16 septembre 2009

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TUNISNEWS

9 ème année, N° 3403 du 16.09.2009

 archives : www.tunisnews.net  


Abdel Wahab Hani: Dr Ahmed Eleuch enfin libre Reporters sans frontieres: Nouvelle arrestation d’Abdallah Zouari: un calvaire sans fin L’OLPEC: Mise au pas du syndicat des journalistes par les autorités Confédération Syndicale Internationale: Moyen-Orient : Les gouvernements durcissent la répression à l’heure où la crise économique frappe de plein fouet les emplois et les revenus Reuters: La Tunisie a acheté 100.000 t de blé dur – traders African Manager: Tunisie : Le coût de la rentrée scolaire est-il supportable ? Omar Khayyam: Fred cherche sa Tunisie perdue – Des ordures sur le bureau du ministre de la culture Los Angeles Times: Rosh Hashana, Tunisian style Globalnet.tn: L’Islam dans la société : entre dévotion et ostentation AFP: Six garçons nord-africains arrivent en Espagne en bateau pneumatique AFP: Maroc/ramadan: six personnes accusées de tentative de rupture de jeûne Liberté: Relations entre l’Algérie et les États-Unis  – L’islamisme, le Sahara occidental et le Proche-Orient Reuters: Ouverture du dernier procès des attentats islamistes de 1995 Le Figaro.fr: L’ONU accuse Israël et le Hamas de crimes de guerre


 

Dr Ahmed Eleuch enfin libre

Abdel Wahab Hani La Cour d’Appel de Tunis a ordonné la libération du Dr tuniso-français Ahmed Eleuch. Il comparaîtra en état de liberté le 5 octobre devant la Cour qui examinera, sur le fond, l’Appel qu’il a interjeté du jugement du Tribunal de première instance de Tunis. Ahmed a été transporté hier, dans le secret le plus total, de la prison de Sfax, pour être présenté à la séance unique judiciaire de ce matin, devant la Cour d’Appel de Tunis. Psychiatre, psychothérapeute, écrivain, conférencier et acteur éducatif et social de la Communauté arabo-islamique de France, le Dr Eleuch est rentré, muni de son passeport français, en Tunisie le 30 juillet 2009 après 19 longues années d’exil, pour rendre visite à son père malade et sa mère agée. Il a été arrêté et écroué à son arrivée sur le sol tunisien, en exécution d’un mandat de recherche, pour une affaire judiciaire dont il ignorait l’existence, affaire qui semble être prescrite. Présenté devant le Tribunal de première instance de Tunis le 7 août 2009, il écope de nouveau de quatre ans de prison ferme, pour participation à une réunion politique du mouvement Ennahdha en 1995, en dehors du terrirtoire tunisien, sur la base d’un vague témoignage et pour des faits qui tombent sous le coup de la prescription. Ce début de dénouement heureux de l’affaire Eleuch est le résultatt d’une mobilisation formidable et raisonnée de sa épouse Afifa, ses avocats, ses proches , ainsi que de ses collègues et ses amis qui se sont mobilisés à Sait Denis, à Paris, à Genève, à Tunis et à Sfax. Il est aussi le résultat d’intenses médiations et de Bons offices, entrepris par de nombreux amis qui se reconnaîtront, avec les autorités judiciaires, administratives et politiques du pays, pour permettre à Ahmed de passer cette nuit sacrée parmi les siens à Sfax et tourner cette page douloureuse et les malentendus qui l’ont accompagnés. Par la grace de cette nuit sacrée, que Allah le tout puissant permette à Ahmed de recouvrir sa totale liberté et l’intégralité de ces droits, qu’il nous accorde la sagesse pour alléger les souffrances et oeuvre pour le bien de la patrie, que l’on soit dans rangs du pouvoir ou de l’opposition. Ce geste nous rappelle celui de Pierre Mendès France, Président du Conseil (Chef du gouvernement9 français, qui, à la surprise générale, décida de se rendre, dans une visite éclair, à Tunis, le 31 juillet 1954, pour y annoncer, unilatéralement, à Lamine Pacha Bey, la reconnaissance de l’Autonomie interne du peuple tunisien, à quelques jours de l’Aïd Al-Idhha , dit Aïd Al-Kébir (la fête du sacrifice, dite du mouton), de l’an 1373 de l’Hégire, « pour que les tunisens -musulmans- fêtent doubelement la fête de l’Aïd Al-Idhha et que la joie soit pour les deux fêtes ».. Noble attitude d’un grand homme d’Etat qui a préparé son entrée dans l’Histoire.. Que ceux qui ont permi la libération de Ahmed ce soir continuent leur oeuvre pour perpettre à tout un peuple d’exilés de rentrer au pays et de faire de l’Aïd deux fêtes, pour offrir à la Nation toute entière la joie de retrouver tous enfants, dans la liberté et la dignité, comme en 1954, il y a 55 ans. Genève le 26 Ramadhan 1430 de l’Hégire, correspondant au 16 septembre 2009 Grégorien Abdel Wahab HANI awhani@yahoo.fr +33 (0)6 17 96 00 37


REPORTERS SANS FRONTIERES COMMUNIQUE DE PRESSE 16.09.2009 TUNISIE

Nouvelle arrestation d’Abdallah Zouari: un calvaire sans fin

“Lors de ma détention qui a duré plusieurs heures, des membres des forces de sécurité n’ont cessé d’émettre des insultes vulgaires à l’encontre de juristes ainsi que d’organisations comme Human Rights Watch et Reporters sans frontières qui soutiennent mon cas. Ils ont tenté de me forcer à signer un engagement qui m’interdit de continuer à écrire comme journaliste et militant. J’ai refusé de le faire. Je ne signerai ce papier que lorsque j’y serai tenu par la loi, ai-je rétorqué. Ils m’ont menacé ainsi que ma famille si je n’arrêtais pas de photographier les policiers qui sont revenus surveiller ma maison. Ils ont essayé durant des heures de me soutirer des informations personnelles et le mot de passe de ma boîte mail”, a déclaré Abdallah Zouari à Reporters sans frontières, quelques minutes après sa libération, le 16 septembre.   « Nous avions raison de nous méfier de certaines annonces des autorités judiciaires. Le cas kafkaien d’Abdallah Zouari, journaliste et militant, confirme cette méfiance. Le 2 août 2009, elles avaient mis fin à sept années de résidence surveillée et à dix-huit années d’acharnement judiciaire et policier à l’encontre du journaliste ( lire le communiqué « La fin d’un calvaire ? »). Mais dans les faits, le journaliste est toujours l’objet d’un placement en résidence surveillée qui ne veut pas dire son nom. » a déploré l’organisation.   Enlevé de force par des policiers en civil, détenu plus de huit heures à la Direction de la sûreté de Zarzis, Abdallah Zouari a été relâché le soir du 15 septembre. Trois voitures de policiers en civil demeurent en permanence devant sa maison. « Je considère ces pratiques comme de nouveaux moyens de pression pour m’interdire d’écrire mais je compte utiliser ce droit d’expression », a-t-il ajouté.   Le 11 septembre 2009, les voitures de policiers ont repris leur place devant la maison d’Abdallah Zouari sans aucun avertissement ni mandat. Les convocations ont repris. Les policiers surveillent ses mouvements de jour comme de nuit, continuent de couper la route aux proches qui veulent lui rendre visite et maintiennent une pression sur la vie privée du journaliste.


Mise au pas du syndicat des journalistes par les autorités

 

L’OLPEC est gravement préoccupé par la recrudescence de l’intolérance des autorités publiques à toute activité associative indépendante, et particulièrement par le putsch orchestré récemment contre le bureau légitime du syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT). De nombreux faits concordent pour illustrer le fait que la justice puis la police ont joué un rôle déterminant pour permettre aux éléments affiliés au parti au pouvoir d’opérer cette mise au pas de la structure professionnelle des journalistes. Le 8 septembre 2009, un important dispositif policier avait quadrillé le bâtiment où est situé le siège du SNJT à Tunis empêchant tout accès à l’immeuble, y compris des membres dirigeants du syndicat ; les agents de la police politique avaient évacué de force les journalistes qui se trouvaient à l’intérieur et disposé illégalement des archives et des documents internes du syndicat ; ils ont également violemment agressé le président Néji Bghouri à qui ils ont interdit de pénétrer dans son local; Notons que l’arrivée des forces de police avait précédé la notification par huissier notaire d’une décision de justice qui avait été édictée le matin même par le tribunal de première instance de Tunis en vue de transférer au nouveau bureau putschiste la légalité de l’usage des bureaux du SNJT. Cette même justice, saisie en référé, avait reporté au 26 octobre 2009 le recours en annulation du congrès – convoqué par une partie non qualifiée du syndicat- introduit par le bureau légitime le 14 août dernier. Il est surprenant que le recours introduit par les putschistes ait été tranché avant l’examen de l’affaire au fond qui devrait décider de la légalité même de la tenue du congrès putschiste. Rappelons que le 15 aout dernier, un congrès extraordinaire convoqué par des partisans du RCD, le parti au pouvoir, installait un nouveau bureau présidé par l’attaché de presse du SG du parti au pouvoir. Et ce bureau putschiste avait été immédiatement reçu par le ministre de la communication. Par ailleurs, l’une des chevilles ouvrières de ce putsch, Mohamed Ben Salah, l’ancien président de l’ex-AJT (association des journalistes tunisiens) qui a favorisé le contrôle de l’ancienne structure professionnelle des journalistes par le pouvoir durant plus de 14 ans jusqu’à la création du SNJT en janvier 2008 , a été récompensé pour ses bons services en voyant son activité à la TAP (l’agence de presse officielle)  prolongée de cinq ans, alors qu’il aurait dû partir à la retraite. L’OLPEC Dénonce le rôle direct joué par les autorités publiques dans la mise au pas du syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT). Rappelle à l’Etat tunisien ses obligations de respecter la liberté syndicale et la liberté d’association en général. Exige l’annulation de toutes les décisions issues du congrès putschiste du 15 août et le rétablissement de la légitimité syndicale pour les professionnels des médias. Pour l’OLPEC Le président Mohamed Talbi


Confédération Syndicale Internationale

Moyen-Orient : Les gouvernements durcissent la répression à l’heure où la crise économique frappe de plein fouet les emplois et les revenus

Bruxelles, 9 septembre 2009 : La dégradation du climat économique au cours des trois derniers mois s’est accompagnée d’une augmentation alarmante de la répression à l’encontre des activités syndicales indépendantes dans plusieurs pays de la région, cependant que les gouvernements réagissent avec force aux revendications pour une meilleure protection des revenus et de la sécurité de l’emploi. Au Maroc, les élections des représentants des employés à niveau national ont été truffées de manœuvres frauduleuses visant à exclure les syndicats des négociations futures sur les salaires et les conditions de travail. Les actions antisyndicales se sont déclinées sous de nombreuses autres formes, y compris le licenciement sommaire de délégués syndicaux d’entreprise. En Tunisie, les travailleurs et chômeurs qui avaient pris part aux manifestations de Gafsa, en juillet 2008, demeurent sous les verrous, en dépit du soutien international aux efforts menés par la centrale syndicale nationale UGTT en vue de leur libération. A cette occasion, la couverture médiatique des manifestations avait été interdite et un journaliste arrêté pour avoir publié des images des manifestations a été condamné à 6 années d’emprisonnement. D’autre part, les autorités tunisiennes ont soutenu la tenue, le 15 août, d’un « Congrès extraordinaire » de journalistes pro-gouvernement, qui a tenté de destituer l’ensemble de la direction du syndicat national des journalistes SNJT élus en janvier 2008. Le gouvernement a lancé sa campagne pour déstabiliser le syndicat en réaction à un rapport du SNJT qui critiquait la manque de liberté de presse dans le pays. En Egypte, une série de manifestations pour les droits des travailleurs et contre le licenciement en masse de travailleurs et les fermetures d’usines a déclenché des interventions policières d’une brutalité extrême. Malgré la reconnaissance, au début de l’année, du premier syndicat sectoriel indépendant, RETA, qui compte environ 50.000 adhérents dans le département du fisc, les autorités ont tenté de forcer les employés à adhérer à la centrale syndicale officielle et ont confié à cette dernière le contrôle de la caisse de prévoyance sociale des membres du syndicat RETA. Les travailleuses et travailleurs affectés ont réagi en lançant une grève, pour réclamer le respect de l’indépendance syndicale. En Jordanie, la répression policière brutale à l’encontre des travailleurs du port d’Aqaba qui s’étaient mobilisés le 3 août pour réclamer une augmentation salariale constitue un cas flagrant de violation des droits syndicaux. Dans le même temps, la Commission sociale et économique nouvellement établie par le gouvernement a manqué de convaincre les syndicats du pays que les autorités prennent la négociation et le dialogue social au sérieux. En Irak, le gouvernement continue d’appliquer des lois antisyndicales de l’ère de Saddam Hussein, notamment la tristement célèbre Loi 150, qui interdit les syndicats dans les entreprises publiques et semi-publiques. Les rapports émanant d’Irak signalent une augmentation de l’ingérence dans les activités syndicales légitimes. En effet, dans des circulaires adressées aux entreprises et départements dépendant des différents ministères, ceux-ci ont spécifiquement conseillé aux employés d’ « éviter de traiter » avec certains syndicats. Les autorités iraniennes continuent de réprimer toute activité syndicale indépendante. De nombreux cas de détention et de mauvais traitements de travailleurs ont été signalés, y compris contre plusieurs travailleurs qui ont pris part aux manifestations concernant le scrutin contesté des élections présidentielles. Suite à l’interdiction générale imposée sur la couverture médiatique des manifestations, les autorités ont mis les scellés sur les bureaux de l’Association iranienne des journalistes le mois dernier. « Au lieu de chercher, à tout prix, à étouffer les demandes légitimes des travailleuses et travailleurs confrontés à des épreuves extrêmement difficiles, les gouvernements de la région devraient veiller à respecter pleinement leurs obligations internationales concernant les droits des travailleurs, pour lesquelles ils ont pris des engagements contraignants de leur propre gré. Ils ne peuvent ignorer les répercussions sérieuses de la crise économique mondiale, surtout à la lumière des millions d’emplois qui ont d’ores et déjà été perdus. Ces mesures antisyndicales vont à l’encontre du but recherché et ne font qu’exacerber les tensions dans les pays du Moyen-Orient », a déclaré Guy Ryder, secrétaire général de la CSI. La CSI représente 170 millions de travailleurs au sein de 312 organisations affiliées nationales dans 157 pays. http://www.ituc-csi.org et http://www.youtube.com/ITUCCSI Pour plus d’informations, veuillez contacter le Service Presse de la CSI au : +32 2 224 0204 ou +32 476 621 018. Photo : dayangchi’s themes : Proche Orient , Droits syndicaux

La Tunisie a acheté 100.000 t de blé dur – traders

Reuters – 16-09-2009 – 15:56 PARIS, 16 septembre (Reuters) – L’Office tunisien des céréales a acheté mercredi 100.000 tonnes de blé dur d’origine optionnelle dans le cadre de son appel d’offres qui prévoyait initialement l’achat de 84.000 tones, apprend-on auprès d’exportateurs. La Tunisie a bénéficié d’une offre particulière de Dreyfus pour quatre bateaux de 25.000 tonnes chacun au prix de 271,64 dollars/tonne coût et fret, ont-ils précisé. Les embarquements sont prévus entre le 20 décembre et le 25 janvier.

Tunisie : Le coût de la rentrée scolaire est-il supportable ?

16-09-2009Nadia Ben Tamansourt

 La rentrée scolaire a lieu, cette année encore, à une période charnière entre le mois sacré de Ramadhan, la fin des vacances et les préparatifs de l’Aïd. Dès ce lundi 14 septembre, les enseignants retrouveront le chemin de leurs écoles, collèges et lycées pour une prise de contact et la préparation de la reprise des cours. Quant aux élèves, et quelque soit le jour de l’Aïd, le dimanche 20 ou le lundi 21, c’est le mardi 22 septembre qu’ils reprendront le chemin des classes dans le cadre de la nouvelle année scolaire. Toutes les dispositions ont été prises afin d’assurer les meilleures conditions de succès à la nouvelle rentrée scolaire et universitaire (2009-2010)

Les préparatifs vont bon train

Tout semble fin prêt pour démarrer une bonne année scolaire et universitaire. Des mesures cohérentes ont été arrêtées par le   ministère du Commerce et de l’Artisanat en collaboration avec celui de l’Education et de la Formation lequel, à son échelle, a  engagé les actions nécessaires. Il s’agit de tout mettre au point des semaines à l’avance. Parmi les dispositions prises d’emblée, les manuels scolaires et autres supports pédagogiques imprimés, dans leur totalité, depuis la mi-août. Le ministère de l’Education et de la Formation  a accordé un grand intérêt à l’infrastructure des établissements éducatifs, notamment la construction de nouveaux dispositif d’hygiène  qui seront généralisés à tous les établissements éducatifs.

Les représentants de la profession (éditeurs, distributeurs) ont exprimé leur adhésion aux efforts déployés pour atteindre les objectifs escomptés dans ce domaine (approvisionnement à temps des circuits de distribution, maîtrise des coûts, engagement à pratiquer des baisses exceptionnelles à l’occasion de la rentrée).

En fait de chiffres, on notera, par exemple que 6 mille tonnes de papier ont servi à  la fabrication  des cahiers. Les manuels scolaires, eux ont mobilisé 5 mille tonnes, pour  pas moins de 210 titres dont 79 dédiés à l’enseignement de base et 131 à l’enseignement secondaire. Le  reste concerne les établissements d’enseignement technique et  l’enseignement pour adultes.

En ce qui concerne la vente des fournitures scolaires, on enregistre une légère hausse au niveau des prix. Par exemple, le cahier n° 12 est proposé à 180 millimes au lieu de 170, celui de 48 pages à 730 millimes au lieu de 690 et le n° 72 à 1,070 DT au lieu de 1,025.

De son côté, le Centre national pédagogique a édité 237 titres en 15 millions d’exemplaires  ont été distribués dans toutes les régions. Le CNP affirme  que le taux d’approvisionnement des librairies en manuels scolaires, dans les gouvernorats, a atteint les 45 pc, indiquant que 100 mille exemplaires vont être distribués aux élèves issus de familles à revenu limité ou dans le besoin, par l’intermédiaire de l’Union tunisienne de solidarité sociale (UTSS). D’ailleurs,  il  a réédité 231 titres et en a préparé quatre nouveaux qui sont les manuels de physique et de chimie des sections sciences expérimentales et sciences techniques pour les élèves de la 3ème année de l’enseignement secondaire, outre l’édition de deux titres revus pour les élèves de la 9ème année de l’enseignement de base et de la 2ème année de l’enseignement secondaire. Le Centre a, en outre, préparé 15 CD-Rom qui seront distribués gratuitement, lors de l’acquisition des manuels scolaires, et ce, dans le cadre de la politique de l’Etat tendant à promouvoir la qualité du système éducatif et à diffuser la culture numérique, auprès des élèves.

 A signaler que 96 titres avec 315 mille exemplaires sont destinés aux éducateurs, avec notamment trois titres pour les professeurs de la 3ème et de la 4ème année de l’enseignement secondaire qui ont été renouvelés. Concernant le cahier subventionné, le CNP a contrôlé la qualité du papier de ce cahier qui a été tiré à 20 millions d’exemplaires, ce qui devrait être suffisant pour la nouvelle année scolaire. En effet, la société « Transtu » a lancé depuis vendredi 21 août2009, la vente des abonnements scolaires et universitaires pour les lignes de bus, métro.

Un lourd budget

 Il est à signaler que les parents d’élèves ont commencé à se rendre nombreux dans les marchés et magasins de la capitale, notamment, pour s’approvisionner en fournitures scolaires et autres articles  en prévision de la rentrée. Fournitures scolaires, vêtements… la rentrée est la période de l’année où les dépenses se multiplient. Abed Salem F, un fonctionnaire, précise : « Avec les dépenses du mois sacré du Ramadhan, les frais de la rentrée scolaire et l’achat des vêtements à l’occasion de l’Aïd el-Fitr, le  budget familial ne fait que s’alourdir ». Je suis obligé de m’endetter pour satisfaire tous les besoins de mes enfants. Cette année, la rentrée scolaire intervient à une période très sensible de l’année. De son côté,  Meriem  estime qu’après les vertiges du début du ramadhan, c’est la date du 22 septembre qui tourmente les parents d’élèves. Une autre période difficile à laquelle les parents devront faire face. «Pour satisfaire tous les caprices de mes enfants, je suis obligé d’économiser tout au long de l’année en prévision de la rentrée scolaire. Avec le mois  Ramadhan et la fête de l’Aïd, je ne sais pas quoi faire. J’ai 4 enfants, ma fille aînée passe son bac technique cette année. Lui acheter les livres scolaires c’est comme lui acheter de l’or, ils sont trop chers. Après les dépenses  de Ramadhan, ceux de la rentrée viennent au même temps que les vêtements de l’Aïd. Les prix ont excessivement  augmenté durant ce mois. » Ali un grand-père de deux petites fillettes : « J’ai dû payer 20 dinars  juste pour les fournitures scolaires de ma petite fille, sans parler des manuels scolaires. Mon fils,  lui, avec son  salaire dérisoire, n’arriverait jamais à faire face à tous ses frais, surtout qu’il a une autre fille qui sera  en maternelle cette année. C’est une plus grande angoisse budgétaire pour les parents», explique ce sexagénaire. Pour  sa part, Lamia précise que la coïncidence de la rentrée scolaire et du mois de Ramadhan  et de  l’Aïd est un véritable calvaire.

 « J’ai trois enfants et nous sommes, mon mari et moi, de simples fonctionnaires. Je ne peux pas laisser mes enfants sans leurs fournitures scolaires. Je ne contracte pas de crédit, mais je fais des économies. De toute façon, ce n’est pas suffisant. A la fin, il faut faire des sacrifices. Cette année, je n’ai pas pris de vacances, c’est-à-dire que je n’ai pas voyagé pour voir ma famille. C’est à cause de mes enfants, pour payer les frais de  la rentrée scolaire », indique cette femme d’âge mûr.

 Quant à Zied,  un libraire, il  précise que la rentrée scolaire est une véritable aubaine pour nombre d’activités commerciales et l’encombrement des librairies. Les parents et les  élèves se bousculent  « C’est une période exceptionnelle. C’est grâce à la rentrée et aux fournitures scolaires que nous arrivons à tenir le reste de l’année. A mon avis, les coûts des fournitures ne sont pas trop chers. De plus  l’Union tunisienne de solidarité sociale  s’occupe des familles nécessiteuses. » Ajoute-t-il.

(Source »africanmanger.com » le 16 sept. 09)

Lien:http://www.africanmanager.com/detail_article.php?art_id=124536


 » Moez Trabelsi (Tunisie)             

Assuré de ne pas être inquiété par la justice française dans l’affaire des yachts volés (le procureur général Paul Michel a demandé une « disjonction des faits » et transféré les dossiers des deux Trabelsi inculpés à la justice tunisienne) Moez Trabelsi vaque à ses affaires. Le neveu du président Ben Ali vient de créer, à Tunis, Afrique Royal, société de fabrication de mobilier, dont il sera le gérant. « 

(Source: le blog de Omar Khayyam d’après « Maghreb Confidentiel » N* 892 du 10 septembre 2009)

 Fiction

Fred cherche sa Tunisie perdue

Des ordures sur le bureau du ministre de la culture

 » Traduttore traditore » [ traduire c’est trahir], disent les Italiens. Ce dicton n’a jamais été aussi vrai que dans le cas de ce traducteur anonyme du Quai d’Orsay qui avait pris l’initiative de traduire un « échantillon d’ordures » destiné au ministre de la culture. Ce fonctionnaire arabophone a trahi la loi du silence autour de tout ce qui se passe dans le pays de  » Notre ami Ben Ali « .

En effet, sans que personne ne le lui demande, il a traduit des extraits tirés de la presse de caniveau de Tunis et des torchons électroniques à la solde des SS [ Services Spéciaux] du ministère tunisien de l’Intérieur, puis les a envoyées au « grand ami de la Tunisie », Frédéric  Mitterrand. La cible des « journalistes » travaillant pour les SS était maître Mohamed Abbou, ancien prisonnier politique et avocat au chômage. Il accusent Abbou non seulement d’homosexualité mais aussi d’avoir participé à la Fête de Fierté Gay de Paris.

En lisant ces calomnies, fidèlement traduites dans un français aussi ordurier que l’original arabe, Frédéric  Mitterrand a eu des nausées pires que celles d’Antoine Roquentin (1). Malgré sa longue mais peu profonde amitié avec le général Ben Ali, il n’a pu cacher son ire. Il s’est défoulé en plein conseil des ministres. Son collègue des Affaires étrangères n’a pas apprécié le langage peu diplomatique de Mitterrand lors de la discussion sur la prochaine parodie électorale en Tunisie. Perdant son flegme légendaire, Frédéric  a crié en présence de Sarkozy :  » Qu’attend ce voyou pour prendre sa retraite ?  »

Frustré par la passivité du Quai d’Orsay, le ministre de la culture a pris l’initiative d’appeler l’ambassadeur tunisien :

– Monsieur l’ambassadeur, c’est pas très gai ce que vous publiez sur les opposants !

– Monsieur le ministre, cette affaire me dépasse. Les torchons qui publient ces ordures  sont contrôlés par les SS et les SS sont sous l’autorité directe de Monsieur le Président de la République. Je suis désolé, Monsieur Mitterrand, je n’y peux rien.

De guerre lasse, Frédéric plongea une baklava dans un verre de thé vert à la menthe, mordilla doucement le savoureux losange et sirota lentement son thé. Puis il s’allongea sur son confortable divan oriental, ferma les yeux et enatma un long et agréable voyage à la  recherche de sa Tunisie perdue…

-1 Antoine Roquentin: « Héros » du roman La Nausée de Jean-Paul Sartre.

(Source : le blog de « Omar Khayyam », le 15 septembre 2009)

Lien :http://omarkhayyam.blogsome.com/2009/09/15/fred-cherche-sa-tunisie-perdue/

Fiction

Intellectuals against Ben Ali

Tunisian Writers and Intellectuals Disapprove President Ben Ali’s Candidacy

TUNIS, Sept. 15, 2009 (TNA, TUNeZINE News Agency) – Writers, poets and intellectuals from the capital Tunis and several other Tunisian cities made public their disapproval  of the illegal candidacy of General Zine El Abidine Ben Ali for the October 25, 2009 presidential election and pledged themselves to actively contribute to the boycott of this electoral event and to protest against Ben Ali’s life rule.

This protest was voiced on the occasion of a press conference, held on Thursday in the southern town of Redeyef, during which the chairwoman of the Tunisian Independent Writers Union Umm Zied pointed out that the intellectuals’ disapproval of General Ben Ali’s candidacy is a protest against the lack of freedom of speech and the serious human rights violations committed by police forces during the last two decades of his rule .

Mrs. Umm Zied underscored the need for the intellectuals to take an active part in the peaceful political struggle for the independence of the judiciary system and for democracy and civil rights.

(Source : le blog de « Omar Khayyam », le 15 septembre 2009)

Lien : http://omarkhayyam.blogsome.com/


Rosh Hashana, Tunisian style

Exotic, delicious — and yes, kosher. The Sephardic community has its own way of celebrating the Jewish new year. In L.A., an expat is spreading the word about the spicy cuisine. By Mary MacVean September 16, 2009  Alain Cohen holds out a gorgeous spiral-shaped loaf of challah, the color of cherry wood. On the top of the bread is a graceful open hand made of dough. Cohen and his baker, Yuri Amsellen, have been experimenting again. From the crowded kitchen of Cohen’s Pico Boulevard takeout shop, Got Kosher? Provisions, comes the hypnotic smell of yeast. In the weeks before the Jewish new year, the store has baked loaves in the shape of Jacob’s ladder, and others in a circle with a well in the center, meant to hold honey for dipping. They’ve added dried fruits, apples and raisins. For Rosh Hashana, which begins Friday at sunset, challah is essential. The braided oval bread that Jews break and share after lighting candles each Sabbath gets reworked once a year into a spiral to call to mind the cycle of life. A loaf topped with an open hand, however, is uncommon. But in this, as in other food customs, Tunisian Jews have their own way. « It’s something from Djerba, to mark a period of reflection before Yom Kippur, a time when Jews are asking for and receiving judgment from God, » says Cohen, whose mother’s family comes from that island, located off the coast of Tunisia, where a small community of Jews traces its heritage back more than 2,500 years. Cohen, who with a partner made the short documentary film « The Jews of Djerba, » today is the chef-owner of Got Kosher? Provisions, in the Pico-Robertson neighborhood, and is working to spread the word about Tunisian food. « Kosher food can be great, » but in the United States, it too often is not, he says. « It should be something you don’t have to apologize about. » Sephardic Jews, those from the Mediterranean region including North Africa and Spain, were blessed with the region’s bounty of ingredients; Ashkenazi Jews, who come from Eastern Europe and make up the majority of Jews in this country, had a smaller palette from which to work. There’s a joke that’s told of a Jew who invites a non-Jewish friend to a Passover meal. Afterward, the guest remarks that the food wasn’t too good. « It’s not supposed to be, » the Jew says. That joke « never would have been told in a Sephardic community, » says Clifford Wright, a Santa Monica cookbook author, teacher and expert on Mediterranean food. In Tunisia, « the food is so exotic and interesting and spicy hot, » Wright says. For this Rosh Hashana, a couple of dozen people will join Cohen and his partner in life and in business, Evelyn Baran, at their table. Like for a Passover Seder, many Tunisian holiday tables will hold about a dozen symbolic foods over which prayers are said. Figs, apples and honey are there for prayers for a sweet year. Dates are included so « that we elevate ourselves like palm trees and that our sins disappear forever, » Cohen says. Sesame seeds suggest a proliferation of virtues. A fish symbolizes fertility. Most powerful to Cohen are spinach leaves, thinly sliced pumpkin and garlic cloves, which are fried in an egg batter and dipped in honey or a sugar syrup. The garlic and pumpkin are to ward off enemies, the spinach a symbol of renewal. « Just an amazing taste. It’s amazing. For me, it’s like Proust’s memories, » says Cohen, 53. « It is those tastes I am looking forward to. » He also recalls that Jews would pierce a quince with cloves, to make a pomander they’d keep for the nine days from Rosh Hashana to Yom Kippur. Jews fast on Yom Kippur, and the smell of the pomander worked to ward off feelings of hunger, he says. In his childhood home in Paris, he says, neighborhood women would come to cook with his mother, who would send the men off to Rosh Hashana services. The feast would include fava beans with cumin; grilled lamb’s liver stew; a frittata with ground chicken and lemon juice; a selection of salads; and t’fina pkaila, a stew of spinach, beef, sausage and beans, served over couscous. Not a week goes by without couscous, with meat or fish, beans and vegetables. « Every Tunisian family, every Friday night of their life, eats it. There is no escape. There is no need for escape. Everyone is happy to eat it, » Cohen says. « Some people have milk when they’re growing up. We had couscous, » says Amsellen, the baker at Got Kosher? His family moved from Morocco to Lyon, France, where he was raised and went to cooking school. In Paris, where Cohen’s father had a kosher restaurant, now run by his brother, called Les Ailes (the Wings). It was next door to the Folies Bergère cabaret, and Cohen says that as a child he was told there was a hole in a restaurant wall through which he could see the showgirls next door. He jokes that he looked for that hole for 20 years but never found it. He started busing tables at age 9, and later became a waiter, bartender, chef and manager. Twenty-eight years ago, he came to Los Angeles to attend the American Film Institute. « I came here to escape the food business, Tunisia and the French. I put a continent and an ocean between myself and my family, » he says. And, of course, he eventually found himself back in the food business — at first, he says, out of necessity; later, it became a joy. Got Kosher? began as a wholesale business, with the store opening in July 2008. It stocks items that Tunisian Americans will recognize, such as fish roe called boutargue (similar to Italian bottarga) and the « Tunisian sandwich, » which holds tuna, egg, potato, olives, peppers and other ingredients. The shop’s harissa is made on premises , and, with advice from Cohen’s father’s butcher in Paris, Cohen has developed a line of sausages that includes kosher merguez and andouille. And word has been spreading fast about their pretzel challah, which is a sellout most weeks. Cohen and Amsellen worked furiously for 2 1/2 months to develop the bread and began selling several versions in January, plain and with chocolate chunks, sesame seeds or green olives, among others. The dough is eggless and lighter than traditional challah. « I spent hours and hours and hours tasting challah. In the end, I couldn’t even feel it anymore, » Amsellen says. For Rosh Hashana, there will be spiral-shaped pretzel challah in several varieties, as well as traditional sweetened dough challah — one with apple, raisins and honey and one with only raisins. The bakers plan to top them all with open hands. But the point is to share the bread with others. His father’s restaurant, Cohen says, was a second home to Tunisian immigrants and gave him a sense of community that he couldn’t find in this country until he began cooking Passover Seders for upward of 50 people — mostly Jews who also felt rootless in Los Angeles. « It was so wonderful that every year it became bigger, » Cohen says, with guests from France, Colombia, Mexico and northern Africa all telling the stories of their heritage, their families. Still, it wasn’t enough. « The rest of the year I was missing Tunisian food. If you grow up with it, this food really marks you, » he says. « I realized that my father, despite my resistance, gave me a beautiful gift — cooking and tradition. You try to escape your destiny, but it always catches up with you. » mary.macvean@latimes.com
 
(Source: « Los Angeles Times » le 16 septembre 2009)
Lien: latimes.com/features/food/la-fo-roshhashana16-2009sep16,0,3562104.story


L’Islam dans la société : entre dévotion et ostentation

Publié le mercredi 16 septembre 2009

 

Le spirituel et le rationnel sont-ils aux antipodes ? Bien sûr que non. Mais, c’est notre perception dogmatique et étroite de l’Islam qui crée en nous cette contradiction qui nous fait du tort, nous empêche de nous affranchir des a priori et de nous appuyer sur l’Islam pour nous émanciper et prendre notre destin en main. Un colloque sur la pensée islamique se déroule actuellement au Caire. Oulémas et jurisconsultes de l’Islam  y ont critiqué la compréhension erronée de la religion,  soit une interprétation littérale du Saint Coran et de la Sunna du prophète, sans avoir recours à l’esprit, soit la réflexion et la méditation sur les profondes significations de l’Islam, dans ses notions de miséricorde, de tolérance, d’amour du prochain, de droiture, et de prévention du mal, dans ses formes les plus diverses, et les plus délétères à la personne et à la société. Du Machreq au Maghreb, il y a un retour patent, et autrement massif, à la religion. Cela se voit à des mosquées archicombles, à des fidèles au coude à coude  lors des  prières, à des hommes égrenant leur chapelet là où ils sont, à des femmes voilées…Des signes extérieurs, et certes significatifs,  de la religion soit. Mais ceci traduit-il une compréhension exacte de l’Islam et une application judicieuse de ses préceptes, ou bien un phénomène d’apparat, induit par une espèce d’effet d’entraînement, qui ne semble laisser personne indifférent. Cet attachement ostentatoire à la religion signifie-t-il une société plus rompue aux notions de civisme, plus consciente des défis de l’heure, plus mûre, voire libérée des travers de l’assistanat et du mimétisme. L’Islam est-il compris dans ce qu’il a de plus valorisant et de plus anoblissant, et sert-il à secouer les carcans et les archaïsmes qui ont toujours paralysé les sociétés arabo-musulmanes, les maintenant dans une situation de sous-développement chronique. L’Islam serait-il utilisé dans nos sociétés comme un catalyseur nous incitant à compter sur nous-mêmes et à prendre notre destin en main, ou comme un exutoire pour fuir nos responsabilités, nous complaire dans le statu quo dans l’attente qu’un quelconque effet providentiel advienne et améliore notre vécu. A l’heure où des millions de musulmans vivent dans la ferveur et la dévotion du mois de Ramadan, ces questions devraient être placées au cœur de la réflexion. Car, le présent et l’avenir du monde arabo-musulman en sont tributaires. Le  débat autour de l’Islam doit, néanmoins, dépasser la période ramadanesque…tant qu’il est complexe et inextricable. Un tel débat n’aura, de surcroît, tout son intérêt que s’il permet de clarifier certaines notions capitales de l’Islam dont les interprétations tronquées et partiales ont provoqué des tragédies, tant à l’échelle des individus que des sociétés et de la région musulmane dans son ensemble. Que les musulmans, assaillis par les critiques et les dénigrements, fassent leur autocritique est on ne peut plus opportun, voire urgent. Quand bien même la théorie du complot est vérifiable, et la capacité de nuisance des ennemis de l’Islam est grande, les musulmans ne devront leur salut qu’à eux-mêmes. A eux de redresser les torts, de mettre fin à leur mésentente et leur cacophonie  préjudiciables et de corriger leur interprétation sibylline et confuse de la religion. L’Islam est loin d’être un dogme rigide, et immuable. Mais, ce sont ses exégètes qui se montrent, parfois, dogmatiques et manichéens. En refusant d’admettre cette dimension qui lui est immanente, soit son aspect évolutif, et adaptable dans le temps et l’espace, les porte-voix  de l’Islam exercent une mauvaise influence sur ceux qui, par ignorance ou par résignation, ont tendance à les suivre pieds et poings liés. Les cinq piliers de l’Islam soit la profession de foi, la prière, le jeûne, la Zakat (l’aumône), et le pèlerinage (pour celui qui en a les moyens), recèlent, chacun, de grandes significations, qui dépassent l’acte en lui-même, pour enseigner sur une morale, et une discipline de vie. Ce serait vider ces préceptes de toute leur substance, si notre conduite dans la société s’y inscrit en porte-à-faux…Un bon musulman est celui qui respecte un certain nombre de valeurs et de principes à l’égard de ses compatriotes et de la collectivité. Au-delà de ce fort sentiment de foi et de  communion avec Dieu qui anime chaque musulman,  la religion doit imprégner notre comportement de tous les jours. Elle doit être un élément fédérateur et rassembleur autour d’idéaux et de principes communs, dans la mesure où elle renferme un code de conduite, qui n’existe nulle part ailleurs. Le tout est d’en saisir la teneur et de savoir le respecter…

H.J.

Commentaires:

1- @femme tunisienne Ecrit par tounssi, le 16-09-2009 17:19 Bellehi et si vous vous renseignez avant de dire n’importe quoi et de parler au conditionnel et de soupçonner d’éventuelles inventions !    Il existe deux versets dans le coran qui parlent de l’obligation de porter le voile pour la femme musulmane : lisez sourat Al Ahzeb et sourat Al Nour et vous les trouverez !    Et je ne parlerais pas des Hadiths qui parlent du voile.

 

2- Ecrit par femme tunisienne non voilée, le 16-09-2009 17:11 il faut rappeller à nos femmes tunisiennes ,nouvellement voilées ,les 5 piliers de l’islam  le voile n’y figure pas  mieux encore il ne ferait meme pas partie des textes coraniques  inventée par qui?  Exoliquez nous!  eclairez les!

 

3-Interessant Ecrit par Mouaten, le 16-09-2009 14:19 Bravo pour l’article, ce genre de réflexion nous manque beaucoup.  J’espère que l’on aura des compte rendus de ce colloque

 

4-Ecrit par BRAVO, le 16-09-2009 11:31 BRAVO BRAVO BRAVO

 

5- Bravo Ecrit par Momo, le 16-09-2009 10:49 Je ne sais pas qui est H.J. mais cet article est excelent.  Enfin on évoque la sclérose que provoque la religion musulmane sur un grand nombre de gens. Trop, beaucoup trop, pratique parce qu’il faut faire comme le voisin et le cousin. Trop de femmes se voilent pour se donner bonne conscience même si pour tous les actes du quotidien sont aux antipodes des fondamentaux de l’Islam.  En ce mois saint de ramadan qui devrait être une période de (vrai) jeun, de réflexion, d’honneté vis à vis de la société que vois t’on ? Des gens qui gaspille de la nourriture dans des proportions indescriptibles, qui se vautrent toute la journée devant des émissions TV débiles plutôt que d’aller au travail sérieusement. Des gens qui font preuve d’un égoisme sans pareil en allant dépenser sans compter la nuit venue en chicha, café et autres…  Alors oui, il est temps que les musulmans ouvrent les yeux sur le monde, cessent d’avoir une lecture figée de textes écrit il y a des siècles et des siècles (quand encore ils les ont lus !)et comprennent le message profond de l’Islam.  Cessons de toujours trouver la cause de nos malheurs chez les autres, d’être les plus grands inventeurs d’excuses bidons lorsque l’on ne répond pas à ses obligations. Comme sortir des inch’Allah à tout va pour cacher sa feignantise et son incapacité personnel à prendre et tenir des engagements.  Que l’être humain dans toute sa richesse, son intelligence, sa réflexion reviennent au coeur de notre société plutôt que ces masses populaires qui exécutent sans comprendre des préceptes et pratiques datant d’un autre temps sans faire l’effort pour les mettre à l’heure de la société moderne.  Musulmans de tout pays, ouvrez votre esprit, ouvrez vos yeux et votre coeur, le salut ne viendra que par nous et pour nous.

 

6- Bon article Ecrit par Tounsi, le 16-09-2009 10:40 Bravo pour article

(Source: »Globalnet.tn » le 16 sept. 09)

Lien:http://www.gnet.tn/temps-fort/lislam-dans-la-societe-entre-devotion-et-ostentation-/id-menu-325.html


 

Six garçons nord-africains arrivent en Espagne en bateau pneumatique

 

AFP, le 15 septembre 2009 à 23h44 MADRID, 15 sept 2009 (AFP) – a police espagnole a intercepté mardi un petit bateau pneumatique dans lequel se trouvaient six garcons nord-africains, certains âgés de 10 ans seulement, qui tentaient d’entrer illégalement en Espagne, a déclaré un responsable cité par la télévision publique TVE. Les six garçons ont été recueillis à l’aube de mardi alors que le bateau pneumatique de trois mètres de long à bord duquel ils avaient fait leur traversée seuls se trouvait à un kilomètre de la côte au niveau de la ville de Tarifa, sur le détroit de Gibraltar, à la pointe sud de l’Espagne, a indiqué un responsable local de la Croix-Rouge à la télévision. Cinq d’entre eux sont âgés de 10 ou 11 ans, et le sixième dit avoir 16 ans mais paraît beaucoup plus jeune, a ajouté ce responsable. Les garçons, dont la nationalité n’a pas encore été déterminée mais qui semblent être partis du Maroc, avaient ramé pendant des heures sur leur petit bateau pneumatique, alors qu’un fort vent soufflait. Des dizaines de bateaux transportant des clandestins venant d’Afrique et cherchant une nouvelle vie en Europe arrivent chaque année sur les côtes d’Espagne. Des enfants ou des adolescents se trouvent souvent à bord de ces embarcations, mais c’est la première fois dans l’histoire récente, selon les médias espagnols, qu’est intercepté un bateau transportant uniquement des enfants. Les autorités pensent qu’une bonne partie des milliers d’Africains qui tentent chaque année la périlleuse traversée vers l’Espagne périssent en route, de faim, de soif ou de déshydratation, mais il n’est pas possible de connaître leur nombre exact.  


Relations entre l’Algérie et les États-Unis  

 L’islamisme, le Sahara occidental et le Proche-Orient

 

Mercredi 16 Septembre 2009/ Par :Hafida Ameyar

 

À l’inverse des relations avec le Maroc et la Tunisie, les rapports que Washington a entretenus et entretient encore avec Alger sont assez complexes et comportent même des différences de vue.

Ce point de vue a été défendu par le professeur Yahia Zoubir, dans le numéro 200 (été 2009) de la revue Maghreb-Machrek. Sous l’intitulé “Les États-Unis et l’Algérie : antagonisme, pragmatisme et coopération”, le spécialiste des relations internationales et de la géopolitique retient parmi ces antagonismes, la politique étrangère de l’Algérie et l’opposition de cette dernière aux “visées hégémoniques” des États-Unis. Le chercheur algérien cite aussi un autre facteur, lié cette fois à la perception qu’ont les dirigeants algériens des “relations privilégiées” entre leur rival, le Maroc, et les États-Unis — comme d’ailleurs sur les rapports franco-marocains. Des relations qui, de son avis, sont ressenties comme une menace pour les intérêts de l’Algérie. Cette situation aurait contraint Washington à chercher, à partir des années 1990, un équilibre “quasiment impossible” dans ses relations avec les deux principaux États du Maghreb, précisément parce que “le Maroc demeure l’allié principal (des États-Unis, ndlr) au Maghreb”. L’étude de Yahia Zoubir ne s’arrête pas là. Elle aborde en effet la relation algéro-américaine sous différents angles, sans négliger ni le nouveau “pragmatisme” algérien, ni “la domination” de la France en Algérie et dans la région, ni la problématique de l’islamisme, encore moins l’affaire du Sahara occidental ou le conflit israélo-palestinien.

Une coopération mutuellement bénéfique Concernant le “pragmatisme” algérien apparu dès les années 1990, le chercheur laisse entendre que celui-ci n’a pas piétiné sur “certains déterminants de la diplomatie algérienne”, dont le plus important d’entre eux a trait à “l’expérience de la guerre de libération nationale”. Dans ce cadre, il est constaté que la souveraineté nationale, l’intégrité territoriale, le nationalisme économique, le soutien aux mouvements de libération dans le tiers-monde et le non-alignement ont façonné les politiques de l’Algérie, à l’échelle régionale et internationale. Le spécialiste de la politique étrangère américaine au Maghreb n’omet pas non plus de rappeler ces tentatives de remodelage de l’environnement économique et sécuritaire externe. Selon lui, toutes ces nouveautés obéissent à un double objectif : “transformer les relations économiques et politiques” et “contester la domination occidentale”, particulièrement celle des États-Unis et de la France. Seulement, observe-t-il, des contraintes, liées au développement économique et à “la domination de la France”, pousseront les Algériens à rechercher un contrepoids à l’influence française, en faisant appel à la technologie et capitaux américains. Plus loin, Yahia Zoubir rappelle que le gouvernement algérien, contrairement à celui du Maroc et de la Tunisie, a souffert d’une “sous-identification” par des cercles politiques américains — une position reconnue plus tard par un ancien ambassadeur américain en Algérie. Mais il admet finalement qu’en dépit du “conflit quasi permanent dans le domaine politico-idéologique et stratégique” entre Alger et Washington, il existe “une coopération mutuellement bénéfique” pour les deux pays, sur le plan économico-commercial. La preuve, souligne le directeur de recherche à Euromed Management (Marseille), l’Algérie est le troisième plus grand marché des États-Unis dans le monde arabe et le deuxième plus grand partenaire des États-Unis dans le monde arabe. Quant aux Américains, ils sont, dit-il, le premier partenaire commercial de l’Algérie dans le monde.

Israël et le Sahara occidental Yahia Zoubir signe et persiste : ces dernières années, les relations algéro-américaines se sont “considérablement améliorées”, même si les perceptions divergent encore, en particulier sur les conflits au Moyen-Orient et la question du Sahara occidental. Des perceptions qui, côté algérien, se justifieraient par “l’expérience historique du nationalisme algérien, mais aussi pour des raisons de sécurité nationale (cas du Sahara occidental)”. L’auteur des États-Unis et l’Algérie… revient ainsi sur le regard qu’on porte aujourd’hui sur Israël, en déclarant : “Bien qu’ils ne prennent plus des positions radicales sur les questions israélo-arabes, les Algériens refusent de “normaliser” les relations avec Israël, avant que la question palestinienne ait été résolue d’une manière satisfaisante et jusqu’à ce qu’Israël ait restitué les terres arabes à la Syrie et au Liban.”Pour ce qui est du Sahara occidental, Yahia Zoubir confie que les États-Unis ont joué, dès le départ, “un rôle prépondérant” dans cette affaire. Au point que la fin de la guerre froide et le développement des rapports, pourtant “assez proches” entre ce pays et l’Algérie, n’ont pas provoqué de bouleversement dans la politique américaine sur le dossier de l’ancienne colonie espagnole. D’après le spécialiste algérien, “la perception dominante à Washington persiste toujours” et explique donc le soutien au projet d’autonomie marocain. Au passage, il émet une critique à peine voilée, affirmant que “les Américains n’ont pas éprouvé le besoin de soutenir une position plus en conformité avec le droit international”, d’autant que la position pro-marocaine des États-Unis “n’a pas envenimé les relations avec l’Algérie qui continue de coopérer étroitement avec eux dans la lutte antiterroriste”. Et, il est peu probable, estime-t-il, que cette position soit corrigée sous la présidence de Barack Obama.

Washington face à l’islamisme La relation entre les États-Unis et l’Algérie a connu des désaccords, notamment sur les questions de l’islamisme et du terrorisme. “Il existe une ambivalence vis-à-vis du phénomène islamiste qui a marqué la politique des États-Unis pendant des décennies”, note le chercheur. Il soutient, sur ce chapitre, qu’une bonne partie des décideurs américains a pensé “utiliser l’Algérie comme laboratoire pour un régime islamiste “modéré”” et établir de bons rapports avec celui-ci, dans l’espoir de “rehausser (l’image des États-Unis) dans le monde islamique”. Il justifie par ailleurs le changement d’attitude, dans le sens d’un soutien, des États-Unis vis-à-vis du pouvoir algérien par “la capacité du régime à survivre” et les conditions américaines, à savoir “la mise en application des réformes, non seulement sur le plan économique, mais aussi pour la mise en place d’une politique de réconciliation incluant des islamistes “modérés””. Dans cette optique, l’ex-professeur en relations internationales à Thunderbird et à l’American Graduate School of International Management, aux États-Unis, révèle que la démarche du président Abdelaziz Bouteflika, matérialisée à travers la loi sur la concorde civile (septembre 1999) et la politique de réconciliation nationale (2005 à ce jour), “a été accueillie favorablement par Washington, même si elle a en fin de compte renforcé et intégré le poids de l’islamisme dans le pays”. Si tel est le cas, faut-il alors croire que la récente décision relative au changement du week-end et la dernière sortie médiatique du président de la Commission nationale consultative de protection et la promotion des droits de l’homme obéissent à la même logique de compromission avec les islamistes ? Pour l’instant, on retiendra, en ce qui concerne l’analyse de Yahia Zoubir, qu’outre “la volonté du président d’intégrer les islamistes dans le jeu politique”, d’autres éléments ont joué en faveur de la réhabilitation, voire la légitimation du régime algérien, principalement “sa poignée de main avec Ehud Barak en juillet 1999”, “sa visite en juillet 2001 aux États-Unis, où il a insinué qu’il ne s’opposerait pas à une troisième voie au Sahara occidental, le rôle positif de l’Algérie dans la résolution des conflits (…) et la position plus atténuée de l’Algérie par rapport aux négociations israélo-palestiniennes”. Le spécialiste algérien concédera surtout que le facteur déterminant dans le rapprochement entre Alger et Washington a été “incontestablement” l’attaque terroriste du 11 septembre 2001. C’est cet élément qui ouvrira la voie à une importante coopération militaire bilatérale et à l’intégration de l’Algérie “dans un système sécuritaire, aussi bien au Nord avec le Dialogue méditerranéen (DM) de l’OTAN, mais aussi au Sud dans la région sahélienne”.

Vers une nouvelle ère ? L’analyse de Yahia Zoubir est très explicite, quant au “développement considérable” qu’ont connu les relations entre Alger et Washington, ces dernières années. Pourtant, comme le relève l’expert en géopolitique, les États-Unis sont néanmoins toujours “plus sensibles aux intérêts marocains qu’à ceux de l’Algérie”, malgré l’importance stratégique, économique et politique de notre pays pour la politique américaine au Maghreb. Yahia Zoubir y voit là un “échec de la politique algérienne” qui, indique-t-il, “tient plus de son refus de s’aligner sur la politique américaine (…) que d’un échec de la diplomatie algérienne”. Aussi, se demande-t-il, si les États-Unis parviendront à influer sur “l’orientation de la politique étrangère de l’Algérie, particulièrement en ce qui concerne les fondements qui la composent : le non-alignement, le nationalisme, le soutien aux Palestiniens et à d’autres causes arabes et du tiers-monde”. Une question qui en appelle d’autres, en fin de compte, puisque le chercheur se demande cette fois si l’Algérie se laissera entraîner dans le giron de la puissance américaine et si elle est prête à apporter des “modifications substantielles” à sa perception de l’intérêt national. Dans sa conclusion, Yahia Zoubir apporte une réponse : “Jusqu’ici, les Algériens ne semblent pas disposés à abandonner leur soutien aux Palestiniens ou aux Sahraouis. Jusqu’ici, des questions primordiales continuent de diviser Algériens et Américains. Les motivations et la manière dont les deux pays parviendront à surmonter ces questions constitueront les fondations d’une nouvelle ère dans leurs relations.”

(Source: »Liberté » (Quotidien- Algérie) le 16 sept. 09)

Lien: http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=121751&titre=L%E2%80%99islamisme,%20le%20Sahara%20occidental%20%20et%20le%20Proche-Orient


Maroc/ramadan: six personnes accusées de tentative de rupture de jeûne

 

 
AFP, le 14 septembre 2009 à 02h15 RABAT, 14 sept 2009 (AFP) – Un groupe de six jeunes marocains vont être traduits devant la justice pour « tentative d’incitation à la rupture du jeûne en public » durant le ramadan, a-t-on appris lundi de source sécuritaire. Cette décision a été prise après que ces personnes dont une journaliste marocaine eurent tenté d’organiser dimanche après-midi un rassemblement à Mohammedia (80 km au sud de Rabat) en vue de « rompre publiquement » le jeûne pour protester contre une « loi qui punit la non observation du jeûne pendant le ramadan au Maroc », a ajouté la même source. L’agence marocaine officielle de presse MAP a indiqué lundi soir de son côté que les autorités locales « ont réussi dimanche à mettre en échec une tentative de rassemblement qui devait être suivie d’une rupture publique du jeûne pour obtenir l’abrogation d’un article du code pénal ». Des journaux marocains ont confirmé dans leurs éditions de mardi cette tentative avortée de rassemblement des « non jeûneurs » à Mohammedia. C’est la première fois au Maroc qu’un groupe de « non jeûneurs » s’affichent en public pour réclamer le droit de ne pas pratiquer le ramadan, notent les observateurs. Les protestataires de Mohammedia revendiquent l’abrogation d’une loi marocaine qui « punit tout musulman rompant publiquement le jeûne du ramdan », avant le repas d’iftar qui marque la fin de la journée. Cette tentative de rupture de jeûne en public a été initiée par le « Mouvement alternatif pour la défense des libertés individuelles », une association que les autorités affirment être inconnues jusqu’ici. Le Conseil des oulémas (théologiens) de Mohammedia a pour sa part dénoncé cette action qualifiant ses auteurs « d’agitateurs ». Il s’agit d’un acte « odieux qui défie les enseignements de dieu et du prophète avec tout ce qu’il engendre comme sanction grave », affirment les théologiens dans un communiqué. Durant le mois de ramadan, les croyants sont appelés à s’abstenir de boire, de manger, de fumer et de tout rapport sexuel, du lever au coucher du soleil.

Ouverture du dernier procès des attentats islamistes de 1995

Par Reuters, publié le 16/09/2009 à 13:04 PARIS – Le dixième et dernier procès lié aux attentats islamistes de 1995 à Paris s’est ouvert mercredi avec l’accusé algérien Rachid Ramda, figure du « Londonistan », base arrière qui a fonctionné jusqu’en 2001.   Les avocats de Rachid Ramda, Sébastien Bono (au premier plan) et Anne-Guillaume Serre, à leur arrivée au palais de justice de Paris. Le dixième et dernier procès lié aux attentats islamistes de 1995 à Paris s’est ouvert mercredi avec l’accusé algérien Rachid Ramda, figure du « Londonistan », base arrière qui a fonctionné jusqu’en 2001. (Reuters/Charles Platiau) Rachid Ramda est jugé en appel. En 2007, il a été condamné en première instance à la peine maximale, la perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans, pour avoir financé de Londres les actions revendiquées par le Groupe islamique armé (GIA) algérien qui avaient fait dix morts et des dizaines de blessés. Il purge déjà en outre une autre peine de dix ans de prison pour association de malfaiteurs. Juste avant l’ouverture du procès, les familles des victimes ont manifesté en silence devant la salle d’audience. Jean-Claude Brocheriou portait ainsi une photographie de sa fille Véronique, tuée à 26 ans dans l’attentat du RER à la station Saint-Michel, le 25 juillet 1995. La journée devait être consacrée aux formalités d’ouverture du procès, qui s’achèvera mi-octobre. Arrêté et emprisonné à Londres en novembre 1995 puis extradé vers la France en décembre 2005 après dix ans de procédure, cet homme de 39 ans, qui s’est présenté vêtu d’une veste et arborant une barbe bien taillée, a toujours nié les faits. Lors de son interrogatoire d’identité, il a assuré qu’à l’époque des faits il était « dans l’attente d’un emploi ». Sa défense a demandé notamment l’audition comme témoin de Jean-Louis Debré, ministre de l’Intérieur à l’époque des attentats et aujourd’hui président du Conseil constitutionnel, et de Jacques Toubon, ex-ministre. Ils ont refusé de venir. Rachid Ramda est poursuivi pour « complicité d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste » concernant les attaques des stations du RER Saint-Michel (huit morts et 150 blessés), du métro Maison Blanche (18 blessés le 6 octobre 1995) et du RER Musée d’Orsay (26 blessés le 17 octobre 1995). LE « LONDONISTAN » Les sept attentats ou tentatives, commis entre juillet et octobre 1995 avec des bouteilles de gaz remplies de clous, visaient à punir le soutien de Paris au pouvoir algérien. Cette série d’actions avait débuté le 11 juillet 1995 par l’assassinat à Paris de l’imam algérien modéré Abdelbaki Sahraoui et de son secrétaire. Les écoutes menées par la police montrent que Rachid Ramda était en rapport téléphonique régulier avec Ali Touchent et Boualem Bensaïd, coordinateurs des actions en France. Le premier est mort en Algérie en 1997, le second purge une peine de réclusion à perpétuité en France, comme un autre exécutant algérien, Smaïn Ali Belkacem. Rachid Ramda, présenté comme l’envoyé de « l’émir » du GIA à l’époque, Djamel Zitouni, animait à Londres le bulletin Al Ansar, organe officieux du GIA. L’accusation s’appuie sur des documents saisis chez lui, dont des ordres écrits du GIA et le texte d’un ultimatum envoyé le 27 août 1995 au président Jacques Chirac par le GIA. Ses empreintes digitales figurent sur un bordereau de virement Western Union envoyé à Boualem Bensaïd. Il vivait à Londres alors que s’installait le « Londonistan », autour de la mosquée de Finsbury Park, centre de financement, de réunion et d’endoctrinment où convergeaient les candidats à la lutte armée recrutés dans toute l’Europe. Ils étaient acheminés ensuite vers l’Afghanistan, où Oussama ben Laden avait en 1994 commencé à implanter des camps d’entraînement. A l’époque, les magistrats français se plaignaient que les autorités britanniques tolèrent les activités de Rachid Ramda et de ses amis, qui devaient pour certains devenir plus tard des figures de la mouvance Al Qaïda. Les dix ans que Londres a pris pour extrader le suspect ont entretenu cette tension, les choses ne changeant qu’après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et surtout après les attentats de 2005 dans les transports londoniens.


 Rosh Hashana, Tunisian style

Exotic, delicious — and yes, kosher. The Sephardic community has its own way of celebrating the Jewish new year. In L.A., an expat is spreading the word about the spicy cuisine. By Mary MacVean September 16, 2009  Alain Cohen holds out a gorgeous spiral-shaped loaf of challah, the color of cherry wood. On the top of the bread is a graceful open hand made of dough. Cohen and his baker, Yuri Amsellen, have been experimenting again. From the crowded kitchen of Cohen’s Pico Boulevard takeout shop, Got Kosher? Provisions, comes the hypnotic smell of yeast. In the weeks before the Jewish new year, the store has baked loaves in the shape of Jacob’s ladder, and others in a circle with a well in the center, meant to hold honey for dipping. They’ve added dried fruits, apples and raisins. For Rosh Hashana, which begins Friday at sunset, challah is essential. The braided oval bread that Jews break and share after lighting candles each Sabbath gets reworked once a year into a spiral to call to mind the cycle of life. A loaf topped with an open hand, however, is uncommon. But in this, as in other food customs, Tunisian Jews have their own way. « It’s something from Djerba, to mark a period of reflection before Yom Kippur, a time when Jews are asking for and receiving judgment from God, » says Cohen, whose mother’s family comes from that island, located off the coast of Tunisia, where a small community of Jews traces its heritage back more than 2,500 years. Cohen, who with a partner made the short documentary film « The Jews of Djerba, » today is the chef-owner of Got Kosher? Provisions, in the Pico-Robertson neighborhood, and is working to spread the word about Tunisian food. « Kosher food can be great, » but in the United States, it too often is not, he says. « It should be something you don’t have to apologize about. » Sephardic Jews, those from the Mediterranean region including North Africa and Spain, were blessed with the region’s bounty of ingredients; Ashkenazi Jews, who come from Eastern Europe and make up the majority of Jews in this country, had a smaller palette from which to work. There’s a joke that’s told of a Jew who invites a non-Jewish friend to a Passover meal. Afterward, the guest remarks that the food wasn’t too good. « It’s not supposed to be, » the Jew says. That joke « never would have been told in a Sephardic community, » says Clifford Wright, a Santa Monica cookbook author, teacher and expert on Mediterranean food. In Tunisia, « the food is so exotic and interesting and spicy hot, » Wright says. For this Rosh Hashana, a couple of dozen people will join Cohen and his partner in life and in business, Evelyn Baran, at their table. Like for a Passover Seder, many Tunisian holiday tables will hold about a dozen symbolic foods over which prayers are said. Figs, apples and honey are there for prayers for a sweet year. Dates are included so « that we elevate ourselves like palm trees and that our sins disappear forever, » Cohen says. Sesame seeds suggest a proliferation of virtues. A fish symbolizes fertility. Most powerful to Cohen are spinach leaves, thinly sliced pumpkin and garlic cloves, which are fried in an egg batter and dipped in honey or a sugar syrup. The garlic and pumpkin are to ward off enemies, the spinach a symbol of renewal. « Just an amazing taste. It’s amazing. For me, it’s like Proust’s memories, » says Cohen, 53. « It is those tastes I am looking forward to. » He also recalls that Jews would pierce a quince with cloves, to make a pomander they’d keep for the nine days from Rosh Hashana to Yom Kippur. Jews fast on Yom Kippur, and the smell of the pomander worked to ward off feelings of hunger, he says. In his childhood home in Paris, he says, neighborhood women would come to cook with his mother, who would send the men off to Rosh Hashana services. The feast would include fava beans with cumin; grilled lamb’s liver stew; a frittata with ground chicken and lemon juice; a selection of salads; and t’fina pkaila, a stew of spinach, beef, sausage and beans, served over couscous. Not a week goes by without couscous, with meat or fish, beans and vegetables. « Every Tunisian family, every Friday night of their life, eats it. There is no escape. There is no need for escape. Everyone is happy to eat it, » Cohen says. « Some people have milk when they’re growing up. We had couscous, » says Amsellen, the baker at Got Kosher? His family moved from Morocco to Lyon, France, where he was raised and went to cooking school. In Paris, where Cohen’s father had a kosher restaurant, now run by his brother, called Les Ailes (the Wings). It was next door to the Folies Bergère cabaret, and Cohen says that as a child he was told there was a hole in a restaurant wall through which he could see the showgirls next door. He jokes that he looked for that hole for 20 years but never found it. He started busing tables at age 9, and later became a waiter, bartender, chef and manager. Twenty-eight years ago, he came to Los Angeles to attend the American Film Institute. « I came here to escape the food business, Tunisia and the French. I put a continent and an ocean between myself and my family, » he says. And, of course, he eventually found himself back in the food business — at first, he says, out of necessity; later, it became a joy. Got Kosher? began as a wholesale business, with the store opening in July 2008. It stocks items that Tunisian Americans will recognize, such as fish roe called boutargue (similar to Italian bottarga) and the « Tunisian sandwich, » which holds tuna, egg, potato, olives, peppers and other ingredients. The shop’s harissa is made on premises , and, with advice from Cohen’s father’s butcher in Paris, Cohen has developed a line of sausages that includes kosher merguez and andouille. And word has been spreading fast about their pretzel challah, which is a sellout most weeks. Cohen and Amsellen worked furiously for 2 1/2 months to develop the bread and began selling several versions in January, plain and with chocolate chunks, sesame seeds or green olives, among others. The dough is eggless and lighter than traditional challah. « I spent hours and hours and hours tasting challah. In the end, I couldn’t even feel it anymore, » Amsellen says. For Rosh Hashana, there will be spiral-shaped pretzel challah in several varieties, as well as traditional sweetened dough challah — one with apple, raisins and honey and one with only raisins. The bakers plan to top them all with open hands. But the point is to share the bread with others. His father’s restaurant, Cohen says, was a second home to Tunisian immigrants and gave him a sense of community that he couldn’t find in this country until he began cooking Passover Seders for upward of 50 people — mostly Jews who also felt rootless in Los Angeles. « It was so wonderful that every year it became bigger, » Cohen says, with guests from France, Colombia, Mexico and northern Africa all telling the stories of their heritage, their families. Still, it wasn’t enough. « The rest of the year I was missing Tunisian food. If you grow up with it, this food really marks you, » he says. « I realized that my father, despite my resistance, gave me a beautiful gift — cooking and tradition. You try to escape your destiny, but it always catches up with you. » mary.macvean@latimes.com
 
(Source: « Los Angeles Times » le 16 septembre 2009)
Lien: latimes.com/features/food/la-fo-roshhashana16-2009sep16,0,3562104.story


L’ONU accuse Israël et le Hamas de crimes de guerre

 

Flore Galaud (lefigaro.fr) avec AFP 16/09/2009

 

Israël rejette les conclusions de ce rapport, jugé «partial», sur son offensive à Gaza l’hiver dernier. Le Hamas, de son côté, demande à ce que les dirigeants israéliens soient jugés devant la Cour pénale internationale.

 

Israël et le Hamas sur le même banc des accusés. «Des actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l’humanité, ont été commis par les forces armées israéliennes». C’est ce qu’affirme le juge Richard Goldstone, qui présentait à New-York le rapport d’enquête de l’ONU sur l’offensive militaire de Tsahal à Gaza l’hiver dernier, qui a fait 1.400 morts du côté palestinien et 9 du côté israélien. Le Hamas, de son côté, s’est lui aussi rendu coupable des mêmes crimes en lançant des roquettes sur des cibles non militaire en territoire ennemi, a-t-il poursuivi.

Israël a «fait un usage disproportionné de la force» et «violé le droit humanitaire international», indique le rapport, qui compte 574 pages. Le gouvernement «ne s’est pas entouré des précautions nécessaires requises par le droit international pour limiter les pertes en vies humaines, les blessures occasionnées aux civils et les dommages matériels», développe-t-il. Il cite notamment «les tirs d’obus au phosphore blanc sur les installations de l’UNRWA» [agence de l’ONU chargée des réfugiés palestiniens, ndlr], «la frappe intentionnelle sur l’hôpital Al-Qods à l’aide d’obus explosifs et au phosphore» et «l’attaque contre l’hôpital Al-Wafa». Ces attaques ont été lancées par Israël «avec l’intention délibérée de répandre la terreur parmi la population», conclut-t-il.

Le Hamas parle de «légitime défense»

Des accusations fermement réfutées par Israël qui, mercredi, a lancé une véritable offensive diplomatique contre ce rapport. «Nous mobiliserons nos amis à l’ONU, notamment les Etats-Unis et divers pays européens, pour que ce rapport soit purement et simplement enterré», a ainsi déclaré à la radio militaire le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon. Israël craint en effet qu’à l’initiative de pays arabes, ce rapport accablant soit soumis au Conseil de sécurité de l’ONU, et que dernier décide ensuite de le transmettre à la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye.

Une intuition qui se révèle déjà en partie vraie, puisque le Hamas a appelé mercredi la communauté internationale à traduire en justice les dirigeants israéliens pour «crimes de guerre». Le mouvement islamiste rejette toutefois les accusations de l’ONU le concernant, allant jusqu’à parler d’un rapport «malhonnête ». «La résistance du peuple palestinien relève de la légitime défense. Cette résistance est légitime et garantie par la loi internationale et elle est menée en réaction à l’agression (israélienne)», a ainsi estimé le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, dans un communiqué». L’armée israélienne s’est servie de la moitié de son aviation et a mobilisé plusieurs unités terrestres et maritimes pour semer la mort (à Gaza) pendant 20 jour sans interruption », a-t-il argué. «Par conséquent, il ne faut pas mettre sur le même plan le droit à la légitime défense d’un peuple sous occupation et une force d’occupation».

(Source: »lefigaro.fr » le 16 sept. 09)

Lien:http://www.lefigaro.fr/international/2009/09/16/01003-20090916ARTFIG00512-l-onu-accuse-israel-et-le-hamas-de-crimes-de-guerre-.php

 

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