|
Â
Â
lundi 15 avril 2002, 23h24
Â
Explosion de Djerba: un journal arabe publie “une revendication d’Al-QaĂŻda”
Â
DUBAI (AFP) – Le quotidien arabe Al-Qods Al-Arabi publie dans son Ă©dition de mardi ce qu’il affirme ĂȘtre une revendication par le rĂ©seau Al-QaĂŻda d’Oussama ben Laden de “l’opĂ©ration suicide” contre la synagogue de la Ghriba Ă Djerba en Tunisie.
Le journal publie “un communiquĂ© du rĂ©seau Al-QaĂŻda de cheikh Oussama Ben Laden revendiquant l’opĂ©ration contre la synagogue Ă Djerba”. Il ne prĂ©cise pas comment il a obtenu le communiquĂ©.
“Cette opĂ©ration suicide est la rĂ©ponse aux crimes israĂ©liens contre le peuple palestinien en Cisjordanie et Ă Gaza”, selon le texte prĂ©sentĂ© par le journal comme Ă©tant un “communiquĂ© authentique” d’Al-QaĂŻda.
L’explosion d’un camion-citerne devant la synagogue de la Ghriba, sur l’Ăźle de Djerba (sud) chargĂ© de gaz a fait jeudi 15 tuĂ©s: 10 touristes allemands, trois Tunisiens, un Franco-tunisien et un Français.
Les autoritĂ©s tunisiennes ont maintenu la thĂšse de l’accident, tandis qu’en Allemagne, les autoritĂ©s penchent pour celle de l’attentat.
Le communiquĂ© publiĂ© par Al-Qods al-Arabi, signĂ© du “commandement de l’armĂ©e islamique pour la libĂ©ration des lieux saints”, mentionne le nom du “martyr” Tunisien Nizar Ben Mohamed Nawar, alias Saif Al-Dine Al-Tounsi, comme l’auteur de l’attentat prĂ©sumĂ©.
“Cette opĂ©ration suicide est aussi la riposte au refus par les gouvernements (arabes) de permettre Ă leurs peuples de lancer le jihad (guerre sainte) contre les juifs”, selon le texte reproduit par le journal.
Al-Qods al-Arabi publie aussi le “testament” de l’auteur de l’opĂ©ration, qui appelle notamment les membres de sa famille Ă “mourir en martyrs”.
Tunisie
La sécurité a été renforcée aux abords des lieux de cultes juifs de Tunisie mais le pÚlerinage annuel de la Ghriba est maintenu.
L’an dernier, quelque 1.500 juifs avaient effectuĂ© ce pĂšlerinage annuel, alors qu’ils Ă©taient 8.000 en l’an 2000.
Les pĂšlerins Ă©taient moins nombreux Ă venir de France, de Belgique, d’Italie, du Canada et de Suisse et ils n’Ă©taient qu’une dizaine Ă ĂȘtre venus d’IsraĂ«l. Les organisateurs et tours opĂ©rateurs avaient expliquĂ© cette “dĂ©saffection relative” par la tension qui rĂ©gnait dĂ©jĂ entre IsraĂ«l et les Palestiniens.
A Tunis, des grilles ont Ă©tĂ© installĂ©es devant la synagogue situĂ©e entre l’avenue de la LibertĂ© et la rue de Palestine, en plein centre de Tunis, a constatĂ© un journaliste de l’AFP. L’immeuble imposant est soigneusement gardĂ© par des policiers Ă©quipĂ©s de mitraillettes et tout stationnement est interdit aux abords.
Dans la banlieue nord de Tunis, à La Marsa, la sécurité a été renforcée dans la nuit de dimanche à lundi aux abords de la synagogue, a-t-on constaté encore.
Celle-ci, un petit édifice peint en bleu et blanc, situé non loin de la mer, dans un quartier dénommé Marsa-Plage, est désaffecté depuis de nombreuses années.
Un millier de juifs rĂ©sident en permanence sur l’Ăźle de Djerba, contre 750 en 1996. Dans l’ensemble de la Tunisie, on compte environ 3.000 juifs, contre 100.000 avant l’indĂ©pendance, en 1956.
AFP, le 15.04.2002 Ă 07h49
Sécurité renforcée aux abords de la synagogue de La Marsa (Nord de Tunis)
TUNIS, 15 avr (AFP) – La sĂ©curitĂ© a Ă©tĂ© renforcĂ©e dans la nuit de dimanche Ă lundi aux abords de la synagogue de La Marsa, banlieue de Tunis situĂ©e Ă 20 km au Nord de la capitale, Ă la suite de l’explosion d’un camion-citerne de gaz devant la synagogue de la Ghriba la semaine derniĂšre, a constatĂ© un journaliste de l’AFP.
L’explosion, qui s’est produite jeudi dans l’Ăźle de Djerba (500 km au sud-est de Tunis), a fait quinze morts, dont dix Allemands et de nombreux blessĂ©s.
Contrairement aux dĂ©clarations de tĂ©moins allemands qui ont parlĂ© d’attentat, les autoritĂ©s tunisiennes ont rĂ©affirmĂ© dimanche qu’au stade de leur enquĂȘte, “rien ne justifie autre chose que les conclusions prĂ©liminaires qui ont montrĂ© qu’il s’agissait d’une explosion accidentelle”
Cependant, alors que dimanche soir, seuls deux policiers patrouillaient dans le secteur de la synagogue de la Marsa, ils étaient plus nombreux lundi matin et des herses légÚres avaient été placées aux deux bouts de la rue étroite dans laquelle se trouve le bùtiment.
Celui-ci, un petit édifice à étage, peint en bleu et blanc, situé non loin de la mer, dans un quartier dénommé Marsa-La Plage, est désaffecté depuis de nombreuses années.
Pour ce qui concerne l’explosion de la synagogue de la Ghriba, le ministre allemand de l’IntĂ©rieur, Otto Schilly, a estimĂ© que les indices d’un attentat se renforcent et le chancelier Gerhard Schroeder exige “que l’on Ă©lucide complĂštement et le plus rapidement possible cette affaire”.
AFP
Reuters, le 14.04.2002 Ă 23:43:33
Schroder rĂ©clame une enquĂȘte sur l’explosion de Djerba
TUNIS/BERLIN, 14 avril (Reuters) – Le chancelier allemand Gerhard Schr
Ùder a rĂ©clamĂ© dimanche une enquĂȘte approfondie sur l’explosion d’un camion transportant du gaz, jeudi Ă Djerba, qui a fait 16 morts selon un dernier bilan revu Ă la baisse.
Le gouvernement tunisien a annoncĂ© ne disposer d’aucune information nouvelle lui donnant Ă penser que l’explosion du vĂ©hicule, devant une synagogue de Djerba, rĂ©sulte d’un attentat suicide.
Tunis rĂ©agissait Ă une dĂ©claration faite la veille par le ministre allemand de l’IntĂ©rieur, Otto Schily, qui a dit que les derniĂšres informations obtenues tant en Tunisie qu’Ă l’Ă©tranger le faisaient pencher pour la thĂšse de l’attentat.
Deux touristes allemands, dont un bĂ©bĂ© de 18 mois, ont succombĂ© Ă leurs blessures dans la nuit de samedi Ă dimanche, ce qui porte le bilan de l’explosion du camion rempli Ă 16 morts – dix Allemands, cinq Tunisiens et un Français. Le conducteur du camion figure au nombre des victimes.
Le voyagiste allemand TUI avait auparavant annoncĂ© la mort, dimanche, d’un Allemand de 18 ans. Un porte-parole de la police de Hambourg a indiquĂ© ensuite que l’information Ă©tait fausse, le jeune homme en question Ă©tant toujours vivant et hospitalisĂ© Ă Hambourg dans un Ă©tat grave.
A Berlin, le chancelier allemand Gerhard Schr
Ùder a dĂ©clarĂ© dimanche Ă la chaĂźne de tĂ©lĂ©vision ZDF qu’il espĂ©rait qu’une enquĂȘte approfondie serait diligentĂ©e sur cette tragĂ©die.
“S’il s’avĂšre qu’il s’agit d’un attentat dĂ©libĂ©rĂ©, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour arrĂȘter les coupables et les emprisonner longtemps”, a dit le chancelier.
“A ce stade de l’enquĂȘte, rien ne justifie des conclusions autres que les conclusions prĂ©liminaires de l’enquĂȘte qui ont montrĂ© qu’il s’agit d’une explosion accidentelle”, a-t-on dĂ©clarĂ© de source gouvernementale tunisienne.
Des dirigeants de la communautĂ© juive confiaient dimanche qu’ils espĂ©raient de tout coeur que les conclusions finales de l’enquĂȘte montreraient qu’il s’agit bien d’un accident, et non d’un attentat suicide cotre l’un des rares symboles de tolĂ©rance entre juifs et musulmans en terre arabe.
MAINTIEN DU PELERINAGE, LE 29 AVRIL
“Il est impossible que le ministre allemand ait raison dans sa conviction que l’explosion pourrait rĂ©sulter d’un attentat. Pour moi et mes compatriotes juifs et arabes de Tunisie, il est impossible que pareille chose arrive ici. Ici, les arabes et les juifs s’aiment, ils ne peuvent mĂȘme pas imaginer que cela arrive ici”, dĂ©clare Ousifa Trabelsi.
Cette personnalitĂ© juive de l’Ăźle touristique de Djerba participe chaque printemps Ă l’organisation d’un pĂšlerinage qui attire des milliers de juifs Ă El Ghriba, y compris des IsraĂ©liens, quel que soit l’Ă©tat des relations entre juifs et musulmans.
Les juifs tunisiens se disent les descendants de juifs ayant fui la destruction du Temple de Salomon et qui se seraient implantĂ©s il y a plus de 25 siĂšcles Ă Djerba, considĂ©rĂ©e aujourd’hui comme le joyau du tourisme tunisien.
“Je comprends parfaitement que les enjeux sont trĂšs Ă©levĂ©s pour la Tunisie, bĂątie sur deux piliers: stabilitĂ© politique et havre de sĂ©curitĂ©”, dit Trabelsi. “En tant que juif, j’aime beaucoup ce pays et je prie pour que la thĂšse de l’attentat soit fausse parce que cela porterait atteinte aux deux piliers”.
Le gouvernement tunisien a réaffirmé son attachement à El Ghriba en tant que symbole de tolérance. Il a assuré que le pÚlerinage juif aurait bien lieu le 29 avril.
“El Ghriba continuera de propager son message de tolĂ©rance, d’harmonie, de sĂ©rĂ©nitĂ© et de paix. La Tunisie du prĂ©sident Zine al Abidine Ben Ali veillera toujours au maintien de ces principes”, a dit le ministre du Tourisme, Mondher Znaidi.
REUTERS
AFP, le 15.04.2002 Ă 07h26
Explosion de Djerba: trois blessés allemands en danger de mort
BERLIN, 15 avr (AFP) – Trois des vingt touristes allemands blessĂ©s dans l’explosion jeudi devant la synagogue de la Ghriba Ă Djerba (Tunisie) sont en danger de mort, a indiquĂ© lundi une porte-parole de l’hĂŽpital berlinois oĂč ils ont Ă©tĂ© rapatriĂ©s.
Il s’agit de deux femmes ĂągĂ©es de 22 et 39 ans et d’un homme de 40 ans, a-t-elle prĂ©cisĂ©.
En Allemagne, deux des quatorze personnes rapatriĂ©es sont dĂ©cĂ©dĂ©es de leurs blessures dans la nuit de samedi Ă dimanche, portant Ă dix le nombre de tuĂ©s Allemands dans l’explosion.
Outre les dix touristes allemands du voyagiste TUI, l’explosion d’un camion-citerne chargĂ© de gaz jeudi a fait cinq autres morts, trois Tunisiens, un Franco-tunisien et un Français.
Les autoritĂ©s tunisiennes ont maintenu dimanche la thĂšse de l’accident sur l’explosion qui a eu lieu jeudi devant la synagogue de la Ghriba, sur l’Ăźle de Djerba (sud), tandis qu’en Allemagne autoritĂ©s et tĂ©moins Ă©voquaient la thĂšse de l’attentat bien que le chancelier Schroeder ait dĂ©clarĂ© Ă la chaĂźne de TV ZDF qu’il ignorait s’il s’agissait d’un attentat ou d’un accident.
AFP
Berlin exige une «enquĂȘte» Ă Djerba
L’Allemagne rĂ©cuse la thĂšse de l’accident dans l’explosion de la synagogue.
Par Jose GARCON
Le lundi 15 avril 2002
“Les indices d’un attentat se renforcent. Compte tenu des derniers dĂ©veloppements de l’enquĂȘte, ce serait un attentat qui devait viser la synagogue et non les touristes…» Le ministre allemand de l’IntĂ©rieur, Otto Schilly, a donnĂ©, samedi, le coup de grĂące Ă la thĂšse officielle tunisienne prĂ©sentant comme un «accident» l’explosion de jeudi devant la synagogue de la Ghriba, dans l’Ăźle de Djerba. Les Allemands sont d’autant moins enclins Ă tolĂ©rer l’invraisemblance de cette version que le bilan s’alourdit sans cesse. Il est actuellement de 15 morts – dont 10 touristes allemands et un Français- et menace d’augmenter encore, compte tenu de l’Ă©tat de plusieurs des 32 blessĂ©s.
A peine plus «diplomatique», le chancelier SchrÙder affirmait, hier, que «des indices parlent en faveur d’un attentat, mais que des donnĂ©es des autoritĂ©s tunisiennes laissent Ă penser le contraire». Exigeant que cette affaire soit Ă©lucidĂ©e «complĂštement et le plus rapidement possible», il prĂ©cisait: «Si c’est un attentat, (nous) ferons tout pour attraper (ses auteurs) et les mettre derriĂšre les barreaux.»
Sites Ă risques. La conviction allemande est en tout cas assez forte pour que Berlin ait recommandĂ© Ă ses ressortissants qui se rendent en Tunisie «une prudence accrue pour des raisons de sĂ©curité», sans cependant mettre en garde contre des sĂ©jours dans ce pays. Le voyagiste allemand TUI – qui s’en tient Ă la mĂȘme position – a toutefois rayĂ© de ses programmes d’excursion «tous les sites religieux jugĂ©s Ă risques».
Tout cela n’a, jusqu’Ă prĂ©sent, pas Ă©mu le prĂ©sident Ben Ali. Campant sur sa position, la Tunisie a rĂ©agi promptement Ă la dĂ©claration de Otto Schilly. Assurant que «rien ne justifie la thĂšse de l’attentat au stade actuel de l’enquĂȘte», elle Ă©voque l’impossibilitĂ© d’en «divulguer des Ă©lĂ©ments faisant partie du secret» des investigations.
DĂ©jĂ , la prĂ©cipitation avec laquelle Tunis a avancĂ© cette version dans l’heure mĂȘme qui a suivi l’annonce de l’explosion avait relativisĂ© la crĂ©dibilitĂ© de son «enquĂȘte». L’intervention, hier, de Berlin auprĂšs de la Tunisie pour obtenir un «renforcement de la coopĂ©ration» afin «d’Ă©claircir le plus rapidement possible les origines» du drame en dit long, en tout cas, sur l’irritation allemande en la matiĂšre (deux enquĂȘteurs du BKA, la police fĂ©dĂ©rale criminelle, sont depuis vendredi Ă Djerba pour participer Ă l’enquĂȘte).
Unanimes, les tĂ©moignages des blessĂ©s allemands – quatorze d’entre eux ont Ă©tĂ© rapatriĂ©s vendredi et samedi – laissent, il est vrai, peu de place au doute. «Un petit camion s’est garĂ© directement devant l’entrĂ©e de la synagogue. Un homme est sorti par l’arriĂšre et a fermĂ© les portes. Il s’est dirigĂ© rapidement vers les maisons. Cela m’a paru bizarre. Il avait peut-ĂȘtre la trentaine, portait une salopette bleue. ۧa devait ĂȘtre l’auteur de l’attentat», affirme Helmut Eckert, un ingĂ©nieur berlinois de 59 ans, dans le journal populaire Bild am Sonntag. En prĂ©cisant que le camion Ă©tait «dĂšs le dĂ©but devant la synagogue». Eckert raconte avoir entendu «l’Ă©norme dĂ©tonation suivie d’un Ă©clair». «J’ai regardĂ© vers l’entrĂ©e de la synagogue oĂč Ă©taient la plupart des touristes et j’ai vu des flammes gigantesques s’engouffrer. C’Ă©tait irrĂ©el. Personne n’a criĂ©. Un silence de mort…»
Investigations. Reste Ă connaĂźtre les auteurs de l’attentat, sur lesquels Berlin affirme ne disposer «d’aucune information». En annonçant, hier, que le corps du chauffeur du camion a Ă©tĂ© «carbonisé», aprĂšs avoir fait blanchir Ă la chaux les murs d’enceinte de la synagogue, Tunis ne facilite guĂšre les investigations.
Quelques informations commencent toutefois Ă filtrer. On sait dĂ©sormais qu’il s’agissait d’un camion volĂ© dont les plaques minĂ©ralogiques avaient Ă©tĂ© changĂ©es. Le chauffeur serait d’autre part, et selon des sources sĂ©curitaires, un policier. Faut-il voir lĂ la rĂ©pĂ©tition d’un incident qui s’Ă©tait dĂ©roulĂ©, il y a trois ans, au mĂȘme endroit, au cours duquel un policier, prĂ©sentĂ© comme «dĂ©ment» par Tunis, avait vidĂ© son arme ? «Je penche pour un acte isolĂ© du mĂȘme type, d’autant que personne en Tunisie n’a les moyens d’organiser une opĂ©ration de ce genre, surtout pas les islamistes de Ennadha, qui ont Ă©tĂ© totalement dĂ©capitĂ©s», estime un expert maghrĂ©bin des affaires de sĂ©curitĂ©. L’organisation islamique tunisienne (interdite) a d’ailleurs «catĂ©goriquement» dĂ©menti, samedi depuis Londres, avoir revendiquĂ© l’explosion, aprĂšs que l’hebdomadaire allemand Focus a fait Ă©tat d’une telle revendication. «Si ce message existe, il ne peut s’agir q! ue d’une manipulation des services secrets tunisiens», dĂ©clarait Amer Larayed, prĂ©sident du bureau politique de Ennadha, ajoutant: «Nous avons publiĂ© un communiquĂ© condamnant cet acte s’il s’avĂ©rait ĂȘtre un attentat. Nous sommes contre ce type d’actes barbares qui ne peuvent que servir Sharon.»
«TolĂ©rance». Pendant ce temps, la Tunisie, dont le tourisme avait dĂ©jĂ fortement pĂąti du 11 septembre, tentait d’anticiper sur une nouvelle baisse des touristes. Affirmant qu’elle resterait «terre de paix et de tolĂ©rance», elle a annoncĂ© le maintien du traditionnel pĂšlerinage du 29 mai Ă la Ghriba. Et dĂ©pĂȘchĂ©, samedi, son ministre du Tourisme Ă la synagogue de Djerba.
(Source: liberation du 15 avril 2002)
ÙŰČÙ۱ ۧÙۯۧ۟ÙÙŰ© ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙ ÙŰ±ŰŹŰ Ù۱۶ÙŰ© ۧÙۧŰčŰȘۯۧۥ ÙÙ Űۧۯ۫ ۏ۱ۚ۩
ۚ۱ÙÙÙ Ù Ű§ÙÙŰŻŰł ۧÙŰčŰ±ŰšÙ Ù
Ù Ùۧ۔۱ ۏۚۧ۱۩:
Ű”Ű±Ű ÙŰČÙ۱ ۧÙۯۧ۟ÙÙŰ© ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙ Ű§ŰȘÙ ŰŽÙÙÙ (ۧÙŰŰČŰš ۧÙۧێŰȘ۱ۧÙÙ Ű§ÙŰŻÙÙ
Ù۱ۧ۷Ù) ۧÙ
Űł ۧÙۧŰŰŻ ÙÙ ŰŰŻÙŰ« ÙÙ
ŰŰ·Ű© ۧÙŰȘÙÙŰČŰ© ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙŰ© ۧÙ۫ۧÙÙŰ© (ZDF) Ű§Ù Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ ۧÙŰ°Ù ÙÙŰč ۧÙ
ۧÙ
Ù
Űčۚۯ ÙÙÙŰŻÙ ÙÙ ŰŹŰ±ŰšŰ© ۧÙŰȘÙÙŰłÙŰ© ÙŰ±Ű§Ű Ű¶ŰÙŰȘÙ 71 ێ۟۔ۧ Ù
Ù ŰšÙÙÙÙ
Ű«Ù
ۧÙÙŰ© ۧÙÙ
Ű§Ù ÙŰŹÙ
ŰčÙÙ Ű§ÙۧŰșÙŰš ŰčÙ Ű§ŰčŰȘۯۧۥ. ÙÙŰ§Ù Ű§ÙÙŰČÙ۱ Ű§Ù Ű§ÙۧŰčŰȘۯۧۥ ÙŰ§Ù ÙŰłŰȘÙŰŻÙ Ű§ÙÙ
Űčۚۯ ۧÙÙÙÙŰŻÙ ÙÙÙŰł ۧÙŰłÙۧŰŰ Ù
ŰŽÙ۱ۧ ۧÙÙ Ű§ÙÙ ŰčÙÙ Ű§ŰȘŰ”Ű§Ù ŰŻŰ§ŰŠÙ
Ù
Űč Ùۧۊۚ Ù
ŰŻÙ۱ ۯۧۊ۱۩ Ù
ÙۧÙŰŰ© ۧÙۏ۱ÙÙ
Ű© ۧÙÙ
ÙŰŹÙŰŻ Ù
Ù۰ ۧÙۧÙ
ÙÙ ŰȘÙÙŰł ۚ۱ÙÙŰ© Ù
ŰÙÙÙÙ Ù
Ù Ű§Ùێ۱۷۩ ŰȘۏ۱ÙÙ Ű§ÙŰłÙ۷ۧŰȘ ۧÙŰȘÙÙŰłÙŰ© ۚ۟۔ÙŰ” ۧÙŰۧۯ۫. Ù۱Ù۶ ŰŽÙÙÙ ŰȘŰČÙÙŰŻ ۧÙÙ
ŰŰ·Ű© ۧÙŰȘÙÙŰČÙÙÙÙŰ© ŰšÙ
ŰčÙÙÙ
ۧŰȘ ŰÙÙ Ű§ŰłŰšŰ§Űš Ù
ÙÙ Ű§ÙÙ
ŰÙÙÙÙ Ű§ÙۧÙÙ
Ű§Ù Ű§ÙÙ Ù۱۶ÙŰ© ŰŰ”ÙÙ Ű§ŰčŰȘۯۧۥ Ù۰ÙÙ ŰźÙÙۧ Ù
Ù ŰȘ۳۱ۚ ۧÙÙ
ŰčÙÙÙ
ۧŰȘ ÙÙŰȘŰÙÙÙۧŰȘŰ ŰčÙÙ ŰŰŻ ŰȘŰčŰšÙ۱Ù. ÙÙÙ Űș۶ÙÙ Ű°ÙÙ Ű§ŰčÙÙ ŰšÙŰ§Ù Ű”Ű§ŰŻŰ± ŰčÙ ÙŰČۧ۱۩ ۧÙ۟ۧ۱ۏÙŰ© ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙŰ© Ű§Ù ŰčŰŻŰŻ ۧÙÙŰȘÙÙ Ű§ÙۧÙÙ
Ű§Ù Ű§Ù۰ÙÙ Ű±Ű§ŰÙۧ ۶ŰÙŰ© ۧÙۧŰčŰȘۯۧۥ ÙŰ”Ù Ű§ÙÙ Ű«Ù
ۧÙÙŰ© ۧێ۟ۧ۔. ÙÙŰ§Ù Ű§ÙŰšÙŰ§Ù Ű§Ù ŰčŰŻŰŻ ۶ŰۧÙۧ ۧÙÙۏۧ۱ ۧÙێۧŰÙŰ© ÙŰ”Ù Ű§ÙÙ 71 ێ۟۔ۧ Ù
Ù ŰšÙÙÙÙ
ۧÙŰ«Ù
ۧÙÙŰ© ۧÙۧÙÙ
Ű§Ù Ű§Ű¶Ű§ÙŰ© ۧÙÙ Ű§Ű±ŰšŰčŰ© Ù
Ùۧ۷ÙÙÙ ŰȘÙÙŰłÙÙÙ ÙÙ
ÙŰ§Ű·Ù Ù۱ÙŰłÙ. ÙŰčÙÙ ÙÙŰł ۧÙŰ”ŰčÙŰŻ Ùۚ۷ŰȘ ۧÙ
Űł ۧÙۧŰŰŻ ÙÙ Ù
۷ۧ۱ ÙۧÙ
ŰšÙ۱Űș (ŰŽÙ
ۧÙ) ۷ۧۊ۱۩ ŰȘۧۚŰčŰ© ÙÙŰŹÙŰŽ ۧÙۧŰȘŰŰ§ŰŻÙ ŰšÙÙŰŻŰł ÙÙ۱ ŰȘŰÙ
Ù ŰčÙÙ Ù
ŰȘÙÙۧ Űčێ۱۩ ۏ۱ŰÙ Ű§ÙÙ
Ű§Ù Ű§Ű”ÙŰšÙۧ ŰšŰ۱ÙÙ ÙŰ”ÙŰȘÙۧ ۧÙŰŹÙۧŰȘ ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙŰ© ۧÙÙ
ŰźŰȘ۔۩ ۣۚÙÙۧ ۚۧÙŰșŰ© ۧÙ۟۷Ù۱۩ ÙŰȘÙÙÙ Ű§ÙÙ
ŰčۧÙŰŹŰ© ۧÙÙۧŰČÙ
Ű© ÙÙ Ù
ŰłŰȘŰŽÙÙۧŰȘ Ù
ŰŻÙ Ű§ÙÙ
ۧÙÙŰ© Ù
Ű«Ù ÙۧÙ
ŰšÙ۱Űș Ùۚ۱ÙÙÙ ÙŰšÙÙÙÙ
. Ù
Ù ŰŹŰ§ÙŰšÙ ÙŰ§Ù ŰźŰšÙ۱ ŰŽŰ€ÙÙ Ű§ÙŰŽŰ±Ù Ű§ÙۧÙ۳۷ ÙÙŰŰČŰš ۧÙۧێŰȘ۱ۧÙÙ Ű§ÙŰŻÙÙ
ÙŰ±Ű§Ű·Ù Ű§ÙŰۧÙÙ
Ù۱ÙŰłÙÙ Ù
Ù۳ۚۧÙ۱ Ű§Ù Ű§ÙŰۧۯ۫ ÙŰŹÙÙ
ۧ۱ÙŰ§ŰšÙ . ÙŰ§Ű¶Ű§Ù Ù
Ù۳ۚۧÙ۱ Ű§Ù Ù
Ù Ù۱ۧÙŰš ŰłÙ۱ ۧÙۧŰۯۧ۫ ÙÙ Ű§ÙŰŽŰ±Ù Ű§ÙۧÙ۳۷ ŰłÙ۱ۏŰč ŰčÙÙ Ű§ÙۧŰșÙŰš Ű§Ù Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ ۏۧۥ ÙŰȘÙŰŹŰ© ŰčÙ
ÙÙŰ© ۧ۱ÙۧۚÙŰ© . Ùۧ۫ÙÙ Ű±ŰŠÙŰł ŰŹÙ
ŰčÙŰ© ۧÙ۔ۯۧÙŰ© ۧÙŰȘÙÙŰłÙŰ© ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙŰ© ÙÙÙÙŰșۧÙŰș ÙÙÙÙ
Ű§Ù ŰčÙÙ ÙÙÙ Ù
Ù۳ۚۧÙ۱ Ù
ŰŽÙ۱ۧ ۧÙÙ Ű§Ù ŰŹÙ
ÙŰč ۧÙÙ
ۀێ۱ۧŰȘ ŰȘŰŻÙ ŰčÙÙ Ű§Ù ŰčÙ
ÙÙŰ© ۧ۱ÙۧۚÙŰ© ŰȘÙÙ
Ù Ù۱ۧۥ ÙÙÙŰč ۧÙŰۧۯ۫. ÙŰ§Ű¶Ű§Ù ÙÙÙÙ
Ű§Ù ÙÙ ŰŰŻÙŰ« ÙÙÙۧÙŰ© ۧÙۧÙۚۧۥ ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙŰ© (DPA) Ű§Ù Ű§ÙŰłÙ۷ۧŰȘ ۧÙŰȘÙÙŰłÙŰ© ŰłŰȘÙŰčÙ ÙÙ Ù
ۧ ÙÙ ÙŰłŰčÙۧ ÙŰȘÙŰ”Ù Ű§ÙŰÙŰ§ŰŠÙ ŰÙÙ Ű§ÙŰۧۯ۫. ÙÙ
Ù Ű§ÙŰŹŰŻÙ۱ ۚۧÙ۰Ù۱ Ű§Ù Ű§ÙŰÙÙÙ
Ű© ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙŰ© ÙÙŰȘ ۟ۚ۱ۧ ÙÙÙŰȘÙ Ű§ŰłŰšÙŰčÙŰ© ÙÙÙÙŰł ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙŰ©Ű Ű§ŰŻŰčŰȘ ÙÙÙ Ű§Ù Ű§Ù۟ۧ۱ۏÙŰ© ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙŰ© ۧ۟ÙŰȘ ŰčÙÙ ÙŰłŰ§ŰŠÙ Ű§ÙۧŰčÙۧÙ
ŰȘÙ۱Ù۱ۧ ۧÙŰŻ ÙÙÙ ŰŽŰ§ÙŰŻ ŰčÙŰ§Ù Ű§Ù Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ ÙŰŹÙ
ŰčÙ Ű§ŰčŰȘۯۧۥ. Ù
Ù ŰŹÙŰ© Ű§ŰźŰ±Ù ÙŰ§Ù ŰłŰ§ŰŠŰ Ű§ÙÙ
ۧÙÙ (95 ŰčۧÙ
ۧ) ÙŰ§Ù Ù
ÙŰŹÙۯۧ ŰÙÙ ÙÙŰč ۧÙۧÙÙۏۧ۱ ۧÙ
ۧÙ
ۧÙÙ
Űčۚۯ ۧÙÙ Ű±ŰŁÙ Ù
ÙÙ۰ ۧÙۧŰčŰȘۯۧۥ ÙÙ Ű§Ùۧۯ۩ ۧۯÙÙ ŰšÙۧ ÙŰ”ŰÙÙŰ© ŰšÙÙŰŻ ۧÙ
ŰłÙÙŰȘۧŰș ۧÙŰŽŰčŰšÙŰ© ۧÙ
Űł. ÙÙŰ§Ù ÙÙÙ
ÙŰȘ ۧÙÙ۱ŰȘ ÙÙÙ Ù
ÙÙŰŻŰł ÙŰ§Ù ÙÙ
Ű¶Ù ŰčŰ·ÙŰȘÙ ÙÙ ŰȘÙÙŰł Ù
Űč ŰČÙŰŹŰȘÙ Ű§ŰŻÙŰ« ÙÙŰŻ ۱ۣÙŰȘ Ù
ÙÙ۰ ۧÙۧŰčŰȘۯۧۥ Ù
ŰŽÙ۱ۧ ۧÙÙ Ű§ÙÙ Ùۧ ÙÙ
ÙÙ ŰȘ۔ۯÙÙ Ű±ÙۧÙŰ© ۧÙŰłÙ۷ۧŰȘ ۧÙŰȘÙÙŰłÙŰ© ۧÙŰȘÙ Ű§ŰčŰȘۚ۱ŰȘ ۧÙۧÙ
۱ Ùۧ ÙŰčŰŻÙ ÙÙÙÙ Űۧۯ۫ۧ Űčۧ۱۶ۧ. ÙŰ§Ű¶Ű§Ù Ù۰ۧ ŰșÙ۱ Ù
Ù
ÙÙŰ ÙۧÙŰȘ ÙÙŰ§Ù ÙŰ°Ù Ű§ÙێۧŰÙŰ© ۧÙŰ”ŰșÙ۱۩ ÙÙŰ·Ű ÙÙۧÙŰȘ Ù
ÙŰŹÙŰŻŰ© Ù
Ù۰ ۧÙۚۯۧÙŰ© ۧÙ
ۧÙ
ۧÙÙ
Űčۚۯ .
(ÙÙÙۧ ŰčÙ Ű”ŰÙÙŰ© ۧÙÙŰŻŰł ۧÙŰčŰ±ŰšÙ ÙÙÙÙ
15 ŰŁÙ۱ÙÙ 2002)
ۧÙÙ
ۧÙÙۧ : ۧێۧ۱ۧŰȘ Ù
ŰȘŰČۧÙŰŻŰ© Ű„ÙÙ ÙŰŹÙŰŻ ۟۷۩ ۧŰčŰȘۯۧۥ Ù۱ۧۥ ۧÙۧÙÙۏۧ۱ ÙÙ ŰŹŰČÙ۱۩ ۏ۱ۚ۩
ŰšÙÙÙ
: ۧ۳ÙÙۯ۱ ۧÙŰŻÙÙ
۰Ù۱ ÙŰČÙ۱ ۧÙۯۧ۟ÙÙŰ© ۧÙۧŰȘŰŰ§ŰŻÙ Ű§ÙŰȘÙ ŰŽÙÙÙ ŰŁÙ
Űł Ű§Ù Ű§Ùۧێۧ۱ۧŰȘ Ű„ÙÙ ÙŰŹÙŰŻ ۧŰčŰȘۯۧۥ Ù
۟۷۷ ÙÙ ŰȘŰȘŰČۧÙŰŻ ÙÙ Ù
ۧ Ù۟۔ ۧÙۧÙÙۏۧ۱ ۧÙŰ°Ù ÙÙŰč ۧÙŰźÙ
ÙŰł ۧÙÙ
Ű§Ű¶Ù ŰŁÙ
ۧÙ
ۧÙÙÙÙŰł ۧÙÙÙÙŰŻÙ Ű§ÙŰș۱Ùۚ۩ ÙÙ ŰŹŰČÙ۱۩ ۏ۱ۚ۩ ۧÙŰȘÙÙŰłÙŰ©. ÙÙŰ§Ù ŰŽÙÙÙ ÙÙ ŰŰŻÙŰ« ۧÙÙÙۧ۩ ۧÙŰŁÙÙ
ۧÙÙŰ© ۧÙŰŁÙÙÙ (ۧÙÙ ŰąŰ± ŰŻÙ) Ű„Ù ÙÙۧÙ
Ù Ù۰ۧ ÙŰłŰȘÙŰŻ Ű„ÙÙ ŰȘ۔۱ÙŰۧŰȘ ۟ۚ۱ۧۥ ÙÙ Ű§ÙÙ
ÙŰȘŰš ۧÙۧŰȘŰŰ§ŰŻÙ ÙÙ
ÙۧÙŰŰ© ۧÙۏ۱ÙÙ
Ű© ÙŰ„ÙÙ Ù
ŰčÙÙÙ
ۧŰȘ ۧÙۏۧÙŰš ۧÙŰȘÙÙŰłÙ ŰŁÙ۶ۧÙ. ÙŰŁŰ¶Ű§Ù Ű§Ù Ű§ÙۧŰčŰȘۯۧۥ ۧÙŰ°Ù ŰŁÙÙŰč ŰčŰŻŰŻŰ§Ù ÙŰšÙŰ±Ű§Ù Ù
Ù Ű§ÙÙŰȘÙÙ ÙۧÙۏ۱ŰÙ ŰšÙÙ Ű§ÙŰłÙŰ§Ű Ű§ÙŰŁÙÙ
Ű§Ù ŰźŰ”ÙŰ”Ű§Ù (ÙÙ
ÙŰłŰȘÙŰŻÙ Ű§ÙŰłÙŰ§Ű Ű§ÙŰŁÙÙ
Ű§Ù ÙŰ„ÙÙ
ۧ ۧÙÙ
۱ÙŰČ Ű§ÙŰŻÙÙÙ Ű§ÙÙÙÙŰŻÙ ÙÙ Ű§ÙŰŹŰČÙ۱۩). ÙŰŻŰčۧ ÙŰČÙ۱ ۧÙۯۧ۟ÙÙŰ© ۧÙŰŁÙÙ
ۧÙÙ Ű§ÙŰłÙŰ§Ű Ű§ÙŰŁÙÙ
Ű§Ù Ű§ÙŰčۧۊۯÙÙ Ù
Ù Ù
ÙŰ§Ù Ű§ÙŰۧۯ۫ Ű„ÙÙ Ű§ÙۧŰȘŰ”Ű§Ù ŰšŰ§ÙÙ
ÙŰȘŰš ۧÙۧŰȘŰŰ§ŰŻÙ ÙÙ
ÙۧÙŰŰ© ۧÙۏ۱ÙÙ
Ű© ÙÙ ÙÙŰłŰšŰ§ŰŻÙ ÙÙۧۯÙۧۥ ۚێÙۧۯۧŰȘÙÙ
ŰÙÙ Ù
ۧ ÙۧŰŰžÙÙ ŰŁÙ ŰŽŰ§ÙŰŻÙÙ. ŰźÙŰ§Ù Ű°ÙÙ, ۧ۱ŰȘÙŰč ŰčŰŻŰŻ ۧÙ۶ŰۧÙۧ ۧÙŰŁÙÙ
Ű§Ù Ù
Ù ŰŹŰ±Ű§ŰĄ ۧÙÙۏۧ۱ ێۧŰÙŰ© ۧÙŰșۧŰČ ŰšŰčŰŻ ۧ۔۷ۯۧÙ
Ùۧ ۚۏۯۧ۱ ۧÙÙÙÙŰł Ű„ÙÙ Ű„ŰŰŻÙ Űčێ۱۩ ۶ŰÙŰ© Ù
Ù ŰŁŰ”Ù ŰłŰȘ Űčێ۱۩. ÙÙŰŻ ŰȘÙÙÙ Ű”ŰšŰ§Ű ŰŁÙ
Űł ÙÙ ŰŁŰŰŻ Ù
ŰłŰȘŰŽÙÙۧŰȘ ÙۧÙ
ŰšÙ۱Űș ێۧۚ ŰčÙ
Ű±Ù 18 ŰłÙŰ©, ÙÙ
ۧ ŰȘÙÙÙŰȘ ŰźÙŰ§Ù ÙÙÙ Ű§Ù۳ۚŰȘ ۧÙ
۱ۣŰȘŰ§Ù ÙÙ Ù
ŰłŰȘŰŽÙÙÙÙ ŰąŰźŰ±ÙÙ ÙÙ ÙۧÙ
ŰšÙ۱Űș Ùۚ۱ÙÙÙ ŰšŰłŰšŰš ۧÙŰ۱ÙÙ Ű§ÙŰŽŰŻÙŰŻŰ© ۧÙŰȘÙ ŰȘŰč۱۶ŰȘۧ Ű„ÙÙÙۧ. ÙÙŰ§Ù ŰčŰŻŰŻ Ù
Ù Ű§Ùۏ۱ŰÙ ÙÙÙ ÙÙÙ
ۧÙ۳ۚŰȘ Ù
Ù ŰŹŰ±ŰšŰ© Ű„ÙÙ Ű§ÙÙ
ۧÙÙۧ ÙÙÙ
ŰčۧÙŰŹŰ© ÙŰȘÙŰŹŰ© ÙÙۧ۔ۧۚۧŰȘ ۧÙ۟۷۱۩ ۧÙŰȘÙ ŰȘŰč۱۶ Ű„ÙÙÙۧ. ÙÙۧ ŰȘŰČŰ§Ù ŰŰ§Ù ŰčŰŻŰŻ ۹۟۱ Ù
Ù Ű§Ùۏ۱ŰÙ ŰźŰ·Ű±Ű©. ۄ۶ۧÙŰ© Ű„ÙÙ Ű§ÙÙŰȘÙÙ Ű§ÙŰŁÙÙ
ۧÙ, ÙÙŰŹŰŻ ۧ۱ۚŰčŰ© ÙŰȘÙÙ Ù۱ÙŰłÙÙÙ ŰšÙÙÙÙ
ŰłŰ§ŰŠÙ Ű§ÙێۧŰÙŰ© ÙۧÙŰŻÙÙÙ Ű§ÙŰłÙۧŰÙ ÙÙÙÙŰŻ ۧÙŰŁÙÙ
ۧÙÙ ÙŰłŰ§ŰŠŰ Ù۱ÙŰłÙ.
(ÙÙÙۧ ŰčÙ Ű”ŰÙÙŰ© ۧÙŰÙۧ۩ ÙÙÙÙ
15/4/2002 )
ŰȘÙÙŰł ŰȘÙÙÙ ŰŁÙ Ùۧ Ù
ۚ۱۱ ÙۧŰčŰȘۚۧ۱ Űۧۯ۫ ۧÙÙ
Űčۚۯ ۧÙÙÙÙŰŻÙ Â«Ű§ŰčŰȘۯۧۥ» ÙŰŁÙÙ
ۧÙÙۧ ŰȘŰȘŰŰŻŰ« Űč٠«Ù
ۀێ۱ۧŰȘ Ù
ŰȘŰČۧÙۯ۩» ŰȘŰ±ŰŹŰ Ù۱۶ÙŰ© «ۧÙÙŰŹÙÙ
»
ۧ۱ŰȘÙۧŰč ŰčŰŻŰŻ ۧÙ۶ŰۧÙۧ Ű„ÙÙ 16 ŰšÙÙÙÙ
11 ŰŁÙÙ
ۧÙÙŰ§Ù ÙŰ«Ùۧ۫۩ ŰȘÙÙŰłÙÙÙ ÙÙ۱ÙŰłÙŰ§Ù ŰŁŰŰŻÙÙ
ۧ Ù
Ù ŰŁŰ”Ù ŰȘÙÙŰłÙ
ŰȘÙÙŰł Ù ŰšŰ±ÙÙÙ Ù ÙÙŰŻÙ: «ۧÙŰŽŰ±Ù Ű§ÙŰŁÙ۳۷» ÙۧÙÙÙۧÙۧŰȘ ÙÙÙ
ۧ ۧێۧ۱ŰȘ ۧÙÙ
ۧÙÙۧ ۧÙÙ Ű§Ù ÙÙŰ§Ù Â«Ù
ۀێ۱ۧŰȘ Ù
ŰȘŰČۧÙۯ۩» ŰčÙÙ Ű§Ù Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ ۧÙŰ°Ù ÙÙŰč ۧÙ
ۧÙ
Ù
Űčۚۯ ÙÙÙŰŻÙ ÙÙ ŰŹŰČÙ۱۩ ۏ۱ۚ۩ ۧÙŰȘÙÙŰłÙŰ© ۧÙۧ۳ۚÙŰč ۧÙÙ
Ű§Ű¶Ù ÙŰ§Ù Â«ÙŰŹÙÙ
Ű§Â»Ű Ű§ÙŰŻŰȘ ۧÙŰłÙ۷ۧŰȘ ۧÙŰȘÙÙŰłÙŰ© Ù
ۏۯۯۧ ۧÙ
Űł ۧÙÙ Ùۧ Ù
ۚ۱۱ ÙۧÙŰȘ۱ۧ۶ Ű§Ù Ű§ÙÙۏۧ۱ ێۧŰÙŰ© Ű”Ù۱ÙŰŹÙŰ© ÙۧÙŰȘ Ù
ŰÙ
ÙŰ© ۚۧÙŰșۧŰČ Ù۱ۚ ۧÙÙ
Űčۚۯ ÙŰ§Ù Â«Ű§ŰčŰȘۯۧۥ». ÙÙ Ű§ÙÙÙŰȘ ÙÙŰłÙ Ű§Ű±ŰȘÙŰč ۧÙÙ 16 ŰčŰŻŰŻ ÙŰȘÙÙ Ű§ÙŰۧۯ۫. ÙÙŰ§Ù Ù
۔ۯ۱ ŰÙÙÙ
Ù ŰȘÙÙŰłÙ ÙÙ ÙŰ°Ù Ű§ÙÙ
۱ŰÙŰ© Ù
Ù Ű§ÙŰȘŰÙÙÙ Ùۧ ÙÙŰŹŰŻ Ù
ۧ Ùۚ۱۱ ۧ۳ŰȘÙŰȘۧۏۧŰȘ Ű§ŰźŰ±Ù ŰłÙÙ Ű§Ùۧ۳ŰȘÙŰȘۧۏۧŰȘ ۧÙۧÙÙÙŰ© ÙÙŰȘŰÙÙÙ ŰšŰŁÙ Ű§ÙŰۧۯ۫ ۧÙŰ°Ù ÙÙŰč ۧÙŰźÙ
ÙŰł ۧÙÙ
Ű§Ű¶Ù Ű§Ù
ۧÙ
Ù
Űčۚۯ «ۧÙŰș۱Ùۚ۩» ÙŰ§Ù Ű§ÙÙۏۧ۱ۧ Űč۱۶Ùۧ. ÙŰ§Ű¶Ű§Ù Ű§ÙÙ
۔ۯ۱ Ű§Ù Â«Ű§ÙŰȘŰÙÙÙۧŰȘ Ù
ŰȘÙۧ۔ÙŰ©Ű ÙÙÙ ÙŰ°Ù Ű§ÙÙ
۱ŰÙŰ© Ù
Ù Ű§ÙŰȘŰÙÙÙ Ùۧ ŰŽÙŰĄ Ùۚ۱۱ ۧÙ
۱ۧ ۧ۟۱ ŰșÙ۱ ۧÙۧ۳ŰȘÙŰȘۧۏۧŰȘ ۧÙۧÙÙÙŰ© ۧÙŰȘÙ Ű§ŰžÙ۱ŰȘ ۧÙÙ Ű§ÙÙۏۧ۱ Űč۱۶Ù». ÙÙŰ§Ù Ű§ÙÙ Ù۞۱ۧ ÙŰ§Ù Â«ŰŹŰ«Ű© ۧÙŰłŰ§ŰŠÙ ÙŰŻ ŰȘÙŰÙ
ŰȘ ÙŰ§Ù Ű§ÙÙ
ŰÙÙÙÙ ŰšŰۧۏ۩ ۧÙÙ Ű§ÙÙ
ŰČÙŰŻ Ù
Ù Ű§ÙÙÙŰȘ ÙÙ ŰȘŰÙÙÙۧŰȘÙÙ
». ÙŰźÙŰ” ۧÙÙ Ű§ÙÙÙÙ Ű§Ù Â«Ű§Ùێ۱۷۩ ÙۧÙÙ۶ۧۥ ÙÙۧ۔ÙŰ§Ù Ű§ŰŹŰ±Ű§ŰĄ ŰȘŰÙÙÙۧŰȘÙÙ
ۧ ۚێÙÙ Ù
ŰłŰȘÙ
۱ ÙۚۯÙÙ ŰȘÙÙÙ ÙÙۧ ÙÙ
ÙÙÙÙ
ۧ ÙÙ Ű§ÙÙÙŰȘ ۧÙ۱ۧÙÙ Ű§ÙÙŰŽÙ ŰčÙ ŰčÙۧ۔۱ ŰȘÙ
Űł ۳۱ÙŰ© ۧÙŰȘŰÙÙÙ». ۧÙÙ Ű°ÙÙŰ ÙŰ§Ù ÙŰČÙ۱ ۧÙۯۧ۟ÙÙŰ© ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙ Ű§ÙŰȘÙ ŰŽÙÙÙ ÙŰȘÙÙŰČÙÙ٠«ŰČŰŻ ŰŻÙ Ű§Ù» ÙÙ Ù
ÙۧۚÙŰ© Ù
۳ۧۥ ۧÙÙ Ù
Ù Ű§Ù
Űł Ű§Ù Â«Ű§ŰźŰ± ۧÙÙ
ŰčÙÙÙ
ۧŰȘ ÙۧÙÙ
ۀێ۱ۧŰȘ ۧÙŰȘÙ ŰȘÙÙÙÙۧÙۧ Ù
Ù ŰŻŰ§ŰźÙ Ű§ÙŰšÙۧۯ ÙÙ
Ù ŰźŰ§Ű±ŰŹÙۧ ŰȘŰŽÙ۱ ۚێÙÙ Ù
ŰȘŰČۧÙŰŻ ۧÙÙ ÙŰŹÙÙ
». ÙÙŰ§Ù ŰłŰ§ŰŠŰ Ű§ÙÙ
ۧÙÙ ÙŰ§Ù Ù
ÙŰŹÙۯۧ ŰÙÙ ÙÙŰč ۧÙۧÙÙۏۧ۱ ۧÙÙ Â«Ű±ŰŁÙ Ù
ÙÙ۰ ۧÙۧŰčŰȘۯۧۥ». ÙÙŰ§Ù ÙÙÙ
ÙŰȘ ۧÙÙ۱ŰȘŰ ÙÙÙ Ù
ÙÙŰŻŰł ÙŰ§Ù ÙÙ
Ű¶Ù ŰčŰ·ÙŰȘÙ ÙÙ ŰȘÙÙŰł Ù
Űč ŰČÙŰŹŰȘÙ Ű§ŰŻÙŰ«Ű ÙŰ”ŰÙÙŰ© «ۚÙÙŰŻ ۧÙ
ŰłÙÙŰȘۧŰș» ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙŰ© ۧÙ۔ۧۯ۱۩ ۧÙ
Űł «ÙÙŰŻ ۱ۣÙŰȘ Ù
ÙÙ۰ ۧÙۧŰčŰȘۯۧۥ». Ùۧ۶ۧÙ: «ÙۧÙŰȘ ÙÙŰ§Ù ÙŰ°Ù Ű§ÙێۧŰÙŰ© ۧÙŰ”ŰșÙ۱۩ ÙÙŰ·Ű ÙÙۧÙŰȘ Ù
ÙŰŹÙŰŻŰ© Ù
Ù۰ ۧÙۚۯۧÙŰ© ۧÙ
ۧÙ
ۧÙÙ
Űčۚۯ». ÙŰȘۧۚŰč Ű§Ù Â«ŰŽŰ§ŰÙŰ© Ű”ŰșÙ۱۩ ŰȘÙÙÙŰȘ Ù
ۚۧێ۱۩ ۧÙ
ۧÙ
Ù
ŰŻŰźÙ Ű§ÙÙ
ŰčŰšŰŻŰ Ù۟۱ۏ Ű±ŰŹÙ Ù
Ù ŰšŰ§ŰšÙۧ ۧÙŰźÙÙÙ ÙۧŰșÙÙ Ű§ÙۧۚÙۧۚ. ÙŰȘÙŰŹÙ ŰłŰ±ÙŰčۧ ÙŰÙ Ű§ÙÙ
ÙۧŰČÙŰ ÙÙŰŻ ۚۯۧ ÙÙ Ű°ÙÙ Űș۱Ùۚۧ. ÙŰ§Ù ÙÙ Ű§ÙŰ«Ùۧ۫ÙÙ Ù
Ù Ű§ÙŰčÙ
۱ ŰȘÙ۱ÙŰšŰ§Ű ÙÙŰŻ ÙÙÙÙ ÙÙ Ù
ÙÙ۰ ۧÙۧŰčŰȘۯۧۥ». ÙۧÙŰŻ ŰłŰ§ŰŠŰ Ű§ŰźŰ±Ű ŰłÙŰșÙ۱ÙŰŻ Ù
ÙÙŰ±Ű Ù
Ù ÙۧÙ
ŰšÙ۱Űș ÙŰ°Ù Ű§ÙۧÙۧۯ۩ ÙۧۊÙۧ «ۧÙۧÙ
۱ ÙÙ
ÙÙÙ Űۧۯ۫ۧ». ÙÙŰŻ ŰšÙŰș ŰčŰŻŰŻ ÙŰȘÙÙ Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ 16 ێ۟۔ۧ Ù
Űč ÙÙۧ۩ Ű«Ùۧ۫۩ ۧÙÙ
Ű§Ù ŰąŰźŰ±ÙÙ. ÙÙŰŻ ۧŰčÙÙ ŰčÙ ÙÙۧ۩ Ű·ÙÙ ÙۧÙ
۱ۣ۩ ۧÙÙ
ۧÙÙÙÙ Ű”ŰšŰ§Ű Ű§Ù
Űł. ÙÙۧÙŰȘ ۳ۧۊŰŰ© ۧÙÙ
ۧÙÙŰ© Ű§ŰźŰ±Ù ÙŰŻ ŰȘÙÙÙŰȘ ۧÙÙÙÙŰ© ÙŰšÙ Ű§ÙÙ
ۧ۶ÙŰ© ÙÙ ÙۧÙ
ŰšÙ۱Űș (ŰŽÙ
Ű§Ù Ű§ÙÙ
ۧÙÙۧ) Ù
ŰȘۣ۫۱۩ ۚۧÙŰ۱ÙÙ Ű§ÙŰȘÙ Ű§Ű”ÙŰšŰȘ ŰšÙۧ. ÙŰšÙ۰ۧ ۧ۱ŰȘÙŰč ۧÙÙ 11 ŰčŰŻŰŻ ۧÙۧÙÙ
Ű§Ù Ű§Ù۰ÙÙ Ù۶Ùۧ ÙÙ Ű§ÙŰۧۯ۫. ÙۧÙۧۯŰȘ Ù
ŰȘŰۯ۫۩ ۚۧ۳Ù
ۧÙŰłÙۧ۱۩ ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙŰ© ÙÙ ŰȘÙÙŰł Ű§Ù 19 ۧÙÙ
ۧÙÙŰ§Ù Ű§Ű”ÙŰšÙۧ ÙÙ Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ ÙÙÙÙۧ ۧÙÙ ŰšÙۧۯÙÙ
ÙÙŰčÙۧۏ. ÙۧÙ۶ŰۧÙۧ ۧÙ۹۟۱ÙÙ ÙÙ
Ű«Ùۧ۫۩ ŰȘÙÙŰłÙÙÙ ÙÙ۱ÙŰłÙŰ§Ù Ű§ŰŰŻÙÙ
ۧ Ù
Ù Ű§Ű”Ù ŰȘÙÙŰłÙ. ÙÙÙ ŰȘŰ·Ù۱ ۹۟۱ ۧÙ
ŰłŰ ÙŰ§Ù Ű§ÙÙ
ŰłŰȘێۧ۱ ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙ ŰșÙ۱Ùۧ۱ۯ ێ۱Ùۯ۱ ۧÙÙ ŰșÙ۱ Ù
ŰȘŰŁÙŰŻ ŰšŰčŰŻ Ù
Ù Ű§Ù Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ ÙŰ§Ù Űۧۯ۫ۧ ۧÙ
ۧŰčŰȘŰŻŰ§ŰĄŰ Ù۰ÙÙ ÙÙ ŰŰŻÙŰ« ۧÙÙ Ű§ÙŰŽŰšÙŰ© ۧÙ۫ۧÙÙŰ© ÙÙŰȘÙÙŰČÙÙÙ Ű§ÙۧÙÙ
ۧÙÙ. ÙۧÙŰ¶Ű ŰŽŰ±Ùۯ۱ «ÙÙŰ§Ù Ù
ۀێ۱ۧŰȘ ŰȘŰ€ÙŰŻ Ù۱۶ÙŰ© ŰŰ”ÙÙ Ű§ŰčŰȘŰŻŰ§ŰĄŰ ŰșÙ۱ Ű§Ù Ù
ŰčŰ·ÙۧŰȘ ۧÙŰłÙ۷ۧŰȘ ۧÙŰȘÙÙŰłÙŰ© ŰȘÙŰÙ ŰšŰčÙŰł ۰ÙÙ». Ù۷ۧÙŰš ŰšÙŰŽÙ Ù
Ùۧۚ۳ۧŰȘ Ù۰ۧ ۧÙۧÙÙۏۧ۱ ۚۧÙÙۧÙ
Ù Ùۚۧ۳۱Űč ÙÙŰȘ Ù
Ù
ÙÙ. ÙŰ§Ű¶Ű§Ù Ű§ÙÙ ÙÙ ŰŰ§Ù ŰȘŰšÙÙ Ű§Ù Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ ۧŰčŰȘۯۧۥ ÙŰ§Ù Ű§ÙŰÙÙÙ
Ű© ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙŰ© «۳ŰȘŰšŰ°Ù ÙÙ Ù
ۧ ÙÙ ÙŰłŰčÙۧ ÙÙÙۚ۶ ŰčÙÙ Ù
۱ŰȘÙŰšÙÙ ÙÙ۶ŰčÙÙ
Ù۱ۧۥ ۧÙÙ۶ۚۧÙ». Ù
Ù ŰŹÙŰ© ۧ۟۱ÙŰ Ű§ŰčÙÙŰȘ ÙÙۧÙŰ© ۧÙŰłÙ۱ ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙŰ© ۧÙŰčÙ
ÙۧÙŰ© «ŰȘÙÙ» ۧÙۧŰŰŻ ۧÙÙۧ ŰŽŰ·ŰšŰȘ Ù
Ù ŰšŰ±Ű§Ù
ŰŹ ۱ŰÙۧŰȘÙۧ «ÙۧÙŰ© ۧÙÙ
ÙۧÙŰč ۧÙŰŻÙÙÙŰ© ۧÙ۟۷۱۩» Ù۰ÙÙ Ű§Ű«Ű± ۧÙÙۏۧ۱ ŰŹŰ±ŰšŰ©Ű ŰșÙ۱ ۧÙÙۧ ۧÙŰŻŰȘ ۧÙÙۧ ŰłŰȘÙŰ§Ű”Ù Űč۱۶ ŰȘÙÙŰł ÙŰŹŰČÙ۱۩ ۏ۱ۚ۩ ÙÙŰŹÙŰ© ŰłÙۧŰÙŰ©. Ùۧێۧ۱ŰȘ ۧÙÙÙۧÙŰ© ۧÙÙ Ű§Ù Ű§ÙŰÙÙÙ
Ű© ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙŰ© ÙÙ
ŰȘŰ۰۱ ۧÙÙ
Ùۧ۷ÙÙÙ Ű§ÙۧÙÙ
Ű§Ù Ù
Ù Ű§ÙŰłÙ۱ ۧÙÙ ŰȘÙÙŰł. Ùێۧ۱ ۧÙÙ Ű§Ù Ű¶ŰۧÙۧ ۧÙۧÙÙۏۧ۱ ۧÙۧÙÙ
Ű§Ù ÙÙÙÙ
Ù
Ù ŰČŰšŰ§ŰŠÙ Â«ŰȘÙÙ» ÙÙۧÙÙۧ ÙÙÙÙ
ÙÙ ŰšŰŹÙÙŰ© ÙÙ Ű§ÙŰŹŰČÙ۱۩ ŰšŰۧÙÙŰ© ŰčÙŰŻ ÙÙÙŰč ۧÙۧÙÙۏۧ۱.
(ÙÙÙۧ ŰčÙ Ű”ŰÙÙŰ© ۧÙŰŽŰ±Ù Ű§ÙŰŁÙ۳۷ ÙÙÙÙ
15 ŰŁÙ۱ÙÙ 2002)
16ÙŰȘÙÙŰ§Ù ÙÙ ŰŰ”ÙÙŰ© ŰŹŰŻÙŰŻŰ© ÙŰȘÙÙŰł ŰȘŰŹŰŻŰŻ Ù
ÙÙÙŰ© “ۧÙŰۧۯ۫ ۧÙŰčŰ±Ű¶Ù” ۚ۱ÙÙÙ ŰȘŰ±ŰŹŰ Ù۱۶ÙŰ© “ۧÙŰčÙ
Ù Ű§Ùۄ۱ÙŰ§ŰšÙ” ÙÙ Ű§ÙÙۏۧ۱ ۏ۱ۚ۩
ŰŁŰčÙÙ ÙŰČÙ۱ ۧÙۯۧ۟ÙÙŰ© ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙŰ© ۧÙŰȘÙ ŰŽÙÙÙ ÙÙÙŰ© ۧÙ۳ۚŰȘ/ۧÙۧŰŰŻ ŰŁÙ ÙÙŰ§Ù ŰŻÙŰ§ŰŠÙ Ù
ŰȘŰČۧÙŰŻŰ© ŰčÙÙ ŰŁÙ Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ ۧÙŰ°Ù ÙÙŰč Ù
ۀ۟۱ۧ ÙÙ Ű§ÙÙÙÙŰł ۧÙÙÙÙŰŻÙ ÙÙ ŰŹŰČÙ۱۩ ۏ۱ۚ۩ ۧÙŰłÙۧŰÙŰ© ŰšŰȘÙÙŰł ÙŰ§Ù Ù
ŰȘŰčÙ
ۯۧ ÙÙÙŰł Ù۶ۧۥ ÙÙۯ۱ۧ.ÙÙŰ§Ù ŰŽÙÙÙ ÙÙ ŰŁŰۧۯÙŰ« ÙÙ
Ű۷ۧŰȘ ۧÙŰȘÙÙŰČÙÙÙ Ű§ÙۧÙÙ
ۧÙÙŰ© Ű„Ù Ű§ÙÙ
ŰÙÙÙÙ Ù
Ù Ű§Ùێ۱۷۩ ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙŰ© ÙۧÙŰłÙ۷ۧŰȘ ۧÙŰȘÙÙŰłÙŰ© “ÙŰŻÙÙÙ
ŰŽÙÙÙ Ù
ŰȘŰČۧÙŰŻŰ© ÙÙ ŰŁÙ Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ ÙŰ§Ù ÙŰŹÙÙ
ۧ” Ù
ŰȘŰčÙ
ۯۧ.
ÙÙۧÙŰȘ ۧÙŰłÙ۷ۧŰȘ ۧÙŰȘÙÙŰłÙŰ© ÙŰŻ ŰŁŰčÙÙŰȘ ŰŁÙ Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ ۧÙŰ°Ù ÙÙŰč ÙÙÙ
ۧÙŰźÙ
ÙŰł ۧÙÙ
Ű§Ű¶Ù ÙۧÙŰ°Ù ŰŁŰłÙ۱ ŰčÙ Ù
۔۱Űč 13ێ۟۔ۧ Ù
ÙÙÙ
Ű«Ù
ۧÙÙŰ© ŰŁÙÙ
Ű§Ù ÙŰ§Ù Ù۶ۧۥ ÙÙۯ۱ۧ.Ù۰Ù۱ ŰŁÙ ŰŁÙ۫۱ Ù
Ù 30ێ۟۔ۧ ŰŁŰ”ÙŰšÙۧ Ù
ÙÙÙ
19ŰŁÙÙ
ۧÙÙۧ ÙÙ Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ ۧÙŰ°Ù ŰŁŰčÙÙŰȘ ۧÙŰłÙ۷ۧŰȘ ۧÙŰȘÙÙŰłÙŰ© ŰŁÙÙ ÙÙŰč ŰčÙŰŻÙ
ۧ ۧ۔۷ۯÙ
ŰȘ ێۧŰÙŰ© ŰȘŰÙ
Ù ÙÙ
ÙŰ© Ù
Ù Ű§ÙŰșۧŰČ Ű§ÙŰ·ŰšÙŰčÙ ŰšŰŹŰŻŰ§Ű± ŰÙÙ ÙÙÙŰł Űș۱Ùۚ۩ ÙÙÙ
ۧÙŰźÙ
ÙŰł ۧÙÙ
ۧ۶Ù. ÙÙŰčŰȘÙŰŻ ŰŁÙÙ Ù
Ù ŰŁÙŰŻÙ
ۧÙÙÙۧۊÙŰł ۧÙÙÙÙŰŻÙŰ© ۧÙŰȘÙ ŰŽÙŰŻŰȘ ÙÙ Ű§ÙÙ
ÙŰ·ÙŰ©. ÙŰŁÙŰ¶Ű ŰŽÙÙÙ ŰŁÙÙ Ùۧ ÙŰčŰȘÙŰŻ ŰŁÙ Ù
Ű«Ù Ù۰ۧ ۧÙÙŰŹÙÙ
ÙŰ§Ù Ù
ÙŰŹÙۧ ۶ۯ ŰŁÙÙ
ۧÙÙۧ ŰŁÙ Ű§ÙŰłÙŰ§Ű ÙŰ„ÙÙ
ۧ ۶ۯ Ù
ÙŰ§Ù ÙÙŰčۚۧۯ۩ ۧÙÙÙÙŰŻÙŰ©.
Ù۰Ù۱ŰȘ Ù
ŰŹÙŰ© ÙÙÙÙŰł ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙŰ© ŰŁÙ Ù
ÙŰžÙ
Ű© ۧÙÙÙ۶۩ ۧÙۧ۳ÙۧÙ
ÙŰ© ۧÙŰȘÙÙŰłÙŰ© ŰŁŰčÙÙŰȘ Ù
۳ۊÙÙÙŰȘÙۧ ŰčÙ Ű§ÙÙŰŹÙÙ
ۧÙۧÙŰȘŰۧ۱Ù. ÙÙ۱ۯŰȘ ŰŁÙۚۧۥ ŰčÙ ŰŁÙ ŰšÙۧÙۧ ÙŰČÙŰč ŰčÙÙ Ù
ÙۧŰȘŰš ۧÙŰ”ŰÙ Ű§ÙŰč۱ۚÙŰ© ÙÙ ÙÙŰŻÙ ŰŹŰ§ŰĄ ÙÙÙ ŰŁÙ Ű§ÙÙŰŹÙÙ
ÙÙŰč “ŰȘ۶ۧÙ
Ùۧ Ù
Űč ۄ۟ÙۧÙÙۧ ۧÙŰŽÙۯۧۥ ÙÙ ÙÙ۳۷ÙÙ”.
ÙŰȘÙ
Ű„Űčۧۯ۩ Űčێ۱۩ ŰŁÙÙ
Ű§Ù Ù
۔ۧۚÙÙ ŰšŰŹŰ±Ű§Ű ŰźŰ·Ù۱۩ Ù
Ù ŰȘÙÙŰł Ű„ÙÙ ŰŁÙÙ
ۧÙÙۧ ŰŁÙ
Űł ۧÙŰŁÙÙ “ۧÙ۳ۚŰȘ” ŰčÙÙ Ù
ŰȘÙ Ű·Ű§ŰŠŰ±Ű© ŰȘۧۚŰčŰ© ÙÙ
ŰłŰȘŰŽÙÙ Ű§ÙÙÙۧŰȘ ۧÙŰŹÙÙŰ© ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙŰ© Ùۄۯ۟ۧÙÙÙ
ŰčŰŻŰ© Ù
ŰłŰȘŰŽÙÙۧŰȘ ŰčÙÙ ŰčŰŹÙ. ÙÙŰ§Ù Ű§Ùۧ۷ۚۧۥ ŰŁÙ ŰšŰč۶ ۧÙÙ
Ű±Ű¶Ù ÙÙ ŰۧÙŰ© ۟۷Ù۱۩ ÙÙ
۔ۧۚÙÙ ŰšŰ۱ÙÙ ÙŰ«Ù۱۩.ÙÙ
Ù ŰšÙÙ Ű§Ù۰ÙÙ ÙÙÙۧ Ù
۔۱ŰčÙÙ
Ű”ŰšÙ ÙÙ Ű§ÙŰۧۯÙŰ© Űčێ۱۩ Ù
Ù Ű§ÙŰčÙ
۱ ÙŰźÙ
Űł ŰłÙۯۧŰȘ ÙÙ ÙÙ
۶ÙÙ Ű„ŰŹŰ§ŰČŰ© ÙÙ ŰȘÙÙŰł.
ÙÙ
ۧ ÙÙÙ ŰŁŰ±ŰšŰčŰ© ŰȘÙÙŰłÙÙÙ ÙÙ۱ÙŰłÙ Ù
۔۱ŰčÙÙ
ŰŁÙ۶ۧ.ÙŰȘÙŰŹÙ Ù
۳ۊÙÙŰ§Ù ŰŁÙÙ
ۧÙÙŰ§Ù ÙŰšÙŰ±Ű§Ù Ù
Ù Ù
ÙŰȘŰš Ù
ÙۧÙŰŰ© ۧÙۏ۱ÙÙ
Ű© ۧÙۧŰȘŰŰ§ŰŻÙ Ű„ÙÙ ŰȘÙÙŰł ÙÙÙ
۳ۧŰčŰŻŰ© ÙÙ Ű§ÙŰȘŰ۱ÙۧŰȘ ÙۧÙŰȘŰÙÙÙۧŰȘ.Ù۰ۧ ÙÙŰ§Ù Ù
۳ۀÙÙÙÙ ŰŁÙ
Űł ۧÙŰŁŰŰŻ Ű§Ù ŰłŰ§ŰŠŰÙÙ Ű§ÙÙ
ۧÙÙÙÙ ŰąŰźŰ±ÙÙ ŰȘÙÙÙۧ Ù
ŰȘۣ۫۱ÙÙ ŰšŰŹŰ±Ű§ŰÙÙ
ۧ ۏ۱ۧۥ ۧÙۧÙÙۏۧ۱ ÙÙ۱ŰȘÙŰč ŰčŰŻŰŻ ۧÙÙŰȘÙÙ ÙÙ Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ Ű„ÙÙ 16ێ۟۔ۧ ŰšÙÙÙÙ
Űčێ۱۩ ŰŁÙÙ
ۧÙ.
Ù
Ù ŰŹÙŰ© ۣ۟۱ÙŰ ÙŰ§Ù ŰłŰ§ŰŠŰ Ű§ÙÙ
ۧÙÙ ( 59ŰčۧÙ
ۧ) ÙŰ§Ù Ù
ÙŰŹÙۯۧ ŰÙÙ ÙÙŰč ۧÙۧÙÙۏۧ۱ ۧÙ
ۧÙ
ۧÙÙ
Űčۚۯ ۧÙÙÙÙŰŻÙ ÙÙ ŰŹŰ±ŰšŰ© ۧÙÙ “Ű±ŰŁÙ Ù
ÙÙ۰ ۧÙۧŰčŰȘۯۧۥ” ÙÙ Ű§Ùۧۯ۩ ۧۯÙÙ ŰšÙۧ ÙŰ”ŰÙÙŰ© “ŰšÙÙŰŻ ۧÙ
ŰłÙÙŰȘۧŰș” ۧÙŰŽŰčŰšÙŰ© ۧÙ
Űł ۧÙۧŰŰŻ.ÙŰ§Ű¶Ű§Ù “ÙŰ§Ù ÙÙŰ§Ù ÙŰ°Ù Ű§ÙێۧŰÙŰ© ۧÙŰ”ŰșÙ۱۩ ÙÙŰ·Ű ÙÙۧÙŰȘ Ù
ÙŰŹÙŰŻŰ© Ù
Ù۰ ۧÙۚۯۧÙŰ© ۧÙ
ۧÙ
ۧÙÙ
Űčۚۯ”.ÙŰȘۧۚŰč Ű§Ù “ێۧŰÙŰ© Ű”ŰșÙ۱۩ ŰȘÙÙÙŰȘ Ù
ۚۧێ۱۩ ۧÙ
ۧÙ
Ù
ŰŻŰźÙ Ű§ÙÙÙÙŰłŰ Ù۟۱ۏ Ű±ŰŹÙ Ù
Ù ŰšŰ§ŰšÙۧ ۧÙŰźÙÙÙ ÙۧŰșÙÙ Ű§ÙۧۚÙۧۚ. ÙŰȘÙŰŹÙ ŰłŰ±ÙŰčۧ ÙŰÙ Ű§ÙÙ
ÙۧŰČÙŰ ÙÙŰŻ ۚۯۧ ÙÙ Ű°ÙÙ Űș۱Ùۚۧ. ÙŰ§Ù ÙÙ Ű§ÙŰ«Ùۧ۫ÙÙ Ù
Ù Ű§ÙŰčÙ
۱ ŰȘÙ۱ÙŰšŰ§Ű ÙÙŰŻ ÙÙÙÙ ÙÙ Ù
ÙÙ۰ ۧÙۧŰčŰȘۯۧۥ”.
ÙŰŁÙŰŻ ŰłŰ§ŰŠŰ ŰąŰźŰ±Ű ŰłÙŰșÙ۱ÙŰŻ Ù
ÙÙŰ±Ű Ù
Ù ÙۧÙ
ŰšÙ۱Űș ÙŰ°Ù Ű§ÙۧÙۧۯ۩ ÙۧۊÙۧ “ۧÙۧÙ
۱ ÙÙ
ÙÙÙ Űۧۯ۫ۧ”.Ű„ÙÙ Ű°ÙÙ ŰŁÙŰŻŰȘ ۧÙŰÙÙÙ
Ű© ۧÙŰȘÙÙŰłÙŰ© ŰŁÙ
Űł ۧÙŰŁŰŰŻ ۧÙÙ Ùۧ Ù
ŰčÙÙÙ
ۧŰȘ ŰŹŰŻÙŰŻŰ© ÙŰŻÙÙۧ ŰȘŰŽÙ۱ Ű„ÙÙ ŰȘŰŻŰšÙ۱ Ù
ŰȘŰčÙ
ŰŻ ÙۧÙÙۏۧ۱ ۧÙێۧŰÙŰ© ۧÙŰ°Ù ÙŰȘÙ 16ێ۟۔ۧ ŰčÙÙ Ű§ÙŰŁÙÙ ŰźŰ§Ű±ŰŹ Ù
Űčۚۯ ÙÙÙŰŻÙ ÙÙ ŰŹŰČÙ۱۩ ۏ۱ۚ۩ ۚۏÙÙŰš ۧÙŰšÙۧۯ.ÙÙŰ§Ù Ù
۔ۯ۱ ŰÙÙÙ
Ù ŰȘÙÙŰłÙ Ù۱ÙÙŰȘ۱ŰČ: “ÙÙ ÙŰ°Ù Ű§ÙÙ
۱ŰÙŰ© Ù
Ù Ű§ÙŰȘŰÙÙÙ Ùۧ ÙÙŰŹŰŻ Ù
ۧ Ùۚ۱۱ ۧ۳ŰȘÙŰȘۧۏۧŰȘ ŰŁŰźŰ±Ù ŰłÙÙ Ű§Ùۧ۳ŰȘÙŰȘۧۏۧŰȘ ۧÙŰŁÙÙÙŰ© ÙÙŰȘŰÙÙÙ ŰšŰŁÙ Ű§ÙŰۧۯ۫ ÙŰ§Ù Ű„ÙÙۏۧ۱ۧ Űč۱۶Ùۧ”.
(ۧÙÙ
۔ۯ۱: Ű”ŰÙÙŰ© ۧÙ۱Ùۧ۶ ۧÙŰłŰčÙŰŻÙŰ© ÙÙÙÙ
15 ŰŁÙ۱ÙÙ 2002)
ŰȘÙ
ŰłÙŰȘ ۚ۳ÙÙۧ۱ÙÙ
ۧÙÙŰŹÙÙ
ۧÙÙ
ŰȘŰčÙ
ŰŻ
ŰŁÙÙ
ۧÙÙۧ ŰȘÙŰȘÙŰŻ ŰŁŰłÙÙŰš ŰȘÙÙŰł ÙÙ Ű§ÙŰȘŰčۧÙ
Ù Ù
Űč ŰȘÙŰŹÙ۱ ۧÙÙ
Űčۚۯ
ۧÙÙÙÙŰŻÙ
ۧÙۧ۫ÙÙÙ 15 ۣۚ۱ÙÙ 2002 15:23
Ű„ÙÙۧÙ- ŰȘÙ
ŰłÙŰȘ ۧÙÙ
ۧÙÙۧ ŰšÙ
ÙÙÙÙۧ Ù
Ù Ű§Ù Ű§ÙÙۏۧ۱ۧ ÙÙŰč ۧÙ
ۧÙ
Ù
Űčۚۯ ÙÙÙŰŻÙ ÙÙ ŰȘÙÙŰł Ùۧ۳Ù۱ ŰčÙ Ù
ÙŰȘÙ Űčێ۱۩ ۧÙÙ
ۧÙŰ Ù
Ű€ÙŰŻŰ© ŰŁÙÙ ÙŰ§Ù ÙŰŹÙÙ
ۧ Ù
ŰȘŰčÙ
ۯۧ ÙÙÙŰł Űۧۯ۫ۧ Űč۱۶ÙۧÙŰ ÙÙ
ۧ ŰŁÙŰŻ ۧÙŰłÙ۷ۧŰȘ ۧÙŰȘÙÙŰłÙŰ© ÙÙ ŰŁÙ۫۱ Ù
Ù ŰȘ۔۱ÙŰ Ű±ŰłÙ
Ù ŰłŰ§ŰšÙ.
ÙŰȘŰłŰ§ŰĄÙ Ű§ÙŰȘÙ ŰŽÙÙÙ ÙŰČÙ۱ ۧÙۯۧ۟ÙÙŰ© ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙ ŰčÙ ŰłŰšŰš ۚۯۥ ۧŰčÙ
Ű§Ù Ű§Ùۧ۔ÙŰ§Ű ÙÙ Ű§ÙÙ
Űčۚۯ ŰčÙÙ Ű§ÙÙÙ۱ ŰšŰčŰŻ ۧÙۧÙÙۏۧ۱ ۧÙŰ°Ù ÙÙŰč ÙÙÙ
ۧÙŰźÙ
ÙŰł ۧÙÙ
ۧ۶ÙŰ ÙۧÙÙ
۟ۧ۷۱ ÙŰšÙ۱۩ ŰčÙÙ ŰȘÙÙŰł ۧÙŰȘÙ ŰȘŰčŰȘÙ
ŰŻ ŰčÙÙ ŰčۧۊۯۧŰȘÙۧ Ù
Ù Ű§ÙŰłÙۧŰŰ© ÙÙŰČÙ۱Ùۧ Ù
ÙۧÙÙÙ Ű§ÙۧÙÙ
Ű§Ù ŰłÙÙÙۧ.
ÙۧۚÙŰș ŰŽÙÙÙ Ù
ŰŰ·Ű© (ŰČŰŻ.ŰŻÙ.ۧÙ) ۧÙŰȘÙÙŰČÙÙÙÙŰ© ÙÙÙ
ۧÙۧ۫ÙÙÙ “Ù
۳ۣÙŰ© Ù
ۧ ۧ۰ۧ ÙŰ§Ù Ù
Ù Ű§ÙÙ
ÙŰ·ÙÙ Ű§Ùۚۯۥ ŰčÙÙ Ű§ÙÙÙ۱ ÙÙ Ű§ŰčÙ
Ű§Ù Ű§Ùۧ۔ÙŰ§Ű Ű§Ù
۱ ÙŰŹŰš Ű§Ù Ù۶Űč ŰčÙÙÙ ŰčÙۧÙ
Ű© ۧ۳ŰȘÙÙۧÙ
ÙŰšÙ۱۩”.
ÙÙŰȘÙ Űčێ۱۩ ۧÙÙ
Ű§Ù ÙŰźÙ
۳۩ ŰȘÙÙŰłÙÙÙ ÙÙ۱ÙŰłÙ ÙۧŰŰŻ ÙÙ Ű§ÙÙۏۧ۱ ێۧŰÙŰ© ŰȘŰÙ
Ù ŰșۧŰČ Ű·ŰšÙŰčÙ ŰźŰ§Ű±ŰŹ ۧÙŰŻÙ
Ù
Űčۚۯ ÙÙÙŰŻÙ ÙÙ ŰȘÙÙŰł ŰšÙ
ÙŰȘŰŹŰč ŰŹŰ±ŰšŰ©Ű ÙÙۧÙŰȘ ۧÙŰÙÙÙ
Ű© ۧÙŰȘÙÙŰłÙŰ© ÙÙÙ
ۧÙۧŰŰŻ ۧÙÙۧ ÙÙŰł ÙŰŻÙÙۧ Ù
ŰčÙÙÙ
ۧŰȘ ŰŹŰŻÙŰŻŰ© ŰȘŰŽÙ۱ ۧÙÙ Ű§Ù Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ ÙŰ§Ù ÙŰŹÙÙ
ۧ ÙÙÙŰł Űۧۯ۫ۧÙ.
ÙۧÙŰŻ ŰŽÙÙÙ ÙÙÙ
ۧÙۧ۫ÙÙÙ Ù
ۏۯۯۧ ۧŰčŰȘÙۧۯ ۧÙŰÙÙÙ
Ű© ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙŰ© ŰšŰ§Ù Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ ÙŰ§Ù ÙŰŹÙÙ
ۧ ÙۧۊÙۧ “ÙŰŻÙÙۧ Ù
ŰčÙÙÙ
ۧŰȘ ŰȘŰčŰČŰČ Ù۰ۧ ۧÙۧŰčŰȘÙۧۯ”.
ÙŰ§Ű¶Ű§Ù Ű§ÙÙŰČÙ۱ ۧÙÙ ÙÙ ÙŰ§Ù ÙŰŹÙÙ
ۧ ۚۧÙÙŰčÙ ÙۧÙÙ ÙŰ§Ù ÙÙ Ű§ÙۧŰșÙŰš ÙŰłŰȘÙŰŻÙ Ű§ÙÙ
Űčۚۯ ÙÙÙŰł ۧÙ۳ۧۊŰÙÙ. ÙÙÙÙÙ ÙۧۏÙÙ ŰčŰ§ŰŻÙ Ű§ÙÙ Ű§ÙÙ
ۧÙÙۧ ÙÙ Ù
Ű·ÙŰč ۧÙۧ۳ۚÙŰč Ù۰ÙÙ Ű§ÙÙÙ
Ù۱ÙÙ Ű§Ù Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ ÙÙ
ÙÙÙ Ù
ۏ۱ۯ Űۧۯ۫.
ÙÙŰ§Ù ÙÙÙÙ
ÙŰȘ ۧÙÙ۱ŰȘ (62 ŰčۧÙ
ۧ) ÙŰ”ŰÙÙŰ© ŰšÙÙŰŻ “۟۱ۏ Ű±ŰŹÙ ÙŰšÙÙ Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ ÙÙ۱ ÙŰ§Ű±ŰšŰ§Ű ÙŰ§Ù ŰșۧÙۚۧ ۧÙÙ
ÙۧۏÙ
”.
ÙۧۚÙŰș ۧÙÙ
ŰłŰȘێۧ۱ ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙ ŰŹÙ۱Ùۧ۱ۯ ێ۱Ùۯ۱ Ù
Ű€ŰȘÙ
۱ۧ Ű”ŰÙÙۧ ÙÙÙ
ۧÙۧ۫ÙÙÙ Ű§Ù ÙÙŰ§Ù “ŰŻÙŰ§ŰŠÙ” ŰȘŰŽÙ۱ ۧÙÙ Ű§ÙÙ ÙŰŹÙÙ
ÙÙÙÙ Ű§Ű¶Ű§Ù “ÙÙŰł ÙÙŰ§Ù ŰÙÙÙŰ© Ù
Ű€ÙŰŻŰ©”.
ÙÙŰ”ŰŰȘ ÙŰČۧ۱۩ ۧÙ۟ۧ۱ۏÙŰ© ۧÙۧÙÙ
Ű§Ù ÙÙ ŰȘÙÙŰł ŰȘŰŹÙŰš ۧÙŰŰŽÙŰŻ. ÙÙ
ۧŰČۧÙŰȘ ŰȘŰčŰȘۚ۱ ŰȘÙÙŰł ۧÙ۫۱ ۧÙ
ۧÙۧ Ù
Ù 11 ŰŻÙÙŰ© ۧŰčŰ·ŰȘ ŰȘŰ۰Ù۱ۧŰȘ Ù
ۚۧێ۱۩ Ù
Ù Ű§ÙŰłÙ۱ ۧÙÙÙۧ ÙÙÙÙۧ ۧÙŰ§Ù ŰȘ۶Űč ŰȘÙÙŰł ۶Ù
Ù ŰłŰšŰč ŰŻÙÙ ŰȘŰčŰ·Ù ÙÙÙۧ ÙŰ”Ű§ŰŠŰ Ű§Ù
ÙÙŰ©.
ÙÙŰČÙ۱ ÙŰÙ Ű«ÙŰ« ۧÙŰłÙŰ§Ű Ű§Ù۰ÙÙ ÙŰČÙ۱ÙÙ ŰȘÙÙŰł ÙÙ ŰčۧÙ
ÙŰčŰŻŰŻÙÙ
ŰźÙ
۳۩ Ù
ÙۧÙÙÙ ŰŹŰČÙ۱۩ ۏ۱ۚ۩. ÙÙۧÙŰȘ ێ۱ÙŰ© ŰȘÙ.ÙÙ.Ű§Ù Ű§ÙۧÙÙ
ۧÙÙŰ© ÙÙŰłÙۧŰŰ© ۧÙŰȘÙ ÙŰŻÙ۱ ێ۱ÙÙ ÙÙۧ ۧÙŰۧÙÙŰ© ۧÙŰȘÙ Ű§ÙÙŰȘ ۧÙŰłÙŰ§Ű ÙÙÙ
Űčۚۯ Ű§Ù Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ ÙÙ
Ùۀۯ ۧÙÙ Ű§Ű±ŰȘÙۧŰč ÙÙ Ù
ŰčŰŻÙ Ű§ÙŰșۧۥ ۧÙŰŰŹÙŰČۧŰȘ.
ÙÙŰ§Ù ŰČŰčÙ
ۧۥ ۧÙ۷ۧۊÙŰ© ۧÙÙÙÙŰŻÙŰ© ÙÙ ŰȘÙÙŰł ÙÙÙ
ۧÙۧŰŰŻ ۧÙÙÙ
ÙŰȘÙ
ÙÙÙ Ű§Ù ŰȘŰžÙ۱ ۧÙŰȘŰÙÙÙۧŰȘ Ű§Ù Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ ÙÙ
ÙÙÙ ŰȘÙŰŹÙ۱ۧ ۧÙŰȘŰۧ۱Ùۧ Ù
۱ŰȘۚ۷ۧ ŰčÙÙ Ű§ÙŰ§Ű±ŰŹŰ ŰšŰ§Ù۔۱ۧŰč ۧÙۯۧۊ۱ ÙÙ Ű§ÙŰŽŰ±Ù Ű§ÙۧÙ۳۷.
۶ŰÙ ŰźŰ§ÙŰŻ
(ۧÙÙ
۔ۯ۱: Ù
ÙÙŰč Ű„ÙÙŰ§Ù Ű§Ùۄ۟ۚۧ۱Ù)
ۧÙÙ
ۧÙÙۧ ŰȘÙŰȘÙŰŻ ŰȘŰčۧÙ
Ù ŰȘÙÙŰł Ù
Űč ŰȘÙŰŹÙ۱ ۧÙ
ۧÙ
Ù
Űčۚۯ
ۚ۱ÙÙÙ (۱ÙÙŰȘ۱ŰČ) – ŰȘÙ
ŰłÙŰȘ ۧÙÙ
ۧÙÙۧ ŰšÙ
ÙÙÙÙۧ ÙÙÙ
ۧÙۧ۫ÙÙÙ Ù
Ù Ű§Ù Ű§ÙÙۏۧ۱ۧ ÙÙŰč ۧÙ
ۧÙ
Ù
Űčۚۯ ÙÙÙŰŻÙ ÙÙ ŰȘÙÙŰł Ùۧ۳Ù۱ ŰčÙ Ù
ÙŰȘÙ Űčێ۱۩ ۧÙÙ
Ű§Ù ÙŰ§Ù ÙŰŹÙÙ
ۧ Ù
ŰȘŰčÙ
ۯۧ ÙÙÙŰł Űۧۯ۫ۧ ÙÙ
ۧ ŰȘŰ€ÙŰŻ ۧÙŰłÙ۷ۧŰȘ ۧÙŰȘÙÙŰłÙŰ©.
ÙŰȘŰłŰ§ŰĄÙ Ű§ÙŰȘÙ ŰŽÙÙÙ ÙŰČÙ۱ ۧÙۯۧ۟ÙÙŰ© ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙ ŰčÙ ŰłŰšŰš ۚۯۥ ۧŰčÙ
Ű§Ù Ű§Ùۧ۔ÙŰ§Ű ÙÙ Ű§ÙÙ
Űčۚۯ ŰčÙÙ Ű§ÙÙÙ۱ ŰšŰčŰŻ ۧÙۧÙÙۏۧ۱ ۧÙŰ°Ù ÙÙŰč ÙÙÙ
ۧÙŰźÙ
ÙŰł ۧÙÙ
ۧ۶Ù. ÙۧÙÙ
۟ۧ۷۱ ÙŰšÙ۱۩ ŰčÙÙ ŰȘÙÙŰł ۧÙŰȘÙ ŰȘŰčŰȘÙ
ŰŻ ŰčÙÙ ŰčۧۊۯۧŰȘÙۧ Ù
Ù Ű§ÙŰłÙۧŰŰ© ÙÙŰČÙ۱Ùۧ Ù
ÙۧÙÙÙ Ű§ÙۧÙÙ
Ű§Ù ŰłÙÙÙۧ.
ÙۧۚÙŰș ŰŽÙÙÙ Ù
ŰŰ·Ű© (ŰČŰŻ.ŰŻÙ.ۧÙ) ۧÙŰȘÙÙŰČÙÙÙÙŰ© ÙÙÙ
ۧÙۧ۫ÙÙÙ “Ù
۳ۣÙŰ© Ù
ۧ ۧ۰ۧ ÙŰ§Ù Ù
Ù Ű§ÙÙ
ÙŰ·ÙÙ Ű§Ùۚۯۥ ŰčÙÙ Ű§ÙÙÙ۱ ÙÙ Ű§ŰčÙ
Ű§Ù Ű§Ùۧ۔ÙŰ§Ű Ű§Ù
۱ ÙŰŹŰš Ű§Ù Ù۶Űč ŰčÙÙÙ ŰčÙۧÙ
Ű© ۧ۳ŰȘÙÙۧÙ
ÙŰšÙ۱۩.”
ÙÙŰȘÙ Űčێ۱۩ ۧÙÙ
Ű§Ù ÙŰźÙ
۳۩ ŰȘÙÙŰłÙÙÙ ÙÙ۱ÙŰłÙ ÙۧŰŰŻ ÙÙ Ű§ÙÙۏۧ۱ ێۧŰÙŰ© ŰȘŰÙ
Ù ŰșۧŰČ Ű·ŰšÙŰčÙ ŰźŰ§Ű±ŰŹ ۧÙŰŻÙ
Ù
Űčۚۯ ÙÙÙŰŻÙ ÙÙ ŰȘÙÙŰł ŰšÙ
ÙŰȘŰŹŰč ۏ۱ۚ۩. ÙÙۧÙŰȘ ۧÙŰÙÙÙ
Ű© ۧÙŰȘÙÙŰłÙŰ© ÙÙÙ
ۧÙۧŰŰŻ ۧÙÙۧ ÙÙŰł ÙŰŻÙÙۧ Ù
ŰčÙÙÙ
ۧŰȘ ŰŹŰŻÙŰŻŰ© ŰȘŰŽÙ۱ ۧÙÙ Ű§Ù Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ ÙŰ§Ù ÙŰŹÙÙ
ۧ ÙÙÙŰł Űۧۯ۫ۧ.
ÙۧÙŰŻ ŰŽÙÙÙ ÙÙÙ
ۧÙۧ۫ÙÙÙ Ù
ۏۯۯۧ ۧŰčŰȘÙۧۯ ۧÙŰÙÙÙ
Ű© ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙŰ© ŰšŰ§Ù Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ ÙŰ§Ù ÙŰŹÙÙ
ۧ ÙۧۊÙۧ “ÙŰŻÙÙۧ Ù
ŰčÙÙÙ
ۧŰȘ ŰȘŰčŰČŰČ Ù۰ۧ ۧÙۧŰčŰȘÙۧۯ.”
ÙŰ§Ű¶Ű§Ù Ű§ÙÙŰČÙ۱ ۧÙÙ ÙÙ ÙŰ§Ù ÙŰŹÙÙ
ۧ ۚۧÙÙŰčÙ ÙۧÙÙ ÙŰ§Ù ÙÙ Ű§ÙۧŰșÙŰš ÙŰłŰȘÙŰŻÙ Ű§ÙÙ
Űčۚۯ ÙÙÙŰł ۧÙ۳ۧۊŰÙÙ. ÙÙÙÙÙ ÙۧۏÙÙ ŰčŰ§ŰŻÙ Ű§ÙÙ Ű§ÙÙ
ۧÙÙۧ ÙÙ Ù
Ű·ÙŰč ۧÙۧ۳ۚÙŰč Ù۰ÙÙ Ű§ÙÙÙ
Ù۱ÙÙ Ű§Ù Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ ÙÙ
ÙÙÙ Ù
ۏ۱ۯ Űۧۯ۫.
ÙÙŰ§Ù ÙÙÙÙ
ÙŰȘ ۧÙÙ۱ŰȘ (62 ŰčۧÙ
ۧ) ÙŰ”ŰÙÙŰ© ŰšÙÙŰŻ “۟۱ۏ Ű±ŰŹÙ ÙŰšÙÙ Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ ÙÙ۱ Ùۧ۱ۚۧ. ÙŰ§Ù ŰșۧÙۚۧ ۧÙÙ
ÙۧۏÙ
.”
ÙۧۚÙŰș ۧÙÙ
ŰłŰȘێۧ۱ ۧÙۧÙÙ
ۧÙÙ ŰŹÙ۱Ùۧ۱ۯ ێ۱Ùۯ۱ Ù
Ű€ŰȘÙ
۱ۧ Ű”ŰÙÙۧ ÙÙÙ
ۧÙۧ۫ÙÙÙ Ű§Ù ÙÙŰ§Ù “ŰŻÙŰ§ŰŠÙ” ŰȘŰŽÙ۱ ۧÙÙ Ű§ÙÙ ÙŰŹÙÙ
ÙÙÙÙ Ű§Ű¶Ű§Ù “ÙÙŰł ÙÙŰ§Ù ŰÙÙÙŰ© Ù
Ű€ÙŰŻŰ©.”
ÙÙŰ”ŰŰȘ ÙŰČۧ۱۩ ۧÙ۟ۧ۱ۏÙŰ© ۧÙۧÙÙ
Ű§Ù ÙÙ ŰȘÙÙŰł ŰȘŰŹÙŰš ۧÙŰŰŽÙŰŻ. ÙÙ
ۧŰČۧÙŰȘ ŰȘŰčŰȘۚ۱ ŰȘÙÙŰł ۧÙ۫۱ ۧÙ
ۧÙۧ Ù
Ù 11 ŰŻÙÙŰ© ۧŰčŰ·ŰȘ ŰȘŰ۰Ù۱ۧŰȘ Ù
ۚۧێ۱۩ Ù
Ù Ű§ÙŰłÙ۱ ۧÙÙÙۧ ÙÙÙÙۧ ۧÙŰ§Ù ŰȘ۶Űč ŰȘÙÙŰł ۶Ù
Ù ŰłŰšŰč ŰŻÙÙ ŰȘŰčŰ·Ù ÙÙÙۧ ÙŰ”Ű§ŰŠŰ Ű§Ù
ÙÙŰ©.
ÙÙŰČÙ۱ ÙŰÙ Ű«ÙŰ« ۧÙŰłÙŰ§Ű Ű§Ù۰ÙÙ ÙŰČÙ۱ÙÙ ŰȘÙÙŰł ÙÙ ŰčۧÙ
ÙŰčŰŻŰŻÙÙ
ŰźÙ
۳۩ Ù
ÙۧÙÙÙ ŰŹŰČÙ۱۩ ۏ۱ۚ۩. ÙÙۧÙŰȘ ێ۱ÙŰ© ŰȘÙ.ÙÙ.Ű§Ù Ű§ÙۧÙÙ
ۧÙÙŰ© ÙÙŰłÙۧŰŰ© ۧÙŰȘÙ ÙŰŻÙ۱ ێ۱ÙÙ ÙÙۧ ۧÙŰۧÙÙŰ© ۧÙŰȘÙ Ű§ÙÙŰȘ ۧÙŰłÙŰ§Ű ÙÙÙ
Űčۚۯ Ű§Ù Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ ÙÙ
Ùۀۯ ۧÙÙ Ű§Ű±ŰȘÙۧŰč ÙÙ Ù
ŰčŰŻÙ Ű§ÙŰșۧۥ ۧÙŰŰŹÙŰČۧŰȘ.
ÙÙŰ§Ù ŰČŰčÙ
ۧۥ ۧÙ۷ۧۊÙŰ© ۧÙÙÙÙŰŻÙŰ© ÙÙ ŰȘÙÙŰł ÙÙÙ
ۧÙۧŰŰŻ ۧÙÙÙ
ÙŰȘÙ
ÙÙÙ Ű§Ù ŰȘŰžÙ۱ ۧÙŰȘŰÙÙÙۧŰȘ Ű§Ù Ű§ÙۧÙÙۏۧ۱ ÙÙ
ÙÙÙ ŰȘÙŰŹÙ۱ۧ ۧÙŰȘŰۧ۱Ùۧ Ù
۱ŰȘۚ۷ۧ ŰčÙÙ Ű§ÙŰ§Ű±ŰŹŰ ŰšŰ§Ù۔۱ۧŰč ۧÙۯۧۊ۱ ÙÙ Ű§ÙŰŽŰ±Ù Ű§ÙۧÙ۳۷.
15.04.2002 16:30, Reuters
AFP, le 13.04.2002 Ă 12:32:00
L’organisation islamique Al-Nahdha dĂ©ment tout message de revendication
Â
LONDRES, 13 avr (AFP) – L’organisation islamique tunisienne d’opposition Al-Nahdha (Renaissance) a catĂ©goriquement dĂ©menti samedi avoir revendiquĂ© l’explosion jeudi d’un camion-citerne qui a fait 12 morts dont huit Allemands prĂšs de la synagogue de la Ghriba, sur l’Ăźle de Djerba en Tunisie.
Dans un article Ă paraĂźtre dans l’Ă©dition de lundi, l’hebdomadaire allemand Focus affirme que Al-Nahdha aurait revendiquĂ© l’attentat. La publication Ă©voque, sans citer de sources, un message envoyĂ© aux rĂ©dactions de journaux arabes Ă Londres, selon lequel cet action aurait Ă©tĂ© menĂ©e “en solidaritĂ© avec nos frĂšres-martyrs de Palestine”.
“Nous nions catĂ©goriquement ĂȘtre Ă l’origine d’un quelconque message et que notre mouvement ait une quelconque relation avec cet acte, si c’est un attentat”, a dĂ©clarĂ© Ă l’AFP Amer Larayed, prĂ©sident du bureau politique du mouvement Al-Nahdha, contactĂ© par tĂ©lĂ©phone.
“Nous avons publiĂ© un communiquĂ© pour condamner cet acte s’il s’avĂ©rait ĂȘtre un attentat”, a-t-il ajoutĂ©.
“Ce n’est pas notre politique de commettre de tels actes”, a-t-il soulignĂ©. “Si ce message existe, il ne peut s’agir que d’une manipulation des services secrets tunisiens”, a-t-il ajoutĂ©.
“Nous sommes contre ce type d’actes barbares qui ne peuvent que servir la politique de (Ariel) Sharon”, le Premier ministre israĂ©lien, a-t-il estimĂ©.
“Nous allons nous renseigner pour savoir d’oĂč est venue cette information et nous nous irons en justice s’il le faut”, a affirmĂ© M. Larayed.
Egalement contactĂ©, le journal Al-Hayat Ă Londres a indiquĂ© n’avoir reçu “aucun message ni aucune revendication” de Al-Nahdha ou d’autres organisations.
Les autoritĂ©s tunisiennes ont affirmĂ© jeudi que l’explosion Ă©tait d’origine “accidentelle”, alors que le ministĂšre israĂ©lien des Affaires Ă©trangĂšres a, pour sa part, affirmĂ© qu’il s’agissait d’un “attentat”.
Des sources proches du gouvernement allemand, citĂ©es samedi par le quotidien allemand Bild, affirment que l’explosion Ă©tait due Ă un attentat.
Le gouvernement allemand a envoyĂ© deux spĂ©cialistes de la police fĂ©dĂ©rale criminelle (BKA) en Tunisie pour participer Ă l’enquĂȘte.
AFP
TRADUCTION EN LANGUE ALLEMANDE DU COMMUNIQUE DU MOUVEMENT ENNAHDHA PUBLIE DANS NOS MAILS PRECEDENTS:
ENNAHDHA-PARTEI
nahdhatunisie@hotmail.com   Â
Tel. 0033620845724
Paris den, 13.04.2002
Betr.
: Explosion eines Gastankwagens auf der Insel Djerba.
 Anl
Ùsslich des tragischen Ereignisses auf der Insel Djerba, das unter StaatsbĂŒrgern Ihres Landes, die sich zu Besuch in unserem Land Tunesien befunden haben, viele Todesopfer gefordert hat, spricht die tunesische Ennahdha -Partei ( Wiedergeburt-Partei) Ihnen und den AngehÙrigen der Opfer und dem ganzen deutschen Volk ihr tiefstes Beileid aus, verbunden mit dem Wunsch, dass die zahlreichen Verletzten bald von ihren Verletzungen genesen mÙgen.Die Tunesische Ennahdha – Partei          Â
Kontaktperson der Ennahdha in Deutschland
Hechmi Daoussi hechmi@daoussi.de
Der Leiter des politischen BĂŒros
Ameur Larayedh
Tel. 0033620845724/ Tel. 0033 1724110234
LE MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ALLEMAND CONSEILLE LES CITOYENS ALLEMANDS DâETRE TRES VIGILANTS SâILS DECIDENT DâALLER EN TUNISIE!!
Consignes de sécurité

Actualisé le : 14.04.02
Information rĂ©cente: Le 11.04.2002 un camion-citerne a explosé , dans des circonstances qui ne sont pas encore clarifiĂ©es, devant une synagogue Ă proximitĂ© dâun groupe de touristes, presque tous allemands. Tous les indices mĂšnent vers la piste dâun attentat, qui ne visait pas, cependant, les citoyens allemands. Une vigilance accrue est hautement recommandĂ©e, surtout dans lieux publics trĂšs frĂ©quentĂ©s oĂč peuvent se former des groupes denses de visiteurs.Consignes gĂ©nĂ©rales: ExceptĂ© la petite criminalitĂ© ( vol, escroquerie) qui touche, surtout, les lieux touristiques Ă forte frĂ©quentation, aucun danger majeur nâest Ă craindre.
Une haute vigilance est instamment recommandĂ©e pour les transactions immobiliĂšres, surtout que pendant les derniĂšres annĂ©es plusieurs vacanciers ont subi des dommages financiers apprĂ©ciables Ă cause de leur ignorance de la lĂ©gislation tunisienne. Il est, par consĂ©quent, recommandĂ© de solliciter les services dâun avocat dĂšs quâil sâagit de lâachat dâune maison ou dâun terrain, et ce pour la conclusion et lâexĂ©cution dâun contrat de vente. LâagrĂ©ment prĂ©alable du Gouverneur est incontournable. Faute dâagrĂ©ment, aucune passation de propriĂ©tĂ© ne peut avoir lieu, mĂȘme dans les cas oĂč le montant de la vente a Ă©tĂ© dĂ©jĂ payĂ©.
(Source : site web du Ministére allemand des affaires étrangéres)
(traduit de l’allemand par Omar KhayyĂąm)Â
Â
Survivors: Tunisia Blast Deliberate
Sunday, April 14, 2002
DJERBA, Tunisia â Two survivors of last week’s gas truck explosion at an ancient synagogue believe it was a deliberate attack that killed 16 people, including three Germans who died Sunday.
Germany’s Bild am Sonntag newspaper on Sunday quoted a witness as saying the tanker truck already was outside the Ghriba synagogue on this resort island when he and other tourists arrived. Tunisian authorities have said the tanker truck bumped into a synagogue wall while turning around and then exploded in a “tragic accident.”
“That can’t be. It was there all the time,” Helmut Eckart, a 59-year-old engineer from Berlin, told the newspaper.
He said the truck was parked “right in front of the entrance” to the synagogue.
“It struck me as odd: a man got out, closed the doors. Then, he went away quickly toward the town,” Eckart said. “He was maybe in his early 30s and was wearing blue overalls with spots of paint. That must have been the attacker.”
Eckart, who was vacationing with his wife, said he had time to leave his tour bus and reach the back of the synagogue before the explosion.
Another tourist, Siegfried Mueller of Hamburg, told the newspaper, “It was definitely an attack.”
A day earlier, German Interior Minister Otto Schily told German television, “We now believe it was an attack.”
Tunisian authorities, who say the blast was a “tragic accident,” are investigating.
“At this stage of the investigation, nothing justifies anything beyond the preliminary conclusions which showed that this was an accidental explosion,” said a Tunisian official close to the government, speaking on condition he not be identified further.
The explosion came amid a spate of anti-Semitic attacks in Europe that have coincided with growing violence in the Middle East.
On Saturday, about 50 youths attacked the central synagogue in Kiev, Ukraine, beating three people with stones, hurling bottles and breaking about 20 windows, the rabbi said.
Kiev’s chief rabbi, Moshe-Reuven Azman, said Sunday the mob marched down the Ukrainian capital’s main boulevard shouting “Kill the Jews!” before attacking the synagogue.
In Rome, anti-Jewish slogans were painted on walls and a pro-Palestinian march was held in which some participants dressed up as suicide bombers.
Meanwhile, three more Germans died Sunday in German hospitals from their injuries in the blast in Tunisia, raising the death toll to 16. Altogether, the explosion killed 11 Germans, three Tunisians â the driver of the truck and two workers â a French man and a French-Tunisian tour guide.
The three Germans who died Sunday in German hospitals included two women and a severely burned 18-month-old infant, said Mario Kueppers, a spokesman for tour operator TUI. At least four Germans remain in critical condition.
The 2,000-year-old synagogue, the oldest in Africa, was flush with tourists at the time of the blast. Djerba, about 375 miles south of Tunis, is the symbolic hub of the Muslim North African nation’s approximately 2,000-strong Jewish community.
Tourism Minister Mondher Zenaidi said “there should be no speculation” about an attack on the Ghriba synagogue until the investigation is completed.
The only recollection of an anti-Jewish attack in Djerba was the Oct. 8, 1985, killing of three people in the business district by a Tunisian policeman. He was apparently seeking revenge for the Israeli raid a week earlier on PLO headquarters, then housed outside Tunis.
(Source : associated Press, via FOX news)
AFP, le 15.04.2002 Ă 10h28
Explosion Ă Djerba: Schily rĂ©affirme que la thĂšse de l’attentat se renforce
BERLIN, 15 avr (AFP) – Le ministre allemand de l’IntĂ©rieur Otto Schily a rĂ©affirmĂ© lundi que les indices sur l’explosion d’un camion-citerne devant la synagogue de la Ghriba sur l’Ăźle de Djerba (sud de la Tunisie) jeudi renforcent plutĂŽt la thĂšse de l’attentat que celle d’un accident.
“Les enquĂȘtes ont commencĂ© et avancent vite”, a dĂ©clarĂ© Ă la chaĂźne de tĂ©lĂ©vision ZDF M. Schily, prĂ©cisant qu’elles conduisaient plutĂŽt Ă la thĂšse de l’attentat, sur la base de tĂ©moignages et de relevĂ©s de traces.
AprĂšs avoir montrĂ© de “fortes tendances Ă qualifier de prime abord l’explosion d’accident”, les “autoritĂ©s tunisiennes coopĂšrent avec nous dans un climat de confiance”, a-t-il dit.
Un porte-parole du gouvernement a pour sa part reconnu que Berlin et Tunis ont “des intĂ©rĂȘts diffĂ©rents” dans l’enquĂȘte, lundi lors d’une confĂ©rence de presse.
Les autoritĂ©s tunisiennes ont rĂ©affirmĂ© dimanche que l’explosion qui a fait quinze morts dont dix Allemands, trois Tunisiens, un Franco-tunisien et un Français Ă©tait un accident.
Le chancelier allemand Gerhard Schroeder a de son cĂŽtĂ© exigĂ© dimanche soir “que l’on Ă©lucide complĂštement et le plus rapidement possible cette affaire”.
AFP
AFP, le 15.04.2002 Ă 11:51:00
Ghriba: le pÚlérinage maintenu du 25 avril au 2 mai (Perez Trabelsi)
TUNIS, 15 avr (AFP) – Les fĂȘtes annuelles du pĂšlerinage Ă la synagogue de la Ghriba dans l’Ăźle de Djerba (sud tunisien) sont maintenues du 25 avril au 2 mai prochain et elles seront marquĂ©es cette annĂ©e par un “faste particulier”, annonce lundi son comitĂ© d’organisation prĂ©sidĂ© par Perez Trabelsi.
Le président de la Communauté juive de Djerba a fait paraßtre un communiqué dans les journaux tunisiens, dans lequel il annonce le maintien de ce pÚlerinage qui, chaque année, réunit des juifs originaires de Tunisie et du monde entier.
Ce pĂšlerinage aura donc lieu, deux semaines aprĂšs l’explosion d’un camion-citerne, jeudi 11 avril, devant la synagogue de la Ghriba, qui a fait 15 morts, dont dix touristes allemands et de nombreux blessĂ©s.
Le ministre allemand de l’IntĂ©rieur, Otto Schily, a rĂ©affirmĂ© lundi depuis Berlin que la thĂšse de l’attentat se renforçait, tandis que les autoritĂ©s tunisiennes ont maintenu dimanche l’hypothĂšse de l’accident “au stade actuel de leur enquĂȘte”. Le prĂ©sident de la CommunautĂ© juive de Djerba a indiquĂ©, lui-aussi, qu’il croyait Ă la thĂšse de l’accident.
Dans son communiquĂ©, M. Trabelsi dĂ©clare: “Nos pĂšlerins et visiteurs bĂ©nĂ©ficieront de moyens de transport bien commodes par la voie aĂ©rienne avec les compagnies Tunisair et Tuninter, et la restauration casher sera assurĂ©e”.
L’an dernier, quelque 1500 juifs avaient effectuĂ© ce pĂšlerinage annuel, alors qu’ils Ă©taient 8000 en l’an 2000.
Les pĂšlerins Ă©taient moins nombreux Ă venir de France, de Belgique, d’Italie, du Canada et de Suisse et ils n’Ă©taient qu’une dizaine Ă ĂȘtre venus d’IsraĂ«l, avait indiquĂ© Gabriel Kabla, prĂ©sident de l’Association des juifs de France originaires de Djerba.
Les organisateurs et tours opĂ©rateurs avaient expliquĂ© cette “dĂ©saffection relative” par la tension qui rĂ©gnait dĂ©jĂ entre IsraĂ«l et les Palestiniens.
En mai 2000, prĂšs de 8.000 juifs, dont 6.000 venus de l’extĂ©rieur, avaient pris part au rituel religieux, qui donne lieu Ă diverses rĂ©jouissances, avec une vente aux enchĂšres pour objets de rites.
Les pĂšlerins participent Ă une soirĂ©e de chants et danses animĂ©e par des artistes tunisiens et orientaux, et se recueillent dans la synagogue, la plus vieille d’Afrique, oĂč ils allument des cierges, formulent des voeux et reçoivent la bĂ©nĂ©diction des rabbins.
AFP
Associated Pess, le 15.04.2002 13:04:00
Synagogue de Djerba: 15 morts, dont dix Allemands, selon un dernier bilan
BERLIN (AP) — Le bilan de l’explosion d’un camion citerne, Jeudi dernier prĂšs de la synagogue de Djerba, Ăźle du sud tunisien, s’Ă©levait lundi Ă 15 morts, dont dix Allemands, selon le dernier dĂ©compte des autoritĂ©s allemandes.
La veille, le voyagiste allemand TUI avait annoncĂ© Ă tort le dĂ©cĂšs d’un bĂ©bĂ© de 18 mois griĂšvement brĂ»lĂ©. La police de Hambourg, oĂč l’enfant est hospitalisĂ©, a dĂ©menti cette information dimanchesoir. Bernd Hartmann, mĂ©decin chef au service des grands brĂ»lĂ©s de l’hĂŽpital des accidentĂ©s de Berlin, a prĂ©cisĂ© lundi que trois Allemands se trouvaient encore dans un Ă©tat critique.De son cĂŽtĂ©, le ministĂšre allemand de l’IntĂ©rieur a indiquĂ© lundique les trois enquĂȘteurs dĂ©pĂȘchĂ©s sur place par Berlin Ă©taient informĂ©s “immĂ©diatement et dans de bonnes conditions” de l’avancĂ©e des investigations par les autoritĂ©s tunisiennes.
Tunis continue de privilĂ©gier l’hypothĂšse de l’accident, alors que certains responsables allemands estiment, sur la base de tĂ©moignages de touristes, qu’il s’agit plutĂŽt d’un attentat. “Les investigations suivent leur cours et, Ă ce stade de l’enquĂȘte, rien ne justifie autre chose que les conclusions prĂ©liminaires qui ont montrĂ© qu’il s’agit d’une explosion accidentelle”, a dĂ©clarĂ© Ă l’Associated Press une source officielle
tunisienne qui a requis l’anonymat.
Cette rĂ©action faisait suite aux dĂ©clarations du ministre allemand de l’IntĂ©rieur, Otto Schilly, selon lequel “les indices d’un attentat se renforcent”.
Associated Press
Associated Press, le 15.04.2002 Ă 15:13:00
Synagogue de Djerba: Berlin a des “indications” pouvant faire croire Ă un attentat, mais pas de preuves
par Geir Moulson–
BERLIN (AP) — Quatre jours aprĂšs l’explosion d’un camion citerne devant la synagogue de l’Ăźle tunisienne de Djerba, un porte-parole du ministĂšre allemand de l’IntĂ©rieur a fait Ă©tat lundi d'”indications” pouvant accrĂ©diter la thĂšse d’un attentat. Il a cependant ajoutĂ© qu’aucune preuve ne permettait encore de confirmer cette piste.
Le bilan de l’explosion s’Ă©levait lundi Ă 15 morts -dix Allemands, trois Tunisiens, un Français et un Franco-Tunisien- aprĂšs le dĂ©cĂšs dimanche de deux touristes allemands rapatriĂ©s.
Le voyagiste allemand TUI avait annoncĂ© Ă tort dimanche le dĂ©cĂšs d’un bĂ©bĂ© de 18 mois griĂšvement brĂ»lĂ©. La police de Hambourg, oĂč l’enfant est hospitalisĂ©, a dĂ©menti cette information Dimanche soir. “Sa circulation a Ă©tĂ© stabilisĂ©e, mais il souffre de brĂ»lures sur 60% de son corps”, a prĂ©cisĂ© lundi le Dr Axel Hennenberger, responsable du service de soins intensifs de l’Ă©tablissement de soins hambourgeois.
Bernd Hartmann, mĂ©decin chef au service des grands brĂ»lĂ©s de l’hĂŽpital des accidentĂ©s de Berlin, a pour sa part prĂ©cisĂ© lundi que trois des quelque 20 Allemands blessĂ©s se trouvaient encore dans un Ă©tat critique.
Trois enquĂȘteurs allemands se trouvent actuellement en Tunisie pour assister les autoritĂ©s tunisiennes et tenter de faire la lumiĂšre sur cette sanglante explosion, que Tunis continue de prĂ©senter comme un “tragique accident”.
“Les investigations suivent leur cours et, Ă ce stade de l’enquĂȘte, rien ne justifie autre chose que les conclusions prĂ©liminaires qui ont montrĂ© qu’il s’agit d’une explosion accidentelle”, expliquait-on de source officielle tunisienne.
Cette rĂ©action faisait suite aux dĂ©clarations du ministre allemand de l’IntĂ©rieur, Otto Schilly, selon lequel “les indices d’un attentat se renforcent”. Son porte-parole n’a pas voulu commenter la nature de ces
“indices”, Ă©tayĂ©s par plusieurs tĂ©moignages de touristes. “Il y a des indications, mais pas de rĂ©elles preuves”, a dĂ©clarĂ© lundi
Rainier Lingenthal. Selon lui, “aucune information n’est retenue par la partie tunisienne” et les enquĂȘteurs allemands sont informĂ©s “immĂ©diatement et dans de bonnes conditions” de l’avancĂ©e des investigations.
M. Lingenthal a toutefois concĂ©dĂ© qu’en dĂ©pit des pressions allemandes, le gouvernement tunisien restait “prudent”, son “intĂ©rĂȘt comprĂ©hensible” Ă©tant de “ne pas inquiĂ©ter les habitants et les visiteurs de son pays”.
InterrogĂ© dimanche soir par la chaĂźne allemande ZDF, le chancelier Gerhard Schroeder a assurĂ© que, si la thĂšse de l’attentat devait se confirmer, “nous ferions tout ce qui est en notre pouvoir pour attraper les auteurs d’un tel acte et les mettre derriĂšre les barreaux pour longtemps.”
Les ressortissants allemands voyageant en Tunisie ont reçu la consigne de “redoubler de prudence”, a annoncĂ© lundi la porte-parole du ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres, Sabiuen Sparwasser. Elle a toutefois ajoutĂ© que Berlin ne voyait pour l’heure aucune raison de dĂ©conseiller Ă ses ressortissants de se rendre dans ce pays. Associated Press
Â
âMein Mann war eine lebende Fackelâ
Vier Tage nach der Katastrophe werden immer grausamere Einzelheiten bekannt. Furchtbare Szenen, die die Augenzeugen nie vergessen werden.
Helmut Eckert (62) aus Berlin: âIch war schon in der Synagoge, als es passierte. Als ich rauskam, sah ich das Schlimmste, was ich je gesehen habe. Auf einer Mauer unterhielten sich zwei MĂ€nner. Sie waren nackt, am ganzen Körper hatten sie offene, klaffende Wunden.
Sie waren so geschockt, dass sie offenbar keine Schmerzen fĂŒhlten und sich ganz normal unterhielten. Dann sprach mich eine Frau an, ihr Bild bleibt wohl immer in meinem Kopf. Ihre Kleider und Haare waren völlig geschmolzen. Sie stand mit unglĂ€ubigem Blick da und stammelte nur: âGucken Sie mal, wie ich aussehe.â Helmut Eckert hatte zuvor einen Mann beobachtet, der aus dem Terror-Auto geflĂŒchtet war: âDas war wohl der AttentĂ€ter.â
Auf dem Foto oben sehen Sie Wilma K. (71) aus Leverkusen wĂ€hrend des Rettungsfluges von Tunis nach Hamburg. Sie erinnert sich: âEtwa 30 der 45 Urlauber waren schon in der Synagoge. Mein Mann Gerd und ich waren im Eingangsbereich, er war zwei Meter hinter mir. Plötzlich diese Explosion, ein Schwall heiĂer, brennender Luft schoss in die Synagoge.
Ich riss instinktiv meine Arme hoch, drehte mich dann um. Mein Mann war eine lebende Fackel. Sein Oberkörper stand in Flammen, er wĂ€lzte sich auf dem Boden. Andere Touristen warfen sich auf ihn, um die Flammen zu ersticken.â Gerd K. (71) wurde am Sonnabend mit einem Lear-Jet nach Köln geflogen, er wird ĂŒberleben.
(Source: bild.de du 15 avril 2002)
Â
Germany criticises Tunisian handling of explosion
BERLIN, April 15 (Reuters) – The German government criticised Tunisian authorities on Monday for their reaction to an explosion outside a synagogue last week that killed at least 16 people, including 10 German tourists.
German Interior Minister Otto Schily wondered why repair work at the site of the explosion had begun immediately.
“Whether it was really sensible immediately to carry out repair work is something we must place under a huge question mark,”
Schily told ZDF television on Monday. Ten Germans, five Tunisians and a Frenchman were killed in the explosion of a truck filled with cooking gas outside North Africa’s oldest synagogue site. The truck driver was among the victims.
The German government believes the explosion on the resort island of Djerba was a deliberate attack on the synagogue. The Tunisian government maintains it was an accident and said on Sunday it had no new information to suggest it was an attack.
Schily on Monday reiterated the German government’s belief that the explosion was an attack: “We have knowledge that reinforces this belief,” he said.
The minister added that if it was indeed an attack, it was most likely aimed at the synagogue and not at the tourists.
Over the weekend, Chancellor Gerhard Schroeder also said there were “indications suggesting it was an attack”.
“I expect everything to be done to clear up what happened,” Schroeder told ZDF television on Sunday.
Leaders of Tunisia’s Jewish community said on Sunday they were praying the investigation would show the blast was not a suicide bombing, possibly linked to violence in the Middle East.
Schily did say there was a good understanding between German criminal experts sent to Djerba and the Tunisian authorities.
“We are working together in full trust with Tunisian authorities,” he said.
((Jacqueline Behrend, Berlin newsroom, +49 30 2888 5223, fax +49 30 2888 5093))
Reuters
Â
Tunisie  : la thĂšse de l’attentat contre une synagogue se renforce
Au moins quinze personnes, dont dix touristes allemands, ont Ă©tĂ© tuĂ©es dans l’explosion
L’explosion, jeudi, d’un camion de gaz Ă proximitĂ© de la synagogue de la Ghriba, sur l’Ăźle de Djerba, dans le sud de la Tunisie, a fait 15 morts et une trentaine de blessĂ©s, selon le dernier bilan provisoire disponible lundi matin 15 avril.  Dix des victimes sont des Allemands, trois des Tunisiens, auxquels s’ajoutent un Français et un Franco-Tunisien.
Si les autoritĂ©s tunisiennes s’en tiennent Ă la thĂšse de l’explosion accidentelle, les responsables allemands penchent pour un attentat kamikaze. Officiellement, Berlin fait mine de croire que l’hypothĂšse de l’accident – le chauffeur aurait perdu le contrĂŽle de son vĂ©hicule, qui serait allĂ© percuter un bĂątiment – ne peut ĂȘtre totalement Ă©cartĂ©e. Le chancelier Gerhard Schröder est d’ailleurs intervenu dans ce sens, dimanche, sur la chaĂźne de tĂ©lĂ©vision ZDF.
En rĂ©alitĂ©, les dirigeants allemands sont persuadĂ©s qu’il s’agit d’un attentat qui pourrait ĂȘtre liĂ© aux Ă©vĂ©nements du Proche-Orient. Le ministre de l’intĂ©rieur, Otto Schily, a privilĂ©giĂ© cette thĂšse, samedi, lorsqu’il avait indiquĂ© Ă la tĂ©lĂ©vision que “les derniĂšres informations et indications que nous avons reçues de l’intĂ©rieur et de l’extĂ©rieur nous conduisent de plus en plus vers -la thĂšse- d’un attentat”. En privĂ©, tant les responsables de l’intĂ©rieur que ceux des affaires Ă©trangĂšres se disent convaincus qu’il ne s’agit en rien d’un accident.
Le jour de l’explosion Ă la Ghriba, une dĂ©lĂ©gation de la police allemande se trouvait, par coĂŻncidence, en Tunisie dans le cadre de la coopĂ©ration antiterroriste germano-tunisienne. Certains de ses membres ont ainsi pu obtenir des informations de premiĂšre main pour Ă©tayer la conviction du gouvernement. Depuis, deux autres fonctionnaires de l’Office central de la police criminelle sont arrivĂ©s en Tunisie, mandatĂ©s par une enquĂȘte ouverte par le parquet de Heilbronn (Bade-WĂŒrtemberg), d’oĂč Ă©taient originaires deux des victimes. Les journalistes dĂ©pĂȘchĂ©s sur place ont Ă©galement soulignĂ© la rapiditĂ© avec laquelle les autoritĂ©s ont fait le mĂ©nage, sans fournir de prĂ©cision sur les dĂ©bris du camion qui a explosĂ©.
Les tĂ©moignages des rescapĂ©s accrĂ©ditent la thĂšse d’une attaque dĂ©libĂ©rĂ©e contre l’un des plus anciens lieux saints du judaĂŻsme africain. Un touriste allemand prĂ©sent sur les lieux au moment de l’explosion a ainsi affirmĂ© “avoir vu l’auteur de l’attentat” et ne pas croire Ă l’accident. “Ce n’est pas possible. Il y avait seulement ce petit camion. Il Ă©tait lĂ dĂšs le dĂ©but, devant la synagogue”, a-t-il ajoutĂ©.
LE PRĂCĂDENT DE 1985
La ferme conviction affichĂ©e par Tunis qu’il s’agit d’un accident n’est pas surprenante. Il s’agit pour les autoritĂ©s tunisiennes de ne pas ternir l’image d’une Tunisie ouverte et pacifique, et de ne pas fragiliser une industrie touristique qui est le moteur de l’Ă©conomie.
Dans son Ă©dition de lundi, l’hebdomadaire allemand Focus affirme que l’organisation islamiste tunisienne Ennahda a revendiquĂ© l’attentat auprĂšs de certains journaux arabes, une action menĂ©e “en solidaritĂ© avec nos frĂšres martyrs de Palestine”. Il s’agit d’une “calomnie”, a rĂ©pliquĂ© un responsable d’Ennahda, dont l’organisation, dans un communiquĂ©, avait condamnĂ©, quelques jours auparavant, “cet acte dans la mesure oĂč la thĂšse de l’attentat est vĂ©rifiĂ©e”.
Si celle-ci devait ĂȘtre Ă©tablie, elle ne ferait que s’ajouter Ă un prĂ©cĂ©dent acte criminel commis Ă la Ghriba. En 1985, au lendemain d’une attaque israĂ©lienne contre le quartier gĂ©nĂ©ral de Yasser Arafat, alors installĂ© dans la banlieue de Tunis, un policier tunisien en faction devant le bĂątiment avait ouvert le feu contre des civils juifs qui pĂ©nĂ©traient dans le lieu de culte, faisant plusieurs morts. Depuis dix-sept ans, cet homme vĂ©gĂšte dans une prison sans avoir Ă©tĂ© jugĂ©, Ă moins qu’il ne soit mort.
Georges Marion et Jean-Pierre Tuquoi
(Source : le journal « Le Monde » du 15 avril 2002)
LŽaffaire de Djerba dans les médias allemands
Dossier préparé par un ami en Allemagne
Â
La revue “FOCUS” a des correspondants en France:
Frankreich: Brita von Maydell; Ursula Langmann, Manfred Weber-LamberdiĂšre; Karin Aneser (Bild); Editions Burda, 18, Avenue de Messine, F-75008 Paris, Telefon: 0033/1/44Â 13Â 95Â 00, Fax: 0033/1/44Â 13Â 95Â 19
CŽest cette revue, qui a déclenché lŽaffaire impliquant Ennahdha.
Le seul article de Focus dans lÂŽattachement contient: (le dernier) Des manifestations Ă Mahdia dÂŽaprĂšs des touristes allemand se sont dĂ©roulĂ©es le 3 avril dernier, les manifestants scandaient Arafat, Ben Laden…et ils ont jetĂ© des pierres sur des bus selon lÂŽarticle de FOCUSÂ
Les journaux allemand ainsi que la TV, augmentent le ton peu Ă peu contre le rĂ©gime qui nÂŽest pas dĂ©mocrate mais aussi, la dictature et le prĂ©sident lÂŽex-service secret…les journaux allemand ne sont plus disponibles dans les kiosques de la Tunisie. Un grand nombre de journaux ont publiĂ© le dĂ©menti dÂŽEnnahdha, dont Focus-Online. La thĂšse dÂŽattentat est presque sĂ»re chez lÂŽAllemagne, cÂŽest pour cela quÂŽils cherchent qui est derriĂšre cet acte? Et comme rĂ©ponse, ca ne peut ĂȘtre que les islamistes et cÂŽest comprĂ©hensible, mais le problĂšme cÂŽest les canals privĂ©s utilisent des scĂšnes du fanatisme taliban ou des chiites pendant la Achoura oĂč il y a des seines sanguines, ainsi les rĂ©percussions ressemblent Ă celles du 11 septembre.
Sonne, Strand und Terrorfurcht Die Explosion von Djerba könnte der Politik den Blick auf das andere, problematischere Tunesien öffnen Von Richard Meng (Berlin) und Axel Veiel (Madrid)
Es ist noch die Zeit der MutmaĂungen, aber Christian Sterzing spricht die groĂe VerdrĂ€ngung nun offen an. Tunesien, ein gemĂŒtliches Land ganz im Windschatten der eskalierenden Konflikte am östlichen und sĂŒdlichen Rand des Mittelmeeres? “Da haben es sich die Deutschen wohl doch etwas einfach gemacht”, findet der auĂenpolitische Koordinator der GrĂŒnen im Bundestag. Auf der Suche nach Strand und Sonne seien Millionen Touristen dort jedes Jahr, ein ernsthaftes Interesse an der politischen Lage hĂ€tten sie kaum. Und nicht nur bei den Pauschalurlaubern, rĂ€umt Sterzing ein, sei der Blick auf das andere, das problematischere Tunesien bislang stark unterentwickelt. Bei der Berliner Politik sei das nicht viel anders. Seit der todbringenden Explosion vor der Synagoge von Djerba sind die Berliner erst einmal sprachlos. Der AuĂenminister hat noch am Donnerstagabend zwar mit seinem tunesischen Kollegen telefoniert, wie es ĂŒblich ist bei solchen Katastrophen. Ansonsten war nach auĂen Funkstille, begleitet allerdings von stetig wachsenden Zweifeln an der Version der Tunesier, dass es sich “nur” um ein UnglĂŒck handele. Erst als am Samstagabend, nach regierungsinterner Absprache, der Bundesinnenminister im deutschen Fernsehen “das sagte, was die Bundesregierung zum jetzigen Zeitpunkt belastbar sagen kann” (Regierungskreise), war klar, dass die UnglĂŒcksthese wohl doch eher dem Wunschdenken der tunesischen Regierung entsprach als der RealitĂ€t in einem Land, dessen innenpolitische Lage selbst in deutschen Regierungsberichten bislang als ruhig und stabil eingeschĂ€tzt wurde. Bis zum Sonntag haben sich diese Sorgen in Berlin weiter erhĂ€rtet: Es war wohl ein Anschlag, vermuten nun ĂŒbereinstimmend tunesische Behörden (wenn auch nicht öffentlich) und deutsche Geheimdienstkreise. Es soll nach Berliner Informationen, wenn auch die genaue Quelle dafĂŒr noch nicht klar ist, bei einem tunesischen Medium ein Bekennerschreiben eingegangen sein. Es spricht gerade angesichts dieser EmpfĂ€nger-Adresse manches dafĂŒr, dass es sich dabei nicht um eine international operierende Gruppe handelt, sondern um tunesische Fundamentalisten. Es gibt nun auch, zum Beispiel beim GrĂŒnen Sterzing, erste politische Einordnungen: “Die Spitze eines Eisbergs” könnte sichtbar geworden sein, meint er, weil durch den eskalierenden Nahost-Konflikt wohl doch “die ganze Region in Unruhe” geraten sei. Und es gibt andererseits in Berlin ein gewisses Mitleid mit der Regierung des Landes, fĂŒr deren sonstige Politik sich in Europa bislang niemand echt interessierte: “Die haben ganz auf den Tourismus gesetzt. Da ist so ein Anschlag jetzt natĂŒrlich eine Katastrophe.” Der Ansturm der Fremden hat dazu gefĂŒhrt, dass zumindest in Djerba die Einheimischen lĂ€ngst vom Tourismus leben. Wer in der Ferienindustrie keinen Platz findet, dem bleibt nur eines: die Fahrt ĂŒber den sechs Kilometer langen Damm auf das Festland, wo die Stellenangebote etwas differenzierter ausfallen. Zu den wenigen SehenswĂŒrdigkeiten, die Urlauber aus den Hotelburgen locken, zĂ€hlt jene Synagoge, die durch die Explosion des Gaslastwagens zu traurigem Ruhm gefunden hat. La Ghriba heiĂt sie und steht in Er-Riadh, einem mitten auf der Insel gelegenen jĂŒdischen Dorf. Die Schönheit der Synagoge, aber auch die nicht gerade zahlreichen Ausflugsalternativen haben dazu gefĂŒhrt, dass die Touristen in Scharen kommen. Die groĂen Reiseveranstalter, die allein aus Deutschland zuletzt ĂŒber eine Million Menschen pro Jahr nach Tunesien brachten (Einnahmen fĂŒr das Land: ĂŒber 500 Millionen Euro), bemĂŒhen sich um Beruhigungsparolen. Das AuswĂ€rtige Amt warnt bislang ja auch nicht offiziell vor Reisen nach Tunesien, sondern weist nur auf die erhöhte GefĂ€hrdungslage hin und rĂ€t, “groĂe Massenansammlungen zu vermeiden”. Aber GefĂ€hrdung bleibt GefĂ€hrdung: Die in Berlin bisher ĂŒbliche These – “Wenn es in Tunesien Fundamentalisten gibt, sitzen sie im GefĂ€ngnis” – war wohl doch zu bequem. Und die interne deutsche EinschĂ€tzung, dass es sich um einen stramm organisierten Staat handelt, der in all dem arabischen Durcheinander zumindest eine gewisse innere Ordnung und Hoffnung auf eine ökonomische Perspektive verkörpert – wenn auch um den Preis einer mangelnden Achtung der Menschenrechte -, erweist sich nun auch in ganz praktischer Hinsicht als fahrlĂ€ssig. Es ist zwei Jahre her, dass Kanzler Gerhard Schröder (SPD) am Rande eines EU-Afrika-Gipfels in Kairo den tunesischen PrĂ€sidenten Ben Ali traf. Vom intellektuellen Niveau anderer nordafrikanischer Staatschefs war er damals beeindruckt. Den Tunesier jedoch hat er anders erlebt: wie einen ganz konventionellen, autoritĂ€ren Machthaber eben. “Der wollte sich nur mit uns schmĂŒcken”, berichtete der damalige Kanzlerberater Michael Steiner auf dem Heimflug. Es war eine Begegnung, die keine Lust machte auf weitere. Aber sie war typisch fĂŒr das offiziell immer als so freundschaftlich gelobte VerhĂ€ltnis zwischen dem Regime in Tunis und der Regierung in Berlin. Solange die Charter-Connection funktionierte, war mehr nicht zu besprechen.
[ document info ] Copyright © Frankfurter Rundschau 2002 Dokument erstellt am 14.04.2002 um 21:04:01 Uhr Erscheinungsdatum 15.04.2002 http://www.frankfurterrundschau.de/
Friedensinseln gibt es nicht Der Terroranschlag von Djerba ist ein herber Schock fĂŒr die sich lange Zeit so sicher wĂ€hnenden Deutschen – aber vielleicht ist es ja auch ein heilsamer Von Axel Veiel
Alle frische TĂŒnche auf explosionsgeschwĂ€rzten Synagogenmauern wird nichts nĂŒtzen. Die Detonation des Gaslastwagens vor dem jĂŒdischen Gotteshaus auf Djerba, die vor allem Urlauber in den Tod riss, lĂ€sst sich nicht mehr glaubhaft als Unfall darstellen. Zeugenaussagen, Bekennerschreiben, SachverstĂ€ndigenexpertisen: alles weist in die gleiche Richtung. Alles deutet darauf hin, dass der Fahrer den Wagen vor den Mauern der Synagoge abgestellt, das Fahrzeug verlassen und die tödliche Fracht zur Explosion gebracht hat. Das hĂ€ssliche Bild von einem blutigen Terroranschlag wird sich ins kollektive GedĂ€chtnis eingraben, von einem Massaker an deutschen Urlaubern, von ermordeten Frauen und Kindern. Da mögen die tunesischen Behörden, die verstĂ€ndlicherweise um ihre EinkĂŒnfte aus dem Tourismus bangen, noch so sehr dagegen halten. Ein ExplosionsunglĂŒck, wie es sich ĂŒberall auf der Welt hĂ€tte ereignen können, wĂ€re nach einer Zeit des Trauerns sicherlich bald dem Vergessen ĂŒberantwortet worden. Nach einem Tod bringenden Gasbombenattentat auf einer Ferieninsel lĂ€sst sich die Erinnerung nicht so schnell tilgen. Zum Schmerz ĂŒber das Leid der Opfer, ihrer Angehörigen und Hinterbliebenen tritt schlieĂlich die beunruhigende Gewissheit, dass es in dieser immer enger zusammenrĂŒckenden Welt keine Inseln des Friedens mehr gibt. Nicht einmal Djerba ist so eine Insel, so sehr die Regierung in Tunis ihr Land auch als Hort der Ruhe im unruhigen Nordafrika anzupreisen pflegt. In dem so genannten Ferienparadies mit seinen feinsandigen StrĂ€nden sind harmlose Pauschaltouristen Opfer des Nahost-Konflikts geworden. Elf Deutsche waren bis Sonntagabend gestorben, mehr als ein Dutzend zum Teil schwer verletzt. Nicht weil ein arabischer Fanatiker in seiner Verblendung Berlin den Krieg erklĂ€ren wollte. Auch nicht, weil ein Terrorist das tunesische Regime herauszufordern trachtete. Die tödliche Fracht explodierte weder vor einem Hotel- noch vor einem Regierungspalast. Sie detonierte vor einer Synagoge, vor einem der berĂŒhmtesten jĂŒdischen GebetshĂ€user Nordafrikas. Schwer zu deuten ist das nicht, zumal Synagogen ja auch schon in Frankreich Zielscheibe des Protestes wurden, ohne dass dabei freilich Menschen zu Schaden kamen. Der Terroranschlag in Tunesien galt den Israelis und ihrem Feldzug gegen die PalĂ€stinenser. Wirtschaftlich getroffen wurde der tunesische Fremdenverkehr. Ermordet wurden Deutsche. Der Nahost-Konflikt, der bisher vor allem vom Fernsehen in europĂ€ische Wohnstuben getragen wurde, ist von einem Tag auf den anderen bedrohlich nahe gerĂŒckt. Es ist nicht das erstemal, dass Deutsche Opfer eines Konflikts werden, der sich in sicherer Ferne abzuspielen schien. Nachdem sich der Terror der Gefolgsleute von Osama bin Laden zunĂ€chst gegen die US-Botschaft in Kenia und die in Jemen vor Anker liegende amerikanische Marine gerichtet hatte, starben bei den AnschlĂ€gen auf das New Yorker World Trade Center auch Deutsche in den TrĂŒmmern der einstĂŒrzenden ZwillingstĂŒrme. Touristen aus der Bundesrepublik zĂ€hlten zu den Geiseln philippinischer Rebellen wie auch zu den Opfern der Ă€gyptischen Islamisten, die bei Luxor ein Blutbad anrichteten. Wobei an all diesen SchauplĂ€tzen des Schreckens auch andere EuropĂ€er zu Schaden kamen. Dass diesmal Tunesien der Tatort ist, muss insofern nicht viel heiĂen, als Terroristen lĂ€ngst international zu Werke gehen. Das nĂ€chste Mal mögen sie in einem anderen Land zuschlagen. Bedeutung erlangt der Ort des BlutvergieĂens aber insoweit, als der Maghrebstaat bisher in der Tat als Hort der Ruhe galt im unruhigen Nordafrika. WĂ€hrend im benachbarten Algerien seit nunmehr einem Jahrzehnt islamistische Terroristen einen blutigen Kampf gegen die Staatsmacht wie gegen die Zivilbevölkerung fĂŒhren, herrschte in Tunesien Ruhe. Eine Friedhofsruhe sei es, sagen Regimekritiker. Fest steht, dass StaatsprĂ€sident Ben Ali das Land mit Hilfe von Polizei und Geheimdienst bisher sicher im Griff hatte. Die Zeitungen sind gleichgeschaltet, kritische Stimmen kommen nicht zu Wort. Oppositionelle werden drangsaliert und schikaniert. Nach Wahlen pflegt Ben Ali mit einem Stimmenanteil von 99 Prozent in den PrĂ€sidentenpalast zurĂŒckzukehren. Kaum ein Regime dĂŒrfte ĂŒber einen derart effizienten Ăberwachungsapparat verfĂŒgen wie das tunesische. Wenn aber nicht einmal dieses Land vor Terror gefeit ist, welches dann? Die Konsequenzen dieser Ăberlegung liegen auf der Hand: FĂŒr die Politik kann es in einer Welt ohne sichere Enklaven nur darum gehen, die Flucht nach vorne antreten. FĂŒr die EuropĂ€er heiĂt es, das ihre beizutragen zum Austreten der WeltenbrĂ€nde, auch wenn das manchmal sehr wenig sein mag, wie die VermittlungsbemĂŒhungen der spanischen EU-PrĂ€sidentschaft im Nahen Osten gezeigt haben. Der Terroranschlag von Djerba ist ein herber Schock fĂŒr die sich lange Zeit so sicher wĂ€hnenden Deutschen. Aber vielleicht ist es ja auch ein heilsamer.
[ document info ] Copyright © Frankfurter Rundschau 2002 Dokument erstellt am 14.04.2002 um 21:04:01 Uhr Erscheinungsdatum 15.04.2002 http://www.frankfurterrundschau.de/
Berlin geht von Anschlag aus Zahl der Opfer von Djerba hat sich insgesamt auf 17 erhöht Bei der Bundesregierung in Berlin erhÀrteten sich am Sonntag Informationen, wonach es sich bei der Explosion an der Synagoge auf der tunesischen Ferieninsel Djerba um einen Anschlag gehandelt hat.
BERLIN, 14. April (me/rtr/dpa/ap). Die Annahme eines Attentats ergebe sich sowohl aus Informationen tunesischer Stellen als auch aus Erkenntnissen von Bundesnachrichtendienst und Bundeskriminalamt, hieĂ es in Regierungskreisen. Allerdings geht man nach wie vor davon aus, dass der Anschlag “nicht gezielt” deutschen Urlaubern galt. Die anfĂ€ngliche These der tunesischen Behörden, es habe sich nur um einen Unfall gehandelt, wurde in Berlin darauf zurĂŒckgefĂŒhrt, dass man in Tunis negative RĂŒckwirkungen auf die Tourismusindustrie möglichst habe vermeiden wollen. Inzwischen sei die Kooperation bei der AufklĂ€rung allerdings zufrieden stellend. Bei der Versorgung der Verwundeten hĂ€tten die Tunesier “entsprechend ihren Möglichkeiten” das Menschenmögliche getan. Die Zahl der Opfer, die bei der Detonation eines mit FlĂŒssiggastanks beladenen Lastwagens an der AuĂenwand des Gotteshauses ums Leben kamen, erhöhte sich auf mindestens 17. Darunter sind elf Deutsche. Zwei Frauen und ein 18 Monate alter Junge aus Rheinland-Pfalz, die am Samstag zusammen mit weiteren Verletzten nach Deutschland geflogen worden waren, starben am Wochenende in Kliniken in Hamburg und Berlin an den Folgen der Explosion, sagten Sprecher des Reiseveranstalters TUI und der KrankenhĂ€user. Bei den weiteren Toten handelt es sich um fĂŒnf Tunesier – darunter der Fahrer des Lkw – und einen Franzosen. Bundesinnenminister Otto Schily bestĂ€tigte am Samstagabend in der ARD und im ZDF die Existenz eines Bekennerschreibens oder einer entsprechenden Mitteilung. Diese könne aber auch von Personen stammen, die nichts mit dem mutmaĂlichen Anschlag zu tun hĂ€tten. Falls es sich jedoch tatsĂ€chlich um einen Anschlag gehandelt habe, dann seien die Motive der TĂ€ter klar. Das jĂŒdische Gotteshaus in Djerba habe eine weltweite Bedeutung. Die tunesische radikale Moslemorganisation “Al-Nahda” dementierte, die Explosion verursacht zu haben. Sie widersprach damit einem Bericht des MĂŒnchner Magazins Focus, demnach sie sich in einer Botschaft an arabische Zeitungen in London zu der Explosion bekannt haben soll. Das AuswĂ€rtige Amt wies die Behauptung des Focus zurĂŒck, Zeugenaussagen, die auf einen Anschlag hindeuteten, zurĂŒckzuhalten. Alle Informationen, Hinweise und Augenzeugenberichte wĂŒrden umgehend an das Bundeskriminalamt weitergeleitet. Deutsche Touristen und GeschĂ€ftsreisende können sich beim AuswĂ€rtigen Amt ĂŒber die Sicherheitslage in fast allen LĂ€ndern informieren. Derzeit rĂ€t die Behörde ausdrĂŒcklich vom Besuch von elf LĂ€ndern ab. “Reisewarnungen” hat das Ministerium unter anderem gegen Haiti, Somalia, Liberia und Afghanistan ausgesprochen. Tunesien ist nicht darunter. Der auĂenpolitische Koordinator der BĂŒndnisgrĂŒnen, Christian Sterzing, warnte vor einer “Solidarisierungswelle” in den arabischen LĂ€ndern wegen des Nahost-Konflikts.
[ document info ] Copyright © Frankfurter Rundschau 2002 Dokument erstellt am 14.04.2002 um 21:04:01 Uhr Erscheinungsdatum 15.04.2002 http://www.frankfurterrundschau.de/
Verunsicherung auf der “Insel der StabilitĂ€t”
Mehr als 100 000 Polizisten sollen in Tunesien fĂŒr Ruhe und Ordnung sorgen, doch StaatsprĂ€sident Ben Ali hĂ€lt vor allem sich selbst fĂŒr unabdingbar / Von Hans-Christian RöĂler
FRANKFURT, 14. April. Es klingt fast ein wenig trotzig. Tunesien bleibe das “Land des Friedens und der Toleranz”, sagte Tourismusminister Zenaidi am Samstag bei einem Besuch der jĂŒdischen Gemeinde in Djerba, vor deren Synagoge sich am Donnerstag die tödliche Explosion ereignet hatte. Es ist der einzige Artikel in der Sonntagsausgabe der Tageszeitung “La Presse” ĂŒber das Ereignis, das seit Donnerstag in Tunesien unbeirrt als ein tragischer Unfall bezeichnet wird – selbst wenn in den auch in Tunesien empfangbaren auslĂ€ndischen Fernsehsendern und im Internet schon lange von einem möglichen Anschlag die Rede ist. Die offizielle Reaktion ĂŒberrascht nicht, denn kaum etwas anderes fĂŒrchtet die tunesische Regierung so sehr wie Terror in dem nordafrikanischen Urlaubsland, das sich im Ausland gern als Insel der StabilitĂ€t in einer unruhigen Region darstellt. Schon seit den Attentaten am 11. September 2001 kommen weniger auslĂ€ndische Touristen an die StrĂ€nde von Djerba, Monastir und Hammamet. Doch im Vergleich zu den NachbarlĂ€ndern waren die Folgen der AnschlĂ€ge in Amerika bisher nicht so stark zu spĂŒren. Die Trockenheit, unter der das Land seit drei Jahren leidet, machte der Bevölkerung mindestens ebensosehr zu schaffen.
Das wird sich jetzt wohl Ă€ndern. Am Wochenende kamen die ersten vorsichtigen Warnungen aus dem AuswĂ€rtigen Amt in Berlin. Tunesien-Besucher sollten bei gröĂeren Menschenansammlungen besonders aufpassen. Auch in Frankreich, woher ebenfalls ein Todesopfer stammte, verfolgt man genau die neueste Entwicklung. Aus beiden europĂ€ischen LĂ€ndern kommen die meisten Touristen. Unter den Orientbegeisterten galt Tunesien bisher als eine Ausnahme: WĂ€hrend es in Ăgypten immer wieder zu islamistisch motivierten AnschlĂ€gen kam und auch in der TĂŒrkei die kurdische PKK mit ihren Terroraktionen Urlauber verunsicherte, war es in dem nordafrikanischen Land ruhig geblieben. DafĂŒr sorgt nicht zuletzt ein riesiger Sicherheitsapparat mit mehr als 100 000 Polizisten in dem Land, das neun Millionen Einwohner zĂ€hlt. Diesen Aufwand rechtfertigte die Regierung in Tunis immer wieder mit den auslĂ€ndischen GĂ€sten, die es zu schĂŒtzen gelte: TatsĂ€chlich sind sie eine der wichtigsten Einnahmequellen neben der Textilindustrie in dem rohstoffarmen Staat. Der östliche Nachbar Libyen stand ĂŒber ein Jahrzehnt unter Terrorverdacht; das westliche Nachbarland Algerien versank in den neunziger Jahren in einem blutigen BĂŒrgerkrieg zwischen militanten Islamisten und dem MilitĂ€r. Tunesien blieb dieses Schicksal erspart. Mit Warnungen vor islamistischem Terror wurden die hohen Ausgaben fĂŒr die Polizei begrĂŒndet sowie die starken EinschrĂ€nkungen fĂŒr die Opposition.
Schon die AnschlĂ€ge des Al-Qaida-Netzwerks im vergangenen September nahm StaatsprĂ€sident Ben Ali als willkommene Rechtfertigung fĂŒr seine Politik. Er warf den europĂ€ischen Kritikern seines Regimes vor, die von radikalen Muslimen ausgehenden Gefahren unterschĂ€tzt zu haben. Dem seit 1987 regierenden PrĂ€sidenten war in den vergangenen Jahren immer hĂ€ufiger vor allem im Ausland ein FĂŒhrungsstil vorgehalten worden, der sich nicht ausreichend an rechtsstaatlichen Kriterien orientiert. Das galt besonders fĂŒr den Umgang des Regimes mit Menschenrechtlern, Journalisten und Oppositionellen. Nach Angaben von Amnesty International und tunesischen Menschenrechtlern befinden sich mehr als tausend politische Gefangene in den ĂŒberfĂŒllten GefĂ€ngnissen des Landes. Sogar von der frĂŒheren französischen Kolonialmacht Frankreich, die weiter enge Kontakte nach Tunis unterhĂ€lt, waren ungewöhnlich scharfe Worte gekommen.
Ben Ali, der 1999 mit 99,4 Prozent der Stimmen zum dritten Mal wiedergewĂ€hlt wurde, verweist dagegen darauf, daĂ er sich ernsthaft darum bemĂŒhe, sein Land weiter zu demokratisieren. Dabei hĂ€lt er sich selbst offenbar fĂŒr unabdingbar. Die derzeitige Verfassung untersagt Ben Ali eigentlich eine vierte Amtszeit. Doch der PrĂ€sident hat schon angekĂŒndigt, daĂ er die Verfassung Ă€ndern wolle, um mehr “Pluralismus” zu ermöglichen. Damit er 2004 ein viertes Mal fĂŒr das höchste Amt im Staat kandidieren kann, soll nach den bisherigen Planungen offenbar die Zahl der Amtszeiten nicht mehr beschrĂ€nkt und nur noch eine Altersgrenze festgeschrieben werden. Tunesische Oppositionelle befĂŒrchten, daĂ er sogar eine PrĂ€sidentschaft auf Lebenszeit einfĂŒhrt und damit dem Vorbild seines VorgĂ€ngers Bourguiba folgt – obwohl er selbst nach der Absetzung seines greisen VorgĂ€ngers veranlaĂt hatte, die Amtszeit des StaatsprĂ€sidenten zu begrenzen.
Die innenpolitische Kritik an dem starken Mann an der Spitze der PrĂ€sidialrepublik bleibt jedoch begrenzt. DafĂŒr sorgen die staatlich kontrollierten Medien, die den 64 Jahre alten PrĂ€sidenten nur mit vollem dunkelbraunen Haaren zeigen dĂŒrfen. Viele Tunesier halten ihm StabilitĂ€t im Innern und einen Wohlstand zugute, der den in vielen Staaten der Region ĂŒbertrifft. Ein eigenstĂ€ndige Opposition hatte es wegen staatlicher Repression schwer, an Statur zu gewinnen. Wer sich zu weit vorwagt, wie etwa zuletzt der Journalist Taoufik Ben Brik oder die Mitglieder der unabhĂ€ngigen Menschenrechtsorganisation CNLT, muĂ mit Repression und GefĂ€ngnis rechnen. Dort sind immer noch viele der Islamisten eingesperrt, die in den ersten Jahren der Amtszeit Ben Alis festgenommen wurden, als vor allem Jugendliche und Studenten gegen die tunesische Regierung protestierten. Zu bĂŒrgerkriegsĂ€hnlichen Auseinandersetzungen mit blutigen Massakern militanter Muslime wie im benachbarten Algerien war es aber auch damals nicht gekommen. Ben Ali, der frĂŒher Innenminister war und als ein Mann des Sicherheitsapparats an die Staatsspitze aufstieg, sorgte mit seinem harten Durchgreifen auch dafĂŒr, daĂ die Proteste nicht eskalierten. Heute werfen Oppositionelle der tunesischen FĂŒhrung vor, die Islamismus-Gefahr als ein Alibi zu benutzen, um nicht wirklich mit einer politischen Liberalisierung beginnen zu mĂŒssen. Die gröĂte Gefahr fĂŒr die StabilitĂ€t sei das Regime selbst. Sogar GeschĂ€ftsleute, die sonst den wirtschaftsfreundlichen Kurs der Regierung schĂ€tzten, halten mittlerweile Korruption und zu groĂe staatliche Reglementierung fĂŒr wachstumshemmende Hindernisse.
Vor allem mit den Anfangsjahren Ben Alis verbinden viele Tunesier aber auch die Modernisierung ihres Staates. Das spiegelte sich etwa bei den Frauenrechten in Tunesien wider. Diese Reformen trugen auch dazu bei, daĂ islamistisches Ideengut in Tunesien keine weite Verbreitung fand. Als sie noch bei Wahlen antreten durften, erzielten islamistisch orientierte Kandidaten nur Achtungserfolge. Islamistische Denker oder Prediger wie Rahid Ghannouchi können seit langem nur aus dem Exil fĂŒr ihre Vorstellungen werben. Obwohl sich viele Tunesier mit den PalĂ€stinensern solidarisieren, blieb es in Tunesien – anders als in vielen Staaten der Region – auf den StraĂen weitgehend ruhig. Auch das VerhĂ€ltnis zu den 2300 tunesischen Juden blieb von der Eskalation im Nahen Osten unberĂŒhrt. GroĂen RĂŒckhalt wĂŒrden Extremisten deshalb nicht finden, sollten sie fĂŒr die Explosion in Djerba verantwortlich sein. Trotz der Aufrufe zu Toleranz wird die tunesische FĂŒhrung ihre SicherheitskrĂ€fte alles tun lassen, damit es nicht so weit kommt.
Frankfurter Allgemeine Zeitung, 15.04.2002, Nr. 87 / Seite 3 http://www.faz.net/IN/INtemplates/faznet/default.asp?tpl=faz/content.asp&rub={B02AFBB3-E1E0-4556-B06E-092A3599848A}&doc={32F728F6-6ADD-4034-A6DA-EAB4B2C43287}
Djerba Schily ohne Beweise fĂŒr Anschlag
15. April 2002 Trotz eines fehlenden eindeutigen Beweises geht die Bundesregierung weiter von einem Terroranschlag als Hintergrund der Explosionskatastrophe vor einer Synagoge auf der tunesischen Ferieninsel Djerba aus. Vier Tage nach der Explosion, durch die zehn deutsche Urlauber getötet wurden, ĂŒbte Bundesinnenminister Otto Schily (SPD) am Montag Kritik an der AufklĂ€rungsarbeit der tunesischen Behörden, die den UnglĂŒcksort umgehend von Spuren gesĂ€ubert hatten. Das AuswĂ€rtige Amt mahnte Reisende in Tunesien zu erhöhter Vorsicht, sah aber noch keinen Anlass, von Reisen in das nordafrikanische Land abzuraten. Die raschen Instandsetzungsarbeiten an der Synagoge mĂŒssten “mit Fug und Recht natĂŒrlich mit einem groĂen Fragezeichen versehen” werden, sagte Schily im ZDF. Anfangs habe die tunesische Seite eine “starke Tendenz” gezeigt, die Explosion “von vorneherein als Unfall zu qualifizieren”. Die Zusammenarbeit mit den tunesischen Behörden bezeichnete Schily insgesamt aber als “vertrauensvoll” und “gut”. Die Ermittlungen wĂŒrden zĂŒgig fortgefĂŒhrt. “Kein eindeutiger Beweis” Der Innenminister sah immer stĂ€rkere Indizien dafĂŒr, dass die Explosion ein Anschlag war. Diesen Verdacht bestĂ€rkten Erkenntnisse aus der Spurensicherung und Zeugenaussagen. Schilys Sprecher Rainer Lingenthal sagte vor Journalisten: “Es gibt Hinweise, aber keinen eindeutigen Beweis.” FĂŒr die Bundesregierung gebe es aber keinen Grund, von der Vermutung eines Anschlags Abstand zu nehmen. Auf Schilys Apell haben sich beim Bundeskriminalamt (BKA) bislang zwölf Anrufer mit Beobachtungen zur Explosion gemeldet. Nur einer der Anrufer solle vernommen werden. Drei Beamte des BKA sind nach Angaben Lingenthals in Tunesien. Sie hĂ€tten dort keine eigene Ermittlungsbefugnis. Den deutschen Behörden wĂŒrden aber keine Informationen von den tunesischen Sicherheitsbehörden vorenthalten. Zwei Jungen auĂer Lebensgefahr Zugleich rĂ€umte der Sprecher ein, dass es “unterschiedliche Interessenlagen” der tunesischen und der deutschen Regierung gebe. Die tunesische Regierung habe ein “verstĂ€ndliches Interesse, dass sie ihre BĂŒrger und GĂ€ste nicht beunruhigen” wolle. Berlin sei an einer umfassenden AufklĂ€rung interessiert. Lingenthal sagte, es gebe keine Hinweise dafĂŒr, dass deutsche Touristen in anderen Gebieten besonders gefĂ€hrdet sein könnten. Der mutmaĂliche Anschlag auf Djerba habe wahrscheinlich der Synagoge gegolten. Insgesamt kamen bei der Explosion 15 Menschen ums Leben. Mehrere schwer verletzte deutsche Urlauber werden noch in KrankenhĂ€usern in Deutschland behandelt. Ein 14-jĂ€hriger deutscher Junge, der wegen schwerster Verbrennungen im Aachener Klinikum behandelt wird, ist inzwischen auĂer Lebensgefahr. Auch ein 18 Monate alter Junge aus Rheinland- Pfalz, der mit schweren Brandverletzungen in einer Kinderklinik in Hamburg liegt, wird nach Angaben der Polizei ĂŒberleben. Vier in LĂŒbeck liegende Opfer waren nach Auskunft der UniversitĂ€tsklinik am Montagmorgen am Leben. Der Zustand eines 14-jĂ€hrigen MĂ€dchens sei allerdings nach wie vor sehr kritisch, hieĂ es. Die Verfassung von drei in Berlin behandelten Opfer war nach Auskunft des Unfallkrankenhauses unverĂ€ndert ernst. Sie schweben weiterhin in akuter Lebensgefahr. “Es wird auch keine Entwarnung in den nĂ€chsten Tagen geben”, sagte Chefarzt Bernd Hartmann. Bei den zwei Frauen im Alter von 22 uns 39 Jahren und einem 40- jĂ€hrigen Mann sind mehr als 70 Prozent der KörperoberflĂ€che schwer verbrannt. Tiefe Verbrennungen dritten Grades haben die Ărzte bei den Verletzten diagnostiziert. “Das bedeutet die komplette Zerstörung der Haut”, sagte Hartmann. “Der Körper ist eine riesige WundflĂ€che”. Zeugen beim BKA melden Der Innenminister rief die nach Deutschland zurĂŒckgekehrten Ăberlebenden auf, sich beim BKA in Wiesbaden “möglichst umgehend” als Zeugen zur VerfĂŒgung zu stellen. Sie können sich unter der Telefonnummer 02225-8922042 melden.
http://www.faz.net/IN/INtemplates/faznet/default.asp?tpl=uptoday/content.asp&doc={9B926E57-F2C2-4DC0-9F87-B454D9510305}&rub={9E7BDE69-469E-11D4-AE7B-0008C7F31E1E}
Anschlag Explosion auf Djerba droht Tunesiens Regime zu erschĂŒttern Von Birthe Blechschmidt, dpa
14. April 2002 “Tunesien ist noch immer ein Land der Toleranz und des Friedens”, versicherte der tunesische Tourismusminister Slaheddine Maaoui, der zwei Tage nach der verheerenden Explosion die weltberĂŒhmte Ghriba-Synagoge auf der Ferieninsel Djerba besuchte. Doch die Katastrophe, bei der 16 Menschen, darunter elf Deutsche, ums Leben kamen, verdrĂ€ngt die Bilder von Gastfreundschaft und unbeschwerten Urlaubstagen unter Palmen. Und droht, das Regime des diktatorisch regierenden Staatschefs Ben Ali zu erschĂŒttern. FĂŒr den 65-jĂ€hrigen PrĂ€sidenten Zine el Abidine Ben Ali, der seit 15 Jahren an der Macht ist und sich darauf vorbereitet, noch eine vierte Amtsperiode zu regieren, wĂ€re es fatal, sollten die AnschlĂ€ge der Islamisten, angefacht durch den blutigen Konflikt zwischen Israelis und PalĂ€stinensern, auf Tunesien ĂŒbergreifen. Regierungschef bekĂ€mpft Islamisten Schon seit mehr als einem Jahrzehnt geht Ben Ali mit eiserner Faust gegen die Islamisten vor, auch um sich das Wohlwollen Europas und Amerikas zu sichern. Allein der Verdacht einer Verbindung zu der gröĂten Islamisten-Gruppe Al Nahda reicht aus, um einen BĂŒrger ins GefĂ€ngnis zu bringen. Der Chef der Bewegung, Raschid el Ghanuschi, flĂŒchtete nach GroĂbritannien ins Exil. In London soll dem Nachrichtenmagazin “Focus” zufolge ein Bekennerschreiben von Al Nahda zum Anschlag auf Djerba aufgetaucht sein. Bislang wurde Al Nahda von Experten als weniger radikal eingeschĂ€tzt als die militanten Islamisten-Gruppierungen in Algerien und Ăgypten. Nach den TerroranschlĂ€gen vom 11. September kam es in Europa zu zahlreichen Verhaftungen mutmaĂlicher tunesischer Extremisten, die zum Terrornetzwerk Al Qaida von Usama bin Ladin gehören sollen. In Italien wurden Ende Februar vier mutmaĂliche Mitglieder wegen krimineller Vereinigung zu Haftstrafen bis fĂŒnf Jahren verurteilt, unter ihnen der Tunesier Sami Ben Khemais, der Bin Ladins europĂ€ische AktivitĂ€ten koordiniert haben soll. Tourismus ist wichtige Devisenquelle Tunesiens Staatschef hat seine Politik stark auf den Westen ausgerichtet. Der Ausbau der Tourismusbranche hat Vorrang. Sie ist die mit jĂ€hrlich rund 1,7 Milliarden Euro Einnahmen wichtigste Devisenquelle des Landes neben den landwirtschaftlichen Erzeugnissen. Damit ist Ben Ali gut gefahren. Tunesien hat mit seinen fast zehn Millionen Einwohnern den höchsten Lebensstandard aller LĂ€nder Nordafrikas. So kann Ben Ali die Unzufriedenheit im Land ĂŒber das autoritĂ€re politische System leichter im Zaum halten. Tunesien will das GeschĂ€ft mit den jĂ€hrlich fast sechs Millionen Touristen nicht gefĂ€hrden. Deutsche und Franzosen liegen mit jeweils knapp einer Million an der Spitze. Die Herrscher in Tunis haben bislang Spekulationen ĂŒber ein Attentat fundamentalistischer Islamisten wirksam im Keim erstickt. Vielmehr verbreiteten sie, dass es ein Unfall gewesen sei. AnschlĂ€ge wie 1997 im Ă€gyptischen Luxor – damals wurden 58 Urlauber getötet – mit katastrophalen Folgen fĂŒr das Tourismus-GeschĂ€ft sind ein warnendes Beispiel. Immer mehr Anzeichen sprechen jedoch fĂŒr ein brutales Attentat auf das Ă€lteste jĂŒdische Gotteshaus Afrikas. Das meinte auch Bundesinnenminister Otto Schily. Opposition ist praktisch ausgeschaltet Wer bei den tunesischen Behörden und auf Djerba AufklĂ€rung ĂŒber die Ursachen der Explosion suchte, stieĂ auf eine Mauer des Schweigens. Die Spuren der Explosion wurde auf höchste Anweisung hin rasch getilgt. Mit der Kontrolle der Aussagen hat das Regime leichtes Spiel, weil Meinungsfreiheit und Opposition im Land ausgeschaltet sind. Selbst die kleine jĂŒdische Gemeinde im Land, die vom Wohlwollen und Schutz des Regimes abhĂ€ngig ist, unterstĂŒtzt hartnĂ€ckig die These eines Unfalls. Zum groĂen Wallfahrtereignis der Ghriba-Synagoge Anfang Mai werden wieder rund 8000 jĂŒdische Pilger erwartet. “Nach Aussagen von Gemeindemitgliedern sind wir ĂŒberzeugt, dass es ein Unfall war”, sagte der GroĂrabbiner von Tunesien, Haim Nadar.
http://www.faz.net/IN/INtemplates/faznet/default.asp?tpl=uptoday/content.asp&doc={62B820B0-0076-487E-A2D5-194CCD3F5317}&rub={9E7BDE69-469E-11D4-AE7B-0008C7F31E1E}
Touristen mit Steinen beworfen
I n Tunesien hat es offenbar schon vor der Explosion auf Djerba ĂberfĂ€lle auf Touristen gegeben. In dem KĂŒstenort Mahdia hĂ€tten Demonstranten bereits eine Woche vor dem schlimmen Vorfall auf Djerba ein Dutzend Deutsche in einem Bus angegriffen und mit Steinen beworfen, sagte eine 52-jĂ€hrige Urlauberin am Montag der Nachrichtenagentur dpa. Die Touristen hĂ€tten sich nur mit MĂŒhe in eine Polizeistation retten können. “ZunĂ€chst haben wir noch gedacht, die Leute winken uns freundlich zu”, erinnerte sich die Psychotherapeutin an den Vorfall am 3. April. Doch plötzlich habe der Reisebus in einer Demonstration von Hunderten Menschen gestanden: “Der Bus wurde mit Steinen beworfen, alle Scheiben gingen zu Bruch. Die Demonstranten riefen ‘Arafat’ und ‘Bin Laden’.” Mit MĂŒhe und unter Polizeischutz habe der Bus dann noch eine Polizeistation erreicht, sagte die Frau. Dort habe sie ein weiteres deutsches Paar getroffen, das mit einem Mietwagen in eine andere Demonstration geraten und ebenfalls mit Steinen beworfen worden sei. Nach rund zwei Stunden konnten die Urlauber nach Angaben der Bremerin die RĂŒckfahrt zu ihren Hotels antreten. Dort sei der Vorfall von den deutschen Reiseveranstaltern heruntergespielt worden.
Ărzte kĂ€mpfen um das Leben der Verletzten
Tage nach der Explosion vor einer Synagoge auf der tunesischen Ferieninsel ist klar: mindestens 15 Menschen starben. Unter ihnen sind zehn Deutsche – sieben Frauen, zwei MĂ€nner und ein elfjĂ€hriger Junge. Zudem kamen vier Tunesier und ein Franzose ums Leben. Von den deutschen Opfern, die in verschiedenen Kliniken in Deutschland liegen, war bei mindestens acht Verletzten der Zustand noch kritisch.
Anschlag immer wahrscheinlicher
Sowohl Bundesregierung als auch Bundesanwaltschaft bekrĂ€ftigten am Montag, dass sie trotz fehlender Beweise von einem Anschlag ausgehen. Die Ermittlungen ĂŒbernahm Generalbundesanwalt Kay Nehm. Nach den Worten von Innenminister Otto Schily (SPD) “verdichten sich die Indizien, dass es sich um einen Anschlag gehandelt hat und nicht um einen Unfall”. Von tunesischer Seite hatte es geheiĂen, die Explosion vor der La-Ghriba-Synagoge am Donnerstag sei ein UnglĂŒck gewesen. Schily kritsierte im ZDF die AufklĂ€rungsarbeit der tunesischen Behörden, die den UnglĂŒcksort umgehend von Spuren gesĂ€ubert hatten. Die raschen Instandsetzungsarbeiten an der Synagoge mĂŒssten “mit Fug und Recht natĂŒrlich mit einem groĂen Fragezeichen versehen” werden. Bundeskanzler Gerhard Schröder (SPD) sagte, sollte sich herausstellen, dass es ein Anschlag war, werde die Regierung alle Möglichkeiten nutzen, die TĂ€ter zu ergreifen. “Djerba zeigt, dass der, der geglaubt hat, das Problem des internationalen Terrorismus sei gelöst, sich geirrt hat”, so der Kanzler im ZDF.
15.04.02, 19:35 Uhr http://www.focus.de/G/GN/gn.htm?snr=104118&streamsnr=7&q=1
|