22 septembre 2009

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TUNISNEWS

9 ème année,N° 3409 du 22.09.2009

 archives : www.tunisnews.net  


Liberté et Equité: Nouvelles des libertés en Tunisie Taoufik Ben Brik: Présidentielle 2009 : BEN ALI aurait pu nous épargner cette farce! Slim BAGGA: Lyès Ben Chedli, un imposteur ou un imposable dans le collimateur? African Manager: Tunisie : La Tunisie face au défi démographique Le Monde: La fécondité baisse chez les riches comme chez les pauvres Le Monde: Union européenne : la France souhaite intensifier la lutte contre l’immigration clandestine AFP: Italie: près de 200 immigrés clandestins interceptés Reuters: Bataille à l’Unesco pour barrer la route à l’Egyptien Hosni AFP: Arabie: une université pour franchir les barrières scientifiques et sociales AFP: La Libye disqualifiée comme pays d’accueil des demandeurs d’asile Reuters: Une pièce en kurde jouée pour la première fois en Turquie AFP: « A ton service Oussama »: les Shebab en Somalie prêtent allégeance à al-Qaïda

Liberté pour Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel/fax : 71 340 860 Adresse électronique : liberte.equite@gmail.com Tunis, le 19 septembre 2009

Nouvelles des libertés en Tunisie

1) La famille du prisonnier Ramzi Romdhani interdite de parloir L’administration de la prison de Mornaguia a interdit jeudi 17 septembre 2009 à la famille du prisonnier d’opinion Ramzi Romdhani de lui rendre visite, mettant à exécution les menaces proférées à son encontre par des agents de la police politique en rétorsion aux accusations de torture, de mauvais traitements, de procès inéquitables et de condamnations iniques totalisant 29 ans. Ce calvaire n’est pas seulement d’ordre judiciaire, mais il s’agit aussi d’une répression quotidienne dans les différentes prisons où il a été détenu, conjuguant agressions à répétition et menaces quotidiennes. 2) La famille du prisonnier d’opinion Issam Elmezzi interdite de parloir, son épouse est agressée verbalement et physiquement L’administration de la prison de Mornaguia a interdit mardi 15 septembre à la famille du prisonnier d’opinion Issam Elmezzi, c’est-à-dire à sa mère, madame Monia Bejaoui et à son épouse madame Fatima Bouraoui, de lui rendre visite. Cette dernière a été interpellée devant la prison et conduite de force avec sa belle-mère à la brigade d’investigations de la garde nationale de Tebourba, et interrogée pendant des heures avant d’être relâchée. Dans l’après-midi du mercredi 16 septembre 2009, alors que madame Fatma Bouraoui venait de la rue Sidi Salem à Bizerte, six agents de la police politique sont descendus d’une voiture banalisée et lui ont demandé de les accompagner. Elle a refusé et a exigé une convocation officielle. Ils lui ont arraché son niqab et son voile et l’ont jetée à l’intérieur de la voiture, puis l’ont conduite au poste de police de Rouabi à Bizerte où elle a été interrogée et agressée verbalement et physiquement. 3) Report de l’examen de l’affaire d’un nouveau groupe de jeunes La quatrième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Mehrez Hammami, a décidé lors de son audience de samedi 19 septembre de repousser l’examen de l’affaire n°18429 (dans laquelle sont déférés Motaleb Ben Marzouk, Maher Jedidi, Aymen Ben Mansour, Tarek Takkaz, Khalil Ben Mohammed, Ridha Ben Rached et Malek Charahili (en fuite) au mercredi 23 septembre 2009. Elle a refusé les demandes de mise en liberté présentées par la défense. Pour le bureau exécutif de l’Organisation Le Président Maitre Mohammed Nouri (traductions ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

 

 
 

QUI PAIE LES FACTURES DE LA CAMPAGNE ELECTORALE DU « candidat du RCD » ??

Dans le magazine « Jeune Afrique » N° 2541 du 20 au 26 septembre 2009, l’ETAT a payé des poches du contribuable tunisien plumé à tout instant et sans aucune défense un spécial de 26 pages en couleur intitulé « LE PLUS TUNISIE » avec le titre suivant:  « 1987-2009 : les années Ben Ali… Économie, réformes, infrastructures, diplomatie, droits des femmes… Quel bilan pour le chef de l’État à un mois de la présidentielle ? ».

Juste une question à l’ATCE et à l’observatoire de Me Abdelwahab El Bahi: ça coûte combien cette plaisanterie en milliers d’euros sonnants et trébuchants? et puis cette somme a été payé par qui ? Est ce par les caisses de « l’Etat de droit » ou par celles du R.C. « Démocratique » ? Vos factures SVP !!!


 

 Présidentielle 2009 : BEN ALI aurait pu nous épargner cette farce!

par Taoufik Ben brik

« Des élections ! Mais pourquoi faire ? », titre Attariq Aljadid, l’organe du mouvement Attajdid ( ex Parti Communiste Tunisien ) daté du 5 septembre 2009. « Parler des élections présidentielles ? Vous me faites marcher j’espère! On n’a ni élections et encore moins des présidentielles. Où est-ce que vous avez rencontré un président sortant ? Un vrai. Des candidats ? Des vrais. Des électeurs ?… Des observateurs ? Des isoloirs ? Des urnes ? Une campagne? Tout est bâtard.

Je rêve d’avoir une carte d’électeur. Pour mon petit fils! Même pas pour mon fils. Alors revenez me voir dans une autre vie », s’esclaffe Ayachi Hammami, avocat et éternel président des comités de soutien aux candidats malchanceux.

Ben Ali n’en a cure. Le voilà parti pour un énième mandat. Le 26 août il a déposé devant le conseil constitutionnel sa candidature pour les élections présidentielles d’octobre 2009. D’où le blues de Lumumba Mohsni, un opposant réfugié politique en France : « Ben Ali, a-t-il vraiment besoin des élections pour y rester ? Il aurait pu s’épargner et nous épargner cette farce de mauvais goût. »

En fait, Ben Ali a mis en place depuis 2002, tout un dispositif constitutionnel pour se maintenir président à perpète. Le texte fondamental initial prévoyait son départ en 2004. La nouvelle réforme constitutionnelle sur mesure qui a été approuvée le 26 mai 2002 lui permet de se présenter au moins encore deux fois. Il a fait des émules. Bouteflika d’Algérie, Chavez du Venezuela se sont inspirés du Benalisme. On lui concède tout de même ce mérite.

Désormais, tout est clos. Sans issue. « Dans ces conditions, il n’y a que le boycott. Participer c’est collaborer et c’est légitimer l’usurpateur » dit Hamma Hammami, chef du parti Communiste Ouvrier Tunisien, non reconnu. Même avec ce dispositif cimenté, Ben Ali trouve toujours le « détail » à fignoler.

Avant le vote déjà, les membres des commissions de mise à jour des listes électorales sont désignés par le Rassemblement Constitutionnel Démocratique, RCD, le parti-Etat au pouvoir depuis l’indépendance en 1956. Les seules réclamations admises concernent la distribution des cartes d’électeurs. Le jour du vote, la fraude est facilitée. Le RCD tient les bureaux, l’isoloir n’est pas obligatoire et la carte d’électeur est facultative. Même les morts participent. Quant aux dépouillements, ils se déroulent à huis clos.

Autre artifice: un candidat à la présidentielle doit être parrainé par trente élus. Hormis le président sortant, personne n’est en mesure de remplir cette condition, sauf si le président lui donne trente élus. En fait, les dés sont pipés : le président sortant choisit lui-même ses adversaires. Sinon pour se porter candidat, il faut être depuis au moins deux ans et sans interruption le numéro un d’un parti. Le mécanisme imaginé par le palais de Carthage est ingénieux, mais manque de suspense! « Par ces entourloupettes, on essaie de m’éliminer, d’exclure Mustapha Ben Jaafar, le chef du Forum Démocratique pour les Libertés et le Travail et on dénie au mouvement Attajdid le droit de désigner librement son propre candidat. », explique Néjib Chebbi , fondateur du Parti Démocratique Progressiste qui vient de retirer sa candidature.

Au bout du compte, de telles règles ne laissent émerger en tout et pour tout que trois adversaires. Et quels adversaires ! Les zéros et quelques poussières. Les mauvaises langues les nomment zéro virgule, 007 … James Bond pour Ben Ali. Deux d’entre eux (Bouchiha chef du Parti de l’Unité Populaire et Inoubli chef de l’Union Démocratique Unioniste) soutiennent Ben Ali depuis son arrivée au pouvoir en 1987. Ils n’ont aucune chance. Ils le savent pertinemment et le proclament publiquement.

 Vrais Faux opposants, transfuges du parti au pouvoir, dirigeants de formations politiques aux allures de chapelles, les trois adversaires de Ben Ali affichent un profil bas. Critiquer le président sortant ? L’idée ne les a même pas effleurés ! Accéder au pouvoir ? Hum…Ils se battront, c’est promis. Pour Ben Ali. Un seul slogan à leur disposition :

BEN ALI POUR L’ ETERNITE.

La seule inconnue du scrutin est le score du président « sortant» – Partant pour les Tunisiens. Partant pour un nouveau mandat-. En 1989 Ben Ali avait obtenu 99,27% des suffrages. 99,91% en 1994, 99,44% en 1999 et 94,49% en 2004. D’où la première question, et seule difficulté, qui se pose à l’automne 2009, à la mesure de cette dérisoire parodie de démocratie qui se joue à ciel ouvert : quels maigres scores, compatibles avec sa susceptibilité, Ben Ali concèdera-t-il à ses opposants?

(Source : « Kalima » (censuré en Tunisie), le 22 septembre 2009)

Lien :http://www.kalima-tunisie.info/fr/News-file-article-sid-101.html


 

 Lyès Ben Chedli, un imposteur ou un imposable dans le collimateur?

par Slim BAGGA

La liste Fillon des 3000, tout le monde en parle et plus nombreux en sont sûrement concernés. Il s’agit d’une liste de 3000 personnes suspectées d’avoir mis à l’abri des fortunes sous d’autres cieux moins regardants pour échapper au fisc et auxquelles le Premier ministre français s’intéresse de très près, à très juste raison du reste..

Il se trouve que mes sources, généralement très fiables, ce dont ne douterait ni le Général Ben Ali, ni le clan des Trabelsi, et encore moins l’un de leurs ventriloques en France, Lyes Ben Chedli pour le citer, m’ont fait part de la très probable existence de ce Franco-Tunisien sur cette liste.

Oh bien sûr, je vois déjà Lyes Ben Chedli hurler au complot et déverser sa « haine » rémunérée, ses menaces jamais suivies d’effet; je le vois s’agiter et manifester sa colère de vierge effarouchée…

Qu’importe! Cela peut parfois impressionner ceux qui partagent sa table au Plazza Athénée, mais jamais les hommes au service de la vérité… Et je crois très modestement en faire partie.

Des indices sur un mythomane déroutant

Lyes Ben Chedli ne  fait pas dans la mesure. Il occupe un superbe appartement à l’avenue Montaigne et roule au volant d’une Porsche Cayenne immatriculée en Suisse. Il dispose d’une table de 4 places au carré VIP du Plazza Athénée et l’on voit défiler autour de lui  une impressionnante clientèle et gens du Monde.

Comment un repris de justice en Tunisie, que Leïla Trabelsi avait fait jeter en prison dans l’affaire de Tahar Materi (une affaire d’adultère dans la famille sur laquelle nous reviendrons), comment donc ce Tunisien naturalisé Français arrive à concentrer autour de lui autant de personnalités allant de l’influent cousin du roi du Maroc Mohamed VI à l’homme d’affaires milliardaire originaire du Kazakhstan, Patok Chodiev qui fait notamment commerce dans le gaz?

Lyes Ben Chedli ne manque ni d’audace ni d’air: comme des centaines voire des milliers d’opportunistes, il vole une photo en compagnie du président Sarkozy, l’encore maire de Neuilly. Ce cliché ne quittera plus son veston. Il fréquente aussi le monde parisien de la nuit et investit dans l’image…sa propre image. Là au moins, on ne pourrait jamais le lui reprocher: elle avait vraiment besoin d’être relookée…Mais ne soyons médisants, notre ami dit avoir le bras long.

Donc, pour travailler cette image, tous les moyens sont bons. Ainsi emprunte-t-il sa Porsche au 33, avenue Montaigne pour la céder au voiturier du Plazza Athénée à moins de cent mètres. Le tout est dans la spectaculaire arrivée de ce proche de Saida Sassi, la nièce de Bourguiba et ex-vieille amante de Ben Ali qui lui avait ouvertes grandes les portes du Palais de Carthage grâce à la manipulation…

Oui, tout cela est bien beau: dépenses faramineuses, rythme de vie royal, entrées dans les pays du Golfe et dans les Balkans: mais le Français Lyès ne déclare rien sur sa feuille d’impôt. Et c’est là que ça devient intéressant.

Comment se fait-il en effet que ce Français qui avait publiquement affirmé qu’il fallait refouler les Maghrébins qui avaient sifflé la Marseillaise ne s’impose-t-il  pas à lui-même, en respectant scrupuleusement la loi, le paiement d’impôts sur le revenu en France et dont le rythme de vie de M. Ben Chedli pourrait donner une approximation?

Nous ne pensons pas que M. Fillon soit tout à fait d’accord avec cette attitude d’un personnage qui se prévaut faussement et, disons-le, avec la mythomanie qui le caractérise, d’être un « grand copain de Sarko ». Faut tout de même pas pousser avec la solidarité publique…

La vérité, toujours selon nos sources, est que cet homme qui a construit une fortune sur ses trompeuses apparences, sait d’avance qu’un jour ou l’autre il sera dévisagé comme tous les Tartuffe. « On ne peut mentir tout le temps à tout le monde », disait l’autre et l’on ne peut éternellement faire semblant de jouer dans la cour des grands lorsqu’on a commencé sa carrière en étant proxénète et que l’on n’aurait pas cessé de l’être…

Enfin, nous croyons savoir que de nombreuses relations politiques, dont d’influents élus des Hauts de Seine, chercheraient bien à s’en démarquer surtout car il abuse de leurs cartes qu’il montre à volonté pour faciliter « ses affaires » internationales dont le moins qu’on puisse dire est qu’elles ne brillent pas par leur transparence ni par leur propreté.

D’ailleurs, côté tunisien, là où se concentre le pouvoir et l’influence de la mafia, il réussit pour le moment, juste pour le moment, à gagner les faveurs des Trabelsi. Il se fait le ventriloque de Imed le voleur de Yachts à Paris, de Belhassen le chef de gang et simule d’avoir tourné la page sur son incarcération par Leïla.

Comment peut-on être un farouche défenseur des Trabelsi tout en étant un ennemi-juré des Materi?  Lyes Ben Chedli nous expliquera sans doute un jour cet extraordinaire exercice de funambuliste dont ne peuvent s’accommoder que de talentueux simulateurs ou d’ingénieux mythomanes.

Espérons qu’un Tunisien ne sera pas éclaboussé par cette liste des 3000 « fuyards » des impôts. Ce serait mauvais pour l’image du pays du jasmin….

Donc à suivre…


 

Tunisie : La Tunisie face au défi démographique

22-09-2009 par Sami B  

Tout le monde est unanime pour dire que la population tunisienne connait une décélération constante de son taux de natalité, en un mot la population tunisienne est en passe de vieillir. Les démographes qui ont prévu d’atteindre les 11 millions d’habitants pour 2010 devront repousser l’échéance jusqu’en 2015 !

Une situation qui pourrait être alarmante pour l’économie du pays et il serait temps d’anticiper et de se projeter sur l’avenir. La Tunisie qui fait figure d’exception parmi les pays en voie de développement, connait une évolution démographique semblable à celles des pays développés. La décroissance de la population surprend tout le monde, autorités, démographes et experts. Finalement, les prévisions pour une population de l’ordre de 13 millions en 2025 pourrait à ce rythme n’être réalisées qu’en 2040, un déclin rapide qui fausse tous les pronostics des démographes.

Il faut savoir que les familles tunisiennes ont à l’heure actuelle en moyenne deux enfants, soit tout juste le taux de renouvellement de la population, un taux bien en deçà des 6 enfants par famille enregistré dans les années 60. Ce taux de renouvellement qui était de 3,4 en 1990 pourrait encore baisser pour atteindre les 1,5 dès 2014, plaçant la Tunisie dans une perspective de déclin démographique avec une incapacité de renouveler sa population. Pire encore, selon l’Institut National de la Statistique (INS), ce taux de renouvellement pourrait varier d’ici 2030 dans le meilleur des scénarios à 0,5 et dans le pire à 0,05 soit un « bouleversement démographique » dans les deux cas de figure.

Concrètement, à l’heure actuelle, nous ressentons l’effet des bouleversements démographiques, avec une population des moins de 15 ans en baisse  qui atteignait 50% en 1960, pour atteindre les 30% en 2000 et chuter à 20% à l’horizon 2020. Conséquence directe au niveau de l’éducation, une forte baisse de la demande qui entraîne dès maintenant la fermeture de nombreux établissements au niveau scolaire à défaut d’élèves en nombre suffisant. 

Parallèlement, on remarque un vieillissement de la population et le grossissement de la tranche d’âge des plus de 25 ans, soit la population en âge d’activité, exigeante, en quête de plus d’études supérieures, de travail, d’une meilleure rémunération et d’un meilleur cadre de vie sur le plan matériel, culturel ou social. Une situation qui devrait encore durer quelques années et qui met la pression sur  le gouvernement qui doit répondre à une demande d’emploi en hausse de 2,5% laquelle ne pourra être totalement satisfaite que si la Tunisie réalise un taux de croissance de 7%. Nous en sommes bien loin actuellement avec un niveau de croissance pour 2009 qui tourne autour des 4%.

En fait, les questions démographiques ont leurs incidences politiques.Que fera-t-on pour gérer les demandes additionnelles d’emplois, comment répondre aux aspirations de ces jeunes ? Des questions d’actualité qui ont obligé le gouvernement a placer l’emploi en tête de ses priorités et d’accorder aussi à cette jeunesse de plus en plus exigeante, une place grandissante dans l’espace public (2009, année de la jeunesse…)

Sur un autre plan, le vieillissement de la population pourrait faire exploser les dépenses de santé, avec 9,7% de la population, les plus de 60 ans pourraient atteindre les 18% de la population dans les 20 prochaines années. A cela s’ajoute une espérance de vie à la hausse, de 75 ans actuellement, elle  devrait atteindre les 80 ans d’ici 2020.   

Une situation sur le plan de la santé qui aurait pour corollaire d’augmenter le taux de maladies cardio-vasculaires  qui touchent à l’heure actuelle  40,2% des personnes âgées de plus de 60 ans tandis que le nombre des diabétiques représentent 32% des personnes âgées dont les 2/3 sont des femmes. Les effets de l’accroissement de l’espérance de vie sont connus et peuvent se traduire par une augmentation du coût des soins et la baisse du nombre d’enfants dans la famille, et sa conséquence immédiate, l’abandon des parents condamnés à une vieillesse solitaire. Et c’est  là  une tendance tout à fait inédite. Pour le moment, les statistiques officielles révèlent que 9,6% des personnes âgées sont dépendantes et ont besoin d’accompagnement, soit 46.000 personnes, ce qui rend urgent le développement en médecine de la spécialité de la gériatrie et de l’amélioration de la formation dans ce domaine. Bref, un ensemble de problématiques des pays développés auxquels la Tunisie sera confrontée et qu’il serait temps d’anticiper. L’encouragement de la natalité, l’immigration, les flux migratoires pourraient être dans le futur des sujets non plus européens mais bel et bien tunisiens. Si pour le moment,  on en parle, les impératifs économiques et sociaux les imposeront, dans un avenir plus proche qu’on ne le croit.

(Source: »African Manager » le 22 sept. 09)

Lien:

http://www.africanmanager.com/articles/124585.html


 

La fécondité baisse chez les riches comme chez les pauvres

LE MONDE | 22.09.09  

Chute de la fécondité, urbanisation croissante : comme dans d’autres pays du monde, ces tendances, au cours des trente dernières années, ont été très actives dans les pays du Maghreb. Plus étonnant : comme le souligne une étude publiée, mardi 22 septembre, par l’Institut national d’études démographiques (INED), elles ont donné lieu à une évolution à peu près similaire en Algérie (35 millions d’habitants en 2008), au Maroc (31 millions) et en Tunisie (10 millions). Un constat à première vue paradoxal, puisque ces trois pays n’en sont pas au même stade de développement économique.

Entre les années 1980 et les années 2000, le taux annuel d’accroissement démographique a reculé de 1,7 % en Algérie, 1,5 % au Maroc et 1,4 % en Tunisie. Dans le même temps, la proportion de la population vivant en ville a crû de 15 % en Algérie, 10 % au Maroc et 11 % en Tunisie. Une homogénéité des comportements démographiques qui cohabite avec de fortes disparités socio-économiques.

En 2007, le revenu national par habitant était ainsi de 5 200 euros en Algérie, 4 859 euros en Tunisie et seulement 2 756 euros au Maroc. De même, l’amélioration de la scolarisation a moins bénéficié aux Marocaines qu’aux Algériennes et, surtout, qu’aux Tunisiennes : pour dix femmes nées autour de 1980, 9 savent actuellement lire et écrire en Tunisie, 8 en Algérie, mais seulement 5,5 au Maroc.

Convergences démographiques, contrastes socio-économiques : « Cette situation est à souligner, car le niveau de vie et le niveau d’instruction sont des déterminants classiques de l’évolution démographique », notent les chercheurs de l’INED. En collaboration avec l’université

Cadi Ayyad de Marrakech, ils ont effectué, au Maroc, des analyses plus fines.

Deux enfants par femme

D’une part entre villes et campagnes, où les disparités socio-économiques sont plus accentuées encore qu’entre les différents pays du Maghreb. D’autre part, entre deux quartiers de Marrakech présentant d’importants contrastes dans leur composition sociale comme dans leurs équipements : la médina et le quartier moderne et plus aisé du Guéliz, où il y a 2,5 fois plus de bacheliers et 3,5 fois plus de logements avec bain ou douche.

Qu’elles soient menées au niveau national, régional ou local, toutes ces comparaisons ont abouti au même constat : « Alors que le taux de fécondité était considéré, dans les années 1950-1960, comme le meilleur indicateur pour faire le partage entre les pays riches et les pays pauvres, on observe désormais une déconnexion croissante entre comportements démographiques et conditions de vie des sociétés », résume

Patrick Festy, chercheur à l’INED et cosignataire de ces travaux.

Une évolution d’autant plus significative qu’elle ne concerne pas le seul Maghreb. Que ce soit au Vietnam ou en Azerbaïdjan (deux pays où le revenu annuel par habitant est de l’ordre de 3 000 dollars), aux Etats-Unis ou en Norvège (où il est en moyenne de 40 000 dollars), la fécondité avoisine aujourd’hui le seuil symbolique de deux enfants par femme.

Catherine Vincent

Article paru dans l’édition du 23.09.09.

(Source: »Le Monde » (Quotidien – France)  le 23 septembre 2009)


 

Italie: près de 200 immigrés clandestins interceptés

AFP, le 20 septembre 2009 à 18h54     ROME, 20 sept 2009 (AFP) – Près 200 immigrés clandestins ont été interceptés dimanche par les autorités italiennes au cours de deux opérations distinctes, la première en Sicile et la seconde dans le port adriatique d’Ancône, rapporte l’agence Ansa.     Un premier groupe de 138 immigrés clandestins a été arrêté dans la matinée dans les environs de Syracuse, en Sicile. Les candidats à l’immigration arrivaient de Libye; ils avaient rejoint la côte par petits groupes après être descendus d’une embarcation conduite par deux Egyptiens qui ont été arrêtés.     Selon les premiers témoignages recueillis, les immigrés auraient payé de 700 à 1.000 USD par personne pour la traversée.     Un deuxième groupe – 44 personnes au total dont des Pakistanais, des Turcs et des ressortissants du Bangladesh – a été découvert plus tard dans la journée dans le port d’Ancône, caché derrière une fausse paroi d’un camion en provenance de Grèce, selon la même source.     Le camion transportait officiellement des légumes et devait se rendre en Allemagne. Son chauffeur, un Turc, a été arrêté.     Sur ce deuxième groupe, 42 personnes ont été refoulées vers la Grèce; deux des immigrés, qui semblaient être mineurs, ont été confiés aux services sociaux de la municipalité, selon l’agence.

 

Union européenne : la France souhaite intensifier la lutte contre l’immigration clandestine

Le 22 sept. 09 La France veut doter Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières extérieures de l’Union européenne (UE), de nouveaux moyens qui permettraient de mieux lutter contre l’immigration clandestine en Méditerranée. C’est ce qu’Eric Besson, le ministre de l’immigration français, a expliqué à ses collègues européens lors d’un sommet tenu à Bruxelles, lundi 21 septembre. Les opérations d’interception, de reconduite, ainsi que l’affrètement d’avions en vue d’opérations conjointes de rapatriement devraient être renforcés, suggère le gouvernement français. Un état-major de l’agence basée à Varsovie devait être installé en Méditerranée et chargé notamment de développer la coopération avec les pays de départ des migrants, estime M. Besson. Actuellement dotée de 71 millions d’euros, Frontex est censée appuyer et coordonner les efforts des Etats membres pour surveiller les frontières extérieures de l’UE, soit 42 000 kilomètres de frontières maritimes. Jean-Pierre Stroobants

(Source: »Le Monde » (Quotidien – France)  le 23 septembre 2009)


 

Bataille à l’Unesco pour barrer la route à l’Egyptien Hosni

Le 22 sept. 09

Une bataille d’influence dont l’issue risque d’avoir d’importantes répercussions diplomatiques était en cours ce mardi pour empêcher l’Egyptien Farouk Hosni d’accéder à la direction générale de l’Unesco.

Le ministre égyptien de la Culture, dont les détracteurs stigmatisent les positions anti-israéliennes, et son ultime concurrente, la Bulgare Irina Gueorguieva Bokova, s’affrontent ce mardi soir lors d’un cinquième et dernier tour de scrutin.

Parti favori, Farouk Hosni, 71 ans, s’est tour après tour fait rattraper par la diplomate bulgare de 57 ans. Les deux candidats sont à égalité parfaite après avoir chacun obtenu 29 voix sur les 58 que compte le conseil exécutif de l’Unesco.

Selon les règles de l’Organisation des Nations unies pour l’Education, la Science et la Culture, si le dernier scrutin ne change pas le rapport de forces, on procédera à un tirage au sort et seule la conférence générale, qui regroupe les 193 pays membres de l’organisation, pourrait invalider le résultat.

Mais plusieurs responsables de l’Unesco estiment que le suspense prendra fin dès ce mardi par la victoire de la candidate bulgare, qui sera acquise si un seul délégué change de camp ou s’abstient lors du dernier vote.

« La bataille est devenue féroce », a expliqué l’un deux en requérant l’anonymat. « Il y a une pression d’enfer qui est exercée sur quelques pays, notamment européens, pour qu’au moins un d’entre eux change de camp et vote pour Mme Bokova. »

Selon un autre responsable de l’organisation, les jeux sont pratiquement faits : « Je pense que Mme Bokova devrait l’emporter. Farouk Hosni a fait le plein des voix ».

SAUVER L’UNION POUR LA MÉDITERRANÉE

Le vote est secret mais des sources internes à l’organisation soulignent que, parmi les pays de l’Union européenne représentés au conseil exécutif, la France, l’Espagne, la Grèce et l’Italie ont voté pour Farouk Hosni, en plus de pays de nombreux pays du Tiers Monde.

Ces quatre Etats membres sont des pays méditerranéens qui ne souhaitent pas froisser le président égyptien Hosni Moubarak, co-président avec Nicolas Sarkozy de l’Union pour la Méditerranée (UPM), un projet cher au chef de l’Etat français malgré des débuts laborieux depuis son lancement en 2008.

Pour la France, il convient de ménager l’Egypte, le seul pays arabe avec la Jordanie à avoir signé un accord de paix avec Israël, au moment où les grandes puissances tentent de relancer le processus de négociations israélo-palestiniennes.

« L’Egypte est un grand facteur de paix dans cette région du monde et on est bien content de l’avoir », avait déclaré le président français début septembre à quelques journalistes.

Mais Nicolas Sarkozy, qui avait estimé qu’Israël et les Etats-Unis ne s’opposeraient pas à Farouk Hosni malgré ses déclarations, semble avoir sous-estimé l’opposition.

L’Allemagne, la Hongrie, le Luxembourg et le Portugal, membres de l’UE, ont voté pour la candidate bulgare, donnant ainsi une image de division de l’Union européenne.

Même si Washington et Jérusalem n’ont pas fait publiquement campagne contre Farouk Hosni, les Etats-Unis, qui soutenaient d’abord la candidature équatorienne, se sont ralliés lundi à celle de l’ambassadrice bulgare auprès de la France et de l’Unesco et manoeuvrent en coulisses pour la faire gagner.

Israël, qui n’est pas membre du conseil exécutif de l’Unesco et ne vote donc pas, se montre discret afin de ménager l’Egypte, mais cela n’empêche pas des personnalités de la communauté juive de mener une campagne très efficace.

Le prix Nobel de la paix Elie Wiesel, les intellectuels Claude Lanzmann et Bernard-Henri Lévy ainsi que l’ancienne présidente du Parlement européen Simone Veil ont multiplié les interventions dans la presse contre Farouk Hosni.

Candidat d’un pays dont Amnesty International épingle chaque année la répression en matière de liberté d’expression, il avait déclaré en 2008 qu’il brûlerait lui-même les livres en hébreu s’il en trouvait dans les bibliothèques égyptiennes.

Il a ensuite à plusieurs reprises regretté ses propos, prononcés dans l’enceinte du Parlement égyptien lors d’une altercation avec un député des Frères musulmans.

« Même s’il est élu, ce n’est pas un bon départ », souligne un responsable de l’Unesco, qui parle de « situation historique ».

Edité par Gilles Trequesser


Arabie: une université pour franchir les barrières scientifiques et sociales

AFP, le 21 septembre 2009 à 09h15 Par Paul HANDLEY RYAD, 21 sept 2009 (AFP) – Le roi Abdallah d’Arabie saoudite inaugure mercredi une nouvelle université, d’un coût de plusieurs milliards de dollars et dotée d’équipements technologiques de pointe, mais qui doit aussi bousculer les règles sociales du royaume. La King Abdullah University of Science and Technology (KAUST) est officiellement destinée à hisser le royaume au rang des pays engagés dans la recherche. Mais l’objectif non avoué du souverain, qui cherche à faire entrer son pays de plain pied dans le 21e siècle, est d’enfoncer les restrictions imposées à la femme dans la vie publique sous le poids d’un clergé ultra-conservateur. En trois ans, les Saoudiens ont construit un campus high-tech comportant de grands bâtiments modernes pour la recherche et des logements sur un terrain désertique de 36 km2, à 80 km au nord de Jeddah sur les rives de la mer Rouge, et recruté des centaines de scientifiques et d’étudiants dans le monde. La KAUST a déjà lancé des programmes de recherche conjoints avec des institutions aussi prestigieuses que la National University de Singapour, l’Institut Français du Pétrole ou les universités de Cambridge (Grande-Bretagne) ou de Stanford (Etats-Unis). Elle a créé ses propres unités de recherche dans des domaines aussi divers que les nanotechnologies, les mathématiques appliquées, l’énergie solaire et le génie biologique. « Il y a deux ans, il n’y avait que le sable et la mer. Aujourd’hui, c’est l’une des meilleures infrastructures de recherche », dit à l’AFP le recteur de KAUST, le Singapourien Choon Fong Shih. Les cours, dispensés en langue anglaise, ont commencé en septembre avec 71 enseignants et 374 étudiants, dont 15% de Saoudiens. Les autres viennent d’une soixantaine de pays. Les Saoudiens ont fait appel à des scientifiques et enseignants de haut niveau, notamment aux Etats-Unis, pour engager le processus de recrutement. M. Shih en est un exemple: ce chercheur en ingénierie a transformé la National University de Singapour en un prestigieux centre de recherche. Mais la réussite de la KAUST dépendra de sa capacité à s’imposer comme un centre de niveau mondial et à publier les résultats de ses recherches, estime Edward Derrick, un responsable de l’American Association for the Advancement of Science. L’argent est ainsi nécessaire pour la recherche, explique pour sa part Fawwaz Ulaby, un enseignant d’ingénierie basé aux Etats-Unis, qui a participé au lancement de cette université. L’Arabie saoudite, un riche pays pétrolier, en a les moyens. La KAUST aurait une dotation (un Waqf) de 10 milliards de dollars pour financer la recherche, ce qui lui a déjà permis de payer généreusement ses employés et d’accorder des bourses aux étudiants. Mais selon M. Ulaby, la liberté en milieu universitaire sera aussi cruciale dans un pays où la science à l’école publique est occultée par la religion, où la bureaucratie est pesante et où la femme est soumise à diverses restrictions. Avec 15% du corps étudiant formé de femmes venant d’universités à l’étranger, la mixité est absolument nécessaire pour la réussite de la recherche, estiment des experts. Sur le campus de KAUST, les femmes se mêleront librement aux hommes, sans avoir besoin de mettre leur abaya noire, et pourront conduire une voiture. L’espoir est de voir cette culture se développer hors du campus, selon des personnes impliquées dans la réalisation de la nouvelle université. Des restrictions persistent toutefois: les hommes sont ainsi interdits d’accès aux foyers des étudiantes.

La Libye disqualifiée comme pays d’accueil des demandeurs d’asile

21 sept.-09

Le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a disqualifié la Libye des pays d’accueil pour les demandeurs d’asile. L’organisme onusien estime que ces populations ne sont pas suffisamment protégées dans le pays.

Le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a disqualifié lundi la Libye comme pays d’accueil pour les personnes demandeuses d’une protection internationale, car ce pays « n’offre pas les conditions de protection » nécessaires.

« La Libye n’est pas en mesure d’établir un espace de protection pour les demandeurs d’asile de bonne foi », a affirmé le directeur du HCR, Antonio Guterres, au cours d’une conférence de presse à Bruxelles, à l’issue d’une réunion avec les ministres de l’interieur de l’UE.

« La situation dans ce pays est effrayante », a-t-il accusé. « Il y a un risque pour les personnes nécessitant une protection internationale d’être renvoyées dans leur pays d’origine et c’est pour cette raison que nous exprimons nos réserves », a-t-il expliqué.

L’Europe embarrassée

« Le HCR travaille en Libye sans reconnaissance officielle et nous disons que nous ne sommes pas en mesure d’offrir en Libye une protection adéquate aux réfugiés demandeurs d’asile », a-t-il ajouté.

La prise de position du HCR embarrasse l’Union européenne, car des milliers de demandeurs d’asile originaires des pays de la Corne de l’Afrique sont arrivés en Libye entraînés par les trafiquants d’être humains, qui leur ont fait miroiter l’espoir de gagner l’UE via l’Italie.

Quelque 35. 000 personnes ont débarqué sur les côtes italiennes en 2008. 75% d’entre-eux ont demandé une protection internationale et elle a été accordée à 50% des demandeurs, a souligné le HCR.

« La situation actuelle n’est pas acceptable »

« Nous avons intérêt à ce que les conditions soient réunies en Libye pour créer un espace de protection », a souligné M. Guterres.

Le commissaire européen chargé des questions d’immigration, Jacques Barrot, a abondé en ce sens. « Nous devons avoir un mécanisme de protection sur les rives du sud de la Méditerranée, car sinon les demandeurs sont obligés de se livrer à des passeurs », a-t-il expliqué.

« J’espère me rendre en Libye pour préparer le terrain, mais nous devons montrer aux Libyens que la situation actuelle n’est pas acceptable et ne peut pas durer », a-t-il indiqué.

 


Une pièce en kurde jouée pour la première fois en Turquie

Reuters, le 21 septembre 2009 à 19h42 ANKARA, 21 septembre (Reuters) – Un théâtre national va programmer pour la première fois en Turquie une pièce jouée en partie en kurde, langue jadis interdite, a rapporté lundi la presse officielle, nouvelle étape dans les efforts d’Ankara pour améliorer les droits de la minorité, condition de son éventuelle entrée dans l’Union européenne. La pièce intitulée « Mort vivante » traite des « meurtres d’honneur » dont sont victimes les femmes. Elle sera à l’affiche du théâtre national de Diyabarkir, plus grande ville du sud-est à majorité kurde, à partir du 1er octobre, a précisé l’agence anatolienne de presse. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s’est engagé à étendre les droits culturels et politiques des kurdes dans le cadre d’une initiative gouvernementale visant à répondre aux doléances de cette communauté et à mettre fin à la guérilla séparatiste du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). La langue kurde, proche du persan, a été interdite en Turquie jusqu’en 1991. Elle est parlée par les Kurdes qui représente environ 17% des 71 millions de Turcs. Sous la pression des Vingt-sept, qu’Ankara souhaite rallier, le gouvernement Erdogan a commencé à lever des restrictions visant des Kurdes, dont la langue reste encore interdite dans certains domaines publics. La groupe de télévision publique TRT a lancé en janvier une chaîne en langue kurde qui émet 24 heures sur 24 et des mosquées gérées par l’Etat donnent des prêches en kurde.  

Algerian Bloggers Feel Threatened by Proposed Law

By YASMINE RYAN By day, he writes for a pro-government newspaper. After work, he becomes El Mouhtarem, author of one of the most popular political blogs in Algeria. Until now, El Mouhtarem, who keeps his real name secret to avoid retaliation by the authorities, and his readers have been free to comment on issues that few in the mainstream Algerian media would touch. While he has received anonymous death threats, there have been no attempts by the government to censor his blog, “Algérie-politique.” A measure likely to be approved this month or in October, however, would bring Internet users under closer scrutiny, and bloggers like El Mouhtarem are nervous. The measure ostensibly aims at cyberterrorism and cybercrime, but critics say that it is vague and could be used to muzzle free speech. “They’ve realized that the Internet could be used as a tool for social dissent,” El Mouhtarem said. The proposed law allows for the surveillance of Internet users suspected of terrorist or “subversive” activities, or for breaching national security. Authorization for the surveillance must come from the “relevant judicial authorities,” according to the proposal. It also calls for the creation of an Internet police force charged with investigating online criminal and terrorist activities. Bloggers like El Mouhtarem are not yet perceived as a serious threat to the Algerian government, partly because the country has so few Internet users. But in Morocco, Tunisia and Egypt, none of which have Internet-specific legislation, existing laws have been used to prosecute Internet users for offenses like creating a phony Facebook profile in the name of the king or for forwarding political messages. And countries in North Africa and the Middle East are beginning to introduce Internet-specific laws. In 2006, the United Arab Emirates became the first to pass legislation focusing on cybercrime and cyberterrorism, and Saudi Arabia followed in 2008. A similar law is under consideration in Iraq. Helmi Noman, a researcher for the OpenNet Initiative, an academic group that studies Internet filtering and surveillance, said these new laws were a response to emerging problems like hacking, privacy and the use of the Internet for terrorism. “Countries are doing this because there is a legal vacuum concerning new challenges associated with the use of the Internet,” Mr. Noman said. The proposal in Algeria comes after “strong online mobilization” for a protest late last year against a change to the Constitution that allowed a president to serve three terms instead of two, said Soazig Dollet, a North Africa specialist for Reporters Without Borders. This allowed the ailing president, Abdelaziz Bouteflika, to run for another term, which he won. Many opposition parties boycotted the election in protest. “Perhaps the controversy around the re-election of Bouteflika pushed the authorities to create this law,” Ms. Dollet said. The Algerian blogosphere was much less dynamic or critical than its counterparts in Morocco, Tunisia or Egypt, Ms. Dollet added, and there was nothing comparable to the online networks used by Iranian protesters in recent months. “I don’t believe that the Algerian authorities today are threatened by the Algerian street,” she said. Algérie-politique is one of the local blogs with the most followers. It averages 3,500 to 5,000 visits a day, El Mouhtarem said, and the blog has received 1.45 million visits since it was introduced in May 2007. He said he was about to open a new site that would allow more interaction with his public. For El Mouhtarem and other frustrated journalists, the Web offers a rare chance to speak openly, something his day job does not allow. “I work as a journalist for convenience, not conviction,” El Mouhtarem said. “The mission to inform doesn’t exist in this country.” Algeria has many private newspapers that publish a range of perspectives. Yet most depend on the government for printing, distribution and advertising. The authorities are aggressive in pursuing defamation and other charges against journalists. Television and radio remain under government control. A factor hindering more vibrant online communities is the underdevelopment of the country’s Internet services. The OpenNet Initiative says that just 10.3 percent of Algerians use the Internet, despite the country’s youthful demographics. That figure compares with 32.6 percent of Moroccans and 26.8 percent of Tunisians. High-speed, third-generation networks, which have taken off in Morocco and Egypt, have yet to be introduced to Algeria. The Algerian proposal passed unanimously in the lower house of Parliament in July and awaits a vote by the upper house. It is widely expected to pass. Sharif ben Mehrez, head of information technology and communication at the Algerian Ministry of Post, Information and Communication Technologies, said the proposal was part of a five-year plan to convert Algeria into an information-based society. “Establishing the legal environment for a knowledge society is essential,” Mr. Ben Mehrez said. Algerian media have reported a rise in online criminal activity. And Mr. Noman, of OpenNet, said that despite being few in number, forums that promote the use of violence in the name of Islam are “certainly a potential threat as many of them tried to lure young people to terrorism.” Before the April 9 presidential election, the Algerian League for the Defense of Human Rights condemned what it called the “total lack of critical debate” in the national media on the proposal. Three French weeklies running articles critical of the government and the circumstances surrounding the election were pulled from the shelves in Algeria, according to the Committee to Protect Journalists, a nongovernmental, international organization that monitors journalists’ rights. On Facebook, it was a different story. One group called for a boycott of the April election and many others condemned the changes to the Constitution. A group declaring “no to the constitutionalization of authoritarianism!” has nearly 3,000 members. In Algeria, unlike in other countries in the region, OpenNet has found no evidence of consistent technical filtering. But a 1998 law holds Internet service providers responsible for permitting users to post material considered contrary to public order or morality. Security forces have increased surveillance of Internet cafes since 2007, according to OpenNet. And a blogger, Abd el Salam Baroudy, was charged with criminal defamation for criticizing an official in 2007. El Mouhtarem has blogged freely so far. He said that he would like to reveal his identity, but that doing so could mean facing prosecution. “If I gave them the opportunity, they would take action,” he said. Ali Kahlane, president of Satlinker, an Algerian Internet service provider, said he had never seen proof of censorship or filtering of the Web by the authorities during his years in the information technology industry. “This doesn’t mean that people don’t censor themselves,” he added. (Source: New York Times (Quotidien – USA), le 21 septembre 2009) Lien: http://www.nytimes.com/2009/09/21/technology/21iht-censor.html
 

« A ton service Oussama »: les Shebab en Somalie prêtent allégeance à al-Qaïda

De Hervé BAR (AFP) – le 22 sept. 09 NAIROBI — Dans une nouvelle vidéo de propagande, les insurgés islamistes shebab en Somalie ont proclamé leur allégeance à Oussama ben Laden et se disent à « son service » sur « la voie du jihad », illustrant l’influence idéologique croissante d’al-Qaïda sur les islamistes somaliens. Intitulée « Labaik ya Oussama » (« A ton service Oussama », en arabe), cette vidéo de 48 minutes est diffusée depuis dimanche, à l’occasion de la fin du mois de jeûne du ramadan, à la fois sur les forums jihadistes sur internet, et dans les rues de Mogadiscio sous forme de CD. « Recevez nos meilleurs voeux et réjouissez-vous », y clame une voix présentée comme celle du leader des shebab, « l’Emir » cheikh Mukhtar Abu Zubaïr, à l’attention de ben Laden. « Nous attendons que vous nous guidiez sur la voie du jihad (…), au moment où le combat contre l’occupant rejoint la lutte pour établir un Etat islamique » en Somalie, lance Abu Zubaïr. Au rythme de versets du Coran et de « nasheed » (chants) guerriers, les miliciens islamistes en uniforme kaki, le visage masqué par le traditionnel keffieh, s’entrainent sur un parcours du combattant faits de sacs de sable et de barbelés, tirent à la kalachnikov ou maneuvrent au milieu de bâtiments en ruine. Dans le plus pur style jihadiste, une parade de camions et pick-up, surmontés de mitrailleuses 12.7 mm ou de batteries anti-aériennes auquels s’accrochent des grappes de combattants, fonçe à tombeau ouvert sur une piste de latérite rouge. D’autres images montrent des shebab montant à l’assaut aux cris « d’Allahu akbar » dans les rues poussiéreuses de Mogadiscio, ainsi que de supposées « victimes des atrocités » des « croisés » de la force de paix de l’Union africaine (Amisom). Sous-titrée en arabe et en anglais, dans un design impeccable, la vidéo est entrecoupée d’extraits d’un discours audio de « cheikh Oussama ben Laden » qui appelait en mars dernier au jihad en Somalie et au renversement du « président apostat » Sheikh Sharif Ahmed. D’évidence, le document –qui n’y fait aucune référence– est antérieur à l’attentat-suicide meurtrier perpétré jeudi par les shebab contre l’Amisom, et à la mort d’un chef local d’al-Qaïda, tué le 14 septembre par l’armée américaine. Il marque une nette montée en puissance de la propagande des shebab soucieux, sur le modèle d’al-Qaïda en Irak ou en Afghanistan, d’utiliser au maximum la caisse de résonnance d’internet et de prendre une part de plus en plus active au jihad global virtuel « Labaik Ya Oussama » illustre également « l’influence grandissante » de l’organisation islamiste radicale sur les insurgés somaliens, estime Dominique Thomas, chercheur à l’Ecole des Hautes études en sciences sociales de Paris. « Proclamer +Nous voici Oussama+ est une forme d’allégeance » à al-Qaïda, analyse M. Thomas. Les shebab arborent à l’écran le drapeau noir frappé du sceau du prophète, devenu l’étendard d’al-Qaïda en Irak, dans la péninsule arabique ou au Maghreb, signe que « les shebab se réclament désormais très clairement du salafisme jihadiste », selon ce chercheur. Cet influence idéologique croissante ne traduit cependant pas nécessairement une plus grande capacité opérationnelle sur le terrain pour Al-Qaïda, alors que quelques centaines d’étrangers –issus pour la plupart de la diaspora somalienne– combatteraient actuellement en Somalie. Un jihadiste américain, Abu Mansoor al-Amriki, fait par ailleurs plusieurs apparitions à l’image, épaisse barbe noire et cheveux longs, en train de faire de l’instruction tactique à un petit groupes de combattants masqués. De son vrai nom Omar Hammami, cet homme originaire de l’Alabama, qui était apparu pour la première fois en mars dans une vidéo shebab –où il décrivait au rythme du rap les préparatifs d’une embuscade contre les troupes éthiopiennes–, confirme ainsi sa vocation à devenir le « visage » d’al-Qaïda en Somalie.  

 

 

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