15 mai 2011

TUNISNEWS
11 ème année, N°4009 du 15.05.2011


 

AFP: Tunisie: 2 membres présumés d’Aqmi arrêtés avec une ceinture d’explosifs

AFP: Tunisie: découverte d’armes après l’arrestation d’un Algérien et d’un Libyen

AFP: Tunisie: les autorités confirment l’arrestation d’un Algérien et d’un Libyen

AFP: L’armée tunisienne repousse des pro-Kadhafi

AFP:Tentative avortée d’infiltration de soldats libyens en Tunisie

AFP:Libye: l’ONU relance ses efforts, tentative d’incursion libyenne en Tunisie

AFP: Tunisie: un ex-ministre de l’Intérieur présente ses excuses à l’armée

AFP: Italie : des clandestins africains secourus

Affaire Abdellatif Bouhjila – Appel au Ministre de l’Intérieur

Luiza Toscane: La police menace Abdellatif Bouhjila


REVUE DE PRESSE

Tunisie: 2 membres présumés d’Aqmi arrêtés avec une ceinture d’explosifs


AFP le 15 mai 2011 à 13h03
Deux hommes suspectés d’appartenir à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont été arrêtés en possession d’une « ceinture d’explosifs » à Tekrif dans la région de Tataouine (sud de la Tunisie), située à 130 km de la frontière avec la Libye, a annoncé la télévision nationale tunisienne dimanche.
Ces deux hommes avaient également en leur possession « des bombes », selon la télévision qui annoncé cette information sur un bandeau défilant sur l’écran.
La télévision n’a pas donné dans l’immédiat davantage de précisions sur les circonstances de l’arrestation de ces deux hommes ainsi que sur leur nationalité.

Tunisie: découverte d’armes après l’arrestation d’un Algérien et d’un Libyen


TUNIS, 15 mai 2011 (AFP) – Des armes et des munitions ont été découvertes dimanche dans une grotte de la région de Béni Kedech à Médenine (sud de la Tunisie) après l’arrestation de « deux personnes dangereuses », un Algérien et un Libyen venus d’Algérie, a indiqué une source au ministère de l’Intérieur.
« Les unités de la garde et de la sécurité nationale ont découvert dans une grotte de la région de Beni Kedech des Kalachnikov, des dépôts de munitions et une bombe manuelle », ajoute cette source citée par la TAP.
Les deux hommes, arrêtés dans la nuit de samedi à dimanche à Nekrif (sud) dans la région de Tataouine, ont avoué avoir caché « une quantité d’armes et munitions dans plusieurs endroits en Tunisie », a ajouté cette source.
Auparavant, le ministère de l’Intérieur a précisé que les deux hommes venaient d’Algérie.
L’agence officielle TAP, citant une source autorisée, avait indiqué que ces deux hommes sont suspectés d’appartenance à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Tunisie: les autorités confirment l’arrestation d’un Algérien et d’un Libyen


AFP le 15.05.2011, 11h28
Le ministère tunisien de l’Intérieur a confirmé l’arrestation de « deux personnes dangereuses » en possession d’une ceinture d’explosifs à Nekrif (sud) dans la région de Tataouine, précisant qu’il s’agit « d’un Libyen et d’un Algérien venus d’Algérie ».
« Des agents de la garde et de la sécurité nationale ont découvert la présence de deux personnes dangereuses dans la région de Nekrif (dans la nuit de samedi à dimanche). L’Algérien s’appelle Abou Muslum (31 ans) et le Libyen, Abou Batine (32 ans) », précise le ministère dans un communiqué.
« Lors de leur arrestation, l’un a voulu lancer une bombe manuelle et l’autre a tenté de faire exploser une ceinture d’explosifs », a ajouté le ministère.
Auparavant, l’agence officielle TAP, citant une source autorisée, avait indiqué que ces deux hommes sont suspectés d’appartenance à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

L’armée tunisienne repousse des pro-Kadhafi


 
Par Europe1.fr avec AFP
 
AFP le 15 mai 2011 à 11h46
 
L’armée tunisienne a repoussé samedi une tentative d’infiltration sur le territoire tunisien des troupes de l’armée régulière libyenne, a rapporté dimanche l’agence officielle TAP. Dans une dépêche datée de Tataouine (sud, ville située à 130 km de la frontière libyenne), la TAP, rapporte que les forces de l’armée nationale tunisienne déployées le long de la frontière Est du gouvernorat de Tataouine ont fait avorter samedi à l’aube, une tentative d’infiltration de troupes de l’armée libyenne. Plus de 200 militaires appartenant aux brigades pro-Kadhafi, selon la TAP, ont tenté de pénétrer dans le territoire national à la hauteur de Ghar Ayoub, à bord de 50 véhicules 4×4, a affirmé à la TAP une source militaire de haut rang démentant tout affrontement avec ces troupes qui ont regagné leur caserne près de Ghzaya.
 
Les militaires pro-Kadhafi, a encore précisé la même source, voulaient surprendre, à partir du territoire tunisien, les insurgés qui contrôlent le poste frontière de Wazen-Dehiba. Les forces du colonel Mouammar Kadhafi tentent de s’emparer de Gzaya, dans la zone montagneuse du Djebel Nafoussa, afin de s’assurer le contrôle du secteur et de reprendre le poste-frontière tenu côté libyen par les insurgés en contrebas de Gzaya. Plusieurs véhicules militaires tunisiens se sont dirigés samedi depuis Tataouine vers les frontières tuniso-libyennes et le désert pour renforcer leur présence sur des points stratégiques, a ajouté la TAP.

Tentative avortée d’infiltration de soldats libyens en Tunisie


De The Associated Press – le 15 mai 2011
TUNISIA, Tunisia — Les forces de l’armée tunisienne déployées le long de la frontière libyenne ont fait avorter samedi une tentative d’infiltration de militaires libyens, a rapporté dimanche l’agence gouvernementale tunisienne TAP.
Selon l’agence, qui cite « une source militaire de haut rang », plus de 200 soldats appartenant aux brigades pro-Kadhafi ont tenté de pénétrer en territoire tunisien au niveau de la zone de Ghar Ayoub, dans le gouvernorat de Tataouine (sud-est tunisien) à bord de 50 véhicules de type 4×4.
Interceptés par les unités de l’armée tunisienne qui ont renforcé leur présence dans la zone frontalière avec la Libye, ils ont regagné leur caserne près de la localité libyenne de Ghezaya, a ajouté la TAP selon laquelle il n’y a pas eu d’affrontements entre militaires tunisiens et libyens.
Selon la même source, les brigades de Kadhafi projetaient de contourner depuis le territoire tunisien les insurgés pour récupérer le poste frontière de Wazen-Dhehiba, considéré comme « stratégique », que ces derniers contrôlent depuis plus de deux semaines.
Par ailleurs, l’agence fait état de la défection de trois officiers pro-Kadhafi arrivés samedi à bord d’un bateau qui a accosté samedi au port de Zarzis dans le Sud tunisien, proche des côtes libyennes. Selon la TAP, plusieurs autres officiers dissidents sont arrivés ces derniers jours en Tunisie par voie maritime. AP

Libye: l’ONU relance ses efforts, tentative d’incursion libyenne en Tunisie


15/5/11 – 12 h 15 AFP – MONDE
 
L’envoyé spécial de l’ONU, Adbel-Elah al-Khatib, est attendu dimanche à Tripoli pour discuter d’une solution politique au conflit en Libye qui entre dans son quatrième mois, tandis que l’armée tunisienne a repoussé une tentative d’incursion libyenne dans son territoire.
 
M. Khatib doit arriver à bord d’un avion militaire grec. A Athènes, où il a eu samedi soir de entretiens sur la crise libyenne, il a expliqué que sa visite allait lui « permettre de mieux comprendre la situation politique et d’avancer sur cette affaire ».
 
Trois mois après le déclenchement de la révolte qui a fait des milliers de morts, le colonel Mouammar Kadhafi est toujours au pouvoir malgré les milliers de bombes lâchées par l’Otan, et la Libye n’entrevoit pas la fin du conflit qui la déchire.
 
Aucune indication n’a été fournie à Tripoli ni à Benghazi sur le programme de M. Khatib, ancien ministre jordanien des Affaires étrangères.
 
Sa visite a été décidée le 10 mai par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui avait jugé après des entretiens avec les autorités libyennes qu’il fallait poursuivre le dialogue politique.
 
Mercredi à Genève, M. Ban avait déclaré qu’il avait eu une conversation téléphonique avec le Premier ministre du régime libyen, Al-Baghdadi Al-Mahmoudi, et affirmé la nécessité d’avoir « des négociations sur un cessez-le-feu immédiat et vérifiable afin de permettre une résolution pacifique du conflit ».
 
Le patron des Nations unies avait également réclamé au Premier ministre libyen « un accès libre aux travailleurs humanitaires » alors que la situation est très préoccupante, avec notamment des pénuries généralisées.
 
Depuis le début de la révolte mi-février, les violences ont fait des milliers de morts, selon le procureur de la Cour pénale internationale, et poussé près de 750.000 personnes à fuir, d’après l’ONU.
 
L’Otan, qui a pris fin mars le commandement des opérations militaires de la coalition internationale, a mené plus de 2.260 frappes, sous mandat de l’ONU, pour empêcher les attaques des pro-Kadhafi contre les civils.
 
Samedi soir, l’Alliance atlantique a mené de nouveaux raids sur les régions de Bir Al-Ghanam, Njila et la ville d’Al-Azizya, au sud-ouest de Tripoli, a rapporté l’agence officielle libyenne Jana, selon laquelle les bombardements ont fait des « dégâts humains et matériels ».
 
Le chef d’état-major de l’armée britannique, le général David Richards, a demandé une intensification des bombardements aériens de l’Otan « pour augmenter la pression » sur le colonel Kadhafi, dans un entretien publié par le Sunday Telegraph.
 
« L’étau se resserre sur Kadhafi, mais nous avons besoin d’augmenter la pression au travers d’une action militaire plus intense », a affirmé le général, en réclamant un « élargissement des cibles » retenues par l’Otan.
 
Bien qu’isolé, Mouammar Kadhafi continue à défier l’Alliance. « Je vais vous dire que vos bombardements ne m’atteindront pas parce que des millions de Libyens me portent dans leur coeur », a-t-il lancé vendredi soir dans un message audio.
 
L’armée tunisienne a repoussé samedi une tentative d’infiltration des troupes de l’armée du dirigeant libyen, a rapporté dimanche l’agence officielle TAP.
 
Plus de 200 militaires pro-Kadhafi, selon la TAP, ont tenté de pénétrer en Tunisie à la hauteur de Ghar Ayoub, à bord de 50 véhicules 4×4, a affirmé à la TAP une source militaire de haut rang, démentant tout affrontement avec ces troupes qui ont regagné leur caserne près de Ghzaya.
 
Selon cette source, les pro-Kadhafi voulaient surprendre, à partir du territoire tunisien, les insurgés qui contrôlent le poste frontière de Wazen-Dehiba.
 
Sur le plan diplomatique, le « Premier ministre » de la rébellion, Mahmoud Jibril, a été reçu samedi à Paris par le président Nicolas Sarkozy alors que les insurgés sont à court d’armes et d’argent.
 
C’est la deuxième fois que M. Jibril était reçu par M. Sarkozy. Le 10 mars, lors de sa première visite, la France avait officiellement reconnu le CNT comme « représentant légitime du peuple libyen ». Depuis, quatre autres pays fait de même: l’Italie, le Qatar, la Gambie et la Grande-Bretagne.

Tunisie: un ex-ministre de l’Intérieur présente ses excuses à l’armée


AFP dimanche, mai 15, 2011
 
L’ex-ministre tunisien de l’Intérieur, Farhat Rajhi, qui avait évoqué la préparation d’un « coup d’Etat militaire » en cas de victoire des islamistes aux élections du 24 juillet, a présenté ses excuses à l’armée, a rapporté dimanche l’agence TAP.
« Je n’ai jamais eu l’intention de nuire à un corps national qui veille à la protection du peuple, du pays et de la nation et contribue largement à la sécurité qui prévaut actuellement en Tunisie, tant à l’intérieur du pays qu’au niveau des frontières nationales », a-t-il affirmé dans une lettre publiée par la TAP.
Dans une vidéo postée sur Facebook, M. Rajhi avait déclaré que « si le mouvement islamiste Ennahda (Renaissance) gagne les prochaines élections, le régime sera militaire » ajoutant que « la nomination, le 18 avril, du général Rachid Ammar au poste de chef d’état-major inter-armes n’est qu’une préparation à ce coup d’Etat ».
Ses propos, qui avaient provoqué un électrochoc dans le pays, ont été à l’origine de plusieurs journées de manifestations anti-gouvernementales à Tunis, durement réprimées par la police, la semaine dernière.
Le ministère de la Défense a désapprouvé vendredi les magistrats tunisiens qui se sont prononcés contre des poursuites judicaires à l’encontre de M. Rajhi.
L’immunité judiciaire des magistrats comme celle de M. Rajhi, qui est également juge « n’est pas totale », selon le ministère de la Défense, qui a souligné que les « très graves accusations » de M. Rajhi « ne sont pas une simple opinion, mais des actes incriminés par la loi ».

Italie : des clandestins africains secourus


Par Europe1.fr avec AFP
Publié le 15 mai 2011 à 15h17Mis à jour le 15 mai 2011 à 15h17
Quelque 222 clandestins africains tentant de rallier clandestinement l’Italie en provenance de la Libye, ont été secourus samedi par la garde maritime tunisienne au large de Zarzis, dans le sud de la Tunisie, a annoncé l’agence officielle TAP. Ces clandestins avaient lancé un appel de détresse après une fuite d’eau dans leur embarcation. Des unités de la garde maritime se sont dépêchées sur les lieux pour les secourir et les ont ensuite transférés au camp de Choucha, à la frontière tuniso-libyenne, a ajouté la TAP sans donner d’autres précisions.
Le gouvernement italien a offert cette semaine à la Tunisie quatre bateaux équipés d’appareils modernes afin de limiter les arrivés d’immigrants clandestins tunisiens sur l’île italienne de Lampedusa.

 

Monsieur Habib Essid

Ministre de l’Intérieur

Avenue Habib Bourguiba,

1000 Tunis

Fax : 00 216 71 340 888

mint@ministres.tn

 

le 15 mai 2011

 

Monsieur le Ministre

Nous avons appris qu’Abdellatif Bouhjila, ex prisonnier politique, avait déposé une demande de passeport dans vos services le 23 mars 2011 et qu’à ce jour, son document de voyage ne lui avait pas été délivré. Pire, il est depuis un mois victime du harcèlement d’agents se présentant comme des policiers, notamment du poste de Mégrine, qui viennent à son domicile ou lui téléphonent pour le menacer.

Monsieur le Ministre, il vous incombe de mettre un terme à de tels agissements et de faire en sorte que l’intégrité physique de Monsieur Bouhjila ne soit pas mise en péril par des personnes affirmant relever de vos services.

Nous vous demandons de délivrer immédiatement à Monsieur Bouhjila le titre de voyage auquel il prétend.

Veuillez agréer, monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.  

Jean Robert Pradier

Abdallah Zniber

Albert Herskowicz

Marguerite Rollinde


La police menace Abdellatif Bouhjila


 

Le 23 mars dernier, Abdellatif Bouhjila, un ancien prisonnier politique, a déposé une demande de passeport auprès des services du ministère de l’Intérieur. Depuis lors, son existence a viré au cauchemar. Le 22 avril, alors qu’il était absent de son domicile, un « agent » ou tout du moins une personne se présentant comme telle, est venue à son domicile pour informer le père d’Abdellatif que le passeport était prêt et qu’il pouvait le retirer. Quelques heures plus tard, Abdellatif Bouhjila a reçu un appel anonyme l’informant qu’il pouvait retirer son passeport mais que, ce faisant, il s’exposerait à des problèmes, voire à une agression. Le 25 avril, Abdellatif Bouhjila s’est toutefois rendu au commissariat de Mégrine, où on lui a dit qu’il n’y avait rien de nouveau concernant son passeport et qu’il serait averti par téléphone quand ce dernier serait prêt. Il s’y est rendu également le 5 mai où on lui a dit qu’il recevrait une convocation. Le 9 mai, il a reçu plusieurs appels téléphoniques. Le premier émanait d’une personne affirmant être le chef du poste de police de Mégrine (71 432 610) et lui annonçant que son passeport était prêt. Quelques minutes plus tard, le dit chef de poste lui proposait un rendez-vous dans un « café » pour retirer son passeport… Face au refus d’Abdellatif Bouhjila d’accepter une procédure aussi illégale, il a proféré des menaces et lui a dit qu’il allait le « «regretter ». Quelques minutes plus tard, il a reçu deux autres coups de fil émanant d’une personne se présentant comme « Béchir » (22 832 610) qui lui demandait s’il allait venir chercher son passeport.

Pour rappel, Abdellatif Bouhjila est un ancien prisonnier d’opinion. Depuis sa sortie de prison en 2007, il est privé de soins et de passeport et a mené des grèves de la faim, en vain. Il a bénéficié en février dernier de la loi d’amnistie générale et a décidé alors de déposer une nouvelle demande de passeport. A l’heure où de nombreux ex prisonniers politiques recouvrent leur liberté de circulation et leurs droits, il apparaît qu’il est victime d’un acharnement ciblé de la police politique. Il l’affirme lui-même : »Je me sens très menacé cette fois. Ma priorité c’est ma sécurité personnelle. L’ambiance n’est pas saine en ce moment et le manque de sécurité règne toujours en Tunisie. Je demande à toutes les organisations de droits de l’homme de mettre un terme à ces menaces » . Luiza Toscane


Al Qaïda s’est il implanté en Tunisie??


Absent depuis une semaine pour cause de préparation aux examens de fin d’année, ce qui est une première depuis mon inscription à C4N, c’est avec une information des plus terrifiantes que je reviens aujourd’hui, attristé mais aussi obligé de vous faire part de la situation en Tunisie. Deux hommes en possession d’une « ceinture d’explosifs » ont été arrêtés à Tekrif une ville du sud tunisien dans la région de Tataouine, selon un bandeau défilant sur l’écran de la télévision nationale tunisienne. Cette information rapportée également par l’AFP ne manque donc pas de nous interpeller sur la question de savoir si Al-Qaïda s’est installée en Tunisie ?
 
Si pour l’instant aucune précision n’a été donnée sur les circonstances de l’arrestation de ces deux hommes, nous sommes encore à la phase de suspicion car ils n’ont pas été formellement identifiés comme des membres du réseau terroriste. Mais d’après les premières informations, les deux hommes auraient également en leur possession des bombes. Il semblerait qu’ils soient d’origine algérienne et possèderaient des passeports afghans. Il ne manque plus qu’on nous dise qu’ils ont alors effectués des formations en maniement d’armes et explosifs à Kandahar.
 
Quand on sait le problème de sous effectif auquel est confronté l’armée tunisienne, qui a été obligé lors de la révolution tunisienne à faire appel aux réservistes pour sécuriser le pays, la présence d’Al-Qaïda si elle est confirmée est une nouvelle très grave à la fois pour la transition démocratique en cours mais aussi pour la sécurité de la population habituée à une paix tranquille et sans embuche depuis des décennies. L’armée a déjà mobilisé une grande partie de son effectif pour sécuriser la frontière avec la Libye, frontière que veulent violer les soldats pro-Kadhafi pour contourner les rebelles et les prendre par surprise, une tentative d’infiltration aurait même avortée ce dimanche selon l’agence gouvernementale tunisienne TAP. Selon un communiqué de l’agence plus de 200 soldats appartenant aux brigades pro-Kadhafi ont tenté de pénétrer en territoire tunisien au niveau de la zone de Ghar Ayoub, dans le gouvernorat de Tataouine (sud-est tunisien) à bord de 50 véhicules de type 4×4. Mais ces soldats ont été interceptés par les unités de l’armée tunisienne qui avait fortifié sa présence dans la région.
 
Les terroristes vont surement profiter de l’instabilité de la région et notamment le conflit libyen pour renforcer leur position. Leur présence est même soupçonnée dans les rangs des rebelles anti-Kadhafi. Ce sera vraiment une défaite pour les occidentaux si Al-Qaïda venait à s’installer Tunisie.
 
Sincèrement en Tunisie on a jamais été vraiment confrontée aux situations de terrorisme et quand on se rappelle de la psychose qui s’était emparée de la population tunisienne, au lendemain de la révolution pour cause d’insécurité, il y’a vraiment de quoi s’inquiéter. Beaucoup de secteurs sont vulnérables et notamment le service du transport public emprunté chaque jour par des milliers de personnes. En effet le service de métro tunisien et également celui du bus manque cruellement de sécurité. C’est à peine si la moitié des usagers payaient leurs tickets. On sait tous ce que ce genre d’emplacement que préfèrent les terroristes pour faire un maximum de victimes.
 
(Source: come4news le 15 mai 2011)
Lien: http://www.come4news.com/al-qaida-sest-il-implante-en-tunisie-,-923317

Tunisie : Des avoirs de la famille Ben Ali sont déjà gelés au Qatar


 
 
Par Amel Belhadj Ali
 
Grâce aux derniers développements survenus sur la scène financière et économique mondiale et la promulgation d’un certain nombre de lois visant plus de transparence ainsi que la moralisation des finances internationales, il serait peut-être plus facile aujourd’hui, pour la Tunisie, de récupérer les biens à l’étranger et l’argent mal acquis de tous les membres de lafamilleet alliés de l’ancien président tunisien.
 
Mustapha Kamel Nabli, gouverneur de la Banque centrale de la Tunisie (BCT), est affirmatif et il a beaucoup d’espoir pour ce qui est d’en recouvrir la plus grande partie. Il l’a attesté lors d’une conférence de presse organisée, vendredi 13 mai, à la BCT: «Il faut toutefois que les procédures judiciaires soient rigoureusement respectueuses de la loi et que les décisions de justice ne soient pas contradictoires avec les législations appliquées dans les pays abritant les biens en question pour qu’il n’y ait pas rejet des requêtes des autorités tunisiennes. Il est de ce point de vue capital que les prévenus aient des procès équitables. Il est également indispensable d’être discrets sur toutes les informations recueillies à propos de ces biens, le temps que les procédures arrivent à terme pour éviter que les concernés ne réagissent en déplaçant leurs “dus“ dans d’autres endroits. A chaque fois que nous arriverons à un résultat, nous en informerons l’opinion publique», a tenu à préciser M.Nabli.
 
Mais il ne s’agit pas que de discrétion, il s’agit aussi de lancer nombre d’enquêtes et d’investigations en partenariat avec des cabinet d’avocats et des enquêteurs spécialisés ainsi que des associations internationales pour pouvoir identifier et cerner les biens existant dans nombre de pays. «Même les autorités des pays dans lesquelles ces biens ont été placés ne sont pas au vu et au su de tous ce que ces personnes ont acquis sur leur territoire. Notre commission est là pour apporter son soutien au travail de la justice; en aucune manière nous ne nous substituerons à elle. Cela se fera par la mise en place de moyens supplémentaires pour déterminer l’ampleur des possessions des familles à l’étranger et en nous renseignant auprès des cabinets d’expertises sis dans les pays concernés sur les meilleurs canaux à suivre pour leur restitution».
 
Ces opérations sont compliquées mais la Commission usera de tous les moyens à sa disposition, soutenue par le ministère des Affaires étrangères, les ambassades ainsi que toutes les représentations de la Tunisie à l’étranger.
 
La Suisse a promulgué une loi sur la transparence pour moraliser le secteur financier. Le Canada a, pour sa part, promulgué une loi spéciale concernant le gel des biens mal acquis tunisiens et égyptiens. Les pays du Golfe sont prédisposés à soutenir les recours des Tunisiens. Le Qatar a d’ores et déjà gelé les biens abrités sur son territoire. Les pays du Golfe sont d’ailleurs adhérents aux conventions internationales et bilatérales -dont l’accord de Riadh- avec la Tunisie, ce qui représente de bons indices pour récupérer cet argent dès que l’on apporte la preuve qu’il a été acquis illégalement.
 
Rappelons que la Commission nationale pour la restitution des biens mal acquis placés à l’étranger, présidée par le gouverneur de la Banque centrale, a été créée en vertu du décret N°15 daté du 26 mars 2011. Pour pouvoir assurer sa mission au mieux, elle est soutenue financièrement par la BAD (Banque africaine de développement), des associations internationales, ainsi que le gouvernement tunisien.
 
La récupération des biens nécessitera de la patience et du temps, les délais peuvent aller d’une année à plusieurs années. «Je suis confiant, je suis sûr que nous pourrons récupérer rapidement une grande partie de ces biens grâce aux nouvelles réglementations internationales touchant aux biens mal acquis», a précisé M. Nabli.
 
(Source: webmanagercenter.com – 15 Mai 2011 05:00:00)

La justice n’oublie pas Ben Ali


actu-match | Jeudi 12 Mai 2011
 
L’étau judiciaire se resserre autour de Ben Ali et sa «clique». L’ancien président tunisien, réfugié en Arabie Saoudite, va être convoqué par un tribunal militaire avec deux de ses proches collaborateurs.
 
A l’ombre, dans la grande demeure bourgeoise prêtée par la famille royale saoudienne, et alors que les Tunisiens s’attèlent avec peine à trouver la stabilité politique dont ils ont tant besoin, Zine El Abidine Ben Ali n’est pas pour autant complètement tombé aux oubliettes. La chambre d’accusation près la cour d’appel de Tunis a en effet décidé de déférer l’ancien président devant un tribunal militaire, annonce un communiqué du ministère de la Justice, cité par l’agence Tap. Son ancien ministre de l’Intérieur et un haut cadre de la sécurité sont également concernés par la procédure, précise le document qui ne cite pas les noms des personnes concernées. Selon le site spécialisé Kapitalis, il s’agirait de Rafik Haj Kacem et du général Ali Sériati, les deux derniers arrêtés au lendemain de la fuite du dirigeant déchu, le 14 janvier dernier.
 
Tunis a annoncé le mois dernier avoir engagé 18 actions en justice contre l’ancien chef d’Etat, notamment pour «homicide volontaire», «complot contre la sûreté intérieure de l’Etat», «incitation à provoquer le désordre, le meurtre ou le pillage sur le territoire tunisien» et «trafic et usage de stupéfiants». La plupart des chefs d’accusations concernent les exactions commises à Ouardanine, près de Sousse (à 150 km au sud de la capitale), où plusieurs manifestants avaient été tués en tentant de s’opposer à la fuite de Kaïs Ben Ali, le neveu de Zine El Abidine. Des charges ont également été retenues contre 14 membres des forces de sécurité pour leur rôle dans ces incidents, au cours desquels au moins quatre manifestants ont été tués selon Reuters. Depuis quatre mois, le gouvernement tunisien cherche à obtenir l’extradition de l’ancien raïs et de son épouse, Leïla Trabelsi –que l’on a un temps dit dans un pays du Gofe, ou en Libye, mais qui se trouverait en réalité aux côtés de son mari. Un mandat d’arrêt international a été lancé contre le couple le 26 janvier dernier.
 
Ses avoirs gelés… ses proches traqués…
 
Au-delà de ces poursuites, plusieurs pays ont gelé les avoirs du «clan Ben Ali-Trabelsi», à commencer par la Tunisie, dès le mois de mars (112 personnes, liées de prêt ou de loin à Ben Ali, sont concernées), puis la Suisse en mai –Berne a fait de même pour les dirigeants égyptien et libyen, Hosni Moubarak et Mouammar Kadhafi. Mardi, enfin, 12 millions d’euros ont été saisis en France sur douze comptes bancaires appartenant à quatre proches de l’ancien président tunisien, a révélé l’association Sherpa. Suite à la plainte de l’ONG et de deux autres (dont Transparency International France), une enquête préliminaire de police avait été ouverte par le parquet de Paris fin janvier sur les biens que détiendrait la famille Ben Ali en France. Le but de la plainte, déposée pour «corruption, recel de corruption, recel de détournement de fonds publics et blanchiment», est de faire recenser ces avoirs, les faire saisir et les restituer à la Tunisie s’il est avéré qu’ils ont été mal acquis. Rappelons qu’en 2008, le magazine «Forbes» avait estimé la fortune de Zine el-Abidine Ben Ali à 5 milliards de dollars. William Bourdon, président de l’association Sherpa et avocat de Transparence Internationale France, l’évalue lui entre 5 et 10 milliards, «répartis entre l’Amérique latine, le Canada, le Golfe et l’Asie du Sud-Est». Selon WikiLeaks, l’ex-clan dirigeant possèderait des appartements à Paris, des propriétés en Ile-de-France, un chalet à Courchevel et des villas sur à Cannes et à Monaco. Zine Abidine Ben Ali serait également propriétaire d’une écurie de 9 chevaux dans l’Hexagone -chacun coûtant entre 80 000 et 150 000 euros.
 
De nombreux proches des Ben Ali sont également arrêtés, à l’instar de Mohamed Ghariani, ancien secrétaire général du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), parti dissous de Ben Ali, en avril, ou encore de Slah Ben Ali, le frère de l’ancien raïs. Par ailleurs, toutes les personnes impliquées dans des affaires de corruption et les proches de l’ex-président, ses ministres et collaborateurs sont interdits de voyage, en l’attente des décisions qui doivent être prises par les juges d’instruction. Pendant ce temps, le gouvernement transitoire nommé le 7 mars peine à trouver ses marques. Le pays a du mal à trouver l’unité qui le mènera à sa transition démocratique rêvée. Verdict après l’élection d’une assemblée constituante le 24 juillet prochain.
 
(Source: “Paris Match” le 12 mai 2011)

Tunis : l’histoire hésite


 
Par Jean-Claude Guillebaud
 
J’écris ces lignes de Tunis, quatre mois après ce qu’il est convenu d’appeler la « révolution ». Ici, le temps est devenu étrangement immobile. Soumise chaque soir au couvre-feu dès 21 heures, la ville paraît s’enclore dans un silence inquiet. L’histoire fait une pause. Elle hésite, à l’image d’un pays embarrassé par sa propre audace. Réflexion d’un confrère journaliste : « Nous vivions depuis 1987 dans une dictature, et nous n’étions pas préparés à la liberté. » Dans ce pays libéré du clan Ben Ali, tout reste à construire. Pas seulement sur le terrain politique mais dans les têtes, au plus profond des âmes. C’est peu de dire que ces dernières vacillent. Le dictateur est parti, mais les violences reviennent. Des policiers en civil, et encagoulés, réapparaissent sur l’avenue Bourguiba. Mais sont-ils de vrais policiers ? Nul ne le sait. Du même coup, les journalistes tunisiens formulent une réclamation singulière : ils réclament de vrais policiers, avec de vrais uniformes, et sans cagoules. Pour restaurer la confiance.
 
S’agissant du quotidien, on pense à un vers de la chanson de Jacques Brel « Les Marquises » : « Le temps s’immobilise. » Ici, les grands hôtels sont vides. Employés, femmes de chambre, serveurs errent, désœuvrés, dans les salons en enfilade et les couloirs exagérément astiqués. Dehors, la piscine attend les clients. Les ascenseurs sont à l’arrêt et les salles à manger silencieuses. Nul ne sait quand les touristes reprendront le chemin des plages de Djerba, de Carthage ou de Sousse. L’économie du pays en dépend. Hier, on avait repris espoir. Plusieurs journées de troubles ont eu raison de cet optimisme.
 
Alors ? Oui, bien sûr, des élections libres sont prévues pour le 24 juillet – les premières depuis l’indépendance de 1957 -, et une nouvelle Constituante devrait poser les fondements de la jeune démocratie. Sauf que, aujourd’hui, on n’en est plus tout à fait sûr. La semaine dernière, le Premier ministre par intérim, Béji Caïd Essebsi, a évoqué un report possible. Et, une fois encore, la rue s’est enflammée. Dans l’édition de vendredi du quotidien « La Presse », un article laissait entendre qu’un simple « référendum » pourrait tenir lieu de Constituante. Retour en arrière ? Beaucoup le craignent.
 
Les conversations que l’on peut avoir à Tunis expriment toutes la même incrédulité, et le même soupçon. Tout cela tient en peu de mots. Le dictateur est parti, certes, mais ceux qui le servaient sont toujours là. Par dizaines de milliers, voire davantage. Et nombre d’entre eux sont toujours à des postes de commande, aussi bien dans l’administration que dans la police ou les médias. Aujourd’hui, ces collaborateurs repentis se réclament de la « révolution du 14 janvier » avec le même zèle – et le même aplomb – qu’ils mettaient à servir le régime honni. Ils ont changé de vocabulaire, mais pas forcément de pensée. Du coup, l’évocation incantatoire de la « révolution » permet d’imposer, en contrebande, des visions politiques qui ne diffèrent pas beaucoup de celles d’hier.
 
Les Tunisiens sont donc entrés dans le temps du soupçon. Chacun se surveille. Dans ce petit pays de 10 millions d’habitants, chacun se connaît. On se lance volontiers à la figure l’ancienne « complaisance » de tous (ou de presque tous) avec la dictature renversée. Vendredi matin, plusieurs membres du jury du prix Albert-Londres venus de Paris en témoignage de solidarité ont eu un long débat avec une trentaine de confrères tunisiens. J’en étais. Le débat portait sur la liberté de la presse et sa fragilité.
 
Nos confrères tunisiens sont parfaitement conscients des menaces de principe qui, outre la dictature, pèsent sur la liberté de parole dans un pays : le poids de l’argent, le conformisme, l’autocensure, etc. Riche discussion, donc. Puis on en vint vite à évoquer le passé récent des présents. Le soupçon refaisait surface. En Tunisie comme ailleurs, on ne change pas les âmes aussi vite que les lois.
 
(Source: “SudOuest” 15 mai 2011 08h04)

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