15 juillet 2010

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TUNISNEWS
10 ème année, N° 3705 du 15.07.2010
 archives :www.tunisnews.net 


AISPP: Procès du 14 juillet Liberté et Equité: Nouvelles des libertés en Tunisie Reporters Sans Frontières: Le journaliste Fahem Boukadous arrêté Reporters Sans Frontières: Quand le monde tourne à l’envers et la justice tunisienne avec C.R.L.D.H.T: Arrestation du journaliste Fahem Boukaddous Parti communiste français: Arrestation du journaliste Fahem Boukadous: le PCF réitère sa condamnation Union syndicale Solidaires: Arrestation du journaliste tunisien Fahem Boukaddous AFP: Tunisie: arrestation du journaliste Fahem Boukadous AP: Tunisie: arrestation du journaliste Fahem Boukaddous Nouvelobs: Le journaliste tunisien Fahem Boukadous a été arrêté Liberation: Journaliste tunisien emprisonné – Radia Nassraoui «On ne peut que craindre pour sa vie» Le Monde: En Tunisie, l’empire taillé sur mesure de Sakhr El-Materi


 

Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques 43 rue Eldjazira, Tunis Aispp.free@gmail.com Tunis, le 14 juillet 2010
·         Aujourd’hui, mercredi 14 juillet 2010, Mohammed Ben Ali a été déféré en liberté devant la quatrième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Mehrez Hammami, dans l’affaire n°20731, pour adhésion à une organisation ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs.  Après l’appel de l’affaire, son avocat, Maître Chaker Alouane, a plaidé et requis un non-lieu […] ·         De même, ont été déférés aujourd’hui 14 juillet 2010 devant la quatrième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Mehrez Hammami, dans l’affaire n°20771, Yassine Ben Kamel ben Mohammed Hedhili Touzani, né le 16 mars 1985, Ahmed Ben Abdelhamid Ahmed Chetbouri, né le 24 février 1980, Omar Ben Khaled Ben Mohammed Triter, né le 1er février 1990, tous en liberté, pour incitation à la commission d’infractions terroristes, adhésion à une organisation et une entente en rapport avec les infractions terroristes. Le tribunal a décidé de reporter l’affaire au 22 septembre 2010 à la demande de leur avocat, Maître Samir Ben Amor ; Les jeunes déférés résident dans la région de Sousse et ont été arrêtés en février 2010 pour avoir visité des sites islamiques et avoir créé une page religieuse sur le site Face Book afin de publier les enseignements de la religion islamique. Pour la commission de suivi des procès politiques Le Secrétaire Général Maître Samir Ben Amor (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

Liberté pour le Docteur Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité Organisation indépendante de droits de l’homme 33 rue Mokhtar Atya, Tunis Tel/fax : 71 340 860 Liberte.equite@gmail.com Tunis, le 13 juillet 2010

Nouvelles des libertés en Tunisie


1)   Le journaliste Fahem Boukaddous a quitté l’hôpital sous une surveillance rapprochée Le journaliste Fahem Boukaddous a quitté aujourd’hui, mercredi 14 juillet 2010, l’hôpital Ferhat Hached de Sousse, son médecin lui a affirmé que son était nécessitait encore des soins en raison d’un hausse de température due à la présence d’un microbe au niveau de l’appareil respiratoire. La voiture qui transportait Monsieur Boukaddous au domicile d’un de ses amis à Sousse a fait l’objet d’une filature rapprochée de la police qui est toujours en faction devant le domicile. Son arrestation et son emprisonnement sont possibles du fait du jugement prononcé par la Cour d’Appel le condamnant à quatre ans d’emprisonnement. 2)   Le procès du journaliste Mouldi Zouabi à la suite de son agression par un membre du parti au pouvoir Le journaliste Mouldi Zouabi, correspondant du site Kalima dans le nord ouest, a été déféré ce matin, mercredi 14 juillet 2010, devant le tribunal cantonal de Jendouba pour agression violente d’un élément du parti au pouvoir. La commission du tribunal a décidé de reporter l’examen de l’affaire au 4 août prochain. Le journaliste Mouldi Zouabi était en réalité la victime et avait porté plainte auprès du Procureur de la République 3)    La cour d’Appel de Tunis examine l’affaire d’Abdelkarim Aziza et d’autres affaires, relatives à des réunions non autorisées ·         La quatorzième chambre correctionnelle de la Cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Mohammed Ali Chouikha, a examiné dans la matinée du mercredi 14 juillet 2010 l’appel interjeté par monsieur Abdelkarim Aziza contre le jugement prononcé par le Tribunal de Première Instance pour collecte de fonds non autorisée en vertu du décret n°22 du 8 mai 1922, amendé le 14/01/2010 [….] ·         Cette même chambre a examiné aujourd’hui l’affaire n°27628 dans laquelle sont déférés Abderrahmane Bennani et Mohammed Ouahaïbi ainsi que Salaheddine pour tenue de réunions non autorisées […] ·         De même, monsieur Fares Sendid a été déféré en liberté devant cette même chambre pour tenue de réunions sans autorisation.[…] 4)   Poursuite du blocus et de la filature de maître Mohammed Nouri, de l’ingénieur Abdelkarim Harouni et du docteur Zyed Daouletli. Des agents de la police politique continuent d’imposer une logique d’interdit à l’activité des droits de l’homme, aux défenseurs de ces droits et aux opposants politiques. En effet, cinq agents de la police politique ont continué lundi 14 juillet leur filature rapprochée du secrétaire général de l’Organisation Liberté et Equité, l’ingénieur Abdelkarim Harouni, en postant trois voitures à proximité de son lieu de travail et devant son domicile. Par ailleurs, un nombre indéterminé d’agents continuent de suivre de façon rapprochée le président de l’Organisation, Maître Mohammed Nouri. De même, le Docteur Zyed Daouletli fait l’objet d’une filature rapprochée lors de tous ses déplacements et son domicile est cerné en permanence. […] Pour le bureau exécutif de l’Organisation le Président Maître Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Reporters Sans Frontières TUNISIE – Le journaliste Fahem Boukadous arrêté


15.07.2010 Le 15 juillet 2010, le journaliste Fahem Boukadous a été arrêté vers 9h30 (heure locale) dans la cour de l’hôpital Ferhat Hached de Sousse, alors qu’il était en compagnie de sa femme. Il a été transféré dans un lieu encore inconnu. Cette interpellation fait suite à la confirmation en appel, le 6 juillet 2010, de la condamnation du journaliste à une peine de quatre ans de prison ferme. Le tribunal d’appel de Gafsa avait rendu sa décision alors même que le journaliste était hospitalisé depuis le 3 juillet dernier pour des problèmes respiratoires. Le journaliste était sorti le 14 juillet vers 12h30 de l’hôpital, et avait passé la nuit chez des amis près de Sousse. Fahem Boukadous a été poursuivi avec acharnement par les autorités tunisiennes depuis deux ans pour sa couverture des manifestations populaires dans la région minière de Gafsa en 2008. Reporters sans frontières est d’autant plus inquiète pour le journaliste qu’il souffre de problèmes pulmonaires. Il est toujours sous traitement médical et les médecins l’ont convoqué pour de nouveaux examens le 23 août prochain. C’est un cas de plus qui montre que le régime du président Zine El-Abidine Ben Ali se veut implacable avec les journalistes indépendants. Les autorités sont même prêtes à enfreindre leurs propres règles de justice pour arriver à ses fins (cf. communiqué précédent). Depuis la réélection du président Ben Ali, en octobre 2009, le pays a renforcé son image d’Etat policier, journalistes et blogueurs subissant un véritable harcèlement au quotidien. Récemment, le Parlement a adopté un projet de loi visant à criminaliser directement les activités de sensibilisation menées par les défenseurs des droits de l’homme tunisiens, renforçant son dispositif légal destiné à verrouiller les libertés fondamentales.


Reporters Sans Frontières Quand le monde tourne à l’envers et la justice tunisienne avec


Publié le 15 juillet 2010

Le 15 juillet 2010, le journalisteFahem Boukadous a été arrêté vers 9h30 (heure locale) dans la cour de l’hôpital Ferhat Hached de Sousse, alors qu’il était en compagnie de sa femme. Il a été transféré dans un lieu encore inconnu.

Cette interpellation fait suite à la confirmation en appel, le 6 juillet 2010, de la condamnation du journaliste à une peine de quatre ans de prison ferme. Le tribunal d’appel de Gafsa avait rendu sa décision alors même que le journaliste était hospitalisé depuis le 3 juillet dernier pour des problèmes respiratoires.

Le journaliste était sorti le 14 juillet vers 12h30 de l’hôpital, et avait passé la nuit chez des amis près de Sousse. Il était revenu le 15 juillet à l’hôpital afin de récupérer son dossier médical.

Fahem Boukadous a été poursuivi avec acharnement par les autorités tunisiennes depuis deux ans pour sa couverture des manifestations populaires dans la région minière de Gafsa en 2008. Reporters sans frontières est d’autant plus inquiète pour le journaliste qu’il souffre de problèmes pulmonaires. Il est toujours sous traitement médical et les médecins l’ont convoqué pour de nouveaux examens le 23 août prochain.

C’est un cas de plus qui montre que le régime du président Zine El-Abidine Ben Ali se veut implacable avec les journalistes indépendants. Les autorités sont même prêtes à enfreindre leurs propres règles de justice pour arriver à ses fins (cf. communiqué précédent).

Depuis la réélection du président Ben Ali, en octobre 2009, le pays a renforcé son image d’Etat policier, journalistes et blogueurs subissant un véritable harcèlement au quotidien. Récemment, le Parlement a adopté un projet de loi visant à criminaliser directement les activités de sensibilisation menées par les défenseurs des droits de l’homme tunisiens, renforçant son dispositif légal destiné à verrouiller les libertés fondamentales.

Historique de l’affaire

Le 5 janvier 2008, la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), principal employeur d’une région marquée par un fort taux de chômage, publie les résultats du concours d’embauche. La population de la région de Redeyef, jugeant ces résultats frauduleux, entend dénoncer la politique de recrutement de la CPG, le favoritisme et la corruption.

Le 7 avril 2008, une trentaine de grévistes sont interpellés, provoquant d’importantes manifestations. Une vague de répression s’abat alors à l’encontre des jeunes et des activistes de la région qui multiplient les rassemblements. Trois jeunes manifestants sont tués. Deux d’entre eux sont tués par balles le 6 juin 2008.

Fahem Boukadous a couvert pour El Hiwar Ettounsi ces manifestations populaires. Il collabore depuis 2006 avec cette chaîne de télévision satellitaire privée, lancée en 2002 à partir de la France .

Les images filmées par Fahem Boukadous sont reprises par d’importants médias panarabes et postées sur les sites de partages de vidéos, tels que YouTube et Dailymotion, tous deux censurés en Tunisie. Le 5 juillet 2008, par crainte d’être arrêté, Fahem Boukadous entre dans la clandestinité.

Le 4 décembre 2008, s’ouvre le « procès des 38 », accusés “d’entente criminelle en vue de commettre des attentats contre les personnes et les biens“, de “rébellion armée commise par plus de dix personnes“ et de “troubles à l’ordre public“. A l’issue du procès le 11 décembre, 33 personnes sont condamnées à des peines allant de deux ans d’emprisonnement avec sursis, à dix ans et un mois de prison ferme. Cinq personnes sont relaxées. Le verdict est rendu en l’absence de plaidoiries de la défense et d’interrogatoires des prévenus.

Fahem Boukadous est, quant à lui, condamné, par contumace, par le tribunal de première instance de Gafsa, à une peine de six ans de prison ferme, pour “appartenance à une association criminelle susceptible de porter atteinte aux personnes et à leurs biens », et “diffusion d’informations de nature à troubler l’ordre public“, sur la base des articles 131 et 121 du code pénal tunisien.

Le procès en appel s’ouvre le 13 janvier 2009. Le 5 février 2009, la cour d’appel confirme la condamnation de Fahem Boukadous à une peine de six ans de prison ferme.

Le 24 novembre 2009, le journaliste se présente libre au tribunal de Gafsa, mettant ainsi un terme à près de dix-sept mois de clandestinité. Absent lors de son procès, Fahem Boukadous peut faire opposition du premier jugement. La procédure recommence depuis le début, annulant les décisions juridiques précédentes concernant le journaliste.

Il a été condamné le 13 janvier 2010 à quatre ans de prison ferme par le tribunal de Gafsa pour les mêmes faits que ceux qui lui étaient reprochés en décembre 2008. Depuis, le procès avait été reporté à plusieurs reprises.

Des affaires « en veux-tu, en voilà »

Le 14 juillet 2010, le tribunal cantonal de Jendouba a annoncé le report du procès du journaliste Mouldi Zouabi, reporter à Radio Kalima, au 4 août prochain.

Alors qu’il s’attendait à être convoqué en tant que plaignant dans l’affaire où il avait été agressé par Khalil Maaroufi, un proche des services de police, Mouldi Zouabi avait reçu, le 7 juillet 2010 pour répondre de l’accusation de « violences aggravées et injures publiques » contre son agresseur.

Le 1er avril 2010, le journaliste a été agressé devant le poste de police central de Jendouba par Khalil Maaroufi, gérant d’un café situé en face du palais de justice à Jendouba (200 km à l’ouest de Tunis).

« Le type est sorti d’une voiture et m’a demandé si je m’appelais Mouldi Zouabi. A peine avais-je répondu par la positive qu’il s’est jeté sur moi en me rouant de coups et me traitant de tous les noms. Il a cassé mes lunettes. Il m’a arraché mes papiers. Il m’a tout pris, mes papiers d’identité, ma carte de presse de la Fédération internationale des journalistes, ma carte bancaire, mon permis de conduire, mon dictaphone et d’autres documents personnels », avait déclaré Mouldi Zouabi.

Mouldi Zouabi avait alors porté plainte auprès du parquet de Jendouba après avoir été examiné par un médecin qui lui a délivré un certificat médical attestant des blessures provoquées par l’agression.

Aujourd’hui, la plainte qu’il avait déposée a été classée pour « insuffisance de preuves » et son agresseur le poursuit pour les faits dont lui-même avait été victime.

Zakia Dhifawi, journaliste à Mouatinoun, a été agressée, le 1er juillet 2010, à Nantes par des policiers tunisiens en civil alors qu’elle intervenait au Forum mondial des droits de l’homme. Elle a porté plainte. A son retour en Tunisie, le 6 juillet 2010, elle a subi une fouille corporelle humiliante.

Dans un communiqué de presse commun daté du 17 juin 2010, Reporters sans frontières, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme, un programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), le Réseau Euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH), Amnesty International et Human Rights Watch ont publiquement condamné l’adoption par le Parlement tunisien, le 15 juin 2010, d’un projet de loi visant à criminaliser directement les activités de sensibilisation menées par les défenseurs des droits de l’homme tunisiens (http://fr.rsf.org/tunisie-adoption-…).

Le 8 juillet 2010,une lettre a été envoyée au Président tunisien, Monsieur Zine El-Abidine Ben Ali, afin d’attirer son attention sur les conséquences de l’adoption d’un tel amendement sur les activités de promotion et de protection des droits de l’homme menées par les défenseurs des droits de l’Homme tunisiens, et lui demandant d’abroger cet amendement.

(Source: Reporters Sans Frontièresle 15 juillet 2010)


C.R.L.D.H.T Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme 21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  – Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34 contact@crldht.org / www.crldht.org   

 

Urgent – Alerte 

Arrestation du journaliste Fahem Boukaddous

Nous venons d’apprendre l’arrestation ce matin, 15 juillet 2010, du journaliste Fahem Boukaddous.

Il est à rappeler que Fahem Boukaddous, qui a quitté l’hopital le mercredi 14 juillet 2010, a été condamné, le 6 juillet à 4 ans de prison ferme par la cour d’appel de Gafsa (Lire communiqué CRLDHT ci-dessous) 

 

La cour d’appel de Gafsa confirme la condamnation 

du journaliste Fahem Boukadous à 4 ans de prison 

La Cour d’appel de Gafsa a confirmé aujourd’hui, mardi 6 juillet 2010, la condamnation prononcée en première instance à l’encontre du journaliste Fahem Boukadous  à quatre ans de prison ferme.

Fahem Boukadous, hospitalisé à Sousse depuis plusieurs jours, est poursuivi suite à la couverture journalistique qu’il a assurée du mouvement social du bassin minier de Gafsa en 2008. Il a été condamné par contumace à 6 ans de prison ferme en décembre 2008, puis de nouveau en appel en février 2009 en même temps que les leaders du mouvement de protestation sociale du bassin minier de Gafsa.

M. Fahem Boukadous est sorti de la clandestinité le 24 novembre 2009, et s’est présenté à la justice pour faire opposition à sa condamnation par contumace. Il a été condamné en première instance à 4 ans de prison ferme. Il vient de connaître le même sort que Hassen Ben Abdallah, qui a subi le même jugement sévère de 4 ans de prison, prononcé à son encontre par la même  Cour .

M. Boukaddous, dont la santé est en état critique, est actuellement hospitalisé à  Sousse (Centre-Est de la Tunisie) et  risque l’incarcération à tout moment.

Le CRLDHT  dénonce ce procès scandaleux et inique, dans un Etat, la Tunisie,  où la justice délibère en absence  même de l’ «accusé» empêché d’être présent physiquement pour des raisons de santé.  .

Il exige la libération immédiate de MM. Fahem Boukadous et Hassen ben Abdallah et l’arrêt des poursuites à leur encontre.

Le CRLDHT tient le gouvernement tunisien pour responsable de toute dégradation de l’état de santé de M.Fahem Boukadous.

Le CRLDHT rappelle que le dossier du bassin Minier n’est pas clos et exige l’arrêt des poursuites à l’encontre de MM Maher Fajraoui (condamné par contumace à 10 ans de prison) et Mouhiédine CHERBIB, membre fondateur du CRLDHT, condamné par contumace à 2 ans et 15 jours de prison ainsi que le rétablissement de tous les anciens (et nouveaux détenus) dans l’intégralité de leurs droits, à commencer par celui de retrouver leurs emplois.

Paris, le 06 juillet 2010


Parti communiste français

Arrestation du journaliste Fahem Boukadous: le PCF réitère sa condamnation


Ce matin, le journaliste tunisien Fahem Boukadous a été arrêté par la police alors qu’il se trouvait à l’hôpital pour des examens médicaux. Le PCF condamne fermement cette arrestation. D’autre part, le Parti communiste français réitère sa consternation face à la condamnation scandaleuse à 4 ans de prison pour «diffusion d’information de nature à troubler l’ordre public», dont Fahem Boukadous fait l’objet, alors qu’il n’a fait qu’exercer son travail de journaliste. Le PCF exprime toute sa solidarité avec Fahem Boukadous et avec son épouse, ainsi qu’avec tous les démocrates et progressistes de Tunisie. Parti communiste français, Paris, le 15 juillet 2010. Jacques Fath Membre du Comité exécutif national du PCF Responsable des relations internationales 01 40 40 12 87 06 31 44 30 84


Union syndicale Solidaires

Arrestation du journaliste tunisien Fahem Boukaddous


 
Nous venons d’apprendre l’arrestation ce matin, 15 juillet 2010, du journaliste Fahem Boukaddous alors qu’il venait récupérer son dossier médical à l’hôpital de Sousse où il avait été hospitalisé du 3 au 14 juillet. Il risque fortement d’être envoyé pour 4 ans en prison, malgré son état de santé qui demeure critique. Son seul « crime » consiste à avoir fait son travail de journaliste concernant les mobilisations sociales ayant eu lieu en 2008 dans le bassin minier de la région de Gafsa. Condamné par contumace en décembre 2008, Fahem Boukadous était sorti de la clandestinité le 24 novembre 2009. Il avait alors entamé une procédure pour faire annuler les poursuites dont il faisait l’objet. Mais il a été finalement condamné en appel le 6 juillet dernier, alors même que son hospitalisation lui interdisait s’être présent au tribunal. L’Union syndicale Solidaires exige : – La libération immédiate de Fahem Boukadous ainsi que celle d’Hassen Ben Abdallah, qui purge actuellement une peine de 4 ans de prison pour des raisons comparables. – L’arrêt des poursuites les concernant, ainsi que celles prononcées par contumace contre Maher Fajraoui et Mouhiédine Cherbib. – Le rétablissement de toutes les personnes ayant été détenues suite aux mobilisations sociales de la région de Gafsa dans l’intégralité de leurs droits, à commencer par celui d’être réintégrés dans leur emploi. Paris, le 15 juillet 2010 144, boulevard de la Villette – 75019 Paris Tel : 01 58 39 30 20 – Fax : 01 43 67 62 14 –www.solidaires.org

Tunisie: arrestation du journaliste Fahem Boukadous


AFP / 15 juillet 2010 11h53 TUNIS – Le journaliste tunisien Fahem Boukadous, condamné à quatre ans de prison ferme notamment pour « diffusion d’information de nature à troubler l’ordre public », a été arrêté jeudi à Sousse (centre), a indiqué son avocate Radia Nasraoui. « Fahem Boukadous a été arrêté au lendemain de sa sortie de l’hôpital de Sousse où il était soigné depuis le 3 juillet pour des problèmes respiratoires, a-t-elle indiqué à l’AFP. Cette arrestation n’a pu être confirmée de source gouvernementale. Fahem Boukadous, 40 ans, a été condamné le 6 juillet en appel à quatre ans de prison ferme pour « diffusion d’information susceptible de porter atteinte aux personnes et à leurs biens » et « constitution d’une association criminelle susceptible de porter atteinte aux personnes et aux biens ». Pour ses défenseurs, il a été puni pour la couverture des manifestations sociales survenues en 2008 dans la région minière de Gafsa (sud-ouest) pour la chaîne satellitaire Al-Hiwar Ettounsi (Le Dialogue Tunisien) dont il est le correspondant. Les autorités judiciaires estiment que ce correspondant est impliqué dans ces troubles et qu’il a donc été condamné pour « des infractions de droit commun sans rapport avec ses activités journalistiques ». Elles ont affirmé qu’il faisait partie d’un « groupe criminel » ayant endommagé des bâtiments publics et privés, installé des barrages routiers et causé des « blessures sérieuses » à des officiers, notamment par des jets de cocktails molotov. Le Etats-Unis se sont dits « profondément inquiets » d’un recul des libertés en Tunisie après sa condamnation.

Tunisie: arrestation du journaliste Fahem Boukaddous


AP Jeudi 15 juillet, 14h31 Moins de dix jours après sa condamnation à quatre ans de prison ferme pour « trouble à l’ordre public », le journaliste tunisien Fahem Boukaddous a été arrêté jeudi par les forces de l’ordre, a-t-on appris de sources concordantes. Selon un membre de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH) Abderrahmane Lahdhili, le journaliste, qui souffre de problèmes respiratoires, a été interpellé alors qu’il se rendait à l’hôpital Farhat Hached de Sousse (centre). Jointe au téléphone par l’Associated Press, son épouse Afef, a raconté son arrestation: « On était à l’hôpital pour retirer le dossier médical de Fahem et rentrer chez nous à Gafsa où mon mari doit poursuivre son traitement, son état étant encore fragile, quand on a été abordé par quatre agents en civil qui lui ont demandé de les accompagner à bord d’une voiture noire ». Elle a fait état d’informations contradictoires sur le lieu de détention de son époux. Correspondant de la chaîne satellitaire privée « Al Hiwar Ettounsi » (Le dialogue tunisien) qui émet depuis Londres, Fahem Boukaddous a été condamné le 6 juillet en appel à quatre de réclusion pour « adhésion à un groupe criminel ayant porté atteinte aux biens et personnes » et « diffusion d’informations de nature à troubler l’ordre public ». Il avait couvert les manifestations qui avaient secoué en 2008 le bassin minier de Gafsa, dans le sud-ouest tunisien, sur fond de chômage et de corruption. Des heurts violents avaient opposé forces de l’ordre et manifestants. Plusieurs policiers avaient été blessés par des jets de cocktails molotov. AP

Le journaliste tunisien Fahem Boukadous a été arrêté


Contactée par Nouvelobs.com, sa femme, qui était présente lors de son arrestation, dit ne plus avoir de nouvelles du journaliste depuis.

Condamné le 6 juillet dernier àquatre ans de prison pour « diffusion d’information de nature à troubler l’ordre public », lejournaliste tunisien Fahem Boukadous a été arrêté jeudi 15 juillet à Sousse (centre). Contactée par Nouvelobs.com, son épouse nous a expliqué les conditions de l’arrestation de son mari et nous a fait part de ses fortes inquiétudes. « Nous étions à l’hôpital pour des examens médicaux, lorsqu’à 9h30, quatre policiers habillés en civil ont arrêté mon époux, lui disant de venir avec eux pour ‘quelques minutes' ». Fahem Boukadous n’a montré aucune résistance et a suivi les quatre hommes. Mais, depuis l’arrestation, sa femme est sans nouvelle. Aucune source gouvernementale n’a d’ailleurs confirmé l’arrestation. « Sa vie est en danger » « Avec le comité de soutien, nous avons téléphoné au commissariat et ils nous ont répondu que mon mari n’était pas avec eux. Nous ne savons pas où il est« . L’épouse du journaliste s’est dite très inquiète pour son mari, qui était sorti la veille de l’hôpital pour des problèmes respiratoires. « Mon mari est très malade et il n’a aucun médicament sur lui. Il peut faire une grave crise d’asthme à tout moment. Sa vie est en danger ». Une inquiétude d’autant plus grande que la femme de Fahem Boukadous dit avoir remarqué qu’une voiture noire les suivaient depuis la veille. Le 6 juillet, le tribunal d’appel de Gafsa (sud) avait confirmé le verdict de première instance pour « appartenance à une association criminelle susceptible de porter atteinte aux personnes et à leurs biens » et pour « diffusion d’information de nature à troubler l’ordre public ». Selon ses avocats et plusieurs ONG dont Reporters sans Frontières (RSF), Fahem Boukadous, a été condamné pour avoir couvert les manifestations populaires du bassin minier de Gafsa, en proie en 2008 à l’agitation sur fond de chômage, coût de la vie, corruption et clientélisme. En avril, un autre journaliste tunisien, Taoufik Ben Brik, a été libéré après avoir passé six mois dans les geôles tunisiennes. (Emilie Jardin – Nouvelobs.com) (Source: Nouvelobs.com le 15 juillet 2010)  

Journaliste tunisien emprisonné: «On ne peut que craindre pour sa vie»


interview

 
 

Recueilli par Sylvain Mouillard

Le journaliste tunisien Fahem Boukadous, condamnéla semaine dernière à quatre ans de prison ferme pour avoir couvert les émeutes dans la région minière de Gafsa en 2008, a été arrêté ce jeudi, selon son avocate Radia Nassraoui. Elle réagit pour Libération.fr. Quand et comment Fahem Boukadous a-t-il été arrêté? Il avait été autorisé à quitter l’hôpital de Sousse hier. Les médecins lui avaient toutefois bien dit de continuer à prendre son traitement pour ses graves problèmes d’asthme. Il devait aujourd’hui rejoindre Gafsa, où il habite. C’est en repassant à l’hôpital pour récupérer son dossier qu’il a été arrêté. Fahem Boukadous s’y attendait, plusieurs voitures de flics le suivaient. Il m’a dit qu’il était prêt à aller en prison. Il a été condamné à quatre ans ferme. Que pensez-vous de cette peine? Elle est extrêmement lourde, pour quelqu’un à qui l’on reproche uniquement d’avoir fait son travail, c’est-à-dire d’avoir couvert les émeutes dans le bassin minier de Gafsa, où l’on avait tiré sur la foule. Les autorités affirment qu’il n’a jamais été journaliste et qu’il est condamné pour participation à une association de malfaiteurs. C’est un peu gros, alors que sur l’acte d’accusation lui-même, Fahem Boukadous est considéré comme «journaliste». Les autorités s’acharnent car c’est grâce à lui qu’on a eu des images sur ces événements. Qu’espérez-vous désormais? Fahem Boukadous doit en principe purger sa peine à Gafsa. On pourrait aller contester la peine devant la Cour de cassation, mais on ne se fait pas d’illusions, la justice tunisienne n’est pas indépendante. Il y a déjà eu tellement de violations des droits de la défense lors de ce procès: absence de plaidoirie, refus de renvoyer le procès alors que Fahem Boukadous était hospitalisé… Son état de santé est extrêmement grave. J’en ai été témoin, il risque d’avoir une crise d’asthme à n’importe quel moment. Quand on connaît les conditions dures et parfois moyenâgeuses des prisons tunisiennes, on ne peut que craindre pour sa vie. Mais je refuse d »être pessimiste. Il y a une très forte mobilisation pour Fahem Boukadous, en Tunisie et à l’étranger. Al-Jazira fait un sujet sur lui tous les jours. Les Etats-Unis et l’Europe ont pris position sur ce cas, on peut espérer qu’il sera libéré avant les quatre ans. En tout cas, on va continuer de batailler pour sa libération, et celle des autres défenseurs des droits de l’homme emprisonnés. (Source: Liberation.fr le 15 juillet 2010)    
 


En Tunisie, l’empire taillé sur mesure de Sakhr El-Materi,

30ans, le gendre du président Ben Ali

Elu député en2009, il est membre du comité central du RCD, le parti au pouvoir


 

Tunis

Envoyée spéciale

Mohamed Sakhr El-Materi est un homme d’affaires comblé. Ce mardi 13 juillet,il a été le premier chef d’entreprise tunisien  à faire tinter la cloche à la Bourse de Casablanca, comme le veut la tradition à chaque nouvelle introduction boursière.

Héritier d’une famille illustre, M.Materi est, à tout juste 30 ans, à la tête d’un puissant groupe qui réalise ainsi une première dans le Maghreb: une double cotation sur deux places financières différentes, en Tunisie et au   Maroc.

Il est aussi député, membre du comité central du parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) et, ce qui ne gâte rien, le gendre du président Zine El-Abidine Ben Ali.

En moins de cinq ans ,M.Materi s’est bâti un petit empire rassemblant dans sa Princesse Holding des activités aussi fructueuses que diversifiées dans les domaines de l’automobile, de l’immobilier, du tourisme, de la banque, des médias ou encore de l’agriculture.

Aujourd’hui, il cède une part, –limitée à40%–,du capital du fleuron de son groupe, Ennakl, une entreprise spécialisée dans l’importation de voitures de marques étrangères (Volkswagen, Porche, Audi et depuis peu Seat et Kya), rachetée en 2006 pour 22 millions de dinars (11,7 millions d’euros).

Inédite, l’opération est présentée comme la « volonté de provoquer quelque chose en faveur de l’intégration économique maghrébine», selon Firas Saied, un dirigeant de Princesse Holding. Elle permet, au passage, de bénéficier d’une réduction d’impôt dans le cadre d’incitations fiscales pour encourager les introductions en Bourse.

«Charia compatible»

«C’est une autre première», se félicite M.Saied, en décrivant le succès des souscriptions closes par anticipation au bout de trois jours. Rien qu’à Tunis, où a lieu le gros de la vente (seulement 10% étant réservés à Casablanca), la demande a été «23 fois supérieure à l’offre initiale», affirme-t-il.

« Sur près de 50000 souscripteurs, 42000 sont des personnes physiques qui demandaient au maximum des titres pour une valeur de10000 dinars,doncessentiellement des petits porteurs », indique Ferid El-Kobbi, président du conseil du marché financier.

« Depuis un peu plus d’un an, on sent une reprise », avance prudemment Mahmoud Ben Romdhane, économiste, membre du parti d’opposition Ettajdid, qui ajoute dans un grand sourire: «Mais je ne serai pas étonné que cette introduction connaisse, au moins pendant un temps, un certain succès.»

La proximité de M.Materi, titulaire d’un diplôme de gestion décroché à Bruxelles, avec le chef de l’Etat tunisien dont il a épousé la fille, Nesrine, en 2004, apparaît comme un accélérateur d’affaires. «Son groupe est un des derniers de la classe mais il grossit très, très vite», note un diplomate en poste à Tunis.

En quatre ans, souligne Mustapha Jaber, ancien dirigeant d’Ennakl devenu un fidèle de M.Materi, l’entreprise «a multiplié par 4 son chiffre d’affaires, à 330 millions de dinars (175 millions d’euros) et par 17 le résultat net, à 22millions (11,7millions d’euros)». L’existence de quotas d’importation de voitures n’est pas un obstacle.

En Tunisie, le volume attribué à chaque constructeur est lié à sa production, sur place, de pièces détachées. Rien de plus simple pour M. Materi qui a fait ouvrir pour Volkswagen sept nouvelles usines en l’espace de deux ans.

Il y a à peine trois mois, le 28 mai, il lançait la première banque islamique de Tunisie, Zitouna, du même nom que la radio islamique qu’il dirige également depuis 2007.

Quelques-unes des plus grandes fortunes du pays, comme Abdelwahab Ben Ayeb, président duplus gros groupe privé Poulina, ou Aziz Milad, patron du premier opérateur de tourisme, TTSGroup, ont rejoint son tour de table.

Une première, là encore avec des règles spécialement adaptées pour être «charia compatible».

Ainsi le prêt avec intérêt est proscrit (remplacé par une marge), la carte de crédit porte le nom de «carte de paiement», etc. Alors que l’on prête de plus en plus d’ambition politique à M. Materi, jusqu’à en faire le dauphin potentiel de son beau-père, cette approche des affaires lui permet de prendre pied dans les milieux conservateurs, plutôt hostiles, jusqu’ici, au palais présidentiel.

Le gendre préféré n’a pas l’intention de s’arrêter là. Les capitaux levés grâce à l’introduction en Bourse d’Ennakl sont impatiemment attendus pour financer, avec les mêmes principes que la banque, une compagnie d’assurances islamique baptisée Takaful.Une autre opération, bien plus prosaïque mais tout aussi ambitieuse, est prévue, avec un projet de dessalement d’eau de mer à Djerba. L’appétit, dit-on, vient en mangeant.

Isabelle Mandraud

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(Source : « Le Monde » (Quotidien – France) le 14 juillet 2010)

 

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