16 décembre 2007

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TUNISNEWS
8 ème année, N°5 2762 du 16.12.2007

 archives : www.tunisnews.net


Liberté et Equité: Sadok Chourou en grève de la faim illimitée jusqu’à la mort Liberté et Equité: Nouvel épisode dans le feuilleton du harcèlement de la famille de l’ex prisonnier politique Mohammed Moncef Ouerghi Liberté et Equité: Agression d’Aymen Rezgui, caméraman de la chaîne El hiwar AISPP: Sahl Beldi disparaît, quelques minutes après sa libération..! AISPP: Appel de l’ex prisonnier politique Ahmed Bouazizi AP: Tunisie: procès mouvementé de présumés terroristes salafistes Reuters: Tunisie – Le procès de 30 islamistes de nouveau ajourné Reuters: Judge adjourns trial of Tunisia coup bid suspects  AP: 4 Tunisians convicted on terrorism charges for trying to join insurgency in Iraq Kamel CHAABOUNI: les attentats terroristes d’alger renforcent le despotisme et transforme l’islam en ecole du crime 24 Heures: Kechiche fait son couscous en pleine semoule sociale

 

Liberté pour Slim Boukhdir, la plume libre Liberté et Equité URGENCE : sauvez la vie de l’ex prisonnier politique Ahmed Bouazizi 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel/fax : 71 340 860 Email : Liberté_équité@yahoo.fr Tunis, le 14 décembre 2007  

Sadok Chourou en grève de la faim illimitée jusqu’à la mort

 

Le docteur Sadok Chourou, prisonnier politique, ex président du mouvement En Nahdha, poursuit sa grève de la faim illimitée pour le douzième jour d’affilée, pour protester contre le non respect par les autorités de leurs promesses, alors qu’elles lui avaient demandé de suspendre sa grève précédente, en lui assurant que ses revendications légitimes seraient satisfaites : l’octroi de passeports pour sa femme et ses enfants, le récupération de son véhicule confisqué depuis 1991, et la réintégration de son frère jumeau dans son poste de professeur à l’université tunisienne en exécution d’une décision du tribunal administratif en sa faveur. Madame Emna Najjar, épouse du prisonnier politique le docteur Sadok Chourou, qui lui a rendu visite dernièrement, nous a informés qu’il est alité, qu’il ne peut pas marcher, qu’il parle avec difficulté et que son co détenu, monsieur Ridha Boukadi, qui a suspendu sa grève de la faim, s’occupe de lui. Elle a dit que la visite n’avait pas duré plus de cinq minutes, et qu’elle était très inquiète pour sa santé, craignant pour sa vie; Liberté et Equité […] Pour le bureau exécutif de l’organisation Monsieur Zouhaïer Makhlouf (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)  

Liberté pour Slim Boukhdir, la plume libre Liberté et Equité URGENCE : sauvez la vie de l’ex prisonnier politique Ahmed Bouazizi 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel/fax : 71 340 860 Email : Liberté_équité@yahoo.fr Tunis, le 14 décembre 2007

Nouvel épisode dans le feuilleton du harcèlement de la famille de l’ex prisonnier politique Mohammed Moncef Ouerghi

Ces derniers jours, la famille de l’ex prisonnier politique Mohammed Moncef Ouerghi, a été harcelée de façon quasi quotidienne après la disparition du fils, le jeune Abdelaziz Ouerghi. Le 14 décembre 2007, son frère Abderrahmane a été arrêté pendant quelques heures par le district de la Sûreté de Ben Arous, pour un interrogatoire qui portait essentiellement sur le lieu où se trouvait son frère Abdelaziz. Dans l’intervalle, un groupe d’agents de la Sûreté de l’Etat se sont rendus au domicile de l’ex prisonnier politique Mohammed Moncef Ouerghi et l’ont informé qu’il devait accompagner son fils Abderrahmane au siège de l’administration de la Sûreté de l’Etat demain, 15 décembre 2007, à dix heures et demi. Liberté et Equité […] Pour le bureau exécutif de l’Organisation Monsieur Zouhaîer Makhlouf (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

Liberté pour Slim Boukhdir, la plume libre Liberté et Equité URGENCE : sauvez la vie de l’ex prisonnier politique Ahmed Bouazizi 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel/fax : 71 340 860 Email : Liberté_équité@yahoo.fr Tunis, le 14 décembre 2007

Agression d’Aymen Rezgui, caméraman de la chaîne El hiwar

 
Vendredi 14 décembre 2007, monsieur Aymen Rezgui, caméraman de la chaîne El hiver a été agressé alors qu’il partait couvrir la réunion qui se tenait au siège du Forum démocratique pour le travail et les libertés. Il a été enlevé et emmené dans un immeuble voisin. Là, il a été agressé violemment par une dizaine d’agents de la police politique, puis délesté de ses deux téléphones cellulaires. Liberté et Équité […] Pour le bureau exécutif de l’organisation Monsieur Zouhaïer Makhlouf (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays Association internationale de soutien aux prisonniers politiques 43 rue Eldjazira, Tunis E-mail : aispptunisie@yahoo.fr Tunis, le 14 décembre 2007

Sahl Beldi disparaît, quelques minutes après sa libération..!

 
L’association a appris que le prisonnier Sahl Beldi avait disparu aussitôt après sa libération de la prison de Borj Er Roumi à midi. Toutes les tentatives de son père, Monsieur Fadhel Beldi, (ex prisonnier politique, et ex dirigeant du conseil consultatif du mouvement de la Nahdha) pour savoir ce qui lui était arrivé sont restées vaines ; l’administration de la prison de Borj Er Roumi lui a dit qu’il avait quitté la prison vers midi et qu’il pouvait être au district de la garde nationale de Bizerte. Quand il a contacté le district, on lui a dit que son fils était sous la responsabilité du poste de la cité Ghazala à Tunis, qu’il faisait l’objet d’un mandat de recherche… dans l’intérêt des familles ! La famille de Sahl Beldi recherche effectivement son fils depuis deux ans et demi après qu’il ait été détenu au secret par les services de la Sûreté de l’Etat, avant d’être condamné, et que la peine soit …terminée ! […] Pour la commission de suivi des personnes libérées Le vice président de l’association Maître Abdelwahab Maatar (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)  

  Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays Association internationale de soutien aux prisonniers politiques 43 rue Eldjazira, Tunis E-mail : aispptunisie@yahoo.fr  
 

Nous avons reçu la lettre ci-dessous de l’ex prisonnier politique Ahmed Bouazizi ; nous la reproduisons telle que, elle se passe de tout commentaire ou ajout …

Mateur-Bizerte, le 24 novembre 2007 Dieu m’en soit témoin ! Au nom de Dieu le très miséricordieux, le tout miséricordieux A toute conscience vive Je suis Ahmed Ben Mekki Bouazizi, ex prisonnier politique, je suis né le 5 octobre 1953 à Mateur dans le gouvernorat de Bizerte. J’ai été libéré le 30 novembre 2006 à titre conditionnel, après que les autorités tunisiennes se soient assurées que ma vie était menacée par une maladie incurable, et au terme de quatorze années d’incarcération, passées dans les prisons tunisiennes depuis 1992, date de mon procès qui m’a vu condamné à un total de 43 ans. Mais mon retour à la liberté […], à ma famille a rallumé les chagrins, et a réveillé chez les membres de ma famille le sentiment de l’échec et de la déception, surtout depuis qu’il est avéré pour tous que j’ai un cancer du colon, avec une métastase au foie […] Un sexagénaire qui revient vers les siens après que les prisons l’aient rongé, que l’humidité et la pourriture des murs et de l’air lui aient inoculé une maladie maligne, qui après avoir été coupé du monde, qui doit faire face aux besoins divers de sa famille, aux chartes exponentielles de la vie, aux frais des études de ses filles à l’université, et à une maladie dont il ne peut supporter les frais de traitement […] une seule séance de rayons coûte 2000 dinars tunisiens, que peut-il faire […] ? Je n’aurais pas pris mon stylo et écrit ces mots sans la lueur dans les yeux de mes filles, dans lesquels je lis leur espoir dans ma guérison et mon maintien à leurs côtés […], je n’aurais pas pris garde à la façon dont j’allais mourir si je n’avais pas craint que mes proches ne m’accusent de ne pas m’être préoccupé de ma situation afin que je puisse me débarrasser de la maladie et récupérer ma santé. Ahmed Bouazizi, ex prisonnier politique, Mateur Bizerte

Pour la commission de suivi des personnes libérées Le secrétaire général de l’association : maître Semir Dilou (traduction d’extraits, ni revue ni corrigée par l’auteur de la version en arabe, LT)



  • Voici le numéro 86 d’elkhadra.

  • Trés bonne lecture
  • http://elkhadra.over-blog.com
  • elkhadra@hotmail.com  
     
  • PANIER DE CRABES..par Biju
     
  • M.MARZOUKI, DIALOGUE AVEC L’HUMAIN
  • M.MARZOUKI, DIALOGUE AVEC L’HUMAIN
  • H.M’HAMDI DANS LE TEXTE
  • M’HAMDI H. (suite)
     

  • SALE TEMPS
  • AVIS DE RECHERCHE
  • Alger : Le retour de la psychose ?
  • UNE VISION DE L’ENFER…K.TRAOULI
  • ALGERIE POINT DE NON-RETOUR
  • BEN ALI PICSOU
  • BEN ALI ET LES ORS ZARKOSIENNES 
  • ADDI 
  • GEORGES CORM 
  • LA GRAINE ET LE MULET. 
  • À qui profite la hausse ? 
  • مركزية المصالحة في الخطاب الإسلامي الجدK.TRAOUILI  
    ل
  • Un vrai terroriste est en liberté : 
  • Chers jeunes et moins jeunes 
  • Les dés pipés de BEN ALI 
  • Le leurre de l’indépendance  
     
  • Le Lobby 
  • La Mer Intérieure Saharienne
  • A PROPOS DE LIVRES SUR L’ISLAM.  
     

    Tunisie: procès mouvementé de présumés terroristes salafistes

    AP – Samedi 15 décembre, 19h05 TUNIS – Le procès d’un groupe de salafistes djihadistes tunisiens impliqués dans des affrontements armés avec les forces de l’ordre, a été émaillé samedi d’incidents qui ont semé par moments la panique dans la salle d’audience. Il a été marqué par le retrait d’un grand nombre des avocats de la défense. Trente prévenus, la plupart jeunes, comparaissaient devant la quatrième chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis pour répondre de chefs d’inculpation passibles de la peine capitale pour 29 d’entre eux. Ils ont été arrêtés après des accrochages armés fin décembre et début janvier derniers près de Tunis, qui ont causé la mort d’un militaire, d’un agent de police et de 12 membres du groupe salafiste, selon un bilan officiel. Selon les autorités, le noyau du groupe baptisé « Soldats d’Assad Ibn Fourat », du nom d’un chef de guerre arabe, composé de six personnes, cinq Tunisiens et un Mauritanien, s’était infiltré par la frontière algérienne, avec des armes. Il aurait eu des liens avec l’ex-groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) converti en branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique. Les prévenus sont accusés notamment de « complot contre la sûreté intérieure de l’Etat », de « tentatives d’attaques préméditées visant à renverser le régime » et d' »incitation de la population à s’entretuer ». Il leur est également reproché leur appartenance à une organisation ayant opté pour le terrorisme pour réaliser ses desseins, d’avoir suivi des entraînements militaires pour commettre des crimes terroristes et d’avoir procuré des explosifs, des munitions et autres matériels similaires au profit de cette organisation. Les troubles ont éclaté dans la salle lorsque le président du tribunal a tenu à donner lecture de l’acte d’accusation, alors que le doyen Béchir Essid et d’autres avocats réclamaient un nouveau report du procès « pour permettre à la défense d’accomplir convenablement sa mission dans une affaire aussi grave ». Des scènes de désordre ont suivi le retrait d’une vingtaine d’avocats en signe de protestation contre l’attitude du juge. Des membres de familles de prévenus scandaient « Allah akbar » (Dieu est grand), tandis que plusieurs accusés montaient sur les bancs sur lesquels ils étaient assis en criant des slogans religieux, donnant lieu à l’intervention musclée des agents de l’ordre pour les maîtriser et les évacuer de la salle. Une fois le calme rétabli, seuls cinq prévenus ont regagné la salle d’audience. Après lecture de l’acte d’accusation, il a été procédé à l’interrogatoire des accusés qui ont nié les griefs retenus contre eux, hormis leur appartenance au courant salafiste djihadiste. Plusieurs ont déclaré que les aveux leur été extorqués sous la contrainte. La prochaine audience a été fixée au 22 décembre pour l’audition des plaidoiries. AP


    Tunisie – Le procès de 30 islamistes de nouveau ajourné

    REUTERS, le 15 décembre 2007 à 17h44

     

    TUNIS, 15 décembre (Reuters) – Un tribunal de Tunis a de nouveau ajourné samedi le procès de 30 islamistes accusés d’avoir projeté un coup d’Etat, provoquant des échauffourées dans la salle d’audience.

    Le procès a été renvoyé au 22 décembre à la demande de la défense qui souhaite avoir plus de temps pour étudier les dossiers, a annoncé le juge Mehrez Hammami.

    Le parquet accuse les 30 hommes d’avoir affronté la police en décembre 2006 et janvier 2007 dans la capitale, Tunis, et ses environs.

    Ces violents affrontements avaient fait craindre à l’époque que la nébuleuse d’activistes islamistes opérant au Maghreb ait intensifié ses opérations pour renverser les gouvernements en place dans la région.

    En tout, 14 hommes armés avaient péri dans les affrontements.

    Les avocats de la défense, qui avaient demandé un report plus long pour préparer la défense de leurs clients, ont quitté la salle pour manifester leur désapprobation.

    Lors de leur départ, les accusés se sont levés de leur siège et certains ont crié « Dieu est grand ». Une rixe a alors éclaté avec les forces de sécurité.

    Les accusés ont été emmenés hors de la salle d’audience sur ordre du juge. Le père de l’un d’entre eux s’est levé et a demandé à connaître la vérité. Il a été arrêté et pourrait, selon l’un des avocats, être incarcéré pendant un mois.


    Judge adjourns trial of Tunisia coup bid suspects  

    15 Dec 2007 16:56:18 GMT   TUNIS, Dec 15 (Reuters) – Scuffles broke out in a Tunis courtroom on Saturday after a judge postponed the trial of 30 Islamists charged with attempting to overthrow the government. « The trial is put off until Dec. 22 following the request of lawyers for more time to study the files, » judge Mehrez Hammami announced. Prosecutors say the group clashed with police in December 2006 and January 2007, rare incidents in the stable north African country popular with European holidaymakers. The 30 defendants, many of whom were rounded up shortly after the clashes in the Tunis suburbs, deny charges of trying to overthrow the government, disturbing public order and belonging to a terrorist organisation. Defence lawyers had asked for a longer delay to the trial to prepare their case and withdrew from the court of first instance in protest. As they walked out, the defendants stood up on their seats and many shouted « God is great ». Scuffles then broke out between the prisoners and court security officials. The judge ordered the defendants out of the courtroom and a father of one of them cried out a demand « to know the truth ». He was arrested and lawyers said he could be jailed for a month. Some of the prisoners claimed to belong to the Soldiers of Assad Ibn Furat, an Islamist group named after a 9th-century Tunisian jurist, religious scholar and military leader, defence lawyer Samir Ben Amor told Reuters before the hearing. He said the group had no link with al Qaeda. Security experts said the shoot-outs were the latest evidence that a loose network of militant groups was stepping up coordination in their attempts to topple Maghreb governments. Islamic rebels in Tunisia’s more restive neighbour Algeria aligned themselves with al Qaeda this year and carried out a string of bombings, two of which killed more than 30 people including 17 U.N. workers in the capital Algiers this week. (Reporting by Tarek Amara, editing by Tom Pfeiffer) ((Tunis newsroom; +216-71 787538, fax +216-71 787454))

    4 Tunisians convicted on terrorism charges for trying to join insurgency in Iraq

     

    Associated Press, le 15 décembre 2007 à 20h35

     

    TUNIS, Tunisia (AP) _ A court has convicted four Tunisians on terrorism-related charges for trying to join the insurgency in Iraq, their defense lawyer said Friday.

    The Tunis court sentenced the four men on Thursday to prison terms ranging from six to 14 years for « membership in a terror organization, » lawyer Samir ben Amor said.

    The men, ages 25 to 30 years old, were detained in Syria in 2005 while trying to cross into neighbouring Iraq, and were handed over to Tunisian police, the lawyer said.

    Ben Amor said the four maintained their innocence in the trial, and said he argued that seeking to join the insurgency in Iraq was not itself a crime.

    The 14-year penalties were given to Hosni Jelassi, who was considered to have led the border-crossing operation, and student Zied Trabelsi. Oussama Chebbi received eight years and Hamza Naouali six.

     


    LES ATTENTATS TERRORISTES D’ALGER RENFORCENT LE DESPOTISME ET TRANSFORME L’ISLAM EN ECOLE DU CRIME

    L’organisation terroriste sauvage et criminelle, al-Qaida dirigée par  Ben Laden, continue de frapper dans le monde entier. En Irak, principalement, de manière quotidienne, et épisodiquement en Algérie, et ailleurs, grâce au ralliement des islamistes algériens à son commandement général ( al-Qaida pour le Maghreb ). Une organisation de pauvres jeunes gens, illettrés, paumés et formatés par un fanatisme moyenâgeux. De lâches attentats commis aveuglément, contre des cibles diverses, mais qui touchent principalement des victimes civiles innocentes. Les criminels, assassins, sans foi ni loi, qui commettent ces attentats odieux, contre des victimes innocentes, au nom de leur conception de l’Islam, n’ont rien, en fait, de musulmans. Le Prophète et ses compagnons, dont ils se réclament, désapprouveraient, à coup sur, leurs pratiques criminelles et nazis. L’Islam, comme toute autre religion, idéologie ou éthique, désapprouve le fait de tuer des personnes innocentes !

    Le Coran, malgré des versets contradictoires, dilemme résolu par la théologie du  » nasikh « , l’abrogeant et du  » mansukh  » l’abrogé, comporte certes des appels à tuer les  » kafiruns  » et à leur tendre des embuscades, versets que soutiennent les islamistes modernes pour justifier leurs massacres. En revanche, le Coran contient des versets qui interdisent expressément l’assassinat sans raison valable :  » Ne tuez personne sans juste motif  » ( wa la taqtulu al-nafsa, illa bil-haqq ). L’Islam qui, pour moi, se résume exclusivement au codex coranique, son texte fondateur, appelle certes au djihad, mais le djihad auquel appelle le Coran est une guerre sainte, dont le but est le prosélytisme. C’est-à-dire la propagation de l’Islam et la conversion, par la contrainte des armes, des non-croyants. C’est une guerre, qui a d’abord un objectif et qui a ses règles et son éthique, principalement celui d’épargner les femmes, les enfants et les lieux saints des juifs et des chrétiens, sans parler des mosquées !

    Les attentats criminels des islamistes radicaux, qui sont commis aujourd’hui de part le monde, et principalement en Irak et en Algérie, est une guerre larvée qui ne respecte aucune règle et ne dispose d’aucune éthique. Les attentats en Irak ont été commis dans des marchés publics, dans des cimetières, dans des convois funéraires, dans des mosquées, des églises, dans les universités et même dans les maternelles ! Ils ont éliminé la vie d’être humains innocents, sans distinction, enfants, femmes, hommes en quête de travail, policiers, militaires, mais aussi des musulmans sunnites et d’autres chiites, des yazdites, des chrétiens !  Là règle, car il y en a une tout de même, des terroristes islamistes, c’est de frapper fort et partout afin de faire le maximum de victimes innocentes, faire sensation sur l’opinion publique ! Dieu, ou la nature, ont donné le droit de vivre sur cette terre à ces victimes innocentes, mais les terroristes islamistes en ont décidé autrement ! L’exemple irakien illustre parfaitement le terrorisme aveugle et criminel des islamistes radicaux. Malheureusement ils ont trouvé un soutien parmi nos braves démocrates et gauchistes tunisiens qui prennent pour de la résistance nationale contre l’occupant américain cette barbarie gratuite, odieuse, sauvage et injuste.

    Le terrorisme islamiste a sali l’Islam, cette religion, qui quoique guerrière dans ses débuts, est apte à devenir, grâce aux efforts d’interprétation et d’ijtihad, une religion moderne et pacifiste, source d’inspiration en matière théologique, spirituelle et même juridique. Une religion apaisée et pacifiste, qui prend sa place dans le concert des autres religions, et laisse leurs places à toutes les religions du monde. Il en va ainsi de la  » biodiversité  » religieuse. Une religion qui ne cherchera pas à éliminer les autres religions et leurs adeptes de la surface de la terre, mais qui tend à coexister avec eux de manière paisible et fraternelle. Mais les terroristes islamistes modernes et à leur tête Ben Laden et son laquais al-Zawhiri, voient et décident autrement au nom d’une lecture salafiste, rétrograde et réactionnaire du texte coranique, de la Sunna et de l’ijtihad. Ils ont transformé l’Islam en une école du crime organisé aux yeux de l’opinion internationale, une école d’assassins, pour jeunes désœuvrés, victimes des régimes oppressifs de leurs pays qui ne leurs ont offert rien d’autre que de se faire enrôlés par les djihadistes modernes. Faute de perspectives d’une vie matérielle meilleure, de projet nationale (l’unité arabe par exemple), de développement culturel, de laïcisation de droit musulman, de modernisation du patrimoine arabo-islamique, (des milliers de manuscrits arabes dorment dans les bibliothèques du monde entier). Faute aussi de financement de la recherche scientifique, de la carence en logements, de travail et d’une vie sexuelle équilibrée ! Tout ce que les régimes politiques arabes et musulmans ont offert à leurs jeunesses, recalés du système et du marché du travail, c’est un choix entre l’immigration clandestine avec ses lots de morts sur les plages, ou le recrutement par les écoles djihadistes avec à la clef une vie de paradis où ils seront accueillis, après avoir commis un attentat suicide, par des ‘houris’ aux grands yeux noirs, dotées de gros nichons et de formes généreuses, qu’ils ont vu, de leur vivant, sur les chaînes de télévision satellitaires sans avoir pu les approcher ou toucher !

    Les victimes civiles innocentes, qu’elles soient américaines ( attentats du 11Septembre 2001) ou musulmanes en Irak, au Maroc, en Tunisie, en Indonésie, et en Afghanistan, etc. sont ainsi sacrifiés sur l’autel de la haine islamiste vouée aux temps moderne, à la démocratie, aux libertés et aux droits de l’homme issus de la grande révolution française et des philosophes des Lumières. Ces attentats criminels se veulent des paliers érigés par les islamistes vers la conquête du pouvoir politique afin de mettre sous leur botte les sociétés arabo-musulmanes modernes et asservir les nations non musulmanes,  » dar al-harb « .

    Ces attentats terroristes odieux, donnent à réfléchir. Leur première conséquence, c’est qu’elle renforce les dictatures arabes dans leurs convictions que la répression, contre toute forme d’opposition, est la seule réponse à la quête démocratique. Les islamistes, en bon ennemis de la liberté et de la démocratie, font éloigner, d’attentat en attentat, les Arabes de leur rêve démocratique. Ces islamistes terroristes nous poussent malheureusement à donner raison à nos régimes politiques antidémocratique et despotique. Ils nous poussent dans leurs bras, malgré nous. Entre un despotisme religieux islamiste et un despotisme laïque, comme celui du régime tunisien, je choisirai ce dernier et je le soutiendrai. Au moins ce dernier, respecte les libertés individuelles non politiques. En revanche un despotisme islamique ne respectera aucune liberté, qu’elle soit politique, individuelle ou religieuse ! C’est un despotisme d’inquisition qui s’introduit dans les âmes et consciences. Après les attentats d’Alger, je me rends compte à quel point, la Tunisie jouit d’une sécurité exemplaire, elle serait idéale si elle étaient couplée avec un respect de la liberté et des droits de l’homme. Dommage, M. Ben Ali, sa famille et le RCD ont en décidé autrement. Pour eux la sécurité ne peut être que plénière et totalitaire ! Le contrôle total de la société civile par un maillage policier et  » rcdiste  » est total et implacable. On n’a pas le droit de bouger sur le plan politique, mise à part quelques manifestations d’opposants courageux et vite cernés par la police. L’interdiction de toute forme de contestation fusse-t-elle démocratique et laïque, est proscrite, toute opposition à la  » vérité  » benalienne et rcdiste est hors de question !

    Personnellement j’aurai approuvé totalement la politique sécuritaire et anti-islamiste du président Ben Ali, et j’aurai même demandé d’augmenter le nombre des policiers pour atteindre UN MILLION. J’aurai proposé d’introduire les militaires oisifs, qui s’ennuient à mort dans leurs casernes, dans le corps de la gendarmerie nationale créant ainsi un nouveau corps unique chargé, avec la BOP, de la sécurité et du maintien de l’ordre public en temps de paix, et qui redeviendrait une armée en temps de guerre. Mais mon soutien ne peut se faire en l’absence d’une vision juste de la part des autorités de l’avenir inéluctablement démocratique de la Tunisie. De même je ne peux cautionner les pratiques de la police tunisienne consistant à torturer les islamistes, à les maltraiter et à ne pas respect leurs droits humains et leur droit à des procès équitables.

    Quoi qu’il en soit, il faut rendre à César ce qui appartient à César, oui, Ben Ali a protégé la Tunisie des actions terroristes des apprentis de Ben Laden. Il a failli, toutefois dans le cas de l’attentat contre la vénérable Ghriba, la synagogue millénaire qu’abrite Djerba. L’armée tunisienne a aussi écrasé leur attaque armée à Sliman. Je ne viens pas par ces propos lécher les bottes de M. Ben Ali, je veux simplement lui rendre hommage d’avoir épargné la Tunisie, pendant vingt ans, des actions terroristes et criminelles des fanatiques islamistes. La Tunisie, pourrait être une proie facile aux islamistes, qui n’en feraient qu’une bouché. Mais grâce à la poigne de l’homme de fer tunisien, elle a pu traversé les troubles terroristes sans trop d’attentats et de victimes. Les abus, que l’opinion tunisienne, reproche à certains membres de la famille proche du président, sont insignifiants face à d’éventuels attentats terroristes et leur lots de victimes innocentes.

    Il ne faut toutefois pas baisser la garde, il ne faut pas attendre des actions semblables à ceux d’Alger ou de Bagdad pour renforcer le dispositif sécuritaire. Toutefois, la sécurité ne va pas sans liberté, c’est un couple qui fonctionne ensemble, il ne peut être efficace et ressentie comme juste et acceptable par l’opinion publique tunisienne que si l’effort en matière de sécurité trouve son corollaire par un effort octroyé en matière de liberté et de démocratie accordé aux citoyens et à la société tunisienne. Il faudrait cependant exclure de la liberté d’expression et d’action les islamistes, car se sont les pires ennemis de la liberté. Il faudrait, comme je l’avais dit dans un précédent article, créer un délit d’usage de concept religieux, qui restent à définir par des autorités intellectuelles, théologiques et politiques, à des fins politiques. Usage dont la teneur sera apprécié par une chambre des libertés publiques, à créer, au sein de chaque tribunal de grande instance.

    J’appelle, de mes vœux, à l’élaboration d’un plan de lutte contre le phénomène islamiste, une lutte qui doit être menée, sur les plans sécuritaire, idéologique, politique et théologique. La pierre angulaire de ce plan doit être la proclamation haut et fort du principe de laïcité dans la constitution. Sur la plan idéologique, il faudrait ouvrir le débat théologique publiquement et lui consacrer un financement conséquent (recherches et thèses) et des lieux appropriés et spécialisés (université, radio, télévision, presse) afin de respecter le principe de laïcité,. Il faudrait, de manière immédiate, rouvrir le débat sur l’Islam et sa théologie sans crainte. l’Etat laïque ne peut pas jouer, sur le terrain islamiste, il est perdant d’avance. Il faudrait attirer les islamistes sur le terrain philosophique et scientifique pour débattre avec eux en public afin de prouver leur fanatisme et leur ignorance. Le débat sur l’Islam doit être mené avec courage et détermination, il faudrait y impliquer des islamologues occidentaux et arabes ainsi que des théologiens de toutes les religions du monde.

    l’Etat tunisien doit arrêter de faire l’apologie stupide et contre-productive de l’Islam, dans les médias et dans l’enseignement, il n’en pas besoin. Il est urgent de mettre un terme à l’enseignement de  »  l’éducation islamique  » dans l’enseignement secondaire. Cet enseignement qui se veut formateur des jeunes esprits est une vraie catastrophe. Les enseignants, mal formés, s’y livrent à une apologie démesurée de l’Islam et déversent une haine injustifiés sur les autres religions. Cet enseignement est néfaste, c’est du bourrage de crâne stupide dont le but est de formater dogmatiquement les jeunes tunisiens. Que l’on demande pas, après, pourquoi les jeunes se vouent aux attentats suicides ! Il faudrait remplacer cet enseignement par l’apprentissage par cœur pur du Coran, et du Coran seul ! Dés la première année du primaire jusqu’au baccalauréat, les enfants doivent apprendre, sans aucun commentaire, de la part de l’enseignant le texte coranique. Cette méthode, qui renoue avec la méthode de nos ancêtres est efficace et présente de nombreux avantages.

    Sur le plan purement linguistique d’abord, l’apprentissage par cœur du Coran permettra à nos enfants , à la fin de 12 années d’études primaires et secondaires d’acquérir un capital inestimable de langue arabe originelle de qualité qui pourra leur servir, leurs vies durant, dans tout débat ultérieur et dans toute confrontation linguistique ou théologique. Le Coran est en effet le texte fondateur de la civilisation arabo-musulmane. Son texte est la référence incontournable des linguistes et des grammairiens arabes, mais aussi des théologiens, des philologues et philosophes musulmans.

    Sur le plan religieux, spirituel et théologique, ensuite, l’apprentissage du texte coranique par cœur et sans aucun commentaire, quel qu’il soit, permettra aux tunisiens de demain d’être des musulmans sérieux, armés, dans le moindre détail, du texte fondateur de l’Islam et non connaissant uniquement des bribes de versets qu’ils confondent avec des dictons, des Hadiths voire de la poésie ! Plus personne ne pourra se leur dire n’importe quoi sur le Coran. Ils pourront interpréter ses versets, en toute liberté, en connaissance de cause et en toute responsabilité. à la lumière de leur formation historique, philosophique, et scientifique. L’individu deviendra ainsi maître de sa foi se guidant lui-même dans les méandres de l’Islam, sans besoin de se référer à des Imams au rabais ou des charlatans-recruteurs-terroristes. Cette méthode permettra de responsabiliser le croyant et lui évitera les pièges des islamistes dogmatiques et fanatiques. Nul n’est censé expliquer, encore moins imposer, son interprétation et sa compréhension du texte coranique aux autres croyants. Chaque musulman doit pouvoir le faire, tout seul, en homme ou en femme, libre, responsable et adulte, sans soumission à un quelconque apprenti commentateur ! Il suffit pour cela, qu’il ait appris par cœur le Coran, et s’il lui arrive de buter sur un vocabulaire hermétique, il n’a qu’a faire sa recherche tout seul, et se convaincre tout seul de l’interprétation qu’il veut bien donner à tel verset ou concept. (cf. ma Charte du musulman moderne, in « http// unetunisiedemocratique.blogspot. com).

    Sur le plan sécuritaire, les autorités tunisiennes n’ont pas besoin de mes conseils pour renforcer la sécurité des citoyens et empêcher les islamistes de commettre leurs forfaits. Mais le renforcement de la sécurité doit, pour être efficace et acceptable, être accompagné, de la liberté ! D’un engagement des autorités à accorder et à respecter effectivement et durablement les libertés publiques et les droits de l’Homme. Car je suis, et je reste, un défenseur farouche des droits de l’homme. Je ne donnerai jamais ma caution à la torture, même dirigée contre des islamistes et des terroristes. J’appelle les autorités tunisiennes à stopper la violation de des droits de l’homme, à respecter la dignité de chaque personne qui tombe entre les mains de sa police et à proscrire totalement la torture, les brimades, le mépris qu’elles font subir aux citoyens qui se réclament de l’islamisme. (cf. mon article,  » Emprisonner les islamistes dans des hotels 5* et non dans des prisons !  » )

    Et bonne année 2007, à tous les démocrates sincères de mon pays, à tous les citoyens tunisiens, à sa majesté Z. Ben Ali, au prince héritier si Mohamed Zine el-Abidine (hafidhahu Allah), à la première dame de Tunisie et à toute la famille royale.

    Me kamel ben Tahar ben Amad CHAABOUNI

    Paris le 16 décembre 2007


     

    24 Heures: Kechiche fait son couscous en pleine semoule sociale

     

    CINÉMA – Après L’esquive , le réalisateur revient avec La graineet le mulet , une œuvre sociale bouleversante primée à Venise.

     

    JEAN-FRÉDÉRIC DEBÉTAZ

     

    Et si Abdellatif Kechiche faisait coup double aux prochains Césars? Après avoir reçu à la Mostra de Venise le Prix spécial du jury et le Prix de la critique internationale, le cinéaste né à Tunis[100] vient d’être récompensé par le Prix Louis Delluc, sorte de Goncourt cinématographique.

     

    La presse hexagonale se gargarise de ce nouveau génie du cinéma français. Certains y voient du Pialat, du Cassavetes. Peut-être. Sans doute. Mais il y a surtout du Kechiche. Chaque plan est réfléchi, ruminé, puis digéré par l’œil du réalisateur à travers la caméra. «J’essaie d’obtenir la vérité, aime-t-il à répondre. Tendre le plus possible vers le vrai. C’est d’ailleurs pour cela que je suis aussi méticuleux lors des plans. Je peux refaire cent fois une scène tant que je n’y décèle pas la notion de vérité. Je me nourris de ça, j’y trouve l’énergie qui me fait avancer. »

     

    Suite au succès de L’esquive, Kechiche décide de se lancer dans un projet qui lui tient particulièrement à cœur, une histoire qu’il a écrite au milieu des années 1990. Son titre: La graine et le mulet. «Je l’aurais sans doute pensé et réalisé autrement il y a une dizaine d’années, confie-t-il. J’ai dû m’adapter pour coller au plus près de la réalité du moment. Et puis, il y a la vision qui diffère. Est-ce que j’aurais pu faire un meilleur film douze ans plus tôt? Je n’en ai aucune idée. Peut-être y aurais-je mis plus d’optimisme, plus d’espoir que ce que je montre aujourd’hui. »

     

    L’histoire met en scène Slimane Beiji, un ouvrier sexagénaire qui travaille à la réparation des bateaux sur le port de Sète. L’âge aidant, Slimane peine à finir son boulot dans les temps. Son patron le pousse alors gentiment vers la porte. Plutôt que de se laisser abattre, Slimane choisit de forcer son destin. Avec ses économies, il souhaite rénover un vieux bateau pour le transformer en restaurant spécialisé dans le couscous au poisson. Ses enfants, son ex-femme, la fille de sa nouvelle compagne, tous acceptent de l’aider, mais les arcanes de l’administration recèlent leur lot d’embûches.

     

    L’histoire d’une vie

     

    Avec La graine et le mulet , Abdellatif Kechiche a envie de dessiller certaines pupilles: «Je souhaite que les gens apprennent à voir le visage d’une France que l’on connaît mal, d’une classe populaire qu’on connaît mal, surtout dans la période que nous traversons actuellement. Pour moi, c’est une réelle volonté d’ouverture. Il n’est pas question de religions ou d’ethnies, mais d’une catégorie sociale qui peine à gravir les échelons. Et au sein de cette catégorie sociale, toutes les nationalités sont représentées. »

     

    Avec La graine et le mulet , Kechiche navigue du côté du conte. Un conte social, une fable moderne, avec ses gentils et ses méchants, mais sans morale. Comme s’il laissait le soin au spectateur d’imaginer et de créer son propre réseau de valeurs. «J’aime me sentir libre, reconnaît-il. J’aime la liberté dans le récit, cette dimension romanesque. Je reprends les principes du conte en laissant délibérément le spectateur sur sa faim. C’est un plaisir qui me vient des contes des Mille et une nuits. Je pense que c’est presque inconscient. » Et puis on y retrouve des symboles forts. La graine qui, dans le film renvoie à la base du couscous, et le mulet, nom commun du poisson appelé muge, que l’on retrouve dans le couscous au poisson préparé par l’ex-femme de Slimane. «Le côté énigmatique du titre m’a amusé, glisse le réalisateur. On pense voir un film sur la campagne pour finalement se retrouver au bord de la mer, sur le port de Sète, avec une histoire autour du couscous. » Conteur hors pair, tragédien moderne, Kechiche est aussi un directeur d’acteurs avisé. La jeune Hafsia Herzi (récompensée à Venise par le Prix Marcello Mastroianni), qui interprète la fille de la compagne de Slimane, et Habib Boufares, magnifique en Slimane taiseux et généreux, portent une bonne partie de la tension dramatique du film sur leurs épaules. Malgré quelques longueurs, La graine et le mulet consacre un cinéaste de son temps, têtu comme un mulet.

     

    (Source : «24 Heures » (Quotidien – Suisse), le 15 décembre 2007)

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