la Suisse a demandé à la Bosnie de prendre en charge plusieurs personnes d’origine afro-asiatique. Les autorités bosniaques examinent actuellement leur identité pour éclairer leur précédent séjour en Bosnie.   Dragan Mektic a ajouté qu’il s’agissait de sept hommes qui ont épousé des Bosniaques et qui ont chacun cinq à six enfants. Selon le journal bosniaque, les hommes en question sont des Bosniaques qui ont demandé l’asile et Suisse et servi dans les années 1990 aux côtés de leurs frères musulmans contre l’armée serbe. Ils auraient acquis la nationalité bosniaque par mariage.   Associated Press

 

 


 

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