17 octobre 2007

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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2704 du 17.10.2007

 archives : www.tunisnews.net

Association de lutte contre la torture en Tunisie (ALTT) : Ziad  Fakraoui en danger de mort APANEWS : Un tribunal tunisien supprime l’interdiction du port du voile Reuters: Arabs, Jews give life to « Little Tunis » in Paris
Jeune Afrique : Voyages ministériels en série Le Temps:  Jeunes en Tunisie – Quelle perception de l’avenir ? Tunisie Affaires: Précisions du Ministère de la Santé à propos du SIDA en Tunisie

 


 

Appel de détresse de Tunisie (*)

 

 

Au nom de Dieu le Clément, le  Miséricordieux,

Appel à toute âme charitable

A nos frères en Dieu dans le monde entier

A toute conscience vive et humanitaire

 

Nous sommes sur la terre de la Zeitouna et de Kairouan et nous sommes submergés par le malheur et le dénuement.

 

Les difficultés de vos frères et sœurs sont démesurées et il ne nous reste plus aucun espoir après Dieu et vous.

 

Chers frères, une fois sortis de prison, nos frères se sont trouvés dans une nouvelle grande prison, ils se sont heurtés à la dure réalité à laquelle ils ne s’attendaient pas.

 

Leur séjour a été si long qu’ils doivent non seulement surmonter des obstacles matériels mais  aussi psychologiques notamment au sein de leurs familles.

 

Ils ont frappé à toutes les portes recherchant du travail peu importe le salaire ; peu d’entre eux ont subvenu à leur besoin. Par contre la majorité d’entre eux se trouvent au seuil de la pauvreté alors qu’ils avaient promis à leur famille richesse et aisance et  une vie en rose ; d’autant plus que les enfants ont grandi entre temps et que leurs demandes et leurs besoins ont grandi aussi.

 

Tous les rêves et les espoirs se sont envolés, le travail se fait rare et les proches et les amis ont tournés le dos ; certains d’entre eux ont même vu partir leurs épouses et leurs enfants.

Il y a, certes,  des frères comme ceux cités par Allah : «… que l’ignorant croit riches parce qu’ils ont honte de mendier – tu les reconnaîtras à leur aspects – Ils n’importunent personne en mendiant.. » La vache/273 . Nous nous soucions d’eux et nous ressentons ce qu’ils ressentent.

Il yen a d’autres qui, par pudeur, n’ose pas sortir de chez eux refusant tout contact extérieur ; craignant le regard des autres en raison de  leur pauvreté.

 

D’autres sollicitent  Allah avant d’aller affronter les gens et leur dire « donnez moi à manger j’ai faim », et les cas similaires sont nombreux.

 

Chers frères, cette crise qui a longtemps duré a engendré des conséquences et des situations néfastes.

 

Nos frères qui sont restés en prison parfois plus de quatorze ans se sont retrouvés dans des situations alarmantes :

 

Certains ont atteint la cinquantaine et sont toujours célibataires, ajouté à cela de nombreuses maladies de l’estomac, du rein, le phénomène d’impuissance sexuelle, le cancer  entraînant  la mort dans de nombreux cas.

 

Le pire c’est que la majorité de ces frères sont privés de cartes de soins et certains d’entres eux sont au chômage ou en invalidité.

 

La situation  de leurs enfants est parfois plus alarmante. De nombreux sont ceux qui présentent des maladies psychologiques du fait du stress permanent entraînant des perturbations graves, et comme vous le savez, ces cas nécessitent de l’attention, de la prévention et une prise en charge permanente qui est coûteuse.

 

Tout cela n’est qu’un aperçu de la réalité, une goutte dans un océan.

 

Chers frères, la lecture de cette lettre ne doit pas vous laisser indifférents, nous sommes persuadés qu’après sa lecture votre cœur sera touché.

 

Notre espoir en Dieu est grand ainsi qu’en votre générosité devant pareil cas de dénuement et de pauvreté.

 

Nous ne souhaitions à personne de vivre cette situation. Nous prions Dieu pour qu’Il vous protège et vous donne la paix.

 

Nous n’avons pas voulu vous importuner avec nos souffrances mais si nous  faisons appel à vous après Dieu, c’est que la situation a atteint un seuil critique.

 

Nous demandons à toute âme charitable de nous aider afin que nos frères puissent retrouver et garder leur dignité.

 

Grâce à votre aide généreuse et votre main tendue, vous pouvez empêcher le désespoir de s’emparer de vos frères qui n’ont pour tort que d’avoir souhaiter vivre dans leur pays en harmonie avec leur religion.

 

Nous gardons espoir en Dieu qui, inchallah, nous unira sur la voie de la foi et l’amour de Dieu.

Le prophète psl dit : « celui qui soulage le fardeau d’un croyant, Dieu le soulagera d’un fardeau le jour du jugement dernier »

 

Qu’Allah vous vienne en aide et vous protège !

 

Wassalem alaikom wa rahmatoullah wa barakatouhou.

 

 

(*) Cette lettre est parvenue récemment de la Tunisie à l’Association « TAKAFUL » pour le secours et la solidarité, et nous  la transmettons à l’opinion publique  pour l’alerter sur l’inquiétante situation matérielle, sociale et psychologique d’un grand nombre de tunisiens victimes de la politique répressive du régime durant les deux dernières décennies.

Vu l’ampleur du drame et le nombre important des victimes qui sont dans le besoin et la précarité ; l’Association TAKAFUL fait  appel à votre générosité pour nous aider à secourir vos frères et les aider à sauvegarder leur dignité.

 

« Et toute dépense que vous faites dans le bien, Il la remplace, et c’est Lui le meilleur des donateurs » (34 Saba /verset 39.)

 

« Quiconque prête à Allah de bonne grâce, Il le lui rendra multiplié plusieurs fois. Allah restreint ou étend (ses faveurs).Et c’est à lui que vous retournerez » (la vache, verset 245)

 

Vous pouvez  faire parvenir vos dons:

 

* directement en donnant vos dons à des gens de confiance en contact avec l’association TAKAFUL (enregistrée en France)

 

* en envoyant vos dons à cette adresse :

TAKAFUL  16, cité vert –  94370 Sucy en Brie.

France

 

Tél: 06 09 17 22 88 / 06 80 85 92 98

e-mail :contact@hotmail.fr

 

* par virement  bancaire à l’adresse suivante :

 

la Banque Postale. / France

 

Etablissement         guichet          n° compte          clé RIP

30041                   00001        5173100R020          42

 

Identifiant International de Compte  IBAN

FR54  3004  1000   0151   7310  0R02  042


Association de lutte contre la torture en Tunisie (ALTT)

Ziad  Fakraoui en danger de mort

Communiqué N° 2 (*)

L’état de santé de Ziad Fakraoui est alarmant. Agé de 28 ans, ce dernier détenu dans le cadre de la loi dite « antiterroriste », est en grève de la faim depuis le 10 septembre dernier.

 

Lors de la visite familiale qui a eu lieu le vendredi 12 octobre 2007, il était très affaibli et ne pouvait pas se tenir debout. Il a dû interrompre la visite après 5 minutes et  demandé à sa famille de ne plus revenir car il ne sera plus capable de quitter le lit. Il leur a affirmé sa détermination à poursuivre sa grève jusqu’à la réalisation de ses revendications, à savoir

 

1-     l’ouverture d’une enquête sur les tortures que lui ont fait subir Abderrahmane Guesmi, alias Bokassa, et son équipe au ministère de l’Intérieur, au cours de la garde à vue au courant du mois d’avril 2005.

 

2-     Une expertise médicale pour déterminer les séquelles physiques et psychologiques de ses tortures.

 

3-     L’isolement, son état de santé psychologique ne lui permettant plus de partager la cellule avec d’anciens policiers et gendarmes condamnés dans des procès de droit commun.

Depuis le début de sa grève, Ziad Fakraoui ne bénéficie d’aucun suivi médical. Le directeur de la prison de Borj el Amri, à environ trente km au Nord Ouest de Tunis, Hichem El Ouni, et ses agents n’ont même pas répondu à sa dernière revendication pourtant facile à réaliser.

 

Ziad Fakraoui est actuellement en danger, sa famille et ses avocats craignent pour sa vie.

L’Association de lutte contre la torture en Tunisie (ALTT) dénonce l’indifférence totale de l’administration pénitentiaire contre la santé de Ziad Fakraoui. Cette attitude est d’autant plus condamnable que plusieurs détenus sont morts dans les prisons tunisiennes suite à des grèves de la faim.

 

Elle dénonce, également, le refus du Parquet de Tunis d’instruire la plainte de Ziad Fakraoui, enregistrée depuis le 13 avril 2007 sous le numéro 7021177, et considère que cette attitude vise à protéger les tortionnaires.

 

L’ALTT rappelle que le droit tunisien criminalise la torture et que la Tunisie a ratifié la Convention des Nations unies contre la torture, ce qui l’engage à l’échelle internationale.

 

Elle appelle toutes les organisations de défense des droits humains en Tunisie et dans le monde à se solidariser avec le gréviste de la faim, Ziad Fakraoui, et a intervenir dans les plus brefs délais pour sauver sa vie.

Tunis, le 16 octobre 2007
(*) voir communiqué n°1 du 5 octobre 2007

 

Un tribunal tunisien supprime l’interdiction du port du voile

 

APA-Tunis(Tunisie)

Un tribunal tunisien a annulé une loi de 1986 interdisant aux femmes le port du voile islamique, a appris jeudi APA auprès d’activistes des Droits de l’Homme.

 

Selon l’ancienne loi, les femmes tunisiennes n’étaient pas autorisées à porter le voile sur leur lieu de travail et dans les écoles, sous prétexte qu’il était « un accessoire sectaire » et un signe d’extrémisme religieux et politique.

 

La cour a considéré jeudi que la loi en vigueur « interférait dans les libertés individuelles et menaçait la liberté de culte ». Ce pas est du reste inattendu, le régime tunisien étant hautement critiqué pour être « plutôt laïque qu’islamiste ».

 

Il a été accueilli avec beaucoup de « joie et de soulagement » de la plupart de la population tunisienne, musulmane et conservatrice tandis que certains intellectuels, notamment ceux de la gauche, ont exprimé leur inquiétude. Ils considèrent cette décision comme un signe d’acceptation des autorités de la propagation du voile parmi les femmes tunisiennes.

 

Pendant les quinze dernières années, des dizaines de milliers de femmes et filles ont été agressées, renvoyées de leur travail ou de leurs écoles ou même emprisonnées à cause du port du voile.

 

A la veille d’une fête nationale, celle de la fin du mois de Ramadan, prévu pour demain, vendredi, aucun responsable du ministère tunisien des Affaires religieuses n’était disponible jeudi pour des commentaires sur cette décision.

 

(Source : APANEWS (Agence de presse africaine), le 11 octobre 2007)

Lien :http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=43943

 


Fathi Kemicha décoré

 

L’avocat tunisien Fathi Kemicha se verra remettre le 30 octobre, au palais de justice de Paris, les insignes de chevalier de la Légion d’honneur des mains du bâtonnier de l’Ordre des avocats, Yves Repiquet.

 

Natif de Kairouan, Kemicha, 55 ans, s’est notamment illustré dans l’arbitrage euro-arabe et euro-africain. Il vient d’être réélu à la commission du droit international des Nations unies pour cinq ans (2007-2011).

 

(Source : « Jeune Afrique » (Magazine hebdomadaire – France), N° 2440 du 14 au 20 octobre 2007)

 

 


 

Voyages ministériels en série

 

Alors qu’il se confirme que le président Nicolas Sarkozy se rendra dans la capitale tunisienne au début de 2008, au moins trois membres du gouvernement français sont attendus à Tunis et trois ministres tunisiens le sont à Paris dans les toutes prochaines semaines.

 

De toutes ces visites, celle, à Paris, d’Abelwahab Abdallah, ministre des Affaires étrangères, à l’invitation de son homologue Bernard Kouchner, est la plus politique et serait en rapport direct avec la préparation de la visite de Sarkozy et du prochain lancement de son projet d’Union méditerranéenne. Le ministre de l’Industrie et de l’Énergie Afif Chelbi devrait, lui, discuter à Paris de partenariat industriel, notamment dans l’aéronautique. Sadok Korbi, ministre de l’Éducation et de la Formation professionnelle, prévoit aussi un voyage.

 

Michel Barnier, ministre français de l’Agriculture et de la Pêche, sera à Tunis fin octobre à l’occasion de la Foire internationale de l’agriculture et du machinisme agricole, où une vingtaine d’entreprises françaises doivent exposer. Les deux autres membres du gouvernement français attendus outre-Méditerranée sont Michel Bussereau, secrétaire d’État chargé des Transports, et Alain Marleix, chargé des Anciens Combattants.

 

(Source : « Jeune Afrique » (Magazine hebdomadaire – France), N° 2439 du 7 au 13 octobre 2007)

 


Jeunes en Tunisie

Quelle perception de l’avenir ?

 

*Ils doivent relever le défi de la santé, de l’éducation, de la formation et de l’emploi. Mais les mutations sociales font qu’ils se laissent tenter et de plus en plus par les comportements à risque.

 

Le rapport des Nations Unies « Adolescents et jeunes en Tunisie, données et défis » a été lancé hier lors d’un point de presse donné au siège de l’Agence Tunisienne de Communication Extérieure par Dr Heba El Kholy, coordinatrice résidente des Nations Unies à Tunis, M. Ibrahim Oueslati, Directeur Général de l’Observatoire National de la Jeunesse et Mme Leila Joudane, Représentante assistante du Fonds des Nations Unies pour la Population FNUAP.

 

Le rapport a été axé sur six points prioritaires qui touchent les jeunes et les adolescents à savoir ; les adolescents et les jeunes dans un contexte en transition, l’éducation et la formation, la santé des adolescents et des jeunes, la qualité de la vie et la culture, l’emploi des jeunes et des adolescents et les questions émergentes. Toutefois, il n’a pas présenté des solutions pour remédier les problèmes dont souffre cette frange de la société. Il s’agit en fait d’un simple résumé des enquêtes, des études et des rapports déjà réalisés dans le domaine par différents intervenants.

 

La tranche d’âge 10-24 ans représente pratiquement un tiers de la société tunisienne soit plus de 3 millions d’habitants. Cette population vit depuis des années une mutation socioculturelle profonde qui a eu un impact sur son comportement, d’où la recrudescence de plusieurs problèmes. Les études et les enquêtes réalisées dans le domaine viennent d’être couronnées par le rapport réalisé par l’ONU et l’Observatoire National de la Jeunesse qui a permis d’arrêter les défis qui se posent pour la Tunisie en la matière. Ils sont en fait au nombre de six et ont trait essentiellement à l’éducation et à la formation, la santé et l’emploi.

 

A cet égard, Dr  Heba El Kholy, coordinatrice résidente des Nations Unies à Tunis a signalé « qu’en dépit du développement enregistré dans l’éducation et la formation des jeunes, plusieurs défis se posent notamment dans la qualité de l’enseignement ». Idem pour la santé. Des nouveaux problèmes sont identifiés auprès de cette population. La coordinatrice a précisé que «  le changement de mode vie de la société tunisienne a eu un impact sur les jeunes qui adoptent des comportements à risque, dont la consommation de la drogue et du tabac… ».

 

Evoquant la qualité de la vie Mme El Kholy a précisé que les loisirs occupent une position importante dans l’encadrement de jeunes. « Il s’agit même d’une nécessité. Toutefois, ils ne les pratiquent pas suffisamment faute de temps et d’espaces », explique-t-elle. Autre défi majeur à relever, l’emploi. Cette question épineuse se pose davantage pour les diplômés du supérieur âgés de moins de 30 ans. « Il y a sept ans, un jeune sur trois était en chômage alors qu’actuellement plus de 81 % des diplômés cherchent un emploi » ajoute la Représentante de l’ONU.

 

En fait, « le rapport détermine les conditions de vie des jeunes tunisiens, leurs problèmes et leur perception de l’avenir. L’ONU œuvre dans ce cadre à arrêter une approche positive pour cette frange de la société car l’expérience à démontré que l’approche disciplinaire n’est pas fructueuse », signale-t-elle.

 

Education et formation

 

Etudiant  le domaine de l’éducation et de la formation, le rapport a démontré que la Tunisie accorde une grande priorité à ce secteur et ce en lui consacrant presque 7 % du PIB. Le taux de scolarisation à tous les niveaux en témoigne également. Mais, plusieurs lacunes ont été soulevées par le rapport qui consistent, notamment, en la qualité de l’enseignement, la disparité entre les régions et les milieux et l’efficacité du système éducatif pour pouvoir faire face aux exigences du marché de l’emploi dans les prochaines années. Indéniablement des progrès ont été réalisés dans le domaine de la santé au profit de nos jeunes.

 

Les soins de base sont à la portée de tout le monde, toutefois plusieurs défis se posent. « Les comportements à risque sont plus fréquents chez les jeunes qui s’adonnent de plus en plus au tabagisme, à l’alcool, à la drogue, et aux pratiques sexuelles » révèle le rapport. « Le mal être et les difficultés psychologiques semblent être fréquents parmi les jeunes », toujours d’après la même source. Le rapport a démontré aussi qu’il existe « un faible contact avec les soins de santé. Ils sont très limités au regard des besoins des jeunes ».  Pour ce qui est de la qualité de la vie et de la culture, « les indicateurs révèlent une faible diffusion des pratiques culturelles. La lecture se limite souvent à la lecture des rubriques sportives et sociales des journaux. L’accès aux TIC demeure très limité dans plusieurs régions du pays…Moins de 14 % des jeunes se considèrent avoir une bonne connaissance de l’Internet », selon le rapport.

 

Un constat, les jeunes vivent difficilement la transition entre l’école et le monde du travail. Les compétences acquises à l’école par les jeunes ne sont pas nécessairement requises par le marché du travail. D’autres questions émergentes ont été énumérées par le rapport dont l’absence de la participation active des jeunes dans la prise de décision, l’impact de la mondialisation sur nos jeunes, la violence et l’immigration clandestine. Ces deux points ont été traités de manière superficielle car il n’existe pas de rapports fiables dans le domaine, essentiellement sur l’immigration clandestine.

 

Le rapport n’a pas présenté des solutions idoines aux problèmes des jeunes et des adolescents. Il s’est limité à récapituler les enquêtes, les études et les consultations déjà réalisées alors qu’il était plus efficace de proposer des remèdes aux problèmes des jeunes afin de les protéger contre toutes sortes de risques.

 

Sana FARHAT

 

(Source : « Tunisie Affaires » (portail économique – Tunis), le 19 septembre 2007)

Lien :http://www.tunisieaffaire.com/index.php?option=com_content&task=view&id=1514&Itemid=111


 

 

Précisions du Ministère de la Santé à propos du SIDA en Tunisie

par SAIDI

Faisant suite à l’article publié dans les actualités (Dossier SIDA en Tunisie du 19 septembre 2007), le Ministère Tunisien de la santé nous a fait parvenir ses commentaires à propos de cette contribution à la campagne d’information et de sensibilisation sur l’infection à VIH/SIDA.

 

Selon le porte parole du ministère, ce fléau ne connaît pas de frontières et continue de menacer la population mondiale. Par cela même, les instances du Ministère tiennent à apporter certains éclaircissements et commentaires aux internautes et autres lecteurs afin que l’objectif commun d’information atteigne sa cible.

 

« Concrètement, depuis la notification du premier cas Tunisien d’infection à VIH, l’épidémie est peu active et sa prévalence reste faible même dans les populations potentiellement plus exposées.

 

Il n’en demeure pas moins que la politique sanitaire continue d’accorder une priorité absolue au combat contre ce fléau et à mettre en œuvre une approche stratégique appropriée au contexte épidémiologique et social de la maladie, basée sur une dynamique multisectorielle et multidisciplinaire impliquant également les représentants de la société civile dans toutes les étapes du processus de la planification. 

 

Ainsi, pour notre pays, le contexte de nous placer dans l’inaction est très loin du vécu, et, le récent accord de subvention du fonds mondial d’un montant de plus de 17 Milliards n’a été obtenu que grâce à un plaidoyer de longue haleine auprès des instances du fonds et des organismes onusiens compétents (onusida, oms, unicef….) insistant sur les paramètres de vulnérabilité de notre population cités dans le texte à savoir: La population jeune, le recul de l’âge du mariage ….

 

Ailleurs, le programme national avec ses personnes ressources et ses différents partenaires analyse de manière périodique l’évolution de la situation épidémiologique et ses paramètres de distribution.

 

On convient tous qu’en matière d’infection à VIH, cette maladie caractérisée en particulier d’une part par la peur, la marginalisation et le déni, et d’autre part par l’absence totale de signes cliniques pendant des années après le début de la contamination, aucun système de surveillance ne peut aboutir à une performance satisfaisante et la proportion de 50% découvert au stade  maladie est retrouvée également dans les pays développés.

 

Dans ce même cadre, différentes expertises nationales et internationales ont été ordonnancées par le ministère afin d’estimer la prévalence de la maladie auprès de la population tunisienne, et, tous les résultats concordent pour situer cette prévalence en deçà de 1%; ce qui est loin du chiffre de 4% présenté dans votre article.   

 

Par ailleurs, il y a lieu de souligner que la trithérapie, qui est fournie gratuitement aux patients qui doivent en bénéficier selon des critères médicaux objet d’un consensus entre les praticiens, n’a jamais été introduite au détriment de la prévention.

 

La sécurité transfusionnelle est dans la chaîne de soins aussi bien dans les structures publiques que privé est garantie; les préservatifs de qualité conformes aux normes internationales sont disponibles gratuitement et/ou à des prix compensés et bas défiant toute concurrence, et, notre stratégie multipartenariat en matière de communication et de sensibilisation gagne en maturité et se renforce d’année en année.

 

La volonté politique d’assumer cette prise en charge médicale par le budget de l’état  reste de règle et dans un pays comme le notre qui a prouvé qu’il est capable de relever rien que par un élan de solidarité sociale tous les défis, l’augmentation du nombre de cas n’affectera nullement cette donne.

 

Enfin, le ministère souligne et insiste effectivement que les pays de la MENA ont une situation privilégiée par rapport à la plupart des pays du monde et que cela constitue une opportunité supplémentaire pour une action sans relâche basée à la fois sur les principes de prévention accompagnées des mesures appropriées de prise en charge médicale et psychosociale intégrée des PVVIH. 

 

Commentaires de la DSSB sur certains chiffres cités dans l’article sus mentionné :

 

– La prévalence de 1 pour 10.000 habitants rapportée en début du document correspond effectivement à la proportion de personnes vivant avec le VIH/SIDA (945 cas ont été enregistrés) sur la population totale. Toutefois, cette proportion est très nettement en discordance avec le chiffre affiché à la fin de ce même document et qui avance comme statistique officielle 3000 cas de SIDA pour 2007. En effet, nos statistiques officielles et qui correspondent au nombre total de cas confirmés contaminés par le VIH (porteurs asymptomatiques + ceux au stade de SIDA maladie) depuis l’enregistrement du premier cas jusqu’à la fin du mois d’Août 2007 ne dépasse pas les 1500 cas.

 

Ailleurs, l’estimation effectuée par la banque mondiale  rapporte le chiffre de 4% comme prévalence moyenne pour 2015. Cette moyenne a été attribuée à la région MENA qui comporte des pays où les écarts de prévalence sont très importants. Concernant la Tunisie, tous les modèles mathématiques qui ont été effectués par les meilleurs experts internationaux du moment concordent pour classer notre pays comme un pays à faible prévalence (<<< à 1%), et, que l’épidémie reste cantonnée à de petits groupes vulnérables et potentiellement exposés ; ce qui se vérifie d’ailleurs par la stabilité de l’incidence annuelle qui ne dépasse pas 0.7 pour 100.000 habitants. »

 

(Source : « Tunisie Affaires » (portail économique – Tunis), le 16 octobre 2007)

Lien : http://www.tunisieaffaire.com/index.php?option=com_content&task=view&id=1515&Itemid=96

 

 


Jeunes en Tunisie

Quelle perception de l’avenir ?

** Ils doivent relever le défi de la santé, de l’éducation, de la formation et de l’emploi. Mais les mutations sociales font qu’ils se laissent tenter et de plus en plus par les comportements à risque.

 

Le rapport des Nations Unies « Adolescents et jeunes en Tunisie, données et défis » a été lancé hier lors d’un point de presse donné au siège de l’Agence Tunisienne de Communication Extérieure par Dr Heba El Kholy, coordinatrice résidente des Nations Unies à Tunis, M. Ibrahim Oueslati, Directeur Général de l’Observatoire National de la Jeunesse et Mme Leila Joudane, Représentante assistante du Fonds des Nations Unies pour la Population FNUAP.

 

Le rapport a été axé sur six points prioritaires qui touchent les jeunes et les adolescents à savoir ; les adolescents et les jeunes dans un contexte en transition, l’éducation et la formation, la santé des adolescents et des jeunes, la qualité de la vie et la culture, l’emploi des jeunes et des adolescents et les questions émergentes. Toutefois, il n’a pas présenté des solutions pour remédier les problèmes dont souffre cette frange de la société. Il s’agit en fait d’un simple résumé des enquêtes, des études et des rapports déjà réalisés dans le domaine par différents intervenants.

 

La tranche d’âge 10-24 ans représente pratiquement un tiers de la société tunisienne soit plus de 3 millions d’habitants. Cette population vit depuis des années une mutation socioculturelle profonde qui a eu un impact sur son comportement, d’où la recrudescence de plusieurs problèmes. Les études et les enquêtes réalisées dans le domaine viennent d’être couronnées par le rapport réalisé par l’ONU et l’Observatoire National de la Jeunesse qui a permis d’arrêter les défis qui se posent pour la Tunisie en la matière. Ils sont en fait au nombre de six et ont trait essentiellement à l’éducation et à la formation, la santé et l’emploi. A cet égard, Dr  Heba El Kholy, coordinatrice résidente des Nations Unies à Tunis a signalé « qu’en dépit du développement enregistré dans l’éducation et la formation des jeunes, plusieurs défis se posent notamment dans la qualité de l’enseignement ». Idem pour la santé. Des nouveaux problèmes sont identifiés auprès de cette population. La coordinatrice a précisé que «  le changement de mode vie de la société tunisienne a eu un impact sur les jeunes qui adoptent des comportements à risque, dont la consommation de la drogue et du tabac… ». Evoquant la qualité de la vie Mme El Kholy a précisé que les loisirs occupent une position importante dans l’encadrement de jeunes. « Il s’agit même d’une nécessité. Toutefois, ils ne les pratiquent pas suffisamment faute de temps et d’espaces », explique-t-elle. Autre défi majeur à relever, l’emploi. Cette question épineuse se pose davantage pour les diplômés du supérieur âgés de moins de 30 ans. « Il y a sept ans, un jeune sur trois était en chômage alors qu’actuellement plus de 81 % des diplômés cherchent un emploi » ajoute la Représentante de l’ONU.

 

En fait, « le rapport détermine les conditions de vie des jeunes tunisiens, leurs problèmes et leur perception de l’avenir. L’ONU œuvre dans ce cadre à arrêter une approche positive pour cette frange de la société car l’expérience à démontré que l’approche disciplinaire n’est pas fructueuse », signale-t-elle.

 

Education et formation

 

Etudiant  le domaine de l’éducation et de la formation, le rapport a démontré que la Tunisie accorde une grande priorité à ce secteur et ce en lui consacrant presque 7 % du PIB. Le taux de scolarisation à tous les niveaux en témoigne également. Mais, plusieurs lacunes ont été soulevées par le rapport qui consistent, notamment, en la qualité de l’enseignement, la disparité entre les régions et les milieux et l’efficacité du système éducatif pour pouvoir faire face aux exigences du marché de l’emploi dans les prochaines années. Indéniablement des progrès ont été réalisés dans le domaine de la santé au profit de nos jeunes. Les soins de base sont à la portée de tout le monde, toutefois plusieurs défis se posent. « Les comportements à risque sont plus fréquents chez les jeunes qui s’adonnent de plus en plus au tabagisme, à l’alcool, à la drogue, et aux pratiques sexuelles » révèle le rapport. « Le mal être et les difficultés psychologiques semblent être fréquents parmi les jeunes », toujours d’après la même source. Le rapport a démontré aussi qu’il existe « un faible contact avec les soins de santé. Ils sont très limités au regard des besoins des jeunes ».  Pour ce qui est de la qualité de la vie et de la culture, « les indicateurs révèlent une faible diffusion des pratiques culturelles. La lecture se limite souvent à la lecture des rubriques sportives et sociales des journaux. L’accès aux TIC demeure très limité dans plusieurs régions du pays…Moins de 14 % des jeunes se considèrent avoir une bonne connaissance de l’Internet », selon le rapport.

 

Un constat, les jeunes vivent difficilement la transition entre l’école et le monde du travail. Les compétences acquises à l’école par les jeunes ne sont pas nécessairement requises par le marché du travail. D’autres questions émergentes ont été énumérées par le rapport dont l’absence de la participation active des jeunes dans la prise de décision, l’impact de la mondialisation sur nos jeunes, la violence et l’immigration clandestine. Ces deux points ont été traités de manière superficielle car il n’existe pas de rapports fiables dans le domaine, essentiellement sur l’immigration clandestine.

 

Le rapport n’a pas présenté des solutions idoines aux problèmes des jeunes et des adolescents. Il s’est limité à récapituler les enquêtes, les études et les consultations déjà réalisées alors qu’il était plus efficace de proposer des remèdes aux problèmes des jeunes afin de les protéger contre toutes sortes de risques.

 

Sana FARHAT

 

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 17 octobre 2007)


 

Arabs, Jews give life to « Little Tunis » in Paris

Reuters, le 17 octobre 2007 à 04h03

 

By Brian Rohan

 

PARIS, Oct 17 (Reuters) – On the map, it’s a tiny strip of eastern Paris along Boulevard de Belleville. But for the Tunisian immigrants who call it home, the packed Arabic-and Hebrew-lettered storefronts mark out ‘Little Tunis.’

 

In a country where relations between Arabs and Jews is often cool, the neighbourhood is an island of peaceful coexistence where bakeries, grills and butcher shops sit side-by-side preparing food according to Muslim and Jewish dietary laws.

 

This October, for the first time in years, Muslims observed the holy month of Ramadan, fasting from dawn to dusk, at the same time as Jews observed the holiest day of their calendar, the Day of Atonement fast day.

 

Eighty year-old Maurice Cohen, who has lived here for 25 years, said both religions were observing a time of reflection and solemnity in Little Tunis.

 

« Despite what goes on in the Middle East, this is a Tunisian neighbourhood par excellence, an example of good neighbourly relations, » he said.

 

Many of the customs here are similar, brought over to France from North Africa.

 

At the Arab-owned Lamama pastry shop, a queue of people spill onto the street as bakers rush to keep up with orders for honey-soaked baklava, almond-stuffed cakes, and hot beignets.

 

« We sell pretty much the same stuff as our Jewish neighbours these Oriental pastries even have the same names, just a different touch, » said Amara Amani, whose family also runs another restaurant in the neighbourhood.

 

Down the road, a Jewish shop sells similar sweets. « We opened up in 1962, around the same time the Muslims started coming, and things have always been amicable, » says bakery owner Alain Zaitoun.

 

NOSTALGIA

 

Many immigrants reminisce about their times back in the old country, when Tunisia, which once had a large Jewish population and is home to the biggest synagogue in the region, was a shining example of peaceful coexistence.

 

Here, this nostalgia seems to play out on the street, where Muslim and Jewish men wearing traditional skullcaps stroll alongside each other during the pre-sundown shopping promenade. « Both groups came here en masse following the successive Arab-Israeli wars, but once they arrived in France they realised that Tunisian customs left them with much in common, » said Jean-Michel Rosenfeld, an official at the local city hall.

 

« I can’t think of any place in France where relations between Jews and Muslims are better, » he said. « I even know a Jewish-owned restaurant that stays open on the (Jewish) Sabbath because the owner passes the keys over to a Muslim friend. »

 

France’s five-million-strong Muslim minority is the largest in Europe, while its Jewish community of about 600,000 is the world’s third-largest after the United States and Israel.

 

Relations between the communities have sometimes been tense, especially at times when the Arab-Israeli conflict heated up.

 

Rabbi Michel Serfaty, who runs a Jewish-Muslim friendship organisation, says that French cities like Bordeaux and Marseille are also good examples of Jewish-Muslim relations. « After all, the two civilizations are very close, and have many similar traditions: they are monotheistic, recognise many of the same prophets, encourage fasting, and have special ways of preparing food, » he said.

 

REUTERS

 


 

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