16 août 2009

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TUNISNEWS

9 ème année, N° 3372 du 16.08.2009

 archives : www.tunisnews.net  


Reuters: Tunisie-Un proche du pouvoir dirige le syndicat des journalistes Xinhua: Tunisie : le SNJT se dote d’un nouveau bureau exécutif L´Humanité: Tunisie  – Un psychiatre condamné à quatre ans de prison Kalima: Gabes: people affected by chemical wastes causing skin burns Kalima: A large combing military operation along the  tunisian-Algerian border Kalima: Woman’s Day: activists accuses the regime of women’s rights violations AFP: 300 touristes tchèques bloqués à Djerba, à cause d’une « erreur logistique » Mediapart: Tunisie: Peur castratrice Xinhua: 4000 soldats mauritaniens seront déployés dans le Sahara Rue89: Afghanistan : les talibans sont-ils en train de gagner la guerre ? AFP: Fadela Amara: interdire la burqa pour éradiquer le « cancer » islamiste


Tunisie-Un proche du pouvoir dirige le syndicat des journalistes

16-08-2009 – 16:23 par Tarek Amara TUNIS, 16 août (Reuters) – Le syndicat des journalistes tunisiens a élu ce week-end à sa tête un membre du Rassembement constitutionnel démocratique (RCD) du président Zine el Abidine ben Ali, qui domine le parlement national. A 72 ans, le chef de l’Etat tunisien a accédé au pouvoir en octobre 1987 en faisant constater par des médécins l’incapacité à gouvernement de son prédécesseur Habib Bourguiba et brigue dans deux mois un nouveau quinquennat. Il avait été réélu en 2004 avec 94,4% des voix. Le syndicat des journalists tunisiens restait l’une des rares voix indépendantes dans ce pays de 10 millions d’habitants où le pouvoir exerce un strict contrôle sur la politique et les médias. « Ce qui se produit aujourd’hui est un chapitre tragique de l’histoire du pays », a déclaré Nedji Bghouri, ancien président du syndicat, qui a été contraint à la démission avec le reste de l’exécutif de l’organisation lorque quatre des membres en ont claqué la porte. « Le gouvernemenst a peur des journalistes libres et c’est la raison pour laquelle il a préparé un putsch (…) Les autorités n’acceptent plus aucune voix dissidenhte », a déclaré amedi Bghouri lors d’une conférence de presse. Le changement d’exécutif et de présidence est intervenu samedi lors d’un congrès extraordinaire. Djamel Karmaoui, le nouveau président, a déclaré à Reuters que ce n’était pas le gouvernement qui s’était prononcé mais des journalistes et qu’ils avaient « le droit d’avoir une couleur politique ». Il s’est fixé pour objectif de « rétablir le prestige du syndicat et d’améliorer la qualité du journalisme pour renforcer la liberté de la presse dans le pays ». Le conflit au sein du syndicat avait éclaté au grand jour en mai lorsque que son bureau exécutif a publié, à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse un rapport critiquant le bas niveau de celle-ci en Tunisie. Les quatre membres de la direction qui ont démissionné pour provoquer le renouvellement de cette dernière ont reproché à Bghouri un position artifiellement conflictuelle avec le gouvernement. Trois partis d’opposition ont soutenu la direction sortante du syndicat et dénoncé son éviction comme un coup d’Etat. Le gouvernement a parlé pour sa part d’affaire strictement intérieure au syndicat.

Tunisie : le SNJT se dote d’un nouveau bureau exécutif

Publié le 2009-08-16 20:26:48 | French. News. Cn Tunis, 16 août (Xinhua) — Le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT), a élu samedi soir, un nouveau bureau exécutif au cours de son congrès extraordinaire, à Tunis. Le nouveau bureau exécutif se composent de neuf membres, qui sont Jameleddine Karmaoui (198 voix), Samira Ghannouchi (180 voix), Adel samaali (174 voix), Sofiène Rejab (170 voix), Bachir Toumbari (159 voix), Rachida Ghribi (158 voix), Habib Chabbi (157 voix), Abdelkarim Jaouadi (149 voix) et Chokri Ben Nessir (147 voix). Les congressistes ont aussi élu les trois membres suppléants du bureau exécutif, qui sont Najmeddine Akkari (141 voix), Mohamed Ben Salah (139 voix) et Hechmi Nouira (128 voix). Rappelons que le Syndicat national des journalistes tunisiens ( SNJT) a tenu, samedi, au complexe culturel et sportif des jeunes, à El Menzah 6, à Tunis son congrès extraordinaire, avec une importante participation des journalistes tunisiens, des différents organes d’information écrits et audiovisuels. Le secrétaire général de l’Union générale des journalistes arabes et président du syndicat des journalistes égyptiens, le vice-président de la Fédération internationale des journalistes et secrétaire général du syndicat national des journalistes marocains, et le secrétaire général du syndicat égyptien et trésorier de l’Union générale des journalistes arabes, ont, notamment, assisté à la séance d’ouverture du congrès. Les invités ont prononcé des allocutions à l’ouverture des travaux du congrès, marqués, au cours de toutes ses étapes, par une bonne organisation. Les interventions ont été axées sur l’amélioration des conditions matérielles et professionnelles des journalistes, et l’unification des rangs. Les intervenants ont souligné l’importance de poursuivre les efforts en vue de hisser le rendement de l’information au niveau des attentes nationales et de dynamiser le rôle du syndicat conformément aux ambitions des professionnels et des défis de la prochaine étape au plan national. Les congressistes ont, par la suite, procédé à l’élection du bureau du congrès, ainsi que les deux commissions de dépouillement des votes, de la vérification des adhésions et celle de la motion générale. Les congressistes ont, par la suite, écouté le rapport de la commission préparatoire du congrès, avant d’ouvrir la voie au débat général qui s’est caractérisé par le sérieux et un débat libre et démocratique.

Dans l’actualité

Tunisie

Un psychiatre condamné à quatre ans de prison

 
 Ahmed Eleuch, psychiatre résidant à Saint-Denis, a été interpellé le 30 juillet dernier à l’aéroport de Tunis-Carthage. Le médecin, ayant la double nationalité (franco-tunisienne), qui rentrait au pays après 19 ans d’absence, a été aussitôt écroué à la prison de Mornaguia (Tunis). Le 7 août, présenté devant le tribunal de première instance de Tunis, il a été condamné à quatre ans de prison. Ahmed Eleuch est auteur d’articles et de livres sur la pédopsychiatrie, la thérapie de couple, père de quatre enfants.
(Source: « L´Humanité » (Quotidien – France) le 13 aout 2009)


Gabes: people affected by chemical wastes causing skin burns

Submitted by Moez on Saturday, August 15 2009 Gabes regional hospital’s emergency department denied west Gabes inhabitants certificates related to the skin burns they are suffering, caused by the wastes dumped by the chemical complex in Sidi Abdessalem’s beach. Witnesses indicated to Radio Kalima that there was no indication on the billboards warning swimmers against any water pollution in this area, and there was no apparent sign of pollution. Chemicals wastes dumped in the sea were invisible, claimed a Chemical Complex Administration’s source. It also pointed out that an excess of phosphorus and phosphogypsum dumped into the sea that day may have caused this infections for the first time. The same source said the ministry of environment had refused to classify Sidi Abdesalem’s beach as unsuitable for swimming, fearing inhabitants’ reaction. Moreover, the setting up of three complex factories’ dumps only five kilometers from the mentioned beach is a sufficient reason to classify it among the most polluted areas on the coastal strip (Source: Le site de « Radio Kalima » lde 15 aout 2009)


A large combing military operation along the  tunisian-Algerian border

Submitted by Moez on Friday, August 14 2009 Ennahar- an Algerian newspaper indicated that the Tunisian army has carried out a large combing operation and a general survey concerning the border areas adjacent to the two Algerian states Elwadi and Tbessa searching for armed persons suspected of an infiltration of the Tunisian territory. According to this newspaper, the combing operation involves military vehicles and thousands of soldiers patrolling the border areas, especially through tracks usually taken by armed persons to infiltrate Tunisia. Ennahar supposed that these suspects had no longer a sufficient ability to carry out any operation in Algeria, so they resorted to Tunisia to carry out some kidnapping operations; as occurred in the last year when they abducted two Austrian tourists in Tunisian territory searching for funding sources. Therefore, Algerian tourists residing Gabes (south east Tunisia) were subjected to security measures by the Tunisian police last week. (Source: Le site de « Radio Kalima » lde 14 aout 2009)  


Woman’s Day: activists accuses the regime of women’s rights violations

Submitted by Lotfi on Thursday, August 13 2009 In a communiqué issued on the occasion of the Woman’s Day celebration and the 53th anniversary of the Personal Status Lawbook’s issue, Naziha Rjiba, Sihem Bensedrine, and Samia Abbou claimed that the liberation of the woman and the maintaining of her rights and dignity have become slogans raised by the Tunisian Regime to proclaim itself as a symbol of a democratic system and a precursor of modernity in the country and abroad ; but de facto, it is actually a systems that mistreats women when they object to its policies, join the woman’s rights defense or the Tunisians’ rights in general, as expressed in the communiqué. The communiqué also indicated that with the propaganda vociferation and the untruthful pretense of advocacy of women’s rights, there is an increasing oppression of women activists, the militants’ spouses and the relatives of political prisoners by the Tunisian Regime, in an unprecedented ferocity using dirty means disregarding the most basic ethical rules. (Source: Le site de « Radio Kalima » lde 13 aout 2009)


300 touristes tchèques bloqués à Djerba, à cause d’une « erreur logistique »

AFP 16.08.09 | 14h33  Environ 300 touristes tchèques sont bloqués depuis samedi après-midi à Djerba, en Tunisie, en raison d’une « erreur logistique » de leur agence de voyage, a annoncé dimanche à Prague le porte-parole de l’Association des agences de voyage tchèques, Tomio Okamura. En République tchèque, quelque 320 autres clients de l’agence de voyage Sunny Days attendent en vain depuis samedi à Brno (est) et Ostrava (nord-est) le départ de leur avion à destination de la Tunisie, a-t-il précisé. « J’ai parlé au propriétaire de l’agence. Il s’agit selon lui d’une erreur logistique », a déclaré M. Okamura. De son côté, le co-propriétaire de Sunny Days, Rida bin Ahmad, a reconnu un « problème ». « Il y a un problème de liaison entre Brno et Djerba. C’est le week-end, il n’y a pas de compagnie aérienne disponible », a-t-il affirmé, cité par l’agence de presse CTK. Il a ajouté que les clients qui attendaient à Brno pourraient probablement prendre un avion dimanche vers minuit. Selon la porte-parole de la première compagnie aérienne tchèque CSA (Czech Airlines), Hana Hejskova, « aucun vol charter n’a été commandé pour ce week-end entre Brno et la Tunisie ». L’agence CTK a fait état d’une « recherche fiévreuse » d’un avion par l’agence de voyage Sunny Days

Tunisie: Peur castratrice

15 Août 2009  Par  Carpe Diem

Repliée sur elle-même, la société tunisienne vit dans le passé, et a du mal à se projeter dans le futur. Les seuls points de repère que les gens adoptent sont le passé et les souvenirs : « Avant c’était mieux. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus difficile. Quant à demain, ça ne peut qu’être pire« …Le seul combat qui agite cette société est celui de sauvegarder ses acquis (moraux, économiques, et sociaux), et de maintenir ainsi le statu quo…

  L’une des causes de ce comportement est la peur. La peur est présente dans toutes les sociétés, c’est sa nature et son intensité qui changent d’un pays à l’autre. En Tunisie, on a souvent peur, et de tout presque : peur du lendemain, peur de nos jeunes, peur de ne pas pouvoir subvenir aux besoins de sa famille, peur de ne pas pouvoir sortir du chômage ou de l’emploi précaire, peur de ne pas pouvoir se marier comme tous les autres…Mais aussi la peur du flic, la peur de l’état, la peur de la politique, peur de l’islamisme, peur du retour à la polygamie, peur de se faire remarquer, peur de prendre la parole et de s’exprimer, peur d’exprimer ses ressentiments et ses mécontentements. La peur est ambiante, elle est diffuse; elle prend plusieurs formes et peut être exprimée différemment.    

  La peur « se cuisine » par et dans la société elle-même, mais il lui faut des ingrédients pour l’alimenter et la faire durer. Et ces ingrédients existent bien en Tunisie : désorganisation sociale, autoritarisme, faiblesses et perte des sens de la loi et des institutions, absence de mécanisme de représentation, impunité et abus de pouvoir d’une minorité, corruption favorisant le clientélisme aux rapports égalitaires, arbitraire de la loi et de l’administration. Tous les mécanismes prévus pour assurer la protection du citoyen des peurs qu’engendre la vie en société ne fonctionnent plus. Même le débat, qui est sensé aider à évacuer les angoisses et les peurs collectives, est biaisé, sinon clos. Toute forme d’association, ou de solidarité entre citoyens est interdite.     

 Cette peur est castratrice. Elle inhibe la création, bloque l’imagination et nuit au progrès. La seule conception du progrès en Tunisie est le progrès technologique importé. La seule définition de la modernité est la plus grande propension des tunisiens à consommer. Les gens évitent de réfléchir, par peur de se poser les vraies questions. On vit au jour le jour, complètement absorbés par les détails insignifiants de la vie quotidienne, qui prennent du coup des proportions énormes. Il n’y a aujourd’hui aucun projet de société, qu’il soit économique, politique, social culturel ou syndical, qui puisse donner de l’espoir à cette société. Pas de projet en commun porté par la société tunisienne et auquel les gens peuvent s’identifier. La peur d’avancer favorise les stratégies « du retour en arrière ». Devant, c’est le vide. Alors autant s’arrêter, voire même reculer…  

(Source: « Mediapart.fr » le 16 août 2009)

lien: http://www.mediapart.fr/club/blog/carpe-diem/150809/peur-castratrice


 

4000 soldats mauritaniens seront déployés dans le Sahara

Publié le 2009-08-16 08:06:06 | French. News. Cn NOUAKCHOTT, 15 août (Xinhua) — Suite à la dernière rencontre des chefs des états-majors des armées des pays en bordure du Sahara, tenue à Tamanrasset (Sud de l’Algérie), le 12 août courant, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme en zone saharienne, les pays participants se sont engagés à équiper et déployer, chacun dans un secteur défini, un nombre important de soldats, a appris Xinhua samedi de sources sécuritaires à Nouakchott. Ces soldats devront traquer les bandes de jihadistes salafistes faisant du Sahara leur terrain de prédilection et leur vivier. Dans le cadre d’un plan global de lutte contre la présence des terroristes établis par les chefs d’états-majors des pays participants (Algérie, Mali, Mauritanie et Niger), la Mauritanie devra mettre sur pied un contingent dont l’effectif ne devra pas dépasser les 4000 gendarmes avec comme mission « assurer la sécurité dans le secteur mauritanien du Sahara ». Les travaux de cette réunion ont été conduits avec la présence de représentants des Etats-Unis et de la France, lesquels entendent mener une guerre globale contre le terrorisme à travers le monde, notamment dans le Maghreb Arabe. Il faut noter que la Mauritanie a connu ces derniers temps une vague d’actions terroristes qui a plongé le pays dans un climat sécuritaire précaire. Le dernier incident terroriste est celui du kamikaze de l’ambassade de France du 8 août courant, survenu à trois jours de l’investiture du nouveau président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

 
 

Afghanistan : les talibans sont-ils en train de gagner la guerre ? (mis à jour)

Le 16 août 2009

 

La violence augmente à l’approche des élections, et l’intervention militaire fait débat en Angleterre et aux Etats-Unis, mais pas en France.

 

Le symbole est fort de l’audace croissante des talibans : un attentat mené samedi, à quelques jours d’élections présidentielles accompagnées d’une sécurité maximale, devant le quartier général de l’Otan à Kaboul. Un signe de plus que, après huit ans d’une guerre qui n’a pas épargné les civils, les Occidentaux se trouvent confrontés à une guérilla talibane qui leur donne de plus en plus de mal.

Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, le débat sur le fait de savoir si l’Otan n’a pas déjà perdu cette guerre est lancé. Mystérieusement, pas en France, où le principal engagement de l’armée française à l’étranger ne fait polémique que lorsque le nombre de pertes est trop élevé.

« Les talibans gagnent » a titré le Wall Street Journal le 10 août. Dans un entretien accordé au quotidien financier, le général Stanley McChrystal, commandant des forces américaines et de l’Otan en Afghanistan, a reconnu les difficultés des forces étrangères face au durcissement des combats dans le pays.

« Les insurgés sont plus offensifs et il faut plus de travail pour les arrêter »

Un pessimisme rapidement remis en cause aux Etats-Unis même, même si l’on s’attend à ce que le général McChrystal recommande dans les prochains jours un nouvel accroissement des effectifs américains dans ce pays.

Le journaliste et spécialiste du terrorisme, Peter Bergen, a ainsi pris sa plume pour reprocher au Wall Street Journal un titre sans rapport avec le contenu de l’interview :

« Le point de vue de McChrystal a été plus justement rendu dans un entretien accordé à USA Today, paru le même jour que l’interview du WSJ. Il dit que la guerre n’est ni perdue, ni gagnée mais que les insurgés sont plus offensifs et qu’il faut plus de travail pour les arrêter. »

Un porte-parole américain a également nuancé le titre du WSJ. Les difficultés en Afghanistan sont pourtant réelles face à des insurgés déterminés à reconquérir le pays et sa population, huit ans après avoir été chassés du pouvoir dans la foulée des attentats du 11 septembre.

« Le processus complet pourrait prendre entre trente et quarante ans »

Les déclarations d’un autre haut gradé des forces occidentales présentes en Afghanistan en rendent compte. Le général DavidRichards, qui prendra fin août le commandant en chef de l’armée britannique, juge que l’Otan n’a aucune chance de se retirer totalement du pays et que même si le rôle de l’armée britannique évolue, « le processus complet pourrait prendre entre 30 et 40 ans ».

De quoi plomber les Britanniques, majoritairement opposés, selon les sondages, au maintien de leurs soldats en Afghanistan après des pertes à répétition enregistrées par leurs « boys », et récemment très ému par le cas de Joe Glenton, un jeune déserteur qui a publiquement condamné la guerre dans une lettre ouverte :

« La guerre en Afghanistan ne réduit pas le risque terroriste et, loin d’améliorer la vie des Afghans, sème la mort et la désolation dans tout le pays. La Grande-Bretagne n’a rien à faire dans ce pays.

Ces aveux d’échec relatif surviennent deux mois à peine après le lancement de la nouvelle stratégie américaine en Afghanistan, à la suite de la victoire de Barack Obama.

« Gagner les coeurs et les esprits » des civils ?

Après huit années de guerre pendant laquelle les combats ont fait des milliers de civils et les forces occidentales ont perdu leur image de « libérateurs », le ressentiment de la population à l’encontre des Américains a considérablement augmenté.

Barack Obama a alors annoncé vouloir « gagner les cœurs et les esprits » des Afghans afin retourner la population contre les insurgés. En clair, réduire les frappes aériennes, notamment dans les zones peuplées.

Une stratégie qui n’a pas échappé aux talibans. Ils ont remis en circulation leur petit guide de conduite du combattant islamiste, datant du mois de mai, dans lequel il est recommandé de préserver les civils pour gagner leur coeur :

« Un courageux fils de l’islam ne doit pas être sacrifié pour des cibles de moindre intérêt, ou même sans intérêt du tout. Il faut faire tous les efforts possibles pour éviter les victimes civiles. »

A l’approche de l’élection présidentielle du 20 août, les assauts des insurgés contre les « envahisseurs étrangers » se sont multipliés ; les talibans appelant même la population à prendre les armes.

Le contingent américain sur place pourrait atteindre 100 000 soldats

Les forces occidentales reconnaissent ainsi subir leur été le plus meurtrier depuis 2001. Pour le seul mois de juillet, 71 soldats étrangers, dont 41 Américains et 22 Britanniques, ont été tués. Le mois d’août n’est pas moins sanglant ; 29 soldats sont morts dont un Français, tué le 1er août.

Alors que le nord et l’ouest du pays étaient relativement stables, ces deux régions sont menacées par les talibans jusque là retranchés dans le sud du pays. Les talibans étendent leur influence dans les grandes villes. Ils ont ainsi installé leurs positions jusque dans la ville de Kandahar, profitant de l’offensive américaine dans le Hemland (selon les Etats-Unis).

Pour « lutter contre cet enlisement », le général américain Stanley McChrystal a fait part de l’urgence d’avoir de nouveaux renforts dans le pays pour reprendre la main. L’urgence : soutenir les forces canadiennes à Kandahar et sécuriser les grandes villes.

Alors que Barack Obama avait déjà décidé de doubler les effectifs et de passer ainsi de 31 000 soldats à 68 000 sur trois ans, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a déclaré ce jeudi ne pas exclure l’envoi de renforts supplémentaires en Afghanistan. Le contingent américain pourrait ainsi atteindre les 100 000 hommes.

L’armée afghane et la police nationale verront aussi leurs effectifs renforcés. A Kaboul, où la sécurité est assurée principalement par les Afghans, la situation est plus stable.

La peur d’un attentat démobilise les électeurs

Les 2 900 militaires français, engagés sur le territoire afghan, sont présent à l’est du pays (600 militaires français à Kapisa) et à Kaboul, où la situation s’est « améliorée ». Aucun renforcement des effectifs n’est prévu, et aucun débat n’a véritablement lieu sur la nature, sur l’ampleur, et sur les objectifs cet engagement. Silence radio, à droite comme à gauche.

Le terrain est donc libre pour la langue de bois officielle. Si le porte-parole de l’état-major des armées refuse de commenter les déclarations du général Stanley McChrystal, il assure qu’aujourd’hui « le rapport de force est à l’avantage des Français ».

« La situation est tendue dans l’est du pays, dans la province de Kapisa, mais s’explique par l’action qu’on mène depuis un an. On a repoussé les talibans dans le fond des vallées et à l’approche de l’élection dont ils essayent d’empêcher la tenue, ils attaquent.

Ils utilisent des engins explosifs improvisés pour empêcher le déplacement des troupes. Ca nous retarde mais ça ne nous empêche pas d’avancer et de protéger les civils. »

Car les Afghans demeurent les premières victimes de cette guerre. Ce jeudi 13 août, une explosion près d’un minibus dans la province du Helmand, a tué onze membres d’une même famille et, dans la province voisine de Kandahar, une autre bombe a tué trois enfants.

A quelques jours de l’élection, redoutant un regain de tension, de nombreux Afghans hésitent à aller voter et un grand nombre de bureaux de vote vont rester fermés. Une victoire pour les talibans qui ont massivement appelé au boycott de l’élection.

(Source: »Rue89.com » le 16 août 2009)

Lien: http://www.rue89.com/2009/08/15/afghanistan-les-talibans-sont-ils-en-train-de-gagner-la-guerre


Fadela Amara: interdire la burqa pour éradiquer le « cancer » islamiste

(AFP) – 15 août 09

LONDRES — L’interdiction de la burqa (vêtement couvrant l’ensemble du corps dont le visage) permettrait d’éradiquer le « cancer » que représente l’islam radical, a estimé la secrétaire d’Etat française à la Ville, Fadela Amara, dans une interview au quotidien Financial Times de samedi.

« La vaste majorité des musulmans sont contre la burqa. La raison est évidente. Ceux qui ont participé à la lutte pour les droits de la femme chez eux, je pense en particulier à l’Algérie, savent ce que ça représente et quel projet d’obscurantisme politique ça dissimule, visant à étouffer les libertés les plus fondamentales », a déclaré Mme Amara, qui est d’origine algérienne.

Le port de la burqa ou du niqab (voile intégral ne laissant apparaître que les yeux) représente « l’oppression de la femme, sa réduction à l’esclavage et son humiliation ». La femme, en plus de l’exploitation sexuelle et de la pauvreté, subit une « troisième forme d’oppression: l’extrêmisme religieux, l’existence d’organisations fondamentalistes qui continuent à diffuser leur discours », a ajouté la secrétaire d’Etat, ancienne responsable d’une organisation de défense des droits de la femme.

La France, patrie d’un islam progressiste, se doit de combattre la « gangrène, le cancer que représente l’islam radical qui déforme complètement le message de l’islam », a estimé Mme Amara.

« La burqa ne représente pas simplement un morceau de tissu mais la manipulation politique d’une religion qui réduit les femmes à l’esclavage et va à l’encontre du principe d’égalité entre les hommes et les femmes », a-t-elle poursuivi.

Le débat sur le voile intégral a fait irruption dans l’actualité française début juin lorsqu’un député communiste avait réclamé une enquête à ce propos. Le 22 juin, le président Nicolas Sarkozy a déclaré que le voile intégral n’était pas « le bienvenu sur le territoire de la République ». Une mission d’information parlementaire doit rendre un rapport sur le phénomène fin janvier 2010.

La France, pays à forte tradition laïque, a fait interdire par la loi en 2004 le port du foulard islamique à l’école.

 

 

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