17 août 2011

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TUNISNEWS
11 ème année, N°4066 du 17.08.2011

 


Reuters: Des milliers de migrants affluent à Lampedusa

Gnet: Tunisie/Kamel Jendoubi : « Sfax 2 détient le meilleur taux d’inscription »

France-Soir: Tunisie : Les sites pornos bannis de la toile

Kapitalis: Tunisie. La révolution joue les prolongations

Tekiano: Tunisie : Anonymous et Tarhouni, les plus recherchés du Net

Le Post: Vers un axe Algérie/Maroc contre Tunisie/Libye/Egypte?

Le Figaro: Libye : confusion autour des négociations en Tunisie

France-Soir: Libye : Le départ de Kadhafi secrètement négocié ?


Des milliers de migrants affluent à Lampedusa


 
ROME (Reuters) – Un bateau transportant 280 migrants africains est arrivé mardi dans l’île italienne de Lampedusa, entre la Tunisie et la Sicile, ce qui porte le nombre des arrivées à plus de 2.000 depuis le week-end, ont annoncé les autorités.
 
Selon les estimations du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), plus de 1.500 candidats à l’émigration ont péri dans des naufrages ou sont morts de malnutrition lors de la traversée entre l’Afrique et l’Europe ces derniers mois.
 
Adrian Edwards, porte-parole du HCR, a précisé que les migrants arrivés ce week-end, parmi lesquels 200 femmes et trente enfants, venaient de Libye et de Tunisie.
« La plupart, environ 1.800, ont embarqué à Djanzour, à 23 km à l’ouest de Tripoli, où ils avaient dû attendre une semaine que le temps s’améliore pour partir », a-t-il précisé lors d’une conférence de presse à Genève.
 
Mardi, les garde-côtes italiens sont venus au secours d’un autre bateau a yant à son bord 56 personnes, peut-être des Afghans, près d’Otrante, dans les Pouilles.
Daniele Mari, avec Stephanie Nebehay à Genève, Guy Kerivel pour le service français

Tunisie/Kamel Jendoubi : « Sfax 2 détient le meilleur taux d’inscription »


 
 
Du 11 juillet au 14 août 2011, 3 882 727 Tunisiens et Tunisiennes se sont inscrits sur les listes électorales, soit 55 % des éventuels électeurs, qui avoisineraient les 7 millions. 41 % des inscrits sur les listes électorales s’est fait lors des prolongations allant du 02 au 14 août 2011.
 
«Le meilleur taux d’enregistrement a été constaté à la circonscription de Sfax 2 à raison de 71% des éventuels électeurs. Talonné par 67% pour Tunis 1», annonce Kamel Jendoubi, président de l’Instance supérieure indépendante pour les Elections, lors d’une conférence de presse donnée ce matin à Tunis. Monastir et Manouba sont à 58%, l’Ariana, Tunis 2 et Nabeul 2 à 54%, Kasserine 51% et Kairouan 41%. Seulement 4% des enregistrés ont entre 18 et 20 ans. 22% ont entre 21 et 30 ans, 21% entre 31 et 40 ans et 21 % entre 41 et 50 ans.
 
Par ailleurs, 3861 personnes dont l’âge dépasse les 91 ans se sont aussi inscrites sur les listes électorales. Sur le total des inscrits sur tout le territoire national, 45% sont des femmes. Celles qui ont entre 21 et 30 ans, représentent 51% du total des femmes inscrites. Mais aussi, aux circonscriptions de Tozeur et Kebili, 51% des inscrits sont des femmes.
«Le but de ces inscriptions est d’établir pour la première fois après l’indépendance de la Tunisie, des listes électorales sur de bonnes bases qui permettent des élections transparentes. C’est une rupture avec l’ère révolue de la dictature et de l’autoritarisme où les élections étaient falsifiées. Cette expérience est satisfaisante voire positive», déclare Kamel Jendoubi.
 
Au lendemain de la fin de l’opération des inscriptions aux listes électorales, le bureau directeur de l’ISIE a donné plus de détails sur la prochaine étape. A partir du 20 août 2011 à 8h du matin, jusqu’au 26 août courant, à l’heure de la fermeture des bureaux, se déroulera l’opération d’affichage des listes électorales au sein des municipalités, délégations et consulats. Au même moment, ces listes seront mises en ligne, sur le site officiel de l’ISIE. Durant cette période d’affichage, les personnes désirant ajouter ou rayer un nom de la liste, devront en faire la demande auprès de l’Instance régionale territorialement compétente.
 
Les inscriptions exceptionnelles s’étaleront, quant à elles, sur toute la période allant du 15 août au 12 octobre 2011. Elles ont lieu aux sièges régionaux de l’Instance, et concernent les catégories suivantes :
 
– les militaires et agents de la sécurité intérieure qui ont perdu ce statut après la clôture des inscriptions aux dates régulières.
– Les personnes ayant atteint l’âge de 18 ans, après le 14 août 2011.
– Toute personne réhabilitée dans son droit de vote
– Tout Tunisien résidant à l’étranger et qui se trouvera en Tunisie le jour des élections.
 
 
L’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections a aussi prévu un centre d’appel téléphonique opérationnel au 1814, destiné à répondre aux questions des citoyens sur les élections.
 
Un autre service par SMS sera bientôt activé pour donner plus d’informations aux électeurs, concernant les procédures électorales.
Par ailleurs; l’ISIE s’apprête le 19 août courant, à rencontrer les partis politiques pour évoquer les détails de la campagne électorale, qui se déroulera du 1er au 21 octobre prochain.
En ce qui concerne les observateurs étrangers qui devraient assister lors des élections, « seul le bureau Carter nous a envoyé une demande. Personne d’autre pour l’instant. Je précise que seules les organisations non gouvernementales ont le droit d’observer le déroulement des élections. Nous ne pouvons pas permettre ceci au gouvernement d’un pays », explique Sami Ben Slama, membre de l’Instance. Un groupe d’observateurs des médias est actuellement en cours de formation, pour suivre la couverture médiatique des élections.
 
Boubaker Belthabet, secrétaire général de l’ISIE, explique que les médias privés doivent soumettre leur programme de répartition des heures de passage sur antenne des différents partis politiques, à L’ISIE. «On supervisera également les réunions électorales des partis. Elles doivent répondre à la loi, et nous nous assurerons qu’il n’y aura pas de dépassements. C’est aussi valable pour les affichages urbains», dit-il.
Au sujet de la liste des interdits de se présenter aux élections, Kamel Jendoubi a dit que l’ISIE possédait déjà la liste de ceux qui ont appelé Ben Ali à se représenter en 2014 : « Mais je ne l’ai pas encore étudiée. Je ne sais toujours pas le nombre exact de ces personnes. De toute façon, cette liste ne sera pas rendue publique», précise-t-il.
 
Au volet financier, l’ISIE a dépensé, jusqu’à cette date, près de 6 millions de dinars pour la préparation des élections. Le budget moyen estimé est de 40 millions de dinars. « Il n’existe pas de démocratie sans dépenses. La démocratie a besoin d’argent, c’est comme cela dans tous les pays démocratiques. C’est un chiffre correct, que nous avons estimé d’après les expériences des pays démocratiques, et qui ne représente une part dérisoire du budget du pays », ajoute Kamel Jendoubi.
 
Chiraz Kefi
 
(Source: Gnet.tn le 16 aout 2011)

Tunisie. La révolution joue les prolongations


 
Les premiers manifestants se sont rassemblés le matin vers 9h30-10 heures à la rue Bab Benat devant le siège du ministère de la Justice (près de la Kasbah). Ce rassemblement a été conduit à l’initiative d’un groupe de près d’une centaine d’avocats.
Robes noires en colère
«C’est après sept réunions de travail qu’on a décidé cette manifestation. La situation dans le pays ne fait qu’empirer et le gouvernement fait la sourde oreille continuant à agir comme à l’époque de Ben Ali et au profit des corrompus», explique Me Jamal Riahi, ajoutant que cela fait des mois que les avocats appellent à ce que la justice soit faite. «Qu’on innocente les innocents encore incarcérés et qu’on punisse les vrais criminels jusqu’au jour d’aujourd’hui, libres de leurs actes», lance-t-il. Sa consœur Thouraya Belhaj dit être descendue pour passer ce message clair et net au gouvernement de M. Caïd Essebsi.
 
A Bab Benat devant le ministère de la Justice
 
Au milieu des drapeaux flottants et des centaines de manifestants, plusieurs familles des victimes de l’ancien système et parentes des martyrs des événements du 14 Janvier. A chacun son slogan: «Le peuple veut la chute du gouvernement»; «Le peuple exige l’indépendance de la magistrature»; «Non au retour du Rcd et de la bande destourienne»… Tous ont, à plusieurs reprises, chanté l’hymne national.
Au même moment, ça chauffe de l’autre côté de la ville. 11 heures et quelques, aux alentours de la rue Mohamed Ali, les commerçants ambulants du marché parallèle ont plié bagage et cédé la place aux manifestants. Les rues, pratiquement toutes, sont quadrillées par une douzaine de blindés, sans compter les bus jaunes, pleins d’agents de l’ordre, garés dans les coins des rues avoisinantes. Les agents, prêts à agir, n’attendent qu’un signal. «C’est la première fois que je descends sur le terrain et je ne sais pas comment je vais me comporter», me dit un jeune policier fraîchement embauché. Le regard hagard, le jeune en uniforme ajoute qu’il a été entraîné pendant un mois et qu’il est très mal dans sa peau. La police avance jusqu’à la place du Passage. Elle est dans un état second. A l’aide d’un haut parleur, on avertit les gens. Ces derniers n’ont qu’à se dépêcher pour rentrer sinon ils craignent le pire.
Des marches bloquées par les blindés
En même temps, du côté de la Bourse du travail, l’Union générale des travailleurs tunisiens (Ugtt) prépare sa manif, autorisée par le ministère de l’Intérieur, dans le couloir de l’avenue Mohamed V. Midi pile, le cortège s’organise. Plusieurs formations politiques et organisations des droits de l’homme sont dans les premiers rangs, côte-à- côte avec l’Ugtt. Ils sont grandement escortés par les services de la sécurité nationale. Impossible de déborder sur les bas-côtés ou sur les bretelles de l’avenue. La manifestation est très bien encadrée, avec des agents en civil qui prenaient en photos les manifestants. La police, ici aussi en état d’alerte, ne fait qu’attendre le signal. Quelques brebis galeuses trouvent le moyen de lancer des gros mots en direction des manifestants, qui avançaient pourtant calmement. Comme quoi, chassez le naturel, il revient au galop!
 
L’Ugtt exhibe ses muscles sur l’Avenue Mohamed V
Retour à l’avenue Habib Bourguiba: là, la police est déjà en action. Des tirs de gaz lacrymogène et des coups de matraque sur les manifestants. «Ils ne sont pas autorisés. La manifestation se passe uniquement à Mohamed V et si ça déborde, on va intervenir à notre manière», lance un policier, très irrité, à un manifestant d’un certain âge. L’hymne national fait bruit au cœur de Tunis.
 
Une manifestation bien encadrée
Midi trente, les choses se corsent. La police multiplie ses tirs de gaz et les manifestants décidés à continuer leur marche du côté du ministre de l’Intérieur.
Devant la cathédrale, des nuages de fumée. Même chose à la Porte de France. La tension monte au fil de la montée de la température. 13 heures, c’est la chasse aux manifestants. Des deux côtés, on joue au chat et à la sourie. La police prévient à l’aide de hauts parleurs et tire ses gaz. De l’autre, on crie. On appelle à une «Nouvelle révolution», «Tunisie libre, voleurs out!» et au «Peuple fidèle à l’âme des martyrs de la révolution».
Des messages forts à M. Caïd Essebsi
Sur d’autres banderoles, on lit des slogans contre le ministre de l’Intérieur, qualifié de «terroriste», le gouvernement, la cherté de la vie… Comme à l’avenue Mohamed V, à l’avenue Habib Bourguiba, les manifestants se multiplient. La police tente de les rattraper jusqu’à l’entrée des immeubles de la rue Habib Thameur. Tout le monde court, court… pour revenir quelques secondes après pour faire face aux forces de l’ordre. Ça crie partout à la «protection des principes de la révolution». Des centaines de passants se joignent aux manifestants. Dans la foulée, des vieux s’évanouissent. Des jeunes tombent par terre du côté de la station du métro. On évente ceux qui sont asphyxiés et qui perdent conscience. Les tirs continuent… On bloque les issues, les voitures sont immobilisées. Un scénario qui rappelle de mauvais souvenirs!
 
Les policiers courent, courent…
 
En même temps, Sfax, la capitale du Sud, fait sa manifestation. Gafsa aussi. Plus d’un millier de personnes se sont rassemblées appelant à la démission du Premier ministre et dénonçant le laxisme judiciaire. M. Caïd Essebsi a-t-il saisi le message lancé par le peuple avant son intervention du jeudi?
«Le bras de fer n’a fait que commencer», lâche un militant de gauche. Il ajoute: «Des décisions doivent tomber qui envoient un signal clair de rupture avec l’ancien régime, sinon bonjour la révolution II», ajoute-t-il.  
(Source: Kapitalis.com le Lundi, 15 Août 2011 17:39 )

Tunisie : Les sites pornos bannis de la toile


 
A la suite de la plainte de trois avocats, le tribunal de Tunis avait exigé en mai dernier que l’Agence Tunisienne d’Internet bloque tous les accès aux sites pornographiques sur internet.
 
En Tunisie, les velléités libérales et démocratiques issues de la révolte de Jasmin viennent de trouver un nouvel écueil : la morale. La justice tunisienne a confirmé, ce lundi, l’interdiction d’accès aux sites pornographiques sur la toile. En mai dernier, le tribunal de première instance de Tunis avait exigé de l’Agence Tunisienne d’Internet (ATI) qu’elle bloque tout accès aux sites présentant un caractère pornographique. L’ATI avait fait appel. « Je ne vais plus filtrer et je refuse d’avoir du matériel de filtrage chez moi », avait alors argué Moez Chakckouk, le président directeur général de l’ATI. « Ce n’est pas à l’ATI de censurer. C’est aux fournisseurs d’accès de proposer des solutions à leurs clients, de mettre en œuvre des techniques de contrôle parental et de filtrage », avait t-il expliqué à Libération. La demande de l’Agence de différer l’exécution du jugement a finalement été déboutée.
 
 » Nous avons simplement demandé à protéger nos enfants « 
 
Les trois avocats à l’origine de la plainte se félicitent du soutien du tribunal. Ils disent avoir agit au nom des « valeurs arabo-musulmanes ». « Nous avons simplement demandé à protéger nos enfants, s’ils veulent découvrir le monde du sexe qu’ils le fassent de manière saine et à partir d’un certain âge », a déclaré l’un des avocats, Moneem Turki, avant d’ajouter « qu’en dépit du fait que l’avocate de l’ATI a versé dans le dossier des preuves démontrant que l’agence n’avait pas les moyens financiers et techniques pour appliquer le jugement, la Cour d’appel nous a donné raison. » L’ATI a décidé de déposer un recours en cassation. Une initiative qui pourrait se révéler vaine. « La cassation n’a pas d’effet suspensif et donc l’ATI est obligée d’appliquer dès maintenant la décision de la Cour d’appel », a expliqué Moneem Turki.
 

Tunisie : Anonymous et Tarhouni, les plus recherchés du Net


La crédibilité des statistiques avancées par les sociétés de médiamétrie est fréquemment remise en doute. Alors que les chaînes tv se chamaillent en exhibant les taux d’audience faisant les yeux doux à ses programmes, Tekiano s’est penché sur un autre éventuel indicateur.
Rien, walou, nada! Les internautes tunisiens ne semblent pas être si intéressés par les productions ramadanesques des chaînes tv tunisiennes en cette deuxième semaine du mois saint. Les tendances de recherche sur Google le prouvent. Aucun programme télé ne figure parmi les dix recherches en progression. L’intérêt des surfers tunisiens est plutôt orienté, en premier lieu, vers Anonymous. Il semble que cette communauté de cyber-résistants pour la liberté d’expression s’est accaparé leur attention de nouveau suite au buzz «#OpFacebook».
Les Anonymous font l’actu suite à l’appel à une présumée action de destruction de Facebook annoncée pour le 5 novembre prochain. Au final, la «Légio» a démenti l’information via un de ses comptes twitter anglophones : «Médias du monde… Arrêtez de mentir! #OpFacebook est juste une autre imposture! Nous ne «tuons» pas le messager. Ce n’est pas notre style». Il semble que les plus de 2 millions et 600 milles Facebookers tunisiens (stat de checkfacebook.com) ont bien peur pour leur si cher réseau social.
Après Anonymous, c’est au tour de «Samir Tarhouni» de faire un record. Le colonel de la Brigade Anti Terroriste est en seconde position dans les recherches en progression des internautes tunisiens sur Google durant cette deuxième semaine du mois saint. Ses aveux sur les événements qui ont eu lieu à l’Aéroport International de Tunis-Carthage en ce jour historique du 14 janvier n’ont pas laissé les Tunisiens connectés indifférents.
Juste après Tarhouni, les souris des utilisateurs tunisiens du moteur de recherche américain se sont pressées à googler «Adel Imam». Nous estimons que cet engouement soudain pour le comédien égyptien est relatif à l’intox attestant de sa mort suite à un accident de route.
En quatrième position des recherches en progression depuis la Tunisie sur Google Insight for Search, nous trouvons Pizap, site de montage photos rigolos. Il semble que ce genre de site cartonne auprès de nos concitoyens internautes, en cette deuxième semaine du mois saint, bien plus que Nsibti Laaziza, 2050, Caméra Fâchée et autres programmes ramdanesques des chaînes tunisiennes. Ensuite, le cinquième terme en progression dans les recherches Google depuis la Tunisie est «Shems Fm». La radio -qui soufflera sa première bougie le 27 septembre prochain- attire de plus en plus d’internautes vers son site web via le moteur de recherche américain. La station fondée par Cyrine Ben Ali Mabrouk se place juste devant l’emblématique quotidien français «Le Monde» dans les recherches en progression sur Google. Et c’est le navigateur web Opera qui suscitera ensuite l’intérêt des surfers tunisiens. Peu utilisé par rapport aux autres navigateurs web, nous estimons que la hausse du nombre d’utilisateurs de l’internet mobile a contribué à faire croitre la côte de popularité d’Opera en Tunisie pour qu’il se place en septième position dans les recherches tunisiennes sur Google durant la semaine écoulée.
«Google Image» se retrouve en progression de 40% dans les recherches depuis la Tunisie. Ce qui place ce service proposé par le géant du web en huitième position juste devant la nouvelle application de réseautage sociale de la firme de Mountain View. En dernière place, nous trouvons «hotmail sign in». Ceux qui ne trouvent plus le chemin de l’accès à leurs boites e-mails l’ont cherché sur Google.
Cette immersion dans les recherches en progression sur Google durant cette deuxième semaine de ramadan nous indique que les internautes tunisiens utilisent le web surtout pour s’informer mais aussi pour se divertir. Même quand les chaînes tv se démènent pour leur fournir les plats de divertissements les plus épicés, les internautes préfèrent ne pas gouter à leurs soupes et garder les yeux rivées sur les écrans de leurs ordinateurs.
 
Thameur Mekki
 
(Source: Tekiano.com le 16 aout 2011)
 
 

Vers un axe Algérie/Maroc contre Tunisie/Libye/Egypte?


Alors que la révolution libyenne est près de vaincre, et que va s’ouvrir une nouvelle page de l’histoire Nord-Africaine (au sens large du terme), de nouveaux axes vont se dessiner, déja pressentis par le gouvernement algérien qui doit concilier entre une population qui trouve la révolution tunisienne « sympathique » et un risque de contagion avec une remise en question de l’oligarchie qui s’enrichit de façon massive aux dépends du commun des mortels.
Vu de Tunisie, le gouvernement algérien multiplie les actes antirévolutionnaires. Celà va du chanteur tunisien Bendir Man, considéré comme indésirable en Algérie, à l’issue de deux concerts dont un arrêté en plein milieu, à la propagande anti-tourisme algérien en Tunisie, qui affirme que la Tunisie est un coupe-gorge pour les touristes algériens, à l’aide supposée du gouvernement Algérien aux Kadhafistes, et la liste est longue.
Pour le Maroc, ce n’est pas mieux. La presse marocaine ensence continuellement la « révolution royale » et essaye de montrer le piteux échec de la révolution tunisienne.
Alors un axe algéro-marocain antirévolutionnaire, pourquoi pas? Appeurés par la petite Tunisie, ces deux gouvernement totalitaires et antidémocratiques pourraient recourir à l’arme économique pour sanctionner cette tunisie trop turbulente, et trop attachante pour les peuples du Maghreb.
La Tunisie gêne, messieurs. Elle gêne déja les européens qui n’arrivent pas à la classer (révolution islamiste? prochaine dictature? ou chose incroyable, ces arabes seraient-ils capables de créer une démocratie). Elle gêne ses voisins, elle a bouleversé l’échiquier du sud de la méditerranée, imitée même par des « incompris » « indignés » européens. Serait-elle en train de créer une nouvelle voie, hors du nationalisme arabo-islamique, hors de l’acceptation de la supériorité morale occidentale?
La suite au prochain épisode
(Source: Le Post.fr le 16aout 2011)

 

Libye : confusion autour des négociations en Tunisie


 
Selon des informations circulant autour de négociations entre le régime de Kadhafi et les rebelles libyens à Djerba, un départ du colonel serait évoqué par son propre camp. Sur le terrain, face à l’avancée des rebelles, l’armée libyenne a tiré un missile scud.
 
Le camp Kadhafi évoquerait un départ
 
Alors que des informations font état depuis dimanche de pourparlers secrets entre représentants du régime libyen et des rebelles à Djerba en Tunisie, la plus grande confusion continue de régner autour de la réalité de ces discussions et de leur contenu.
Les négociations se poursuivent, a affirmé mardi un journaliste de la radio tunisienne Mosaïque FM présent sur place. Les pourparlers impliquent selon lui deux membres du Conseil national de transition (CNT), organe politique des rebelles, et deux représentants du colonel Kadhafi. Des émissaires du président vénézuélien Hugo Chavez, qui a régulièrement condamné l’intervention militaire étrangère en Libye, seraient également présents. À Paris cependant, le représentant du CNT a démenti tout pourparler entre les rebelles et le régime. «La politique du CNT est de ne pas négocier avec le régime de Kadhafi», a insisté Mansour Saif al-Nasr.
Pourtant selon Europe 1, les discussions seraient suffisamment avancées pour qu’un départ de Kadhafi soit évoqué par son propre camp, qui en négocierait les conditions concrètes. D’après la radio, qui cite «des sources proches des rebelles», Kadhafi pourrait quitter non seulement le pouvoir mais aussi le pays.
Les raisons de la présence en Tunisie de l’ancien ministre jordanien des Affaires étrangères Abdel Ilah Khatib, envoyé spécial pour la Libye du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, entretiennent le flou. Lundi, en arrivant à Tunis, il annonçait qu’il venait se joindre aux discussions. Mais à New York, l’ONU avait assuré ne disposer d’«aucune information concrète concernant des pourparlers». Abdel Ilah Khatib «est arrivé en Tunisie pour des consultations avec des responsables tunisiens», a insisté l’organisation mardi. «En marge de ces rencontres, l’énvoyé spécial pourrait rencontrer des personnalités libyennes résidant en Tunisie», ajoute cependant le communiqué.
 
Les rebelles plus proches que jamais de Tripoli
 
Sur le terrain, les rebelles libyens ont resserré l’étau autour de Tripoli, bastion du régime de Kadhafi. Ils ont pris lundi le contrôle de trois villes clés sur la route de la capitale, ce qui constitue l’une de leurs plus importantes percées depuis le début du conflit il y a six mois. Les insurgés affirment désormais contrôler Zawiyah, à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Tripoli, ainsi que les villes de Gharyane et Sorman, situées respectivement à 50 kilomètres au sud et à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de Tripoli. Selon un porte-parole de la rébellion, les insurgés contrôlent aussi les 15 kilomètres de route entre Zawiyah et Sorman, ce qui prive la capitale de sa voie habituelle d’approvisionnement depuis la Tunisie.
Zawiyah «ouvrira la porte vers Tripoli. Ceci permettra à la population de s’y révolter», a déclaré mardi le représentant en France du CNT. «Nous entrons dans une phase décisive, bientôt nous libèrerons tout le sud de la Libye. Nous espérons fêter la victoire finale en même temps que la fin du ramadan», a-t-il ajouté.
 
Les pro-Khadafi tirent un missile Scud
 
Les forces pro-Khadafi ne s’avouent toutefois pas vaincues. Dimanche, elles ont même lancé depuis Syrte, ville natale et fief du dirigeant libyen, un missile Scud sur des positions rebelles. Il s’agit du premier tir connu de ce type de missile depuis le début de l’intervention internationale en Libye le 19 mars. Selon la revue spécialisée Jane’s, les forces libyennes ont acquis en 1976 plus de 200 exemplaires de ce missile balistique de courte-portée produit par l’Union soviétique. Mais depuis le début des frappes aériennes, l’Otan a affirmé à plusieurs reprises avoir détruit des lanceurs de Scud.
L’engin tiré dimanche, qui s’est écrasé dans le désert sans faire de victime, visait selon un responsable américain de la Défense la ville de Brega, à 240 kilomètres au sud-ouest de Benghazi. Les rebelles, qui avaient lancé fin juillet une offensive pour reprendre la ville aux forces pro-Khadafi, ont pris lundi le contrôle de toute la zone résidentielle dans l’est de la ville.
 
(Source: Lefigaro.fr le 16 aout 2011)

Libye : Le départ de Kadhafi secrètement négocié ?


Réunis en Tunisie, des membres de la rébellion et des représentants de Mouammar Kadhafi discuteraient actuellement des modalités de départ du Guide libyen.
 
Alors que les rebelles ont pris le contrôle de trois villes clés sur la route de Tripoli lundi, des négociations seraient en bonne voie en Tunisie. Après plusieurs mois de conflits, des membres des deux camps se seraient réunis sur l’île de Djerba pour entamer des pourparlers. Selon Europe 1, les négociations entamées entre rebelles et représentants de Kadhafi seraient « très avancées ». Des sources proches des insurgés auraient en effet confié à la radio que le départ du Guide trônerait au cœur des discussions. Des Tunisiens auraient, quant à eux, indiqué que l’objectif serait de définir les modalités de ce départ. A savoir : si Mouammar Kadhafi quittera le pouvoir et la Libye, s’il pourra partir avec sa famille, s’il sera autorisé à emporter de l’argent et bien sûr, quel pays l’accueillera. Un journaliste tunisien a par ailleurs expliqué : « on ne peut plus faire marche arrière, les choses prennent maintenant une tournure très sérieuse. Si réellement tout le monde quitte l’hôtel, c’est qu’un accord à eu lieu et que Kadhafi va prendre l’avion et quitter à jamais la Libye ».
 
Mystère autour de cette réunion
 
Si la réunion qui se tient actuellement à Djerba pourrait marquer un tournant décisif dans la résolution du conflit libyen, elle n’en demeure pas moins très secrète et mystérieuse. Tandis que sur place, bon nombre de personnes attestent de sa tenue, en Libye l’heure est davantage au démenti. A Benghazi, capitale de la rébellion, le vice-président du Conseil national de transition a en effet assuré qu’aucune discussion n’était actuellement en cours, « que ce soit en Tunisie ou ailleurs ». Même affirmation du côté de Mouammar Kadhafi. Tandis que les personnes présentent aux abords de l’hôtel qui abrite cette réunion secrète sont plutôt optimistes quant à l’issue de cette dernière, les déclarations du leader libyen ne laissent présager aucun éventuel départ. Dans un message sonore diffusé au cours de la nuit de dimanche à lundi, celui-ci a en effet déclaré : « la fin du colonisateur est proche et la fin des rats est proche (…). Ils n’ont plus qu’à recourir au mensonge et à la guerre psychologique après l’échec de toutes les guerres ».
 
Alors que la situation humanitaire se dégrade en Libye, les Pays-Bas ont annoncé lundi le déblocage de 100 millions d’euros d’avoirs libyens gelés. Ces derniers seront mis à la disposition de l’Organisation mondiale de la santé pour acheter des médicaments destinés à la population civile.
 
(Source: “France Soir” le 16 aout 2011)

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