14 septembre 2010

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TUNISNEWS
10 ème année, N° 3766 du 14.09.2010
 archives : www.tunisnews.net 


Kalima: La pollution du golfe de Gabès affecte les revenus des pêcheurs Kalima: Des défenseurs ont réussi à présenter leurs vœux à Am Ali Ben Salem Kalima: Baisse de l’investissement des travailleurs migrants en Tunisie Kalima: Un « appel à la nation » dans les lycées fait réagir les syndicats Amor Harouni: Réparations Inadéquates de Canalisation d’Egouts de la cité 26-26 (Sidi Amor-Kram Ouest) Xinhua: Tunisie : 80% des familles sont propriétaires de leurs logements Jeune Afrique: Bourguiba revisité Maghreb Emergent: Pour le FMI, l’économie tunisienne est trop dépendante de l’UE Kapitalis: L’huile d’olive de Tunisie menacée aux Etats-Unis WMC: Tunisie-Tourisme : 2 MDT ? C’est tout ?! WMC: Tunisie-Médias : Sommes-nous « violés » par les chaînes satellitaires internationales? Magharebia: Le réalisateur de Vivre Ici Mohamed Zran aborde des sujets tabous


La pollution du golfe de Gabès affecte les revenus des pêcheurs


Proposé par redaction le Lundi 13 septembre 2010 Les pêcheurs de la région de Gabès (Sud) se plaignent d’une baisse sensible du volume de la pêche qu’ils attribuent à la pollution avancée du golfe de Gabès et qui les placerait dans un état de précarité économique. Certains nous ont indiqué que, malgré les engagements des autorités à endiguer le phénomène, l’industrie chimique continue à déverser quotidiennement près de 700 T de phosphogypse dans la mer, diffusant divers polluants comme les sulfates, le phosphore, le fluor et d’autres métaux qui doivent être éliminés, et constituant un dépôt au fond qui empêche le développement de toute forme de vie.  Le gouvernement tunisien avait annoncé, en mars dernier, le lancement d’appels d’offre pour «la construction d’une paroi d’isolation de la décharge de phosphogypse» dont le démarrage des travaux est prévu pour fin 2010.  Il prévoit également «la réalisation d’une nouvelle unité pour réduire les rejets d’ammoniac dans une usine à Ghannouch».  Il avait aussi indiqué que le projet de lutte contre la pollution atmosphérique par le soufre au port de Gabès «sera achevé fin 2010».  La lutte contre pollution se place, de plus en plus, au centre des préoccupations des citoyens de Gabès ; des habitants de la localité de Matrach Chott, au sud de Gabès ont adressé, le jeudi 9 septembre, une lettre au directeur régional de l’Office d’assainissement (ONAT), pour protester contre le déversement des eaux usées non traitées dans le voisinage immédiat de leurs habitations, provocant des nuisances insupportables, du fait d’une panne technique qui dure depuis plusieurs mois. (Source: le site de « Radio Kalima » le 14 septembre 2010) Lien: http://www.kalima-tunisie.info/fr/News-file-article-sid-230.html


Des défenseurs ont réussi à présenter leurs vœux à Am Ali Ben Salem


Proposé par redaction le Lundi 13 septembre 2010 Une trentaine de personnalités de différents cercles de la société civile ont réussi à accéder, le jour de l’Aïd, vendredi 10 septembre, au domicile de M. Ali Ben Salem, à Bizerte, pour lui présenter leurs vœux.   Depuis plus de cinq années et sans aucune notification légale, la police politique interdit tout accès à cette habitation qui abritait jadis de nombreux évènements de la société civile, fut-ce pour des raisons familiales ou domestiques.  Ses abords sont le théâtre de fréquentes escarmouches où les militants refusant de se plier à une mesure considérée comme arbitraire, se font repousser, parfois violemment, par les agents en civil assiégeant la demeure en permanence.  Am Ali Ben Salem, âgé de 78 ans et considéré comme le doyen des défenseurs des droits humains en Tunisie, a été de tous les combats et de toutes les initiatives.  Les autorités lui interdisent de voyager à l’étranger depuis plus de quatre ans au prétexte de poursuites judiciaires, pendantes relatives à un communiqué – signé en sa qualité de président de la section de Bizerte de la LTDH – dénonçant les tortures subies par un prisonnier du bagne de Borj Erroumi en 2006.  Il lui est surtout reproché d’avoir réussi à faire déclarer recevable par le comité contre la torture des Nations Unies (CAT), le 7 novembre 2007 une requête contre l’Etat tunisien pour «torture et mauvais traitements», lors de son arrestation au poste de police d’El Manar, en avril 2000. (Source: le site de « Radio Kalima » le 14 septembre 2010) Lien: http://www.kalima-tunisie.info/fr/News-file-article-sid-229.html  

Baisse de l’investissement des travailleurs migrants en Tunisie


Proposé par redaction le Lundi 13 septembre 2010 Selon les statistiques fournies par le directeur de l’Office des Tunisiens à l’étranger les intentions d’investissement dans le secteur agricole restent modestes par rapport au nombre de citoyens tunisiens résidant à l’étranger estimés à un million et cent mille. Le nombre de projets initiés par des citoyens tunisiens basés à l’étranger et approuvés par l’APIA entre 2002 et 2010 s’élève à 652 projets, dont 118 projets réalisés en 2009 et 42 projets réalisés durant les sept premiers mois de l’année en cours.  Il est à noter que le volume d’investissement en Tunisie réalisé par les émigrants avait atteint en 2009 11,54 millions de dinars alors que durant les sept premiers mois de l’année en cours ils atteignent seulement 4,1 millions de dinars.  Pour certains promoteurs basés à l’étranger, cette réticence à investir en Tunisie est à mettre en lien avec les nombreux obstacles et complications administratives ainsi que le climat d’affaires non transparent et peu sécurisant qu’ils rencontrent lorsqu’ils font part de leur intention de développer des projets dans leur patrie. (Source: le site de « Radio Kalima » le 14 septembre 2010) Lien: http://www.kalima-tunisie.info/fr/News-file-article-sid-228.html  

Un « appel à la nation » dans les lycées fait réagir les syndicats


Proposé par redaction le Lundi 13 septembre 2010 Selon les informations qui ont filtré du ministère de l’Éducation nationale, le Ministère de tutelle envisage de rendre obligatoire pour les enseignants et les élèves une formalité de salut du drapeau accompagnée d’une déclaration de fidélité à la nation au rythme de l’hymne national au début des cours dans les collèges et Lycées. Des sources bien informées affirment que la mesure consiste à suspendre un petit drapeau dans chaque classe et obliger les élèves et les enseignants à le saluer et à réciter à haute voix un texte intitulé «appel à la nation».  Pour sa part, le syndicat de l’enseignement secondaire a condamné cette mesure qui a déjà soulevé dans les rangs des éducateurs une vague de mécontentement; beaucoup d’entre eux la considéraient comme une nouvelle étape vers la « militarisation » de l’institution éducative qui ne sert aucunement les intérêts du pays.  Pour certains observateurs, ces fuites ne sont qu’un ballon d’essai lancé par les autorités en vue de tester les réactions des enseignants d’une part, et détourner l’attention des syndicats des principales questions soulevées dans le secteur de l’enseignement secondaire qui menacent de faire grève si leurs revendications ne sont pas satisfaites, d’autre part. (Source: le site de « Radio Kalima » le 14 septembre 2010) Lien: http://www.kalima-tunisie.info/fr/News-file-article-sid-227.html


Réparations Inadéquates de Canalisation d’Egouts de la cité 26-26 (Sidi Amor-Kram Ouest)


Amor Harouni-Tunisie Tunis le, 13 Septembre 2010 Il n’y a pas longtemps dans mon écrit du  26 septembre 2009 intitulé « S.O.S Cholera », j’avais insisté sur le mauvais état des canalisations des eaux usées (égouts) de la cité 26-26 de Sidi Amor au Kram Ouest, juste à côté du Palais de la Foire du Lac II. Et maintenant, je peux dire que nous avons inauguré le lac III qui n’a pas été prévu par les constructeurs des immeubles. Actuellement et à la moindre averse, un déluge encercle la majorité des bâtiments avec bien entendu des odeurs nauséabondes qui étouffent les cœurs des habitants ainsi que les visiteurs et le jour du marché hebdomadaire et cela depuis bien avant la fête de Aïd El Fitr. Cette mare a changé de couleur et s’est transformée en vert moisi sans oublier les moustiques qui foisonnent aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur des appartements rendant ainsi la vie vraiment insupportable. A cet effet, je vous laisse le soin d’évaluer cette pénible situation inconcevable.  Dernièrement, j’ai lu dans un journal de la place, que les autorités ont ordonné aux municipalités de différentes régions de prendre en charge les entretiens des cités populaires pour le bien être de ses habitants. A ce propos, il ya environs une quinzaine de jours, une équipe de techniciens s’est rendue sur place et a entamé des travaux de réfection des dalles des entrées des blocs. Une fois, ces dalles enlevées, il n’a pas été jugé utile de niveler d’abord le terrain puis remplir de sable les endroits creux pour solidifier le sol, puis remettre les dalles à leurs places. Cette réfection se justifie du fait  que lors de la finition des immeubles, le travail a été effectué rapidement faute de temps et en raison de l’approche de l’inauguration à la date prévue. Cette réfection a été également faite par de simples ouvriers, j’ai remarqué que l’ouvrier qui replaçait les dalles utilisait un marteau en fer alors que ces travaux se font avec un maillet en caoutchouc (gomme), ce qui a laissé des fissures dans le dallage et suite à ces travaux si on peut les appeler, un simple orage et la mare monte et arrive au seuil de l’entrée des immeubles. Ce qui veut dire, que la situation a empiré. Il reste un seul remède, c’est celui de changer totalement la canalisation des égouts. Pour mémoire, j’ai déjà écrit à ce sujet et j’ai suggéré leur remplacement parce qu’à l’époque une seule partie de ces canaux a été remplacé par des tubes de gros calibres et le reste n’a pas été changé et laissé avec le même débit (plus petits) ce qui provoque le rejet des eaux usées et le retour à la case départ, causant ainsi les dégâts précités. Finalement, il serait souhaitable et même primordial de faire le nécessaire dans les plus brefs délais. Pour le cout, ne parlons pas du financement de ce projet car l’ONAS en sait quelque chose puisqu’elle touche presque 50% de la facture d’eau de la SONEDE sous forme de taxes malgré que son entretien des canalisations laisse à désirer. Pour conclure, j’espère qu’un haut fonctionnaire prenne la peine de se déplacer sur les lieux pour constater de visu tout ce gâchis sans toutefois oublier de se munir d’un « masque à gaz » car ça ne sent pas vraiment la rose. Espérons et attendons. Amor Harouni –Age : 79 ans.


Tunisie : 80% des familles sont propriétaires de leurs logements


Xinhua mardi 14 septembre 2010

Le taux des familles tunisiennes propriétaires de leurs logements est estimé à 80 %, contre 77,4 % en 2004, a rapporté lundi le quotidien tunisien en langue arabe « Al-Chourouk ». Ce taux, ajoute « Al-Chourouk » qui cite des données du dernier recensement à mi-parcours de 2009, « témoigne la hausse du nombre de logements durant cette période de 2 500 800 à 2 886 800 logements ». Les données du dernier recensement à mi-parcours de 2009 ont également révélé que le taux de logements modestes ne représente plus désormais que 0,3 % du patrimoine foncier en 2009, contre 0,8 % en 2004. Selon la même source, ces résultats témoignent de l’importance accordée à cette question, d’où les mesures adoptées lors du conseil ministériel tenu début septembre. Ces mesures portent sur l’aménagement de 5 250 hectares de nouveaux terrains constructibles, l’exploitation optimale des terrains nus dans les plans d’aménagement urbain et l’élaboration d’une étude stratégique sur les perspectives d’intervention de l’Agence foncière de l’habitat (AFH).   Il s’agit également de la réalisation de 123 000 logements sociaux tout en simplifiant les modalités d’octroi des prêts dans ce domaine et la maîtrise du coût de ce type de logement, souligne- t-on de même source.

Bourguiba revisité


14/09/2010 à 17h:07 Par Jeune Afrique

Tahar Belkhodja publie une nouvelle édition de son livre « Trois Décennies Bourguiba », avec de nouvelles révélations. Une édition revue et corrigée des Trois Décennies Bourguiba, de Tahar Belkhodja, ancien ministre et proche collaborateur du Combattant suprême, est sortie des presses le 8 septembre et sera prochainement en vente dans les librairies de Tunis. Le livre avait déjà paru, il y a une dizaine d’années, chez un éditeur parisien. Publiée à compte d’auteur, la nouvelle édition comporte des enrichissements qui s’annoncent détonants, notamment des critiques visant Ahmed Ben Salah, Mohamed Mzali et Béji Caïd Essebsi, trois anciens collègues de l’auteur au gouvernement, mais aussi des révélations sur la crise franco-tunisienne de Bizerte.
 
(Source: Jeuneafrique.com le 14 septembre 2010)

 

Pour le FMI, l’économie tunisienne est trop dépendante de l’UE

  


Le Fonds monétaire international (FMI) a attribué un satisfecit à la Tunisie pour sa gestion des effets de la crise financière internationale sur son économie. L’institution souligne cependant la trop grande dépendance de l’économie du pays à l’égard des échanges avec l’UE. Les rééquilibrages en cours en Europe pourraient avoir un impact important sur la Tunisie. (Synthèse) Dans une note d’information qu’il a récemment rendue publique, il estime qu’aussi bien « la réaction rapide et adéquate des autorités » que le fait que les banques ont continué à faire appel à des ressources intérieures stables » ont amorti le choc de cette crise et épargné ses retombées au secteur financier. La croissance du PIB réel, observe le FMI, ne s’est pas arrêtée et a même atteint 3% en 2009 alors que la baisse des importations (-21,9%) et la bonne tenue des exportations et des transferts financiers des Tunisiens vivant à l’étranger se sont conjuguées pour produire une contraction du déficit du compte courant et une progression des réserves extérieures, estimées à la fin de l’année écoulée à 6 mois d’importations de biens et de services. L’inflation, quant à elle, « est restée modérée à 3,7 % en moyenne ». Bien qu’elles ne soient pas exagérément enthousiastes, les projections du FMI pour l’année en cours sont assez optimistes. Ainsi, souligne-t-il, « la croissance a pris de l’élan depuis le milieu de 2009 suite à la reprise des exportations et à la fermeté de la demande intérieure ». La croissance du PIB réel devrait atteindre 3,8%, grâce à un « rebond de l’activité industrielle et des investissements » (3,3% du PIB à juin 2010). Les réserves extérieures se sont certes amenuisées pendant la première moitié de l’année 2010 mais, nuancent les rédacteurs de la note, « ils se maintiennent à un niveau confortable ». Concernant l’inflation, si elle a atteint en mai dernier le taux de 5% en glissement annuel (ce qui refléterait l’augmentation des prix des produits alimentaires), « elle est restée très modérée, aux environs de 3% », explique encore le FMI.   Deux ombres au tableau Les deux ombres au tableau de ces prévisions plutôt rassurantes restent le creusement du déficit du compte courant (-4,5% à fin juin 2010) à cause de l’augmentation des importations et les mauvais résultats de l’agriculture, « vraisemblablement plus décevants » que ceux de 2009, en contraste avec la reprise de l’activité industrielle, soulignée dans la note du FMI. Les perspectives économiques ne sont pas mauvaises en Tunisie. Elles n’en sont pas moins exposées, selon le FMI, « aux importants risques de fléchissement de la croissance chez les partenaires européens de la Tunisie pouvant provenir d’une aggravation possible des tensions financières et de la contagion ». Détaillant les retombées possibles des politiques économiques européennes sur ce pays, le document affirme que « le rééquilibrage anticipé des finances publiques des partenaires européens pourrait aussi avoir un impact plus marqué que prévu sur une demande intérieure encore atone ». Il conclut que « dans une large mesure, c’est la robustesse de la reprise en Europe qui déterminera le rythme de la croissance des exportations tunisiennes, des recettes touristiques et des envois de fonds ». A moyen terme également, « les perspectives […] sont soumises à des risques similaires car les partenaires traditionnels de la Tunisie seront une source moins dynamique de demande extérieure qu’avant la crise. » Incertitudes extérieures Cette « dépendance de l’économie tunisienne des échanges avec l’Europe » est lourdement soulignée dans le document du FMI qui, tenant compte des incertitudes de l’environnement extérieur de cette économie, recommande au gouvernement tunisien de « maintenir des politiques macroéconomiques qui appuient la reprise et d’accélérer les réformes structurelles qui permettraient d’améliorer la compétitivité, de diversifier les exportations et de promouvoir la création d’emplois ». Il lui recommande plus précisément de « faire preuve de persévérance dans les projets d’élargissement de l’assiette de l’impôt et de réforme du système de sécurité sociale et de maîtriser les dépenses publiques relatives aux salaires et aux subventions aux produits alimentaires et combustibles, tout en préservant les investissements de l’État en matière d’infrastructures ». Le FMI exprime son accord avec les « objectifs à moyen terme des autorités tunisiennes, que sont  notamment la convertibilité complète du dinar et la libéralisation du compte de capital. Il juge que pareilles mesures « pourraient aider l’économie à mieux s’adapter aux changements de l’environnement extérieur ». Pour lui, les mesures préparatoires à ces « réformes » sont la poursuite du renforcement du secteur bancaire, l’approfondissement du marché des changes et l’amélioration de l’efficacité de la transmission de la politique monétaire.
 
(Source: Maghreb Emergent le 13 septembre 2010) Lien: http://www.maghrebemergent.com/economie/73-tunisie/1126–pour-le-fmi-leconomie-tunisienne-est-trop-dependante-de-lue.html


Tunisie-Tourisme : 2 MDT ? C’est tout ?!


Par Maryam OMAR  Voici que nous ne sommes qu’à quelques deux semaines du démarrage de la nouvelle saison touristique à Tozeur. Et voici que nous sommes tout excités d’apprendre que cette saison sera accompagnée par le lancement du Programme de promotion du tourisme saharien fignolé par le ministère du Tourisme. Mais voici que notre excitation retombe comme un soufflet quand nous apprenons que seulement deux millions de dinars ont été mobilisés pour ce vaste programme. Car le tourisme saharien n’est pas une mince affaire ! En vérité, ce qui nous vient tout de suite à l’esprit, ce sont les propos de Percy Barnevick, le mythique ex-patron d’ABB (le géant de l’électrotechnique) auquel on demandait le secret de la réussite. Voici sa formule : 5% d’inspiration, 95% de transpiration ! Appliquée au tourisme saharien en Tunisie, la formule de Barnevick implique tout simplement qu’il faut y mettre le paquet, mobiliser, se lever de bonne heure (se coucher très tard aussi), mettre la main à la pâte, se battre sur tous les fronts… vous connaissez les épithètes. Les gens du tourisme peuvent sonner l’alerte et nous assurer les 5% d’inspiration, mais il faut qu’ils disposent des moyens matériels pour assurer les 95% de transpiration. C’est à cette condition que l’on peut parler de la nouvelle saison, qui est certes soutenue par la reprise des lignes reliant l’aéroport Tozeur-Nefta à Rome, Madrid et Milan mais qui, sans “flouss“ (fric), ne peut exprimer la diversification du produit, les manifestations culturelles et commerciales, l’introduction de nouveaux circuits touristiques… (Source: webmanagercenter.com – 14 Septembre 2010 07:00:00)


Tunisie-Médias : Sommes-nous « violés » par les chaînes satellitaires internationales?


         Par Farouk Benghir ·         Si elles favorisent une meilleure connaissance de l’autre, les chaînes satellitaires internationales d’expression arabe ne sont pas néanmoins des vecteurs pour entretenir une image positive des pays qui en sont les promoteurs et pour servir, du moins pour certaines d’entre elles, d’outil de … propagande politique. ·         La question ne peut qu’éveiller l’intérêt du lecteur. La voici : les chaînes de télévision satellitaires internationales d’expression arabe constituent-elles des ponts assurant la communication entre les hommes ou sont-elles des instruments pour la diffusion d’une culture étrangère ? Réponse : les deux à la fois. C’est du moins l’impression avec laquelle on ressort après avoir lu le dossier dédié à ce thème par «Al Idâât Al Arabiya», la revue de l’ASBU (Union des radiodiffuseurs des Etats Arabes), dans son n°2 de l’année en cours *. Certes, et avec la mondialisation rampante, qui a gommé les frontières, et les développements technologiques aidant, les nations -notamment les plus nanties ou celles qui ont des intérêts à quelque titre que ce soit dans le monde arabe (politique, militaire, économique, culturel,…)- ont lancé des chaînes satellitaires d’expression arabe. Dans l’esprit, sans doute, de promouvoir un dialogue fructueux avec les habitants de cette région du monde. Ces chaînes étant le prolongement de radios créées bien avant: la BBC (British Broadcasting Corporation) diffuse un programme radio en langue arabe depuis 1938. Présentant le programme arabe de la télévision allemande Deutsch Welle, Mouldi Hammami, directeur de la radio nationale au sein de l’Etablissement de la radio tunisienne, fait état de la production par ce dernier de trois programmes avec les télévisions marocaine, algérienne et égyptienne. Sayed Bakhit, enseignant à la faculté de communication de l’Université d’Al Shariqa (Emirats Arabes Unis) présente, quant à lui, dans un article consacré au programme arabe de la BBC, les efforts entrepris par ce programme, notamment grâce aux possibilités offertes par les nouvelles technologies, en vue de favoriser une  interactivité avec les téléspectateurs. Enregistrements, appels téléphoniques, e-mails et SMS…, pratiquement tous les moyens sont bons pour favoriser une écoute active des téléspectateurs constamment sollicités à exprimer leur avis. Mais ces actions ne constituent-elles pas l’arbre qui cache la forêt ? Nous sommes tentés de le dire tant les chaînes de télévision satellitaires internationales d’expression arabe consacrent l’essentiel de leur offre de programme à promouvoir les pays qui ont lancé ces chaînes –toujours avec des financements publics- et à assurer une fonction de propagande. Analysant la grille du programme arabe de la télévision allemande Deutsch Welle, Mouldi Hammami, qui a collaboré à ce programme dans le passé, montre que toutes les productions tournent autour de l’Allemagne. «Le tourisme en Allemagne», «La vie en Allemagne», «Une fenêtre ouverte sur l’Allemagne», «La musique allemande», «Le monde du cinéma allemand»,… : les titres des programmes en disent long sur cet égocentrisme qui caractérise cette chaîne. Pour Mouldi Hammami, le doute n’est pas du reste permis : le programme arabe de la Deutsch Welle sert avant tout à entretenir une image favorable de l’Allemagne. Diaboliser certains régimes arabes, imiter le modèle américain, reconnaître la suprématie d’Israël,… Dans un papier décortiquant le contenu des programmes de la chaîne américaine «Al Horra», lancée en février 2004, une année après l’entrée des troupes américaines en Irak, Ali Jabbaar Al Shamri, enseignant à la Faculté de l’information à l’université de Baghdad, donne la preuve que l’objectif des messages diffusés par cette chaîne n’est que «donner de la légitimité», l’invasion, en 2003, du pays par une coalition alliée des États-Unis et du Royaume-Uni, sans mandat de l’ONU. Adopter la démocratie occidentale, consacrer les principes des droits de l’homme -toujours selon le prisme occidental, faire connaître les vertus de la société civile, diaboliser certains régimes arabes, imiter le modèle américain, reconnaître la suprématie d’Israël… : voici quels uns des leitmotivs  majeurs d’«Al Horra». Des leitmotivs qui utilisent les techniques de la propagande : la redondance, la menace, le détournement de l’attention, l’incitation,… La chaîne «Al Alem» n’est pas en reste au niveau de son discours. Cette chaîne dédiée au monde arabe est un bras de propagande du régime iranien, selon Rageb Jabeur de la Faculté de l’information et de la documentation de l’Université libanaise de Beyrouth. Il conclut, à travers une analyse des programmes de cette chaîne, lancée à son tour dans la «dynamique» de l’invasion de l’Irak, que le discours d’«Al Alem» met l’accent sur la vitalité de l’«Oumma» musulmane et non arabe –la différence est de taille– et l’Iran et le monde arabe sont partie prenante de cette communauté. Le dossier initié par «Al Idâât Al Arabiya» ne traite pas du cas des autres chaînes de télévision internationales d’expression arabe lancés par d’autres puissances comme «France 24» (France) ou «La Russie Aujourd’hui» (Russie). Même s’il les évoque au passage dans quelques articles. Et il est à se demander si les messages diffusés par celles-ci échappent réellement au schéma relaté plus haut. Dans un livre largement connu, publié dans les années trente, Serge Tchakhotine a aidé à la compréhension des mécanismes de la propagande ; laquelle propagande passe, entre autres, par les médias. Le titre du livre de Tchakhotine: «Le viol des foules par la propagande politique». Sa lecture nous renseigne sur le fait que, sur l’essentiel, des chaînes satellitaires internationales d’expression arabe, qui officient au Moyen-Orient, ont dû faire de ce document, pour ainsi dire, un livre de chevet. Ne dit-on pas que l’histoire est un éternel recommencement ?

 
(Source: webmanagercenter.com – 14 Septembre 2010 07:05:00) Lien: http://www.webmanagercenter.com/management/article-95059-tunisie-medias-sommes-nous-violes-par-les-chaines-satellitaires-internationales  

 

L’huile d’olive de Tunisie menacée aux Etats-Unis


Mardi, 14 Septembre «Nous voulons que les consommateurs comprennent qu’ils peuvent acheter de l’huile d’olive 100% tunisienne avec une confiance absolue», lance Lémia Chekir Thabet, directeur général du Centre technique de l’emballage et du conditionnement (Packtec), aux consommateurs américains dont la confiance vient d’être ébranlée par une récente étude d’‘‘UC Davis Olive Oil’’. Dans son étude publiée en juillet, et réalisée en collaboration avec l’Australian Oils Research Laboratory, l’UC Davis Olive Oil Chemistry Laboratory, a évalué la qualité des huiles d’olive extra vierges vendus sur les étalages des détaillants en Californie. Le brûlot de l’UC Davis Olive Oil Les deux laboratoires ont réalisé leur évaluation sur la base des normes et méthodes de test établies par le Conseil oléicole international (Coi) et par le Département de l’Agriculture des Etats-Unis, ainsi que des normes et méthodes de test plus récentes adoptées en Allemagne et en Australie. L’objectif de l’évaluation: détecter d’éventuels mélanges des huiles d’olive extra vierges avec des huiles d’olive «seulement» raffinées. «Nos tests en laboratoire ont révélé que des échantillons d’huile d’olive importée étiquetés ‘‘extra vierge’’ et vendus dans des magasins de détail en Californie ne répondaient pas souvent aux normes internationales et à celles des États-Unis. Les tests sensoriels ont montré que ces échantillons avaient des goûts douteux, parfois rances, renfermés, et sentent même le moisi. Ces résultats négatifs ont été confirmés par des données chimiques dans 86% des cas», conclue le rapport. Au lendemain de la publication de cette étude, le ministère tunisien de l’Industrie et le Packtec ont publié un Quality Assurance Statement (une Déclaration d’assurance qualité de l’huile d’olive 100% tunisienne), annonce un communiqué publié le 9 septembre par Hamman Marketing Associates. Selon cette société internationale de conseil en marketing, principal consultant de l’huile d’olive 100% tunisienne sur le marché américain, le Quality Assurance Statement passe en détail les étapes par lesquelles passe l’huile d’olive made in Tunisia pour atteindre le plus haut niveau de qualité et satisfaire ainsi toutes les normes internationales avant de se voir accorder les documents de certification qualité exigés avant toute opération d’exportation. Une réputation à préserver La publication de cette déclaration s’inscrit dans le cadre de la campagne de promotion de l’huile d’olive tunisienne aux Etats-Unis, réalisée en partenariat avec l’U.S. Market Entry Program (Programme d’accès au marché américain, Usmep), cabinet spécialisé dans l’approche du marché américain, géré par Hamman Marketing Associates. À la suite du récent rapport de UC Davis Olive Oil sur la qualité (ou l’absence de qualité) de l’huile d’olive, qui a ébranlé la confiance des acheteurs aux Etats-Unis en ce produit, Lémia Chekir Thabet a dû donc monter au créneau pour affirmer: «Nous voulons que les consommateurs comprennent qu’ils peuvent acheter l’huile d’olive 100% tunisienne avec une confiance absolue». Elle a ajouté: «Depuis le 8e siècle avant J.-C., les Tunisiens ont eu une relation profonde avec l’huile d’olive, et nous essayons de préserver notre réputation de producteurs de quelques-unes des meilleures huiles d’olive au monde.» Les consommateurs étant de plus en plus attachés à l’idée de qualité, l’huile d’olive 100% tunisienne a plus de chance aujourd’hui d’intéresser les acheteurs. Longtemps commercialisée par d’autres pays, qui la mélangeaient à leurs productions de moindre qualité, l’huile d’olive tunisienne a désormais son propre label. Goût savoureux et bienfaits sur la santé La Tunisie, qui cherche à contrôler davantage le sort de sa production d’huile d’olive, a pris des mesures pour s’assurer que les consommateurs reçoivent bien ses huiles pures, conditionnées dans le respect des normes internationale et gardant intacts son goût savoureux et ses bienfaits sur la santé. D’abord, chaque producteur surveille de près la qualité de production de ses huiles, sachant qu’avant de pouvoir les exporter, il doit passer les contrôles stricts du gouvernement. Ensuite, chaque expédition de produits destinés à l’exportation doit passer par 3 étapes: 1) l’analyse chimique dans les laboratoires du gouvernement, 2) l’examen par les ingénieurs de contrôle de la qualité, et enfin 3) la dégustation effectuée par un panel d’experts en huile d’olive. Ce n’est qu’après avoir réussi tous ces examens de passage que le produit prêt à l’expédition reçoit la certification, la documentation et le label 100% tunisien  nécessaires à toute opération d’exportation. «Avec la publication de Déclaration d’assurance qualité de l’huile d’olive 100% tunisienne, les consommateurs et les détaillants, partout dans le monde,  peuvent acheter l’huile d’olive tunisienne avec confiance», explique encore le communiqué de Hamman Marketing Associates. Vendre l’huile d’olive jusqu’en Chine La Tunisie possède 65 millions de pieds d’olivier plantés sur environ 1,7 million d’hectares, soit le cinquième de la superficie oléicole mondiale. Notre pays produit, en moyenne, 200.000 tonnes par an, ce qui représente 15% de la production mondiale. 70% de la production tunisienne est exportée. Elle représente 25% des quantités échangées dans le monde, ce qui classe la Tunisie au 2e rang des exportateurs après l’Union européenne (Ue). Les quantités d’huile d’olive conditionnée destinée à l’exportation sont passées de 780 tonnes en 2006 à 6.000 tonnes à la fin de 2009. Le nombre des entreprises exportatrices d’huile d’olive conditionnée est passé, quant à lui, de 20 en 2006 à 50 actuellement. Les huiles tunisiennes conditionnées s’exportent sur 34 marchés, notamment les Etats-Unis, un marché en croissance continue, la France, la Russie, les Emirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite. Récemment, Poulina Group Holding (Pgh) a monté une usine de mise en bouteille d’huile d’olive tunisienne extra vierge à Jiangsu, à 150 km de Shanghai. L’objectif: commercialiser la marque ‘‘Vitalia : The Mediterranean Oil’’, produite par Medfood, filiale de Pgh, dans les grandes surfaces en Chine.
 

Le réalisateur de Vivre Ici Mohamed Zran aborde des sujets tabous


13/09/2010

Le réalisateur tunisien Mohamed Zran, dont le film a été récompensé par un prix, a parlé à Magharebia de Zarzis et de la manière dont l’humanisme et la tolérance d’une ville peuvent inspirer le monde.

Interview par Mona Yahia pour Magharebia à Tunis – 13/09/10

Mohamed Zran, réalisateur du récent documentaire « Vivre Ici », est l’un des plus importants cinéastes tunisiens de la nouvelle génération. Son film de 1996 « Essaida » avait marqué un virage dans le cinéma tunisien. Zran avait emmené sa caméra dans les petites rues de Tunis pour montrer la marginalisation, la pauvreté et le crime. Ce film a été vu par plus de 500 000 Tunisiens. Zran continue d’innover avec « Vivre Ici ». Dans ce film primé, il utilise plusieurs habitants de la ville côtière de Zarzis, dans le sud de la Tunisie, pour mettre en lumière l’immigration, la religion, la diversité et les possibilités d’une coexistence pacifique. Magharebia a rencontré Zran pour parler de son dernier film, de l’état du cinéma tunisien, et de la raison pour laquelle il veut parler de problèmes sociaux à risques. Magharebia : Votre lieu de naissance – le décor de « Zarzis » – apparaît multinational et multiconfessionnel. Qu’espérez-vous montrer ? Mohammed Zran : C’est un espace ouvert et illimité. Cela signifie que cette ville pourrait se trouver en n’importe quel autre endroit au monde. Une autre question se pose : pourquoi les races et les religions coexistent-elles ici, dans la ville de Zarzis, alors qu’elles ne le peuvent dans d’autres régions du monde ? Je pense que l’on pourrait vivre en paix n’importe où dans le monde s’il n’y avait pas de problèmes politiques et d’exploitation économique. Magharebia : Les six personnages du film sont aussi divers que la ville elle-même. Pourquoi avoir décidé de raconter l’histoire par la lunette de six perspectives aussi différentes ? Zran : Ces personnages sont divers dans leurs idées et leurs affiliations, mais ils vivent au même endroit. La chose qui les rassemble est leur humanité. Avec respect, tolérance et compréhension de l’autre, ils peuvent vivre parce qu’ils sont tous ouverts à l’autre, comme la ville, qui est le titre de l’ouverture au monde. Par le biais de gens simples, nous avons unifié la profondeur de l’humanité, comme si la ville était le miroir du monde. Magharebia : Ce film aborde plusieurs sujets, comme l’immigration, la coexistence et la jeunesse. Un seul film peut-il traiter de tous ces sujets à la fois ? Zran : En fait, je n’ai aucunement l’intention de faire passer un message. Je veux juste utiliser mon esprit et mon imagination, et de cette manière, me permettre d’inciter les spectateurs à utiliser eux aussi leur imagination et à sortir des stéréotypes à travers le prisme duquel ils ont l’habitude d’envisager les choses. Magharebia : Certaines personnes pensent que les réalisateurs se tournent vers les documentaires par manque de moyens et du fait de la difficulté à produire des longs métrages. Êtes-vous d’accord avec cette opinion ? Comment décrivez-vous l’état des films documentaires en Tunisie aujourd’hui ? Zran : Au contraire, un long documentaire est plus difficile à réaliser qu’un long métrage. Il est plus difficile de trouver des sources de financement, sauf pour les documentaires qui font partie des médias orientés. De plus, le marché de la projection est limité. Et la partie édition d’un long documentaire est une vision en permanence renouvelée ; elle reste ouverte. Cette vision ne devient claire qu’à la fin, contrairement à l’édition d’un long métrage. Le documentaire en Tunisie est prometteur. Il existe une nouvelle génération de jeunes intéressés par les documentaires, du fait de la disponibilité de la technologie, d’Internet et d’autres moyens de communication moderne. Magharebia : En ce qui concerne les jeunes, qu’est-ce qui les pousse à accorder une attention aux documentaires ? Zran : Les documentaires permettent aux jeunes de s’exprimer. Les technologies sont aujourd’hui accessibles. Même en utilisant un simple téléphone mobile, vous pouvez faire une vidéo d’une histoire proche du langage des jeunes. Magharebia : Pourquoi si peu de documentaires sur les questions sociales en Tunisie ? Zran : A mon avis, c’est une affaire de formation et d’audace. Quant à mes films, notamment mon dernier documentaire, je tente de m’aventurer dans des endroits que les gens ne voient pas. Je tente de présenter des sujets tabous qui sont souvent gardés sous silence. J’espère que d’autres films feront les mêmes « excavations ». Magharebia : Existe-t-il une coopération dans le domaine des documentaires entre les pays du Maghreb ? Zran : Malheureusement, il n’y a aucune coopération, mais je suis ouvert à toutes les opinions. Nous devons maintenant poser une question sur ce sujet : pourquoi ne créerions-nous pas un centre de production consacré au documentaire, qui couvrirait les spécificités du Maghreb et les problèmes de sa jeunesse ? Les préoccupations des jeunes du Maghreb sont les mêmes. A mon sens, le secteur culturel doit suivre les traces des secteurs politiques et économiques vers l’unification du Maghreb arabe, afin que nous puissions créer des institutions qui permettent à la nouvelle génération de jeunes du Maghreb de se connaître. De cette manière, les Tunisiens ne se sentiraient pas étrangers au Maroc, en Algérie ou en Libye, et les Marocains ne seraient pas des étrangers en Algérie ou en Mauritanie. (Source: maghrebia.com le 13 septembre 2010) Lien: http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/fr/features/awi/features/2010/09/13/feature-01  

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