16 septembre 2010

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TUNISNEWS
10 ème année,N° 3768 du 16.09.2010
 archives : www.tunisnews.net 


Liberté et Equité: Le domicile de l’ex prisonnier politique Ajmi Lourimi est assiégé

TTU-Monde Arabe: Mauvais voisinage TTU-Monde Arabe: Tturbulences entre Tunis et Doha… AFP: Poursuivi pour violences l’opposant tunisien Ben Brik relaxé à Paris AFP: Tunisie : la croissance a été de 3,1% en 2009 Kapitalis: Tunisie. L’humanisme du Coran et la barbarie de la Bible selon Talbi Gnet: Tunisie : Guerres de leadership au sein de l’opposition Daily Mail : Grandmother, 64, strangled and beaten to death by Tunisian toyboy on holiday AFP: Niger: sept personnes enlevées dans le nord, dont cinq Français Mort à Paris de l’islamologue algérien Mohamed Arkoun

The Independent: Freedom, democracy and human rights in Syria


 

Liberté pour Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité Organisation indépendante de droits humains 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel/fax : 71 340 860 Liberte.equite@gmail.com Tunis, le 16 septembre 2010  

Nouvelles des libertés en Tunisie


1)   Le domicile de l’ex prisonnier politique Ajmi Lourimi est assiégé L’ex prisonnier politique Ajmi Lourimi a été pris de court par le blocus de son domicile sis à la cité Yasminat, Ben Arous en fin d’après midi, jeudi 16 septembre 2010, par des agents de la police politique à bord d’une voiture banalisée garée près de la maison ce qui constitue une atteinte flagrante à sa liberté personnelle garantie par la Constitution. Ce n’est pas la première fois que monsieur Ajmi Lourimi subit des brimades. Sa belle famille a été importunée gratuitement à plusieurs reprises par des agents de la police politique qui se présentent chez eux sous des prétextes futiles, par usurpation d’identité et alléguant qu’ils travaillent pour des sociétés connues.
2)   Le docteur Sadok Chourou ne doit pas passer un autre Aïd derrière les barreaux Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies est toujours derrière les barreaux de la prison de Nadhor. Il fait face à la plus longue injustice de l’histoire de la Tunisie. […] Pour le bureau exécutif de l’Organisation
Le Président Maître Mohammed Nouri (traduction d’extraits, ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)  

Mauvais voisinage

Les relations entre Tunis et Tripoli connaissent de nouvelles tensions, d’où la froideur de l’accueil réservé par le colonel Kadhafi au Premier ministre tunisien, Mohamed Ghannouchi, en visite en Libye pour le 41e anniversaire de la Révolution du 1er Septembre. Des tensions liées aux incidents survenus, durant le ramadan, dans la localité tunisienne de Ben Guerdane (frontalière avec la Libye), dont la population a pris pour cible les policiers et douaniers libyens, ainsi que des voitures imma triculées en Libye. Ces incidents ont entraîné la fermeture du point de passage de Ras Jedir et le déploie ment de près de 400 policiers tuni siens. Selon certaines informations, l’affaire ne serait pas, cette fois, liée à la taxe de 150 dinars (80 euros) imposée par Tripoli aux véhicules tunisiens entrant en Libye. Mais à la décision de la douane libyenne d’interdire le passage en Tunisie de dizaines de camions libyens trans portant notamment des fournitures scolaires, pour être mises en vente à la sauvette dans différentes localités du pays, comme cela se pratique pour d’autres produits (friperie, luxe contrefait, électromé nager, etc.). Ces produits, acquis en grande quantité en Libye, sont subven tionnés par l’Etat libyen et donc destinés au marché domestique. Pour apaiser le colonel Kadhafi et dénouer la crise, le président Ben Ali lui aurait dépêché son épouse Leïla, accompagnée de son gendre Sakhr Materi. Lesquels auraient abordé avec le Guide libyen d’autres sujets, comme la nomination du nouvel ambassadeur de Tunisie en Libye (celle d’Abdel Ati al-Obaidi ayant été retirée par Tripoli). Cela fait plusieurs années que le colonel Kadhafi ne s’est pas rendu en Tunisie, bien qu’il ait récemment acheté l’hôtel Abou Nawas de Gammarth (nord de Tunis), pour y résider. Auparavant, il effectuait des visites dans ce pays environ deux fois par an.

 
(Source: « TTU-Monde Arabe » , Lettre hebdomadaire d’informations politiques et stratégiques Numéro 658, jeudi 16 septembre 2010)

TURBULENCES ENTRE TUNIS ET DOHA…

 


 

 
Le nouvel ambassadeur de Tunisie au Qatar, Ahmed Kedidi, qui doit encore présenter ses lettres de créances, a du fil à retordre. Les relations entre les deux pays traversent une nouvelle phase de turbulences, après la crise survenue en 2006, suite à la participation de l’opposant tunisien Moncef Marzouki à une émission de la chaîne Al-Jazeera. Cette fois, les autorités tunisiennes exigent l’annulation du programme hebdomadaire « Chahed aala el Aasr » (un témoin de l’époque). En effet, la chaîne qatarie prépare, depuis le début de l’été, une série d’émissions avec l’opposant Ahmed Bennour, ancien secrétaire d’Etat à l’Intérieur sous l’ère Bourguiba. La chaîne britannique « Al Hiwar » avait déjà consacré une émission à Bennour, ce qui avait donné lieu à une violente cabale contre lui, en avril dernier, dans la presse officielle, qui l’accusait de liens avec le Mossad. A noter que, fin août, un journaliste d’Al-Jazeera, Ahmed Mansour, s’est fait voler des documents dans un hôtel parisien, après avoir rencontré Bennour. Grâce aux caméras de surveillance, les auteurs du vol ont été identifiés comme des ressortissants tunisiens. La police judiciaire française a été saisie de l’affaire.  
(Source: « TTU-Monde Arabe » , Lettre hebdomadaire d’informations politiques et stratégiques Numéro 658, jeudi 16 septembre 2010)


Poursuivi pour violences l’opposant tunisien Ben Brik relaxé à Paris


AFP 16/09/10  |  19:32 PARIS — Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé jeudi le journaliste et opposant tunisien Taoufik Ben Brik, qui était poursuivi par une jeune femme l’accusant depuis 2004 de l’avoir frappée et violentée lors d’un séjour à Paris. A l’issue des débats, la 12e chambre correctionnelle a jugé insuffisantes les charges à l’encontre du journaliste, estimant que les accusations de la partie civile, Kaouther Kouki, âgée de 30 ans à l’époque des faits, apparaissaient contradictoires et que son comportement était ambigu au moment des faits. Il était soupçonné d’avoir exercé des violences volontaires sur Mlle Kouki au cours d’un séjour à Paris en mars 2004. La jeune femme l’avait accompagné, selon elle en raison d’une promesse d’embauche que le journaliste lui aurait fait miroiter en France, pour un « petit week-end amoureux à Paris » selon la défense. Une semaine après son arrivée, Mlle Kouki portait plainte pour viols, agressions sexuelles et violences mais l’information judiciaire se conclut par un non-lieu, le juge d’instruction puis la cour d’appel s’interrogeant sur la réalité des agressions sexuelles et de la violence alléguées par la victime, a rappelé le président du tribunal Serge Portelli. Les faits de violences volontaires portant sur une journée spécifique ont été jugés séparément jeudi à la suite d’une citation directe du parquet, qui a requis 300 euros d’amende. Alors que Kaouther Kouki a raconté s’être fait retenir son passeport par le journaliste, avoir tenté de s’échapper, Taoufik Ben Brik a dit n’avoir « commis aucun forfait ». « Mon seul crime est d’avoir aimé passionnément un agent des services spéciaux tunisiens », a-t-il déclaré. « Chaque année où il y a une présidentielle (en Tunisie), je violente des femmes », a-t-il ironisé. Ses avocats, Mes William Bourdon et Léa Forestier, ont rappelé « la pratique qui consiste à museler les militants en les attaquant pénalement pour des affaires de droit commun ». Le journaliste, opposant au président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, a été emprisonné six mois fin 2009-début 2010 en Tunisie pour des faits de violences sur une femme à l’issue d’un procès qualifié de politique par les défenseurs des droits de l’Homme.


Tunisie : la croissance a été de 3,1% en 2009


AFP 16/09/10  |  19:01 La Tunisie a enregistré en 2009 un taux de croissance économique de 3,1% contre 4,5 % en 2008, selon le rapport annuel de la Banque centrale de Tunisie (BCT) publié jeudi à Tunis. « La réalisation d’un tel niveau de croissance, en dépit de la récession mondiale surtout dans la Zone Euro (-4,1% contre 0,6%), s’explique par la bonne tenue de la demande intérieure, en particulier la consommation privée et les investissements publics », ont précisé les auteurs du rapport. Ce taux de croissance est dû aussi à l’accroissement de la production de céréales qui a atteint 25,3 millions de quintaux en 2009 contre environ 12 millions en 2008, ont-ils ajouté. Selon le rapport 2009, la croissance a également été forte dans les industries non manufacturières (3,7% contre 0,2%) « en relation avec la reprise enregistrée dans le secteur des hydrocarbures hors raffinage de pétrole (3,5% contre -5,1%) ». En revanche, les industries manufacturières, « affectées par la contraction de la demande extérieure », ont enregistré une baisse de 3,3% contre une croissance de 3,5%. « Ce repli a touché les principaux secteurs exportateurs, en particulier les industries mécaniques et électriques (-6% contre 8,4%), le secteur du textile, habillement, cuirs et chaussures (-10% contre -3,1%) et les industries chimiques (-0,9% contre -2,2%) », a indiqué la BCT dans son rapport. Les investissements directs étrangers (IDE) ont connu une régression de 33% après un accroissement d’environ 64% en 2008 et le déficit budgétaire s’est situé à 3% du PIB. Le taux d’inflation a régressé à 3,7% en 2009 contre 5% en 2008. Le taux de chômage a atteint 13,3% de la population active contre 12,4%.

Tunisie. L’humanisme du Coran et la barbarie de la Bible selon Talbi


Il suffit de lire la Torah pour «comprendre pourquoi nos frères Juifs nous tuent avec tant d’atrocité, au phosphore blanc», écrit Mohamed Talbi, par allusion à la dernière guerre israélienne contre Gaza. Dans son dernier ouvrage, ‘‘Gaza: Barbarie biblique ou de l’extermination Sacrée et humanisme’’, dédié aux victimes de l’enclave palestinienne et publié à compte d’auteur, et qui représente la troisième et dernière partie de son «testament», le célèbre islamologue tunisien s’insurge contre le dialogue islamo-chrétien dont il était, jusqu’à récemment, l’une des figures de proue du côté musulman. La haine de l’«abominable Mahomet» Ce «dialogue sucré», Talbi avoue s’y être «donné corps et âme», mais, ajoute-t-il, «il s’est révélé mépris et tricherie.» Ce ne fut qu’«une tactique dans une stratégie invariante», un énième épisode dans «une longue tradition de constante confrontation, qui avait souvent dégénéré en affrontements armés.» En réalité, affirme l’islamologue tunisien, «tout ce qu’écrit le Christianisme, depuis le Père de l’Eglise Jean Damascène jusqu’à Benoît XVI, est frappé du sceau du mépris et de la confrontation [pour et avec l’Islam].» Il ajoute: «A part quelques Ong laïques et sans faire d’amalgame, lorsqu’il s’agit de l’Islam, conviction de foi et pratique, tout ce qu’écrit le Judéo-Christiano-Orientalisme, auquel il faut ajouter aujourd’hui le Désislamisme, coule nécessairement de la même source: la haine pour l’imposteur et abominable Mahomet, et pour son abjecte Alcoran, livre de violence et de malfaisance.» Talbi affirme avoir écrit son livre pour démontrer, textes à l’appui, que, contrairement à ce qu’affirment les thèses judéo-christiano-orientalo-désislamistes, le Coran n’est pas violence. Le Coran est même «foncièrement Paix». Et l’universitaire de démontrer, en les citant abondamment, que les textes de la Bible et de la Torah sont, eux, véritablement porteurs d’une extrême violence. Il fallait seulement lire ces textes pour s’en rendre compte. «Hautes Valeurs», crimes de guerre et barbarie «L’Occident est fier de ce qu’il appelle ses Valeurs judéo-chrétiennes. Il nous dit: ‘‘Nous  avons des Valeurs !’’. Cela implique que nous n’en avons pas», note Talbi. Or, ajoute-t-il, au chapitres des «Hautes Valeurs, nous ne découvrons, textes à l’appui, que crimes de guerre et barbarie. Il n’y a pas de quoi pavoiser et chanter cocorico sur les ergots dressés. Les textes que nous citerons sont si horribles, que nous n’exagérons pas. Dans cet ouvrage nous nous limitons à confronter les textes, pour mettre en évidence l’humanisme du Coran et la barbarie de la Bible, sans chercher à convaincre ceux qui à nos yeux sont de mauvaise foi têtue et évidente.» Dans sa guerre contre les adversaires de l’Islam, Talbi appelle la «Umma» islamique à comprendre l’histoire, «dont l’actualité n’est que le prolongement». Et tout en lui demandant de réagir «en conséquence», il lui rappelle que «son rôle est d’être médiatrice, porteuse d’un Message de Paix, et d’Humanisme à toute l’humanité, en témoignant du Coran.» Car, ajoute-t-il, «la mission de la Umma est d’humaniser le monde, et elle ne peut le faire que si elle rénove et dépoussière sa pensée, par une lecture sans cesse actualisée du Coran sans cesse revisité.» Penseur libre en Islam Né à Tunis en 1921, Mohamed Talbi est le premier doyen de la faculté des lettres de l’Université de Tunis en 1955. Il soutient à la Sorbonne à Paris sa thèse de doctorat d’histoire sur les Aghlabides en 1968. Également agrégé d’arabe, il deviendra un historien spécialiste du Moyen-Âge et du Maghreb. Devenu islamologue, il prône une lecture vectorielle du Coran qui consiste à prendre en compte l’intentionnalité du livre saint et non pas les jugements émis à une époque révolue. Parmi ses ouvrages: ‘‘Ibn Khaldûn et l’Histoire’’ (Tunis, 1973), ‘‘Réflexions sur le Coran’’ (avec Maurice Bucaille, Paris, 1989), ‘‘Un respect têtu’’ (avec Olivier Clément, Paris 1995), ‘‘Plaidoyer pour un islam moderne’’ (Paris, 1998), ‘‘Penseur libre en Islam’’ (Paris, 2002), ‘‘Universalité du Coran’’ (Arles, 2002), ‘‘Ummat al Wassat’’ (Tunis, 2006), ‘‘Afin que mon cœur se rassure’’ (Tunis, 2010) et ‘‘L’Islam n’est pas voile, il est culte’’ (Carthage, 2010). Les dernières positions de Talbi, reniant le dialogue islamo-chrétien, et ses affirmations tranchées sur l’islamophobie consubstantielle de la civilisation occidentale, laquelle se veut exclusivement judéo-chrétienne, vont sans doute lui valoir le boycott des medias occidentaux qui, il n’y a pas si longtemps, lui tressaient encore des lauriers et le présentaient comme un penseur libre et éclairé dans un monde islamique plongé dans les ténèbres. Ce qui, d’une certaine façon, confortera Talbi dans sa volte-face.
 


Tunisie : Guerres de leadership au sein de l’opposition


Qui seront les prochains leaders des formations politiques en Tunisie ? La question intéresse peu le grand public, qui désespère des programmes et de la contribution de ces partis à faire avancer le pays, et à servir les Tunisiens.  La succession, voire l’alternance au sein des partis d’opposition, si elles indiffèrent peu ou prou les Tunisiens, semblent se placer au cœur des préoccupations de leurs membres. Les rivalités battent leur plein entre les cadres de ces mouvements, et les candidatures se multiplient pour briguer le poste de numéro un. A en croire Assabah dans son édition de ce mercredi, des signes avant-coureurs de scission se font jour au sein de certains partis proches du pouvoir en l’occurrence, le Parti de l’Unité Populaire (PUP), l’Union Démocratique Unioniste (UDU), et le Parti Social Libéral (PSL). Pomme de discorde : la course à la direction. La reconduction de Mondher Thabet (PSL), Mohamed Bouchiha (PUP), et d’Ahmed Inoubli (UDU), se trouve ainsi hypothéquée, et la concurrence se révèle être rude lors des prochains congrès électifs. Il n’est guère étonnant que ce type de désaccords ait lieu au sein d’un mouvement politique. C’est l’essence même de l’action politique que d’avoir de l’ambition, et de vouloir gravir les échelons des instances dirigeantes d’un mouvement au sein duquel on milite, et auquel on a adhéré par conviction et par accord avec son idéologie, sa ligne politique, et son programme. Un parti politique qui a une vision, des idées, voire un projet de société a certes besoin d’un meneur, voire d’un leader. Celui-ci en incarne l’idéal, et doit avoir l’étoffe, le volontarisme et la combativité pour pouvoir le traduire dans les faits.  Concrètement, cela s’illustre par la participation de ce parti à l’animation de la vie politique, et du débat public, par des contre-propositions crédibles dans des secteurs clefs de l’économie, de l’éducation, de la santé, de la recherche scientifique, de l’emploi, etc. Un parti politique se doit de s’impliquer dans les choix stratégiques du pays, et contribuer, si besoin est, à les corriger, et à les enrichir. En termes absolus, une formation politique a besoin d’un minimum de cohésion autour des fondamentaux, dont le principal est d’être au service de ses militants, et de ne pas trahir leur confiance. Cette approche fait logiquement l’impasse sur l’ambition personnelle qui n’a pas lieu de primer, même si elle reste dans une certaine mesure légitime. Une règle de base s’il en est, qui ne s’applique pas encore à la réalité tunisienne. Les mouvements d’opposition parlementaires, dans leurs différentes mouvances, socialiste, libérale, nationaliste, progressiste, sont immatures, et ressemblent plutôt à des projets inachevés, et sans réels objectifs. En mal de légitimité et de crédibilité, les partis d’opposition sont en rupture avec la base, et s’appauvrissent d’une force de proposition digne de ce nom. Leurs priorités ne sont pas claires, leur voix est inaudible, et leur action peu perceptible. Focaliser sur la succession au premier responsable est, de ce fait, totalement incongru, car, cela donne l’impression que les partis font passer les querelles personnelles, avant les questions de fond, qui, intéressent, au premier chef, les Tunisiens. Exemple et non des moindres, la Tunisie s’apprête à s’engager dans une réforme cruciale du régime des retraites ; où en sont les partis d’opposition de ce débat, et de ses corollaires :  vieillissement de la population, déficit des caisses sociales,  chômage, etc. S’occuper de sa petite personne, et de sa carrière politique, serait-il plus important que de contribuer à un débat décisif qui engage le présent et l’avenir des Tunisiens ? Il semble que oui, hélas.   L’opposition tunisienne a besoin, à ce jour, d’une profonde remise en cause, et d’une rénovation structurelle. Son atonie n’a que trop duré. Il ne s’agit pas de changer les hommes, car ce ne sera que bonnet blanc, blanc bonnet, mais de changer la conception et les idées sous-jacentes à ces entités statiques.
 

Grandmother, 64, strangled and beaten to death by Tunisian toyboy on holiday


A British grandmother was strangled and beaten to death by her Tunisian boyfriend, an inquest heard today. Pauline Richardson, 64, had travelled with a friend to the resort of Port El Kantaoui in Tunisia in June 2008. She was due to fly back on June 29 and on that day visited Qabeel Jabir Al-Wardani, who was then in his 20s. Mrs Richardson missed her flight home and her body was discovered the next day. Al-Wardani was arrested and admitted pre-meditated murder, saying he had strangled the grandmother from Bishop Auckland, County Durham. Although no official confirmation has ever been received from authorities in Tunisia, Detective Constable Dave Ripley today told an inquest in County Durham that Al-Wardani had been jailed for life. A post-mortem revealed Mrs Richardson had been strangled and suffered blows to  the head. Coroner Andrew Tweddle told a hearing at Chester-le-Street Magistrates’ Court that the mother-of-two had gone to meet Mr Al-Wardani at 6pm. Mr Tweddle said: ‘She had some form of relationship with an individual I believe to be a Tunisian national called Qabeel Jabir Al-Wardani. ‘At 6pm on Sunday 29 June, she parted company with her friends to go and see this gentleman. That was the day they intended to come back home. ‘People got concerned when she didn’t make the airplane which left without her. Inquiries were then made to ascertain what had happened to her. ‘Following these inquiries and contact being made with Mr Al-Wardani, her body was subsequently found and it looked as if she had been the victim of what can only be described as an assault and a murder. ‘Mr Al-Wardani was arrested and interviewed by the authorities in Tunisia and finally admitted his involvement in her death and accepted he had murdered her at around 8.30pm on that same night. ‘There were proceedings in the criminal courts out there and he was convicted of Pauline’s murder.’   Grieving: Mrs Richardson’s family arrived at the inquest into her death today At the time of Mrs Richardson’s death, her daughter Beverley Sains, 47, said she suspected something was wrong when one of her mother’s two travelling companions rang to say she had gone missing. Mrs Richardson’s body was discovered 24 hours later in an unidentified location. Mrs Sains said her mother had travelled to Tunisia often in the two years before her death, both with her friends and her grandchildren, Richard and Natalie. Mrs Sains said: ‘She just loved to travel. Wherever she went, she made friends. She loved warm weather as it helped her arthritis. ‘She was an outgoing person who wanted to live life to the full and enjoy her family.’ DC Ripley, of Durham Constabulary, told the inquest that even two years after the murder he still had no official confirmation of what had happened to Al-Wardani. He said: ‘Even today I have been in touch with the Foreign and Commonwealth Office and we are still awaiting written confirmation from Tunisia of the sentencing. ‘However, I’ve spoken with a solicitor who represents the family of the deceased. He has an agent out there and the agent has provided me with information that a guilty verdict was passed and the defendant received life imprisonment for that verdict.’ DC Ripley added that Al-Wardini had admitted ‘pre-meditated murder’ but said he had no further information about the killing. The coroner asked DC Ripley to continue his inquiries until he receives official confirmation of the sentence. ‘I would like you to continue with your inquiries and get a formal verdict,’ he said. ‘I would like to have some documents from the Tunisian authorities to confirm what your understanding is.’ A verdict of unlawful killing was recorded.
 
(Source: Daily Mail le 15 septembre 2010)


Niger: sept personnes enlevées dans le nord, dont cinq Français


Publié le 16/09/2010 à 16:26 AFP  Cinq Français, un Togolais et un Malgache, pour l’essentiel des collaborateurs des groupes français Areva et Satom, ont été enlevés jeudi matin dans le nord minier du Niger, où opère Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ont indiqué les autorités nigériennes. Cinq Français, un Togolais et un Malgache, pour l’essentiel des collaborateurs des groupes français Areva et Satom, ont été enlevés jeudi matin dans le nord minier du Niger, où opère Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ont indiqué les autorités nigériennes. « Les assaillants seraient probablement des éléments » d’Aqmi ou des bandits qui vendent leurs otages aux jihadistes, a déclaré à l’AFP une source sécuritaire nigérienne. La France a confirmé l’enlèvement de cinq de ses ressortissants dans la région d’Arlit (1.000 km au nord-est de Niamey), soulignant qu’il n’y a pas eu de revendication pour l’heure. Areva, qui exploite des mines d’uranium dans la région, a confirmé l’enlèvement d’un salarié et de son épouse, tous deux français. Les cinq autres personnes enlevées travaillent pour Satom, filiale du groupe Vinci de bâtiment et travaux publics, sous-traitant d’Areva sur le site d’Arlit. Les sept personnes ont été capturées vers 02H00 locales (01H00 GMT) par « un groupe armé » qui comprendrait de sept à une trentaine de personnes, selon les sources, a rapporté le porte-parole du gouvernement nigérien, Laouali Dan Dah. Les ravisseurs, à bord d’au moins deux pick-up, « parlaient majoritairement arabe et souvent tamachek » – langue des touaregs vivant dans la région – et ont pris la direction d’Inabangaret, près de la frontière avec l’Algérie et le Mali, a-t-il affirmé. Les sept captifs étaient « sortis sans escorte et ont été surpris par un groupe de ravisseurs enturbannés », a raconté une source sécuritaire nigérienne. La radio privée Saraounia soutient à l’inverse que « les otages ont été surpris par leurs ravisseurs à leur domicile ». Paris a assuré de sa « mobilisation ». Niamey a évoqué des « dispositions » prises pour rechercher otages et ravisseurs, et des contacts établis avec les pays voisins. Après l’enlèvement de leurs six « collaborateurs » et de l’épouse de l’un d’eux, les groupes Vinci et Areva ont annoncé, sans plus de précision, avoir « immédiatement pris des mesures de sécurité supplémentaires pour les salariés des deux groupes présents au Niger ». Actif dans la vaste bande sahélo-saharienne propice aux trafics en tous genres, Aqmi a déjà commis plusieurs enlèvements d’Occidentaux dans le nord du Niger. Le 19 avril, un Français de 78 ans, Michel Germaneau, qui travaillait sur un projet humanitaire, avait été enlevé dans le nord nigérien par un commando d’Aqmi. Son exécution avait été annoncée le 25 juillet par le groupe. Après un raid mauritanien appuyé par la France pour tenter de le libérer, Aqmi avait lancé des menaces contre les intérêts français en France et dans la région, et la France avait renforcé ses mesures de sécurité. Dans son dernier conseil aux voyageurs actualisé sur son site internet le 31 août, le Quai d’Orsay indiquait que « les menaces d’Al-Qaïda au Maghreb islamique contre les ressortissants français doivent être prises très au sérieux ». « Les risques d’enlèvement dans la bande frontalière avec le Mali, tout particulièrement à proximité de la région de l’Azaouagh, restent élevés », ajoutait-il. La région d’Arlit a été également le théâtre d’une rébellion touareg entre 2007 et 2009. Après la mort de Michel Germaneau, Areva avait annoncé le 27 juillet le renforcement de sa vigilance au Niger, où il extrait près de la moitié de son uranium dans deux gisements et emploie près de 2.500 personnes, dont une cinquantaine de Français. Pays parmi les plus pauvres du monde, le Niger est le troisième producteur mondial d’uranium.

Mort à Paris de l’islamologue algérien Mohamed Arkoun


AFP 15 09 2010 PARIS — Le professeur Mohamed Arkoun, grand islamologue et « passeur » entre les religions, est mort mardi soir à Paris à l’âge de 82 ans, a annoncé le « curé des Minguettes » Christian Delorme, qui était un de ses proches. Il était professeur émérite d?histoire de la pensée islamique à la Sorbonne et un des initiateurs du dialogue interreligieux. Mohamed Arkoun était né en 1928 à Taourit-Mimoun, petit village de Kabylie, dans un milieu très modeste. Après avoir fréquenté l’école primaire de son village, il avait fait ses études secondaires chez les Pères Blancs à Oran, puis avait étudié la littérature arabe, le droit, la philosophie et la géographie à l’Université d’Alger. Grâce à l’intervention du professeur Louis Massignon, rappelle Christian Delorme, il a pu préparer l’agrégation en langue et littérature arabes à la Sorbonne. Il a enseigné ensuite dans plusieurs universités puis en 1980, il a été nommé professeur à la Sorbonne nouvelle-Paris III, y enseignant l’histoire de la pensée islamique. Là, il a développé une discipline: l’islamologie appliquée. Depuis 1993, il était professeur émérite de la Sorbonne. Il continuait d’intervenir par des conférences dans diverses universités à travers le monde. Mohamed Arkoun était convaincu que l’événement historique de « la parole coranique devenue texte » n’avait pas bénéficié de l’intérêt scientifique qu’il méritait, et que d’immenses chantiers restaient à ouvrir. Pour lui, les « trois définitions de la révélation »: la définition juive, la définition chrétienne et la définition musulmane ne pouvaient pas être dissociées, et leur étude apportait à chacune des éclairages salutaires. En 2008, il avait dirigé la réalisation de l' »histoire de l’islam et des musulmans en France du Moyen-Age à nos jours », un ouvrage encyclopédique auquel avaient participé de nombreux historiens et chercheurs (ed. Albin Michel) qui racontait et expliquait une histoire commune et millénaire. « Le fil directeur, avait-il alors dit à l’AFP, n’est pas seulement de rappeler des faits ou des personnages mais de raconter l’histoire d’un regard, une histoire psychologique et culturelle des relations entre la France et l’Islam ». L’objectif est de former « la conscience civique, avec un regard historique critique des deux côtés sur tout ce qui s’est passé », pour aider à ce que le musulman ne soit plus un Autre mais un citoyen à part entière. Le président du CFCM (Conseil français du culte musulman) Mohammed Mousaoui a rendu hommage dans un communiqué à « ce grand penseur musulman et véritable passeur entre les cultures, qui a toujours plaidé pour une pratique intellectuelle libre où le +droit de la pensée+ doit être respecté ». « Convaincu des vertus du dialogue entre le monde musulman et occidental, Mohammed Arkoun a toujours refusé les oppositions simplistes entre cultures d’Islam et d’Europe. (…) Il restera dans les mémoires comme celui qui a contribué à faire le mieux connaître en France et en Europe l’Islam des lumières », écrit encore M. Moussaoui.


 Freedom, democracy and human rights in Syria


Robert Fisk Ribal al-Assad doesn’t look like the son of a war criminal; fluent English, fluent French, fluent Arabic (of course), fluffy black hair and brown eyes, a youngish 35, Boston graduate, self-assured, a member of the Damascus elite, sitting in a Marble Arch hotel, turning down my offer of coffee, talking about freedom and democracy and human rights in Syria, denying – gently but forcefully – that his father, Rifaat, is a war criminal. Funny that. Back in February 1982, on the banks of the Orontes river, I stood next to one of Rifaat’s tanks as it shelled a mosque in the blood-boltered battle between the Assad regime and the Sunni insurgents of Hama. The tank crew and many of the soldiers around them were wearing the pink uniforms of Rifaat’s Special Brigades. The Sunni uprising – as ferocious as the Algerian war or Iraq, regime party families slaughtered in their homes – was real enough. So was the brutality of Rifaat’s lads. Up to 20,000 souls were reported killed in the streets and underground tunnels of Hama. The President of Syria, Hafez al-Assad, said later that the insurgents deserved to die a hundred times. Rifaat was Hafez’s brother. Hafez was therefore Ribal’s uncle, the present President – Bashar – his cousin. « But anyone can wear a pink uniform, » Ribal says. « Everyone wanted to wear pink uniforms then, to look like the special forces. My father was not in Hama. He was in Damascus at the time. » A mere lieutenant-colonel, I am to understand. And Rifaat, it turns out – a man whom I have always believed should stand, alongside Ariel Sharon, in a war crimes dock – is now living in central London! Did we know this? Does the British Government advertise the fact that the Butcher of Hama – for so he was known to the survivors – now lives not very far from where his son sits with me in Marble Arch? But I have to be frank. Ribal was a bit put out by my insistence that our little chat must include his Dad. He wanted to talk about his so-called « United National Alliance » (self-funded, he claims), his desire to see a new, inclusive, equal rights Syria – not a dredging up of the past. Ribal was eight years old at the time of Hama, scarcely to blame for the sins of his father – though that is not a phrase of which he would approve. A businessman managing export-import between China and the Arab world, he insists he wants no political role in a « new » Syria and bursts into laughter when I suggest he might like to be president. Most would-be presidents, I should add, burst into laughter before assuring the world that they have no such ambitions. Personally, I suspect young Ribal would like to be a political opponent in a democratic Syria. He shakes his head. But let’s face it, Ribal is a strong sell. « We want to concentrate on our future country. A country cannot be built on past grudges. We have to forgive – I don’t know about forget – and we have to live together, all Syrians who believe in democracy and human rights, to have a new era. The Berlin Wall fell, the Soviet Union collapsed. Syria will change. » I point out, cruelly perhaps, that the Soviet Union still exists in Syria, despite all the economic changes which Bashar wants to bring about. But I tell him, too – for Ribal hasn’t lived in Syria since the age of nine, save for a few brief visits – that Syria is not the police state it was under Uncle Hafez. You can make jokes about the regime in government ministries, private banks are creeping into the market, a critical remark about Bashar does not encourage a visit from the mukhabarat plain-clothes guys. Ribal nods sagely. He knows all this. But he wants Syria to break its relations with Iran – a policy that must surely earn the gratitude of the Americans, not to mention Israel. US-Israeli demands that Syria sever its connections with the Islamic Republic are central to the West’s « peace process » for the Middle East. But to expect Syria to deprive itself of such a powerful ally is ridiculous. Damascus is the West’s gate to Iran, Bashar is the middle-man between Washington and Tehran. Without Iran, Syria will be weak enough to make peace with Israel – like Egypt and, later, Jordan and Yasser Arafat. This would be a peace of the weak rather than a peace of the just. « No – Iran wants to have the Persian Empire back again! » exclaims Son of Rifaat. « The Iranians are not trustworthy. You see what happened in Iraq? Who was funding the insurgents, who was training them? Iranians are arrogant, especially of course with the Arabs. Look how they treat their own Arabs in Ahwaz. They are not even allowed to speak Arabic. » I point out, politely, that this is not true. And President Bashar al-Assad? Ribal speaks of him with both respect and regret. « He is still governing under the ghost of his father. Each person in Syria has an interest in the secret service. Bashar should have declared national unity as soon as he took over. He did things bit by bit, with internet cafes and so on. But it was not enough. There was no real change. » I suggest that Bashar’s eloquent and very intelligent wife Asma is a great credit to him. « She is a very good woman – she has tried hard, » Ribal replies rather dismissively. No, he doesn’t want to see a « coup d’etat » in Syria. « My father left Syria because he didn’t want bloodshed. A ‘coup’ means dictatorship and dictatorship breeds corruption and corruption breeds terrorism. We are campaigning internationally for a new Syria. We have no relations with Khaddam » – Syria’s former foreign minister and vice-president, currently sulking in opposition in Paris – « and we had no relations with Kenaan ». Kenaan was Syrian army intelligence commander in Lebanon when Damascus ruled Beirut – Ribal says he knows nothing about Kenaan’s brutality then – but says he was a good man (Kenaan’s son is married to Ribal’s first cousin) albeit that he shot himself in the mouth after being made minister of interior. As for Bashar’s brother Basil – who would be president if he had not died in a car crash – « he visited my father when we were children. He came to see me in France. I think Basil would have known that national unity was in the interests of Syria. He would have understood that independent parties could exist in opposition to the government. » But I return to Rifaat – who physically looks like an even grimmer version of his brother Hafez – and his eventual departure from Syria. Ribal denies that Rifaat tried to stage a « coup » – which doesn’t square with my own memory of Rifaat’s tanks on the streets of Damascus – but says his father was a critic of Hafez’s 1976 military advance into Lebanon. « My father was against it – he told my uncle: ‘If you send Syrian troops into Lebanon, they will come back in coffins.’ He said that Bashir Gemayel and his Lebanese people were nationalists. And he really never went to Hama. It was the defence minister, Mustafa Tlass, who said later that at the time of Hama, he was signing between 200 and 250 death sentences every week. » Because of the Muslim uprising, Ribal was escorted to his French school by bodyguards, a family friend was murdered, he had to live in a walled compound in his home on the Mezze boulevard, his house was attacked. « Saddam Hussein funded the Muslim Brotherhood, they were trained in Iraq and Sudan. So the Baath party decided that those in the Muslim Brotherhood were traitors. I am against all extremism. » Interesting man, Ribal, a good horseback rider (like Basil), Thai boxing enthusiast, a competent skier. « I could have had a life of privilege, » he says. I ask him if Rifaat would meet me. « I’ll ask him, » he says. Full of hope, I am… The Hama Massacre * Hama was the setting for the most ferocious uprising ever staged against Hafez al-Assad’s regime. * The killings followed years of antagonism between the conservative Muslim Brotherhood and the nationalist regime of President Assad. * The Muslim Brotherhood had tried to unseat the regime through targeted political killings and urban warfare, including an attempt to kill the President. * During a search of Hama to try to root out dissident forces, Syrian troops came across the hideout of a local commander and were ambushed. As troop reinforcements were rushed to the city, the mosques called for a holy war against Assad’s regime on 3 February 1982. The Muslim Brotherhood led the rebellion with guns, knives and grenades. * The leadership’s response was harsh. « Death a thousand times to the hired Muslim Brothers, » Assad shouted in fury. « Death a thousand times to the Muslim Brothers, the criminal Brothers, the corrupt Brothers. » * The Syrian army, led by Assad’s brother Rifaat, destroyed half of the city with tank shellfire and killed up to 20,000 people. * Rifaat was seen as the natural successor to his brother, who ruled for three decades, but was accused of preparing to take over the country with his special forces. He was driven out of Damascus.
(Source: The Independent le 16 septembre 2010)
Lien: http://www.independent.co.uk/opinion/commentators/fisk/robert-fisk-freedom-democracy-and-human-rights-in-syria-2080463.html  

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