15 avril 2002

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TUNISNEWS
3ème année, N° 697 du 15.04.2002

Pour consulter les archives de notre liste, cliquez ici: : http://site.voila.fr/archivtn

LES TITRES DE CE JOUR:
 

LTDH: Arrestations et procès
LTDH: Grève de la faim dans les prisons
LTDH: Lettre envoyée par un groupe de  prisonniers d’opinion de la prison de Sfax
LTDH: Violence policière
CCTE: Appel à nos amis Allemands
C.R.L.D.H.  Tunisie: l’explosion contre la synagogue de la Ghriba a Jerba : le gouvernement tunisien persiste et signe.
Aufruf der Freiheit e.V: Explosion eines Gastankwagens auf der Insel Djerba
Explosion de Djerba: un journal arabe publie « une revendication d’Al-Qaïda »

Sécurité renforcée aux abords de la synagogue de La Marsa

Schroder réclame une enquête sur l’explosion de Djerba
L’organisation islamique Al-Nahdha dément tout message de revendication
Explosion à Djerba: Schily réaffirme que la thèse de l’attentat se renforce
Tunisie  : la thèse de l’attentat contre une synagogue se renforce
L´Explosion à Djerba dans les médias allemands
Selon un rapport du CNLT Tunisie: la justice sous la tutelle du pouvoir exécutif
Le matin : L’autre visage de la Tunisie
Forum Tuniso-Suisse des Libertes : Le représentant à l’ONU du régime tunisien dément la mort de BOU SAA et de ESSDIRI !!!!
Lise Garon: Université Laval : le débat concernant la liberté d’expression des étudiants tunisiens est mal engagé


وزير الداخلية الالماني يرجح فرضية الاعتداء في حادث جربة

تونس تقول أن لا مبرر لاعتبار حادث المعبد اليهودي «اعتداء» وألمانيا تتحدث عن «مؤشرات متزايدة» ترجح فرضية «الهجوم»
ألمانيا تنتقد أسلوب تونس في التعامل مع تفجير المعبد اليهودي

 
Ligue Tunisienne pour la défense des Droits de l’Homme

 

Infos Express   15 Avril 2002

Arrestations et procès


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Suite aux manifestations de solidarité avec le peuple palestinien et aux arrestations qui les ont suivit nombreux citoyens font l’objet de poursuites judiciaires et de procès parmi les cas enregistrés : 

A Bizerte
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-7 jeunes ont été arrêtés puis  introduits devant le juge des affaires des mineurs mercredi 10 avril
-M  Mahjoub Maalaoui, Faouzi Mathlouthi (en état d’arrestation depuis le 4 Avril 2002) et M Farouk Aouita (arrêté le 4 Avril puis mis en liberté) comparaîtrons   mardi 16 Avril devant le tribunal de Bizerte
(affaire N 72494) ; selon les déclarations de la police M Faouzi Mathlouthi a fait une tentative de suicide dans les lieus de détention  mais selon les informations selon les informations recueillis par la LTDH  il a été l’objet de torture et de mauvais traitements.
– M Hamed Dridi , Mahjoub Ben Slama , Taieb Ben Cheik Ahmed  , Khmaies Jaouadi et Taieb Jaouadi ( de Menzel Jemil / gouvernerat de Bizerete arrêtés le 4 Avril puis mis en liberté 5 jours plus tard  ) devont
comparaître devont le tribunal de Bizerte mardi 16 Avril 2002 ( affaire N 445641).
– M Chokri Nouri , Moez Trras ,Nabil Asfour et Bilal Achour( arrêtés le 4 Avril puis mis en liberté 5 jours plus tard  ) devont comparaître devont le tribunal de Bizerte mardi 16 Avril 2002 ( affaire N 44560).

A Gafsa
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Suite aux manifestations du 8Avril 2002 a redaiéf  8 jeunes ont été arrêtés  3 jeunes parmi  eux (mineurs ) ont été introduit devant le juge spécialisé  et ont été condamnés a 1 mois (au centre de correction de
Agareb / gouvernerat de Sfax ) les autres comparaîtront le 18 Avril  devant le tribunal de Gafsa .

A Mednine
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5 citoyens ont été arrêtés a Ben Guerdane et ils comparaîtrons devant
le tribunal de Mednine .


Grève de la faim dans les prisons

Prison d’El Hwareb (Kairouan )
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M Abdelkerim Harouni 5prisonnier d’opinion entame une grève de la faim depuis 11 jours M Saber Hamroui et M Mohamed Mghirbi entament une grève de la faim depuis 3 jours .

Prison de Sfax
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Les prisonniers d’opinion de la prison de Sfax entament une grève de la faim  ils revendiquent l’ouverture d’enquêtes sur les décès de M Abdelwahab Bousàa et M Lakhdar Sediri et l’assistance médicale pour M Jalel Mabrouk .


Lettre envoyée par un groupe de  prisonniers d’opinion de la prison de Sfax

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«Le  08/03/2002
Au nom de Dieu le clément, le miséricordieux.
……………………….
   
Salut de paix, de liberté et de militantisme.

……..Nous, un groupe de détenus politiques à la prison civile de Sfax, avons décidé, par la présente, vous informer sur notre situation et nos conditions de vie.  Ceci par conviction que la L.T.D.H .est l’un
des piliers du combat pour :
– La défense des droits de l’homme dans toutes leurs formes.
– La défense des libertés individuelles et publiques.
– L’institution d’une société libre et plurielle au sein de laquelle il n’y aura plus d’atteintes morales et matérielles à l’intégrité du citoyen.
– L’institution d’une démocratie réelle sans exclusion.
…….Et malgré que plusieurs d’entre-nous soient privés  de leur liberté depuis plus de onze ans dans des conditions désastreuses, nous avons toujours espoir que la situation des prisonniers en général et celle des politiques en particulier pourrait s’améliorer dans le sens de l’abolition des pratiques inhumaines en cours dans les prisons tunisiennes.
Nous demandons qu’une campagne soit faite pour arrêter ces pratiques qui ont dépassé tout entendement humain en matière d’horreur et de cynisme.
  Les conséquences de ces pratiques systématiques sont la détérioration de la santé physique et psychique des détenus. Nous avons espoir qu’il n’y aura plus de décès dans des circonstances douteuses causés par la torture, les mauvaises conditions de détention, ni de suicides suite à la répression et au harcèlement policier, à la défaillance des soins médicaux etc……….Grâce aux pressions et aux interventions des organisations nationales, dont la votre en tête, et les organisations étrangères et internationales de défense des droits de l’homme et des libertés, les autorités carcérales ont à peine adoucie les traitements inhumains qu’ils faisaient subir à leurs pensionnaires de délit d’opinion, qui de leur côté et de l’intérieur, ont su résister et militer dans ce sens, en démontrant au régime dictatorial que tous ses efforts de les détourner de leurs convictions sont vaines quels que soient les moyens de torture physique ou morale employés, ainsi que les pressions de toutes sortes exercées sur les membres des familles et les proches des détenus pour délit d’opinion avec toutes les privations des droits sociaux dans le but de les “purifier et guérir de velléité d’opposition”afin d’en faire des brebis dans le troupeau.     S’étant aperçu de l’échec de cette politique, le régime dictatorial a tenté de restaurer son image par quelques timides retouches dans le traitement des détenus et ceci au niveau du texte en faisant amender par le parlement, en 2001,des textes de loi régissant explicitement les droits et les obligations des détenus d’un côté et de l’administration pénitentiaire de l’autre. Sauf que la réalité vécue à nos jours est loin de ce qui est écrit et dit
officiellement…………..le changement radical de la situation des détenus dans les prisons tunisiennes est d’une urgence vitale, parce qu’elle a atteint un niveau intenable du point de vue des conditions de vie et d’hygiène. Une situation tragique unanimement condamnée par l’humanité, la morale et la religion.
Donc  militer pour ce changement devient un devoir indéniable pour tous les défenseurs des droits de l’homme et des libertés ( L.T.D.H., magistrats, avocats et même le ministère de tutelle pourquoi pas?) Ceci
dans le but d’améliorer la vie carcérale dans le sens de la rendre plus humaine de façon qu’elle assure l’intégrité morale et physique du détenu en étant conforme aux critères énoncés par la déclaration universelle
des droits de l’homme, le droit international, les conventions et les traités  internationaux.
…………..les prisons tunisiennes brillent par la déchéance des conditions de vie (Nourriture, santé, hygiène), ainsi que des rapports entre le personnel carcéral et les détenus, sans parler de l’absence de l’accès à
l’information, d’activité culturelle, sociale et sportives. Voici quelques atteintes aux droits des détenus:
              -Interdiction de détenir ou de recevoir des livres de littérature ou des ouvrages et documents scientifiques ainsi que le livre du coran.
                 -La privation des détenus(élèves du secondaire ou étudiants)de poursuivre leurs études, sans parler de la préparation d’une thèse ou un mémoire.
                 -La privation des détenus des journaux de leur choix et on leur impose des journaux choisis par la direction et souvent l’interdiction touche tous les journaux.
               -La surpopulation des cellules, ce qui fait que la plupart des détenus dorment à deux par lit et le reste dort à même le sol entre et sous les lits.
               -L’aération insuffisante dans une proximité de grands fumeurs et une hygiène précaire. Ajoutez à cela la parcimonie du temps de promenade
               -L’absence d’espaces pour les loisirs, les activités culturelles, la pratique d’exercices sportifs et la pratique du culte religieux.
               -L’atteinte au droit de correspondance des détenus par l’interception des missives provenant de la famille ou par la censure de certains passages du texte de façon à lui faire perdre toute cohérence.
               -L’interdiction aux détenus de téléphoner ou de recevoir des communications téléphoniques ainsi que la possession d’un poste radio transistor.
               -L’imposition de la présence d’un ou plusieurs gardiens pendant la visite de la famille au parloir alors que cette mesure  n’est pas imposée aux détenus de droit commun.
          – La nourriture servie par la direction de la prison est dégoûtante et n’a aucune valeur nutritive. Et l’on n’a droit qu’à deux repas par jour et le petit déjeuner n’est pas au menu.
            -La privation des détenus de droit commun du soutient moral et religieux, comme l’interdiction des pratiques religieuses (prière, lecture du coran)font que leurs comportements se détériorent de pis en pis. Ajoutez à cela la détérioration de leurs situations sociales et la propension de  l’analphabétisme
                -L’incarcération des détenus politiques avec ceux de droit commun provoque un amalgame interdit par le droit international qui insiste sur le statut de détenu politique.
            -L’empêchement des détenus politiques de se rendre au chevet de leurs proches parents atteints de maladie incurable à l’article de la mort, ni d’assister aux obsèques en cas de décès……………nous avons le douloureux honneur de vous informer que nous, tous les détenus politiques de la prison civile de Sfax, entameront, par la volonté de Dieux, une grève de la faim à partir du premier avril 2002 et ce pour les
revendications suivantes :
scientifiques et l’assistance pédagogique ainsi que la permission de passer les examens.
     1 -L’amnistie générale et la libéralisation de la vie politique.
     2-La libération du prisonnier islamiste Jalel Mabrouk atteint de grave maladie psychique séquelle de la torture qu’il a subie dans les locaux de la police et des sévices subis dans l’enceinte carcérale et ce
depuis 1991 date de son arrestation pour délit d’opinion.
      3 -La permission aux détenus de poursuivre leurs études et ce par l’obtention de livres et documents
      4 -L’amélioration de la vie carcérale comme décrite par les conventions internationales
……………Le fait que nous soyons privés de notre liberté ne nous empêche pas d’exprimer notre soutient à “l’Intifada del Aksa”. Et nous prions Dieu pour qu’Il bénisse les mères de Palestine, ses enfants et ses
combattants.
  Notre modeste action n’est qu’une invite à activer les forces vives dans notre nation arabo- musulmane à s’opposer aux dictatures qui gouvernent nos peuples et de dénoncer leur inactivité envers le problème
palestinien et leurs atteintes aux droits de leurs peuples et à combattre par tous les moyens le terrorisme sioniste qui menace l’existence de la nation arabo- musulmane ainsi que ses aspirations et en même temps menace la civilisation.
Soyez le soutient de la liberté, de la paix et les précurseurs du bien et de la haute morale.

Nous comptons sur vous et prions pour vous.
                   Les prisonniers politiques de la prison civile de Sfax.

            P.S.:Voici l’adresse de la famille de Jalel Mabrouk:
                     La Rahba.  Cheneni. 6041 Gabès Tunisie. »


Violence policière

A Rades
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Lors du rassemblent de solidarité avec le peuple palestinien organisé par les lycéens du lycée Farhat Hached à Rades  le 4 Avril 2002 la police a intervenu de façon violente et a  brutalisé des lycéens ,des
enseignants et des fonctionnaires. Parmi les lycéens violentés et transférés par la suite à l’hôpital  de Ben Arous (Hafedh Garsah,Hatem Ghdamsi , Mehdi Nesiri , Wafa Kaddour ,Hanen Jaouadi , Hajer Jeridi , Walid Telili Nour allah Chaouachi ,Marwan Mhirsi ,Fatma Bali , Aymen Gharsa , Sami Kouka , Fadhila Karoui .

A Sousse
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Suite à la manifestation de solidarité  organisée par les etudiants de sousse le 2 avril 2002 ,  15 étudiants ont été arrêtés puis libérés , lors de leurs arrestations ils ont subit de mauvais traitements et ont
été forcés à s’engager par ecrit a ne plus participer aux manifestations.
2 jeunes parmi lesquels M Bayram Chouigui  seront introduit devant le tribunal de Sousse .
le 4 Avril2002 ,  4  collégiennes et collégiens  ( Marwa Dridi , Omar Abdelaziz ,Fida Athemni et Oumaya Katri )ont été arrêtés au poste de police cité Erriadh à Sousse et ont fait l’objet de mauvais traitements 

 
COLLECTIF DE LA COMMUNAUTE TUNISIENNE EN EUROPE

1, rue Cassini, 75014 Paris ; Tél. : 01 43 29 68 98 ; msfar@wanadoo.fr

 

 

Appel à nos amis Allemands :

 

Pouvez-vous avoir confiance en Ben Ali pour assurer votre sécurité,

lui qui continue de vous mentir sur l’attaque meurtrière de Jerba ?

 

Boycottez le pays du terrorisme militaro-policier du général Ben Ali !

 

 

Le général Ben Ali continue de se moquer des dizaines de victimes de l’attaque de Jerba : il continue de nier l’attentat de Jerba, de faire une quantité de fausses déclarations et de se moquer des Tunisiens, des Allemands et de l’opinion internationale.

 

Nous autres Tunisiens sommes habitués d’être traités de cette façon depuis le putsch du général Ben Ali du 7 novembre 1987 contre le libérateur de la Tunisie Habib Bourguiba. Nous comptons des centaines de morts sous la torture et à chaque mort Ben Ali et ses complices affirment avec la même impudence qu’il s’agit d’un « accident ». Rappelons à ce propos que pour se soustraire à la loi, Ben Ali est en train de changer la constitution pour y inclure une immunité à vie pour ses crimes commis pendant sa présidence.

 

En cachant la vérité sur l’attentat de Jerba, Ben Ali prouve que la vie des touristes lui importe peu et que son seul souci est de se remplir les poches avec l’argent des touristes, lui, sa famille et la famille de sa femme qui détiennent l’économie de tout le pays par un système mafieux de participation aux entreprises et de racket au moyen d’une caisse noire dite le « compte 26-26 ».

 

Le tourisme tunisien est une catastrophe économique, écologique, sociale et politique pour le pays. Le tourisme constitue un puissant alibi vis-à-vis de l’Europe pour que le général Ben Ali continue de terroriser 10 millions de Tunisiens soumis à une dictature sanglante sous prétexte d’assurer la sécurité des touristes. Des milliers de prisonniers sont encore enfermés souvent depuis plus de dix ans dans des conditions insoutenables.

 

Chers amis allemands et européens : Tout cela ne devrait pas vous laisser indifférents. Soutenez le peuple tunisien dans sa lutte contre la dictature en vous abstenant de venir en vacances en Tunisie. Vous y gagnerez pour votre sécurité et aussi en amitié avec le peuple tunisien pacifique et toujours accueillant pour ses amis.

 

Paris, le 15 avril 2002

 

Le Bureau

 

C.R.L.D.H.  Tunisie

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

 

 

L’EXPLOSION CONTRE LA SYNAGOGUE DE LA GHRIBA A JERBA : LE GOUVERNEMENT TUNISIEN PERSISTE ET SIGNE.

Dimanche 14 avril 2002, l’armée israélienne poursuit sa sanglante et inhumaine « besogne » dans les villes palestiniennes (avec plus de 500 morts pour la seule ville de Jenine) et le Secrétaire d’Etat Américain, Colin Powell tente d’amorcer un processus politique violemment contesté par le Général Sharon, inspirateur des massacres de Sabra et Chatila à Beyrouth en 1982 et directement responsable aujourd’hui des massacres de Ramallah, Naplouse et Jenine. De l’avis unanime des observateurs, l’offensive de l’armée israélienne de cet « Avril-Noir » se solde pour le moment par un effroyable bilan : près de 800 morts, plusieurs centaines de blessés, près de 2000 prisonniers-otages et une véritable catastrophe humanitaire délibérément organisée avec la systématisation des actes de vandalisme, dans des villes en ruines, sur les infrastructures routières, les adductions d’eau et les logements. Parallèlement au blocage cynique de toutes les tentatives de ravitailler une population terrorisée et de dispenser les soins à des centaines de blessés parmi lesquels on dénombre des dizaines d’agonisants !.

Cette situation (cf. les communiqués du CRLDHT sur la Palestine des 2 avril, 4 avril, 9 avril, 10 et 11 avril) et les rares mais insoutenables images qui en illustrent le caractère dramatique inédit ont eu un impact important sur des opinions arabes bridées pour la plupart par des dirigeants affolés à l’idée que s’exprime, de façon autonome, la légitime colère des populations et de la jeunesse arabes.

Comme nous le rappelions dans le communiqué du CRLDHT du 11 avril à 16h30; il est important de préciser, « sans que cela puisse servir de quelconque alibi aux folies meurtrières de quelques uns, que le gouvernement tunisien a réprimé avec la plus extrême brutalité, depuis le 2 avril les tentatives d’expression autonome de la solidarité politique de l’opinion et de la jeunesse tunisienne avec les populations des territoires palestiniens occupés, qui subissent aujourd’hui un terrible calvaire d’une ampleur insensée » (cf. notamment « le rapport sur les événements qui se passent à Tunis » transmis par Tarak Mahdaoui sur « 

liste@maghreb-ddh.sgdg.org. »

Le communiqué du CRLDHT faisait suite à l’explosion contre la synagogue de la Ghriba à Jerba, un des principaux et des plus anciens lieux saints du judaïsme africain.

3 jours après cette explosion, que le gouvernement tunisien s’entête à présenter comme un « accident », le nombre des victimes n’a cessé de s’accroître : 17 morts dont 11 allemands, un français, un franco-tunisien, et 3 tunisiens ainsi qu’une trentaine de blessés.

Le CRLDHT réitère sa condamnation de l’événement du 11 avril dans les termes sans ambiguïté de son communiqué du 11 avril récusant les exactions anti-juives « intolérables et qui ne sauraient en aucun cas passer pour un soutien à la juste lutte du peuple palestinien » car « la colère que nous inspirent les crimes de Sharon ne justifieront jamais les amalgames et les dérives terroristes contre des civils ».

Le CRLDHT qui salue la mémoire de toutes les victimes innocentes de la confrontation au Moyen-Orient et celles de l’explosion de Jerba, tient à apporter les précisions suivantes :

1 – De l’avis des observateurs les plus averti, à commencer par les agents de la sûreté allemande invités par le gouvernement tunisien et leur ministre de l’intérieur, la thèse de l’attentat ne semble plus guère faire de doute.

2 – La propagande de Monsieur Ben Ali continue contre toute évidence à s’accrocher au mensonge délibérément avancé d’un « accident » à tous égards invraisemblables.

Cette attitude est révélatrice de l’insolence et de la déloyauté d’hommes et d’un régime qui ont érigé la tromperie en système de gouvernement dirigé par un dictateur devenu politiquement autiste.

3 – Faut-il rappeler qu’en 1985, les tunisiens et les tunisiennes ont appris par la « RAI 1 » (la télévision italienne qui émettait directement par réseau hertzien en Tunisie), la nouvelle de la criminelle agression sioniste contre le Quartier général de l’OLP à Hammam-Ech Chott dans la banlieue Sud de Tunis.

A l’époque le responsable principal de la Sûreté n’était autre que le Général Ben Ali mais il était alors possible de protester publiquement (dans les journaux) contre cette imposture alors qu’aujourd’hui cela n’est même plus possible.

4 – Quelques jours plus tard, un agent de la sûreté tunisienne en faction devant la Synagogue de la Ghriba a tiré à la suite d’une pulsion de démence liée au choc produit par l’agression de « Tsahal » contre la direction palestinienne et la Tunisie, une rafale contre des civils Juifs qui pénétraient dans la synagogue, faisant plusieurs morts. La LTDH avait alors dénoncé cet acte criminel.

Arrêté par les services du général Ben Ali, cet homme croupit depuis 17 ans dans les geôles du régime sans avoir été jugé ou psychiatrisé.

5 – Tout en maintenant, selon l’adage populaire « que ce sont des chèvres même si elles volent », la thèse de « l’accident », le régime policier de l’Etat-RCD a verrouillé toutes les possibilités d’accéder à l’information poussant le zèle et le ridicule jusqu’à faire nettoyer, restaurer et badigeonner le lieu de « l’accident » éliminant, de ce fait, d’éventuels indices qui mettraient à mal sa thèse sujette à caution.

6 – Par delà l’instrumentalisation qui a été faite par le gouvernement Israélien de ce drame afin de tenter de rompre en partie l’isolement international dans lequel sa politique de terreur l’a conduit, il était juste et nécessaire que, dans l’hypothèse probable d’un attentat, les défenseurs tunisiens des droits humains et les partisans anti raciste d’une paix juste et durable stigmatisent avec la plus grande énergie le fait qu’un lieu saint et de culte ait été délibérément pris pour cible.

7 – Tout en niant qu’il s’agisse d’un attentat, les officines du gouvernement tunisien se sont sans doute réjouies d’une odieuse opération de désinformation policière à laquelle ils ne sont probablement pas étrangers.

Se référant à des « sources » arabes, bien entendu, non précisées, le site allemand

www.focus.de lié au magazine « Focus » a rapporté que le Mouvement islamiste tunisien En-Nahdha a revendiqué l’attentat tragique du 11 avril 2002.

Le Mouvement « En-Nahdha » a immédiatement réagi de la façon la plus ferme à cette odieuse machination destinée à le discréditer mais aussi à justifier la relance par la police tunisienne de ses demandes réitérées d’extradition d’Europe d’un certain nombre de militants islamistes bénéficiant du statut de l’asile politique et qui ont eu l’occasion, à diverses reprises et notamment depuis le 11 septembre 2001 et au lendemain du 11 avril 2002, de réaffirmer leur ferme condamnation du recours aux actions terroristes à l’égard des populations civiles. (cf.

nahdhatunisie@hotmail-com.).

Les hommes liges du Président Ben Ali : Abdellaziz Ben Dhia, Abdelwahab Abdallah, Sadok Chaabane, Abdallah Kallel, Mohamed Ali Ganzoui, Yadh Ouederni, Bechir Tekkari et Abdallah Kaabi sont à l’image de leur maître : comploteurs, calomniateurs et supermenteurs.

Paris le 14 avril 2002

 
Une nouvelle association tunisienne est née en Allemagne. Détails.

 

Aufruf der Freiheit e.V

(AdF_e_V)

Email : AdF_E_V@hotmail.com

C/O. Heinrich-Geißlerstraße . 20

80939 München

Tel : 0049 89 3242476

 

Betreff: Explosion eines Gastankwagens auf der Insel Djerba

Mit tiefer Betroffenheit hat der Verein „ Aufruf der Freiheit e.V „ das schreckliche Unglück bei der Explosion eines Gastankwagens in der Nähe einer Synagoge auf der Insel Djerba, das unter deutschen Staatsbürgern zahlreiche Opfer gefordert hat , zur Kenntnis genommen .

Wir sprechen den Angehörigen der Opfer unser aufrichtiges Beileid aus und wir stellen uns hinter die Forderung des deutschen Außenministeriums die Hintergründe des Vorfalls aufzuklären.

Wir bitten die deutsche Bevölkerung in einer Sympathiekundgebung für die Opfer eine Schweigeminute einzulegen am Dienstag den 16.April 2002 um 10.01 Uhr .

 

IM AUFTRAG.

DER VORSTAND.AdFe.V

 

§2 Zweck des Vereins

Zweck des Vereins ist:

I. Die Förderung der kulturellen Austausch zwischen den hier lebenden Tunesiern und

der Deutschen Gesellschaft.

2. Die Förderung der Integration der tunesischen Immigranten in der deutschen

Gesellschaft

4. Der Verein  » Aufruf der Freiheit » engagiert sich in erste Linie auf tunesischer Ebene

für die Unterstützung und Durchsetzung der Menschenrechte .

5. Die Zusammenarbeit mit Menschenrechte Organisationen in Deutschland und Europa

 
 

One of our readers has shown his solidarity by translating the Communiqué issued on April 2, 2002 by the political prisoners held for many years at the prison of  9 avril in tunis.

we are very thankful for his so kin act of solidarity.

May ALLAH bless all of us, Ameen

بسم الله ناصر المستضعفين قاصم الجبارين ولا عدوان إلا على الظالمين

بيــان من مناضلي حركة النهضة خلف قضبـان سجن 9 أفريل
إلى الرأي العام الوطني والدولي

Nous, les prisonniers d’Opinions Militants du Mouvement de la Renaissance Islamique Tunisienne, Ennahda, envoyons à tous hommes libres en Tunisie et dans le monde, ce message qui vous parvient à travers les remparts et les barreaux des tombes des vivants, là où il n y aucun respects pour l’Homme ni pour valeurs et la liberté. Ici, où règne la violation des droits de l’Homme, l’assassinat du droit fondamental à la vie et l’absence de l’immunité corporelle et psychique ce qui entraîne la détérioration des âmes et des corps. Chaque jour, les maladies rongent nos corps et chaque année, des martyrs parmi nous, tombent les uns après les autres, dont le dernier fût notre frère Abdelwaheb Bousaa, qui est tombé martyr à la prison Bourj Eroumi en grève de faim pour protester contre ses conditions de détention, le mal traitement et l’absence de soins médicaux sans que les autorités pénitentiaires bougent. Pire, elles l’ont oublié sans aucun souci pour ses revendications jusqu’à ce qu’il ait quitté la vie pour le transporter à l’hôpital dans le but de légaliser sa mort.

Malgré l’emprisonnement et l’oppression, nous célébrons la fête des martyrs à notre façon par la déclaration d’une grève de faim pour honorer les martyrs qui ont sacrifié généreusement leurs sangs pour l’indépendance de notre chère patrie et pour honorer les martyrs qui sont tombés aujourd’hui défendant la liberté, la dignité et les droits de l’Homme protestant contre les autorités pénitentiaires, dénonçant la politique de la négligence, de l’insouciance et le manque de soins et demandant l’ouverture d’une enquête pour le cas de décès de notre frère militant, la poursuite judiciaire des responsables de sa mort et appelant à une amnistie générale qui met fin à une crise qui a duré 12 années complètes sombres qui a assassiné la raison, la liberté et les corps.

Nous appelons toutes les forces vivantes au pays, tous les nationalistes, tout militant libre et toutes les associations et les organisations nationales et internationales de prendre les positions appropriées et les gestes concrets pour la libération de tous les prisonniers de conscience dans le pays

Qu’elles soient notre voix partout !

La Prison 9 avril – Tunis

Le 02/04/2002

 
Explosion à Djerba: Suite.

 

 
lundi 15 avril 2002, 23h24
 

Explosion de Djerba: un journal arabe publie « une revendication d’Al-Qaïda »

 
DUBAI (AFP) – Le quotidien arabe Al-Qods Al-Arabi publie dans son édition de mardi ce qu’il affirme être une revendication par le réseau Al-Qaïda d’Oussama ben Laden de « l’opération suicide » contre la synagogue de la Ghriba à Djerba en Tunisie.

Le journal publie « un communiqué du réseau Al-Qaïda de cheikh Oussama Ben Laden revendiquant l’opération contre la synagogue à Djerba ». Il ne précise pas comment il a obtenu le communiqué.

« Cette opération suicide est la réponse aux crimes israéliens contre le peuple palestinien en Cisjordanie et à Gaza », selon le texte présenté par le journal comme étant un « communiqué authentique » d’Al-Qaïda.

L’explosion d’un camion-citerne devant la synagogue de la Ghriba, sur l’île de Djerba (sud) chargé de gaz a fait jeudi 15 tués: 10 touristes allemands, trois Tunisiens, un Franco-tunisien et un Français.

Les autorités tunisiennes ont maintenu la thèse de l’accident, tandis qu’en Allemagne, les autorités penchent pour celle de l’attentat.

Le communiqué publié par Al-Qods al-Arabi, signé du « commandement de l’armée islamique pour la libération des lieux saints », mentionne le nom du « martyr » Tunisien Nizar Ben Mohamed Nawar, alias Saif Al-Dine Al-Tounsi, comme l’auteur de l’attentat présumé.

« Cette opération suicide est aussi la riposte au refus par les gouvernements (arabes) de permettre à leurs peuples de lancer le jihad (guerre sainte) contre les juifs », selon le texte reproduit par le journal.

Al-Qods al-Arabi publie aussi le « testament » de l’auteur de l’opération, qui appelle notamment les membres de sa famille à « mourir en martyrs ».

Tunisie

La sécurité a été renforcée aux abords des lieux de cultes juifs de Tunisie mais le pèlerinage annuel de la Ghriba est maintenu.

L’an dernier, quelque 1.500 juifs avaient effectué ce pèlerinage annuel, alors qu’ils étaient 8.000 en l’an 2000.

Les pèlerins étaient moins nombreux à venir de France, de Belgique, d’Italie, du Canada et de Suisse et ils n’étaient qu’une dizaine à être venus d’Israël. Les organisateurs et tours opérateurs avaient expliqué cette « désaffection relative » par la tension qui régnait déjà entre Israël et les Palestiniens.

A Tunis, des grilles ont été installées devant la synagogue située entre l’avenue de la Liberté et la rue de Palestine, en plein centre de Tunis, a constaté un journaliste de l’AFP. L’immeuble imposant est soigneusement gardé par des policiers équipés de mitraillettes et tout stationnement est interdit aux abords.

Dans la banlieue nord de Tunis, à La Marsa, la sécurité a été renforcée dans la nuit de dimanche à lundi aux abords de la synagogue, a-t-on constaté encore.

Celle-ci, un petit édifice peint en bleu et blanc, situé non loin de la mer, dans un quartier dénommé Marsa-Plage, est désaffecté depuis de nombreuses années.

Un millier de juifs résident en permanence sur l’île de Djerba, contre 750 en 1996. Dans l’ensemble de la Tunisie, on compte environ 3.000 juifs, contre 100.000 avant l’indépendance, en 1956.


AFP, le 15.04.2002 à 07h49

Sécurité renforcée aux abords de la synagogue de La Marsa (Nord de Tunis)

TUNIS, 15 avr (AFP) – La sécurité a été renforcée dans la nuit de dimanche à lundi aux abords de la synagogue de La Marsa, banlieue de Tunis située à 20 km au Nord de la capitale, à la suite de l’explosion d’un camion-citerne de gaz devant la synagogue de la Ghriba la semaine dernière, a constaté un journaliste de l’AFP.

L’explosion, qui s’est produite jeudi dans l’île de Djerba (500 km au sud-est de Tunis), a fait quinze morts, dont dix Allemands et de nombreux blessés.

Contrairement aux déclarations de témoins allemands qui ont parlé d’attentat, les autorités tunisiennes ont réaffirmé dimanche qu’au stade de leur enquête, « rien ne justifie autre chose que les conclusions préliminaires qui ont montré qu’il s’agissait d’une explosion accidentelle »

Cependant, alors que dimanche soir, seuls deux policiers patrouillaient dans le secteur de la synagogue de la Marsa, ils étaient plus nombreux lundi matin et des herses légères avaient été placées aux deux bouts de la rue étroite dans laquelle se trouve le bâtiment.

Celui-ci, un petit édifice à étage, peint en bleu et blanc, situé non loin de la mer, dans un quartier dénommé Marsa-La Plage, est désaffecté depuis de nombreuses années.

Pour ce qui concerne l’explosion de la synagogue de la Ghriba, le ministre allemand de l’Intérieur, Otto Schilly, a estimé que les indices d’un attentat se renforcent et le chancelier Gerhard Schroeder exige « que l’on élucide complètement et le plus rapidement possible cette affaire ».

AFP


Reuters, le 14.04.2002 à 23:43:33

Schroder réclame une enquête sur l’explosion de Djerba

TUNIS/BERLIN, 14 avril (Reuters) – Le chancelier allemand Gerhard Schr

ِder a réclamé dimanche une enquête approfondie sur l’explosion d’un camion transportant du gaz, jeudi à Djerba, qui a fait 16 morts selon un dernier bilan revu à la baisse.

Le gouvernement tunisien a annoncé ne disposer d’aucune information nouvelle lui donnant à penser que l’explosion du véhicule, devant une synagogue de Djerba, résulte d’un attentat suicide.

Tunis réagissait à une déclaration faite la veille par le ministre allemand de l’Intérieur, Otto Schily, qui a dit que les dernières informations obtenues tant en Tunisie qu’à l’étranger le faisaient pencher pour la thèse de l’attentat.

Deux touristes allemands, dont un bébé de 18 mois, ont succombé à leurs blessures dans la nuit de samedi à dimanche, ce qui porte le bilan de l’explosion du camion rempli à 16 morts – dix Allemands, cinq Tunisiens et un Français. Le conducteur du camion figure au nombre des victimes.

Le voyagiste allemand TUI avait auparavant annoncé la mort, dimanche, d’un Allemand de 18 ans. Un porte-parole de la police de Hambourg a indiqué ensuite que l’information était fausse, le jeune homme en question étant toujours vivant et hospitalisé à Hambourg dans un état grave.

A Berlin, le chancelier allemand Gerhard Schr

ِder a déclaré dimanche à la chaîne de télévision ZDF qu’il espérait qu’une enquête approfondie serait diligentée sur cette tragédie.

« S’il s’avère qu’il s’agit d’un attentat délibéré, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour arrêter les coupables et les emprisonner longtemps », a dit le chancelier.

« A ce stade de l’enquête, rien ne justifie des conclusions autres que les conclusions préliminaires de l’enquête qui ont montré qu’il s’agit d’une explosion accidentelle », a-t-on déclaré de source gouvernementale tunisienne.

Des dirigeants de la communauté juive confiaient dimanche qu’ils espéraient de tout coeur que les conclusions finales de l’enquête montreraient qu’il s’agit bien d’un accident, et non d’un attentat suicide cotre l’un des rares symboles de tolérance entre juifs et musulmans en terre arabe.

MAINTIEN DU PELERINAGE, LE 29 AVRIL

« Il est impossible que le ministre allemand ait raison dans sa conviction que l’explosion pourrait résulter d’un attentat. Pour moi et mes compatriotes juifs et arabes de Tunisie, il est impossible que pareille chose arrive ici. Ici, les arabes et les juifs s’aiment, ils ne peuvent même pas imaginer que cela arrive ici », déclare Ousifa Trabelsi.

Cette personnalité juive de l’île touristique de Djerba participe chaque printemps à l’organisation d’un pèlerinage qui attire des milliers de juifs à El Ghriba, y compris des Israéliens, quel que soit l’état des relations entre juifs et musulmans.

Les juifs tunisiens se disent les descendants de juifs ayant fui la destruction du Temple de Salomon et qui se seraient implantés il y a plus de 25 siècles à Djerba, considérée aujourd’hui comme le joyau du tourisme tunisien.

« Je comprends parfaitement que les enjeux sont très élevés pour la Tunisie, bâtie sur deux piliers: stabilité politique et havre de sécurité », dit Trabelsi. « En tant que juif, j’aime beaucoup ce pays et je prie pour que la thèse de l’attentat soit fausse parce que cela porterait atteinte aux deux piliers ».

Le gouvernement tunisien a réaffirmé son attachement à El Ghriba en tant que symbole de tolérance. Il a assuré que le pèlerinage juif aurait bien lieu le 29 avril.

« El Ghriba continuera de propager son message de tolérance, d’harmonie, de sérénité et de paix. La Tunisie du président Zine al Abidine Ben Ali veillera toujours au maintien de ces principes », a dit le ministre du Tourisme, Mondher Znaidi.

REUTERS


AFP, le 15.04.2002 à 07h26

Explosion de Djerba: trois blessés allemands en danger de mort

BERLIN, 15 avr (AFP) – Trois des vingt touristes allemands blessés dans l’explosion jeudi devant la synagogue de la Ghriba à Djerba (Tunisie) sont en danger de mort, a indiqué lundi une porte-parole de l’hôpital berlinois où ils ont été rapatriés.

Il s’agit de deux femmes âgées de 22 et 39 ans et d’un homme de 40 ans, a-t-elle précisé.

En Allemagne, deux des quatorze personnes rapatriées sont décédées de leurs blessures dans la nuit de samedi à dimanche, portant à dix le nombre de tués Allemands dans l’explosion.

Outre les dix touristes allemands du voyagiste TUI, l’explosion d’un camion-citerne chargé de gaz jeudi a fait cinq autres morts, trois Tunisiens, un Franco-tunisien et un Français.

Les autorités tunisiennes ont maintenu dimanche la thèse de l’accident sur l’explosion qui a eu lieu jeudi devant la synagogue de la Ghriba, sur l’île de Djerba (sud), tandis qu’en Allemagne autorités et témoins évoquaient la thèse de l’attentat bien que le chancelier Schroeder ait déclaré à la chaîne de TV ZDF qu’il ignorait s’il s’agissait d’un attentat ou d’un accident.

AFP


Berlin exige une «enquête» à Djerba

L’Allemagne récuse la thèse de l’accident dans l’explosion de la synagogue.


Par Jose GARCON

Le lundi 15 avril 2002

« Les indices d’un attentat se renforcent. Compte tenu des derniers développements de l’enquête, ce serait un attentat qui devait viser la synagogue et non les touristes…» Le ministre allemand de l’Intérieur, Otto Schilly, a donné, samedi, le coup de grâce à la thèse officielle tunisienne présentant comme un «accident» l’explosion de jeudi devant la synagogue de la Ghriba, dans l’île de Djerba. Les Allemands sont d’autant moins enclins à tolérer l’invraisemblance de cette version que le bilan s’alourdit sans cesse. Il est actuellement de 15 morts – dont 10 touristes allemands et un Français- et menace d’augmenter encore, compte tenu de l’état de plusieurs des 32 blessés.

A peine plus «diplomatique», le chancelier Schrِder affirmait, hier, que «des indices parlent en faveur d’un attentat, mais que des données des autorités tunisiennes laissent à penser le contraire». Exigeant que cette affaire soit élucidée «complètement et le plus rapidement possible», il précisait: «Si c’est un attentat, (nous) ferons tout pour attraper (ses auteurs) et les mettre derrière les barreaux.»

Sites à risques. La conviction allemande est en tout cas assez forte pour que Berlin ait recommandé à ses ressortissants qui se rendent en Tunisie «une prudence accrue pour des raisons de sécurité», sans cependant mettre en garde contre des séjours dans ce pays. Le voyagiste allemand TUI – qui s’en tient à la même position – a toutefois rayé de ses programmes d’excursion «tous les sites religieux jugés à risques».

Tout cela n’a, jusqu’à présent, pas ému le président Ben Ali. Campant sur sa position, la Tunisie a réagi promptement à la déclaration de Otto Schilly. Assurant que «rien ne justifie la thèse de l’attentat au stade actuel de l’enquête», elle évoque l’impossibilité d’en «divulguer des éléments faisant partie du secret» des investigations.

Déjà, la précipitation avec laquelle Tunis a avancé cette version dans l’heure même qui a suivi l’annonce de l’explosion avait relativisé la crédibilité de son «enquête». L’intervention, hier, de Berlin auprès de la Tunisie pour obtenir un «renforcement de la coopération» afin «d’éclaircir le plus rapidement possible les origines» du drame en dit long, en tout cas, sur l’irritation allemande en la matière (deux enquêteurs du BKA, la police fédérale criminelle, sont depuis vendredi à Djerba pour participer à l’enquête).

Unanimes, les témoignages des blessés allemands – quatorze d’entre eux ont été rapatriés vendredi et samedi – laissent, il est vrai, peu de place au doute. «Un petit camion s’est garé directement devant l’entrée de la synagogue. Un homme est sorti par l’arrière et a fermé les portes. Il s’est dirigé rapidement vers les maisons. Cela m’a paru bizarre. Il avait peut-être la trentaine, portait une salopette bleue. اa devait être l’auteur de l’attentat», affirme Helmut Eckert, un ingénieur berlinois de 59 ans, dans le journal populaire Bild am Sonntag. En précisant que le camion était «dès le début devant la synagogue». Eckert raconte avoir entendu «l’énorme détonation suivie d’un éclair». «J’ai regardé vers l’entrée de la synagogue où étaient la plupart des touristes et j’ai vu des flammes gigantesques s’engouffrer. C’était irréel. Personne n’a crié. Un silence de mort…»

Investigations. Reste à connaître les auteurs de l’attentat, sur lesquels Berlin affirme ne disposer «d’aucune information». En annonçant, hier, que le corps du chauffeur du camion a été «carbonisé», après avoir fait blanchir à la chaux les murs d’enceinte de la synagogue, Tunis ne facilite guère les investigations.

Quelques informations commencent toutefois à filtrer. On sait désormais qu’il s’agissait d’un camion volé dont les plaques minéralogiques avaient été changées. Le chauffeur serait d’autre part, et selon des sources sécuritaires, un policier. Faut-il voir là la répétition d’un incident qui s’était déroulé, il y a trois ans, au même endroit, au cours duquel un policier, présenté comme «dément» par Tunis, avait vidé son arme ? «Je penche pour un acte isolé du même type, d’autant que personne en Tunisie n’a les moyens d’organiser une opération de ce genre, surtout pas les islamistes de Ennadha, qui ont été totalement décapités», estime un expert maghrébin des affaires de sécurité. L’organisation islamique tunisienne (interdite) a d’ailleurs «catégoriquement» démenti, samedi depuis Londres, avoir revendiqué l’explosion, après que l’hebdomadaire allemand Focus a fait état d’une telle revendication. «Si ce message existe, il ne peut s’agir q! ue d’une manipulation des services secrets tunisiens», déclarait Amer Larayed, président du bureau politique de Ennadha, ajoutant: «Nous avons publié un communiqué condamnant cet acte s’il s’avérait être un attentat. Nous sommes contre ce type d’actes barbares qui ne peuvent que servir Sharon.»

«Tolérance». Pendant ce temps, la Tunisie, dont le tourisme avait déjà fortement pâti du 11 septembre, tentait d’anticiper sur une nouvelle baisse des touristes. Affirmant qu’elle resterait «terre de paix et de tolérance», elle a annoncé le maintien du traditionnel pèlerinage du 29 mai à la Ghriba. Et dépêché, samedi, son ministre du Tourisme à la synagogue de Djerba.

(Source: liberation du 15 avril 2002)


وزير الداخلية الالماني يرجح فرضية الاعتداء في حادث جربة

برلين ـ القدس العربي من ناصر جبارة:

صرح وزير الداخلية الالماني اتو شيلي (الحزب الاشتراكي الديمقراطي) امس الاحد في حديث لمحطة التلفزة الالمانية الثانية (ZDF) ان الانفجار الذي وقع امام معبد يهودي في جربة التونسية وراح ضحيته 71 شخصا من بينهم ثمانية المان نجم علي الاغلب عن اعتداء.
وقال الوزير ان الاعتداء كان يستهدف المعبد اليهودي وليس السياح، مشيرا الي انه علي اتصال دائم مع نائب مدير دائرة مكافحة الجريمة الموجود منذ ايام في تونس برفقة محققين من الشرطة تجريه السلطات التونسية بخصوص الحادث.
ورفض شيلي تزويد المحطة التلفزيونية بمعلومات حول اسباب ميل المحققين الالمان الي فرضية حصول اعتداء وذلك خوفا من تسرب المعلومات للتحقيقات، علي حد تعبيره.
وفي غضون ذلك اعلن بيان صادر عن وزارة الخارجية الالمانية ان عدد القتلي الالمان الذين راحوا ضحية الاعتداء وصل الي ثمانية اشخاص. وقال البيان ان عدد ضحايا انفجار الشاحنة وصل الي 71 شخصا من بينهم الثمانية الالمان اضافة الي اربعة مواطنين تونسيين ومواطن فرنسي.
وعلي نفس الصعيد هبطت امس الاحد في مطار هامبورغ (شمال) طائرة تابعة للجيش الاتحادي بوندس فير تحمل علي متنها عشرة جرحي المان اصيبوا بحروق وصفتها الجهات الالمانية المختصة بأنها بالغة الخطورة لتلقي المعالجة اللازمة في مستشفيات مدن المانية مثل هامبورغ وبرلين وبوفوم.
من جانبه قال خبير شؤون الشرق الاوسط للحزب الاشتراكي الديمقراطي الحاكم كريسوف موسباور ان الحادث هجوم ارهابي .
واضاف موسباور ان من يراقب سير الاحداث في الشرق الاوسط سيرجع علي الاغلب ان الانفجار جاء نتيجة عملية ارهابية . واثني رئيس جمعية الصداقة التونسية الالمانية فولفغانغ هوفمان علي قول موسباور مشيرا الي ان جميع المؤشرات تدل علي ان عملية ارهابية تكمن وراء وقوع الحادث.
واضاف هوفمان في حديث لوكالة الانباء الالمانية (DPA
) ان السلطات التونسية ستفعل كل ما في وسعها لتقصي الحقائق حول الحادث.
ومن الجدير بالذكر ان الحكومة الالمانية نفت خبرا نقلته اسبوعية فوكوس الالمانية، ادعت فيه ان الخارجية الالمانية اخفت علي وسائل الاعلام تقريرا اكد فيه شاهد عيان ان الانفجار نجم عن اعتداء.
من جهة اخري قال سائح الماني (95 عاما) كان موجودا حين وقع الانفجار امام المعبد انه رأي منفذ الاعتداء في افادة ادلي بها لصحيفة بيلد ام سونتاغ الشعبية امس.
وقال هلموت ايكرت وهو مهندس كان يمضي عطلته في تونس مع زوجته اديث لقد رأيت منفذ الاعتداء مشيرا الي انه لا يمكن تصديق رواية السلطات التونسية التي اعتبرت الامر لا يعدو كونه حادثا عارضا.
واضاف هذا غير ممكن، كانت هناك هذه الشاحنة الصغيرة فقط، وكانت موجودة منذ البداية امام المعبد .

(نقلا عن صحيفة القدس العربي ليوم 15 أفريل 2002)


المانيا : اشارات متزايدة إلى وجود خطة اعتداء وراء الانفجار في جزيرة جربة


بقلم: اسكندر الديك

ذكر وزير الداخلية الاتحادي اوتو شيلي أمس ان الاشارات إلى وجود اعتداء مخطط له تتزايد في ما يخص الانفجار الذي وقع الخميس الماضي أمام الكنيس اليهودي الغريبة في جزيرة جربة التونسية.
وقال شيلي في حديث القناة الألمانية الأولى (ايه آر دي) إن كلامه هذا يستند إلى تصريحات خبراء في المكتب الاتحادي لمكافحة الجريمة وإلى معلومات الجانب التونسي أيضاً. وأضاف ان الاعتداء الذي أوقع عدداً كبيراً من القتلى والجرحى بين السياح الألمان خصوصاً (لم يستهدف السياح الألمان وإنما المركز الديني اليهودي في الجزيرة).
ودعا وزير الداخلية الألماني السياح الألمان العائدين من مكان الحادث إلى الاتصال بالمكتب الاتحادي لمكافحة الجريمة في فيسبادن للادلاء بشهاداتهم حول ما لاحظوه أو شاهدوه.
خلال ذلك, ارتفع عدد الضحايا الألمان من جراء انفجار شاحنة الغاز بعد اصطدامها بجدار الكنيس إلى إحدى عشرة ضحية من أصل ست عشرة. فقد توفي صباح أمس في أحد مستشفيات هامبورغ شاب عمره 18 سنة, كما توفيت خلال ليل السبت امرأتان في مستشفيين آخرين في هامبورغ وبرلين بسبب الحروق الشديدة التي تعرضتا إليها.
وكان عدد من الجرحى نقل يوم السبت من جربة إلى المانيا للمعالجة نتيجة للاصابات الخطرة التي تعرض إليها. ولا تزال حال عدد آخر من الجرحى خطرة. إضافة إلى القتلى الألمان, يوجد اربعة قتلى فرنسيين بينهم سائق الشاحنة والدليل السياحي للوفد الألماني وسائح فرنسي.

(نقلا عن صحيفة الحياة ليوم 15/4/2002 )


تونس تقول أن لا مبرر لاعتبار حادث المعبد اليهودي «اعتداء» وألمانيا تتحدث عن «مؤشرات متزايدة» ترجح فرضية «الهجوم»

ارتفاع عدد الضحايا إلى 16 بينهم 11 ألمانياً وثلاثة تونسيين وفرنسيان أحدهما من أصل تونسي

تونس ـ برلين ـ لندن: «الشرق الأوسط» والوكالات
فيما اشارت المانيا الى ان هناك «مؤشرات متزايدة» على ان الانفجار الذي وقع امام معبد يهودي في جزيرة جربة التونسية الاسبوع الماضي كان «هجوما»، اكدت السلطات التونسية مجددا امس انه لا مبرر لافتراض ان انفجار شاحنة صهريجية كانت محملة بالغاز قرب المعبد كان «اعتداء». في الوقت نفسه ارتفع الى 16 عدد قتلى الحادث. وقال مصدر حكومي تونسي في هذه المرحلة من التحقيق لا يوجد ما يبرر استنتاجات اخرى سوى الاستنتاجات الاولية للتحقيق بأن الحادث الذي وقع الخميس الماضي امام معبد «الغريبة» كان انفجارا عرضيا. واضاف المصدر ان «التحقيقات متواصلة، وفي هذه المرحلة من التحقيق لا شيء يبرر امرا اخر غير الاستنتاجات الاولية التي اظهرت انه انفجار عرضي». وقال انه نظرا لان «جثة السائق قد تفحمت فان المحققين بحاجة الى المزيد من الوقت في تحقيقاتهم». وخلص الى القول ان «الشرطة والقضاء يواصلان اجراء تحقيقاتهما بشكل مستمر وبدون توقف ولا يمكنهما في الوقت الراهن الكشف عن عناصر تمس سرية التحقيق». الى ذلك، قال وزير الداخلية الالماني اوتو شيلي لتلفزيون «زد دي اف» في مقابلة مساء اول من امس ان «اخر المعلومات والمؤشرات التي تلقيناها من داخل البلاد ومن خارجها تشير بشكل متزايد الى هجوم». وقال سائح الماني كان موجودا حين وقع الانفجار انه «رأى منفذ الاعتداء». وقال هلموت ايكرت، وهو مهندس كان يمضي عطلته في تونس مع زوجته اديث، لصحيفة «بيلد ام سونتاغ» الالمانية الصادرة امس «لقد رأيت منفذ الاعتداء».
واضاف: «كانت هناك هذه الشاحنة الصغيرة فقط، وكانت موجودة منذ البداية امام المعبد». وتابع ان «شاحنة صغيرة توقفت مباشرة امام مدخل المعبد، وخرج رجل من بابها الخلفي واغلق الابواب. وتوجه سريعا نحو المنازل، وقد بدا لي ذلك غريبا. كان في الثلاثين من العمر تقريبا، وقد يكون هو منفذ الاعتداء». واكد سائح اخر، سيغفريد مولر، من هامبورغ هذه الافادة قائلا «الامر لم يكن حادثا». وقد بلغ عدد قتلى الانفجار 16 شخصا مع وفاة ثلاثة المان آخرين. فقد اعلن عن وفاة طفل وامرأة المانيين صباح امس. وكانت سائحة المانية اخرى قد توفيت الليلة قبل الماضية في هامبورغ (شمال المانيا) متأثرة بالحروق التي اصيبت بها. وبهذا ارتفع الى 11 عدد الالمان الذين قضوا في الحادث. وافادت متحدثة باسم السفارة الالمانية في تونس ان 19 المانياً اصيبوا في الانفجار نقلوا الى بلادهم للعلاج. والضحايا الآخرون هم ثلاثة تونسيين وفرنسيان احدهما من اصل تونسي. وفي تطور آخر امس، قال المستشار الالماني غيرهارد شرودر انه غير متأكد بعد من ان الانفجار كان حادثا ام اعتداء، وذلك في حديث الى الشبكة الثانية للتلفزيون الالماني. واوضح شرودر «هناك مؤشرات تؤيد فرضية حصول اعتداء، غير ان معطيات السلطات التونسية توحي بعكس ذلك». وطالب بكشف ملابسات هذا الانفجار بالكامل وباسرع وقت ممكن. واضاف انه في حال تبين ان الانفجار اعتداء فان الحكومة الالمانية «ستبذل كل ما في وسعها للقبض على مرتكبيه ووضعهم وراء القضبان».
من جهة اخرى، اعلنت وكالة السفر الالمانية العملاقة «توي» الاحد انها شطبت من برامج رحلاتها «كافة المواقع الدينية الخطرة» وذلك اثر انفجار جربة، غير انها اكدت انها ستواصل عرض تونس وجزيرة جربة كوجهة سياحية. واشارت الوكالة الى ان الحكومة الالمانية لم تحذر المواطنين الالمان من السفر الى تونس.
يشار الى ان ضحايا الانفجار الالمان كلهم من زبائن «توي» وكانوا يقومون بجولة في الجزيرة بحافلة عند وقوع الانفجار.

(نقلا عن صحيفة الشرق الأوسط ليوم 15 أفريل 2002)


16قتيلاً في حصيلة جديدة وتونس تجدد مقولة « الحادث العرضي »
برلين ترجح فرضية « العمل الإرهابي » في انفجار جربة

أعلن وزير الداخلية الالمانية اوتو شيلي ليلة السبت/الاحد أن هناك دلائل متزايدة على أن الانفجار الذي وقع مؤخرا في الكنيس اليهودي في جزيرة جربة السياحية بتونس كان متعمدا وليس قضاء وقدرا.وقال شيلي في أحاديث لمحطات التلفزيون الالمانية إن المحققين من الشرطة الالمانية والسلطات التونسية « لديهم شكوك متزايدة في أن الانفجار كان هجوما » متعمدا.

وكانت السلطات التونسية قد أعلنت أن الانفجار الذي وقع يوم الخميس الماضي والذي أسفر عن مصرع 13شخصا منهم ثمانية ألمان كان قضاء وقدرا.يذكر أن أكثر من 30شخصا أصيبوا منهم 19ألمانيا في الانفجار الذي أعلنت السلطات التونسية أنه وقع عندما اصطدمت شاحنة تحمل كمية من الغاز الطبيعي بجدار حول كنيس غريبة يوم الخميس الماضي. ويعتقد أنه من أقدم الكنائيس اليهودية التي شيدت في المنطقة. وأوضح شيلي أنه لا يعتقد أن مثل هذا الهجوم كان موجها ضد ألمانيا أو السياح وإنما ضد مكان للعبادة اليهودية.

وذكرت مجلة فوكوس الالمانية أن منظمة النهضة الاسلامية التونسية أعلنت مسئوليتها عن الهجوم الانتحاري. ووردت أنباء عن أن بيانا وزّع على مكاتب الصحف العربية في لندن جاء فيه أن الهجوم وقع « تضامنا مع إخواننا الشهداء في فلسطين ».

وتم إعادة عشرة ألمان مصابين بجراح خطيرة من تونس إلى ألمانيا أمس الأول « السبت » على متن طائرة تابعة لمستشفى القوات الجوية الالمانية وإدخالهم عدة مستشفيات على عجل. وقال الاطباء أن بعض المرضى في حالة خطيرة ومصابون بحروق كثيرة.ومن بين الذين لقوا مصرعهم صبي في الحادية عشرة من العمر وخمس سيدات كن يمضين إجازة في تونس.

كما لقي أربعة تونسيين وفرنسي مصرعهم أيضا.وتوجه مسئولان ألمانيان كبيران من مكتب مكافحة الجريمة الاتحادي إلى تونس للمساعدة في التحريات والتحقيقات.هذا وقال مسؤولون أمس الأحد ان سائحين المانيين آخرين توفيا متأثرين بجراحهما جراء الانفجار ليرتفع عدد القتلى في الانفجار إلى 16شخصا بينهم عشرة ألمان.

من جهة أخرى، قال سائح الماني ( 59عاما) كان موجودا حين وقع الانفجار امام المعبد اليهودي في جربة انه « رأى منفذ الاعتداء » في افادة ادلى بها لصحيفة « بيلد ام سونتاغ » الشعبية امس الاحد.واضاف « كان هناك هذه الشاحنة الصغيرة فقط، وكانت موجودة منذ البداية امام المعبد ».وتابع ان « شاحنة صغيرة توقفت مباشرة امام مدخل الكنيس، وخرج رجل من بابها الخلفي واغلق الابواب. وتوجه سريعا نحو المنازل، وقد بدا لي ذلك غريبا. كان في الثلاثين من العمر تقريبا، وقد يكون هو منفذ الاعتداء ».

وأكد سائح آخر، سيغفريد مولر، من هامبورغ هذه الافادة قائلا « الامر لم يكن حادثا ».إلى ذلك أكدت الحكومة التونسية أمس الأحد انه لا معلومات جديدة لديها تشير إلى تدبير متعمد لانفجار الشاحنة الذي قتل 16شخصا على الأقل خارج معبد يهودي في جزيرة جربة بجنوب البلاد.وقال مصدر حكومي تونسي لرويترز: « في هذه المرحلة من التحقيق لا يوجد ما يبرر استنتاجات أخرى سوى الاستنتاجات الأولية للتحقيق بأن الحادث كان إنفجارا عرضيا ».

(المصدر: صحيفة الرياض السعودية ليوم 15 أفريل 2002)


تمسكت بسيناريو

الهجوم المتعمد

ألمانيا تنتقد أسلوب تونس في التعامل مع تفجير المعبد

اليهودي

الاثنين 15 أبريل 2002 15:23

إيلاف- تمسكت المانيا بموقفها من ان انفجارا وقع امام معبد يهودي في تونس واسفر عن مقتل عشرة المان، مؤكدة أنه كان هجوما متعمدا وليس حادثا عرضياً، كما أكد السلطات التونسية في أكثر من تصريح رسمي سابق.

وتساءل اوتو شيلي وزير الداخلية الالماني عن سبب بدء اعمال الاصلاح في المعبد على الفور بعد الانفجار الذي وقع يوم الخميس الماضي، والمخاطر كبيرة على تونس التي تعتمد على عائداتها من السياحة ويزورها ملايين الالمان سنويا.

وابلغ شيلي محطة (زد.دي.اف) التلفزيونية يوم الاثنين « مسألة ما اذا كان من المنطقي البدء على الفور في اعمال الاصلاح امر يجب ان نضع عليه علامة استفهام كبيرة ».

وقتل عشرة المان وخمسة تونسيين وفرنسي واحد في انفجار شاحنة تحمل غاز طبيعي خارج اقدم معبد يهودي في تونس بمنتجع جربة، وقالت الحكومة التونسية يوم الاحد انها ليس لديها معلومات جديدة تشير الى ان الانفجار كان هجوما وليس حادثاً.

واكد شيلي يوم الاثنين مجددا اعتقاد الحكومة الالمانية بان الانفجار كان هجوما قائلا « لدينا معلومات تعزز هذا الاعتقاد ».

واضاف الوزير انه لو كان هجوما بالفعل فانه كان في الاغلب يستهدف المعبد وليس السائحين. ويقول ناجون عادو الى المانيا في مطلع الاسبوع كذلك انهم يرون ان الانفجار لم يكن مجرد حادث.

وقال هيلموت اكيرت (62 عاما) لصحيفة بيلد « خرج رجل قبيل الانفجار وفر هاربا، كان غالبا المهاجم ».

وابلغ المستشار الالماني جيرهارد شرودر مؤتمرا صحفيا يوم الاثنين ان هناك « دلائل » تشير الى انه هجوم لكنه اضاف « ليس هناك حقيقة مؤكدة ».

ونصحت وزارة الخارجية الالمان في تونس تجنب الحشود. ومازالت تعتبر تونس اكثر امانا من 11 دولة اعطت تحذيرات مباشرة من السفر اليها لكنها الان تضع تونس ضمن سبع دول تعطي فيها نصائح امنية.

ويزور نحو ثلث السياح الذين يزورون تونس كل عام وعددهم خمسة ملايين جزيرة جربة.
وقالت شركة تي.يو.اي الالمانية للسياحة التي يدير شريك لها الحافلة التي اقلت السياح للمعبد ان الانفجار لم يؤد الى ارتفاع في معدل الغاء الحجوزات.

وقال زعماء الطائفة اليهودية في تونس يوم الاحد انهم يتمنون ان تظهر التحقيقات ان الانفجار لم يكن تفجيرا انتحاريا مرتبطا على الارجح بالصراع الدائر في الشرق الاوسط.

ضحى خالد

(المصدر: موقع إيلاف الإخباري)


المانيا تنتقد تعامل تونس مع تفجير امام معبد



برلين (رويترز) – تمسكت المانيا بموقفها يوم الاثنين من ان انفجارا وقع امام معبد يهودي في تونس واسفر عن مقتل عشرة المان كان هجوما متعمدا وليس حادثا كما تؤكد السلطات التونسية.

وتساءل اوتو شيلي وزير الداخلية الالماني عن سبب بدء اعمال الاصلاح في المعبد على الفور بعد الانفجار الذي وقع يوم الخميس الماضي. والمخاطر كبيرة على تونس التي تعتمد على عائداتها من السياحة ويزورها ملايين الالمان سنويا.

وابلغ شيلي محطة (زد.دي.اف) التلفزيونية يوم الاثنين « مسألة ما اذا كان من المنطقي البدء على الفور في اعمال الاصلاح امر يجب ان نضع عليه علامة استفهام كبيرة. »

وقتل عشرة المان وخمسة تونسيين وفرنسي واحد في انفجار شاحنة تحمل غاز طبيعي خارج اقدم معبد يهودي في تونس بمنتجع جربة. وقالت الحكومة التونسية يوم الاحد انها ليس لديها معلومات جديدة تشير الى ان الانفجار كان هجوما وليس حادثا.

واكد شيلي يوم الاثنين مجددا اعتقاد الحكومة الالمانية بان الانفجار كان هجوما قائلا « لدينا معلومات تعزز هذا الاعتقاد. »

واضاف الوزير انه لو كان هجوما بالفعل فانه كان في الاغلب يستهدف المعبد وليس السائحين. ويقول ناجون عادو الى المانيا في مطلع الاسبوع كذلك انهم يرون ان الانفجار لم يكن مجرد حادث.

وقال هيلموت اكيرت (62 عاما) لصحيفة بيلد « خرج رجل قبيل الانفجار وفر هاربا. كان غالبا المهاجم. »

وابلغ المستشار الالماني جيرهارد شرودر مؤتمرا صحفيا يوم الاثنين ان هناك « دلائل » تشير الى انه هجوم لكنه اضاف « ليس هناك حقيقة مؤكدة. »

ونصحت وزارة الخارجية الالمان في تونس تجنب الحشود. ومازالت تعتبر تونس اكثر امانا من 11 دولة اعطت تحذيرات مباشرة من السفر اليها لكنها الان تضع تونس ضمن سبع دول تعطي فيها نصائح امنية.

ويزور نحو ثلث السياح الذين يزورون تونس كل عام وعددهم خمسة ملايين جزيرة جربة. وقالت شركة تي.يو.اي الالمانية للسياحة التي يدير شريك لها الحافلة التي اقلت السياح للمعبد ان الانفجار لم يؤد الى ارتفاع في معدل الغاء الحجوزات.

وقال زعماء الطائفة اليهودية في تونس يوم الاحد انهم يتمنون ان تظهر التحقيقات ان الانفجار لم يكن تفجيرا انتحاريا مرتبطا على الارجح بالصراع الدائر في الشرق الاوسط.

15.04.2002 16:30, Reuters


AFP, le 13.04.2002 à 12:32:00

L’organisation islamique Al-Nahdha dément tout message de revendication

 

LONDRES, 13 avr (AFP) – L’organisation islamique tunisienne d’opposition Al-Nahdha (Renaissance) a catégoriquement démenti samedi avoir revendiqué l’explosion jeudi d’un camion-citerne qui a fait 12 morts dont huit Allemands près de la synagogue de la Ghriba, sur l’île de Djerba en Tunisie.

Dans un article à paraître dans l’édition de lundi, l’hebdomadaire allemand Focus affirme que Al-Nahdha aurait revendiqué l’attentat. La publication évoque, sans citer de sources, un message envoyé aux rédactions de journaux arabes à Londres, selon lequel cet action aurait été menée « en solidarité avec nos frères-martyrs de Palestine ».

« Nous nions catégoriquement être à l’origine d’un quelconque message et que notre mouvement ait une quelconque relation avec cet acte, si c’est un attentat », a déclaré à l’AFP Amer Larayed, président du bureau politique du mouvement Al-Nahdha, contacté par téléphone.

« Nous avons publié un communiqué pour condamner cet acte s’il s’avérait être un attentat », a-t-il ajouté.

« Ce n’est pas notre politique de commettre de tels actes », a-t-il souligné. « Si ce message existe, il ne peut s’agir que d’une manipulation des services secrets tunisiens », a-t-il ajouté.

« Nous sommes contre ce type d’actes barbares qui ne peuvent que servir la politique de (Ariel) Sharon », le Premier ministre israélien, a-t-il estimé.

« Nous allons nous renseigner pour savoir d’où est venue cette information et nous nous irons en justice s’il le faut », a affirmé M. Larayed.

Egalement contacté, le journal Al-Hayat à Londres a indiqué n’avoir reçu « aucun message ni aucune revendication » de Al-Nahdha ou d’autres organisations.

Les autorités tunisiennes ont affirmé jeudi que l’explosion était d’origine « accidentelle », alors que le ministère israélien des Affaires étrangères a, pour sa part, affirmé qu’il s’agissait d’un « attentat ».

Des sources proches du gouvernement allemand, citées samedi par le quotidien allemand Bild, affirment que l’explosion était due à un attentat.

Le gouvernement allemand a envoyé deux spécialistes de la police fédérale criminelle (BKA) en Tunisie pour participer à l’enquête.

AFP


TRADUCTION EN LANGUE ALLEMANDE DU COMMUNIQUE DU MOUVEMENT ENNAHDHA PUBLIE DANS NOS MAILS PRECEDENTS:

ENNAHDHA-PARTEI

nahdhatunisie@hotmail.com    

Tel. 0033620845724

Paris den, 13.04.2002

Betr.

: Explosion eines Gastankwagens auf der Insel Djerba.

  Anl

نsslich des tragischen Ereignisses auf der Insel Djerba, das unter Staatsbürgern Ihres Landes, die sich zu Besuch in unserem Land Tunesien befunden haben, viele Todesopfer gefordert hat, spricht die tunesische Ennahdha -Partei ( Wiedergeburt-Partei) Ihnen und den Angehِrigen der Opfer und dem ganzen deutschen Volk ihr tiefstes Beileid aus, verbunden mit dem Wunsch, dass die zahlreichen Verletzten bald von ihren Verletzungen genesen mِgen.Die Tunesische Ennahdha – Partei           

Kontaktperson der Ennahdha in Deutschland

Hechmi Daoussi hechmi@daoussi.de

Der Leiter des politischen Büros

Ameur  Larayedh

Tel. 0033620845724/ Tel. 0033 1724110234


LE MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ALLEMAND CONSEILLE LES CITOYENS ALLEMANDS D’ETRE TRES VIGILANTS S’ILS DECIDENT D’ALLER EN TUNISIE!!

Consignes de sécurité

Actualisé le : 14.04.02

Information récente:
Le 11.04.2002 un camion-citerne a explosé , dans des circonstances qui ne sont pas encore clarifiées, devant une synagogue à proximité d’un groupe de touristes, presque tous allemands. Tous les indices mènent vers la piste d’un attentat, qui ne visait pas, cependant, les citoyens allemands. Une vigilance accrue est hautement recommandée, surtout dans lieux publics très fréquentés où peuvent se former des groupes denses de visiteurs.
Consignes générales:
Excepté la petite criminalité ( vol, escroquerie) qui touche, surtout, les lieux touristiques à forte fréquentation, aucun danger majeur n’est à craindre.

Une haute vigilance est instamment recommandée pour les transactions immobilières, surtout que pendant les dernières années plusieurs vacanciers ont subi des dommages financiers appréciables à cause de leur ignorance de la législation tunisienne. Il est, par conséquent, recommandé de solliciter les services d’un avocat dès qu’il s’agit de l’achat d’une maison ou d’un terrain, et ce pour la conclusion et l’exécution d’un contrat de vente. L’agrément préalable du Gouverneur est incontournable. Faute d’agrément, aucune passation de propriété ne peut avoir lieu, même dans les cas où le montant de la vente a été déjà payé.

(Source : site web du Ministére allemand des affaires étrangéres)

(traduit de l’allemand par Omar Khayyâm) 


 

Survivors: Tunisia Blast Deliberate

Sunday, April 14, 2002

DJERBA, Tunisia — Two survivors of last week’s gas truck explosion at an ancient synagogue believe it was a deliberate attack that killed 16 people, including three Germans who died Sunday.

Germany’s Bild am Sonntag newspaper on Sunday quoted a witness as saying the tanker truck already was outside the Ghriba synagogue on this resort island when he and other tourists arrived. Tunisian authorities have said the tanker truck bumped into a synagogue wall while turning around and then exploded in a « tragic accident. »

« That can’t be. It was there all the time, » Helmut Eckart, a 59-year-old engineer from Berlin, told the newspaper.

He said the truck was parked « right in front of the entrance » to the synagogue.

« It struck me as odd: a man got out, closed the doors. Then, he went away quickly toward the town, » Eckart said. « He was maybe in his early 30s and was wearing blue overalls with spots of paint. That must have been the attacker. »

Eckart, who was vacationing with his wife, said he had time to leave his tour bus and reach the back of the synagogue before the explosion.

Another tourist, Siegfried Mueller of Hamburg, told the newspaper, « It was definitely an attack. »

A day earlier, German Interior Minister Otto Schily told German television, « We now believe it was an attack. »

Tunisian authorities, who say the blast was a « tragic accident, » are investigating.

« At this stage of the investigation, nothing justifies anything beyond the preliminary conclusions which showed that this was an accidental explosion, » said a Tunisian official close to the government, speaking on condition he not be identified further.

The explosion came amid a spate of anti-Semitic attacks in Europe that have coincided with growing violence in the Middle East.

On Saturday, about 50 youths attacked the central synagogue in Kiev, Ukraine, beating three people with stones, hurling bottles and breaking about 20 windows, the rabbi said.

Kiev’s chief rabbi, Moshe-Reuven Azman, said Sunday the mob marched down the Ukrainian capital’s main boulevard shouting « Kill the Jews! » before attacking the synagogue.

In Rome, anti-Jewish slogans were painted on walls and a pro-Palestinian march was held in which some participants dressed up as suicide bombers.

Meanwhile, three more Germans died Sunday in German hospitals from their injuries in the blast in Tunisia, raising the death toll to 16. Altogether, the explosion killed 11 Germans, three Tunisians — the driver of the truck and two workers — a French man and a French-Tunisian tour guide.

The three Germans who died Sunday in German hospitals included two women and a severely burned 18-month-old infant, said Mario Kueppers, a spokesman for tour operator TUI. At least four Germans remain in critical condition.

The 2,000-year-old synagogue, the oldest in Africa, was flush with tourists at the time of the blast. Djerba, about 375 miles south of Tunis, is the symbolic hub of the Muslim North African nation’s approximately 2,000-strong Jewish community.

Tourism Minister Mondher Zenaidi said « there should be no speculation » about an attack on the Ghriba synagogue until the investigation is completed.

The only recollection of an anti-Jewish attack in Djerba was the Oct. 8, 1985, killing of three people in the business district by a Tunisian policeman. He was apparently seeking revenge for the Israeli raid a week earlier on PLO headquarters, then housed outside Tunis.

(Source : associated Press, via FOX news)


AFP, le 15.04.2002 à 10h28

Explosion à Djerba: Schily réaffirme que la thèse de l’attentat se renforce

BERLIN, 15 avr (AFP) – Le ministre allemand de l’Intérieur Otto Schily a réaffirmé lundi que les indices sur l’explosion d’un camion-citerne devant la synagogue de la Ghriba sur l’île de Djerba (sud de la Tunisie) jeudi renforcent plutôt la thèse de l’attentat que celle d’un accident.

« Les enquêtes ont commencé et avancent vite », a déclaré à la chaîne de télévision ZDF M. Schily, précisant qu’elles conduisaient plutôt à la thèse de l’attentat, sur la base de témoignages et de relevés de traces.

Après avoir montré de « fortes tendances à qualifier de prime abord l’explosion d’accident », les « autorités tunisiennes coopèrent avec nous dans un climat de confiance », a-t-il dit.

Un porte-parole du gouvernement a pour sa part reconnu que Berlin et Tunis ont « des intérêts différents » dans l’enquête, lundi lors d’une conférence de presse.

Les autorités tunisiennes ont réaffirmé dimanche que l’explosion qui a fait quinze morts dont dix Allemands, trois Tunisiens, un Franco-tunisien et un Français était un accident.

Le chancelier allemand Gerhard Schroeder a de son côté exigé dimanche soir « que l’on élucide complètement et le plus rapidement possible cette affaire ».

AFP


AFP, le 15.04.2002 à 11:51:00

Ghriba: le pèlérinage maintenu du 25 avril au 2 mai (Perez Trabelsi)

TUNIS, 15 avr (AFP) – Les fêtes annuelles du pèlerinage à la synagogue de la Ghriba dans l’île de Djerba (sud tunisien) sont maintenues du 25 avril au 2 mai prochain et elles seront marquées cette année par un « faste particulier », annonce lundi son comité d’organisation présidé par Perez Trabelsi.

Le président de la Communauté juive de Djerba a fait paraître un communiqué dans les journaux tunisiens, dans lequel il annonce le maintien de ce pèlerinage qui, chaque année, réunit des juifs originaires de Tunisie et du monde entier.

Ce pèlerinage aura donc lieu, deux semaines après l’explosion d’un camion-citerne, jeudi 11 avril, devant la synagogue de la Ghriba, qui a fait 15 morts, dont dix touristes allemands et de nombreux blessés.

Le ministre allemand de l’Intérieur, Otto Schily, a réaffirmé lundi depuis Berlin que la thèse de l’attentat se renforçait, tandis que les autorités tunisiennes ont maintenu dimanche l’hypothèse de l’accident « au stade actuel de leur enquête ». Le président de la Communauté juive de Djerba a indiqué, lui-aussi, qu’il croyait à la thèse de l’accident.

Dans son communiqué, M. Trabelsi déclare: « Nos pèlerins et visiteurs bénéficieront de moyens de transport bien commodes par la voie aérienne avec les compagnies Tunisair et Tuninter, et la restauration casher sera assurée ».

L’an dernier, quelque 1500 juifs avaient effectué ce pèlerinage annuel, alors qu’ils étaient 8000 en l’an 2000.

Les pèlerins étaient moins nombreux à venir de France, de Belgique, d’Italie, du Canada et de Suisse et ils n’étaient qu’une dizaine à être venus d’Israël, avait indiqué Gabriel Kabla, président de l’Association des juifs de France originaires de Djerba.

Les organisateurs et tours opérateurs avaient expliqué cette « désaffection relative » par la tension qui régnait déjà entre Israël et les Palestiniens.

En mai 2000, près de 8.000 juifs, dont 6.000 venus de l’extérieur, avaient pris part au rituel religieux, qui donne lieu à diverses réjouissances, avec une vente aux enchères pour objets de rites.

Les pèlerins participent à une soirée de chants et danses animée par des artistes tunisiens et orientaux, et se recueillent dans la synagogue, la plus vieille d’Afrique, où ils allument des cierges, formulent des voeux et reçoivent la bénédiction des rabbins.

AFP


Associated Pess, le 15.04.2002 13:04:00

Synagogue de Djerba: 15 morts, dont dix Allemands, selon un dernier bilan

BERLIN (AP) — Le bilan de l’explosion d’un camion citerne, Jeudi dernier près de la synagogue de Djerba, île du sud tunisien, s’élevait lundi à 15 morts, dont dix Allemands, selon le dernier décompte des autorités allemandes.

La veille, le voyagiste allemand TUI avait annoncé à tort le décès d’un bébé de 18 mois grièvement brûlé. La police de Hambourg, où l’enfant est hospitalisé, a démenti cette information dimanchesoir. Bernd Hartmann, médecin chef au service des grands brûlés de l’hôpital des accidentés de Berlin, a précisé lundi que trois Allemands se trouvaient encore dans un état critique.De son côté, le ministère allemand de l’Intérieur a indiqué lundique les trois enquêteurs dépêchés sur place par Berlin étaient informés « immédiatement et dans de bonnes conditions » de l’avancée des investigations par les autorités tunisiennes.

Tunis continue de privilégier l’hypothèse de l’accident, alors que certains responsables allemands estiment, sur la base de témoignages de touristes, qu’il s’agit plutôt d’un attentat. « Les investigations suivent leur cours et, à ce stade de l’enquête, rien ne justifie autre chose que les conclusions préliminaires qui ont montré qu’il s’agit d’une explosion accidentelle », a déclaré à l’Associated Press une source officielle
tunisienne qui a requis l’anonymat.
Cette réaction faisait suite aux déclarations du ministre allemand de l’Intérieur, Otto Schilly, selon lequel « les indices d’un attentat se renforcent ».
Associated Press


Associated Press, le 15.04.2002 à 15:13:00

Synagogue de Djerba: Berlin a des « indications » pouvant faire croire à un attentat, mais pas de preuves

par Geir Moulson–

BERLIN (AP) — Quatre jours après l’explosion d’un camion citerne devant la synagogue de l’île tunisienne de Djerba, un porte-parole du ministère allemand de l’Intérieur a fait état lundi d' »indications » pouvant accréditer la thèse d’un attentat. Il a cependant ajouté qu’aucune preuve ne permettait encore de confirmer cette piste.

Le bilan de l’explosion s’élevait lundi à 15 morts -dix Allemands, trois Tunisiens, un Français et un Franco-Tunisien- après le décès dimanche de deux touristes allemands rapatriés.
Le voyagiste allemand TUI avait annoncé à tort dimanche le décès d’un bébé de 18 mois grièvement brûlé. La police de Hambourg, où l’enfant est hospitalisé, a démenti cette information Dimanche soir. « Sa circulation a été stabilisée, mais il souffre de brûlures sur 60% de son corps », a précisé lundi le Dr Axel Hennenberger, responsable du service de soins intensifs de l’établissement de soins hambourgeois.
Bernd Hartmann, médecin chef au service des grands brûlés de l’hôpital des accidentés de Berlin, a pour sa part précisé lundi que trois des quelque 20 Allemands blessés se trouvaient encore dans un état critique.
Trois enquêteurs allemands se trouvent actuellement en Tunisie pour assister les autorités tunisiennes et tenter de faire la lumière sur cette sanglante explosion, que Tunis continue de présenter comme un « tragique accident ».
« Les investigations suivent leur cours et, à ce stade de l’enquête, rien ne justifie autre chose que les conclusions préliminaires qui ont montré qu’il s’agit d’une explosion accidentelle », expliquait-on de source officielle tunisienne.
Cette réaction faisait suite aux déclarations du ministre allemand de l’Intérieur, Otto Schilly, selon lequel « les indices d’un attentat se renforcent ». Son porte-parole n’a pas voulu commenter la nature de ces
« indices », étayés par plusieurs témoignages de touristes. « Il y a des indications, mais pas de réelles preuves », a déclaré lundi
Rainier Lingenthal. Selon lui, « aucune information n’est retenue par la partie tunisienne » et les enquêteurs allemands sont informés « immédiatement et dans de bonnes conditions » de l’avancée des investigations.
M. Lingenthal a toutefois concédé qu’en dépit des pressions allemandes, le gouvernement tunisien restait « prudent », son « intérêt compréhensible » étant de « ne pas inquiéter les habitants et les visiteurs de son pays ».
Interrogé dimanche soir par la chaîne allemande ZDF, le chancelier Gerhard Schroeder a assuré que, si la thèse de l’attentat devait se confirmer, « nous ferions tout ce qui est en notre pouvoir pour attraper les auteurs d’un tel acte et les mettre derrière les barreaux pour longtemps. »
Les ressortissants allemands voyageant en Tunisie ont reçu la consigne de « redoubler de prudence », a annoncé lundi la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Sabiuen Sparwasser. Elle a toutefois ajouté que Berlin ne voyait pour l’heure aucune raison de déconseiller à ses ressortissants de se rendre dans ce pays.
Associated Press

 


„Mein Mann war eine lebende Fackel“

Vier Tage nach der Katastrophe werden immer grausamere Einzelheiten bekannt. Furchtbare Szenen, die die Augenzeugen nie vergessen werden.

Helmut Eckert (62) aus Berlin: „Ich war schon in der Synagoge, als es passierte. Als ich rauskam, sah ich das Schlimmste, was ich je gesehen habe. Auf einer Mauer unterhielten sich zwei Männer. Sie waren nackt, am ganzen Körper hatten sie offene, klaffende Wunden.

Sie waren so geschockt, dass sie offenbar keine Schmerzen fühlten und sich ganz normal unterhielten. Dann sprach mich eine Frau an, ihr Bild bleibt wohl immer in meinem Kopf. Ihre Kleider und Haare waren völlig geschmolzen. Sie stand mit ungläubigem Blick da und stammelte nur: „Gucken Sie mal, wie ich aussehe.“ Helmut Eckert hatte zuvor einen Mann beobachtet, der aus dem Terror-Auto geflüchtet war: „Das war wohl der Attentäter.“

Auf dem Foto oben sehen Sie Wilma K. (71) aus Leverkusen während des Rettungsfluges von Tunis nach Hamburg. Sie erinnert sich: „Etwa 30 der 45 Urlauber waren schon in der Synagoge. Mein Mann Gerd und ich waren im Eingangsbereich, er war zwei Meter hinter mir. Plötzlich diese Explosion, ein Schwall heißer, brennender Luft schoss in die Synagoge.

Ich riss instinktiv meine Arme hoch, drehte mich dann um. Mein Mann war eine lebende Fackel. Sein Oberkörper stand in Flammen, er wälzte sich auf dem Boden. Andere Touristen warfen sich auf ihn, um die Flammen zu ersticken.“ Gerd K. (71) wurde am Sonnabend mit einem Lear-Jet nach Köln geflogen, er wird überleben.

(Source: bild.de du 15 avril 2002)


 

Germany criticises Tunisian handling of explosion

BERLIN, April 15 (Reuters) – The German government criticised Tunisian authorities on Monday for their reaction to an explosion outside a synagogue last week that killed at least 16 people, including 10 German tourists.

German Interior Minister Otto Schily wondered why repair work at the site of the explosion had begun immediately.

« Whether it was really sensible immediately to carry out repair work is something we must place under a huge question mark, »

Schily told ZDF television on Monday. Ten Germans, five Tunisians and a Frenchman were killed in the explosion of a truck filled with cooking gas outside North Africa’s oldest synagogue site. The truck driver was among the victims.

The German government believes the explosion on the resort island of Djerba was a deliberate attack on the synagogue. The Tunisian government maintains it was an accident and said on Sunday it had no new information to suggest it was an attack.

Schily on Monday reiterated the German government’s belief that the explosion was an attack: « We have knowledge that reinforces this belief, » he said.

The minister added that if it was indeed an attack, it was most likely aimed at the synagogue and not at the tourists.

Over the weekend, Chancellor Gerhard Schroeder also said there were « indications suggesting it was an attack ».

« I expect everything to be done to clear up what happened, » Schroeder told ZDF television on Sunday.

Leaders of Tunisia’s Jewish community said on Sunday they were praying the investigation would show the blast was not a suicide bombing, possibly linked to violence in the Middle East.

Schily did say there was a good understanding between German criminal experts sent to Djerba and the Tunisian authorities.

« We are working together in full trust with Tunisian authorities, » he said.

((Jacqueline Behrend, Berlin newsroom, +49 30 2888 5223, fax +49 30 2888 5093))

Reuters


 

Tunisie  : la thèse de l’attentat contre une synagogue se renforce

Au moins quinze personnes, dont dix touristes allemands, ont été tuées dans l’explosion


L’explosion, jeudi, d’un camion de gaz à proximité de la synagogue de la Ghriba, sur l’île de Djerba, dans le sud de la Tunisie, a fait 15 morts et une trentaine de blessés, selon le dernier bilan provisoire disponible lundi matin 15 avril.  Dix des victimes sont des Allemands, trois des Tunisiens, auxquels s’ajoutent un Français et un Franco-Tunisien.

Si les autorités tunisiennes s’en tiennent à la thèse de l’explosion accidentelle, les responsables allemands penchent pour un attentat kamikaze. Officiellement, Berlin fait mine de croire que l’hypothèse de l’accident – le chauffeur aurait perdu le contrôle de son véhicule, qui serait allé percuter un bâtiment – ne peut être totalement écartée. Le chancelier Gerhard Schröder est d’ailleurs intervenu dans ce sens, dimanche, sur la chaîne de télévision ZDF.

En réalité, les dirigeants allemands sont persuadés qu’il s’agit d’un attentat qui pourrait être lié aux événements du Proche-Orient. Le ministre de l’intérieur, Otto Schily, a privilégié cette thèse, samedi, lorsqu’il avait indiqué à la télévision que « les dernières informations et indications que nous avons reçues de l’intérieur et de l’extérieur nous conduisent de plus en plus vers -la thèse- d’un attentat ». En privé, tant les responsables de l’intérieur que ceux des affaires étrangères se disent convaincus qu’il ne s’agit en rien d’un accident.

Le jour de l’explosion à la Ghriba, une délégation de la police allemande se trouvait, par coïncidence, en Tunisie dans le cadre de la coopération antiterroriste germano-tunisienne. Certains de ses membres ont ainsi pu obtenir des informations de première main pour étayer la conviction du gouvernement. Depuis, deux autres fonctionnaires de l’Office central de la police criminelle sont arrivés en Tunisie, mandatés par une enquête ouverte par le parquet de Heilbronn (Bade-Würtemberg), d’où étaient originaires deux des victimes. Les journalistes dépêchés sur place ont également souligné la rapidité avec laquelle les autorités ont fait le ménage, sans fournir de précision sur les débris du camion qui a explosé.

Les témoignages des rescapés accréditent la thèse d’une attaque délibérée contre l’un des plus anciens lieux saints du judaïsme africain. Un touriste allemand présent sur les lieux au moment de l’explosion a ainsi affirmé « avoir vu l’auteur de l’attentat » et ne pas croire à l’accident. « Ce n’est pas possible. Il y avait seulement ce petit camion. Il était là dès le début, devant la synagogue », a-t-il ajouté.

LE PRÉCÉDENT DE 1985

La ferme conviction affichée par Tunis qu’il s’agit d’un accident n’est pas surprenante. Il s’agit pour les autorités tunisiennes de ne pas ternir l’image d’une Tunisie ouverte et pacifique, et de ne pas fragiliser une industrie touristique qui est le moteur de l’économie.

Dans son édition de lundi, l’hebdomadaire allemand Focus affirme que l’organisation islamiste tunisienne Ennahda a revendiqué l’attentat auprès de certains journaux arabes, une action menée « en solidarité avec nos frères martyrs de Palestine ». Il s’agit d’une « calomnie », a répliqué un responsable d’Ennahda, dont l’organisation, dans un communiqué, avait condamné, quelques jours auparavant, « cet acte dans la mesure où la thèse de l’attentat est vérifiée ».

Si celle-ci devait être établie, elle ne ferait que s’ajouter à un précédent acte criminel commis à la Ghriba. En 1985, au lendemain d’une attaque israélienne contre le quartier général de Yasser Arafat, alors installé dans la banlieue de Tunis, un policier tunisien en faction devant le bâtiment avait ouvert le feu contre des civils juifs qui pénétraient dans le lieu de culte, faisant plusieurs morts. Depuis dix-sept ans, cet homme végète dans une prison sans avoir été jugé, à moins qu’il ne soit mort.

Georges Marion et Jean-Pierre Tuquoi

(Source : le journal « Le Monde » du 15 avril 2002)


L´affaire de Djerba dans les médias allemands
Dossier préparé par un ami en Allemagne
 
La revue « FOCUS » a des correspondants en France:

Frankreich: Brita von Maydell; Ursula Langmann, Manfred Weber-Lamberdière; Karin Aneser (Bild); Editions Burda, 18, Avenue de Messine, F-75008 Paris, Telefon: 0033/1/44 13 95 00, Fax: 0033/1/44 13 95 19

C´est cette revue, qui a déclenché l´affaire impliquant Ennahdha.

Le seul article de Focus dans l´attachement contient: (le dernier)
Des manifestations à Mahdia d´après des touristes allemand se sont déroulées le 3 avril dernier, les manifestants scandaient Arafat, Ben Laden…et ils ont jeté des pierres sur des bus selon l´article de FOCUS 

Les journaux allemand ainsi que la TV, augmentent le ton peu à peu contre le régime qui n´est pas démocrate mais aussi, la dictature et le président l´ex-service secret…les journaux allemand ne sont plus disponibles dans les kiosques de la Tunisie.
Un grand nombre de journaux ont publié le démenti d´Ennahdha, dont Focus-Online.
La thèse d´attentat est presque sûre chez l´Allemagne, c´est pour cela qu´ils cherchent qui est derrière cet acte? Et comme réponse, ca ne peut être que les islamistes et c´est compréhensible, mais le problème c´est les canals privés utilisent des scènes du fanatisme  taliban ou des chiites pendant la Achoura où il y a des seines sanguines, ainsi les répercussions ressemblent à celles du 11 septembre.


Sonne, Strand und Terrorfurcht
Die Explosion von Djerba könnte der Politik den Blick auf das andere, problematischere Tunesien öffnen
Von Richard Meng (Berlin) und Axel Veiel (Madrid)

Es ist noch die Zeit der Mutmaßungen, aber Christian Sterzing spricht die große Verdrängung nun offen an. Tunesien, ein gemütliches Land ganz im Windschatten der eskalierenden Konflikte am östlichen und südlichen Rand des Mittelmeeres? « Da haben es sich die Deutschen wohl doch etwas einfach gemacht », findet der außenpolitische Koordinator der Grünen im Bundestag. Auf der Suche nach Strand und Sonne seien Millionen Touristen dort jedes Jahr, ein ernsthaftes Interesse an der politischen Lage hätten sie kaum. Und nicht nur bei den Pauschalurlaubern, räumt Sterzing ein, sei der Blick auf das andere, das problematischere Tunesien bislang stark unterentwickelt. Bei der Berliner Politik sei das nicht viel anders.
Seit der todbringenden Explosion vor der Synagoge von Djerba sind die Berliner erst einmal sprachlos. Der Außenminister hat noch am Donnerstagabend zwar mit seinem tunesischen Kollegen telefoniert, wie es üblich ist bei solchen Katastrophen. Ansonsten war nach außen Funkstille, begleitet allerdings von stetig wachsenden Zweifeln an der Version der Tunesier, dass es sich « nur » um ein Unglück handele.
Erst als am Samstagabend, nach regierungsinterner Absprache, der Bundesinnenminister im deutschen Fernsehen « das sagte, was die Bundesregierung zum jetzigen Zeitpunkt belastbar sagen kann » (Regierungskreise), war klar, dass die Unglücksthese wohl doch eher dem Wunschdenken der tunesischen Regierung entsprach als der Realität in einem Land, dessen innenpolitische Lage selbst in deutschen Regierungsberichten bislang als ruhig und stabil eingeschätzt wurde.
Bis zum Sonntag haben sich diese Sorgen in Berlin weiter erhärtet: Es war wohl ein Anschlag, vermuten nun übereinstimmend tunesische Behörden (wenn auch nicht öffentlich) und deutsche Geheimdienstkreise. Es soll nach Berliner Informationen, wenn auch die genaue Quelle dafür noch nicht klar ist, bei einem tunesischen Medium ein Bekennerschreiben eingegangen sein.
Es spricht gerade angesichts dieser Empfänger-Adresse manches dafür, dass es sich dabei nicht um eine international operierende Gruppe handelt, sondern um tunesische Fundamentalisten. Es gibt nun auch, zum Beispiel beim Grünen Sterzing, erste politische Einordnungen: « Die Spitze eines Eisbergs » könnte sichtbar geworden sein, meint er, weil durch den eskalierenden Nahost-Konflikt wohl doch « die ganze Region in Unruhe » geraten sei. Und es gibt andererseits in Berlin ein gewisses Mitleid mit der Regierung des Landes, für deren sonstige Politik sich in Europa bislang niemand echt interessierte: « Die haben ganz auf den Tourismus gesetzt. Da ist so ein Anschlag jetzt natürlich eine Katastrophe. »
Der Ansturm der Fremden hat dazu geführt, dass zumindest in Djerba die Einheimischen längst vom Tourismus leben. Wer in der Ferienindustrie keinen Platz findet, dem bleibt nur eines: die Fahrt über den sechs Kilometer langen Damm auf das Festland, wo die Stellenangebote etwas differenzierter ausfallen. Zu den wenigen Sehenswürdigkeiten, die Urlauber aus den Hotelburgen locken, zählt jene Synagoge, die durch die Explosion des Gaslastwagens zu traurigem Ruhm gefunden hat. La Ghriba heißt sie und steht in Er-Riadh, einem mitten auf der Insel gelegenen jüdischen Dorf. Die Schönheit der Synagoge, aber auch die nicht gerade zahlreichen Ausflugsalternativen haben dazu geführt, dass die Touristen in Scharen kommen.
Die großen Reiseveranstalter, die allein aus Deutschland zuletzt über eine Million Menschen pro Jahr nach Tunesien brachten (Einnahmen für das Land: über 500 Millionen Euro), bemühen sich um Beruhigungsparolen. Das Auswärtige Amt warnt bislang ja auch nicht offiziell vor Reisen nach Tunesien, sondern weist nur auf die erhöhte Gefährdungslage hin und rät, « große Massenansammlungen zu vermeiden ». Aber Gefährdung bleibt Gefährdung: Die in Berlin bisher übliche These – « Wenn es in Tunesien Fundamentalisten gibt, sitzen sie im Gefängnis » – war wohl doch zu bequem. Und die interne deutsche Einschätzung, dass es sich um einen stramm organisierten Staat handelt, der in all dem arabischen Durcheinander zumindest eine gewisse innere Ordnung und Hoffnung auf eine ökonomische Perspektive verkörpert – wenn auch um den Preis einer mangelnden Achtung der Menschenrechte -, erweist sich nun auch in ganz praktischer Hinsicht als fahrlässig.
Es ist zwei Jahre her, dass Kanzler Gerhard Schröder (SPD) am Rande eines EU-Afrika-Gipfels in Kairo den tunesischen Präsidenten Ben Ali traf. Vom intellektuellen Niveau anderer nordafrikanischer Staatschefs war er damals beeindruckt. Den Tunesier jedoch hat er anders erlebt: wie einen ganz konventionellen, autoritären Machthaber eben. « Der wollte sich nur mit uns schmücken », berichtete der damalige Kanzlerberater Michael Steiner auf dem Heimflug. Es war eine Begegnung, die keine Lust machte auf weitere. Aber sie war typisch für das offiziell immer als so freundschaftlich gelobte Verhältnis zwischen dem Regime in Tunis und der Regierung in Berlin. Solange die Charter-Connection funktionierte, war mehr nicht zu besprechen.

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Copyright © Frankfurter Rundschau 2002
Dokument erstellt am 14.04.2002 um 21:04:01 Uhr
Erscheinungsdatum 15.04.2002
http://www.frankfurterrundschau.de/


Friedensinseln gibt es nicht
Der Terroranschlag von Djerba ist ein herber Schock für die sich lange Zeit so sicher wähnenden Deutschen – aber vielleicht ist es ja auch ein heilsamer
Von Axel Veiel

Alle frische Tünche auf explosionsgeschwärzten Synagogenmauern wird nichts nützen. Die Detonation des Gaslastwagens vor dem jüdischen Gotteshaus auf Djerba, die vor allem Urlauber in den Tod riss, lässt sich nicht mehr glaubhaft als Unfall darstellen. Zeugenaussagen, Bekennerschreiben, Sachverständigenexpertisen: alles weist in die gleiche Richtung. Alles deutet darauf hin, dass der Fahrer den Wagen vor den Mauern der Synagoge abgestellt, das Fahrzeug verlassen und die tödliche Fracht zur Explosion gebracht hat. Das hässliche Bild von einem blutigen Terroranschlag wird sich ins kollektive Gedächtnis eingraben, von einem Massaker an deutschen Urlaubern, von ermordeten Frauen und Kindern. Da mögen die tunesischen Behörden, die verständlicherweise um ihre Einkünfte aus dem Tourismus bangen, noch so sehr dagegen halten.
Ein Explosionsunglück, wie es sich überall auf der Welt hätte ereignen können, wäre nach einer Zeit des Trauerns sicherlich bald dem Vergessen überantwortet worden. Nach einem Tod bringenden Gasbombenattentat auf einer Ferieninsel lässt sich die Erinnerung nicht so schnell tilgen. Zum Schmerz über das Leid der Opfer, ihrer Angehörigen und Hinterbliebenen tritt schließlich die beunruhigende Gewissheit, dass es in dieser immer enger zusammenrückenden Welt keine Inseln des Friedens mehr gibt.
Nicht einmal Djerba ist so eine Insel, so sehr die Regierung in Tunis ihr Land auch als Hort der Ruhe im unruhigen Nordafrika anzupreisen pflegt. In dem so genannten Ferienparadies mit seinen feinsandigen Stränden sind harmlose Pauschaltouristen Opfer des Nahost-Konflikts geworden. Elf Deutsche waren bis Sonntagabend gestorben, mehr als ein Dutzend zum Teil schwer verletzt. Nicht weil ein arabischer Fanatiker in seiner Verblendung Berlin den Krieg erklären wollte. Auch nicht, weil ein Terrorist das tunesische Regime herauszufordern trachtete. Die tödliche Fracht explodierte weder vor einem Hotel- noch vor einem Regierungspalast. Sie detonierte vor einer Synagoge, vor einem der berühmtesten jüdischen Gebetshäuser Nordafrikas.
Schwer zu deuten ist das nicht, zumal Synagogen ja auch schon in Frankreich Zielscheibe des Protestes wurden, ohne dass dabei freilich Menschen zu Schaden kamen. Der Terroranschlag in Tunesien galt den Israelis und ihrem Feldzug gegen die Palästinenser.
Wirtschaftlich getroffen wurde der tunesische Fremdenverkehr. Ermordet wurden Deutsche. Der Nahost-Konflikt, der bisher vor allem vom Fernsehen in europäische Wohnstuben getragen wurde, ist von einem Tag auf den anderen bedrohlich nahe gerückt.
Es ist nicht das erstemal, dass Deutsche Opfer eines Konflikts werden, der sich in sicherer Ferne abzuspielen schien. Nachdem sich der Terror der Gefolgsleute von Osama bin Laden zunächst gegen die US-Botschaft in Kenia und die in Jemen vor Anker liegende amerikanische Marine gerichtet hatte, starben bei den Anschlägen auf das New Yorker World Trade Center auch Deutsche in den Trümmern der einstürzenden Zwillingstürme. Touristen aus der Bundesrepublik zählten zu den Geiseln philippinischer Rebellen wie auch zu den Opfern der ägyptischen Islamisten, die bei Luxor ein Blutbad anrichteten. Wobei an all diesen Schauplätzen des Schreckens auch andere Europäer zu Schaden kamen.
Dass diesmal Tunesien der Tatort ist, muss insofern nicht viel heißen, als Terroristen längst international zu Werke gehen. Das nächste Mal mögen sie in einem anderen Land zuschlagen. Bedeutung erlangt der Ort des Blutvergießens aber insoweit, als der Maghrebstaat bisher in der Tat als Hort der Ruhe galt im unruhigen Nordafrika. Während im benachbarten Algerien seit nunmehr einem Jahrzehnt islamistische Terroristen einen blutigen Kampf gegen die Staatsmacht wie gegen die Zivilbevölkerung führen, herrschte in Tunesien Ruhe.
Eine Friedhofsruhe sei es, sagen Regimekritiker. Fest steht, dass Staatspräsident Ben Ali das Land mit Hilfe von Polizei und Geheimdienst bisher sicher im Griff hatte. Die Zeitungen sind gleichgeschaltet, kritische Stimmen kommen nicht zu Wort. Oppositionelle werden drangsaliert und schikaniert. Nach Wahlen pflegt Ben Ali mit einem Stimmenanteil von 99 Prozent in den Präsidentenpalast zurückzukehren. Kaum ein Regime dürfte über einen derart effizienten Überwachungsapparat verfügen wie das tunesische.
Wenn aber nicht einmal dieses Land vor Terror gefeit ist, welches dann? Die Konsequenzen dieser Überlegung liegen auf der Hand: Für die Politik kann es in einer Welt ohne sichere Enklaven nur darum gehen, die Flucht nach vorne antreten. Für die Europäer heißt es, das ihre beizutragen zum Austreten der Weltenbrände, auch wenn das manchmal sehr wenig sein mag, wie die Vermittlungsbemühungen der spanischen EU-Präsidentschaft im Nahen Osten gezeigt haben.
Der Terroranschlag von Djerba ist ein herber Schock für die sich lange Zeit so sicher wähnenden Deutschen. Aber vielleicht ist es ja auch ein heilsamer.

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Copyright © Frankfurter Rundschau 2002
Dokument erstellt am 14.04.2002 um 21:04:01 Uhr
Erscheinungsdatum 15.04.2002
http://www.frankfurterrundschau.de/


Berlin geht von Anschlag aus
Zahl der Opfer von Djerba hat sich insgesamt auf 17 erhöht
Bei der Bundesregierung in Berlin erhärteten sich am Sonntag Informationen, wonach es sich bei der Explosion an der Synagoge auf der tunesischen Ferieninsel Djerba um einen Anschlag gehandelt hat.

BERLIN, 14. April (me/rtr/dpa/ap). Die Annahme eines Attentats ergebe sich sowohl aus Informationen tunesischer Stellen als auch aus Erkenntnissen von Bundesnachrichtendienst und Bundeskriminalamt, hieß es in Regierungskreisen. Allerdings geht man nach wie vor davon aus, dass der Anschlag « nicht gezielt » deutschen Urlaubern galt.
Die anfängliche These der tunesischen Behörden, es habe sich nur um einen Unfall gehandelt, wurde in Berlin darauf zurückgeführt, dass man in Tunis negative Rückwirkungen auf die Tourismusindustrie möglichst habe vermeiden wollen. Inzwischen sei die Kooperation bei der Aufklärung allerdings zufrieden stellend. Bei der Versorgung der Verwundeten hätten die Tunesier « entsprechend ihren Möglichkeiten » das Menschenmögliche getan.
Die Zahl der Opfer, die bei der Detonation eines mit Flüssiggastanks beladenen Lastwagens an der Außenwand des Gotteshauses ums Leben kamen, erhöhte sich auf mindestens 17. Darunter sind elf Deutsche. Zwei Frauen und ein 18 Monate alter Junge aus Rheinland-Pfalz, die am Samstag zusammen mit weiteren Verletzten nach Deutschland geflogen worden waren, starben am Wochenende in Kliniken in Hamburg und Berlin an den Folgen der Explosion, sagten Sprecher des Reiseveranstalters TUI und der Krankenhäuser. Bei den weiteren Toten handelt es sich um fünf Tunesier – darunter der Fahrer des Lkw – und einen Franzosen.
Bundesinnenminister Otto Schily bestätigte am Samstagabend in der ARD und im ZDF die Existenz eines Bekennerschreibens oder einer entsprechenden Mitteilung. Diese könne aber auch von Personen stammen, die nichts mit dem mutmaßlichen Anschlag zu tun hätten. Falls es sich jedoch tatsächlich um einen Anschlag gehandelt habe, dann seien die Motive der Täter klar. Das jüdische Gotteshaus in Djerba habe eine weltweite Bedeutung.
Die tunesische radikale Moslemorganisation « Al-Nahda » dementierte, die Explosion verursacht zu haben. Sie widersprach damit einem Bericht des Münchner Magazins Focus, demnach sie sich in einer Botschaft an arabische Zeitungen in London zu der Explosion bekannt haben soll. Das Auswärtige Amt wies die Behauptung des Focus zurück, Zeugenaussagen, die auf einen Anschlag hindeuteten, zurückzuhalten. Alle Informationen, Hinweise und Augenzeugenberichte würden umgehend an das Bundeskriminalamt weitergeleitet.
Deutsche Touristen und Geschäftsreisende können sich beim Auswärtigen Amt über die Sicherheitslage in fast allen Ländern informieren. Derzeit rät die Behörde ausdrücklich vom Besuch von elf Ländern ab. « Reisewarnungen » hat das Ministerium unter anderem gegen Haiti, Somalia, Liberia und Afghanistan ausgesprochen. Tunesien ist nicht darunter. Der außenpolitische Koordinator der Bündnisgrünen, Christian Sterzing, warnte vor einer « Solidarisierungswelle » in den arabischen Ländern wegen des Nahost-Konflikts.

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Verunsicherung auf der « Insel der Stabilität »

Mehr als 100 000 Polizisten sollen in Tunesien für Ruhe und Ordnung sorgen, doch Staatspräsident Ben Ali hält vor allem sich selbst für unabdingbar / Von Hans-Christian Rößler

FRANKFURT, 14. April. Es klingt fast ein wenig trotzig. Tunesien bleibe das « Land des Friedens und der Toleranz », sagte Tourismusminister Zenaidi am Samstag bei einem Besuch der jüdischen Gemeinde in Djerba, vor deren Synagoge sich am Donnerstag die tödliche Explosion ereignet hatte. Es ist der einzige Artikel in der Sonntagsausgabe der Tageszeitung « La Presse » über das Ereignis, das seit Donnerstag in Tunesien unbeirrt als ein tragischer Unfall bezeichnet wird – selbst wenn in den auch in Tunesien empfangbaren ausländischen Fernsehsendern und im Internet schon lange von einem möglichen Anschlag die Rede ist. Die offizielle Reaktion überrascht nicht, denn kaum etwas anderes fürchtet die tunesische Regierung so sehr wie Terror in dem nordafrikanischen Urlaubsland, das sich im Ausland gern als Insel der Stabilität in einer unruhigen Region darstellt. Schon seit den Attentaten am 11. September 2001 kommen weniger ausländische Touristen an die Strände von Djerba, Monastir und Hammamet. Doch im Vergleich zu den Nachbarländern waren die Folgen der Anschläge in Amerika bisher nicht so stark zu spüren. Die Trockenheit, unter der das Land seit drei Jahren leidet, machte der Bevölkerung mindestens ebensosehr zu schaffen.

Das wird sich jetzt wohl ändern. Am Wochenende kamen die ersten vorsichtigen Warnungen aus dem Auswärtigen Amt in Berlin. Tunesien-Besucher sollten bei größeren Menschenansammlungen besonders aufpassen. Auch in Frankreich, woher ebenfalls ein Todesopfer stammte, verfolgt man genau die neueste Entwicklung. Aus beiden europäischen Ländern kommen die meisten Touristen. Unter den Orientbegeisterten galt Tunesien bisher als eine Ausnahme: Während es in Ägypten immer wieder zu islamistisch motivierten Anschlägen kam und auch in der Türkei die kurdische PKK mit ihren Terroraktionen Urlauber verunsicherte, war es in dem nordafrikanischen Land ruhig geblieben. Dafür sorgt nicht zuletzt ein riesiger Sicherheitsapparat mit mehr als 100 000 Polizisten in dem Land, das neun Millionen Einwohner zählt. Diesen Aufwand rechtfertigte die Regierung in Tunis immer wieder mit den ausländischen Gästen, die es zu schützen gelte: Tatsächlich sind sie eine der wichtigsten Einnahmequellen neben der Textilindustrie in dem rohstoffarmen Staat. Der östliche Nachbar Libyen stand über ein Jahrzehnt unter Terrorverdacht; das westliche Nachbarland Algerien versank in den neunziger Jahren in einem blutigen Bürgerkrieg zwischen militanten Islamisten und dem Militär. Tunesien blieb dieses Schicksal erspart. Mit Warnungen vor islamistischem Terror wurden die hohen Ausgaben für die Polizei begründet sowie die starken Einschränkungen für die Opposition.

Schon die Anschläge des Al-Qaida-Netzwerks im vergangenen September nahm Staatspräsident Ben Ali als willkommene Rechtfertigung für seine Politik. Er warf den europäischen Kritikern seines Regimes vor, die von radikalen Muslimen ausgehenden Gefahren unterschätzt zu haben. Dem seit 1987 regierenden Präsidenten war in den vergangenen Jahren immer häufiger vor allem im Ausland ein Führungsstil vorgehalten worden, der sich nicht ausreichend an rechtsstaatlichen Kriterien orientiert. Das galt besonders für den Umgang des Regimes mit Menschenrechtlern, Journalisten und Oppositionellen. Nach Angaben von Amnesty International und tunesischen Menschenrechtlern befinden sich mehr als tausend politische Gefangene in den überfüllten Gefängnissen des Landes. Sogar von der früheren französischen Kolonialmacht Frankreich, die weiter enge Kontakte nach Tunis unterhält, waren ungewöhnlich scharfe Worte gekommen.

Ben Ali, der 1999 mit 99,4 Prozent der Stimmen zum dritten Mal wiedergewählt wurde, verweist dagegen darauf, daß er sich ernsthaft darum bemühe, sein Land weiter zu demokratisieren. Dabei hält er sich selbst offenbar für unabdingbar. Die derzeitige Verfassung untersagt Ben Ali eigentlich eine vierte Amtszeit. Doch der Präsident hat schon angekündigt, daß er die Verfassung ändern wolle, um mehr « Pluralismus » zu ermöglichen. Damit er 2004 ein viertes Mal für das höchste Amt im Staat kandidieren kann, soll nach den bisherigen Planungen offenbar die Zahl der Amtszeiten nicht mehr beschränkt und nur noch eine Altersgrenze festgeschrieben werden. Tunesische Oppositionelle befürchten, daß er sogar eine Präsidentschaft auf Lebenszeit einführt und damit dem Vorbild seines Vorgängers Bourguiba folgt – obwohl er selbst nach der Absetzung seines greisen Vorgängers veranlaßt hatte, die Amtszeit des Staatspräsidenten zu begrenzen.

Die innenpolitische Kritik an dem starken Mann an der Spitze der Präsidialrepublik bleibt jedoch begrenzt. Dafür sorgen die staatlich kontrollierten Medien, die den 64 Jahre alten Präsidenten nur mit vollem dunkelbraunen Haaren zeigen dürfen. Viele Tunesier halten ihm Stabilität im Innern und einen Wohlstand zugute, der den in vielen Staaten der Region übertrifft. Ein eigenständige Opposition hatte es wegen staatlicher Repression schwer, an Statur zu gewinnen. Wer sich zu weit vorwagt, wie etwa zuletzt der Journalist Taoufik Ben Brik oder die Mitglieder der unabhängigen Menschenrechtsorganisation CNLT, muß mit Repression und Gefängnis rechnen. Dort sind immer noch viele der Islamisten eingesperrt, die in den ersten Jahren der Amtszeit Ben Alis festgenommen wurden, als vor allem Jugendliche und Studenten gegen die tunesische Regierung protestierten. Zu bürgerkriegsähnlichen Auseinandersetzungen mit blutigen Massakern militanter Muslime wie im benachbarten Algerien war es aber auch damals nicht gekommen. Ben Ali, der früher Innenminister war und als ein Mann des Sicherheitsapparats an die Staatsspitze aufstieg, sorgte mit seinem harten Durchgreifen auch dafür, daß die Proteste nicht eskalierten. Heute werfen Oppositionelle der tunesischen Führung vor, die Islamismus-Gefahr als ein Alibi zu benutzen, um nicht wirklich mit einer politischen Liberalisierung beginnen zu müssen. Die größte Gefahr für die Stabilität sei das Regime selbst. Sogar Geschäftsleute, die sonst den wirtschaftsfreundlichen Kurs der Regierung schätzten, halten mittlerweile Korruption und zu große staatliche Reglementierung für wachstumshemmende Hindernisse.

Vor allem mit den Anfangsjahren Ben Alis verbinden viele Tunesier aber auch die Modernisierung ihres Staates. Das spiegelte sich etwa bei den Frauenrechten in Tunesien wider. Diese Reformen trugen auch dazu bei, daß islamistisches Ideengut in Tunesien keine weite Verbreitung fand. Als sie noch bei Wahlen antreten durften, erzielten islamistisch orientierte Kandidaten nur Achtungserfolge. Islamistische Denker oder Prediger wie Rahid Ghannouchi können seit langem nur aus dem Exil für ihre Vorstellungen werben. Obwohl sich viele Tunesier mit den Palästinensern solidarisieren, blieb es in Tunesien – anders als in vielen Staaten der Region – auf den Straßen weitgehend ruhig. Auch das Verhältnis zu den 2300 tunesischen Juden blieb von der Eskalation im Nahen Osten unberührt. Großen Rückhalt würden Extremisten deshalb nicht finden, sollten sie für die Explosion in Djerba verantwortlich sein. Trotz der Aufrufe zu Toleranz wird die tunesische Führung ihre Sicherheitskräfte alles tun lassen, damit es nicht so weit kommt.

Frankfurter Allgemeine Zeitung, 15.04.2002, Nr. 87 / Seite 3
http://www.faz.net/IN/INtemplates/faznet/default.asp?tpl=faz/content.asp&rub={B02AFBB3-E1E0-4556-B06E-092A3599848A}&doc={32F728F6-6ADD-4034-A6DA-EAB4B2C43287}


Djerba
Schily ohne Beweise für Anschlag

15. April 2002 Trotz eines fehlenden eindeutigen Beweises geht die Bundesregierung weiter von einem Terroranschlag als Hintergrund der Explosionskatastrophe vor einer Synagoge auf der tunesischen Ferieninsel Djerba aus. Vier Tage nach der Explosion, durch die zehn deutsche Urlauber getötet wurden, übte Bundesinnenminister Otto Schily (SPD) am Montag Kritik an der Aufklärungsarbeit der tunesischen Behörden, die den Unglücksort umgehend von Spuren gesäubert hatten. Das Auswärtige Amt mahnte Reisende in Tunesien zu erhöhter Vorsicht, sah aber noch keinen Anlass, von Reisen in das nordafrikanische Land abzuraten.
Die raschen Instandsetzungsarbeiten an der Synagoge müssten « mit Fug und Recht natürlich mit einem großen Fragezeichen versehen » werden, sagte Schily im ZDF. Anfangs habe die tunesische Seite eine « starke Tendenz » gezeigt, die Explosion « von vorneherein als Unfall zu qualifizieren ». Die Zusammenarbeit mit den tunesischen Behörden bezeichnete Schily insgesamt aber als « vertrauensvoll » und « gut ». Die Ermittlungen würden zügig fortgeführt.
« Kein eindeutiger Beweis »
Der Innenminister sah immer stärkere Indizien dafür, dass die Explosion ein Anschlag war. Diesen Verdacht bestärkten Erkenntnisse aus der Spurensicherung und Zeugenaussagen. Schilys Sprecher Rainer Lingenthal sagte vor Journalisten: « Es gibt Hinweise, aber keinen eindeutigen Beweis. » Für die Bundesregierung gebe es aber keinen Grund, von der Vermutung eines Anschlags Abstand zu nehmen.
Auf Schilys Apell haben sich beim Bundeskriminalamt (BKA) bislang zwölf Anrufer mit Beobachtungen zur Explosion gemeldet. Nur einer der Anrufer solle vernommen werden. Drei Beamte des BKA sind nach Angaben Lingenthals in Tunesien. Sie hätten dort keine eigene Ermittlungsbefugnis. Den deutschen Behörden würden aber keine Informationen von den tunesischen Sicherheitsbehörden vorenthalten.
Zwei Jungen außer Lebensgefahr
Zugleich räumte der Sprecher ein, dass es « unterschiedliche Interessenlagen » der tunesischen und der deutschen Regierung gebe. Die tunesische Regierung habe ein « verständliches Interesse, dass sie ihre Bürger und Gäste nicht beunruhigen » wolle. Berlin sei an einer umfassenden Aufklärung interessiert. Lingenthal sagte, es gebe keine Hinweise dafür, dass deutsche Touristen in anderen Gebieten besonders gefährdet sein könnten. Der mutmaßliche Anschlag auf Djerba habe wahrscheinlich der Synagoge gegolten.
Insgesamt kamen bei der Explosion 15 Menschen ums Leben. Mehrere schwer verletzte deutsche Urlauber werden noch in Krankenhäusern in Deutschland behandelt. Ein 14-jähriger deutscher Junge, der wegen schwerster Verbrennungen im Aachener Klinikum behandelt wird, ist inzwischen außer Lebensgefahr. Auch ein 18 Monate alter Junge aus Rheinland- Pfalz, der mit schweren Brandverletzungen in einer Kinderklinik in Hamburg liegt, wird nach Angaben der Polizei überleben.
Vier in Lübeck liegende Opfer waren nach Auskunft der Universitätsklinik am Montagmorgen am Leben. Der Zustand eines 14-jährigen Mädchens sei allerdings nach wie vor sehr kritisch, hieß es. Die Verfassung von drei in Berlin behandelten Opfer war nach Auskunft des Unfallkrankenhauses unverändert ernst. Sie schweben weiterhin in akuter Lebensgefahr. « Es wird auch keine Entwarnung in den nächsten Tagen geben », sagte Chefarzt Bernd Hartmann. Bei den zwei Frauen im Alter von 22 uns 39 Jahren und einem 40- jährigen Mann sind mehr als 70 Prozent der Körperoberfläche schwer verbrannt. Tiefe Verbrennungen dritten Grades haben die Ärzte bei den Verletzten diagnostiziert. « Das bedeutet die komplette Zerstörung der Haut », sagte Hartmann. « Der Körper ist eine riesige Wundfläche ».
Zeugen beim BKA melden
Der Innenminister rief die nach Deutschland zurückgekehrten Überlebenden auf, sich beim BKA in Wiesbaden « möglichst umgehend » als Zeugen zur Verfügung zu stellen. Sie können sich unter der Telefonnummer 02225-8922042 melden.

http://www.faz.net/IN/INtemplates/faznet/default.asp?tpl=uptoday/content.asp&doc={9B926E57-F2C2-4DC0-9F87-B454D9510305}&rub={9E7BDE69-469E-11D4-AE7B-0008C7F31E1E}


Anschlag
Explosion auf Djerba droht Tunesiens Regime zu erschüttern

Von Birthe Blechschmidt, dpa

14. April 2002 « Tunesien ist noch immer ein Land der Toleranz und des Friedens », versicherte der tunesische Tourismusminister Slaheddine Maaoui, der zwei Tage nach der verheerenden Explosion die weltberühmte Ghriba-Synagoge auf der Ferieninsel Djerba besuchte. Doch die Katastrophe, bei der 16 Menschen, darunter elf Deutsche, ums Leben kamen, verdrängt die Bilder von Gastfreundschaft und unbeschwerten Urlaubstagen unter Palmen. Und droht, das Regime des diktatorisch regierenden Staatschefs Ben Ali zu erschüttern.
Für den 65-jährigen Präsidenten Zine el Abidine Ben Ali, der seit 15 Jahren an der Macht ist und sich darauf vorbereitet, noch eine vierte Amtsperiode zu regieren, wäre es fatal, sollten die Anschläge der Islamisten, angefacht durch den blutigen Konflikt zwischen Israelis und Palästinensern, auf Tunesien übergreifen.
Regierungschef bekämpft Islamisten
Schon seit mehr als einem Jahrzehnt geht Ben Ali mit eiserner Faust gegen die Islamisten vor, auch um sich das Wohlwollen Europas und Amerikas zu sichern. Allein der Verdacht einer Verbindung zu der größten Islamisten-Gruppe Al Nahda reicht aus, um einen Bürger ins Gefängnis zu bringen. Der Chef der Bewegung, Raschid el Ghanuschi, flüchtete nach Großbritannien ins Exil. In London soll dem Nachrichtenmagazin « Focus » zufolge ein Bekennerschreiben von Al Nahda zum Anschlag auf Djerba aufgetaucht sein. Bislang wurde Al Nahda von Experten als weniger radikal eingeschätzt als die militanten Islamisten-Gruppierungen in Algerien und Ägypten.
Nach den Terroranschlägen vom 11. September kam es in Europa zu zahlreichen Verhaftungen mutmaßlicher tunesischer Extremisten, die zum Terrornetzwerk Al Qaida von Usama bin Ladin gehören sollen. In Italien wurden Ende Februar vier mutmaßliche Mitglieder wegen krimineller Vereinigung zu Haftstrafen bis fünf Jahren verurteilt, unter ihnen der Tunesier Sami Ben Khemais, der Bin Ladins europäische Aktivitäten koordiniert haben soll.
Tourismus ist wichtige Devisenquelle
Tunesiens Staatschef hat seine Politik stark auf den Westen ausgerichtet. Der Ausbau der Tourismusbranche hat Vorrang. Sie ist die mit jährlich rund 1,7 Milliarden Euro Einnahmen wichtigste Devisenquelle des Landes neben den landwirtschaftlichen Erzeugnissen. Damit ist Ben Ali gut gefahren. Tunesien hat mit seinen fast zehn Millionen Einwohnern den höchsten Lebensstandard aller Länder Nordafrikas. So kann Ben Ali die Unzufriedenheit im Land über
das autoritäre politische System leichter im Zaum halten.
Tunesien will das Geschäft mit den jährlich fast sechs Millionen Touristen nicht gefährden. Deutsche und Franzosen liegen mit jeweils knapp einer Million an der Spitze. Die Herrscher in Tunis haben bislang Spekulationen über ein Attentat fundamentalistischer Islamisten wirksam im Keim erstickt. Vielmehr verbreiteten sie, dass es ein Unfall gewesen sei. Anschläge wie 1997 im ägyptischen Luxor – damals wurden 58 Urlauber getötet – mit katastrophalen Folgen für das Tourismus-Geschäft sind ein warnendes Beispiel. Immer mehr Anzeichen sprechen jedoch für ein brutales Attentat auf das älteste jüdische Gotteshaus Afrikas. Das meinte auch Bundesinnenminister Otto Schily.
Opposition ist praktisch ausgeschaltet
Wer bei den tunesischen Behörden und auf Djerba Aufklärung über die Ursachen der Explosion suchte, stieß auf eine Mauer des Schweigens. Die Spuren der Explosion wurde auf höchste Anweisung hin rasch getilgt. Mit der Kontrolle der Aussagen hat das Regime leichtes Spiel, weil Meinungsfreiheit und Opposition im Land ausgeschaltet sind.
Selbst die kleine jüdische Gemeinde im Land, die vom Wohlwollen und Schutz des Regimes abhängig ist, unterstützt hartnäckig die These eines Unfalls. Zum großen Wallfahrtereignis der Ghriba-Synagoge Anfang Mai werden wieder rund 8000 jüdische Pilger erwartet. « Nach Aussagen von Gemeindemitgliedern sind wir überzeugt, dass es ein Unfall war », sagte der Großrabbiner von Tunesien, Haim Nadar.

http://www.faz.net/IN/INtemplates/faznet/default.asp?tpl=uptoday/content.asp&doc={62B820B0-0076-487E-A2D5-194CCD3F5317}&rub={9E7BDE69-469E-11D4-AE7B-0008C7F31E1E}


Touristen mit Steinen beworfen

I n Tunesien hat es offenbar schon vor der Explosion auf Djerba Überfälle auf Touristen gegeben. In dem Küstenort Mahdia hätten Demonstranten bereits eine Woche vor dem schlimmen Vorfall auf Djerba ein Dutzend Deutsche in einem Bus angegriffen und mit Steinen beworfen, sagte eine 52-jährige Urlauberin am Montag der Nachrichtenagentur dpa. Die Touristen hätten sich nur mit Mühe in eine Polizeistation retten können.
« Zunächst haben wir noch gedacht, die Leute winken uns freundlich zu », erinnerte sich die Psychotherapeutin an den Vorfall am 3. April. Doch plötzlich habe der Reisebus in einer Demonstration von Hunderten Menschen gestanden: « Der Bus wurde mit Steinen beworfen, alle Scheiben gingen zu Bruch. Die Demonstranten riefen ‘Arafat’ und ‘Bin Laden’. »
Mit Mühe und unter Polizeischutz habe der Bus dann noch eine Polizeistation erreicht, sagte die Frau. Dort habe sie ein weiteres deutsches Paar getroffen, das mit einem Mietwagen in eine andere Demonstration geraten und ebenfalls mit Steinen beworfen worden sei. Nach rund zwei Stunden konnten die Urlauber nach Angaben der Bremerin die Rückfahrt zu ihren Hotels antreten. Dort sei der Vorfall von den deutschen Reiseveranstaltern heruntergespielt worden.

Ärzte kämpfen um das Leben der Verletzten

Tage nach der Explosion vor einer Synagoge auf der tunesischen Ferieninsel ist klar: mindestens 15 Menschen starben. Unter ihnen sind zehn Deutsche – sieben Frauen, zwei Männer und ein elfjähriger Junge. Zudem kamen vier Tunesier und ein Franzose ums Leben.
Von den deutschen Opfern, die in verschiedenen Kliniken in Deutschland liegen, war bei mindestens acht Verletzten der Zustand noch kritisch.

Anschlag immer wahrscheinlicher

Sowohl Bundesregierung als auch Bundesanwaltschaft bekräftigten am Montag, dass sie trotz fehlender Beweise von einem Anschlag ausgehen. Die Ermittlungen übernahm Generalbundesanwalt Kay Nehm.
Nach den Worten von Innenminister Otto Schily (SPD) « verdichten sich die Indizien, dass es sich um einen Anschlag gehandelt hat und nicht um einen Unfall ». Von tunesischer Seite hatte es geheißen, die Explosion vor der La-Ghriba-Synagoge am Donnerstag sei ein Unglück gewesen.
Schily kritsierte im ZDF die Aufklärungsarbeit der tunesischen Behörden, die den Unglücksort umgehend von Spuren gesäubert hatten. Die raschen Instandsetzungsarbeiten an der Synagoge müssten « mit Fug und Recht natürlich mit einem großen Fragezeichen versehen » werden.
Bundeskanzler Gerhard Schröder (SPD) sagte, sollte sich herausstellen, dass es ein Anschlag war, werde die Regierung alle Möglichkeiten nutzen, die Täter zu ergreifen. « Djerba zeigt, dass der, der geglaubt hat, das Problem des internationalen Terrorismus sei gelöst, sich geirrt hat », so der Kanzler im ZDF.

15.04.02, 19:35 Uhr
http://www.focus.de/G/GN/gn.htm?snr=104118&streamsnr=7&q=1

 
Selon un rapport du CNLT Tunisie: la justice sous la tutelle du pouvoir exécutif

 

-15.04.2002 12:23:00 – GENEVE/TUNISIE/INDEPENDANCE JUSTICE/CNLT

 

Eclairage Par Annegret Mathari

Genève (ats) La justice ne peut pas fonctionner en Tunisie, en raison de la tutelle à laquelle le pouvoir exécutif l’a soumise, affirme un rapport du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT). Le rapport demande le respect du principe de séparation des pouvoirs.

Dans une lettre ouverte au président Ben Ali, le vice-président du tribunal de première instance de Tunis Mokhtar Yahyaoui s’était plaint de ne pouvoir remplir son mandat en raison de l’interférence du pouvoir exécutif. Il a été révoqué le 29 décembre 2001 à la suite de cette protestation, affirme le rapport du CNLT rendu public à Genève.

Début avril, le juge Yahyaoui a été empêché par les autorités tunisiennes de se rendre à Genève, où il voulait rencontrer la Haut Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, a indiqué la porte- parole du CNLT Sihem Bensedrine.

Dérive autoritaire

Pour le CNLT, dans les procédures judiciaires se trouvent des instructions sur la manière dont le jugement doit être formulé. Les juges doivent se plier aux directives du pouvoir exécutif.

Le projet de réforme de la Constitution «consiste à couvrir d’un habit légal la dérive autoritaire du régime et institutionnaliser ainsi le pouvoir absolu du président de la république». Celui-ci serait désormais «protégé par une immunité le plaçant au-dessus des lois», affirme le rapport, qui porte sur la période avril 2000- décembre 2001.

Le droit à la défense est limité. Diverses restrictions ont été constatées dans plusieurs procès l’an dernier. Les droits de visite des prévenus par leurs avocats n’ont pas toujours été respectés et des prévenus incarcérés sans avoir été entendus.

Impunité des tortionnaires

La justice refuse également de demander des comptes aux agents du pouvoir exécutif, impliqués dans des actes de torture, des agressions ou des meurtres. Le CNLT dénonce une impunité qui permet aux agents de police et gardiens de prison d’échapper aux sanctions. Les juges ignorent les plaintes faisant état d’actes de torture, sous prétexte que «la torture n’existe pas en Tunisie».

Le CNLT affirme qu’au contraire le «phénomène de la torture demeure une pratique répandue au sein de l’appareil sécuritaire». Il ajoute: «La généralisation de la torture participe de l’instauration d’un climat de terreur sur l’ensemble de la société».

«L’appareil judiciaire comme l’institution médicale se sont faites les complices de ces pratiques en se soumettant à la volonté des autorités de protéger les personnes impliquées dans les actes de torture», poursuit le rapport, en citant plusieurs cas de morts suspectes dans les prisons.

Agressions fréquentes

La fréquence des agressions physiques et violences exercées sur la voie publique par la police politique s’est accrue depuis décembre 2000. Le pouvoir a donné à ses agents des directives pour intimider les militants des droits de l’homme. Mais les auteurs des agressions ne sont pas poursuivis et les plaintes n’ont aucune suite, selon le rapport.

Le CNLT appelle à la restauration d’une justice indépendante. Il faut notamment écarter les représentants de l’Exécutif au sein du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), rendre l’institution judiciaire financièrement indépendante et mieux assurer les droits de la défense. Le CNLT demande également une amnistie de quelque 1000 prisonniers politiques, en majorité islamistes.

 

 
L’autre visage de la Tunisie

 

Textes : Sophie Davaris

La Tunisie, ses plages, son soleil, ses centres de thalassothérapie accueillent chaque année 5 millions de touristes, dont 1 million de Français et 100 000 suisses.

Des occidentaux attirés par une destination proche, peu chère et sûre. Sûre? L’explosion, jeudi devant une synagogue, qui a fait 12 morts – 4 tunisiens et 8 allemands- pourrait altérer l’image que l’Occident se fait de ce pays du Maghreb.

Dénoncée comme une dictature par des opposants politiques, la Tunisie vit, depuis le 7 novembre 1987, sous a présidence de Zine el-Abidine Ben Ali, 65 ans. Si les réformes constitutionnelles sont approuvées le 26 mai par référendum, le chef de l’Etat pourra briguer un quatrième mandat, alors que l’actuelle Constitution lui interdit d’en solliciter plus de trois. Le projet prévoit également de repousser l’âge limite des candidats de 70 à 75 ans – rendant ainsi possible une cinquième candidature – et de consacrer l’impunité du président pendant et “ après la fin de son mandat pour les actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions”.

Officiellement, ce programme vise à constitutionnaliser les droits de l’homme et les libertés fondamentales. dans la bouche des opposants tunisiens, d’Amnesty International et de Human Rights Watch, il s’agit au contraire d’une tentative de « confiscation du pouvoir » par un régime qui, depuis le 11 septembre, se sent légitimé à durcir sa politique “antiterroriste” et sa surveillance policière.

 

«La torture ? Un outil de gouvernement»

Sihem BENSEDRINE Journaliste et éditrice tunisienne, est cofondatrice du Centre National pour les libertés en Tunisie. En 2001, elle a passé 3 mois en prison pour avoir dénoncé la violation des droits humains dans son pays.

Selon vous, la torture serait devenue une pratique courante en Tunisie ?

Sihem Bensedrine,- Officiellement condamnée, la torture est en réalité devenue un outil de gouvernement. Elle s’exerce à l’encontre des prisonniers d’opinion comme des prisonniers de droit commun : Le but ? Arracher des aveux, mais aussi briser la dignité des victimes. Le plus grave est que les tortionnaires sont protégés, voire récompensés. Une impunité qui s’explique par le manque total d’indépendance de la justice.

Pourquoi la société ne proteste-t-elle pas ?

ben Ali a instauré un système moyenâgeux mais efficace de représailles collectives. L’opposant n’est pas le seul à être puni. Sa famille, ses amis risquent aussi la prison, les sanctions. La peur empêche toute réaction, brise la solidarité, atomise la société.

Qu’en est-il des opposants politiques et de la presse ?

Ben Ali a neutralisé les partis. La véritable opposition est en dissidence,. Près de mille opposants politiques sont en prison. Quant à la presse, Ben Ali l’a totalement verrouillée. C’est un vrai gâchis, car la Tunisie était l’un des premiers pays d’Afrique à avoir une presse libre et une société civile dotée de contre-pouvoir. Aujourd’hui, elle est la plus arriérée d’Afrique, sans un seul journal, une seule radio ni une seule télévision libre.

Comment expliquer le silence de l’Europe ?

Voilà le plus grave. La Tunisie vit en dictature sous le regard complice de l’Europe, qui feint de croire à son discours officiel. Depuis le 11 septembre, tout le monde a accepté que Ben Ali se pose en champion de la lutte antiterroriste, légitimant une politique encore plus musclée envers les opposants.

Quelle est la situation actuelle ?

Le pouvoir se raidit. Entre le 23 mars et le 8 avril, deux prisonniers ont péri en détention, faute de soins. Un juge-Mokhtar Yahiaoui- a été empêché de se rendre à Genève pour avoir critiqué la justice de son pays. Hamma Hammami et deux de ses compagnons ont été condamnés à des années de prison pour leur opinion politique. Ce durcissement traduit un malaise face à une opposition qui émerge. La société s’éveille. L’édifice se lézarde peu à peu.

«Les libertés fondamentales sont respectées»

Hatem BEN SALEM Ambassadeur de Tunisie auprès de I’ONU dément catégoriquement ces accusations.

– A propos de l’explosion devant la synagogue de Djerba, la presse allemande privilégie dans son ensemble la thèse de l’attentat.

Hatem BEN SALEM. — C’est faux. Il s’agit d’un accident ordinaire qui n’a aucun rapport avec ce qui se passe au Moyen-Orient. Un attentat aurait été dirigé contre la face de la synagogue et non derrière.

Que répondez-vous aux accusations de torture dans votre pays ?

– Il n’y a pas de torture, c’est un phénomène inacceptable que la Tunisie a toujours condamné. Il peut y avoir des dépassements, comme dans tous les pays du monde, mais cela demeure exceptionnel et, le cas échéant, les policiers sont sanctionnés. Une police capable de torture libérerait-elle ensuite ses victimes pour qu’elles la dénoncent ? Tout cela n’est qu’affabulation de la part de personnes qui n’ont pu s’imposer politiquement.

– Le juge Yahiaoui a-t-il été empêché de se rendre à Genève pour avoir critiqué l’absence d’indépendance de la justice tunisienne ?

– Non. Ce juge a été condamné dans une affaire d’achat de terrain. N’étant Plus magistrat, il devait changer de passeport, comme n’importe quel citoyen. Il ne l’a pas fait, les autorités n’ont fait qu’appliquer la loi en lui refusant de prendre l’avion.

– Que dire de Hamma Hammami et de deux de ses compagnons jugés pour leurs convictions politiques?

– Hammami anime un groupuscule trotskiste depuis les années 70. Au début des années 80, ce groupe a voulu recourir à la lutte armée. Ce qui a valu à Hammami d’être emprisonné à plusieurs reprises. A partir du moment ou vous prônez la haine, vous vous exposez aux sanctions de la justice.

– Et les prisonniers Abdelwahab Bousaa et Lakhdar Essidiri, morts en détention faute de soins?

– On ne meurt pas comme ça en Tunisie. Quant à ces deux personnes. Elles ne sont pas mortes. C’est une information que je démens formellement.

– Quant à la presse, diriez-vous qu’elle fonctionne normalement?

– Absolument, Jetez un coup d’oeil sur les kiosques à journaux. En Tunisie, la presse est libre dans le cadre d’une loi qui ne prévoit aucune restriction, mais qui ne permet pas de diffamer les corps constitués, don’t fait partie la justice. Les libertés fondamentales sont respectées en Tunsiie. Nous acceptons la critique, pour autant qu’elle soit constructive.

Article paru dans le journal suisse « Le matin » le 14 avril 2002 et transmis à TUNISNEWS  par Mme

Safwa Aissa, Service de l’information Vérité-action

 
REACTION DU FORUM TUNISO-SUISSE DES LIBERTES :

 

Le représentant à l’ONU du régime tunisien dément la mort de BOU SAA et de ESSDIRI !!!!

Les membres du Forum Tuniso-Suisse des Libertés sont outrés et indignés par les déclarations mensongères,  honteuses et scandaleuses du représentant  du régime totalitaire tunisien auprès des institutions
internationales à Genève.
 
En effet ce  membre de la police diplomatique avait formellement démenti dans les colonnes d’un quotidien Suisse paru le dimanche 14 avril,  la mort des deux martyrs et victimes de la torture  les regrettés
Abdelwaheb BOU SAA et  Lakhdar ESSDIRI, décédés dans les goulags du général Ben Ali après  une grève de la faim pour le premier et de totrture et  mauvais traitement pour le deuxième.
 
Le FTSDL demande à tous les tunisiens et les militants des droits de l’homme partout dans le monde d’écrire ou téléphonner à cet ignoble ambassadeur qui n’a aucun respect pour les morts, afin de protester et
le sommer de réctifier ses fausses déclarations auprès des médias  et de présenter des excuses aux familles des deux victimes, ceci pourrait   » peut être  » sauvegarder son honneur.
 
Et voici l’adresse :
Hatem BEN SALEM
Mission Permanente du Régime Tunisien
Rue Moillebeau No 58
1209 Genève. SUISSE
 
Tél mission  0041 – 22 734 84 50
tél résidence 0041- 22  347 75 95
 
Chokri YACOUB
Coordinateur F.T.S.D.L
e-mail:

ftsdl@hotmail.com <mailto:ftsdl@hotmail.com>
 
0041 79  298 03 05

 

Université Laval : le débat concernant la liberté d’expression des étudiants tunisiens est mal engagé

 

Bonjour!

Je me dois d’abord de remercier ceux d’entre vous qui m’ont appuyée.

Je me dois aussi de faire savoir à tous ceux qui ont pris position dans ce débat que l’un des 7 étudiants qui ont signé le « droit de réponse » a par la suite, au nom des 7, affiché une mise au point affirmant leur sincérité.

Ceci m’amène à émettre trois remarques :

1. Ces étudiants sont des personnes dont les droits fondamentaux doivent être respectés. À partir du moment où ils affichent et signent publiquement leur sincérité, nous n’avons pas le droit de leur faire un procès
d’intention.

Et autant j’ai déjà défendus les droits fondamentaux des islamistes, autant je défendrai les droits fondamentaux de ces 7 étudiants, que leurs positions politiques me paraissent sympathiques ou pas, justes ou pas : on n’a pas le droit d’accuser une personne de mentir sans preuve.

2. Si quelqu’un a cru comprendre autre chose dans mes propos, je tenais à préciser publiquement ma pensée, car le vrai problème est tout autre.

À l’Université Laval et ailleurs, en effet, la liberté d’expression des Tunisiens se limite généralement aux discours pro-pouvoir. Ceux qui auraient une position minimalement critique envers le régime tunisien
actuel ne pourraient l’exprimer sans craindre de graves représailles sur eux ou même sur leur famille.

Sans douter de la sincérité des étudiants qui ont manifesté leur déprime devant ce qu’ils ont perçu comme une campagne de dénigrement de la Tunisie, je dis que ce qui mérite discussion, c’est le fait que le droit de critiquer publiquement son gouvernement  n’existe pas pour un citoyen tunisien.

Depuis 6 ou 7 ans, trop de témoignages me sont parvenus de la part d’étudiants dont je tairai les noms pour des raisons évidentes. Ces témoignages vont toujours dans le même sens : ils sont épiés  autant à
l’Université Laval que s’ils se trouvaient à Tunis.

Et si la conduite d’un étudiant tunisien laisse planer quelque doute aux yeux de ses autorités, il sera harcelé, menacé, victime de tracasseries de toutes sortes.

3. Aucune ONG tunisienne, canadienne ou internationale n’a à ma connaissance appelé au boycott du tourisme en Tunisie.

______________________________

Lise Garon, professeure
Département d’information et de communication
5419-Casault, Université Laval
Sainte-Foy, Québec, Canada
G1K 7P4

téléphone : (418) 656-2131 # 7709
télécopie : (418) 656-7807
lise.garon@com.ulaval.ca

 

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