15 avril 2002

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TUNISNEWS
3Úme année, N° 697 du 15.04.2002

Pour consulter les archives de notre liste, cliquez ici: : http://site.voila.fr/archivtn

LES TITRES DE CE JOUR:
 

LTDH: Arrestations et procĂšs
LTDH: GrĂšve de la faim dans les prisons
LTDH: Lettre envoyĂ©e par un groupe de  prisonniers d’opinion de la prison de Sfax
LTDH: Violence policiĂšre
CCTE: Appel Ă  nos amis Allemands
C.R.L.D.H.  Tunisie: l’explosion contre la synagogue de la Ghriba a Jerba : le gouvernement tunisien persiste et signe.
Aufruf der Freiheit e.V: Explosion eines Gastankwagens auf der Insel Djerba
Explosion de Djerba: un journal arabe publie “une revendication d’Al-QaĂŻda”

Sécurité renforcée aux abords de la synagogue de La Marsa

Schroder rĂ©clame une enquĂȘte sur l’explosion de Djerba
L’organisation islamique Al-Nahdha dĂ©ment tout message de revendication
Explosion Ă  Djerba: Schily rĂ©affirme que la thĂšse de l’attentat se renforce
Tunisie  : la thĂšse de l’attentat contre une synagogue se renforce
LŽExplosion à Djerba dans les médias allemands
Selon un rapport du CNLT Tunisie: la justice sous la tutelle du pouvoir exécutif
Le matin : L’autre visage de la Tunisie
Forum Tuniso-Suisse des Libertes : Le reprĂ©sentant Ă  l’ONU du rĂ©gime tunisien dĂ©ment la mort de BOU SAA et de ESSDIRI !!!!
Lise Garon: UniversitĂ© Laval : le dĂ©bat concernant la libertĂ© d’expression des Ă©tudiants tunisiens est mal engagĂ©


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Ligue Tunisienne pour la dĂ©fense des Droits de l’Homme

 

Infos Express   15 Avril 2002

Arrestations et procĂšs


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Suite aux manifestations de solidaritĂ© avec le peuple palestinien et aux arrestations qui les ont suivit nombreux citoyens font l’objet de poursuites judiciaires et de procĂšs parmi les cas enregistrĂ©s : 

A Bizerte
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-7 jeunes ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s puis  introduits devant le juge des affaires des mineurs mercredi 10 avril
-M  Mahjoub Maalaoui, Faouzi Mathlouthi (en Ă©tat d’arrestation depuis le 4 Avril 2002) et M Farouk Aouita (arrĂȘtĂ© le 4 Avril puis mis en libertĂ©) comparaĂźtrons   mardi 16 Avril devant le tribunal de Bizerte
(affaire N 72494) ; selon les dĂ©clarations de la police M Faouzi Mathlouthi a fait une tentative de suicide dans les lieus de dĂ©tention  mais selon les informations selon les informations recueillis par la LTDH  il a Ă©tĂ© l’objet de torture et de mauvais traitements.
– M Hamed Dridi , Mahjoub Ben Slama , Taieb Ben Cheik Ahmed  , Khmaies Jaouadi et Taieb Jaouadi ( de Menzel Jemil / gouvernerat de Bizerete arrĂȘtĂ©s le 4 Avril puis mis en libertĂ© 5 jours plus tard  ) devont
comparaĂźtre devont le tribunal de Bizerte mardi 16 Avril 2002 ( affaire N 445641).
– M Chokri Nouri , Moez Trras ,Nabil Asfour et Bilal Achour( arrĂȘtĂ©s le 4 Avril puis mis en libertĂ© 5 jours plus tard  ) devont comparaĂźtre devont le tribunal de Bizerte mardi 16 Avril 2002 ( affaire N 44560).

A Gafsa
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Suite aux manifestations du 8Avril 2002 a redaiĂ©f  8 jeunes ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s  3 jeunes parmi  eux (mineurs ) ont Ă©tĂ© introduit devant le juge spĂ©cialisé  et ont Ă©tĂ© condamnĂ©s a 1 mois (au centre de correction de
Agareb / gouvernerat de Sfax ) les autres comparaßtront le 18 Avril  devant le tribunal de Gafsa .

A Mednine
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5 citoyens ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s a Ben Guerdane et ils comparaĂźtrons devant
le tribunal de Mednine .


GrĂšve de la faim dans les prisons

Prison d’El Hwareb (Kairouan )
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M Abdelkerim Harouni 5prisonnier d’opinion entame une grùve de la faim depuis 11 jours M Saber Hamroui et M Mohamed Mghirbi entament une grùve de la faim depuis 3 jours .

Prison de Sfax
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Les prisonniers d’opinion de la prison de Sfax entament une grĂšve de la faim  ils revendiquent l’ouverture d’enquĂȘtes sur les dĂ©cĂšs de M Abdelwahab BousĂ a et M Lakhdar Sediri et l’assistance mĂ©dicale pour M Jalel Mabrouk .


Lettre envoyĂ©e par un groupe de  prisonniers d’opinion de la prison de Sfax

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«Le  08/03/2002
Au nom de Dieu le clément, le miséricordieux.









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Salut de paix, de liberté et de militantisme.

……..Nous, un groupe de dĂ©tenus politiques Ă  la prison civile de Sfax, avons dĂ©cidĂ©, par la prĂ©sente, vous informer sur notre situation et nos conditions de vie.  Ceci par conviction que la L.T.D.H .est l’un
des piliers du combat pour :
– La dĂ©fense des droits de l’homme dans toutes leurs formes.
– La dĂ©fense des libertĂ©s individuelles et publiques.
– L’institution d’une sociĂ©tĂ© libre et plurielle au sein de laquelle il n’y aura plus d’atteintes morales et matĂ©rielles Ă  l’intĂ©gritĂ© du citoyen.
– L’institution d’une dĂ©mocratie rĂ©elle sans exclusion.


.Et malgrĂ© que plusieurs d’entre-nous soient privĂ©s  de leur libertĂ© depuis plus de onze ans dans des conditions dĂ©sastreuses, nous avons toujours espoir que la situation des prisonniers en gĂ©nĂ©ral et celle des politiques en particulier pourrait s’amĂ©liorer dans le sens de l’abolition des pratiques inhumaines en cours dans les prisons tunisiennes.
Nous demandons qu’une campagne soit faite pour arrĂȘter ces pratiques qui ont dĂ©passĂ© tout entendement humain en matiĂšre d’horreur et de cynisme.
  Les consĂ©quences de ces pratiques systĂ©matiques sont la dĂ©tĂ©rioration de la santĂ© physique et psychique des dĂ©tenus. Nous avons espoir qu’il n’y aura plus de dĂ©cĂšs dans des circonstances douteuses causĂ©s par la torture, les mauvaises conditions de dĂ©tention, ni de suicides suite Ă  la rĂ©pression et au harcĂšlement policier, Ă  la dĂ©faillance des soins mĂ©dicaux etc


.GrĂące aux pressions et aux interventions des organisations nationales, dont la votre en tĂȘte, et les organisations Ă©trangĂšres et internationales de dĂ©fense des droits de l’homme et des libertĂ©s, les autoritĂ©s carcĂ©rales ont Ă  peine adoucie les traitements inhumains qu’ils faisaient subir Ă  leurs pensionnaires de dĂ©lit d’opinion, qui de leur cĂŽtĂ© et de l’intĂ©rieur, ont su rĂ©sister et militer dans ce sens, en dĂ©montrant au rĂ©gime dictatorial que tous ses efforts de les dĂ©tourner de leurs convictions sont vaines quels que soient les moyens de torture physique ou morale employĂ©s, ainsi que les pressions de toutes sortes exercĂ©es sur les membres des familles et les proches des dĂ©tenus pour dĂ©lit d’opinion avec toutes les privations des droits sociaux dans le but de les “purifier et guĂ©rir de vellĂ©itĂ© d’opposition”afin d’en faire des brebis dans le troupeau.     S’étant aperçu de l’échec de cette politique, le rĂ©gime dictatorial a tentĂ© de restaurer son image par quelques timides retouches dans le traitement des dĂ©tenus et ceci au niveau du texte en faisant amender par le parlement, en 2001,des textes de loi rĂ©gissant explicitement les droits et les obligations des dĂ©tenus d’un cĂŽtĂ© et de l’administration pĂ©nitentiaire de l’autre. Sauf que la rĂ©alitĂ© vĂ©cue Ă  nos jours est loin de ce qui est Ă©crit et dit
officiellement



..le changement radical de la situation des dĂ©tenus dans les prisons tunisiennes est d’une urgence vitale, parce qu’elle a atteint un niveau intenable du point de vue des conditions de vie et d’hygiĂšne. Une situation tragique unanimement condamnĂ©e par l’humanitĂ©, la morale et la religion.
Donc  militer pour ce changement devient un devoir indĂ©niable pour tous les dĂ©fenseurs des droits de l’homme et des libertĂ©s ( L.T.D.H., magistrats, avocats et mĂȘme le ministĂšre de tutelle pourquoi pas?) Ceci
dans le but d’amĂ©liorer la vie carcĂ©rale dans le sens de la rendre plus humaine de façon qu’elle assure l’intĂ©gritĂ© morale et physique du dĂ©tenu en Ă©tant conforme aux critĂšres Ă©noncĂ©s par la dĂ©claration universelle
des droits de l’homme, le droit international, les conventions et les traitĂ©s  internationaux.




..les prisons tunisiennes brillent par la dĂ©chĂ©ance des conditions de vie (Nourriture, santĂ©, hygiĂšne), ainsi que des rapports entre le personnel carcĂ©ral et les dĂ©tenus, sans parler de l’absence de l’accĂšs Ă 
l’information, d’activitĂ© culturelle, sociale et sportives. Voici quelques atteintes aux droits des dĂ©tenus:
              -Interdiction de détenir ou de recevoir des livres de littérature ou des ouvrages et documents scientifiques ainsi que le livre du coran.
                 -La privation des dĂ©tenus(Ă©lĂšves du secondaire ou Ă©tudiants)de poursuivre leurs Ă©tudes, sans parler de la prĂ©paration d’une thĂšse ou un mĂ©moire.
                 -La privation des dĂ©tenus des journaux de leur choix et on leur impose des journaux choisis par la direction et souvent l’interdiction touche tous les journaux.
               -La surpopulation des cellules, ce qui fait que la plupart des dĂ©tenus dorment Ă  deux par lit et le reste dort Ă  mĂȘme le sol entre et sous les lits.
               -L’aĂ©ration insuffisante dans une proximitĂ© de grands fumeurs et une hygiĂšne prĂ©caire. Ajoutez Ă  cela la parcimonie du temps de promenade
               -L’absence d’espaces pour les loisirs, les activitĂ©s culturelles, la pratique d’exercices sportifs et la pratique du culte religieux.
               -L’atteinte au droit de correspondance des dĂ©tenus par l’interception des missives provenant de la famille ou par la censure de certains passages du texte de façon Ă  lui faire perdre toute cohĂ©rence.
               -L’interdiction aux dĂ©tenus de tĂ©lĂ©phoner ou de recevoir des communications tĂ©lĂ©phoniques ainsi que la possession d’un poste radio transistor.
               -L’imposition de la prĂ©sence d’un ou plusieurs gardiens pendant la visite de la famille au parloir alors que cette mesure  n’est pas imposĂ©e aux dĂ©tenus de droit commun.
          – La nourriture servie par la direction de la prison est dĂ©goĂ»tante et n’a aucune valeur nutritive. Et l’on n’a droit qu’à deux repas par jour et le petit dĂ©jeuner n’est pas au menu.
            -La privation des dĂ©tenus de droit commun du soutient moral et religieux, comme l’interdiction des pratiques religieuses (priĂšre, lecture du coran)font que leurs comportements se dĂ©tĂ©riorent de pis en pis. Ajoutez Ă  cela la dĂ©tĂ©rioration de leurs situations sociales et la propension de  l’analphabĂ©tisme
                -L’incarcĂ©ration des dĂ©tenus politiques avec ceux de droit commun provoque un amalgame interdit par le droit international qui insiste sur le statut de dĂ©tenu politique.
            -L’empĂȘchement des dĂ©tenus politiques de se rendre au chevet de leurs proches parents atteints de maladie incurable Ă  l’article de la mort, ni d’assister aux obsĂšques en cas de dĂ©cĂšs




nous avons le douloureux honneur de vous informer que nous, tous les dĂ©tenus politiques de la prison civile de Sfax, entameront, par la volontĂ© de Dieux, une grĂšve de la faim Ă  partir du premier avril 2002 et ce pour les
revendications suivantes :
scientifiques et l’assistance pĂ©dagogique ainsi que la permission de passer les examens.
     1 -L’amnistie gĂ©nĂ©rale et la libĂ©ralisation de la vie politique.
     2-La libĂ©ration du prisonnier islamiste Jalel Mabrouk atteint de grave maladie psychique sĂ©quelle de la torture qu’il a subie dans les locaux de la police et des sĂ©vices subis dans l’enceinte carcĂ©rale et ce
depuis 1991 date de son arrestation pour dĂ©lit d’opinion.
      3 -La permission aux dĂ©tenus de poursuivre leurs Ă©tudes et ce par l’obtention de livres et documents
      4 -L’amĂ©lioration de la vie carcĂ©rale comme dĂ©crite par les conventions internationales





Le fait que nous soyons privĂ©s de notre libertĂ© ne nous empĂȘche pas d’exprimer notre soutient Ă  “l’Intifada del Aksa”. Et nous prions Dieu pour qu’Il bĂ©nisse les mĂšres de Palestine, ses enfants et ses
combattants.
  Notre modeste action n’est qu’une invite Ă  activer les forces vives dans notre nation arabo- musulmane Ă  s’opposer aux dictatures qui gouvernent nos peuples et de dĂ©noncer leur inactivitĂ© envers le problĂšme
palestinien et leurs atteintes aux droits de leurs peuples et Ă  combattre par tous les moyens le terrorisme sioniste qui menace l’existence de la nation arabo- musulmane ainsi que ses aspirations et en mĂȘme temps menace la civilisation.
Soyez le soutient de la liberté, de la paix et les précurseurs du bien et de la haute morale.

Nous comptons sur vous et prions pour vous.
                   Les prisonniers politiques de la prison civile de Sfax.

            P.S.:Voici l’adresse de la famille de Jalel Mabrouk:
                     La Rahba.  Cheneni. 6041 GabÚs Tunisie. »


Violence policiĂšre

A Rades
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Lors du rassemblent de solidarité avec le peuple palestinien organisé par les lycéens du lycée Farhat Hached à Rades  le 4 Avril 2002 la police a intervenu de façon violente et a  brutalisé des lycéens ,des
enseignants et des fonctionnaires. Parmi les lycĂ©ens violentĂ©s et transfĂ©rĂ©s par la suite Ă  l’hĂŽpital  de Ben Arous (Hafedh Garsah,Hatem Ghdamsi , Mehdi Nesiri , Wafa Kaddour ,Hanen Jaouadi , Hajer Jeridi , Walid Telili Nour allah Chaouachi ,Marwan Mhirsi ,Fatma Bali , Aymen Gharsa , Sami Kouka , Fadhila Karoui .

A Sousse
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Suite Ă  la manifestation de solidarité  organisĂ©e par les etudiants de sousse le 2 avril 2002 ,  15 Ă©tudiants ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s puis libĂ©rĂ©s , lors de leurs arrestations ils ont subit de mauvais traitements et ont
Ă©tĂ© forcĂ©s Ă  s’engager par ecrit a ne plus participer aux manifestations.
2 jeunes parmi lesquels M Bayram Chouigui  seront introduit devant le tribunal de Sousse .
le 4 Avril2002 ,  4  collĂ©giennes et collĂ©giens  ( Marwa Dridi , Omar Abdelaziz ,Fida Athemni et Oumaya Katri )ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s au poste de police citĂ© Erriadh Ă  Sousse et ont fait l’objet de mauvais traitements 

 
COLLECTIF DE LA COMMUNAUTE TUNISIENNE EN EUROPE

1, rue Cassini, 75014 Paris ; Tél. : 01 43 29 68 98 ; msfar@wanadoo.fr

 

 

Appel à nos amis Allemands :

 

Pouvez-vous avoir confiance en Ben Ali pour assurer votre sécurité,

lui qui continue de vous mentir sur l’attaque meurtriùre de Jerba ?

 

Boycottez le pays du terrorisme militaro-policier du général Ben Ali !

 

 

Le gĂ©nĂ©ral Ben Ali continue de se moquer des dizaines de victimes de l’attaque de Jerba : il continue de nier l’attentat de Jerba, de faire une quantitĂ© de fausses dĂ©clarations et de se moquer des Tunisiens, des Allemands et de l’opinion internationale.

 

Nous autres Tunisiens sommes habituĂ©s d’ĂȘtre traitĂ©s de cette façon depuis le putsch du gĂ©nĂ©ral Ben Ali du 7 novembre 1987 contre le libĂ©rateur de la Tunisie Habib Bourguiba. Nous comptons des centaines de morts sous la torture et Ă  chaque mort Ben Ali et ses complices affirment avec la mĂȘme impudence qu’il s’agit d’un « accident ». Rappelons Ă  ce propos que pour se soustraire Ă  la loi, Ben Ali est en train de changer la constitution pour y inclure une immunitĂ© Ă  vie pour ses crimes commis pendant sa prĂ©sidence.

 

En cachant la vĂ©ritĂ© sur l’attentat de Jerba, Ben Ali prouve que la vie des touristes lui importe peu et que son seul souci est de se remplir les poches avec l’argent des touristes, lui, sa famille et la famille de sa femme qui dĂ©tiennent l’économie de tout le pays par un systĂšme mafieux de participation aux entreprises et de racket au moyen d’une caisse noire dite le « compte 26-26 ».

 

Le tourisme tunisien est une catastrophe Ă©conomique, Ă©cologique, sociale et politique pour le pays. Le tourisme constitue un puissant alibi vis-Ă -vis de l’Europe pour que le gĂ©nĂ©ral Ben Ali continue de terroriser 10 millions de Tunisiens soumis Ă  une dictature sanglante sous prĂ©texte d’assurer la sĂ©curitĂ© des touristes. Des milliers de prisonniers sont encore enfermĂ©s souvent depuis plus de dix ans dans des conditions insoutenables.

 

Chers amis allemands et européens : Tout cela ne devrait pas vous laisser indifférents. Soutenez le peuple tunisien dans sa lutte contre la dictature en vous abstenant de venir en vacances en Tunisie. Vous y gagnerez pour votre sécurité et aussi en amitié avec le peuple tunisien pacifique et toujours accueillant pour ses amis.

 

Paris, le 15 avril 2002

 

Le Bureau

 

C.R.L.D.H.  Tunisie

ComitĂ© pour le Respect des LibertĂ©s et des Droits de l’Homme en Tunisie

 

 

L’EXPLOSION CONTRE LA SYNAGOGUE DE LA GHRIBA A JERBA : LE GOUVERNEMENT TUNISIEN PERSISTE ET SIGNE.

Dimanche 14 avril 2002, l’armĂ©e israĂ©lienne poursuit sa sanglante et inhumaine “besogne” dans les villes palestiniennes (avec plus de 500 morts pour la seule ville de Jenine) et le SecrĂ©taire d’Etat AmĂ©ricain, Colin Powell tente d’amorcer un processus politique violemment contestĂ© par le GĂ©nĂ©ral Sharon, inspirateur des massacres de Sabra et Chatila Ă  Beyrouth en 1982 et directement responsable aujourd’hui des massacres de Ramallah, Naplouse et Jenine. De l’avis unanime des observateurs, l’offensive de l’armĂ©e israĂ©lienne de cet “Avril-Noir” se solde pour le moment par un effroyable bilan : prĂšs de 800 morts, plusieurs centaines de blessĂ©s, prĂšs de 2000 prisonniers-otages et une vĂ©ritable catastrophe humanitaire dĂ©libĂ©rĂ©ment organisĂ©e avec la systĂ©matisation des actes de vandalisme, dans des villes en ruines, sur les infrastructures routiĂšres, les adductions d’eau et les logements. ParallĂšlement au blocage cynique de toutes les tentatives de ravitailler une population terrorisĂ©e et de dispenser les soins Ă  des centaines de blessĂ©s parmi lesquels on dĂ©nombre des dizaines d’agonisants !.

Cette situation (cf. les communiquĂ©s du CRLDHT sur la Palestine des 2 avril, 4 avril, 9 avril, 10 et 11 avril) et les rares mais insoutenables images qui en illustrent le caractĂšre dramatique inĂ©dit ont eu un impact important sur des opinions arabes bridĂ©es pour la plupart par des dirigeants affolĂ©s Ă  l’idĂ©e que s’exprime, de façon autonome, la lĂ©gitime colĂšre des populations et de la jeunesse arabes.

Comme nous le rappelions dans le communiquĂ© du CRLDHT du 11 avril Ă  16h30; il est important de prĂ©ciser, “sans que cela puisse servir de quelconque alibi aux folies meurtriĂšres de quelques uns, que le gouvernement tunisien a rĂ©primĂ© avec la plus extrĂȘme brutalitĂ©, depuis le 2 avril les tentatives d’expression autonome de la solidaritĂ© politique de l’opinion et de la jeunesse tunisienne avec les populations des territoires palestiniens occupĂ©s, qui subissent aujourd’hui un terrible calvaire d’une ampleur insensĂ©e” (cf. notamment “le rapport sur les Ă©vĂ©nements qui se passent Ă  Tunis” transmis par Tarak Mahdaoui sur “

liste@maghreb-ddh.sgdg.org.”

Le communiquĂ© du CRLDHT faisait suite Ă  l’explosion contre la synagogue de la Ghriba Ă  Jerba, un des principaux et des plus anciens lieux saints du judaĂŻsme africain.

3 jours aprĂšs cette explosion, que le gouvernement tunisien s’entĂȘte Ă  prĂ©senter comme un “accident”, le nombre des victimes n’a cessĂ© de s’accroĂźtre : 17 morts dont 11 allemands, un français, un franco-tunisien, et 3 tunisiens ainsi qu’une trentaine de blessĂ©s.

Le CRLDHT rĂ©itĂšre sa condamnation de l’Ă©vĂ©nement du 11 avril dans les termes sans ambiguĂŻtĂ© de son communiquĂ© du 11 avril rĂ©cusant les exactions anti-juives “intolĂ©rables et qui ne sauraient en aucun cas passer pour un soutien Ă  la juste lutte du peuple palestinien” car “la colĂšre que nous inspirent les crimes de Sharon ne justifieront jamais les amalgames et les dĂ©rives terroristes contre des civils”.

Le CRLDHT qui salue la mĂ©moire de toutes les victimes innocentes de la confrontation au Moyen-Orient et celles de l’explosion de Jerba, tient Ă  apporter les prĂ©cisions suivantes :

1 – De l’avis des observateurs les plus averti, Ă  commencer par les agents de la sĂ»retĂ© allemande invitĂ©s par le gouvernement tunisien et leur ministre de l’intĂ©rieur, la thĂšse de l’attentat ne semble plus guĂšre faire de doute.

2 – La propagande de Monsieur Ben Ali continue contre toute Ă©vidence Ă  s’accrocher au mensonge dĂ©libĂ©rĂ©ment avancĂ© d’un “accident” Ă  tous Ă©gards invraisemblables.

Cette attitude est rĂ©vĂ©latrice de l’insolence et de la dĂ©loyautĂ© d’hommes et d’un rĂ©gime qui ont Ă©rigĂ© la tromperie en systĂšme de gouvernement dirigĂ© par un dictateur devenu politiquement autiste.

3 – Faut-il rappeler qu’en 1985, les tunisiens et les tunisiennes ont appris par la “RAI 1” (la tĂ©lĂ©vision italienne qui Ă©mettait directement par rĂ©seau hertzien en Tunisie), la nouvelle de la criminelle agression sioniste contre le Quartier gĂ©nĂ©ral de l’OLP Ă  Hammam-Ech Chott dans la banlieue Sud de Tunis.

A l’Ă©poque le responsable principal de la SĂ»retĂ© n’Ă©tait autre que le GĂ©nĂ©ral Ben Ali mais il Ă©tait alors possible de protester publiquement (dans les journaux) contre cette imposture alors qu’aujourd’hui cela n’est mĂȘme plus possible.

4 – Quelques jours plus tard, un agent de la sĂ»retĂ© tunisienne en faction devant la Synagogue de la Ghriba a tirĂ© Ă  la suite d’une pulsion de dĂ©mence liĂ©e au choc produit par l’agression de “Tsahal” contre la direction palestinienne et la Tunisie, une rafale contre des civils Juifs qui pĂ©nĂ©traient dans la synagogue, faisant plusieurs morts. La LTDH avait alors dĂ©noncĂ© cet acte criminel.

ArrĂȘtĂ© par les services du gĂ©nĂ©ral Ben Ali, cet homme croupit depuis 17 ans dans les geĂŽles du rĂ©gime sans avoir Ă©tĂ© jugĂ© ou psychiatrisĂ©.

5 – Tout en maintenant, selon l’adage populaire “que ce sont des chĂšvres mĂȘme si elles volent”, la thĂšse de “l’accident”, le rĂ©gime policier de l’Etat-RCD a verrouillĂ© toutes les possibilitĂ©s d’accĂ©der Ă  l’information poussant le zĂšle et le ridicule jusqu’Ă  faire nettoyer, restaurer et badigeonner le lieu de “l’accident” Ă©liminant, de ce fait, d’Ă©ventuels indices qui mettraient Ă  mal sa thĂšse sujette Ă  caution.

6 – Par delĂ  l’instrumentalisation qui a Ă©tĂ© faite par le gouvernement IsraĂ©lien de ce drame afin de tenter de rompre en partie l’isolement international dans lequel sa politique de terreur l’a conduit, il Ă©tait juste et nĂ©cessaire que, dans l’hypothĂšse probable d’un attentat, les dĂ©fenseurs tunisiens des droits humains et les partisans anti raciste d’une paix juste et durable stigmatisent avec la plus grande Ă©nergie le fait qu’un lieu saint et de culte ait Ă©tĂ© dĂ©libĂ©rĂ©ment pris pour cible.

7 – Tout en niant qu’il s’agisse d’un attentat, les officines du gouvernement tunisien se sont sans doute rĂ©jouies d’une odieuse opĂ©ration de dĂ©sinformation policiĂšre Ă  laquelle ils ne sont probablement pas Ă©trangers.

Se rĂ©fĂ©rant Ă  des “sources” arabes, bien entendu, non prĂ©cisĂ©es, le site allemand

www.focus.de liĂ© au magazine “Focus” a rapportĂ© que le Mouvement islamiste tunisien En-Nahdha a revendiquĂ© l’attentat tragique du 11 avril 2002.

Le Mouvement “En-Nahdha” a immĂ©diatement rĂ©agi de la façon la plus ferme Ă  cette odieuse machination destinĂ©e Ă  le discrĂ©diter mais aussi Ă  justifier la relance par la police tunisienne de ses demandes rĂ©itĂ©rĂ©es d’extradition d’Europe d’un certain nombre de militants islamistes bĂ©nĂ©ficiant du statut de l’asile politique et qui ont eu l’occasion, Ă  diverses reprises et notamment depuis le 11 septembre 2001 et au lendemain du 11 avril 2002, de rĂ©affirmer leur ferme condamnation du recours aux actions terroristes Ă  l’Ă©gard des populations civiles. (cf.

nahdhatunisie@hotmail-com.).

Les hommes liges du PrĂ©sident Ben Ali : Abdellaziz Ben Dhia, Abdelwahab Abdallah, Sadok Chaabane, Abdallah Kallel, Mohamed Ali Ganzoui, Yadh Ouederni, Bechir Tekkari et Abdallah Kaabi sont Ă  l’image de leur maĂźtre : comploteurs, calomniateurs et supermenteurs.

Paris le 14 avril 2002

 
Une nouvelle association tunisienne est née en Allemagne. Détails.

 

Aufruf der Freiheit e.V

(AdF_e_V)

Email : AdF_E_V@hotmail.com

C/O. Heinrich-Geißlerstraße . 20

80939 MĂŒnchen

Tel : 0049 89 3242476

 

Betreff: Explosion eines Gastankwagens auf der Insel Djerba

Mit tiefer Betroffenheit hat der Verein „ Aufruf der Freiheit e.V „ das schreckliche UnglĂŒck bei der Explosion eines Gastankwagens in der NĂ€he einer Synagoge auf der Insel Djerba, das unter deutschen StaatsbĂŒrgern zahlreiche Opfer gefordert hat , zur Kenntnis genommen .

Wir sprechen den Angehörigen der Opfer unser aufrichtiges Beileid aus und wir stellen uns hinter die Forderung des deutschen Außenministeriums die HintergrĂŒnde des Vorfalls aufzuklĂ€ren.

Wir bitten die deutsche Bevölkerung in einer Sympathiekundgebung fĂŒr die Opfer eine Schweigeminute einzulegen am Dienstag den 16.April 2002 um 10.01 Uhr .

 

IM AUFTRAG.

DER VORSTAND.AdFe.V

 

§2 Zweck des Vereins

Zweck des Vereins ist:

I. Die Förderung der kulturellen Austausch zwischen den hier lebenden Tunesiern und

der Deutschen Gesellschaft.

2. Die Förderung der Integration der tunesischen Immigranten in der deutschen

Gesellschaft

4. Der Verein ” Aufruf der Freiheit” engagiert sich in erste Linie auf tunesischer Ebene

fĂŒr die UnterstĂŒtzung und Durchsetzung der Menschenrechte .

5. Die Zusammenarbeit mit Menschenrechte Organisationen in Deutschland und Europa

 
 

One of our readers has shown his solidarity by translating the Communiqué issued on April 2, 2002 by the political prisoners held for many years at the prison of  9 avril in tunis.

we are very thankful for his so kin act of solidarity.

May ALLAH bless all of us, Ameen

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Nous, les prisonniers d’Opinions Militants du Mouvement de la Renaissance Islamique Tunisienne, Ennahda, envoyons Ă  tous hommes libres en Tunisie et dans le monde, ce message qui vous parvient Ă  travers les remparts et les barreaux des tombes des vivants, lĂ  oĂč il n y aucun respects pour l’Homme ni pour valeurs et la libertĂ©. Ici, oĂč rĂšgne la violation des droits de l’Homme, l’assassinat du droit fondamental Ă  la vie et l’absence de l’immunitĂ© corporelle et psychique ce qui entraĂźne la dĂ©tĂ©rioration des Ăąmes et des corps. Chaque jour, les maladies rongent nos corps et chaque annĂ©e, des martyrs parmi nous, tombent les uns aprĂšs les autres, dont le dernier fĂ»t notre frĂšre Abdelwaheb Bousaa, qui est tombĂ© martyr Ă  la prison Bourj Eroumi en grĂšve de faim pour protester contre ses conditions de dĂ©tention, le mal traitement et l’absence de soins mĂ©dicaux sans que les autoritĂ©s pĂ©nitentiaires bougent. Pire, elles l’ont oubliĂ© sans aucun souci pour ses revendications jusqu’à ce qu’il ait quittĂ© la vie pour le transporter Ă  l’hĂŽpital dans le but de lĂ©galiser sa mort.

MalgrĂ© l’emprisonnement et l’oppression, nous cĂ©lĂ©brons la fĂȘte des martyrs Ă  notre façon par la dĂ©claration d’une grĂšve de faim pour honorer les martyrs qui ont sacrifiĂ© gĂ©nĂ©reusement leurs sangs pour l’indĂ©pendance de notre chĂšre patrie et pour honorer les martyrs qui sont tombĂ©s aujourd’hui dĂ©fendant la libertĂ©, la dignitĂ© et les droits de l’Homme protestant contre les autoritĂ©s pĂ©nitentiaires, dĂ©nonçant la politique de la nĂ©gligence, de l’insouciance et le manque de soins et demandant l’ouverture d’une enquĂȘte pour le cas de dĂ©cĂšs de notre frĂšre militant, la poursuite judiciaire des responsables de sa mort et appelant Ă  une amnistie gĂ©nĂ©rale qui met fin Ă  une crise qui a durĂ© 12 annĂ©es complĂštes sombres qui a assassinĂ© la raison, la libertĂ© et les corps.

Nous appelons toutes les forces vivantes au pays, tous les nationalistes, tout militant libre et toutes les associations et les organisations nationales et internationales de prendre les positions appropriées et les gestes concrets pour la libération de tous les prisonniers de conscience dans le pays

Qu’elles soient notre voix partout !

La Prison 9 avril – Tunis

Le 02/04/2002

 
Explosion Ă  Djerba: Suite.

 

 
lundi 15 avril 2002, 23h24
 

Explosion de Djerba: un journal arabe publie “une revendication d’Al-QaĂŻda”

 
DUBAI (AFP) – Le quotidien arabe Al-Qods Al-Arabi publie dans son Ă©dition de mardi ce qu’il affirme ĂȘtre une revendication par le rĂ©seau Al-QaĂŻda d’Oussama ben Laden de “l’opĂ©ration suicide” contre la synagogue de la Ghriba Ă  Djerba en Tunisie.

Le journal publie “un communiquĂ© du rĂ©seau Al-QaĂŻda de cheikh Oussama Ben Laden revendiquant l’opĂ©ration contre la synagogue Ă  Djerba”. Il ne prĂ©cise pas comment il a obtenu le communiquĂ©.

“Cette opĂ©ration suicide est la rĂ©ponse aux crimes israĂ©liens contre le peuple palestinien en Cisjordanie et Ă  Gaza”, selon le texte prĂ©sentĂ© par le journal comme Ă©tant un “communiquĂ© authentique” d’Al-QaĂŻda.

L’explosion d’un camion-citerne devant la synagogue de la Ghriba, sur l’Ăźle de Djerba (sud) chargĂ© de gaz a fait jeudi 15 tuĂ©s: 10 touristes allemands, trois Tunisiens, un Franco-tunisien et un Français.

Les autoritĂ©s tunisiennes ont maintenu la thĂšse de l’accident, tandis qu’en Allemagne, les autoritĂ©s penchent pour celle de l’attentat.

Le communiquĂ© publiĂ© par Al-Qods al-Arabi, signĂ© du “commandement de l’armĂ©e islamique pour la libĂ©ration des lieux saints”, mentionne le nom du “martyr” Tunisien Nizar Ben Mohamed Nawar, alias Saif Al-Dine Al-Tounsi, comme l’auteur de l’attentat prĂ©sumĂ©.

“Cette opĂ©ration suicide est aussi la riposte au refus par les gouvernements (arabes) de permettre Ă  leurs peuples de lancer le jihad (guerre sainte) contre les juifs”, selon le texte reproduit par le journal.

Al-Qods al-Arabi publie aussi le “testament” de l’auteur de l’opĂ©ration, qui appelle notamment les membres de sa famille Ă  “mourir en martyrs”.

Tunisie

La sécurité a été renforcée aux abords des lieux de cultes juifs de Tunisie mais le pÚlerinage annuel de la Ghriba est maintenu.

L’an dernier, quelque 1.500 juifs avaient effectuĂ© ce pĂšlerinage annuel, alors qu’ils Ă©taient 8.000 en l’an 2000.

Les pĂšlerins Ă©taient moins nombreux Ă  venir de France, de Belgique, d’Italie, du Canada et de Suisse et ils n’Ă©taient qu’une dizaine Ă  ĂȘtre venus d’IsraĂ«l. Les organisateurs et tours opĂ©rateurs avaient expliquĂ© cette “dĂ©saffection relative” par la tension qui rĂ©gnait dĂ©jĂ  entre IsraĂ«l et les Palestiniens.

A Tunis, des grilles ont Ă©tĂ© installĂ©es devant la synagogue situĂ©e entre l’avenue de la LibertĂ© et la rue de Palestine, en plein centre de Tunis, a constatĂ© un journaliste de l’AFP. L’immeuble imposant est soigneusement gardĂ© par des policiers Ă©quipĂ©s de mitraillettes et tout stationnement est interdit aux abords.

Dans la banlieue nord de Tunis, à La Marsa, la sécurité a été renforcée dans la nuit de dimanche à lundi aux abords de la synagogue, a-t-on constaté encore.

Celle-ci, un petit édifice peint en bleu et blanc, situé non loin de la mer, dans un quartier dénommé Marsa-Plage, est désaffecté depuis de nombreuses années.

Un millier de juifs rĂ©sident en permanence sur l’Ăźle de Djerba, contre 750 en 1996. Dans l’ensemble de la Tunisie, on compte environ 3.000 juifs, contre 100.000 avant l’indĂ©pendance, en 1956.


AFP, le 15.04.2002 Ă  07h49

Sécurité renforcée aux abords de la synagogue de La Marsa (Nord de Tunis)

TUNIS, 15 avr (AFP) – La sĂ©curitĂ© a Ă©tĂ© renforcĂ©e dans la nuit de dimanche Ă  lundi aux abords de la synagogue de La Marsa, banlieue de Tunis situĂ©e Ă  20 km au Nord de la capitale, Ă  la suite de l’explosion d’un camion-citerne de gaz devant la synagogue de la Ghriba la semaine derniĂšre, a constatĂ© un journaliste de l’AFP.

L’explosion, qui s’est produite jeudi dans l’Ăźle de Djerba (500 km au sud-est de Tunis), a fait quinze morts, dont dix Allemands et de nombreux blessĂ©s.

Contrairement aux dĂ©clarations de tĂ©moins allemands qui ont parlĂ© d’attentat, les autoritĂ©s tunisiennes ont rĂ©affirmĂ© dimanche qu’au stade de leur enquĂȘte, “rien ne justifie autre chose que les conclusions prĂ©liminaires qui ont montrĂ© qu’il s’agissait d’une explosion accidentelle”

Cependant, alors que dimanche soir, seuls deux policiers patrouillaient dans le secteur de la synagogue de la Marsa, ils étaient plus nombreux lundi matin et des herses légÚres avaient été placées aux deux bouts de la rue étroite dans laquelle se trouve le bùtiment.

Celui-ci, un petit édifice à étage, peint en bleu et blanc, situé non loin de la mer, dans un quartier dénommé Marsa-La Plage, est désaffecté depuis de nombreuses années.

Pour ce qui concerne l’explosion de la synagogue de la Ghriba, le ministre allemand de l’IntĂ©rieur, Otto Schilly, a estimĂ© que les indices d’un attentat se renforcent et le chancelier Gerhard Schroeder exige “que l’on Ă©lucide complĂštement et le plus rapidement possible cette affaire”.

AFP


Reuters, le 14.04.2002 Ă  23:43:33

Schroder rĂ©clame une enquĂȘte sur l’explosion de Djerba

TUNIS/BERLIN, 14 avril (Reuters) – Le chancelier allemand Gerhard Schr

ِder a rĂ©clamĂ© dimanche une enquĂȘte approfondie sur l’explosion d’un camion transportant du gaz, jeudi Ă  Djerba, qui a fait 16 morts selon un dernier bilan revu Ă  la baisse.

Le gouvernement tunisien a annoncĂ© ne disposer d’aucune information nouvelle lui donnant Ă  penser que l’explosion du vĂ©hicule, devant une synagogue de Djerba, rĂ©sulte d’un attentat suicide.

Tunis rĂ©agissait Ă  une dĂ©claration faite la veille par le ministre allemand de l’IntĂ©rieur, Otto Schily, qui a dit que les derniĂšres informations obtenues tant en Tunisie qu’Ă  l’Ă©tranger le faisaient pencher pour la thĂšse de l’attentat.

Deux touristes allemands, dont un bĂ©bĂ© de 18 mois, ont succombĂ© Ă  leurs blessures dans la nuit de samedi Ă  dimanche, ce qui porte le bilan de l’explosion du camion rempli Ă  16 morts – dix Allemands, cinq Tunisiens et un Français. Le conducteur du camion figure au nombre des victimes.

Le voyagiste allemand TUI avait auparavant annoncĂ© la mort, dimanche, d’un Allemand de 18 ans. Un porte-parole de la police de Hambourg a indiquĂ© ensuite que l’information Ă©tait fausse, le jeune homme en question Ă©tant toujours vivant et hospitalisĂ© Ă  Hambourg dans un Ă©tat grave.

A Berlin, le chancelier allemand Gerhard Schr

ِder a dĂ©clarĂ© dimanche Ă  la chaĂźne de tĂ©lĂ©vision ZDF qu’il espĂ©rait qu’une enquĂȘte approfondie serait diligentĂ©e sur cette tragĂ©die.

“S’il s’avĂšre qu’il s’agit d’un attentat dĂ©libĂ©rĂ©, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour arrĂȘter les coupables et les emprisonner longtemps”, a dit le chancelier.

“A ce stade de l’enquĂȘte, rien ne justifie des conclusions autres que les conclusions prĂ©liminaires de l’enquĂȘte qui ont montrĂ© qu’il s’agit d’une explosion accidentelle”, a-t-on dĂ©clarĂ© de source gouvernementale tunisienne.

Des dirigeants de la communautĂ© juive confiaient dimanche qu’ils espĂ©raient de tout coeur que les conclusions finales de l’enquĂȘte montreraient qu’il s’agit bien d’un accident, et non d’un attentat suicide cotre l’un des rares symboles de tolĂ©rance entre juifs et musulmans en terre arabe.

MAINTIEN DU PELERINAGE, LE 29 AVRIL

“Il est impossible que le ministre allemand ait raison dans sa conviction que l’explosion pourrait rĂ©sulter d’un attentat. Pour moi et mes compatriotes juifs et arabes de Tunisie, il est impossible que pareille chose arrive ici. Ici, les arabes et les juifs s’aiment, ils ne peuvent mĂȘme pas imaginer que cela arrive ici”, dĂ©clare Ousifa Trabelsi.

Cette personnalitĂ© juive de l’Ăźle touristique de Djerba participe chaque printemps Ă  l’organisation d’un pĂšlerinage qui attire des milliers de juifs Ă  El Ghriba, y compris des IsraĂ©liens, quel que soit l’Ă©tat des relations entre juifs et musulmans.

Les juifs tunisiens se disent les descendants de juifs ayant fui la destruction du Temple de Salomon et qui se seraient implantĂ©s il y a plus de 25 siĂšcles Ă  Djerba, considĂ©rĂ©e aujourd’hui comme le joyau du tourisme tunisien.

“Je comprends parfaitement que les enjeux sont trĂšs Ă©levĂ©s pour la Tunisie, bĂątie sur deux piliers: stabilitĂ© politique et havre de sĂ©curitĂ©”, dit Trabelsi. “En tant que juif, j’aime beaucoup ce pays et je prie pour que la thĂšse de l’attentat soit fausse parce que cela porterait atteinte aux deux piliers”.

Le gouvernement tunisien a réaffirmé son attachement à El Ghriba en tant que symbole de tolérance. Il a assuré que le pÚlerinage juif aurait bien lieu le 29 avril.

“El Ghriba continuera de propager son message de tolĂ©rance, d’harmonie, de sĂ©rĂ©nitĂ© et de paix. La Tunisie du prĂ©sident Zine al Abidine Ben Ali veillera toujours au maintien de ces principes”, a dit le ministre du Tourisme, Mondher Znaidi.

REUTERS


AFP, le 15.04.2002 Ă  07h26

Explosion de Djerba: trois blessés allemands en danger de mort

BERLIN, 15 avr (AFP) – Trois des vingt touristes allemands blessĂ©s dans l’explosion jeudi devant la synagogue de la Ghriba Ă  Djerba (Tunisie) sont en danger de mort, a indiquĂ© lundi une porte-parole de l’hĂŽpital berlinois oĂč ils ont Ă©tĂ© rapatriĂ©s.

Il s’agit de deux femmes ĂągĂ©es de 22 et 39 ans et d’un homme de 40 ans, a-t-elle prĂ©cisĂ©.

En Allemagne, deux des quatorze personnes rapatriĂ©es sont dĂ©cĂ©dĂ©es de leurs blessures dans la nuit de samedi Ă  dimanche, portant Ă  dix le nombre de tuĂ©s Allemands dans l’explosion.

Outre les dix touristes allemands du voyagiste TUI, l’explosion d’un camion-citerne chargĂ© de gaz jeudi a fait cinq autres morts, trois Tunisiens, un Franco-tunisien et un Français.

Les autoritĂ©s tunisiennes ont maintenu dimanche la thĂšse de l’accident sur l’explosion qui a eu lieu jeudi devant la synagogue de la Ghriba, sur l’Ăźle de Djerba (sud), tandis qu’en Allemagne autoritĂ©s et tĂ©moins Ă©voquaient la thĂšse de l’attentat bien que le chancelier Schroeder ait dĂ©clarĂ© Ă  la chaĂźne de TV ZDF qu’il ignorait s’il s’agissait d’un attentat ou d’un accident.

AFP


Berlin exige une «enquĂȘte» Ă  Djerba

L’Allemagne rĂ©cuse la thĂšse de l’accident dans l’explosion de la synagogue.


Par Jose GARCON

Le lundi 15 avril 2002

“Les indices d’un attentat se renforcent. Compte tenu des derniers dĂ©veloppements de l’enquĂȘte, ce serait un attentat qui devait viser la synagogue et non les touristes…» Le ministre allemand de l’IntĂ©rieur, Otto Schilly, a donnĂ©, samedi, le coup de grĂące Ă  la thĂšse officielle tunisienne prĂ©sentant comme un «accident» l’explosion de jeudi devant la synagogue de la Ghriba, dans l’Ăźle de Djerba. Les Allemands sont d’autant moins enclins Ă  tolĂ©rer l’invraisemblance de cette version que le bilan s’alourdit sans cesse. Il est actuellement de 15 morts – dont 10 touristes allemands et un Français- et menace d’augmenter encore, compte tenu de l’Ă©tat de plusieurs des 32 blessĂ©s.

A peine plus «diplomatique», le chancelier Schrِder affirmait, hier, que «des indices parlent en faveur d’un attentat, mais que des donnĂ©es des autoritĂ©s tunisiennes laissent Ă  penser le contraire». Exigeant que cette affaire soit Ă©lucidĂ©e «complĂštement et le plus rapidement possible», il prĂ©cisait: «Si c’est un attentat, (nous) ferons tout pour attraper (ses auteurs) et les mettre derriĂšre les barreaux.»

Sites Ă  risques. La conviction allemande est en tout cas assez forte pour que Berlin ait recommandĂ© Ă  ses ressortissants qui se rendent en Tunisie «une prudence accrue pour des raisons de sĂ©curité», sans cependant mettre en garde contre des sĂ©jours dans ce pays. Le voyagiste allemand TUI – qui s’en tient Ă  la mĂȘme position – a toutefois rayĂ© de ses programmes d’excursion «tous les sites religieux jugĂ©s Ă  risques».

Tout cela n’a, jusqu’Ă  prĂ©sent, pas Ă©mu le prĂ©sident Ben Ali. Campant sur sa position, la Tunisie a rĂ©agi promptement Ă  la dĂ©claration de Otto Schilly. Assurant que «rien ne justifie la thĂšse de l’attentat au stade actuel de l’enquĂȘte», elle Ă©voque l’impossibilitĂ© d’en «divulguer des Ă©lĂ©ments faisant partie du secret» des investigations.

DĂ©jĂ , la prĂ©cipitation avec laquelle Tunis a avancĂ© cette version dans l’heure mĂȘme qui a suivi l’annonce de l’explosion avait relativisĂ© la crĂ©dibilitĂ© de son «enquĂȘte». L’intervention, hier, de Berlin auprĂšs de la Tunisie pour obtenir un «renforcement de la coopĂ©ration» afin «d’Ă©claircir le plus rapidement possible les origines» du drame en dit long, en tout cas, sur l’irritation allemande en la matiĂšre (deux enquĂȘteurs du BKA, la police fĂ©dĂ©rale criminelle, sont depuis vendredi Ă  Djerba pour participer Ă  l’enquĂȘte).

Unanimes, les tĂ©moignages des blessĂ©s allemands – quatorze d’entre eux ont Ă©tĂ© rapatriĂ©s vendredi et samedi – laissent, il est vrai, peu de place au doute. «Un petit camion s’est garĂ© directement devant l’entrĂ©e de la synagogue. Un homme est sorti par l’arriĂšre et a fermĂ© les portes. Il s’est dirigĂ© rapidement vers les maisons. Cela m’a paru bizarre. Il avait peut-ĂȘtre la trentaine, portait une salopette bleue. ۧa devait ĂȘtre l’auteur de l’attentat», affirme Helmut Eckert, un ingĂ©nieur berlinois de 59 ans, dans le journal populaire Bild am Sonntag. En prĂ©cisant que le camion Ă©tait «dĂšs le dĂ©but devant la synagogue». Eckert raconte avoir entendu «l’Ă©norme dĂ©tonation suivie d’un Ă©clair». «J’ai regardĂ© vers l’entrĂ©e de la synagogue oĂč Ă©taient la plupart des touristes et j’ai vu des flammes gigantesques s’engouffrer. C’Ă©tait irrĂ©el. Personne n’a criĂ©. Un silence de mort…»

Investigations. Reste Ă  connaĂźtre les auteurs de l’attentat, sur lesquels Berlin affirme ne disposer «d’aucune information». En annonçant, hier, que le corps du chauffeur du camion a Ă©tĂ© «carbonisé», aprĂšs avoir fait blanchir Ă  la chaux les murs d’enceinte de la synagogue, Tunis ne facilite guĂšre les investigations.

Quelques informations commencent toutefois Ă  filtrer. On sait dĂ©sormais qu’il s’agissait d’un camion volĂ© dont les plaques minĂ©ralogiques avaient Ă©tĂ© changĂ©es. Le chauffeur serait d’autre part, et selon des sources sĂ©curitaires, un policier. Faut-il voir lĂ  la rĂ©pĂ©tition d’un incident qui s’Ă©tait dĂ©roulĂ©, il y a trois ans, au mĂȘme endroit, au cours duquel un policier, prĂ©sentĂ© comme «dĂ©ment» par Tunis, avait vidĂ© son arme ? «Je penche pour un acte isolĂ© du mĂȘme type, d’autant que personne en Tunisie n’a les moyens d’organiser une opĂ©ration de ce genre, surtout pas les islamistes de Ennadha, qui ont Ă©tĂ© totalement dĂ©capitĂ©s», estime un expert maghrĂ©bin des affaires de sĂ©curitĂ©. L’organisation islamique tunisienne (interdite) a d’ailleurs «catĂ©goriquement» dĂ©menti, samedi depuis Londres, avoir revendiquĂ© l’explosion, aprĂšs que l’hebdomadaire allemand Focus a fait Ă©tat d’une telle revendication. «Si ce message existe, il ne peut s’agir q! ue d’une manipulation des services secrets tunisiens», dĂ©clarait Amer Larayed, prĂ©sident du bureau politique de Ennadha, ajoutant: «Nous avons publiĂ© un communiquĂ© condamnant cet acte s’il s’avĂ©rait ĂȘtre un attentat. Nous sommes contre ce type d’actes barbares qui ne peuvent que servir Sharon.»

«TolĂ©rance». Pendant ce temps, la Tunisie, dont le tourisme avait dĂ©jĂ  fortement pĂąti du 11 septembre, tentait d’anticiper sur une nouvelle baisse des touristes. Affirmant qu’elle resterait «terre de paix et de tolĂ©rance», elle a annoncĂ© le maintien du traditionnel pĂšlerinage du 29 mai Ă  la Ghriba. Et dĂ©pĂȘchĂ©, samedi, son ministre du Tourisme Ă  la synagogue de Djerba.

(Source: liberation du 15 avril 2002)


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من ŰŹŰ§Ù†ŰšÙ‡ Ù‚Ű§Ù„ ŰźŰšÙŠŰ± ŰŽŰ€ÙˆÙ† Ű§Ù„ŰŽŰ±Ù‚ Ű§Ù„Ű§ÙˆŰłŰ· Ù„Ù„Ű­ŰČŰš Ű§Ù„Ű§ŰŽŰȘŰ±Ű§ÙƒÙŠ Ű§Ù„ŰŻÙŠÙ…Ù‚Ű±Ű§Ű·ÙŠ Ű§Ù„Ű­Ű§ÙƒÙ… ÙƒŰ±ÙŠŰłÙˆÙ Ù…ÙˆŰłŰšŰ§ÙˆŰ± Ű§Ù† Ű§Ù„Ű­Ű§ŰŻŰ« Ù‡ŰŹÙˆÙ… Ű§Ű±Ù‡Ű§ŰšÙŠ .
ÙˆŰ§Ű¶Ű§Ù Ù…ÙˆŰłŰšŰ§ÙˆŰ± Ű§Ù† من ÙŠŰ±Ű§Ù‚Űš ŰłÙŠŰ± Ű§Ù„Ű§Ű­ŰŻŰ§Ű« في Ű§Ù„ŰŽŰ±Ù‚ Ű§Ù„Ű§ÙˆŰłŰ· ŰłÙŠŰ±ŰŹŰč Űčلي Ű§Ù„Ű§ŰșÙ„Űš Ű§Ù† Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± ۏۧۥ نŰȘÙŠŰŹŰ© ŰčÙ…Ù„ÙŠŰ© Ű§Ű±Ù‡Ű§ŰšÙŠŰ© . ÙˆŰ§Ű«Ù†ÙŠ Ű±ŰŠÙŠŰł ŰŹÙ…ŰčÙŠŰ© Ű§Ù„Ű”ŰŻŰ§Ù‚Ű© Ű§Ù„ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠŰ© Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ© فولفŰșŰ§Ù†Űș Ù‡ÙˆÙÙ…Ű§Ù† Űčلي قول Ù…ÙˆŰłŰšŰ§ÙˆŰ± Ù…ŰŽÙŠŰ±Ű§ Ű§Ù„ÙŠ Ű§Ù† ŰŹÙ…ÙŠŰč Ű§Ù„Ù…Ű€ŰŽŰ±Ű§ŰȘ ŰȘŰŻÙ„ Űčلي Ű§Ù† ŰčÙ…Ù„ÙŠŰ© Ű§Ű±Ù‡Ű§ŰšÙŠŰ© ŰȘكمن ÙˆŰ±Ű§ŰĄ وقوŰč Ű§Ù„Ű­Ű§ŰŻŰ«.
ÙˆŰ§Ű¶Ű§Ù Ù‡ÙˆÙÙ…Ű§Ù† في Ű­ŰŻÙŠŰ« Ù„ÙˆÙƒŰ§Ù„Ű© Ű§Ù„Ű§Ù†ŰšŰ§ŰĄ Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ© (DPA
) Ű§Ù† Ű§Ù„ŰłÙ„Ű·Ű§ŰȘ Ű§Ù„ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠŰ© ŰłŰȘفŰčل كل Ù…Ű§ في ÙˆŰłŰčÙ‡Ű§ لŰȘÙ‚Ű”ÙŠ Ű§Ù„Ű­Ù‚Ű§ŰŠÙ‚ Ű­ÙˆÙ„ Ű§Ù„Ű­Ű§ŰŻŰ«.
ومن Ű§Ù„ŰŹŰŻÙŠŰ± ŰšŰ§Ù„Ű°ÙƒŰ± Ű§Ù† Ű§Ù„Ű­ÙƒÙˆÙ…Ű© Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ© نفŰȘ ۟ۚ۱ۧ نقلŰȘه Ű§ŰłŰšÙˆŰčÙŠŰ© ÙÙˆÙƒÙˆŰł Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ©ŰŒ ۧۯŰčŰȘ فيه Ű§Ù† Ű§Ù„ŰźŰ§Ű±ŰŹÙŠŰ© Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ© Ű§ŰźÙŰȘ Űčلي ÙˆŰłŰ§ŰŠÙ„ Ű§Ù„Ű§ŰčÙ„Ű§Ù… ŰȘÙ‚Ű±ÙŠŰ±Ű§ Ű§ÙƒŰŻ فيه ŰŽŰ§Ù‡ŰŻ ŰčÙŠŰ§Ù† Ű§Ù† Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± Ù†ŰŹÙ… Űčن ۧŰčŰȘۯۧۥ.
من ŰŹÙ‡Ű© Ű§ŰźŰ±ÙŠ Ù‚Ű§Ù„ ۳ۧۊۭ Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠ (95 ŰčŰ§Ù…Ű§) ÙƒŰ§Ù† Ù…ÙˆŰŹÙˆŰŻŰ§ Ű­ÙŠÙ† وقŰč Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± Ű§Ù…Ű§Ù… Ű§Ù„Ù…Űčۚۯ Ű§Ù†Ù‡ Ű±ŰŁÙŠ Ù…Ù†ÙŰ° Ű§Ù„Ű§ŰčŰȘۯۧۥ في Ű§ÙŰ§ŰŻŰ© Ű§ŰŻÙ„ÙŠ ŰšÙ‡Ű§ Ù„Ű”Ű­ÙŠÙŰ© ŰšÙŠÙ„ŰŻ Ű§Ù… ŰłÙˆÙ†ŰȘۧŰș Ű§Ù„ŰŽŰčŰšÙŠŰ© Ű§Ù…Űł.
ÙˆÙ‚Ű§Ù„ هلموŰȘ Ű§ÙŠÙƒŰ±ŰȘ وهو Ù…Ù‡Ù†ŰŻŰł ÙƒŰ§Ù† ÙŠÙ…Ű¶ÙŠ ŰčŰ·Ù„ŰȘه في ŰȘÙˆÙ†Űł مŰč ŰČÙˆŰŹŰȘه Ű§ŰŻÙŠŰ« Ù„Ù‚ŰŻ Ű±ŰŁÙŠŰȘ Ù…Ù†ÙŰ° Ű§Ù„Ű§ŰčŰȘۯۧۥ Ù…ŰŽÙŠŰ±Ű§ Ű§Ù„ÙŠ Ű§Ù†Ù‡ Ù„Ű§ يمكن ŰȘŰ”ŰŻÙŠÙ‚ Ű±ÙˆŰ§ÙŠŰ© Ű§Ù„ŰłÙ„Ű·Ű§ŰȘ Ű§Ù„ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠŰ© Ű§Ù„ŰȘي ۧŰčŰȘۚ۱ŰȘ Ű§Ù„Ű§Ù…Ű± Ù„Ű§ يŰčŰŻÙˆ كونه ۭۧۯ۫ۧ Űčۧ۱۶ۧ.
ÙˆŰ§Ű¶Ű§Ù Ù‡Ű°Ű§ ŰșÙŠŰ± Ù…Ù…ÙƒÙ†ŰŒ ÙƒŰ§Ù†ŰȘ Ù‡Ù†Ű§Ùƒ Ù‡Ű°Ù‡ Ű§Ù„ŰŽŰ§Ű­Ù†Ű© Ű§Ù„Ű”ŰșÙŠŰ±Ű© ÙÙ‚Ű·ŰŒ ÙˆÙƒŰ§Ù†ŰȘ Ù…ÙˆŰŹÙˆŰŻŰ© Ù…Ù†Ű° Ű§Ù„ŰšŰŻŰ§ÙŠŰ© Ű§Ù…Ű§Ù… Ű§Ù„Ù…Űčۚۯ .

(Ù†Ù‚Ù„Ű§ Űčن Ű”Ű­ÙŠÙŰ© Ű§Ù„Ù‚ŰŻŰł Ű§Ù„ŰčŰ±ŰšÙŠ ليوم 15 ŰŁÙŰ±ÙŠÙ„ 2002)


Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ§ : ۧێۧ۱ۧŰȘ مŰȘŰČŰ§ÙŠŰŻŰ© Ű„Ù„Ù‰ ÙˆŰŹÙˆŰŻ ۟۷۩ ۧŰčŰȘۯۧۥ ÙˆŰ±Ű§ŰĄ Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± في ŰŹŰČÙŠŰ±Ű© ۏ۱ۚ۩


ŰšÙ‚Ù„Ù…: Ű§ŰłÙƒÙ†ŰŻŰ± Ű§Ù„ŰŻÙŠÙƒ

Ű°ÙƒŰ± وŰČÙŠŰ± Ű§Ù„ŰŻŰ§ŰźÙ„ÙŠŰ© Ű§Ù„Ű§ŰȘŰ­Ű§ŰŻÙŠ Ű§ÙˆŰȘو ŰŽÙŠÙ„ÙŠ ŰŁÙ…Űł Ű§Ù† Ű§Ù„Ű§ŰŽŰ§Ű±Ű§ŰȘ Ű„Ù„Ù‰ ÙˆŰŹÙˆŰŻ ۧŰčŰȘۯۧۥ Ù…ŰźŰ·Ű· له ŰȘŰȘŰČŰ§ÙŠŰŻ في Ù…Ű§ ÙŠŰźŰ” Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± Ű§Ù„Ű°ÙŠ وقŰč Ű§Ù„ŰźÙ…ÙŠŰł Ű§Ù„Ù…Ű§Ű¶ÙŠ ŰŁÙ…Ű§Ù… Ű§Ù„ÙƒÙ†ÙŠŰł Ű§Ù„ÙŠÙ‡ÙˆŰŻÙŠ Ű§Ù„ŰșŰ±ÙŠŰšŰ© في ŰŹŰČÙŠŰ±Ű© ۏ۱ۚ۩ Ű§Ù„ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠŰ©.
ÙˆÙ‚Ű§Ù„ ŰŽÙŠÙ„ÙŠ في Ű­ŰŻÙŠŰ« Ű§Ù„Ù‚Ù†Ű§Ű© Ű§Ù„ŰŁÙ„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ© Ű§Ù„ŰŁÙˆÙ„Ù‰ (Ű§ÙŠÙ‡ ۹۱ ŰŻÙŠ) Ű„Ù† ÙƒÙ„Ű§Ù…Ù‡ Ù‡Ű°Ű§ ÙŠŰłŰȘÙ†ŰŻ Ű„Ù„Ù‰ ŰȘŰ”Ű±ÙŠŰ­Ű§ŰȘ ۟ۚ۱ۧۥ في Ű§Ù„Ù…ÙƒŰȘŰš Ű§Ù„Ű§ŰȘŰ­Ű§ŰŻÙŠ Ù„Ù…ÙƒŰ§ÙŰ­Ű© Ű§Ù„ŰŹŰ±ÙŠÙ…Ű© ÙˆŰ„Ù„Ù‰ مŰčÙ„ÙˆÙ…Ű§ŰȘ Ű§Ù„ŰŹŰ§Ù†Űš Ű§Ù„ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠ ŰŁÙŠŰ¶Ű§Ù‹. ÙˆŰŁŰ¶Ű§Ù Ű§Ù† Ű§Ù„Ű§ŰčŰȘۯۧۥ Ű§Ù„Ű°ÙŠ ŰŁÙˆÙ‚Űč ŰčŰŻŰŻŰ§Ù‹ ÙƒŰšÙŠŰ±Ű§Ù‹ من Ű§Ù„Ù‚ŰȘلى ÙˆŰ§Ù„ŰŹŰ±Ű­Ù‰ ŰšÙŠÙ† Ű§Ù„ŰłÙŠŰ§Ű­ Ű§Ù„ŰŁÙ„Ù…Ű§Ù† ŰźŰ”ÙˆŰ”Ű§Ù‹ (لم ÙŠŰłŰȘÙ‡ŰŻÙ Ű§Ù„ŰłÙŠŰ§Ű­ Ű§Ù„ŰŁÙ„Ù…Ű§Ù† ÙˆŰ„Ù†Ù…Ű§ Ű§Ù„Ù…Ű±ÙƒŰČ Ű§Ù„ŰŻÙŠÙ†ÙŠ Ű§Ù„ÙŠÙ‡ÙˆŰŻÙŠ في Ű§Ù„ŰŹŰČÙŠŰ±Ű©).
ÙˆŰŻŰčۧ وŰČÙŠŰ± Ű§Ù„ŰŻŰ§ŰźÙ„ÙŠŰ© Ű§Ù„ŰŁÙ„Ù…Ű§Ù†ÙŠ Ű§Ù„ŰłÙŠŰ§Ű­ Ű§Ù„ŰŁÙ„Ù…Ű§Ù† Ű§Ù„ŰčŰ§ŰŠŰŻÙŠÙ† من Ù…ÙƒŰ§Ù† Ű§Ù„Ű­Ű§ŰŻŰ« Ű„Ù„Ù‰ Ű§Ù„Ű§ŰȘŰ”Ű§Ù„ ŰšŰ§Ù„Ù…ÙƒŰȘŰš Ű§Ù„Ű§ŰȘŰ­Ű§ŰŻÙŠ Ù„Ù…ÙƒŰ§ÙŰ­Ű© Ű§Ù„ŰŹŰ±ÙŠÙ…Ű© في ÙÙŠŰłŰšŰ§ŰŻÙ† Ù„Ù„Ű§ŰŻÙ„Ű§ŰĄ ŰšŰŽÙ‡Ű§ŰŻŰ§ŰȘهم Ű­ÙˆÙ„ Ù…Ű§ Ù„Ű§Ű­ŰžÙˆÙ‡ ŰŁÙˆ ŰŽŰ§Ù‡ŰŻÙˆÙ‡.
ŰźÙ„Ű§Ù„ Ű°Ù„Ùƒ, ۧ۱ŰȘفŰč ŰčŰŻŰŻ Ű§Ù„Ű¶Ű­Ű§ÙŠŰ§ Ű§Ù„ŰŁÙ„Ù…Ű§Ù† من ۏ۱ۧۥ Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± ŰŽŰ§Ű­Ù†Ű© Ű§Ù„ŰșۧŰČ ŰšŰčŰŻ Ű§Ű”Ű·ŰŻŰ§Ù…Ù‡Ű§ ۚۏۯۧ۱ Ű§Ù„ÙƒÙ†ÙŠŰł Ű„Ù„Ù‰ Ű„Ű­ŰŻÙ‰ Űčێ۱۩ Ű¶Ű­ÙŠŰ© من ŰŁŰ”Ù„ ŰłŰȘ Űčێ۱۩. ÙÙ‚ŰŻ ŰȘوفي ۔ۭۚۧ ŰŁÙ…Űł في ŰŁŰ­ŰŻ Ù…ŰłŰȘŰŽÙÙŠŰ§ŰȘ Ù‡Ű§Ù…ŰšÙˆŰ±Űș ێۧۚ ŰčÙ…Ű±Ù‡ 18 ŰłÙ†Ű©, ÙƒÙ…Ű§ ŰȘوفيŰȘ ŰźÙ„Ű§Ù„ ليل Ű§Ù„ŰłŰšŰȘ Ű§Ù…Ű±ŰŁŰȘŰ§Ù† في Ù…ŰłŰȘŰŽÙÙŠÙŠÙ† ŰąŰźŰ±ÙŠÙ† في Ù‡Ű§Ù…ŰšÙˆŰ±Űș ÙˆŰšŰ±Ù„ÙŠÙ† ۚ۳ۚۚ Ű§Ù„Ű­Ű±ÙˆÙ‚ Ű§Ù„ŰŽŰŻÙŠŰŻŰ© Ű§Ù„ŰȘي ŰȘŰč۱۶ŰȘۧ Ű„Ù„ÙŠÙ‡Ű§.
ÙˆÙƒŰ§Ù† ŰčŰŻŰŻ من Ű§Ù„ŰŹŰ±Ű­Ù‰ نقل يوم Ű§Ù„ŰłŰšŰȘ من ۏ۱ۚ۩ Ű„Ù„Ù‰ Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ§ للمŰčŰ§Ù„ŰŹŰ© نŰȘÙŠŰŹŰ© Ù„Ù„Ű§Ű”Ű§ŰšŰ§ŰȘ Ű§Ù„ŰźŰ·Ű±Ű© Ű§Ù„ŰȘي ŰȘŰč۱۶ Ű„Ù„ÙŠÙ‡Ű§. ÙˆÙ„Ű§ ŰȘŰČŰ§Ù„ Ű­Ű§Ù„ ŰčŰŻŰŻ ۹۟۱ من Ű§Ù„ŰŹŰ±Ű­Ù‰ ۟۷۱۩. Ű„Ű¶Ű§ÙŰ© Ű„Ù„Ù‰ Ű§Ù„Ù‚ŰȘلى Ű§Ù„ŰŁÙ„Ù…Ű§Ù†, ÙŠÙˆŰŹŰŻ ۧ۱ۚŰčŰ© قŰȘلى ÙŰ±Ù†ŰłÙŠÙŠÙ† ŰšÙŠÙ†Ù‡Ù… ŰłŰ§ŰŠÙ‚ Ű§Ù„ŰŽŰ§Ű­Ù†Ű© ÙˆŰ§Ù„ŰŻÙ„ÙŠÙ„ Ű§Ù„ŰłÙŠŰ§Ű­ÙŠ Ù„Ù„ÙˆÙŰŻ Ű§Ù„ŰŁÙ„Ù…Ű§Ù†ÙŠ ÙˆŰłŰ§ŰŠŰ­ ÙŰ±Ù†ŰłÙŠ.

(Ù†Ù‚Ù„Ű§ Űčن Ű”Ű­ÙŠÙŰ© Ű§Ù„Ű­ÙŠŰ§Ű© ليوم 15/4/2002 )


ŰȘÙˆÙ†Űł ŰȘقول ŰŁÙ† Ù„Ű§ Ù…ŰšŰ±Ű± Ù„Ű§ŰčŰȘۚۧ۱ ۭۧۯ۫ Ű§Ù„Ù…Űčۚۯ Ű§Ù„ÙŠÙ‡ÙˆŰŻÙŠ «ۧŰčŰȘۯۧۥ» ÙˆŰŁÙ„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ§ ŰȘŰȘŰ­ŰŻŰ« Űčن Â«Ù…Ű€ŰŽŰ±Ű§ŰȘ مŰȘŰČŰ§ÙŠŰŻŰ©Â» ŰȘ۱ۏۭ ÙŰ±Ű¶ÙŠŰ© Â«Ű§Ù„Ù‡ŰŹÙˆÙ…Â»

ۧ۱ŰȘÙŰ§Űč ŰčŰŻŰŻ Ű§Ù„Ű¶Ű­Ű§ÙŠŰ§ Ű„Ù„Ù‰ 16 ŰšÙŠÙ†Ù‡Ù… 11 ŰŁÙ„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ§Ù‹ ÙˆŰ«Ù„Ű§Ű«Ű© ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠÙŠÙ† ÙˆÙŰ±Ù†ŰłÙŠŰ§Ù† ŰŁŰ­ŰŻÙ‡Ù…Ű§ من ŰŁŰ”Ù„ ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠ

ŰȘÙˆÙ†Űł ـ ŰšŰ±Ù„ÙŠÙ† ـ Ù„Ù†ŰŻÙ†: Â«Ű§Ù„ŰŽŰ±Ù‚ Ű§Ù„ŰŁÙˆŰłŰ·Â» ÙˆŰ§Ù„ÙˆÙƒŰ§Ù„Ű§ŰȘ
ÙÙŠÙ…Ű§ ۧێۧ۱ŰȘ Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ§ Ű§Ù„Ù‰ Ű§Ù† Ù‡Ù†Ű§Ùƒ Â«Ù…Ű€ŰŽŰ±Ű§ŰȘ مŰȘŰČŰ§ÙŠŰŻŰ©Â» Űčلى Ű§Ù† Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± Ű§Ù„Ű°ÙŠ وقŰč Ű§Ù…Ű§Ù… مŰčۚۯ ÙŠÙ‡ÙˆŰŻÙŠ في ŰŹŰČÙŠŰ±Ű© ۏ۱ۚ۩ Ű§Ù„ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠŰ© Ű§Ù„Ű§ŰłŰšÙˆŰč Ű§Ù„Ù…Ű§Ű¶ÙŠ ÙƒŰ§Ù† Â«Ù‡ŰŹÙˆÙ…Ű§Â»ŰŒ Ű§ÙƒŰŻŰȘ Ű§Ù„ŰłÙ„Ű·Ű§ŰȘ Ű§Ù„ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠŰ© Ù…ŰŹŰŻŰŻŰ§ Ű§Ù…Űł Ű§Ù†Ù‡ Ù„Ű§ Ù…ŰšŰ±Ű± Ù„Ű§ÙŰȘ۱ۧ۶ Ű§Ù† Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± ŰŽŰ§Ű­Ù†Ű© Ű”Ù‡Ű±ÙŠŰŹÙŠŰ© ÙƒŰ§Ù†ŰȘ Ù…Ű­Ù…Ù„Ű© ŰšŰ§Ù„ŰșۧŰČ Ù‚Ű±Űš Ű§Ù„Ù…Űčۚۯ ÙƒŰ§Ù† «ۧŰčŰȘۯۧۥ». في Ű§Ù„ÙˆÙ‚ŰȘ Ù†ÙŰłÙ‡ ۧ۱ŰȘفŰč Ű§Ù„Ù‰ 16 ŰčŰŻŰŻ قŰȘلى Ű§Ù„Ű­Ű§ŰŻŰ«. ÙˆÙ‚Ű§Ù„ Ù…Ű”ŰŻŰ± Ű­ÙƒÙˆÙ…ÙŠ ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠ في Ù‡Ű°Ù‡ Ű§Ù„Ù…Ű±Ű­Ù„Ű© من Ű§Ù„ŰȘŰ­Ù‚ÙŠÙ‚ Ù„Ű§ ÙŠÙˆŰŹŰŻ Ù…Ű§ ÙŠŰšŰ±Ű± ۧ۳ŰȘنŰȘۧۏۧŰȘ Ű§ŰźŰ±Ù‰ ŰłÙˆÙ‰ Ű§Ù„Ű§ŰłŰȘنŰȘۧۏۧŰȘ Ű§Ù„Ű§ÙˆÙ„ÙŠŰ© للŰȘŰ­Ù‚ÙŠÙ‚ ŰšŰŁÙ† Ű§Ù„Ű­Ű§ŰŻŰ« Ű§Ù„Ű°ÙŠ وقŰč Ű§Ù„ŰźÙ…ÙŠŰł Ű§Ù„Ù…Ű§Ű¶ÙŠ Ű§Ù…Ű§Ù… مŰčۚۯ Â«Ű§Ù„ŰșŰ±ÙŠŰšŰ©Â» ÙƒŰ§Ù† Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű±Ű§ ŰčŰ±Ű¶ÙŠŰ§. ÙˆŰ§Ű¶Ű§Ù Ű§Ù„Ù…Ű”ŰŻŰ± Ű§Ù† Â«Ű§Ù„ŰȘŰ­Ù‚ÙŠÙ‚Ű§ŰȘ مŰȘÙˆŰ§Ű”Ù„Ű©ŰŒ وفي Ù‡Ű°Ù‡ Ű§Ù„Ù…Ű±Ű­Ù„Ű© من Ű§Ù„ŰȘŰ­Ù‚ÙŠÙ‚ Ù„Ű§ ŰŽÙŠŰĄ ÙŠŰšŰ±Ű± Ű§Ù…Ű±Ű§ ۧ۟۱ ŰșÙŠŰ± Ű§Ù„Ű§ŰłŰȘنŰȘۧۏۧŰȘ Ű§Ù„Ű§ÙˆÙ„ÙŠŰ© Ű§Ù„ŰȘي Ű§ŰžÙ‡Ű±ŰȘ Ű§Ù†Ù‡ Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± ŰčŰ±Ű¶ÙŠÂ». ÙˆÙ‚Ű§Ù„ Ű§Ù†Ù‡ Ù†ŰžŰ±Ű§ Ù„Ű§Ù† «ۏ۫۩ Ű§Ù„ŰłŰ§ŰŠÙ‚ Ù‚ŰŻ ŰȘÙŰ­Ù…ŰȘ ÙŰ§Ù† Ű§Ù„Ù…Ű­Ù‚Ù‚ÙŠÙ† ۭۚۧۏ۩ Ű§Ù„Ù‰ Ű§Ù„Ù…ŰČÙŠŰŻ من Ű§Ù„ÙˆÙ‚ŰȘ في ŰȘŰ­Ù‚ÙŠÙ‚Ű§ŰȘهم». ÙˆŰźÙ„Ű” Ű§Ù„Ù‰ Ű§Ù„Ù‚ÙˆÙ„ Ű§Ù† Â«Ű§Ù„ŰŽŰ±Ű·Ű© ÙˆŰ§Ù„Ù‚Ű¶Ű§ŰĄ ÙŠÙˆŰ§Ű”Ù„Ű§Ù† ۧۏ۱ۧۥ ŰȘŰ­Ù‚ÙŠÙ‚Ű§ŰȘÙ‡Ù…Ű§ ŰšŰŽÙƒÙ„ Ù…ŰłŰȘÙ…Ű± ÙˆŰšŰŻÙˆÙ† ŰȘوقف ÙˆÙ„Ű§ ÙŠÙ…ÙƒÙ†Ù‡Ù…Ű§ في Ű§Ù„ÙˆÙ‚ŰȘ Ű§Ù„Ű±Ű§Ù‡Ù† Ű§Ù„ÙƒŰŽÙ Űčن ŰčÙ†Ű§Ű”Ű± ŰȘÙ…Űł ŰłŰ±ÙŠŰ© Ű§Ù„ŰȘŰ­Ù‚ÙŠÙ‚Â». Ű§Ù„Ù‰ Ű°Ù„ÙƒŰŒ Ù‚Ű§Ù„ وŰČÙŠŰ± Ű§Ù„ŰŻŰ§ŰźÙ„ÙŠŰ© Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠ Ű§ÙˆŰȘو ŰŽÙŠÙ„ÙŠ لŰȘلفŰČيون «ŰČŰŻ ŰŻÙŠ Ű§ÙÂ» في Ù…Ù‚Ű§ŰšÙ„Ű© Ù…ŰłŰ§ŰĄ Ű§ÙˆÙ„ من Ű§Ù…Űł Ű§Ù† «ۧ۟۱ Ű§Ù„Ù…ŰčÙ„ÙˆÙ…Ű§ŰȘ ÙˆŰ§Ù„Ù…Ű€ŰŽŰ±Ű§ŰȘ Ű§Ù„ŰȘي ŰȘÙ„Ù‚ÙŠÙ†Ű§Ù‡Ű§ من ŰŻŰ§ŰźÙ„ Ű§Ù„ŰšÙ„Ű§ŰŻ ومن ŰźŰ§Ű±ŰŹÙ‡Ű§ ŰȘŰŽÙŠŰ± ŰšŰŽÙƒÙ„ مŰȘŰČŰ§ÙŠŰŻ Ű§Ù„Ù‰ Ù‡ŰŹÙˆÙ…Â». ÙˆÙ‚Ű§Ù„ ۳ۧۊۭ Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠ ÙƒŰ§Ù† Ù…ÙˆŰŹÙˆŰŻŰ§ Ű­ÙŠÙ† وقŰč Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± Ű§Ù†Ù‡ Â«Ű±ŰŁÙ‰ Ù…Ù†ÙŰ° Ű§Ù„Ű§ŰčŰȘۯۧۥ». ÙˆÙ‚Ű§Ù„ هلموŰȘ Ű§ÙŠÙƒŰ±ŰȘی وهو Ù…Ù‡Ù†ŰŻŰł ÙƒŰ§Ù† ÙŠÙ…Ű¶ÙŠ ŰčŰ·Ù„ŰȘه في ŰȘÙˆÙ†Űł مŰč ŰČÙˆŰŹŰȘه Ű§ŰŻÙŠŰ«ŰŒ Ù„Ű”Ű­ÙŠÙŰ© Â«ŰšÙŠÙ„ŰŻ Ű§Ù… ŰłÙˆÙ†ŰȘۧŰș» Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ© Ű§Ù„Ű”Ű§ŰŻŰ±Ű© Ű§Ù…Űł Â«Ù„Ù‚ŰŻ Ű±ŰŁÙŠŰȘ Ù…Ù†ÙŰ° Ű§Ù„Ű§ŰčŰȘۯۧۥ».
ÙˆŰ§Ű¶Ű§Ù: Â«ÙƒŰ§Ù†ŰȘ Ù‡Ù†Ű§Ùƒ Ù‡Ű°Ù‡ Ű§Ù„ŰŽŰ§Ű­Ù†Ű© Ű§Ù„Ű”ŰșÙŠŰ±Ű© ÙÙ‚Ű·ŰŒ ÙˆÙƒŰ§Ù†ŰȘ Ù…ÙˆŰŹÙˆŰŻŰ© Ù…Ù†Ű° Ű§Ù„ŰšŰŻŰ§ÙŠŰ© Ű§Ù…Ű§Ù… Ű§Ù„Ù…Űčۚۯ». وŰȘۧۚŰč Ű§Ù† Â«ŰŽŰ§Ű­Ù†Ű© Ű”ŰșÙŠŰ±Ű© ŰȘوقفŰȘ Ù…ŰšŰ§ŰŽŰ±Ű© Ű§Ù…Ű§Ù… Ù…ŰŻŰźÙ„ Ű§Ù„Ù…Űč۹ۯی ÙˆŰźŰ±ŰŹ Ű±ŰŹÙ„ من ŰšŰ§ŰšÙ‡Ű§ Ű§Ù„ŰźÙ„ÙÙŠ ÙˆŰ§Űșلق Ű§Ù„Ű§ŰšÙˆŰ§Űš. وŰȘÙˆŰŹÙ‡ ŰłŰ±ÙŠŰčۧ Ù†Ű­Ùˆ Ű§Ù„Ù…Ù†Ű§ŰČÙ„ŰŒ ÙˆÙ‚ŰŻ ۚۯۧ لي Ű°Ù„Ùƒ ŰșŰ±ÙŠŰšŰ§. ÙƒŰ§Ù† في Ű§Ù„Ű«Ù„Ű§Ű«ÙŠÙ† من Ű§Ù„ŰčÙ…Ű± ŰȘÙ‚Ű±ÙŠŰšŰ§ŰŒ ÙˆÙ‚ŰŻ يكون هو Ù…Ù†ÙŰ° Ű§Ù„Ű§ŰčŰȘۯۧۥ». ÙˆŰ§ÙƒŰŻ ۳ۧۊۭ Ű§ŰźŰ±ŰŒ ŰłÙŠŰșÙŰ±ÙŠŰŻ Ù…ÙˆÙ„Ű±ŰŒ من Ù‡Ű§Ù…ŰšÙˆŰ±Űș Ù‡Ű°Ù‡ Ű§Ù„Ű§ÙŰ§ŰŻŰ© Ù‚Ű§ŰŠÙ„Ű§ Â«Ű§Ù„Ű§Ù…Ű± لم يكن ۭۧۯ۫ۧ». ÙˆÙ‚ŰŻ ŰšÙ„Űș ŰčŰŻŰŻ قŰȘلى Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± 16 ێ۟۔ۧ مŰč ÙˆÙŰ§Ű© Ű«Ù„Ű§Ű«Ű© Ű§Ù„Ù…Ű§Ù† ŰąŰźŰ±ÙŠÙ†. ÙÙ‚ŰŻ ۧŰčلن Űčن ÙˆÙŰ§Ű© Ű·ÙÙ„ ÙˆŰ§Ù…Ű±ŰŁŰ© Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠÙŠÙ† ۔ۭۚۧ Ű§Ù…Űł. ÙˆÙƒŰ§Ù†ŰȘ ۳ۧۊۭ۩ Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ© Ű§ŰźŰ±Ù‰ Ù‚ŰŻ ŰȘوفيŰȘ Ű§Ù„Ù„ÙŠÙ„Ű© Ù‚ŰšÙ„ Ű§Ù„Ù…Ű§Ű¶ÙŠŰ© في Ù‡Ű§Ù…ŰšÙˆŰ±Űș (ŰŽÙ…Ű§Ù„ Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ§) مŰȘۣ۫۱۩ ŰšŰ§Ù„Ű­Ű±ÙˆÙ‚ Ű§Ù„ŰȘي Ű§Ű”ÙŠŰšŰȘ ŰšÙ‡Ű§. ÙˆŰšÙ‡Ű°Ű§ ۧ۱ŰȘفŰč Ű§Ù„Ù‰ 11 ŰčŰŻŰŻ Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù† Ű§Ù„Ű°ÙŠÙ† Ù‚Ű¶ÙˆŰ§ في Ű§Ù„Ű­Ű§ŰŻŰ«. ÙˆŰ§ÙŰ§ŰŻŰȘ مŰȘۭۯ۫۩ ŰšŰ§ŰłÙ… Ű§Ù„ŰłÙŰ§Ű±Ű© Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ© في ŰȘÙˆÙ†Űł Ű§Ù† 19 Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ§Ù‹ Ű§Ű”ÙŠŰšÙˆŰ§ في Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± Ù†Ù‚Ù„ÙˆŰ§ Ű§Ù„Ù‰ ŰšÙ„Ű§ŰŻÙ‡Ù… للŰčÙ„Ű§ŰŹ. ÙˆŰ§Ù„Ű¶Ű­Ű§ÙŠŰ§ Ű§Ù„ŰąŰźŰ±ÙˆÙ† هم Ű«Ù„Ű§Ű«Ű© ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠÙŠÙ† ÙˆÙŰ±Ù†ŰłÙŠŰ§Ù† Ű§Ű­ŰŻÙ‡Ù…Ű§ من Ű§Ű”Ù„ ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠ. وفي ŰȘŰ·ÙˆŰ± ۹۟۱ Ű§Ù…ŰłŰŒ Ù‚Ű§Ù„ Ű§Ù„Ù…ŰłŰȘێۧ۱ Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠ ŰșÙŠŰ±Ù‡Ű§Ű±ŰŻ ŰŽŰ±ÙˆŰŻŰ± Ű§Ù†Ù‡ ŰșÙŠŰ± مŰȘŰŁÙƒŰŻ ŰšŰčŰŻ من Ű§Ù† Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± ÙƒŰ§Ù† ۭۧۯ۫ۧ Ű§Ù… ۧŰčŰȘۯۧۡی ÙˆŰ°Ù„Ùƒ في Ű­ŰŻÙŠŰ« Ű§Ù„Ù‰ Ű§Ù„ŰŽŰšÙƒŰ© Ű§Ù„Ű«Ű§Ù†ÙŠŰ© للŰȘلفŰČيون Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠ. ÙˆŰ§ÙˆŰ¶Ű­ ŰŽŰ±ÙˆŰŻŰ± Â«Ù‡Ù†Ű§Ùƒ Ù…Ű€ŰŽŰ±Ű§ŰȘ ŰȘŰ€ÙŠŰŻ ÙŰ±Ű¶ÙŠŰ© Ű­Ű”ÙˆÙ„ ۧŰčŰȘۯۧۡی ŰșÙŠŰ± Ű§Ù† مŰčŰ·ÙŠŰ§ŰȘ Ű§Ù„ŰłÙ„Ű·Ű§ŰȘ Ű§Ù„ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠŰ© ŰȘÙˆŰ­ÙŠ ŰšŰčÙƒŰł Ű°Ù„ÙƒÂ». ÙˆŰ·Ű§Ù„Űš ŰšÙƒŰŽÙ Ù…Ù„Ű§ŰšŰłŰ§ŰȘ Ù‡Ű°Ű§ Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± ŰšŰ§Ù„ÙƒŰ§Ù…Ù„ ÙˆŰšŰ§ŰłŰ±Űč وقŰȘ ممكن. ÙˆŰ§Ű¶Ű§Ù Ű§Ù†Ù‡ في Ű­Ű§Ù„ ŰȘŰšÙŠÙ† Ű§Ù† Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± ۧŰčŰȘۯۧۥ ÙŰ§Ù† Ű§Ù„Ű­ÙƒÙˆÙ…Ű© Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ© «۳ŰȘŰšŰ°Ù„ كل Ù…Ű§ في ÙˆŰłŰčÙ‡Ű§ Ù„Ù„Ù‚ŰšŰ¶ Űčلى Ù…Ű±ŰȘÙƒŰšÙŠÙ‡ ÙˆÙˆŰ¶Űčهم ÙˆŰ±Ű§ŰĄ Ű§Ù„Ù‚Ű¶ŰšŰ§Ù†Â».
من ŰŹÙ‡Ű© Ű§ŰźŰ±Ù‰ŰŒ ۧŰčلنŰȘ ÙˆÙƒŰ§Ù„Ű© Ű§Ù„ŰłÙŰ± Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ© Ű§Ù„ŰčÙ…Ù„Ű§Ù‚Ű© «ŰȘوي» Ű§Ù„Ű§Ű­ŰŻ Ű§Ù†Ù‡Ű§ ŰŽŰ·ŰšŰȘ من ŰšŰ±Ű§Ù…ŰŹ Ű±Ű­Ù„Ű§ŰȘÙ‡Ű§ Â«ÙƒŰ§ÙŰ© Ű§Ù„Ù…ÙˆŰ§Ù‚Űč Ű§Ù„ŰŻÙŠÙ†ÙŠŰ© Ű§Ù„ŰźŰ·Ű±Ű©Â» ÙˆŰ°Ù„Ùƒ ۧ۫۱ Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± ŰŹŰ±ŰšŰ©ŰŒ ŰșÙŠŰ± Ű§Ù†Ù‡Ű§ Ű§ÙƒŰŻŰȘ Ű§Ù†Ù‡Ű§ ŰłŰȘÙˆŰ§Ű”Ù„ Űč۱۶ ŰȘÙˆÙ†Űł ÙˆŰŹŰČÙŠŰ±Ű© ۏ۱ۚ۩ ÙƒÙˆŰŹÙ‡Ű© ŰłÙŠŰ§Ű­ÙŠŰ©. ÙˆŰ§ŰŽŰ§Ű±ŰȘ Ű§Ù„ÙˆÙƒŰ§Ù„Ű© Ű§Ù„Ù‰ Ű§Ù† Ű§Ù„Ű­ÙƒÙˆÙ…Ű© Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ© لم ŰȘۭ۰۱ Ű§Ù„Ù…ÙˆŰ§Ű·Ù†ÙŠÙ† Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù† من Ű§Ù„ŰłÙŰ± Ű§Ù„Ù‰ ŰȘÙˆÙ†Űł.
ÙŠŰŽŰ§Ű± Ű§Ù„Ù‰ Ű§Ù† Ű¶Ű­Ű§ÙŠŰ§ Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù† كلهم من ŰČŰšŰ§ŰŠÙ† «ŰȘوي» ÙˆÙƒŰ§Ù†ÙˆŰ§ يقومون ŰšŰŹÙˆÙ„Ű© في Ű§Ù„ŰŹŰČÙŠŰ±Ű© ŰšŰ­Ű§ÙÙ„Ű© ŰčÙ†ŰŻ وقوŰč Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű±.

(Ù†Ù‚Ù„Ű§ Űčن Ű”Ű­ÙŠÙŰ© Ű§Ù„ŰŽŰ±Ù‚ Ű§Ù„ŰŁÙˆŰłŰ· ليوم 15 ŰŁÙŰ±ÙŠÙ„ 2002)


16قŰȘÙŠÙ„Ű§Ù‹ في Ű­Ű”ÙŠÙ„Ű© ŰŹŰŻÙŠŰŻŰ© وŰȘÙˆÙ†Űł ŰȘŰŹŰŻŰŻ Ù…Ù‚ÙˆÙ„Ű© “Ű§Ù„Ű­Ű§ŰŻŰ« Ű§Ù„ŰčŰ±Ű¶ÙŠ”
ŰšŰ±Ù„ÙŠÙ† ŰȘ۱ۏۭ ÙŰ±Ű¶ÙŠŰ© “Ű§Ù„Űčمل Ű§Ù„Ű„Ű±Ù‡Ű§ŰšÙŠ” في Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± ۏ۱ۚ۩

ŰŁŰčلن وŰČÙŠŰ± Ű§Ù„ŰŻŰ§ŰźÙ„ÙŠŰ© Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ© Ű§ÙˆŰȘو ŰŽÙŠÙ„ÙŠ Ù„ÙŠÙ„Ű© Ű§Ù„ŰłŰšŰȘ/Ű§Ù„Ű§Ű­ŰŻ ŰŁÙ† Ù‡Ù†Ű§Ùƒ ŰŻÙ„Ű§ŰŠÙ„ مŰȘŰČŰ§ÙŠŰŻŰ© Űčلى ŰŁÙ† Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± Ű§Ù„Ű°ÙŠ وقŰč Ù…Ű€ŰźŰ±Ű§ في Ű§Ù„ÙƒÙ†ÙŠŰł Ű§Ù„ÙŠÙ‡ÙˆŰŻÙŠ في ŰŹŰČÙŠŰ±Ű© ۏ۱ۚ۩ Ű§Ù„ŰłÙŠŰ§Ű­ÙŠŰ© ŰšŰȘÙˆÙ†Űł ÙƒŰ§Ù† مŰȘŰčÙ…ŰŻŰ§ ÙˆÙ„ÙŠŰł Ù‚Ű¶Ű§ŰĄ ÙˆÙ‚ŰŻŰ±Ű§.ÙˆÙ‚Ű§Ù„ ŰŽÙŠÙ„ÙŠ في ŰŁŰ­Ű§ŰŻÙŠŰ« Ù„Ù…Ű­Ű·Ű§ŰȘ Ű§Ù„ŰȘلفŰČيون Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ© Ű„Ù† Ű§Ù„Ù…Ű­Ù‚Ù‚ÙŠÙ† من Ű§Ù„ŰŽŰ±Ű·Ű© Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ© ÙˆŰ§Ù„ŰłÙ„Ű·Ű§ŰȘ Ű§Ù„ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠŰ© “Ù„ŰŻÙŠÙ‡Ù… ŰŽÙƒÙˆÙƒ مŰȘŰČŰ§ÙŠŰŻŰ© في ŰŁÙ† Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± ÙƒŰ§Ù† Ù‡ŰŹÙˆÙ…Ű§” مŰȘŰčÙ…ŰŻŰ§.

ÙˆÙƒŰ§Ù†ŰȘ Ű§Ù„ŰłÙ„Ű·Ű§ŰȘ Ű§Ù„ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠŰ© Ù‚ŰŻ ŰŁŰčلنŰȘ ŰŁÙ† Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± Ű§Ù„Ű°ÙŠ وقŰč يوم Ű§Ù„ŰźÙ…ÙŠŰł Ű§Ù„Ù…Ű§Ű¶ÙŠ ÙˆŰ§Ù„Ű°ÙŠ ŰŁŰłÙŰ± Űčن Ù…Ű”Ű±Űč 13ێ۟۔ۧ منهم Ű«Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ© ŰŁÙ„Ù…Ű§Ù† ÙƒŰ§Ù† Ù‚Ű¶Ű§ŰĄ ÙˆÙ‚ŰŻŰ±Ű§.ÙŠŰ°ÙƒŰ± ŰŁÙ† ŰŁÙƒŰ«Ű± من 30ێ۟۔ۧ ŰŁŰ”ÙŠŰšÙˆŰ§ منهم 19ŰŁÙ„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ§ في Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± Ű§Ù„Ű°ÙŠ ŰŁŰčلنŰȘ Ű§Ù„ŰłÙ„Ű·Ű§ŰȘ Ű§Ù„ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠŰ© ŰŁÙ†Ù‡ وقŰč ŰčÙ†ŰŻÙ…Ű§ Ű§Ű”Ű·ŰŻÙ…ŰȘ ŰŽŰ§Ű­Ù†Ű© ŰȘŰ­Ù…Ù„ ÙƒÙ…ÙŠŰ© من Ű§Ù„ŰșۧŰČ Ű§Ù„Ű·ŰšÙŠŰčي ۚۏۯۧ۱ Ű­ÙˆÙ„ ÙƒÙ†ÙŠŰł ŰșŰ±ÙŠŰšŰ© يوم Ű§Ù„ŰźÙ…ÙŠŰł Ű§Ù„Ù…Ű§Ű¶ÙŠ. ويŰčŰȘÙ‚ŰŻ ŰŁÙ†Ù‡ من ŰŁÙ‚ŰŻÙ… Ű§Ù„ÙƒÙ†Ű§ŰŠÙŠŰł Ű§Ù„ÙŠÙ‡ÙˆŰŻÙŠŰ© Ű§Ù„ŰȘي ŰŽÙŠŰŻŰȘ في Ű§Ù„Ù…Ù†Ű·Ù‚Ű©. ÙˆŰŁÙˆŰ¶Ű­ ŰŽÙŠÙ„ÙŠ ŰŁÙ†Ù‡ Ù„Ű§ يŰčŰȘÙ‚ŰŻ ŰŁÙ† Ù…Ű«Ù„ Ù‡Ű°Ű§ Ű§Ù„Ù‡ŰŹÙˆÙ… ÙƒŰ§Ù† Ù…ÙˆŰŹÙ‡Ű§ ۶ۯ ŰŁÙ„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ§ ŰŁÙˆ Ű§Ù„ŰłÙŠŰ§Ű­ ÙˆŰ„Ù†Ù…Ű§ ۶ۯ Ù…ÙƒŰ§Ù† للŰčۚۧۯ۩ Ű§Ù„ÙŠÙ‡ÙˆŰŻÙŠŰ©.

ÙˆŰ°ÙƒŰ±ŰȘ Ù…ŰŹÙ„Ű© ÙÙˆÙƒÙˆŰł Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ© ŰŁÙ† Ù…Ù†ŰžÙ…Ű© Ű§Ù„Ù†Ù‡Ű¶Ű© Ű§Ù„Ű§ŰłÙ„Ű§Ù…ÙŠŰ© Ű§Ù„ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠŰ© ŰŁŰčلنŰȘ Ù…ŰłŰŠÙˆÙ„ÙŠŰȘÙ‡Ű§ Űčن Ű§Ù„Ù‡ŰŹÙˆÙ… Ű§Ù„Ű§Ù†ŰȘŰ­Ű§Ű±ÙŠ. ÙˆÙˆŰ±ŰŻŰȘ ŰŁÙ†ŰšŰ§ŰĄ Űčن ŰŁÙ† ŰšÙŠŰ§Ù†Ű§ وŰČّŰč Űčلى Ù…ÙƒŰ§ŰȘŰš Ű§Ù„Ű”Ű­Ù Ű§Ù„ŰčŰ±ŰšÙŠŰ© في Ù„Ù†ŰŻÙ† ۏۧۥ فيه ŰŁÙ† Ű§Ù„Ù‡ŰŹÙˆÙ… وقŰč “ŰȘŰ¶Ű§Ù…Ù†Ű§ مŰč Ű„ŰźÙˆŰ§Ù†Ù†Ű§ Ű§Ù„ŰŽÙ‡ŰŻŰ§ŰĄ في ÙÙ„ŰłŰ·ÙŠÙ†”.

وŰȘم Ű„Űčۧۯ۩ Űčێ۱۩ ŰŁÙ„Ù…Ű§Ù† Ù…Ű”Ű§ŰšÙŠÙ† ۚۏ۱ۭۧ ŰźŰ·ÙŠŰ±Ű© من ŰȘÙˆÙ†Űł Ű„Ù„Ù‰ ŰŁÙ„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ§ ŰŁÙ…Űł Ű§Ù„ŰŁÙˆÙ„ “Ű§Ù„ŰłŰšŰȘ” Űčلى مŰȘن ۷ۧۊ۱۩ ŰȘۧۚŰčŰ© Ù„Ù…ŰłŰȘŰŽÙÙ‰ Ű§Ù„Ù‚ÙˆŰ§ŰȘ Ű§Ù„ŰŹÙˆÙŠŰ© Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ© ÙˆŰ„ŰŻŰźŰ§Ù„Ù‡Ù… ŰčŰŻŰ© Ù…ŰłŰȘŰŽÙÙŠŰ§ŰȘ Űčلى ŰčŰŹÙ„. ÙˆÙ‚Ű§Ù„ Ű§Ù„Ű§Ű·ŰšŰ§ŰĄ ŰŁÙ† ŰšŰč۶ Ű§Ù„Ù…Ű±Ű¶Ù‰ في Ű­Ű§Ù„Ű© ŰźŰ·ÙŠŰ±Ű© ÙˆÙ…Ű”Ű§ŰšÙˆÙ† ŰšŰ­Ű±ÙˆÙ‚ ÙƒŰ«ÙŠŰ±Ű©.ومن ŰšÙŠÙ† Ű§Ù„Ű°ÙŠÙ† Ù„Ù‚ÙˆŰ§ Ù…Ű”Ű±Űčهم Ű”ŰšÙŠ في Ű§Ù„Ű­Ű§ŰŻÙŠŰ© Űčێ۱۩ من Ű§Ù„ŰčÙ…Ű± ÙˆŰźÙ…Űł ŰłÙŠŰŻŰ§ŰȘ كن ÙŠÙ…Ű¶ÙŠÙ† ۄۏۧŰČŰ© في ŰȘÙˆÙ†Űł.

ÙƒÙ…Ű§ لقي ۣ۱ۚŰčŰ© ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠÙŠÙ† ÙˆÙŰ±Ù†ŰłÙŠ Ù…Ű”Ű±Űčهم ŰŁÙŠŰ¶Ű§.وŰȘÙˆŰŹÙ‡ Ù…ŰłŰŠÙˆÙ„Ű§Ù† ŰŁÙ„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ§Ù† ÙƒŰšÙŠŰ±Ű§Ù† من مكŰȘŰš Ù…ÙƒŰ§ÙŰ­Ű© Ű§Ù„ŰŹŰ±ÙŠÙ…Ű© Ű§Ù„Ű§ŰȘŰ­Ű§ŰŻÙŠ Ű„Ù„Ù‰ ŰȘÙˆÙ†Űł Ù„Ù„Ù…ŰłŰ§ŰčŰŻŰ© في Ű§Ù„ŰȘŰ­Ű±ÙŠŰ§ŰȘ ÙˆŰ§Ù„ŰȘŰ­Ù‚ÙŠÙ‚Ű§ŰȘ.Ù‡Ű°Ű§ ÙˆÙ‚Ű§Ù„ Ù…ŰłŰ€ÙˆÙ„ÙˆÙ† ŰŁÙ…Űł Ű§Ù„ŰŁŰ­ŰŻ Ű§Ù† ŰłŰ§ŰŠŰ­ÙŠÙ† Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠÙŠÙ† ŰąŰźŰ±ÙŠÙ† ŰȘÙˆÙÙŠŰ§ مŰȘŰŁŰ«Ű±ÙŠÙ† ŰšŰŹŰ±Ű§Ű­Ù‡Ù…Ű§ ۏ۱ۧۥ Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± Ù„ÙŠŰ±ŰȘفŰč ŰčŰŻŰŻ Ű§Ù„Ù‚ŰȘلى في Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± Ű„Ù„Ù‰ 16ێ۟۔ۧ ŰšÙŠÙ†Ù‡Ù… Űčێ۱۩ ŰŁÙ„Ù…Ű§Ù†.

من ŰŹÙ‡Ű© ŰŁŰźŰ±Ù‰ŰŒ Ù‚Ű§Ù„ ۳ۧۊۭ Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠ ( 59ŰčŰ§Ù…Ű§) ÙƒŰ§Ù† Ù…ÙˆŰŹÙˆŰŻŰ§ Ű­ÙŠÙ† وقŰč Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± Ű§Ù…Ű§Ù… Ű§Ù„Ù…Űčۚۯ Ű§Ù„ÙŠÙ‡ÙˆŰŻÙŠ في ۏ۱ۚ۩ Ű§Ù†Ù‡ “Ű±ŰŁÙ‰ Ù…Ù†ÙŰ° Ű§Ù„Ű§ŰčŰȘۯۧۥ” في Ű§ÙŰ§ŰŻŰ© Ű§ŰŻÙ„Ù‰ ŰšÙ‡Ű§ Ù„Ű”Ű­ÙŠÙŰ© “ŰšÙŠÙ„ŰŻ Ű§Ù… ŰłÙˆÙ†ŰȘۧŰș” Ű§Ù„ŰŽŰčŰšÙŠŰ© Ű§Ù…Űł Ű§Ù„Ű§Ű­ŰŻ.ÙˆŰ§Ű¶Ű§Ù “ÙƒŰ§Ù† Ù‡Ù†Ű§Ùƒ Ù‡Ű°Ù‡ Ű§Ù„ŰŽŰ§Ű­Ù†Ű© Ű§Ù„Ű”ŰșÙŠŰ±Ű© ÙÙ‚Ű·ŰŒ ÙˆÙƒŰ§Ù†ŰȘ Ù…ÙˆŰŹÙˆŰŻŰ© Ù…Ù†Ű° Ű§Ù„ŰšŰŻŰ§ÙŠŰ© Ű§Ù…Ű§Ù… Ű§Ù„Ù…Űčۚۯ”.وŰȘۧۚŰč Ű§Ù† “ŰŽŰ§Ű­Ù†Ű© Ű”ŰșÙŠŰ±Ű© ŰȘوقفŰȘ Ù…ŰšŰ§ŰŽŰ±Ű© Ű§Ù…Ű§Ù… Ù…ŰŻŰźÙ„ Ű§Ù„ÙƒÙ†ÙŠŰłŰŒ ÙˆŰźŰ±ŰŹ Ű±ŰŹÙ„ من ŰšŰ§ŰšÙ‡Ű§ Ű§Ù„ŰźÙ„ÙÙŠ ÙˆŰ§Űșلق Ű§Ù„Ű§ŰšÙˆŰ§Űš. وŰȘÙˆŰŹÙ‡ ŰłŰ±ÙŠŰčۧ Ù†Ű­Ùˆ Ű§Ù„Ù…Ù†Ű§ŰČÙ„ŰŒ ÙˆÙ‚ŰŻ ۚۯۧ لي Ű°Ù„Ùƒ ŰșŰ±ÙŠŰšŰ§. ÙƒŰ§Ù† في Ű§Ù„Ű«Ù„Ű§Ű«ÙŠÙ† من Ű§Ù„ŰčÙ…Ű± ŰȘÙ‚Ű±ÙŠŰšŰ§ŰŒ ÙˆÙ‚ŰŻ يكون هو Ù…Ù†ÙŰ° Ű§Ù„Ű§ŰčŰȘۯۧۥ”.

ÙˆŰŁÙƒŰŻ ۳ۧۊۭ ŰąŰźŰ±ŰŒ ŰłÙŠŰșÙŰ±ÙŠŰŻ Ù…ÙˆÙ„Ű±ŰŒ من Ù‡Ű§Ù…ŰšÙˆŰ±Űș Ù‡Ű°Ù‡ Ű§Ù„Ű§ÙŰ§ŰŻŰ© Ù‚Ű§ŰŠÙ„Ű§ “Ű§Ù„Ű§Ù…Ű± لم يكن ۭۧۯ۫ۧ”.Ű„Ù„Ù‰ Ű°Ù„Ùƒ ŰŁÙƒŰŻŰȘ Ű§Ù„Ű­ÙƒÙˆÙ…Ű© Ű§Ù„ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠŰ© ŰŁÙ…Űł Ű§Ù„ŰŁŰ­ŰŻ Ű§Ù†Ù‡ Ù„Ű§ مŰčÙ„ÙˆÙ…Ű§ŰȘ ŰŹŰŻÙŠŰŻŰ© Ù„ŰŻÙŠÙ‡Ű§ ŰȘŰŽÙŠŰ± Ű„Ù„Ù‰ ŰȘŰŻŰšÙŠŰ± مŰȘŰčÙ…ŰŻ Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± Ű§Ù„ŰŽŰ§Ű­Ù†Ű© Ű§Ù„Ű°ÙŠ قŰȘل 16ێ۟۔ۧ Űčلى Ű§Ù„ŰŁÙ‚Ù„ ۟ۧ۱ۏ مŰčۚۯ ÙŠÙ‡ÙˆŰŻÙŠ في ŰŹŰČÙŠŰ±Ű© ۏ۱ۚ۩ ŰšŰŹÙ†ÙˆŰš Ű§Ù„ŰšÙ„Ű§ŰŻ.ÙˆÙ‚Ű§Ù„ Ù…Ű”ŰŻŰ± Ű­ÙƒÙˆÙ…ÙŠ ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠ Ù„Ű±ÙˆÙŠŰȘ۱ŰČ: “في Ù‡Ű°Ù‡ Ű§Ù„Ù…Ű±Ű­Ù„Ű© من Ű§Ù„ŰȘŰ­Ù‚ÙŠÙ‚ Ù„Ű§ ÙŠÙˆŰŹŰŻ Ù…Ű§ ÙŠŰšŰ±Ű± ۧ۳ŰȘنŰȘۧۏۧŰȘ ŰŁŰźŰ±Ù‰ ŰłÙˆÙ‰ Ű§Ù„Ű§ŰłŰȘنŰȘۧۏۧŰȘ Ű§Ù„ŰŁÙˆÙ„ÙŠŰ© للŰȘŰ­Ù‚ÙŠÙ‚ ŰšŰŁÙ† Ű§Ù„Ű­Ű§ŰŻŰ« ÙƒŰ§Ù† Ű„Ù†ÙŰŹŰ§Ű±Ű§ ŰčŰ±Ű¶ÙŠŰ§”.

(Ű§Ù„Ù…Ű”ŰŻŰ±: Ű”Ű­ÙŠÙŰ© Ű§Ù„Ű±ÙŠŰ§Ű¶ Ű§Ù„ŰłŰčÙˆŰŻÙŠŰ© ليوم 15 ŰŁÙŰ±ÙŠÙ„ 2002)


ŰȘÙ…ŰłÙƒŰȘ ŰšŰłÙŠÙ†Ű§Ű±ÙŠÙˆ

Ű§Ù„Ù‡ŰŹÙˆÙ… Ű§Ù„Ù…ŰȘŰčÙ…ŰŻ

ŰŁÙ„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ§ ŰȘنŰȘÙ‚ŰŻ ŰŁŰłÙ„ÙˆŰš ŰȘÙˆÙ†Űł في Ű§Ù„ŰȘŰčŰ§Ù…Ù„ مŰč ŰȘÙŰŹÙŠŰ± Ű§Ù„Ù…Űčۚۯ

Ű§Ù„ÙŠÙ‡ÙˆŰŻÙŠ

Ű§Ù„Ű§Ű«Ù†ÙŠÙ† 15 ŰŁŰšŰ±ÙŠÙ„ 2002 15:23

Ű„ÙŠÙ„Ű§Ù- ŰȘÙ…ŰłÙƒŰȘ Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ§ ŰšÙ…ÙˆÙ‚ÙÙ‡Ű§ من Ű§Ù† Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű±Ű§ وقŰč Ű§Ù…Ű§Ù… مŰčۚۯ ÙŠÙ‡ÙˆŰŻÙŠ في ŰȘÙˆÙ†Űł ÙˆŰ§ŰłÙŰ± Űčن مقŰȘل Űčێ۱۩ Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ŰŒ Ù…Ű€ÙƒŰŻŰ© ŰŁÙ†Ù‡ ÙƒŰ§Ù† Ù‡ŰŹÙˆÙ…Ű§ مŰȘŰčÙ…ŰŻŰ§ ÙˆÙ„ÙŠŰł ۭۧۯ۫ۧ ŰčŰ±Ű¶ÙŠŰ§Ù‹ŰŒ ÙƒÙ…Ű§ ŰŁÙƒŰŻ Ű§Ù„ŰłÙ„Ű·Ű§ŰȘ Ű§Ù„ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠŰ© في ŰŁÙƒŰ«Ű± من ŰȘŰ”Ű±ÙŠŰ­ Ű±ŰłÙ…ÙŠ ŰłŰ§ŰšÙ‚.

وŰȘŰłŰ§ŰĄÙ„ Ű§ÙˆŰȘو ŰŽÙŠÙ„ÙŠ وŰČÙŠŰ± Ű§Ù„ŰŻŰ§ŰźÙ„ÙŠŰ© Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠ Űčن ۳ۚۚ ۚۯۥ ۧŰčÙ…Ű§Ù„ Ű§Ù„Ű§Ű”Ù„Ű§Ű­ في Ű§Ù„Ù…Űčۚۯ Űčلى Ű§Ù„ÙÙˆŰ± ŰšŰčŰŻ Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± Ű§Ù„Ű°ÙŠ وقŰč يوم Ű§Ù„ŰźÙ…ÙŠŰł Ű§Ù„Ù…Ű§Ű¶ÙŠŰŒ ÙˆŰ§Ù„Ù…ŰźŰ§Ű·Ű± ÙƒŰšÙŠŰ±Ű© Űčلى ŰȘÙˆÙ†Űł Ű§Ù„ŰȘي ŰȘŰčŰȘÙ…ŰŻ Űčلى ŰčۧۊۯۧŰȘÙ‡Ű§ من Ű§Ù„ŰłÙŠŰ§Ű­Ű© ويŰČÙˆŰ±Ù‡Ű§ Ù…Ù„Ű§ÙŠÙŠÙ† Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù† ŰłÙ†ÙˆÙŠŰ§.

ÙˆŰ§ŰšÙ„Űș ŰŽÙŠÙ„ÙŠ Ù…Ű­Ű·Ű© (ŰČŰŻ.ŰŻÙŠ.Ű§Ù) Ű§Ù„ŰȘلفŰČÙŠÙˆÙ†ÙŠŰ© يوم Ű§Ù„Ű§Ű«Ù†ÙŠÙ† “Ù…ŰłŰŁÙ„Ű© Ù…Ű§ ۧ۰ۧ ÙƒŰ§Ù† من Ű§Ù„Ù…Ù†Ű·Ù‚ÙŠ Ű§Ù„ŰšŰŻŰĄ Űčلى Ű§Ù„ÙÙˆŰ± في ۧŰčÙ…Ű§Ù„ Ű§Ù„Ű§Ű”Ù„Ű§Ű­ Ű§Ù…Ű± ÙŠŰŹŰš Ű§Ù† Ù†Ű¶Űč Űčليه ŰčÙ„Ű§Ù…Ű© ۧ۳ŰȘÙÙ‡Ű§Ù… ÙƒŰšÙŠŰ±Ű©”.

وقŰȘل Űčێ۱۩ Ű§Ù„Ù…Ű§Ù† ÙˆŰźÙ…ŰłŰ© ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠÙŠÙ† ÙˆÙŰ±Ù†ŰłÙŠ ÙˆŰ§Ű­ŰŻ في Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± ŰŽŰ§Ű­Ù†Ű© ŰȘŰ­Ù…Ù„ ŰșۧŰČ Ű·ŰšÙŠŰčي ۟ۧ۱ۏ Ű§Ù‚ŰŻÙ… مŰčۚۯ ÙŠÙ‡ÙˆŰŻÙŠ في ŰȘÙˆÙ†Űł ŰšÙ…Ù†ŰȘŰŹŰč ŰŹŰ±ŰšŰ©ŰŒ ÙˆÙ‚Ű§Ù„ŰȘ Ű§Ù„Ű­ÙƒÙˆÙ…Ű© Ű§Ù„ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠŰ© يوم Ű§Ù„Ű§Ű­ŰŻ Ű§Ù†Ù‡Ű§ Ù„ÙŠŰł Ù„ŰŻÙŠÙ‡Ű§ مŰčÙ„ÙˆÙ…Ű§ŰȘ ŰŹŰŻÙŠŰŻŰ© ŰȘŰŽÙŠŰ± Ű§Ù„Ù‰ Ű§Ù† Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± ÙƒŰ§Ù† Ù‡ŰŹÙˆÙ…Ű§ ÙˆÙ„ÙŠŰł Ű­Ű§ŰŻŰ«Ű§Ù‹.

ÙˆŰ§ÙƒŰŻ ŰŽÙŠÙ„ÙŠ يوم Ű§Ù„Ű§Ű«Ù†ÙŠÙ† Ù…ŰŹŰŻŰŻŰ§ ۧŰčŰȘÙ‚Ű§ŰŻ Ű§Ù„Ű­ÙƒÙˆÙ…Ű© Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ© ŰšŰ§Ù† Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± ÙƒŰ§Ù† Ù‡ŰŹÙˆÙ…Ű§ Ù‚Ű§ŰŠÙ„Ű§ “Ù„ŰŻÙŠÙ†Ű§ مŰčÙ„ÙˆÙ…Ű§ŰȘ ŰȘŰčŰČŰČ Ù‡Ű°Ű§ Ű§Ù„Ű§ŰčŰȘÙ‚Ű§ŰŻ”.

ÙˆŰ§Ű¶Ű§Ù Ű§Ù„ÙˆŰČÙŠŰ± Ű§Ù†Ù‡ لو ÙƒŰ§Ù† Ù‡ŰŹÙˆÙ…Ű§ ŰšŰ§Ù„ÙŰčل ÙŰ§Ù†Ù‡ ÙƒŰ§Ù† في Ű§Ù„Ű§ŰșÙ„Űš ÙŠŰłŰȘÙ‡ŰŻÙ Ű§Ù„Ù…Űčۚۯ ÙˆÙ„ÙŠŰł Ű§Ù„ŰłŰ§ŰŠŰ­ÙŠÙ†. ويقول Ù†Ű§ŰŹÙˆÙ† ŰčŰ§ŰŻÙˆ Ű§Ù„Ù‰ Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ§ في Ù…Ű·Ù„Űč Ű§Ù„Ű§ŰłŰšÙˆŰč ÙƒŰ°Ù„Ùƒ Ű§Ù†Ù‡Ù… ÙŠŰ±ÙˆÙ† Ű§Ù† Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± لم يكن Ù…ŰŹŰ±ŰŻ ۭۧۯ۫.

ÙˆÙ‚Ű§Ù„ هيلموŰȘ Ű§ÙƒÙŠŰ±ŰȘ (62 ŰčŰ§Ù…Ű§) Ù„Ű”Ű­ÙŠÙŰ© ŰšÙŠÙ„ŰŻ “۟۱ۏ Ű±ŰŹÙ„ Ù‚ŰšÙŠÙ„ Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± ÙˆÙŰ± Ù‡Ű§Ű±ŰšŰ§ŰŒ ÙƒŰ§Ù† ŰșŰ§Ù„ŰšŰ§ Ű§Ù„Ù…Ù‡Ű§ŰŹÙ…”.

ÙˆŰ§ŰšÙ„Űș Ű§Ù„Ù…ŰłŰȘێۧ۱ Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠ ŰŹÙŠŰ±Ù‡Ű§Ű±ŰŻ ŰŽŰ±ÙˆŰŻŰ± Ù…Ű€ŰȘÙ…Ű±Ű§ Ű”Ű­ÙÙŠŰ§ يوم Ű§Ù„Ű§Ű«Ù†ÙŠÙ† Ű§Ù† Ù‡Ù†Ű§Ùƒ “ŰŻÙ„Ű§ŰŠÙ„” ŰȘŰŽÙŠŰ± Ű§Ù„Ù‰ Ű§Ù†Ù‡ Ù‡ŰŹÙˆÙ… لكنه Ű§Ű¶Ű§Ù “Ù„ÙŠŰł Ù‡Ù†Ű§Ùƒ Ű­Ù‚ÙŠÙ‚Ű© Ù…Ű€ÙƒŰŻŰ©”.

ÙˆÙ†Ű”Ű­ŰȘ وŰČۧ۱۩ Ű§Ù„ŰźŰ§Ű±ŰŹÙŠŰ© Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù† في ŰȘÙˆÙ†Űł ŰȘŰŹÙ†Űš Ű§Ù„Ű­ŰŽÙˆŰŻ. ÙˆÙ…Ű§ŰČŰ§Ù„ŰȘ ŰȘŰčŰȘۚ۱ ŰȘÙˆÙ†Űł Ű§ÙƒŰ«Ű± Ű§Ù…Ű§Ù†Ű§ من 11 ŰŻÙˆÙ„Ű© ۧŰčŰ·ŰȘ ŰȘŰ­Ű°ÙŠŰ±Ű§ŰȘ Ù…ŰšŰ§ŰŽŰ±Ű© من Ű§Ù„ŰłÙŰ± Ű§Ù„ÙŠÙ‡Ű§ Ù„ÙƒÙ†Ù‡Ű§ Ű§Ù„Ű§Ù† ŰȘ۶Űč ŰȘÙˆÙ†Űł Ű¶Ù…Ù† ۳ۚŰč ŰŻÙˆÙ„ ŰȘŰčŰ·ÙŠ ÙÙŠÙ‡Ű§ Ù†Ű”Ű§ŰŠŰ­ Ű§Ù…Ù†ÙŠŰ©.

ويŰČÙˆŰ± Ù†Ű­Ùˆ Ű«Ù„Ű« Ű§Ù„ŰłÙŠŰ§Ű­ Ű§Ù„Ű°ÙŠÙ† يŰČÙˆŰ±ÙˆÙ† ŰȘÙˆÙ†Űł كل ŰčŰ§Ù… وŰčŰŻŰŻÙ‡Ù… ŰźÙ…ŰłŰ© Ù…Ù„Ű§ÙŠÙŠÙ† ŰŹŰČÙŠŰ±Ű© ۏ۱ۚ۩.
ÙˆÙ‚Ű§Ù„ŰȘ ŰŽŰ±ÙƒŰ© ŰȘي.يو.Ű§ÙŠ Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ© Ù„Ù„ŰłÙŠŰ§Ű­Ű© Ű§Ù„ŰȘي ÙŠŰŻÙŠŰ± ŰŽŰ±ÙŠÙƒ Ù„Ù‡Ű§ Ű§Ù„Ű­Ű§ÙÙ„Ű© Ű§Ù„ŰȘي Ű§Ù‚Ù„ŰȘ Ű§Ù„ŰłÙŠŰ§Ű­ للمŰčۚۯ Ű§Ù† Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± لم ÙŠŰ€ŰŻ Ű§Ù„Ù‰ ۧ۱ŰȘÙŰ§Űč في مŰčŰŻÙ„ Ű§Ù„Űșۧۥ Ű§Ù„Ű­ŰŹÙˆŰČۧŰȘ.

ÙˆÙ‚Ű§Ù„ ŰČŰčÙ…Ű§ŰĄ Ű§Ù„Ű·Ű§ŰŠÙŰ© Ű§Ù„ÙŠÙ‡ÙˆŰŻÙŠŰ© في ŰȘÙˆÙ†Űł يوم Ű§Ù„Ű§Ű­ŰŻ Ű§Ù†Ù‡Ù… يŰȘمنون Ű§Ù† ŰȘŰžÙ‡Ű± Ű§Ù„ŰȘŰ­Ù‚ÙŠÙ‚Ű§ŰȘ Ű§Ù† Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± لم يكن ŰȘÙŰŹÙŠŰ±Ű§ Ű§Ù†ŰȘŰ­Ű§Ű±ÙŠŰ§ Ù…Ű±ŰȘۚ۷ۧ Űčلى Ű§Ù„Ű§Ű±ŰŹŰ­ ŰšŰ§Ù„Ű”Ű±Ű§Űč Ű§Ù„ŰŻŰ§ŰŠŰ± في Ű§Ù„ŰŽŰ±Ù‚ Ű§Ù„Ű§ÙˆŰłŰ·.

Ű¶Ű­Ù‰ ŰźŰ§Ù„ŰŻ

(Ű§Ù„Ù…Ű”ŰŻŰ±: موقŰč Ű„ÙŠÙ„Ű§Ù Ű§Ù„Ű„ŰźŰšŰ§Ű±ÙŠ)


Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ§ ŰȘنŰȘÙ‚ŰŻ ŰȘŰčŰ§Ù…Ù„ ŰȘÙˆÙ†Űł مŰč ŰȘÙŰŹÙŠŰ± Ű§Ù…Ű§Ù… مŰčۚۯ



ŰšŰ±Ù„ÙŠÙ† (Ű±ÙˆÙŠŰȘ۱ŰČ) – ŰȘÙ…ŰłÙƒŰȘ Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ§ ŰšÙ…ÙˆÙ‚ÙÙ‡Ű§ يوم Ű§Ù„Ű§Ű«Ù†ÙŠÙ† من Ű§Ù† Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű±Ű§ وقŰč Ű§Ù…Ű§Ù… مŰčۚۯ ÙŠÙ‡ÙˆŰŻÙŠ في ŰȘÙˆÙ†Űł ÙˆŰ§ŰłÙŰ± Űčن مقŰȘل Űčێ۱۩ Ű§Ù„Ù…Ű§Ù† ÙƒŰ§Ù† Ù‡ŰŹÙˆÙ…Ű§ مŰȘŰčÙ…ŰŻŰ§ ÙˆÙ„ÙŠŰł ۭۧۯ۫ۧ ÙƒÙ…Ű§ ŰȘŰ€ÙƒŰŻ Ű§Ù„ŰłÙ„Ű·Ű§ŰȘ Ű§Ù„ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠŰ©.

وŰȘŰłŰ§ŰĄÙ„ Ű§ÙˆŰȘو ŰŽÙŠÙ„ÙŠ وŰČÙŠŰ± Ű§Ù„ŰŻŰ§ŰźÙ„ÙŠŰ© Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠ Űčن ۳ۚۚ ۚۯۥ ۧŰčÙ…Ű§Ù„ Ű§Ù„Ű§Ű”Ù„Ű§Ű­ في Ű§Ù„Ù…Űčۚۯ Űčلى Ű§Ù„ÙÙˆŰ± ŰšŰčŰŻ Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± Ű§Ù„Ű°ÙŠ وقŰč يوم Ű§Ù„ŰźÙ…ÙŠŰł Ű§Ù„Ù…Ű§Ű¶ÙŠ. ÙˆŰ§Ù„Ù…ŰźŰ§Ű·Ű± ÙƒŰšÙŠŰ±Ű© Űčلى ŰȘÙˆÙ†Űł Ű§Ù„ŰȘي ŰȘŰčŰȘÙ…ŰŻ Űčلى ŰčۧۊۯۧŰȘÙ‡Ű§ من Ű§Ù„ŰłÙŠŰ§Ű­Ű© ويŰČÙˆŰ±Ù‡Ű§ Ù…Ù„Ű§ÙŠÙŠÙ† Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù† ŰłÙ†ÙˆÙŠŰ§.

ÙˆŰ§ŰšÙ„Űș ŰŽÙŠÙ„ÙŠ Ù…Ű­Ű·Ű© (ŰČŰŻ.ŰŻÙŠ.Ű§Ù) Ű§Ù„ŰȘلفŰČÙŠÙˆÙ†ÙŠŰ© يوم Ű§Ù„Ű§Ű«Ù†ÙŠÙ† “Ù…ŰłŰŁÙ„Ű© Ù…Ű§ ۧ۰ۧ ÙƒŰ§Ù† من Ű§Ù„Ù…Ù†Ű·Ù‚ÙŠ Ű§Ù„ŰšŰŻŰĄ Űčلى Ű§Ù„ÙÙˆŰ± في ۧŰčÙ…Ű§Ù„ Ű§Ù„Ű§Ű”Ù„Ű§Ű­ Ű§Ù…Ű± ÙŠŰŹŰš Ű§Ù† Ù†Ű¶Űč Űčليه ŰčÙ„Ű§Ù…Ű© ۧ۳ŰȘÙÙ‡Ű§Ù… ÙƒŰšÙŠŰ±Ű©.”

وقŰȘل Űčێ۱۩ Ű§Ù„Ù…Ű§Ù† ÙˆŰźÙ…ŰłŰ© ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠÙŠÙ† ÙˆÙŰ±Ù†ŰłÙŠ ÙˆŰ§Ű­ŰŻ في Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± ŰŽŰ§Ű­Ù†Ű© ŰȘŰ­Ù…Ù„ ŰșۧŰČ Ű·ŰšÙŠŰčي ۟ۧ۱ۏ Ű§Ù‚ŰŻÙ… مŰčۚۯ ÙŠÙ‡ÙˆŰŻÙŠ في ŰȘÙˆÙ†Űł ŰšÙ…Ù†ŰȘŰŹŰč ۏ۱ۚ۩. ÙˆÙ‚Ű§Ù„ŰȘ Ű§Ù„Ű­ÙƒÙˆÙ…Ű© Ű§Ù„ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠŰ© يوم Ű§Ù„Ű§Ű­ŰŻ Ű§Ù†Ù‡Ű§ Ù„ÙŠŰł Ù„ŰŻÙŠÙ‡Ű§ مŰčÙ„ÙˆÙ…Ű§ŰȘ ŰŹŰŻÙŠŰŻŰ© ŰȘŰŽÙŠŰ± Ű§Ù„Ù‰ Ű§Ù† Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± ÙƒŰ§Ù† Ù‡ŰŹÙˆÙ…Ű§ ÙˆÙ„ÙŠŰł ۭۧۯ۫ۧ.

ÙˆŰ§ÙƒŰŻ ŰŽÙŠÙ„ÙŠ يوم Ű§Ù„Ű§Ű«Ù†ÙŠÙ† Ù…ŰŹŰŻŰŻŰ§ ۧŰčŰȘÙ‚Ű§ŰŻ Ű§Ù„Ű­ÙƒÙˆÙ…Ű© Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ© ŰšŰ§Ù† Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± ÙƒŰ§Ù† Ù‡ŰŹÙˆÙ…Ű§ Ù‚Ű§ŰŠÙ„Ű§ “Ù„ŰŻÙŠÙ†Ű§ مŰčÙ„ÙˆÙ…Ű§ŰȘ ŰȘŰčŰČŰČ Ù‡Ű°Ű§ Ű§Ù„Ű§ŰčŰȘÙ‚Ű§ŰŻ.”

ÙˆŰ§Ű¶Ű§Ù Ű§Ù„ÙˆŰČÙŠŰ± Ű§Ù†Ù‡ لو ÙƒŰ§Ù† Ù‡ŰŹÙˆÙ…Ű§ ŰšŰ§Ù„ÙŰčل ÙŰ§Ù†Ù‡ ÙƒŰ§Ù† في Ű§Ù„Ű§ŰșÙ„Űš ÙŠŰłŰȘÙ‡ŰŻÙ Ű§Ù„Ù…Űčۚۯ ÙˆÙ„ÙŠŰł Ű§Ù„ŰłŰ§ŰŠŰ­ÙŠÙ†. ويقول Ù†Ű§ŰŹÙˆÙ† ŰčŰ§ŰŻÙˆ Ű§Ù„Ù‰ Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠŰ§ في Ù…Ű·Ù„Űč Ű§Ù„Ű§ŰłŰšÙˆŰč ÙƒŰ°Ù„Ùƒ Ű§Ù†Ù‡Ù… ÙŠŰ±ÙˆÙ† Ű§Ù† Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± لم يكن Ù…ŰŹŰ±ŰŻ ۭۧۯ۫.

ÙˆÙ‚Ű§Ù„ هيلموŰȘ Ű§ÙƒÙŠŰ±ŰȘ (62 ŰčŰ§Ù…Ű§) Ù„Ű”Ű­ÙŠÙŰ© ŰšÙŠÙ„ŰŻ “۟۱ۏ Ű±ŰŹÙ„ Ù‚ŰšÙŠÙ„ Ű§Ù„Ű§Ù†ÙŰŹŰ§Ű± ÙˆÙŰ± Ù‡Ű§Ű±ŰšŰ§. ÙƒŰ§Ù† ŰșŰ§Ù„ŰšŰ§ Ű§Ù„Ù…Ù‡Ű§ŰŹÙ….”

ÙˆŰ§ŰšÙ„Űș Ű§Ù„Ù…ŰłŰȘێۧ۱ Ű§Ù„Ű§Ù„Ù…Ű§Ù†ÙŠ ŰŹÙŠŰ±Ù‡Ű§Ű±ŰŻ ŰŽŰ±ÙˆŰŻŰ± Ù…Ű€ŰȘÙ…Ű±Ű§ Ű”Ű­ÙÙŠŰ§ يوم Ű§Ù„Ű§Ű«Ù†ÙŠÙ† Ű§Ù† Ù‡Ù†Ű§Ùƒ “ŰŻÙ„Ű§ŰŠÙ„” ŰȘŰŽÙŠŰ± Ű§Ù„Ù‰ Ű§Ù†Ù‡ Ù‡ŰŹÙˆÙ… لكنه Ű§Ű¶Ű§Ù “Ù„ÙŠŰł Ù‡Ù†Ű§Ùƒ Ű­Ù‚ÙŠÙ‚Ű© Ù…Ű€ÙƒŰŻŰ©.”

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15.04.2002 16:30, Reuters


AFP, le 13.04.2002 Ă  12:32:00

L’organisation islamique Al-Nahdha dĂ©ment tout message de revendication

 

LONDRES, 13 avr (AFP) – L’organisation islamique tunisienne d’opposition Al-Nahdha (Renaissance) a catĂ©goriquement dĂ©menti samedi avoir revendiquĂ© l’explosion jeudi d’un camion-citerne qui a fait 12 morts dont huit Allemands prĂšs de la synagogue de la Ghriba, sur l’Ăźle de Djerba en Tunisie.

Dans un article Ă  paraĂźtre dans l’Ă©dition de lundi, l’hebdomadaire allemand Focus affirme que Al-Nahdha aurait revendiquĂ© l’attentat. La publication Ă©voque, sans citer de sources, un message envoyĂ© aux rĂ©dactions de journaux arabes Ă  Londres, selon lequel cet action aurait Ă©tĂ© menĂ©e “en solidaritĂ© avec nos frĂšres-martyrs de Palestine”.

“Nous nions catĂ©goriquement ĂȘtre Ă  l’origine d’un quelconque message et que notre mouvement ait une quelconque relation avec cet acte, si c’est un attentat”, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP Amer Larayed, prĂ©sident du bureau politique du mouvement Al-Nahdha, contactĂ© par tĂ©lĂ©phone.

“Nous avons publiĂ© un communiquĂ© pour condamner cet acte s’il s’avĂ©rait ĂȘtre un attentat”, a-t-il ajoutĂ©.

“Ce n’est pas notre politique de commettre de tels actes”, a-t-il soulignĂ©. “Si ce message existe, il ne peut s’agir que d’une manipulation des services secrets tunisiens”, a-t-il ajoutĂ©.

“Nous sommes contre ce type d’actes barbares qui ne peuvent que servir la politique de (Ariel) Sharon”, le Premier ministre israĂ©lien, a-t-il estimĂ©.

“Nous allons nous renseigner pour savoir d’oĂč est venue cette information et nous nous irons en justice s’il le faut”, a affirmĂ© M. Larayed.

Egalement contactĂ©, le journal Al-Hayat Ă  Londres a indiquĂ© n’avoir reçu “aucun message ni aucune revendication” de Al-Nahdha ou d’autres organisations.

Les autoritĂ©s tunisiennes ont affirmĂ© jeudi que l’explosion Ă©tait d’origine “accidentelle”, alors que le ministĂšre israĂ©lien des Affaires Ă©trangĂšres a, pour sa part, affirmĂ© qu’il s’agissait d’un “attentat”.

Des sources proches du gouvernement allemand, citĂ©es samedi par le quotidien allemand Bild, affirment que l’explosion Ă©tait due Ă  un attentat.

Le gouvernement allemand a envoyĂ© deux spĂ©cialistes de la police fĂ©dĂ©rale criminelle (BKA) en Tunisie pour participer Ă  l’enquĂȘte.

AFP


TRADUCTION EN LANGUE ALLEMANDE DU COMMUNIQUE DU MOUVEMENT ENNAHDHA PUBLIE DANS NOS MAILS PRECEDENTS:

ENNAHDHA-PARTEI

nahdhatunisie@hotmail.com    

Tel. 0033620845724

Paris den, 13.04.2002

Betr.

: Explosion eines Gastankwagens auf der Insel Djerba.

  Anl

نsslich des tragischen Ereignisses auf der Insel Djerba, das unter StaatsbĂŒrgern Ihres Landes, die sich zu Besuch in unserem Land Tunesien befunden haben, viele Todesopfer gefordert hat, spricht die tunesische Ennahdha -Partei ( Wiedergeburt-Partei) Ihnen und den Angehِrigen der Opfer und dem ganzen deutschen Volk ihr tiefstes Beileid aus, verbunden mit dem Wunsch, dass die zahlreichen Verletzten bald von ihren Verletzungen genesen mِgen.Die Tunesische Ennahdha – Partei           

Kontaktperson der Ennahdha in Deutschland

Hechmi Daoussi hechmi@daoussi.de

Der Leiter des politischen BĂŒros

Ameur  Larayedh

Tel. 0033620845724/ Tel. 0033 1724110234


LE MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ALLEMAND CONSEILLE LES CITOYENS ALLEMANDS D’ETRE TRES VIGILANTS S’ILS DECIDENT D’ALLER EN TUNISIE!!

Consignes de sécurité

Actualisé le : 14.04.02

Information récente:
Le 11.04.2002 un camion-citerne a explosé , dans des circonstances qui ne sont pas encore clarifiĂ©es, devant une synagogue Ă  proximitĂ© d’un groupe de touristes, presque tous allemands. Tous les indices mĂšnent vers la piste d’un attentat, qui ne visait pas, cependant, les citoyens allemands. Une vigilance accrue est hautement recommandĂ©e, surtout dans lieux publics trĂšs frĂ©quentĂ©s oĂč peuvent se former des groupes denses de visiteurs.
Consignes générales:
ExceptĂ© la petite criminalitĂ© ( vol, escroquerie) qui touche, surtout, les lieux touristiques Ă  forte frĂ©quentation, aucun danger majeur n’est Ă  craindre.

Une haute vigilance est instamment recommandĂ©e pour les transactions immobiliĂšres, surtout que pendant les derniĂšres annĂ©es plusieurs vacanciers ont subi des dommages financiers apprĂ©ciables Ă  cause de leur ignorance de la lĂ©gislation tunisienne. Il est, par consĂ©quent, recommandĂ© de solliciter les services d’un avocat dĂšs qu’il s’agit de l’achat d’une maison ou d’un terrain, et ce pour la conclusion et l’exĂ©cution d’un contrat de vente. L’agrĂ©ment prĂ©alable du Gouverneur est incontournable. Faute d’agrĂ©ment, aucune passation de propriĂ©tĂ© ne peut avoir lieu, mĂȘme dans les cas oĂč le montant de la vente a Ă©tĂ© dĂ©jĂ  payĂ©.

(Source : site web du Ministére allemand des affaires étrangéres)

(traduit de l’allemand par Omar KhayyĂąm) 


 

Survivors: Tunisia Blast Deliberate

Sunday, April 14, 2002

DJERBA, Tunisia — Two survivors of last week’s gas truck explosion at an ancient synagogue believe it was a deliberate attack that killed 16 people, including three Germans who died Sunday.

Germany’s Bild am Sonntag newspaper on Sunday quoted a witness as saying the tanker truck already was outside the Ghriba synagogue on this resort island when he and other tourists arrived. Tunisian authorities have said the tanker truck bumped into a synagogue wall while turning around and then exploded in a “tragic accident.”

“That can’t be. It was there all the time,” Helmut Eckart, a 59-year-old engineer from Berlin, told the newspaper.

He said the truck was parked “right in front of the entrance” to the synagogue.

“It struck me as odd: a man got out, closed the doors. Then, he went away quickly toward the town,” Eckart said. “He was maybe in his early 30s and was wearing blue overalls with spots of paint. That must have been the attacker.”

Eckart, who was vacationing with his wife, said he had time to leave his tour bus and reach the back of the synagogue before the explosion.

Another tourist, Siegfried Mueller of Hamburg, told the newspaper, “It was definitely an attack.”

A day earlier, German Interior Minister Otto Schily told German television, “We now believe it was an attack.”

Tunisian authorities, who say the blast was a “tragic accident,” are investigating.

“At this stage of the investigation, nothing justifies anything beyond the preliminary conclusions which showed that this was an accidental explosion,” said a Tunisian official close to the government, speaking on condition he not be identified further.

The explosion came amid a spate of anti-Semitic attacks in Europe that have coincided with growing violence in the Middle East.

On Saturday, about 50 youths attacked the central synagogue in Kiev, Ukraine, beating three people with stones, hurling bottles and breaking about 20 windows, the rabbi said.

Kiev’s chief rabbi, Moshe-Reuven Azman, said Sunday the mob marched down the Ukrainian capital’s main boulevard shouting “Kill the Jews!” before attacking the synagogue.

In Rome, anti-Jewish slogans were painted on walls and a pro-Palestinian march was held in which some participants dressed up as suicide bombers.

Meanwhile, three more Germans died Sunday in German hospitals from their injuries in the blast in Tunisia, raising the death toll to 16. Altogether, the explosion killed 11 Germans, three Tunisians — the driver of the truck and two workers — a French man and a French-Tunisian tour guide.

The three Germans who died Sunday in German hospitals included two women and a severely burned 18-month-old infant, said Mario Kueppers, a spokesman for tour operator TUI. At least four Germans remain in critical condition.

The 2,000-year-old synagogue, the oldest in Africa, was flush with tourists at the time of the blast. Djerba, about 375 miles south of Tunis, is the symbolic hub of the Muslim North African nation’s approximately 2,000-strong Jewish community.

Tourism Minister Mondher Zenaidi said “there should be no speculation” about an attack on the Ghriba synagogue until the investigation is completed.

The only recollection of an anti-Jewish attack in Djerba was the Oct. 8, 1985, killing of three people in the business district by a Tunisian policeman. He was apparently seeking revenge for the Israeli raid a week earlier on PLO headquarters, then housed outside Tunis.

(Source : associated Press, via FOX news)


AFP, le 15.04.2002 Ă  10h28

Explosion Ă  Djerba: Schily rĂ©affirme que la thĂšse de l’attentat se renforce

BERLIN, 15 avr (AFP) – Le ministre allemand de l’IntĂ©rieur Otto Schily a rĂ©affirmĂ© lundi que les indices sur l’explosion d’un camion-citerne devant la synagogue de la Ghriba sur l’Ăźle de Djerba (sud de la Tunisie) jeudi renforcent plutĂŽt la thĂšse de l’attentat que celle d’un accident.

“Les enquĂȘtes ont commencĂ© et avancent vite”, a dĂ©clarĂ© Ă  la chaĂźne de tĂ©lĂ©vision ZDF M. Schily, prĂ©cisant qu’elles conduisaient plutĂŽt Ă  la thĂšse de l’attentat, sur la base de tĂ©moignages et de relevĂ©s de traces.

AprĂšs avoir montrĂ© de “fortes tendances Ă  qualifier de prime abord l’explosion d’accident”, les “autoritĂ©s tunisiennes coopĂšrent avec nous dans un climat de confiance”, a-t-il dit.

Un porte-parole du gouvernement a pour sa part reconnu que Berlin et Tunis ont “des intĂ©rĂȘts diffĂ©rents” dans l’enquĂȘte, lundi lors d’une confĂ©rence de presse.

Les autoritĂ©s tunisiennes ont rĂ©affirmĂ© dimanche que l’explosion qui a fait quinze morts dont dix Allemands, trois Tunisiens, un Franco-tunisien et un Français Ă©tait un accident.

Le chancelier allemand Gerhard Schroeder a de son cĂŽtĂ© exigĂ© dimanche soir “que l’on Ă©lucide complĂštement et le plus rapidement possible cette affaire”.

AFP


AFP, le 15.04.2002 Ă  11:51:00

Ghriba: le pÚlérinage maintenu du 25 avril au 2 mai (Perez Trabelsi)

TUNIS, 15 avr (AFP) – Les fĂȘtes annuelles du pĂšlerinage Ă  la synagogue de la Ghriba dans l’Ăźle de Djerba (sud tunisien) sont maintenues du 25 avril au 2 mai prochain et elles seront marquĂ©es cette annĂ©e par un “faste particulier”, annonce lundi son comitĂ© d’organisation prĂ©sidĂ© par Perez Trabelsi.

Le président de la Communauté juive de Djerba a fait paraßtre un communiqué dans les journaux tunisiens, dans lequel il annonce le maintien de ce pÚlerinage qui, chaque année, réunit des juifs originaires de Tunisie et du monde entier.

Ce pĂšlerinage aura donc lieu, deux semaines aprĂšs l’explosion d’un camion-citerne, jeudi 11 avril, devant la synagogue de la Ghriba, qui a fait 15 morts, dont dix touristes allemands et de nombreux blessĂ©s.

Le ministre allemand de l’IntĂ©rieur, Otto Schily, a rĂ©affirmĂ© lundi depuis Berlin que la thĂšse de l’attentat se renforçait, tandis que les autoritĂ©s tunisiennes ont maintenu dimanche l’hypothĂšse de l’accident “au stade actuel de leur enquĂȘte”. Le prĂ©sident de la CommunautĂ© juive de Djerba a indiquĂ©, lui-aussi, qu’il croyait Ă  la thĂšse de l’accident.

Dans son communiquĂ©, M. Trabelsi dĂ©clare: “Nos pĂšlerins et visiteurs bĂ©nĂ©ficieront de moyens de transport bien commodes par la voie aĂ©rienne avec les compagnies Tunisair et Tuninter, et la restauration casher sera assurĂ©e”.

L’an dernier, quelque 1500 juifs avaient effectuĂ© ce pĂšlerinage annuel, alors qu’ils Ă©taient 8000 en l’an 2000.

Les pĂšlerins Ă©taient moins nombreux Ă  venir de France, de Belgique, d’Italie, du Canada et de Suisse et ils n’Ă©taient qu’une dizaine Ă  ĂȘtre venus d’IsraĂ«l, avait indiquĂ© Gabriel Kabla, prĂ©sident de l’Association des juifs de France originaires de Djerba.

Les organisateurs et tours opĂ©rateurs avaient expliquĂ© cette “dĂ©saffection relative” par la tension qui rĂ©gnait dĂ©jĂ  entre IsraĂ«l et les Palestiniens.

En mai 2000, prĂšs de 8.000 juifs, dont 6.000 venus de l’extĂ©rieur, avaient pris part au rituel religieux, qui donne lieu Ă  diverses rĂ©jouissances, avec une vente aux enchĂšres pour objets de rites.

Les pĂšlerins participent Ă  une soirĂ©e de chants et danses animĂ©e par des artistes tunisiens et orientaux, et se recueillent dans la synagogue, la plus vieille d’Afrique, oĂč ils allument des cierges, formulent des voeux et reçoivent la bĂ©nĂ©diction des rabbins.

AFP


Associated Pess, le 15.04.2002 13:04:00

Synagogue de Djerba: 15 morts, dont dix Allemands, selon un dernier bilan

BERLIN (AP) — Le bilan de l’explosion d’un camion citerne, Jeudi dernier prĂšs de la synagogue de Djerba, Ăźle du sud tunisien, s’Ă©levait lundi Ă  15 morts, dont dix Allemands, selon le dernier dĂ©compte des autoritĂ©s allemandes.

La veille, le voyagiste allemand TUI avait annoncĂ© Ă  tort le dĂ©cĂšs d’un bĂ©bĂ© de 18 mois griĂšvement brĂ»lĂ©. La police de Hambourg, oĂč l’enfant est hospitalisĂ©, a dĂ©menti cette information dimanchesoir. Bernd Hartmann, mĂ©decin chef au service des grands brĂ»lĂ©s de l’hĂŽpital des accidentĂ©s de Berlin, a prĂ©cisĂ© lundi que trois Allemands se trouvaient encore dans un Ă©tat critique.De son cĂŽtĂ©, le ministĂšre allemand de l’IntĂ©rieur a indiquĂ© lundique les trois enquĂȘteurs dĂ©pĂȘchĂ©s sur place par Berlin Ă©taient informĂ©s “immĂ©diatement et dans de bonnes conditions” de l’avancĂ©e des investigations par les autoritĂ©s tunisiennes.

Tunis continue de privilĂ©gier l’hypothĂšse de l’accident, alors que certains responsables allemands estiment, sur la base de tĂ©moignages de touristes, qu’il s’agit plutĂŽt d’un attentat. “Les investigations suivent leur cours et, Ă  ce stade de l’enquĂȘte, rien ne justifie autre chose que les conclusions prĂ©liminaires qui ont montrĂ© qu’il s’agit d’une explosion accidentelle”, a dĂ©clarĂ© Ă  l’Associated Press une source officielle
tunisienne qui a requis l’anonymat.
Cette rĂ©action faisait suite aux dĂ©clarations du ministre allemand de l’IntĂ©rieur, Otto Schilly, selon lequel “les indices d’un attentat se renforcent”.
Associated Press


Associated Press, le 15.04.2002 Ă  15:13:00

Synagogue de Djerba: Berlin a des “indications” pouvant faire croire Ă  un attentat, mais pas de preuves

par Geir Moulson–

BERLIN (AP) — Quatre jours aprĂšs l’explosion d’un camion citerne devant la synagogue de l’Ăźle tunisienne de Djerba, un porte-parole du ministĂšre allemand de l’IntĂ©rieur a fait Ă©tat lundi d'”indications” pouvant accrĂ©diter la thĂšse d’un attentat. Il a cependant ajoutĂ© qu’aucune preuve ne permettait encore de confirmer cette piste.

Le bilan de l’explosion s’Ă©levait lundi Ă  15 morts -dix Allemands, trois Tunisiens, un Français et un Franco-Tunisien- aprĂšs le dĂ©cĂšs dimanche de deux touristes allemands rapatriĂ©s.
Le voyagiste allemand TUI avait annoncĂ© Ă  tort dimanche le dĂ©cĂšs d’un bĂ©bĂ© de 18 mois griĂšvement brĂ»lĂ©. La police de Hambourg, oĂč l’enfant est hospitalisĂ©, a dĂ©menti cette information Dimanche soir. “Sa circulation a Ă©tĂ© stabilisĂ©e, mais il souffre de brĂ»lures sur 60% de son corps”, a prĂ©cisĂ© lundi le Dr Axel Hennenberger, responsable du service de soins intensifs de l’Ă©tablissement de soins hambourgeois.
Bernd Hartmann, mĂ©decin chef au service des grands brĂ»lĂ©s de l’hĂŽpital des accidentĂ©s de Berlin, a pour sa part prĂ©cisĂ© lundi que trois des quelque 20 Allemands blessĂ©s se trouvaient encore dans un Ă©tat critique.
Trois enquĂȘteurs allemands se trouvent actuellement en Tunisie pour assister les autoritĂ©s tunisiennes et tenter de faire la lumiĂšre sur cette sanglante explosion, que Tunis continue de prĂ©senter comme un “tragique accident”.
“Les investigations suivent leur cours et, Ă  ce stade de l’enquĂȘte, rien ne justifie autre chose que les conclusions prĂ©liminaires qui ont montrĂ© qu’il s’agit d’une explosion accidentelle”, expliquait-on de source officielle tunisienne.
Cette rĂ©action faisait suite aux dĂ©clarations du ministre allemand de l’IntĂ©rieur, Otto Schilly, selon lequel “les indices d’un attentat se renforcent”. Son porte-parole n’a pas voulu commenter la nature de ces
“indices”, Ă©tayĂ©s par plusieurs tĂ©moignages de touristes. “Il y a des indications, mais pas de rĂ©elles preuves”, a dĂ©clarĂ© lundi
Rainier Lingenthal. Selon lui, “aucune information n’est retenue par la partie tunisienne” et les enquĂȘteurs allemands sont informĂ©s “immĂ©diatement et dans de bonnes conditions” de l’avancĂ©e des investigations.
M. Lingenthal a toutefois concĂ©dĂ© qu’en dĂ©pit des pressions allemandes, le gouvernement tunisien restait “prudent”, son “intĂ©rĂȘt comprĂ©hensible” Ă©tant de “ne pas inquiĂ©ter les habitants et les visiteurs de son pays”.
InterrogĂ© dimanche soir par la chaĂźne allemande ZDF, le chancelier Gerhard Schroeder a assurĂ© que, si la thĂšse de l’attentat devait se confirmer, “nous ferions tout ce qui est en notre pouvoir pour attraper les auteurs d’un tel acte et les mettre derriĂšre les barreaux pour longtemps.”
Les ressortissants allemands voyageant en Tunisie ont reçu la consigne de “redoubler de prudence”, a annoncĂ© lundi la porte-parole du ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres, Sabiuen Sparwasser. Elle a toutefois ajoutĂ© que Berlin ne voyait pour l’heure aucune raison de dĂ©conseiller Ă  ses ressortissants de se rendre dans ce pays.
Associated Press

 


„Mein Mann war eine lebende Fackel“

Vier Tage nach der Katastrophe werden immer grausamere Einzelheiten bekannt. Furchtbare Szenen, die die Augenzeugen nie vergessen werden.

Helmut Eckert (62) aus Berlin: „Ich war schon in der Synagoge, als es passierte. Als ich rauskam, sah ich das Schlimmste, was ich je gesehen habe. Auf einer Mauer unterhielten sich zwei MĂ€nner. Sie waren nackt, am ganzen Körper hatten sie offene, klaffende Wunden.

Sie waren so geschockt, dass sie offenbar keine Schmerzen fĂŒhlten und sich ganz normal unterhielten. Dann sprach mich eine Frau an, ihr Bild bleibt wohl immer in meinem Kopf. Ihre Kleider und Haare waren völlig geschmolzen. Sie stand mit unglĂ€ubigem Blick da und stammelte nur: „Gucken Sie mal, wie ich aussehe.“ Helmut Eckert hatte zuvor einen Mann beobachtet, der aus dem Terror-Auto geflĂŒchtet war: „Das war wohl der AttentĂ€ter.“

Auf dem Foto oben sehen Sie Wilma K. (71) aus Leverkusen wĂ€hrend des Rettungsfluges von Tunis nach Hamburg. Sie erinnert sich: „Etwa 30 der 45 Urlauber waren schon in der Synagoge. Mein Mann Gerd und ich waren im Eingangsbereich, er war zwei Meter hinter mir. Plötzlich diese Explosion, ein Schwall heißer, brennender Luft schoss in die Synagoge.

Ich riss instinktiv meine Arme hoch, drehte mich dann um. Mein Mann war eine lebende Fackel. Sein Oberkörper stand in Flammen, er wĂ€lzte sich auf dem Boden. Andere Touristen warfen sich auf ihn, um die Flammen zu ersticken.“ Gerd K. (71) wurde am Sonnabend mit einem Lear-Jet nach Köln geflogen, er wird ĂŒberleben.

(Source: bild.de du 15 avril 2002)


 

Germany criticises Tunisian handling of explosion

BERLIN, April 15 (Reuters) – The German government criticised Tunisian authorities on Monday for their reaction to an explosion outside a synagogue last week that killed at least 16 people, including 10 German tourists.

German Interior Minister Otto Schily wondered why repair work at the site of the explosion had begun immediately.

“Whether it was really sensible immediately to carry out repair work is something we must place under a huge question mark,”

Schily told ZDF television on Monday. Ten Germans, five Tunisians and a Frenchman were killed in the explosion of a truck filled with cooking gas outside North Africa’s oldest synagogue site. The truck driver was among the victims.

The German government believes the explosion on the resort island of Djerba was a deliberate attack on the synagogue. The Tunisian government maintains it was an accident and said on Sunday it had no new information to suggest it was an attack.

Schily on Monday reiterated the German government’s belief that the explosion was an attack: “We have knowledge that reinforces this belief,” he said.

The minister added that if it was indeed an attack, it was most likely aimed at the synagogue and not at the tourists.

Over the weekend, Chancellor Gerhard Schroeder also said there were “indications suggesting it was an attack”.

“I expect everything to be done to clear up what happened,” Schroeder told ZDF television on Sunday.

Leaders of Tunisia’s Jewish community said on Sunday they were praying the investigation would show the blast was not a suicide bombing, possibly linked to violence in the Middle East.

Schily did say there was a good understanding between German criminal experts sent to Djerba and the Tunisian authorities.

“We are working together in full trust with Tunisian authorities,” he said.

((Jacqueline Behrend, Berlin newsroom, +49 30 2888 5223, fax +49 30 2888 5093))

Reuters


 

Tunisie  : la thĂšse de l’attentat contre une synagogue se renforce

Au moins quinze personnes, dont dix touristes allemands, ont Ă©tĂ© tuĂ©es dans l’explosion


L’explosion, jeudi, d’un camion de gaz Ă  proximitĂ© de la synagogue de la Ghriba, sur l’Ăźle de Djerba, dans le sud de la Tunisie, a fait 15 morts et une trentaine de blessĂ©s, selon le dernier bilan provisoire disponible lundi matin 15 avril.  Dix des victimes sont des Allemands, trois des Tunisiens, auxquels s’ajoutent un Français et un Franco-Tunisien.

Si les autoritĂ©s tunisiennes s’en tiennent Ă  la thĂšse de l’explosion accidentelle, les responsables allemands penchent pour un attentat kamikaze. Officiellement, Berlin fait mine de croire que l’hypothĂšse de l’accident – le chauffeur aurait perdu le contrĂŽle de son vĂ©hicule, qui serait allĂ© percuter un bĂątiment – ne peut ĂȘtre totalement Ă©cartĂ©e. Le chancelier Gerhard Schröder est d’ailleurs intervenu dans ce sens, dimanche, sur la chaĂźne de tĂ©lĂ©vision ZDF.

En rĂ©alitĂ©, les dirigeants allemands sont persuadĂ©s qu’il s’agit d’un attentat qui pourrait ĂȘtre liĂ© aux Ă©vĂ©nements du Proche-Orient. Le ministre de l’intĂ©rieur, Otto Schily, a privilĂ©giĂ© cette thĂšse, samedi, lorsqu’il avait indiquĂ© Ă  la tĂ©lĂ©vision que “les derniĂšres informations et indications que nous avons reçues de l’intĂ©rieur et de l’extĂ©rieur nous conduisent de plus en plus vers -la thĂšse- d’un attentat”. En privĂ©, tant les responsables de l’intĂ©rieur que ceux des affaires Ă©trangĂšres se disent convaincus qu’il ne s’agit en rien d’un accident.

Le jour de l’explosion Ă  la Ghriba, une dĂ©lĂ©gation de la police allemande se trouvait, par coĂŻncidence, en Tunisie dans le cadre de la coopĂ©ration antiterroriste germano-tunisienne. Certains de ses membres ont ainsi pu obtenir des informations de premiĂšre main pour Ă©tayer la conviction du gouvernement. Depuis, deux autres fonctionnaires de l’Office central de la police criminelle sont arrivĂ©s en Tunisie, mandatĂ©s par une enquĂȘte ouverte par le parquet de Heilbronn (Bade-WĂŒrtemberg), d’oĂč Ă©taient originaires deux des victimes. Les journalistes dĂ©pĂȘchĂ©s sur place ont Ă©galement soulignĂ© la rapiditĂ© avec laquelle les autoritĂ©s ont fait le mĂ©nage, sans fournir de prĂ©cision sur les dĂ©bris du camion qui a explosĂ©.

Les tĂ©moignages des rescapĂ©s accrĂ©ditent la thĂšse d’une attaque dĂ©libĂ©rĂ©e contre l’un des plus anciens lieux saints du judaĂŻsme africain. Un touriste allemand prĂ©sent sur les lieux au moment de l’explosion a ainsi affirmĂ© “avoir vu l’auteur de l’attentat” et ne pas croire Ă  l’accident. “Ce n’est pas possible. Il y avait seulement ce petit camion. Il Ă©tait lĂ  dĂšs le dĂ©but, devant la synagogue”, a-t-il ajoutĂ©.

LE PRÉCÉDENT DE 1985

La ferme conviction affichĂ©e par Tunis qu’il s’agit d’un accident n’est pas surprenante. Il s’agit pour les autoritĂ©s tunisiennes de ne pas ternir l’image d’une Tunisie ouverte et pacifique, et de ne pas fragiliser une industrie touristique qui est le moteur de l’Ă©conomie.

Dans son Ă©dition de lundi, l’hebdomadaire allemand Focus affirme que l’organisation islamiste tunisienne Ennahda a revendiquĂ© l’attentat auprĂšs de certains journaux arabes, une action menĂ©e “en solidaritĂ© avec nos frĂšres martyrs de Palestine”. Il s’agit d’une “calomnie”, a rĂ©pliquĂ© un responsable d’Ennahda, dont l’organisation, dans un communiquĂ©, avait condamnĂ©, quelques jours auparavant, “cet acte dans la mesure oĂč la thĂšse de l’attentat est vĂ©rifiĂ©e”.

Si celle-ci devait ĂȘtre Ă©tablie, elle ne ferait que s’ajouter Ă  un prĂ©cĂ©dent acte criminel commis Ă  la Ghriba. En 1985, au lendemain d’une attaque israĂ©lienne contre le quartier gĂ©nĂ©ral de Yasser Arafat, alors installĂ© dans la banlieue de Tunis, un policier tunisien en faction devant le bĂątiment avait ouvert le feu contre des civils juifs qui pĂ©nĂ©traient dans le lieu de culte, faisant plusieurs morts. Depuis dix-sept ans, cet homme vĂ©gĂšte dans une prison sans avoir Ă©tĂ© jugĂ©, Ă  moins qu’il ne soit mort.

Georges Marion et Jean-Pierre Tuquoi

(Source : le journal « Le Monde » du 15 avril 2002)


LŽaffaire de Djerba dans les médias allemands
Dossier préparé par un ami en Allemagne
 
La revue “FOCUS” a des correspondants en France:

Frankreich: Brita von Maydell; Ursula Langmann, Manfred Weber-LamberdiÚre; Karin Aneser (Bild); Editions Burda, 18, Avenue de Messine, F-75008 Paris, Telefon: 0033/1/44 13 95 00, Fax: 0033/1/44 13 95 19

CŽest cette revue, qui a déclenché lŽaffaire impliquant Ennahdha.

Le seul article de Focus dans lÂŽattachement contient: (le dernier)
Des manifestations Ă  Mahdia dÂŽaprĂšs des touristes allemand se sont dĂ©roulĂ©es le 3 avril dernier, les manifestants scandaient Arafat, Ben Laden…et ils ont jetĂ© des pierres sur des bus selon lÂŽarticle de FOCUS 

Les journaux allemand ainsi que la TV, augmentent le ton peu Ă  peu contre le rĂ©gime qui nÂŽest pas dĂ©mocrate mais aussi, la dictature et le prĂ©sident lÂŽex-service secret…les journaux allemand ne sont plus disponibles dans les kiosques de la Tunisie.
Un grand nombre de journaux ont publié le démenti dŽEnnahdha, dont Focus-Online.
La thĂšse dÂŽattentat est presque sĂ»re chez lÂŽAllemagne, cÂŽest pour cela quÂŽils cherchent qui est derriĂšre cet acte? Et comme rĂ©ponse, ca ne peut ĂȘtre que les islamistes et cÂŽest comprĂ©hensible, mais le problĂšme cÂŽest les canals privĂ©s utilisent des scĂšnes du fanatisme  taliban ou des chiites pendant la Achoura oĂč il y a des seines sanguines, ainsi les rĂ©percussions ressemblent Ă  celles du 11 septembre.


Sonne, Strand und Terrorfurcht
Die Explosion von Djerba könnte der Politik den Blick auf das andere, problematischere Tunesien öffnen
Von Richard Meng (Berlin) und Axel Veiel (Madrid)

Es ist noch die Zeit der Mutmaßungen, aber Christian Sterzing spricht die große VerdrĂ€ngung nun offen an. Tunesien, ein gemĂŒtliches Land ganz im Windschatten der eskalierenden Konflikte am östlichen und sĂŒdlichen Rand des Mittelmeeres? “Da haben es sich die Deutschen wohl doch etwas einfach gemacht”, findet der außenpolitische Koordinator der GrĂŒnen im Bundestag. Auf der Suche nach Strand und Sonne seien Millionen Touristen dort jedes Jahr, ein ernsthaftes Interesse an der politischen Lage hĂ€tten sie kaum. Und nicht nur bei den Pauschalurlaubern, rĂ€umt Sterzing ein, sei der Blick auf das andere, das problematischere Tunesien bislang stark unterentwickelt. Bei der Berliner Politik sei das nicht viel anders.
Seit der todbringenden Explosion vor der Synagoge von Djerba sind die Berliner erst einmal sprachlos. Der Außenminister hat noch am Donnerstagabend zwar mit seinem tunesischen Kollegen telefoniert, wie es ĂŒblich ist bei solchen Katastrophen. Ansonsten war nach außen Funkstille, begleitet allerdings von stetig wachsenden Zweifeln an der Version der Tunesier, dass es sich “nur” um ein UnglĂŒck handele.
Erst als am Samstagabend, nach regierungsinterner Absprache, der Bundesinnenminister im deutschen Fernsehen “das sagte, was die Bundesregierung zum jetzigen Zeitpunkt belastbar sagen kann” (Regierungskreise), war klar, dass die UnglĂŒcksthese wohl doch eher dem Wunschdenken der tunesischen Regierung entsprach als der RealitĂ€t in einem Land, dessen innenpolitische Lage selbst in deutschen Regierungsberichten bislang als ruhig und stabil eingeschĂ€tzt wurde.
Bis zum Sonntag haben sich diese Sorgen in Berlin weiter erhĂ€rtet: Es war wohl ein Anschlag, vermuten nun ĂŒbereinstimmend tunesische Behörden (wenn auch nicht öffentlich) und deutsche Geheimdienstkreise. Es soll nach Berliner Informationen, wenn auch die genaue Quelle dafĂŒr noch nicht klar ist, bei einem tunesischen Medium ein Bekennerschreiben eingegangen sein.
Es spricht gerade angesichts dieser EmpfĂ€nger-Adresse manches dafĂŒr, dass es sich dabei nicht um eine international operierende Gruppe handelt, sondern um tunesische Fundamentalisten. Es gibt nun auch, zum Beispiel beim GrĂŒnen Sterzing, erste politische Einordnungen: “Die Spitze eines Eisbergs” könnte sichtbar geworden sein, meint er, weil durch den eskalierenden Nahost-Konflikt wohl doch “die ganze Region in Unruhe” geraten sei. Und es gibt andererseits in Berlin ein gewisses Mitleid mit der Regierung des Landes, fĂŒr deren sonstige Politik sich in Europa bislang niemand echt interessierte: “Die haben ganz auf den Tourismus gesetzt. Da ist so ein Anschlag jetzt natĂŒrlich eine Katastrophe.”
Der Ansturm der Fremden hat dazu gefĂŒhrt, dass zumindest in Djerba die Einheimischen lĂ€ngst vom Tourismus leben. Wer in der Ferienindustrie keinen Platz findet, dem bleibt nur eines: die Fahrt ĂŒber den sechs Kilometer langen Damm auf das Festland, wo die Stellenangebote etwas differenzierter ausfallen. Zu den wenigen SehenswĂŒrdigkeiten, die Urlauber aus den Hotelburgen locken, zĂ€hlt jene Synagoge, die durch die Explosion des Gaslastwagens zu traurigem Ruhm gefunden hat. La Ghriba heißt sie und steht in Er-Riadh, einem mitten auf der Insel gelegenen jĂŒdischen Dorf. Die Schönheit der Synagoge, aber auch die nicht gerade zahlreichen Ausflugsalternativen haben dazu gefĂŒhrt, dass die Touristen in Scharen kommen.
Die großen Reiseveranstalter, die allein aus Deutschland zuletzt ĂŒber eine Million Menschen pro Jahr nach Tunesien brachten (Einnahmen fĂŒr das Land: ĂŒber 500 Millionen Euro), bemĂŒhen sich um Beruhigungsparolen. Das AuswĂ€rtige Amt warnt bislang ja auch nicht offiziell vor Reisen nach Tunesien, sondern weist nur auf die erhöhte GefĂ€hrdungslage hin und rĂ€t, “große Massenansammlungen zu vermeiden”. Aber GefĂ€hrdung bleibt GefĂ€hrdung: Die in Berlin bisher ĂŒbliche These – “Wenn es in Tunesien Fundamentalisten gibt, sitzen sie im GefĂ€ngnis” – war wohl doch zu bequem. Und die interne deutsche EinschĂ€tzung, dass es sich um einen stramm organisierten Staat handelt, der in all dem arabischen Durcheinander zumindest eine gewisse innere Ordnung und Hoffnung auf eine ökonomische Perspektive verkörpert – wenn auch um den Preis einer mangelnden Achtung der Menschenrechte -, erweist sich nun auch in ganz praktischer Hinsicht als fahrlĂ€ssig.
Es ist zwei Jahre her, dass Kanzler Gerhard Schröder (SPD) am Rande eines EU-Afrika-Gipfels in Kairo den tunesischen PrĂ€sidenten Ben Ali traf. Vom intellektuellen Niveau anderer nordafrikanischer Staatschefs war er damals beeindruckt. Den Tunesier jedoch hat er anders erlebt: wie einen ganz konventionellen, autoritĂ€ren Machthaber eben. “Der wollte sich nur mit uns schmĂŒcken”, berichtete der damalige Kanzlerberater Michael Steiner auf dem Heimflug. Es war eine Begegnung, die keine Lust machte auf weitere. Aber sie war typisch fĂŒr das offiziell immer als so freundschaftlich gelobte VerhĂ€ltnis zwischen dem Regime in Tunis und der Regierung in Berlin. Solange die Charter-Connection funktionierte, war mehr nicht zu besprechen.

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Dokument erstellt am 14.04.2002 um 21:04:01 Uhr
Erscheinungsdatum 15.04.2002
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Friedensinseln gibt es nicht
Der Terroranschlag von Djerba ist ein herber Schock fĂŒr die sich lange Zeit so sicher wĂ€hnenden Deutschen – aber vielleicht ist es ja auch ein heilsamer
Von Axel Veiel

Alle frische TĂŒnche auf explosionsgeschwĂ€rzten Synagogenmauern wird nichts nĂŒtzen. Die Detonation des Gaslastwagens vor dem jĂŒdischen Gotteshaus auf Djerba, die vor allem Urlauber in den Tod riss, lĂ€sst sich nicht mehr glaubhaft als Unfall darstellen. Zeugenaussagen, Bekennerschreiben, SachverstĂ€ndigenexpertisen: alles weist in die gleiche Richtung. Alles deutet darauf hin, dass der Fahrer den Wagen vor den Mauern der Synagoge abgestellt, das Fahrzeug verlassen und die tödliche Fracht zur Explosion gebracht hat. Das hĂ€ssliche Bild von einem blutigen Terroranschlag wird sich ins kollektive GedĂ€chtnis eingraben, von einem Massaker an deutschen Urlaubern, von ermordeten Frauen und Kindern. Da mögen die tunesischen Behörden, die verstĂ€ndlicherweise um ihre EinkĂŒnfte aus dem Tourismus bangen, noch so sehr dagegen halten.
Ein ExplosionsunglĂŒck, wie es sich ĂŒberall auf der Welt hĂ€tte ereignen können, wĂ€re nach einer Zeit des Trauerns sicherlich bald dem Vergessen ĂŒberantwortet worden. Nach einem Tod bringenden Gasbombenattentat auf einer Ferieninsel lĂ€sst sich die Erinnerung nicht so schnell tilgen. Zum Schmerz ĂŒber das Leid der Opfer, ihrer Angehörigen und Hinterbliebenen tritt schließlich die beunruhigende Gewissheit, dass es in dieser immer enger zusammenrĂŒckenden Welt keine Inseln des Friedens mehr gibt.
Nicht einmal Djerba ist so eine Insel, so sehr die Regierung in Tunis ihr Land auch als Hort der Ruhe im unruhigen Nordafrika anzupreisen pflegt. In dem so genannten Ferienparadies mit seinen feinsandigen StrĂ€nden sind harmlose Pauschaltouristen Opfer des Nahost-Konflikts geworden. Elf Deutsche waren bis Sonntagabend gestorben, mehr als ein Dutzend zum Teil schwer verletzt. Nicht weil ein arabischer Fanatiker in seiner Verblendung Berlin den Krieg erklĂ€ren wollte. Auch nicht, weil ein Terrorist das tunesische Regime herauszufordern trachtete. Die tödliche Fracht explodierte weder vor einem Hotel- noch vor einem Regierungspalast. Sie detonierte vor einer Synagoge, vor einem der berĂŒhmtesten jĂŒdischen GebetshĂ€user Nordafrikas.
Schwer zu deuten ist das nicht, zumal Synagogen ja auch schon in Frankreich Zielscheibe des Protestes wurden, ohne dass dabei freilich Menschen zu Schaden kamen. Der Terroranschlag in Tunesien galt den Israelis und ihrem Feldzug gegen die PalÀstinenser.
Wirtschaftlich getroffen wurde der tunesische Fremdenverkehr. Ermordet wurden Deutsche. Der Nahost-Konflikt, der bisher vor allem vom Fernsehen in europĂ€ische Wohnstuben getragen wurde, ist von einem Tag auf den anderen bedrohlich nahe gerĂŒckt.
Es ist nicht das erstemal, dass Deutsche Opfer eines Konflikts werden, der sich in sicherer Ferne abzuspielen schien. Nachdem sich der Terror der Gefolgsleute von Osama bin Laden zunĂ€chst gegen die US-Botschaft in Kenia und die in Jemen vor Anker liegende amerikanische Marine gerichtet hatte, starben bei den AnschlĂ€gen auf das New Yorker World Trade Center auch Deutsche in den TrĂŒmmern der einstĂŒrzenden ZwillingstĂŒrme. Touristen aus der Bundesrepublik zĂ€hlten zu den Geiseln philippinischer Rebellen wie auch zu den Opfern der Ă€gyptischen Islamisten, die bei Luxor ein Blutbad anrichteten. Wobei an all diesen SchauplĂ€tzen des Schreckens auch andere EuropĂ€er zu Schaden kamen.
Dass diesmal Tunesien der Tatort ist, muss insofern nicht viel heißen, als Terroristen lĂ€ngst international zu Werke gehen. Das nĂ€chste Mal mögen sie in einem anderen Land zuschlagen. Bedeutung erlangt der Ort des Blutvergießens aber insoweit, als der Maghrebstaat bisher in der Tat als Hort der Ruhe galt im unruhigen Nordafrika. WĂ€hrend im benachbarten Algerien seit nunmehr einem Jahrzehnt islamistische Terroristen einen blutigen Kampf gegen die Staatsmacht wie gegen die Zivilbevölkerung fĂŒhren, herrschte in Tunesien Ruhe.
Eine Friedhofsruhe sei es, sagen Regimekritiker. Fest steht, dass StaatsprĂ€sident Ben Ali das Land mit Hilfe von Polizei und Geheimdienst bisher sicher im Griff hatte. Die Zeitungen sind gleichgeschaltet, kritische Stimmen kommen nicht zu Wort. Oppositionelle werden drangsaliert und schikaniert. Nach Wahlen pflegt Ben Ali mit einem Stimmenanteil von 99 Prozent in den PrĂ€sidentenpalast zurĂŒckzukehren. Kaum ein Regime dĂŒrfte ĂŒber einen derart effizienten Überwachungsapparat verfĂŒgen wie das tunesische.
Wenn aber nicht einmal dieses Land vor Terror gefeit ist, welches dann? Die Konsequenzen dieser Überlegung liegen auf der Hand: FĂŒr die Politik kann es in einer Welt ohne sichere Enklaven nur darum gehen, die Flucht nach vorne antreten. FĂŒr die EuropĂ€er heißt es, das ihre beizutragen zum Austreten der WeltenbrĂ€nde, auch wenn das manchmal sehr wenig sein mag, wie die VermittlungsbemĂŒhungen der spanischen EU-PrĂ€sidentschaft im Nahen Osten gezeigt haben.
Der Terroranschlag von Djerba ist ein herber Schock fĂŒr die sich lange Zeit so sicher wĂ€hnenden Deutschen. Aber vielleicht ist es ja auch ein heilsamer.

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Berlin geht von Anschlag aus
Zahl der Opfer von Djerba hat sich insgesamt auf 17 erhöht
Bei der Bundesregierung in Berlin erhÀrteten sich am Sonntag Informationen, wonach es sich bei der Explosion an der Synagoge auf der tunesischen Ferieninsel Djerba um einen Anschlag gehandelt hat.

BERLIN, 14. April (me/rtr/dpa/ap). Die Annahme eines Attentats ergebe sich sowohl aus Informationen tunesischer Stellen als auch aus Erkenntnissen von Bundesnachrichtendienst und Bundeskriminalamt, hieß es in Regierungskreisen. Allerdings geht man nach wie vor davon aus, dass der Anschlag “nicht gezielt” deutschen Urlaubern galt.
Die anfĂ€ngliche These der tunesischen Behörden, es habe sich nur um einen Unfall gehandelt, wurde in Berlin darauf zurĂŒckgefĂŒhrt, dass man in Tunis negative RĂŒckwirkungen auf die Tourismusindustrie möglichst habe vermeiden wollen. Inzwischen sei die Kooperation bei der AufklĂ€rung allerdings zufrieden stellend. Bei der Versorgung der Verwundeten hĂ€tten die Tunesier “entsprechend ihren Möglichkeiten” das Menschenmögliche getan.
Die Zahl der Opfer, die bei der Detonation eines mit FlĂŒssiggastanks beladenen Lastwagens an der Außenwand des Gotteshauses ums Leben kamen, erhöhte sich auf mindestens 17. Darunter sind elf Deutsche. Zwei Frauen und ein 18 Monate alter Junge aus Rheinland-Pfalz, die am Samstag zusammen mit weiteren Verletzten nach Deutschland geflogen worden waren, starben am Wochenende in Kliniken in Hamburg und Berlin an den Folgen der Explosion, sagten Sprecher des Reiseveranstalters TUI und der KrankenhĂ€user. Bei den weiteren Toten handelt es sich um fĂŒnf Tunesier – darunter der Fahrer des Lkw – und einen Franzosen.
Bundesinnenminister Otto Schily bestĂ€tigte am Samstagabend in der ARD und im ZDF die Existenz eines Bekennerschreibens oder einer entsprechenden Mitteilung. Diese könne aber auch von Personen stammen, die nichts mit dem mutmaßlichen Anschlag zu tun hĂ€tten. Falls es sich jedoch tatsĂ€chlich um einen Anschlag gehandelt habe, dann seien die Motive der TĂ€ter klar. Das jĂŒdische Gotteshaus in Djerba habe eine weltweite Bedeutung.
Die tunesische radikale Moslemorganisation “Al-Nahda” dementierte, die Explosion verursacht zu haben. Sie widersprach damit einem Bericht des MĂŒnchner Magazins Focus, demnach sie sich in einer Botschaft an arabische Zeitungen in London zu der Explosion bekannt haben soll. Das AuswĂ€rtige Amt wies die Behauptung des Focus zurĂŒck, Zeugenaussagen, die auf einen Anschlag hindeuteten, zurĂŒckzuhalten. Alle Informationen, Hinweise und Augenzeugenberichte wĂŒrden umgehend an das Bundeskriminalamt weitergeleitet.
Deutsche Touristen und GeschĂ€ftsreisende können sich beim AuswĂ€rtigen Amt ĂŒber die Sicherheitslage in fast allen LĂ€ndern informieren. Derzeit rĂ€t die Behörde ausdrĂŒcklich vom Besuch von elf LĂ€ndern ab. “Reisewarnungen” hat das Ministerium unter anderem gegen Haiti, Somalia, Liberia und Afghanistan ausgesprochen. Tunesien ist nicht darunter. Der außenpolitische Koordinator der BĂŒndnisgrĂŒnen, Christian Sterzing, warnte vor einer “Solidarisierungswelle” in den arabischen LĂ€ndern wegen des Nahost-Konflikts.

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Verunsicherung auf der “Insel der StabilitĂ€t”

Mehr als 100 000 Polizisten sollen in Tunesien fĂŒr Ruhe und Ordnung sorgen, doch StaatsprĂ€sident Ben Ali hĂ€lt vor allem sich selbst fĂŒr unabdingbar / Von Hans-Christian RĂ¶ĂŸler

FRANKFURT, 14. April. Es klingt fast ein wenig trotzig. Tunesien bleibe das “Land des Friedens und der Toleranz”, sagte Tourismusminister Zenaidi am Samstag bei einem Besuch der jĂŒdischen Gemeinde in Djerba, vor deren Synagoge sich am Donnerstag die tödliche Explosion ereignet hatte. Es ist der einzige Artikel in der Sonntagsausgabe der Tageszeitung “La Presse” ĂŒber das Ereignis, das seit Donnerstag in Tunesien unbeirrt als ein tragischer Unfall bezeichnet wird – selbst wenn in den auch in Tunesien empfangbaren auslĂ€ndischen Fernsehsendern und im Internet schon lange von einem möglichen Anschlag die Rede ist. Die offizielle Reaktion ĂŒberrascht nicht, denn kaum etwas anderes fĂŒrchtet die tunesische Regierung so sehr wie Terror in dem nordafrikanischen Urlaubsland, das sich im Ausland gern als Insel der StabilitĂ€t in einer unruhigen Region darstellt. Schon seit den Attentaten am 11. September 2001 kommen weniger auslĂ€ndische Touristen an die StrĂ€nde von Djerba, Monastir und Hammamet. Doch im Vergleich zu den NachbarlĂ€ndern waren die Folgen der AnschlĂ€ge in Amerika bisher nicht so stark zu spĂŒren. Die Trockenheit, unter der das Land seit drei Jahren leidet, machte der Bevölkerung mindestens ebensosehr zu schaffen.

Das wird sich jetzt wohl Ă€ndern. Am Wochenende kamen die ersten vorsichtigen Warnungen aus dem AuswĂ€rtigen Amt in Berlin. Tunesien-Besucher sollten bei grĂ¶ĂŸeren Menschenansammlungen besonders aufpassen. Auch in Frankreich, woher ebenfalls ein Todesopfer stammte, verfolgt man genau die neueste Entwicklung. Aus beiden europĂ€ischen LĂ€ndern kommen die meisten Touristen. Unter den Orientbegeisterten galt Tunesien bisher als eine Ausnahme: WĂ€hrend es in Ägypten immer wieder zu islamistisch motivierten AnschlĂ€gen kam und auch in der TĂŒrkei die kurdische PKK mit ihren Terroraktionen Urlauber verunsicherte, war es in dem nordafrikanischen Land ruhig geblieben. DafĂŒr sorgt nicht zuletzt ein riesiger Sicherheitsapparat mit mehr als 100 000 Polizisten in dem Land, das neun Millionen Einwohner zĂ€hlt. Diesen Aufwand rechtfertigte die Regierung in Tunis immer wieder mit den auslĂ€ndischen GĂ€sten, die es zu schĂŒtzen gelte: TatsĂ€chlich sind sie eine der wichtigsten Einnahmequellen neben der Textilindustrie in dem rohstoffarmen Staat. Der östliche Nachbar Libyen stand ĂŒber ein Jahrzehnt unter Terrorverdacht; das westliche Nachbarland Algerien versank in den neunziger Jahren in einem blutigen BĂŒrgerkrieg zwischen militanten Islamisten und dem MilitĂ€r. Tunesien blieb dieses Schicksal erspart. Mit Warnungen vor islamistischem Terror wurden die hohen Ausgaben fĂŒr die Polizei begrĂŒndet sowie die starken EinschrĂ€nkungen fĂŒr die Opposition.

Schon die AnschlĂ€ge des Al-Qaida-Netzwerks im vergangenen September nahm StaatsprĂ€sident Ben Ali als willkommene Rechtfertigung fĂŒr seine Politik. Er warf den europĂ€ischen Kritikern seines Regimes vor, die von radikalen Muslimen ausgehenden Gefahren unterschĂ€tzt zu haben. Dem seit 1987 regierenden PrĂ€sidenten war in den vergangenen Jahren immer hĂ€ufiger vor allem im Ausland ein FĂŒhrungsstil vorgehalten worden, der sich nicht ausreichend an rechtsstaatlichen Kriterien orientiert. Das galt besonders fĂŒr den Umgang des Regimes mit Menschenrechtlern, Journalisten und Oppositionellen. Nach Angaben von Amnesty International und tunesischen Menschenrechtlern befinden sich mehr als tausend politische Gefangene in den ĂŒberfĂŒllten GefĂ€ngnissen des Landes. Sogar von der frĂŒheren französischen Kolonialmacht Frankreich, die weiter enge Kontakte nach Tunis unterhĂ€lt, waren ungewöhnlich scharfe Worte gekommen.

Ben Ali, der 1999 mit 99,4 Prozent der Stimmen zum dritten Mal wiedergewĂ€hlt wurde, verweist dagegen darauf, daß er sich ernsthaft darum bemĂŒhe, sein Land weiter zu demokratisieren. Dabei hĂ€lt er sich selbst offenbar fĂŒr unabdingbar. Die derzeitige Verfassung untersagt Ben Ali eigentlich eine vierte Amtszeit. Doch der PrĂ€sident hat schon angekĂŒndigt, daß er die Verfassung Ă€ndern wolle, um mehr “Pluralismus” zu ermöglichen. Damit er 2004 ein viertes Mal fĂŒr das höchste Amt im Staat kandidieren kann, soll nach den bisherigen Planungen offenbar die Zahl der Amtszeiten nicht mehr beschrĂ€nkt und nur noch eine Altersgrenze festgeschrieben werden. Tunesische Oppositionelle befĂŒrchten, daß er sogar eine PrĂ€sidentschaft auf Lebenszeit einfĂŒhrt und damit dem Vorbild seines VorgĂ€ngers Bourguiba folgt – obwohl er selbst nach der Absetzung seines greisen VorgĂ€ngers veranlaßt hatte, die Amtszeit des StaatsprĂ€sidenten zu begrenzen.

Die innenpolitische Kritik an dem starken Mann an der Spitze der PrĂ€sidialrepublik bleibt jedoch begrenzt. DafĂŒr sorgen die staatlich kontrollierten Medien, die den 64 Jahre alten PrĂ€sidenten nur mit vollem dunkelbraunen Haaren zeigen dĂŒrfen. Viele Tunesier halten ihm StabilitĂ€t im Innern und einen Wohlstand zugute, der den in vielen Staaten der Region ĂŒbertrifft. Ein eigenstĂ€ndige Opposition hatte es wegen staatlicher Repression schwer, an Statur zu gewinnen. Wer sich zu weit vorwagt, wie etwa zuletzt der Journalist Taoufik Ben Brik oder die Mitglieder der unabhĂ€ngigen Menschenrechtsorganisation CNLT, muß mit Repression und GefĂ€ngnis rechnen. Dort sind immer noch viele der Islamisten eingesperrt, die in den ersten Jahren der Amtszeit Ben Alis festgenommen wurden, als vor allem Jugendliche und Studenten gegen die tunesische Regierung protestierten. Zu bĂŒrgerkriegsĂ€hnlichen Auseinandersetzungen mit blutigen Massakern militanter Muslime wie im benachbarten Algerien war es aber auch damals nicht gekommen. Ben Ali, der frĂŒher Innenminister war und als ein Mann des Sicherheitsapparats an die Staatsspitze aufstieg, sorgte mit seinem harten Durchgreifen auch dafĂŒr, daß die Proteste nicht eskalierten. Heute werfen Oppositionelle der tunesischen FĂŒhrung vor, die Islamismus-Gefahr als ein Alibi zu benutzen, um nicht wirklich mit einer politischen Liberalisierung beginnen zu mĂŒssen. Die grĂ¶ĂŸte Gefahr fĂŒr die StabilitĂ€t sei das Regime selbst. Sogar GeschĂ€ftsleute, die sonst den wirtschaftsfreundlichen Kurs der Regierung schĂ€tzten, halten mittlerweile Korruption und zu große staatliche Reglementierung fĂŒr wachstumshemmende Hindernisse.

Vor allem mit den Anfangsjahren Ben Alis verbinden viele Tunesier aber auch die Modernisierung ihres Staates. Das spiegelte sich etwa bei den Frauenrechten in Tunesien wider. Diese Reformen trugen auch dazu bei, daß islamistisches Ideengut in Tunesien keine weite Verbreitung fand. Als sie noch bei Wahlen antreten durften, erzielten islamistisch orientierte Kandidaten nur Achtungserfolge. Islamistische Denker oder Prediger wie Rahid Ghannouchi können seit langem nur aus dem Exil fĂŒr ihre Vorstellungen werben. Obwohl sich viele Tunesier mit den PalĂ€stinensern solidarisieren, blieb es in Tunesien – anders als in vielen Staaten der Region – auf den Straßen weitgehend ruhig. Auch das VerhĂ€ltnis zu den 2300 tunesischen Juden blieb von der Eskalation im Nahen Osten unberĂŒhrt. Großen RĂŒckhalt wĂŒrden Extremisten deshalb nicht finden, sollten sie fĂŒr die Explosion in Djerba verantwortlich sein. Trotz der Aufrufe zu Toleranz wird die tunesische FĂŒhrung ihre SicherheitskrĂ€fte alles tun lassen, damit es nicht so weit kommt.

Frankfurter Allgemeine Zeitung, 15.04.2002, Nr. 87 / Seite 3
http://www.faz.net/IN/INtemplates/faznet/default.asp?tpl=faz/content.asp&rub={B02AFBB3-E1E0-4556-B06E-092A3599848A}&doc={32F728F6-6ADD-4034-A6DA-EAB4B2C43287}


Djerba
Schily ohne Beweise fĂŒr Anschlag

15. April 2002 Trotz eines fehlenden eindeutigen Beweises geht die Bundesregierung weiter von einem Terroranschlag als Hintergrund der Explosionskatastrophe vor einer Synagoge auf der tunesischen Ferieninsel Djerba aus. Vier Tage nach der Explosion, durch die zehn deutsche Urlauber getötet wurden, ĂŒbte Bundesinnenminister Otto Schily (SPD) am Montag Kritik an der AufklĂ€rungsarbeit der tunesischen Behörden, die den UnglĂŒcksort umgehend von Spuren gesĂ€ubert hatten. Das AuswĂ€rtige Amt mahnte Reisende in Tunesien zu erhöhter Vorsicht, sah aber noch keinen Anlass, von Reisen in das nordafrikanische Land abzuraten.
Die raschen Instandsetzungsarbeiten an der Synagoge mĂŒssten “mit Fug und Recht natĂŒrlich mit einem großen Fragezeichen versehen” werden, sagte Schily im ZDF. Anfangs habe die tunesische Seite eine “starke Tendenz” gezeigt, die Explosion “von vorneherein als Unfall zu qualifizieren”. Die Zusammenarbeit mit den tunesischen Behörden bezeichnete Schily insgesamt aber als “vertrauensvoll” und “gut”. Die Ermittlungen wĂŒrden zĂŒgig fortgefĂŒhrt.
“Kein eindeutiger Beweis”
Der Innenminister sah immer stĂ€rkere Indizien dafĂŒr, dass die Explosion ein Anschlag war. Diesen Verdacht bestĂ€rkten Erkenntnisse aus der Spurensicherung und Zeugenaussagen. Schilys Sprecher Rainer Lingenthal sagte vor Journalisten: “Es gibt Hinweise, aber keinen eindeutigen Beweis.” FĂŒr die Bundesregierung gebe es aber keinen Grund, von der Vermutung eines Anschlags Abstand zu nehmen.
Auf Schilys Apell haben sich beim Bundeskriminalamt (BKA) bislang zwölf Anrufer mit Beobachtungen zur Explosion gemeldet. Nur einer der Anrufer solle vernommen werden. Drei Beamte des BKA sind nach Angaben Lingenthals in Tunesien. Sie hĂ€tten dort keine eigene Ermittlungsbefugnis. Den deutschen Behörden wĂŒrden aber keine Informationen von den tunesischen Sicherheitsbehörden vorenthalten.
Zwei Jungen außer Lebensgefahr
Zugleich rĂ€umte der Sprecher ein, dass es “unterschiedliche Interessenlagen” der tunesischen und der deutschen Regierung gebe. Die tunesische Regierung habe ein “verstĂ€ndliches Interesse, dass sie ihre BĂŒrger und GĂ€ste nicht beunruhigen” wolle. Berlin sei an einer umfassenden AufklĂ€rung interessiert. Lingenthal sagte, es gebe keine Hinweise dafĂŒr, dass deutsche Touristen in anderen Gebieten besonders gefĂ€hrdet sein könnten. Der mutmaßliche Anschlag auf Djerba habe wahrscheinlich der Synagoge gegolten.
Insgesamt kamen bei der Explosion 15 Menschen ums Leben. Mehrere schwer verletzte deutsche Urlauber werden noch in KrankenhĂ€usern in Deutschland behandelt. Ein 14-jĂ€hriger deutscher Junge, der wegen schwerster Verbrennungen im Aachener Klinikum behandelt wird, ist inzwischen außer Lebensgefahr. Auch ein 18 Monate alter Junge aus Rheinland- Pfalz, der mit schweren Brandverletzungen in einer Kinderklinik in Hamburg liegt, wird nach Angaben der Polizei ĂŒberleben.
Vier in LĂŒbeck liegende Opfer waren nach Auskunft der UniversitĂ€tsklinik am Montagmorgen am Leben. Der Zustand eines 14-jĂ€hrigen MĂ€dchens sei allerdings nach wie vor sehr kritisch, hieß es. Die Verfassung von drei in Berlin behandelten Opfer war nach Auskunft des Unfallkrankenhauses unverĂ€ndert ernst. Sie schweben weiterhin in akuter Lebensgefahr. “Es wird auch keine Entwarnung in den nĂ€chsten Tagen geben”, sagte Chefarzt Bernd Hartmann. Bei den zwei Frauen im Alter von 22 uns 39 Jahren und einem 40- jĂ€hrigen Mann sind mehr als 70 Prozent der KörperoberflĂ€che schwer verbrannt. Tiefe Verbrennungen dritten Grades haben die Ärzte bei den Verletzten diagnostiziert. “Das bedeutet die komplette Zerstörung der Haut”, sagte Hartmann. “Der Körper ist eine riesige WundflĂ€che”.
Zeugen beim BKA melden
Der Innenminister rief die nach Deutschland zurĂŒckgekehrten Überlebenden auf, sich beim BKA in Wiesbaden “möglichst umgehend” als Zeugen zur VerfĂŒgung zu stellen. Sie können sich unter der Telefonnummer 02225-8922042 melden.

http://www.faz.net/IN/INtemplates/faznet/default.asp?tpl=uptoday/content.asp&doc={9B926E57-F2C2-4DC0-9F87-B454D9510305}&rub={9E7BDE69-469E-11D4-AE7B-0008C7F31E1E}


Anschlag
Explosion auf Djerba droht Tunesiens Regime zu erschĂŒttern

Von Birthe Blechschmidt, dpa

14. April 2002 “Tunesien ist noch immer ein Land der Toleranz und des Friedens”, versicherte der tunesische Tourismusminister Slaheddine Maaoui, der zwei Tage nach der verheerenden Explosion die weltberĂŒhmte Ghriba-Synagoge auf der Ferieninsel Djerba besuchte. Doch die Katastrophe, bei der 16 Menschen, darunter elf Deutsche, ums Leben kamen, verdrĂ€ngt die Bilder von Gastfreundschaft und unbeschwerten Urlaubstagen unter Palmen. Und droht, das Regime des diktatorisch regierenden Staatschefs Ben Ali zu erschĂŒttern.
FĂŒr den 65-jĂ€hrigen PrĂ€sidenten Zine el Abidine Ben Ali, der seit 15 Jahren an der Macht ist und sich darauf vorbereitet, noch eine vierte Amtsperiode zu regieren, wĂ€re es fatal, sollten die AnschlĂ€ge der Islamisten, angefacht durch den blutigen Konflikt zwischen Israelis und PalĂ€stinensern, auf Tunesien ĂŒbergreifen.
Regierungschef bekÀmpft Islamisten
Schon seit mehr als einem Jahrzehnt geht Ben Ali mit eiserner Faust gegen die Islamisten vor, auch um sich das Wohlwollen Europas und Amerikas zu sichern. Allein der Verdacht einer Verbindung zu der grĂ¶ĂŸten Islamisten-Gruppe Al Nahda reicht aus, um einen BĂŒrger ins GefĂ€ngnis zu bringen. Der Chef der Bewegung, Raschid el Ghanuschi, flĂŒchtete nach Großbritannien ins Exil. In London soll dem Nachrichtenmagazin “Focus” zufolge ein Bekennerschreiben von Al Nahda zum Anschlag auf Djerba aufgetaucht sein. Bislang wurde Al Nahda von Experten als weniger radikal eingeschĂ€tzt als die militanten Islamisten-Gruppierungen in Algerien und Ägypten.
Nach den TerroranschlĂ€gen vom 11. September kam es in Europa zu zahlreichen Verhaftungen mutmaßlicher tunesischer Extremisten, die zum Terrornetzwerk Al Qaida von Usama bin Ladin gehören sollen. In Italien wurden Ende Februar vier mutmaßliche Mitglieder wegen krimineller Vereinigung zu Haftstrafen bis fĂŒnf Jahren verurteilt, unter ihnen der Tunesier Sami Ben Khemais, der Bin Ladins europĂ€ische AktivitĂ€ten koordiniert haben soll.
Tourismus ist wichtige Devisenquelle
Tunesiens Staatschef hat seine Politik stark auf den Westen ausgerichtet. Der Ausbau der Tourismusbranche hat Vorrang. Sie ist die mit jĂ€hrlich rund 1,7 Milliarden Euro Einnahmen wichtigste Devisenquelle des Landes neben den landwirtschaftlichen Erzeugnissen. Damit ist Ben Ali gut gefahren. Tunesien hat mit seinen fast zehn Millionen Einwohnern den höchsten Lebensstandard aller LĂ€nder Nordafrikas. So kann Ben Ali die Unzufriedenheit im Land ĂŒber
das autoritÀre politische System leichter im Zaum halten.
Tunesien will das GeschĂ€ft mit den jĂ€hrlich fast sechs Millionen Touristen nicht gefĂ€hrden. Deutsche und Franzosen liegen mit jeweils knapp einer Million an der Spitze. Die Herrscher in Tunis haben bislang Spekulationen ĂŒber ein Attentat fundamentalistischer Islamisten wirksam im Keim erstickt. Vielmehr verbreiteten sie, dass es ein Unfall gewesen sei. AnschlĂ€ge wie 1997 im Ă€gyptischen Luxor – damals wurden 58 Urlauber getötet – mit katastrophalen Folgen fĂŒr das Tourismus-GeschĂ€ft sind ein warnendes Beispiel. Immer mehr Anzeichen sprechen jedoch fĂŒr ein brutales Attentat auf das Ă€lteste jĂŒdische Gotteshaus Afrikas. Das meinte auch Bundesinnenminister Otto Schily.
Opposition ist praktisch ausgeschaltet
Wer bei den tunesischen Behörden und auf Djerba AufklĂ€rung ĂŒber die Ursachen der Explosion suchte, stieß auf eine Mauer des Schweigens. Die Spuren der Explosion wurde auf höchste Anweisung hin rasch getilgt. Mit der Kontrolle der Aussagen hat das Regime leichtes Spiel, weil Meinungsfreiheit und Opposition im Land ausgeschaltet sind.
Selbst die kleine jĂŒdische Gemeinde im Land, die vom Wohlwollen und Schutz des Regimes abhĂ€ngig ist, unterstĂŒtzt hartnĂ€ckig die These eines Unfalls. Zum großen Wallfahrtereignis der Ghriba-Synagoge Anfang Mai werden wieder rund 8000 jĂŒdische Pilger erwartet. “Nach Aussagen von Gemeindemitgliedern sind wir ĂŒberzeugt, dass es ein Unfall war”, sagte der Großrabbiner von Tunesien, Haim Nadar.

http://www.faz.net/IN/INtemplates/faznet/default.asp?tpl=uptoday/content.asp&doc={62B820B0-0076-487E-A2D5-194CCD3F5317}&rub={9E7BDE69-469E-11D4-AE7B-0008C7F31E1E}


Touristen mit Steinen beworfen

I n Tunesien hat es offenbar schon vor der Explosion auf Djerba ÜberfĂ€lle auf Touristen gegeben. In dem KĂŒstenort Mahdia hĂ€tten Demonstranten bereits eine Woche vor dem schlimmen Vorfall auf Djerba ein Dutzend Deutsche in einem Bus angegriffen und mit Steinen beworfen, sagte eine 52-jĂ€hrige Urlauberin am Montag der Nachrichtenagentur dpa. Die Touristen hĂ€tten sich nur mit MĂŒhe in eine Polizeistation retten können.
“ZunĂ€chst haben wir noch gedacht, die Leute winken uns freundlich zu”, erinnerte sich die Psychotherapeutin an den Vorfall am 3. April. Doch plötzlich habe der Reisebus in einer Demonstration von Hunderten Menschen gestanden: “Der Bus wurde mit Steinen beworfen, alle Scheiben gingen zu Bruch. Die Demonstranten riefen ‘Arafat’ und ‘Bin Laden’.”
Mit MĂŒhe und unter Polizeischutz habe der Bus dann noch eine Polizeistation erreicht, sagte die Frau. Dort habe sie ein weiteres deutsches Paar getroffen, das mit einem Mietwagen in eine andere Demonstration geraten und ebenfalls mit Steinen beworfen worden sei. Nach rund zwei Stunden konnten die Urlauber nach Angaben der Bremerin die RĂŒckfahrt zu ihren Hotels antreten. Dort sei der Vorfall von den deutschen Reiseveranstaltern heruntergespielt worden.

Ärzte kĂ€mpfen um das Leben der Verletzten

Tage nach der Explosion vor einer Synagoge auf der tunesischen Ferieninsel ist klar: mindestens 15 Menschen starben. Unter ihnen sind zehn Deutsche – sieben Frauen, zwei MĂ€nner und ein elfjĂ€hriger Junge. Zudem kamen vier Tunesier und ein Franzose ums Leben.
Von den deutschen Opfern, die in verschiedenen Kliniken in Deutschland liegen, war bei mindestens acht Verletzten der Zustand noch kritisch.

Anschlag immer wahrscheinlicher

Sowohl Bundesregierung als auch Bundesanwaltschaft bekrĂ€ftigten am Montag, dass sie trotz fehlender Beweise von einem Anschlag ausgehen. Die Ermittlungen ĂŒbernahm Generalbundesanwalt Kay Nehm.
Nach den Worten von Innenminister Otto Schily (SPD) “verdichten sich die Indizien, dass es sich um einen Anschlag gehandelt hat und nicht um einen Unfall”. Von tunesischer Seite hatte es geheißen, die Explosion vor der La-Ghriba-Synagoge am Donnerstag sei ein UnglĂŒck gewesen.
Schily kritsierte im ZDF die AufklĂ€rungsarbeit der tunesischen Behörden, die den UnglĂŒcksort umgehend von Spuren gesĂ€ubert hatten. Die raschen Instandsetzungsarbeiten an der Synagoge mĂŒssten “mit Fug und Recht natĂŒrlich mit einem großen Fragezeichen versehen” werden.
Bundeskanzler Gerhard Schröder (SPD) sagte, sollte sich herausstellen, dass es ein Anschlag war, werde die Regierung alle Möglichkeiten nutzen, die TĂ€ter zu ergreifen. “Djerba zeigt, dass der, der geglaubt hat, das Problem des internationalen Terrorismus sei gelöst, sich geirrt hat”, so der Kanzler im ZDF.

15.04.02, 19:35 Uhr
http://www.focus.de/G/GN/gn.htm?snr=104118&streamsnr=7&q=1

 
Selon un rapport du CNLT Tunisie: la justice sous la tutelle du pouvoir exécutif

 

-15.04.2002 12:23:00 – GENEVE/TUNISIE/INDEPENDANCE JUSTICE/CNLT

 

Eclairage Par Annegret Mathari

GenĂšve (ats) La justice ne peut pas fonctionner en Tunisie, en raison de la tutelle Ă  laquelle le pouvoir exĂ©cutif l’a soumise, affirme un rapport du Conseil national pour les libertĂ©s en Tunisie (CNLT). Le rapport demande le respect du principe de sĂ©paration des pouvoirs.

Dans une lettre ouverte au prĂ©sident Ben Ali, le vice-prĂ©sident du tribunal de premiĂšre instance de Tunis Mokhtar Yahyaoui s’Ă©tait plaint de ne pouvoir remplir son mandat en raison de l’interfĂ©rence du pouvoir exĂ©cutif. Il a Ă©tĂ© rĂ©voquĂ© le 29 dĂ©cembre 2001 Ă  la suite de cette protestation, affirme le rapport du CNLT rendu public Ă  GenĂšve.

DĂ©but avril, le juge Yahyaoui a Ă©tĂ© empĂȘchĂ© par les autoritĂ©s tunisiennes de se rendre Ă  GenĂšve, oĂč il voulait rencontrer la Haut Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, a indiquĂ© la porte- parole du CNLT Sihem Bensedrine.

Dérive autoritaire

Pour le CNLT, dans les procĂ©dures judiciaires se trouvent des instructions sur la maniĂšre dont le jugement doit ĂȘtre formulĂ©. Les juges doivent se plier aux directives du pouvoir exĂ©cutif.

Le projet de rĂ©forme de la Constitution «consiste Ă  couvrir d’un habit lĂ©gal la dĂ©rive autoritaire du rĂ©gime et institutionnaliser ainsi le pouvoir absolu du prĂ©sident de la rĂ©publique». Celui-ci serait dĂ©sormais «protĂ©gĂ© par une immunitĂ© le plaçant au-dessus des lois», affirme le rapport, qui porte sur la pĂ©riode avril 2000- dĂ©cembre 2001.

Le droit Ă  la dĂ©fense est limitĂ©. Diverses restrictions ont Ă©tĂ© constatĂ©es dans plusieurs procĂšs l’an dernier. Les droits de visite des prĂ©venus par leurs avocats n’ont pas toujours Ă©tĂ© respectĂ©s et des prĂ©venus incarcĂ©rĂ©s sans avoir Ă©tĂ© entendus.

Impunité des tortionnaires

La justice refuse Ă©galement de demander des comptes aux agents du pouvoir exĂ©cutif, impliquĂ©s dans des actes de torture, des agressions ou des meurtres. Le CNLT dĂ©nonce une impunitĂ© qui permet aux agents de police et gardiens de prison d’Ă©chapper aux sanctions. Les juges ignorent les plaintes faisant Ă©tat d’actes de torture, sous prĂ©texte que «la torture n’existe pas en Tunisie».

Le CNLT affirme qu’au contraire le «phĂ©nomĂšne de la torture demeure une pratique rĂ©pandue au sein de l’appareil sĂ©curitaire». Il ajoute: «La gĂ©nĂ©ralisation de la torture participe de l’instauration d’un climat de terreur sur l’ensemble de la sociĂ©té».

«L’appareil judiciaire comme l’institution mĂ©dicale se sont faites les complices de ces pratiques en se soumettant Ă  la volontĂ© des autoritĂ©s de protĂ©ger les personnes impliquĂ©es dans les actes de torture», poursuit le rapport, en citant plusieurs cas de morts suspectes dans les prisons.

Agressions fréquentes

La frĂ©quence des agressions physiques et violences exercĂ©es sur la voie publique par la police politique s’est accrue depuis dĂ©cembre 2000. Le pouvoir a donnĂ© Ă  ses agents des directives pour intimider les militants des droits de l’homme. Mais les auteurs des agressions ne sont pas poursuivis et les plaintes n’ont aucune suite, selon le rapport.

Le CNLT appelle Ă  la restauration d’une justice indĂ©pendante. Il faut notamment Ă©carter les reprĂ©sentants de l’ExĂ©cutif au sein du Conseil supĂ©rieur de la magistrature (CSM), rendre l’institution judiciaire financiĂšrement indĂ©pendante et mieux assurer les droits de la dĂ©fense. Le CNLT demande Ă©galement une amnistie de quelque 1000 prisonniers politiques, en majoritĂ© islamistes.

 

 
L’autre visage de la Tunisie

 

Textes : Sophie Davaris

La Tunisie, ses plages, son soleil, ses centres de thalassothérapie accueillent chaque année 5 millions de touristes, dont 1 million de Français et 100 000 suisses.

Des occidentaux attirĂ©s par une destination proche, peu chĂšre et sĂ»re. SĂ»re? L’explosion, jeudi devant une synagogue, qui a fait 12 morts – 4 tunisiens et 8 allemands- pourrait altĂ©rer l’image que l’Occident se fait de ce pays du Maghreb.

DĂ©noncĂ©e comme une dictature par des opposants politiques, la Tunisie vit, depuis le 7 novembre 1987, sous a prĂ©sidence de Zine el-Abidine Ben Ali, 65 ans. Si les rĂ©formes constitutionnelles sont approuvĂ©es le 26 mai par rĂ©fĂ©rendum, le chef de l’Etat pourra briguer un quatriĂšme mandat, alors que l’actuelle Constitution lui interdit d’en solliciter plus de trois. Le projet prĂ©voit Ă©galement de repousser l’ñge limite des candidats de 70 Ă  75 ans – rendant ainsi possible une cinquiĂšme candidature – et de consacrer l’impunitĂ© du prĂ©sident pendant et “ aprĂšs la fin de son mandat pour les actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions”.

Officiellement, ce programme vise Ă  constitutionnaliser les droits de l’homme et les libertĂ©s fondamentales. dans la bouche des opposants tunisiens, d’Amnesty International et de Human Rights Watch, il s’agit au contraire d’une tentative de “confiscation du pouvoir” par un rĂ©gime qui, depuis le 11 septembre, se sent lĂ©gitimĂ© Ă  durcir sa politique “antiterroriste” et sa surveillance policiĂšre.

 

«La torture ? Un outil de gouvernement»

Sihem BENSEDRINE Journaliste et éditrice tunisienne, est cofondatrice du Centre National pour les libertés en Tunisie. En 2001, elle a passé 3 mois en prison pour avoir dénoncé la violation des droits humains dans son pays.

Selon vous, la torture serait devenue une pratique courante en Tunisie ?

Sihem Bensedrine,- Officiellement condamnĂ©e, la torture est en rĂ©alitĂ© devenue un outil de gouvernement. Elle s’exerce Ă  l’encontre des prisonniers d’opinion comme des prisonniers de droit commun : Le but ? Arracher des aveux, mais aussi briser la dignitĂ© des victimes. Le plus grave est que les tortionnaires sont protĂ©gĂ©s, voire rĂ©compensĂ©s. Une impunitĂ© qui s’explique par le manque total d’indĂ©pendance de la justice.

Pourquoi la société ne proteste-t-elle pas ?

ben Ali a instaurĂ© un systĂšme moyenĂągeux mais efficace de reprĂ©sailles collectives. L’opposant n’est pas le seul Ă  ĂȘtre puni. Sa famille, ses amis risquent aussi la prison, les sanctions. La peur empĂȘche toute rĂ©action, brise la solidaritĂ©, atomise la sociĂ©tĂ©.

Qu’en est-il des opposants politiques et de la presse ?

Ben Ali a neutralisĂ© les partis. La vĂ©ritable opposition est en dissidence,. PrĂšs de mille opposants politiques sont en prison. Quant Ă  la presse, Ben Ali l’a totalement verrouillĂ©e. C’est un vrai gĂąchis, car la Tunisie Ă©tait l’un des premiers pays d’Afrique Ă  avoir une presse libre et une sociĂ©tĂ© civile dotĂ©e de contre-pouvoir. Aujourd’hui, elle est la plus arriĂ©rĂ©e d’Afrique, sans un seul journal, une seule radio ni une seule tĂ©lĂ©vision libre.

Comment expliquer le silence de l’Europe ?

VoilĂ  le plus grave. La Tunisie vit en dictature sous le regard complice de l’Europe, qui feint de croire Ă  son discours officiel. Depuis le 11 septembre, tout le monde a acceptĂ© que Ben Ali se pose en champion de la lutte antiterroriste, lĂ©gitimant une politique encore plus musclĂ©e envers les opposants.

Quelle est la situation actuelle ?

Le pouvoir se raidit. Entre le 23 mars et le 8 avril, deux prisonniers ont pĂ©ri en dĂ©tention, faute de soins. Un juge-Mokhtar Yahiaoui- a Ă©tĂ© empĂȘchĂ© de se rendre Ă  GenĂšve pour avoir critiquĂ© la justice de son pays. Hamma Hammami et deux de ses compagnons ont Ă©tĂ© condamnĂ©s Ă  des annĂ©es de prison pour leur opinion politique. Ce durcissement traduit un malaise face Ă  une opposition qui Ă©merge. La sociĂ©tĂ© s’éveille. L’édifice se lĂ©zarde peu Ă  peu.

«Les libertés fondamentales sont respectées»

Hatem BEN SALEM Ambassadeur de Tunisie auprĂšs de I’ONU dĂ©ment catĂ©goriquement ces accusations.

– A propos de l’explosion devant la synagogue de Djerba, la presse allemande privilĂ©gie dans son ensemble la thĂšse de l’attentat.

Hatem BEN SALEM. — C’est faux. Il s’agit d’un accident ordinaire qui n’a aucun rapport avec ce qui se passe au Moyen-Orient. Un attentat aurait Ă©tĂ© dirigĂ© contre la face de la synagogue et non derriĂšre.

Que répondez-vous aux accusations de torture dans votre pays ?

– Il n’y a pas de torture, c’est un phĂ©nomĂšne inacceptable que la Tunisie a toujours condamnĂ©. Il peut y avoir des dĂ©passements, comme dans tous les pays du monde, mais cela demeure exceptionnel et, le cas Ă©chĂ©ant, les policiers sont sanctionnĂ©s. Une police capable de torture libĂ©rerait-elle ensuite ses victimes pour qu’elles la dĂ©noncent ? Tout cela n’est qu’affabulation de la part de personnes qui n’ont pu s’imposer politiquement.

– Le juge Yahiaoui a-t-il étĂ© empĂȘchĂ© de se rendre Ă  GenĂšve pour avoir critiquĂ© l’absence d’indĂ©pendance de la justice tunisienne ?

– Non. Ce juge a Ă©tĂ© condamnĂ© dans une affaire d’achat de terrain. N’étant Plus magistrat, il devait changer de passeport, comme n’importe quel citoyen. Il ne l’a pas fait, les autoritĂ©s n’ont fait qu’appliquer la loi en lui refusant de prendre l’avion.

– Que dire de Hamma Hammami et de deux de ses compagnons jugĂ©s pour leurs convictions politiques?

– Hammami anime un groupuscule trotskiste depuis les annĂ©es 70. Au dĂ©but des annĂ©es 80, ce groupe a voulu recourir Ă  la lutte armĂ©e. Ce qui a valu Ă  Hammami d’ĂȘtre emprisonnĂ© Ă  plusieurs reprises. A partir du moment ou vous prĂŽnez la haine, vous vous exposez aux sanctions de la justice.

– Et les prisonniers Abdelwahab Bousaa et Lakhdar Essidiri, morts en dĂ©tention faute de soins?

– On ne meurt pas comme ça en Tunisie. Quant Ă  ces deux personnes. Elles ne sont pas mortes. C’est une information que je dĂ©mens formellement.

– Quant Ă  la presse, diriez-vous qu’elle fonctionne normalement?

– Absolument, Jetez un coup d’oeil sur les kiosques Ă  journaux. En Tunisie, la presse est libre dans le cadre d’une loi qui ne prĂ©voit aucune restriction, mais qui ne permet pas de diffamer les corps constituĂ©s, don’t fait partie la justice. Les libertĂ©s fondamentales sont respectĂ©es en Tunsiie. Nous acceptons la critique, pour autant qu’elle soit constructive.

Article paru dans le journal suisse « Le matin » le 14 avril 2002 et transmis à TUNISNEWS  par Mme

Safwa Aissa, Service de l’information VĂ©ritĂ©-action

 
REACTION DU FORUM TUNISO-SUISSE DES LIBERTES :

 

Le reprĂ©sentant Ă  l’ONU du rĂ©gime tunisien dĂ©ment la mort de BOU SAA et de ESSDIRI !!!!

Les membres du Forum Tuniso-Suisse des Libertés sont outrés et indignés par les déclarations mensongÚres,  honteuses et scandaleuses du représentant  du régime totalitaire tunisien auprÚs des institutions
internationales Ă  GenĂšve.
 
En effet ce  membre de la police diplomatique avait formellement dĂ©menti dans les colonnes d’un quotidien Suisse paru le dimanche 14 avril,  la mort des deux martyrs et victimes de la torture  les regrettĂ©s
Abdelwaheb BOU SAA et  Lakhdar ESSDIRI, décédés dans les goulags du général Ben Ali aprÚs  une grÚve de la faim pour le premier et de totrture et  mauvais traitement pour le deuxiÚme.
 
Le FTSDL demande Ă  tous les tunisiens et les militants des droits de l’homme partout dans le monde d’Ă©crire ou tĂ©lĂ©phonner Ă  cet ignoble ambassadeur qui n’a aucun respect pour les morts, afin de protester et
le sommer de rĂ©ctifier ses fausses dĂ©clarations auprĂšs des mĂ©dias  et de prĂ©senter des excuses aux familles des deux victimes, ceci pourrait  ” peut ĂȘtre ” sauvegarder son honneur.
 
Et voici l’adresse :
Hatem BEN SALEM
Mission Permanente du Régime Tunisien
Rue Moillebeau No 58
1209 GenĂšve. SUISSE
 
TĂ©l mission  0041 – 22 734 84 50
tél résidence 0041- 22  347 75 95
 
Chokri YACOUB
Coordinateur F.T.S.D.L
e-mail:

ftsdl@hotmail.com <mailto:ftsdl@hotmail.com>
 
0041 79  298 03 05

 

UniversitĂ© Laval : le dĂ©bat concernant la libertĂ© d’expression des Ă©tudiants tunisiens est mal engagĂ©

 

Bonjour!

Je me dois d’abord de remercier ceux d’entre vous qui m’ont appuyĂ©e.

Je me dois aussi de faire savoir Ă  tous ceux qui ont pris position dans ce dĂ©bat que l’un des 7 Ă©tudiants qui ont signĂ© le “droit de rĂ©ponse” a par la suite, au nom des 7, affichĂ© une mise au point affirmant leur sincĂ©ritĂ©.

Ceci m’amĂšne Ă  Ă©mettre trois remarques :

1. Ces Ă©tudiants sont des personnes dont les droits fondamentaux doivent ĂȘtre respectĂ©s. À partir du moment oĂč ils affichent et signent publiquement leur sincĂ©ritĂ©, nous n’avons pas le droit de leur faire un procĂšs
d’intention.

Et autant j’ai dĂ©jĂ  dĂ©fendus les droits fondamentaux des islamistes, autant je dĂ©fendrai les droits fondamentaux de ces 7 Ă©tudiants, que leurs positions politiques me paraissent sympathiques ou pas, justes ou pas : on n’a pas le droit d’accuser une personne de mentir sans preuve.

2. Si quelqu’un a cru comprendre autre chose dans mes propos, je tenais Ă  prĂ©ciser publiquement ma pensĂ©e, car le vrai problĂšme est tout autre.

À l’UniversitĂ© Laval et ailleurs, en effet, la libertĂ© d’expression des Tunisiens se limite gĂ©nĂ©ralement aux discours pro-pouvoir. Ceux qui auraient une position minimalement critique envers le rĂ©gime tunisien
actuel ne pourraient l’exprimer sans craindre de graves reprĂ©sailles sur eux ou mĂȘme sur leur famille.

Sans douter de la sincĂ©ritĂ© des Ă©tudiants qui ont manifestĂ© leur dĂ©prime devant ce qu’ils ont perçu comme une campagne de dĂ©nigrement de la Tunisie, je dis que ce qui mĂ©rite discussion, c’est le fait que le droit de critiquer publiquement son gouvernement  n’existe pas pour un citoyen tunisien.

Depuis 6 ou 7 ans, trop de tĂ©moignages me sont parvenus de la part d’Ă©tudiants dont je tairai les noms pour des raisons Ă©videntes. Ces tĂ©moignages vont toujours dans le mĂȘme sens : ils sont Ă©piĂ©s  autant Ă 
l’UniversitĂ© Laval que s’ils se trouvaient Ă  Tunis.

Et si la conduite d’un Ă©tudiant tunisien laisse planer quelque doute aux yeux de ses autoritĂ©s, il sera harcelĂ©, menacĂ©, victime de tracasseries de toutes sortes.

3. Aucune ONG tunisienne, canadienne ou internationale n’a Ă  ma connaissance appelĂ© au boycott du tourisme en Tunisie.

______________________________

Lise Garon, professeure
DĂ©partement d’information et de communication
5419-Casault, Université Laval
Sainte-Foy, Québec, Canada
G1K 7P4

téléphone : (418) 656-2131 # 7709
télécopie : (418) 656-7807
lise.garon@com.ulaval.ca

 

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