14 avril 2007

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TUNISNEWS
7 ème année, N° 2517 du 14.04.2007

 archives : www.tunisnews.net


Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques:Cri d’alarme IFEX:Tunisie : les violations de la libre expression sont pires qu’il y a un an La liberté d’expression assiégée en Tunisie

Kalima: Lancement mondial du 4è rapport du TMG “Liberté d’expression en Tunisie : le siège se poursuit” Kalima: Le Directeur de l’Observatoire des pays arabes censuré par ”Réalités” Kalima: Le faussaire veut être blanchi Sadok Amine :L’agence TAP, une entreprise de presse fossilisée Mourad Regaya: CONFLITS  VIOLENCES  ELITES au sein du département d’histoire de Sousse????? Le Monde : L’armée tente de dissuader le premier ministre Erdogan de briguer la présidence

Le Monde : Grande manifestation contre le premier ministre turc à Ankara


Liberté pour Maître Mohammed Abbou Liberté pour tous les prisonniers politiques
Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel/fax : 71 354 984 aispptunisie@yahoo.fr Le 12 avril 2007 Cri d’alarme
 
L’AISPP lance un cri d’alarme et un appel à toutes les consciences vives sur les dépassements ignominieux et les violations auxquels sont exposés les jeunes écroués dans le cadre de la vague d’arrestations récentes au nom de la lutte contre le terrorisme. L’AISPP a observé les cas suivants :

– Maître Samir Ben Amor, membre du comité directeur de l’Association, a pu rendre visite au prisonnier d’opinion Oualid Ben Mohammed Salah Ben Ahmed Layouni, écroué à la prison civile de Mornaguia dans l’affaire instruite sous le numéro 7790/10. Ce dernier n’a pas reconnu son avocat qui a remarqué que son client tremblait et délirait. Il l’a informé que depuis deux semaines il était frappé à la tête à coups de matraques, de pieds et de bottes par beaucoup d’agents et que leurs brodequins lui avaient causé des lésions corporelles considérables. Il était resté ainsi plusieurs jours sans rien voir à cause de son visage et de ses yeux enflés. Son avocat a noté qu’il n’entendait plus de l’oreille gauche et qu’il avait perdu ses facultés mentales sous l’effet de la torture sauvage qu’il avait subie.

– L’AISPP a appris que le prisonnier politique Zyed Fakraoui, écroué dans le cadre de l’affaire criminelle n°11432, pendante devant la quatrième chambre du Tribunal de Première Instance de Tunis et détenu à la prison de Borj El Amri, avait commencé une grève de la faim le 21 mars 2007 pour protester contre l’injustice qui lui était faite et parce que les agents qui l’avaient torturé n’avaient pas été sanctionnés. Lors de sa comparution devant la commission de la chambre criminelle présidée par le juge Tarek Brahem, ce dernier avait refusé d’enregistrer au procès verbal de séance ses déclarations relatives aux méthodes de torture qui lui avaient été appliquées. Cela avait conduit à une altercation verbale entre la commission de la défense et celle du tribunal. Dans la foulée, la séance avait été levée. Le prisonnier politique Zyed Fakraoui a commencé depuis le 10 avril une grève de la faim et de la soif et a fait savoir à sa famille qu’il la mènerait jusqu’à la mort, en dépit des tentatives de son avocat et des siens pour qu’il fasse entendre sa voix au niveau de l’opinion publique nationale et internationale et que chacun assume ses responsabilités.

– L’AISPP a appris que le prisonnier politique Zyed Trabelsi, écroué dans le cadre de l’affaire instruite sous le numéro 4/1427, et détenu à la prison de Borj El Amri, diabétique, avait été transféré il y a deux semaines de la prison de Borj Er Roumi à celle de Borj El Amri où ses conditions d’incarcération étaient déplorables : mauvais traitements, provocations, sans compter le surpeuplement de sa cellule exiguë, habitée par des prisonniers de droit commun, fumeurs, où l’air était irrespirable. Il a tout fait pour rencontrer le directeur de la prison et lui demander son transfert dans une cellule saine, mais s’est heurté à un mur, ce qui l’a conduit à un état de déception et de désespoir tels qu’il a décidé de ne plus prendre son insuline et de se gaver de sucreries, se laissant aller à une mort lente.

– La famille du prisonnier d’opinion Houssine Ben Mohammed Diouri, écroué à Mornaguia dans le cadre de l’affaire instruite sous le numéro 8066, a dit que son fils avait été soumis à une torture sauvage lors de sa garde à vue. Lors de la visite du 12 février 2007, la famille avait remarqué des traces de torture bien visibles à la tête et à l’œil gauche, ainsi qu’une fracture du nez. Il tenait des propos incohérents. Et lors de la visite du 6 mars, il n’avait pas reconnu les membres de sa famille, délirait et ne parvenait pas à se concentrer. Le directeur de la prison a affirmé à sa mère qu’il avait été conduit à plusieurs reprises à l’hôpital Razi pour y recevoir des soins. Monsieur Houssine Diouri était sain d’esprit avant son arrestation.

– Le prisonnier d’opinion Mohammed Amine Dhiab, écroué à Mornaguia dans l’affaire instruite sous le numéro 7717, a vu sa santé se dégrader dangereusement à la suite de l’intervention chirurgicale qu’il a subie au dos, une extraction de cartouche qui l’avait atteint lors de son arrestation par des agents de la Sûreté. Il en était resté aphasique et paralysé, sur un fauteuil roulant. L’administration de la prison de Mornaguia a interdit à Maîtres Saïda Akrami et Néjib Hosni de rencontrer leur client, alléguant la détérioration de son état de santé. Le prisonnier d’opinion Mohammed Amine Dhiab, arrêté le 23 décembre 2006 a perdu ses facultés mentales, ainsi que l’atteste un examen médical demandé par le tribunal dans une affaire antérieure. Son maintien en prison dans ces conditions contrevient à la loi sur les prisons et aux conventions internationales ratifiées par la Tunisie. L’AISPP exige : – La fin des pratiques et violations ignominieuses perpétrées sur les prisonniers d’opinion – L’ouverture d’une enquête sérieuse sur ces pratiques et des poursuites contre leurs auteurs – La possibilité pour les prisonniers malades de jouir de leur droit à des soins et des traitements – La libération immédiate et inconditionnelle de tous ceux dont il est avéré qu’ils ont perdu leurs facultés mentales. Pour l’Association Le Président Maître Mohammed Nouri (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Tunisie : les violations de la libre expression sont pires qu’il y a un an

 
Le gouvernement tunisien n’a pas réalisé de progrès dans l’amélioration de la situation de la libre expression au cours de l’année écoulée, il a même réprimé encore plus durement les dissidents, dit le Groupe d’observation de la Tunisie organisé par l’IFEX (TMG) en conclusion dans son quatrième rapport majeur. Depuis le dernier rapport du TMG, en mai 2006, le groupe a constaté « une grave détérioration des conditions entourant la liberté d’expression en Tunisie », en particulier en ce qui concerne le harcèlement des journalistes et des dissidents, les menaces à l’indépendance du système judiciaire, le blocage des livres et des sites web, les restrictions imposées aux organisations indépendantes et l’emprisonnement de l’avocat des droits de la personne Mohamed Abbou, pour affichage sur Internet d’articles critiques sur les autorités tunisiennes. Ces observations et d’autres sont énoncées en détail dans un ouvrage intitulé « Freedom of Expression in Tunisia: The Siege Holds » [Liberté d’expression en Tunisie : Le siège se poursuit]. Il s’agit d’un rapport sur la mission d’exploration du groupe, le mois dernier. Près d’un an après sa dernière mission, le TMG note qu’une série de nouvelles attaques contre les organisations non gouvernementales (ONG) et les journalistes indépendants a débouché sur une situation de presque inactivité. La brutalité policière devient « un événement presque quotidien ». Le système judiciaire devenant de plus en plus favorable au gouvernement, un climat de peur s’est installé. Le TMG conclut dans son rapport qu’il est nécessaire « de maintenir et de réitérer avec force les recommandations antérieures du TMG auprès des autorités tunisiennes » afin d’aligner le pays sur les normes internationales concernant les droits de la personne. Parmi les recommandations, on note la remise en liberté d’Abbou et d’autres « prisonniers d’opinion », la fin du harcèlement et de l’intimidation des militants des droits de la personne, la levée des contrôles des livres et sites web interdits, ainsi que le respect des droits des individus à la liberté de mouvement, d’assemblée et d’association. « Le siège se poursuit » est lancé à l’échelle mondiale en trois langues le 11 avril au Caire, à l’occasion d’une conférence de presse organisée par le Réseau arabe d’information sur les droits de la personne (HRinfo) et l’Organisation égyptienne de défense des droits de la personne (EOHR), en présence d’un représentant du groupe tunisien membre de l’IFEX, l’Observatoire pour la liberté de presse, de l’édition et de la création (OLPEC). Le dossier est lancé en outre à Washington, lors d’un événement parrainé par le Comité mondial pour la liberté de la presse (WPFC), ainsi qu’à Genève par l’Union internationale des éditeurs (UIE) et à Paris par l’Association mondiale des journaux (AMJ), et dans son réseau de presse arabe. Le TMG est un groupe de seize organisations de défense de la liberté d’expression au sein du réseau de l’IFEX. Quatre membres du TMG – UIE, AMJ, le PEN de Norvège et Index on Censorship – se sont rendus du 27 février au 4 mars en Tunisie, où ils ont rencontré des responsables du gouvernement et des représentants de la société civile, et pris connaissance de la situation de la liberté de la presse et des autres questions concernant les droits de la personne. Un représentant de l’EOHR s’est vu refuser un visa par l’ambassade de Tunisie au Caire. Le dossier est accessible en ligne, en trois langues, sur les sites web du TMG : en anglais : http://campaigns.ifex.org/tmg/IFEXTMGreport_April2007.doc en français : http://campaigns.ifex.org/tmg/rapportduIFEXTMG_avril2007.doc en arabe : http://www.hrinfo.net/ifex/wsis/ Consulter le site suivant : AMJ RAP : http://www.arabpressnetwork.org/home.php Source : COMMUNIQUÉ DE L’IFEX VOL. 16, No 15


La liberté d’expression assiégée en Tunisie

 
Paris, 13 avril 2007
La répression croissante du gouvernement tunisien a entraîné une « grave détérioration » de la liberté de la presse dans le pays, selon un groupe international d’associations de défense de la liberté d’expression et des droits de l’homme, qui comprend l’Association Mondiale des Journaux. « Nous avons été témoins, à notre grande déception, d’une sérieuse dégradation des conditions de la liberté d’expression en Tunisie, eu égard en particulier aux organisations indépendantes, au harcèlement des journalistes et des dissidents, à l’indépendance du pouvoir judiciaire, au blocage de la distribution de livres et de sites web et à l’emprisonnement de l’avocat pour les droits de l’homme Mohamed Abbou pour avoir exprimé son opinion dans des articles sur Internet », a déclaré la coalition dans un rapport publié jeudi suite à une mission dans le pays pour évaluer l’état de la liberté d’expression. « Nous demandons simplement aux autorités tunisiennes de respecter leurs obligations internationales en matière de droits de l’homme », dit le rapport. « Les droits de l’Homme fondamentaux, comme la liberté d’expression, de mouvement et d’association, et la liberté de chercher, recevoir et répandre l’information et de créer des organisations sans ingérence gouvernementale, n’existent pas en Tunisie. » Ce rapport appelle le gouvernement tunisien à prendre des mesures spécifiques pour se conformer aux lois et aux normes internationales en matière de la liberté d’expression, et exhorte la communauté internationale à « prendre la responsabilité d’obliger la Tunisie à respecter ses obligations internationales. » La Tunisie a accueilli en novembre 2005 le Sommet Mondial sur la Société de l’Information (SMSI), malgré la condamnation par la communauté mondiale de ses pratiques dans le domaine des droits de l’Homme. Ces dernières se sont détériorées depuis le Sommet, et ce de façon spectaculaire depuis l’an dernier, selon le rapport publié par le Groupe d’Observation de la Tunisie, une coalition réunissant 16 organisations de défense de la liberté d’expression et des droits de la personne. Ce document s’appuie sur la dernière mission d’enquête du groupe en Tunisie du 27 février au 4 mars, durant laquelle la délégation a rencontré des membres du gouvernement et de l’opposition, des officiels, des organisations indépendantes de la société civile, des défenseurs des droits de l’homme, des journalistes, des éditeurs et des bibliothécaires. La coalition appelle le gouvernement tunisien à libérer tous les prisonniers d’opinion, à autoriser la liberté de mouvement et d’expression, à supprimer la censure et l’interdiction de sites web et de publications, à permettre la liberté d’association, à mettre fin au harcèlement des organisations et des individus, et à lever les restrictions qui pèsent sur les journalistes et les publications. « Aucun développement important, positif, n’a eu lieu en matière de liberté d’expression en Tunisie depuis le SMSI en novembre 2005 », constate ce rapport. « Au contraire, certains rapports font état d’une impasse dans la plupart des domaines et d’une détérioration dans d’autres. Les personnes interrogées ont signalé un recours accru à l’intimidation et à la violence, et l’impossibilité de remettre en cause de telles pratiques abusives. » Vous trouverez le rapport complet à http://www.wan-press.org/rubrique.php3?id_rubrique=1 . Le Groupe d’Observation de la Tunisie a été créé en 2004 pour contrôler la liberté d’expression en Tunisie avant et après le Sommet Mondial sur la Société de l’Information. Les 16 organisations sont membres de l’International Freedom of Expression Exchange (IFEX), un réseau mondial qui regroupe 71 organisations nationales, régionales et internationales de défense du droit à la liberté d’expression. La dernière mission d’enquête du groupe en Tunisie comprenait Carl Morten Iversen du Centre PEN norvégien, Yousef Ahmed d’Index on Censorship, Virginie Jouan de l’Association Mondiale des Journaux, et Alexis Krikorian de l’Union Internationale des Editeurs. Les autres membres du Groupe de contrôle de la Tunisie sont le réseau Arabic Human Rights Information Network, Article 19, Canadian Journalists for Free Expression, Egyptian Organisation for Human Rights, la Fédération Internationale des Journalistes, l’International Federation of Library Associations and Institutions, le Comité des écrivains en prison de International PEN, l’Institut International de Presse, Journaliste en Danger, l’Institut des Médias d’Afrique australe, l’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires et le Comité mondial pour la liberté de la presse. L’AMJ, l’organisation mondiale de l’industrie de la presse, qui est basée à Paris, défend et promeut la liberté de la presse dans le monde entier. Elle représente 18.000 journaux et regroupe 76 associations nationales d’éditeurs, des journaux et des directeurs de journaux dans 102 pays, 12 agences de presse et 10 organisations de presse régionales et internationales. Pour toute question, contactez : Larry Kilman, Directeur de la Communication, AMJ, 7 rue Geoffroy St Hilaire, 75005 Paris France. Tél : +33 1 47 42 85 00. Fax : +33 1 47 42 49 48. Portable : +33 6 10….

Lancement mondial du 4è rapport du TMG “Liberté d’expression en Tunisie : le siège se poursuit”

 
Redaction 12 avril 2007 Dans son quatrième rapport sur les conditions de la liberté d’expression en Tunisie, le groupe d’observation de la Tunisie au sein de l’Echange international de la liberté d’expression (IFEX TMG) a conclu qu’il est toujours extrêmement important pour les organisations internationales actives dans les droits de l’Homme et la liberté d’expression, ainsi que pour la communauté internationale au sens large, de continuer à surveiller la situation en Tunisie. Il s’agit du quatrième rapport du TMG depuis le mois de février 2005. Il fait suite à une récente mission d’enquête en Tunisie du 28 février au 4 mars 2007. Le lancement mondial de ce quatrième rapport a eu lieu lors d’une conférence de presse organisée au Caire le 11 avril 2007 par le réseau d’information arabe des droits de l’Homme (HRinfo). Le rapport a été également lancé à Washington lors d’un événement organisé par le World Press Freedom Committee (WPFC). Le rapport, qui est disponible en trois langues (anglais, arabe, français), il a été également lancé à Genève et à Paris. A ce jour, les autorités tunisiennes ont rejeté toutes les recommandations émises par le TMG. Le dernier rapport du Groupe d’observation de la Tunisie affirme que “l’absence d’amélioration notable nous a conduit à conclure que le gouvernement tunisien a cherché à étouffer davantage les dissidents tunisiens depuis le précédent rapport du TMG de mai 2006. En conséquence, le présent rapport maintient et réitère avec force toutes les recommandations passées du TMG au gouvernement tunisien”. Cela comprend appeler à la libération de l’avocat et défenseur des droits de humains Mohamed Abbou, qui est injustement emprisonné. Le TMG est un groupe de 16 organisations liberté d’expression membres du réseau IFEX. La dernière mission du groupe (28 février – 4 mars 2007) a été présidée par Carl Morten Iversen du centre PEN norvégien. Les autres membres de la délégation étaient : Yousef Ahmed d’Index on Censorship, Virginie Jouan de l’Association mondiale des journaux (AMJ) et Alexis Krikorian de l’Union internationale des éditeurs (UIE). L’ambassade tunisienne du Caire n’a pas remis à temps un visa à Sherif Azer de l’Organisation egyptienne des droits de l’Homme (EOHR) et l’a par ailleurs traité grossièrement. (Source: Le nr 52 de Kalima mis en ligne le 12 avril  2007) http://www.kalimatunisie.com


L’humoriste passé à tabac pour avoir imité Ben Ali porte plainte

Sihem Bensedrine
Le comédien et humoriste Hédi Ould Baballah a porté plainte pour violences aggravées contre des agents de police qui l’ont violement frappé durant sa garde à vue au centre de détention de Bouchoucha du 9 au 11 mars dernier. Il avait été arrêté suite à son interprétation d’un petit sketch dans un lieu privé où il avait imité le président Ben Ali. L’un des présents l’avait filmé avec son portable et l’avait fait circuler. Il avait oublié qu’en Tunisie on n’imite pas le Président , même en privé ! (Source: Le nr 52 de Kalima mis en ligne le 14 avril  2007) http://www.kalimatunisie.com

Le Directeur de l’Observatoire des pays arabes censuré par ”Réalités”

Sihem Bensedrine
 
14 avril 2007 Antoine Basbous, le Directeur de l’Observatoire des pays arabes a été censuré dans une interview qu’il a donné à ”Réalités” le 7 mars et ses propos déformés par le titre. Voici la mise au point qu’il a faite et que Réalllités s’est gardée de publier, que l’on peut lire sur son site: Mise au point : Deux paragraphes (dont le principal est reproduit ci-dessous) ont été supprimés par la rédaction de Réalités, sans consultation de l’auteur. De même que le choix du titre, extrait de son contexte, détourne le sens exact des propos développés dans l’interview. « Question : Pour vous, quel est le pays le plus démocratique dans le Monde arabe ? La démocratie a plusieurs visages, que dites-vous de l’exemple tunisien ? Question difficile, mais je dois vous répondre qu’il n’y en a aucun. Il existe une promesse démocratique en Mauritanie : voilà que des militaires ont délivré le pays d’un pouvoir autoritaire et s’apprêtent à le rendre aux civils ! Et je ne retiens pas la thèse qui cite la Tunisie comme un modèle de démocratie exportable au Moyen-Orient. Il y a encore beaucoup de travail à faire en ce sens. Il faut véritablement ouvrir les vannes, procéder par étapes, mais avec un agenda précis et des avancées tangibles, années après années. Dans des régimes où les Constitutions changent au gré de la convenance des dirigeants, on ne peut savoir si la volonté du peuple est respectée. » (Source: Le nr 52 de Kalima mis en ligne le 14 avril  2007) http://www.kalimatunisie.com

Le faussaire veut être blanchi

Sihem Bensedrine 14 avril 2007 Mohamed Baccar, qui a été condamné dans plusieurs affaires pour faux et escroquerie et radié du tableau par le Conseil de l’ordre des avocats en 1996 a été réintégré suite à une « amnistie » accordée par le Conseil de l’ordre des avocats en juillet 2006, pour des raisons obscures, dans une séance du COA où le bâtonnier était absent. Cette réhabilitation d’un faussaire a ému le milieu de la justice et des droits de l’homme. Omar Mestiri avait fait écho à cet événement dans une brève en septembre 2006. Plus de six mois plus tard, alors qu’il y a prescription selon le code de la presse, une instruction est ouverte contre lui et il a été convoqué par le procureur de la république le 29 mars dernier pour répondre du délit de diffamation. Zied Souidane, chargé de l’enquête, a prétendu que du moment que l’article figure encore dans les archives du site, il considère que le délit est continu ! A la question des avocats qui ont fait valoir que le site est inaccessible en Tunisie puisqu’il est bloqué, il a répondu qu’il dispose d’un fax où est reproduit l’article ! Mais la question qui l’intéressait par-dessus tout, c’était de savoir qui est la source qui a informé le journaliste des débats du Conseil de l’ordre. Ce n’était plus l’ « onneur perdu» de l’avocat marron (Source: Le nr 52 de Kalima mis en ligne le 14 avril  2007) http://www.kalimatunisie.com

Sihem Bensedrine, membre de la BJØRNSTJERNE BJØRNSON-AKADEMIET

Redaction
Knut Ødegård, le président de l’Académie norvégienne de littérature et de liberté d’expression vient d’envoyer à Sihem Bensedrine une invitation à rejoindre l’Académie norvégienne de littérature, en sa qualité d’écrivaine et journaliste tunisienne, dont l’admission vient d’être votée à l’unanimité par le bureau de la Bjørnstjerne Bjørnson Akademiet à la fin du mois de mars 2007. (Source: Le nr 52 de Kalima mis en ligne le 14 avril  2007) http://www.kalimatunisie.com

L’agence TAP, une entreprise de presse fossilisée

 
L’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) est à nouveau à la Une de l’actualité après la diffusion du énième épisode du feuilleton consacré à cette entreprise de presse, par l’hebdomadaire Al Mawqef qui publie, cette semaine, un article décapant intitulé « l’Agence TAP, une entreprise d’un autre âge ». Faute d’espace, sans doute, l’organe du PDP n’a, cependant, pointé du doigt que la partie visible de l’iceberg. Car, en réalité, cette institution prestigieuse qui regorge de compétences, véritable école de journalisme, qui a donné au pays le meilleur et le pire dans ce domaine (*), a atteint aujourd’hui les abysses en matière de médiocrité et de grotesque. Les situations à la fois dramatiques et ubuesques que vivent les journalistes dans cette entreprise de presse sont à peine croyables. En voici quelques spécimens : C’est le parti au pouvoir, le RCD, qui est, en grande partie, à l’origine de ce type de  situations. Et pour cause : son représentant au sein de cette entreprise de presse, le président de la cellule, bras droit du PDG, en charge de toutes les basses besognes, est une fripouille notoire, un personnage inculte, analphabète bilingue, qui mène une carrière de parasite et ne relève d’aucun hiérarchie. Ancien planton, promu standardiste, puis documentaliste, il est devenu, en 1992, journaliste professionnel. Son « grand frère » et ami, Mohamed Ben Salah, qui joue actuellement les deuxièmes prolongations post retraite ; ancien et, probablement, futur président de l’AJT, avait à l’époque pesé de tout son poids, à des fins purement électoralistes, pour lui attribuer la carte de presse. Il bénéficie, depuis lors, de tous les avantages accordés aux journalistes, en plus d’une prime mensuelle spécifique de 150 dinars qu’il perçoit en qualité de manager et d’accompagnateur de l’équipe de football de l’agence, sans compter les multiples faveurs et menus privilèges qui lui sont accordées par d’autres structures et institutions telles que la FTF où il travaille comme contrôleur de billets dans les stades. Dans cette entreprise de presse dont les statuts juridiques énoncent que « le concours est la règle exclusive de recrutement», aucun concours n’a été organisé depuis plus d’une dizaine d’années Le dernier en date a été fait à l’envers : le recrutement s’est fait par la queue. Les meilleurs candidats ont été recalés et ceux qui n’ont pas eu la moyenne ont été recrutés!!! (C’est véridique !). Cela ne signifie pas, pour autant, que le recrutement est bloqué. Au contraire, l’effectif de l’Agence est aujourd’hui pléthorique, surtout dans les services administratifs et financiers. Mais, les recrutements sont désormais rigoureusement filtrés. Ils se font, la plupart du temps, sous forme de casting, notamment pour la gente féminine, sur recommandation expresse de certains barons du régime, ou par téléphone. L’évolution de carrière et l’attribution des postes fonctionnels au sein de cette entreprise de presse n’obéissent plus à aucun critère objectif ni à aucune règle logique. Des journalistes qui ont trente ans de boîte travaillent aujourd’hui sous les ordres de confrères ou de consoeurs qui ont parfois moins de 5 ans d’ancienneté. On peut désormais postuler, après trois ans d’activité, au poste de chef de service ou devenir sous-directeur même sans avoir le certificat d’études primaires.   La TAP est, tout le monde le sait, une agence officielle. Nos amis journalistes de l’agence, avec qui nous discutons très souvent, en sont tout à fait conscients. Ils connaissent leurs limites et savent pertinemment que leur marge de manœuvre, en matière de liberté d’informer, est très réduite. Mais ce qu’ils savent aussi, en tant que professionnels, c’est que depuis l’effondrement du bloc soviétique et la disparition de l’Agence TASS, aucune agence au monde, officielle, publique ou privée, ne travaille d’une manière aussi archaïque et anachronique. La compétence et le professionnalisme des journalistes de l’agence ne sont   évidemment pas en cause. Ni leur patriotisme d’ailleurs. L’origine du mal est ailleurs. Elle se situe principalement dans cette obstination manifeste et impassible de faire d’une entreprise publique de presse, financée par l’argent du contribuable, une vulgaire officine de propagande de bas étage au service d’un parti politique dominant, omnipotent et omniprésent.  Mais, dirait-t-on, où sont donc les autorités de tutelle ? Et que font-elles pour remédier à des situations pareilles ? Sur le plan administratif et financier, il semble que le premier ministère ait accompli convenablement sa mission. Une commission d’enquête, qui a séjourné pendant plusieurs mois au sein de l’agence, a établi un rapport conséquent dont les conclusions, encore confidentielles, pointent du doigt d’importantes lacunes en matière de gestion des ressources humaines et financières.  Sur le plan politique, en revanche, c’est une autre paire de manche. L’actuel ministre de la communication, que d’aucuns présentent comme un bon et honnête gestionnaire, véritable commis de l’Etat, sait pertinemment qu’il n’est pas le maître du jeu. Echaudé par l’expérience de ses deux prédécesseurs, MM. Afif Hendaoui et Slaheddine Maaoui, qui, tous les deux, se sont fait éjecter en un temps record, par insctint de survie ou par calcul politique, M. Rafaa Dkhil, qui aurait toujours le dossier de l’agence bien en main (**), n’a ni l’envie, ni les moyens, d’engager les hostilités avec le véritable patron de l’Agence TAP, l’actuel ministre des affaires étrangères, celui qui contrôle d’une main de fer et depuis de longues années tout le secteur de l’information dans le pays et le seul membre du gouvernement à bénéficier de l’insigne privilège de voir sa photo affichée à la Une des quotidiens nationaux, à côté de celles du président de la république et de son épouse. Comme tous les autres responsables des entreprises de presse en Tunisie, l’actuel PDG de la TAP est, précisément, un homme lige du ministre des affaires étrangères, et tant que ce dernier est en poste il n’a donc absolument rien à craindre. Ce n’est certainement pas un article d’Al Mawqef ou un pamphlet anonyme dans Tunisnews qui vont le déstabiliser ! * voir les articles publiés dans Tunisnews les 25 et 28 septembre 2005. ** Voir l’article publié dans Tunisnews le 18 juin 2006. Sadok Amine                   

CONFLITS VIOLENCES ELITES au sein du département d’histoire de Sousse?????

 

 
Mourad Regaya Ceci est avant tout l’intitulé d’un colloque du département d’histoire prévu pour le mois de Novembre2007,un appel à contibution a meme été lancé sur le site « CALENDA » dès maintenant pour les chercheurs pluridiusciplinaires s’interessant ,et travaillant sur ce thème à travers les différentes périodes historiques. Ce titre très recherché,très passionnant (d’actualité universitaire,et nationale??)exposant implicitement la situation actuelle du département d’histoire de Sousse qui n’est en fait qu’une annexe des »antennes diaboliques » de Tunis à savoir les »citadelles hypocrites » du 9 Avril et de laManouba.J’essayerai modestement ,et le plus simplement possible d’eclairer nos chers et avertis internautes de la situation lamentable,déplorable de notre département »gangreiné », »asservi », »déclassé », »marginalisé » par les soins de nos »patrons protecteurs »à travers ces trois thèmes moteurs aussi pour les »dominants » que pour les »dominés »que sont les conflits,la violence, et les élites: Le Conflit:          ce conflit »déclaré » ou « camouflé » existe bel et bien dans les faits,les esprits,et les pratiques »civilisées » entre une minoritéde »patrons »         d' »entrepreneur » pratiquant le matraquage personnel,pseudo-scientifique,l’hypocrisie,la « sous-traitance »envers aussi bien Tunis-ville;que les pays          Nord,essentiellement francophones(place maitrsse du savoir,et des libertés civiques??? La Violence:         Une violence des plus digne;declarée et non déclarée ;aussi bien administrative(commissions diverses??)intellectuelle,tantot »avangardiste » tantot         « obscurantistes »(elles finessent toujours par se rallier pour le bien des mortels???)existe bel et bien pour asseoir l’autorité »sansfaille » des caids-          vampires de Tunis-ville,et de leurs acolytes sous-traitants de Sousse:faculté de deuxième,voire de troisième zone condamnée par ses »patronspassifs »          à la servitude éternelle envers les »places mafieuses de la capitale ,seule place boursiere de l’hypocrisie,du népotisme universitaire Tunisien???? Les Elites:         Et qu’elles élites:ceux de Sousse ne dépassant pas le statut de »dominés » de « sous-traiteurs » craignant le déclassement ,les remontrances………………         la marginalisation???,et celles de Tunis-ville,pratiquant par eux-memes,et par leurs intermédiaires « confirmés » ou pas,le népotisme,le concubinage         pseudo-scientifique…de recherche »vraie », »absolument vraie »necessitant le déplacement à Tunis,certains pour dire vrai s’alignent sur l’indifférence         pathologique,du fait que la dignité et l’autodétermination scientifique ne représentent rien pour eux:l’essentiel c’est de servir »à mourir » de sévir         meme occasionellement……..d’obtenir la grace des »FEODAUX » de TUNIS-VILLE …….????????


Grande manifestation contre le premier ministre turc à Ankara

LEMONDE.FR avec AFP | 14.04.07 | 14h31 Près de 300 000 personnes se sont rassemblées samedi à Ankara, en provenance de toute la Turquie, à l’appel d’ONG défendant la laïcité pour dénoncer les ambitions présidentielles présumées du premier ministre Recep Tayyip Erdogan, issu de la mouvance islamiste. Les manifestants, dont beaucoup brandissaient des drapeaux turcs et des portraits du fondateur de la Turquie moderne, Mustafa Kemal Atatürk, ont emprunté quatre artères majeures de la capitale turque sur plusieurs kilomètres pour rejoindre la place de Tandogan, lieu de ralliement de la manifestation. De là, la foule s’est lentement mise en marche en direction du Mausolée d’Atatürk, proche de la place, sous la supervision discrète des 10 000 policiers déployés aux alentours. Les organisateurs, des associations menées par l’Association de la pensée d’Atatürk, ont affirmé qu’un million de citoyens de tout le pays avaient rallié leur « marche pour la République », une des plus vastes manifestations que la Turquie ait connues. Deniz Baykal, le chef du principal parti d’opposition, le Parti républicain du peuple (CHP, centre-gauche), et Zeki Sezer, le président du Parti de la gauche démocratique (DSP), participaient à la manifestation. « DIEU NOUS PRÉSERVE DE LA CHARIA » A son entrée dans le Mausolée d’Atatürk, qui a été le premier président de la Turquie, de 1923 à 1938, la foule a longuement applaudi la relève de la garde d’honneur en faction dans l’édifice. « La nation est fière de vous », a-t-elle scandé en direction des soldats. La foule a également scandé des slogans tels que « la Turquie est laïque, elle le restera ! » Les manifestants ont déployé des banderoles sur lesquelles était écrit « la démocratie ne signifie pas qu’il faut tolérer la réaction (islamiste) » ou encore « Cankaya (le siège de la présidence) ne deviendra pas la maison des sheikhs et des confréries (religieuses) ». M. Erdogan, qui ne s’est pas encore prononcé sur son éventuelle candidature à l’élection présidentielle, en mai, a fait ses classes politiques au sein de la mouvance islamiste, mais se définit aujourd’hui comme un « démocrate conservateur ». L’hypothèse de sa candidature provoque une levée de boucliers chez les défenseurs de la laïcité, dont la puissante armée, qui le soupçonnent de vouloir islamiser le pays en catimini, ce qui lui serait, selon eux, plus facile s’il devenait président. Le dépôt des candidatures débute lundi pour s’achever le 25 avril à minuit, et nombreux sont ceux qui pensent que M. Erdogan se présentera. « Ils veulent transformer lentement la Turquie en un Iran ou en une Arabie Saoudite », a déclaré à l’AFP Mehlika Erecekler, une institutrice à la retraite. « Mais ils ne le peuvent pas parce qu’ils ont peur de l’armée. Nous soutenons l’armée ». « Dieu nous préserve de la charia », la loi islamique, a-t-elle ajouté. « ERDOGAN PRÉSIDENT, LA TURQUIE REPART 100 ANS EN ARRIÈRE » « J’ai vu mon quota de coups d’Etat (l’armée est intervenue en 1960, 1971 et 1980) et chacun a ramené la Turquie 10 ans en arrière. Mais si (M. Erdogan) devient président, il va tirer la Turquie 100 ans en arrière », s’est emportée une autre manifestante, Ayda Aysel, une fonctionnaire à la retraite âgée de 66 ans. De nombreux défenseurs de la laïcité rejettent fermement l’idée qu’Emine Erdogan, la femme voilée du premier ministre, puisse devenir la première dame du pays. Une opinion partagée par Durdu Kuran, une ouvrière agricole de 41 ans, elle-même voilée, qui affirme : « je ne veux pas qu’Erdogan devienne président parce qu’il exploite la religion, il exploite le voile », devenu un symbole de l’islam politique. Le président est élu pour un mandat unique de sept ans par le Parlement, où le Parti de la justice et du développement de M. Erdogan jouit d’une confortable majorité. (Source : Site « LeMonde.fr » (France), le 14 avril 2007)  

L’armée tente de dissuader le premier ministre Erdogan de briguer la présidence

Sophie Shihab ISTANBUL CORRESPONDANCE             Que peut faire l’armée turque, qui se veut garante de la laïcité du pays, pour empêcher l’élection à la présidence de la République, pour la première fois en Turquie, d’un homme issu de la mouvance islamiste ? C’est la question que chacun se posait, jeudi 12 avril, lors de la conférence de presse surprise donnée, à moins d’une semaine du début des dépôts de candidature, par le chef d’état-major de l’armée, le général Yasar Büyükanit. Ce « faucon », dont c’était la première prestation du genre depuis sa nomination, en août 2006, n’a pas voulu paraître s’immiscer dans la vie politique du pays. Tout au plus a-t-il émis l’espoir que « le prochain président sera une personne attachée aux principes de la République, et pas seulement en paroles »… ce qui a été interprété comme une invitation polie mais ferme au premier ministre, Recep Tayyip Erdogan de ne pas se porter candidat. Or celui-ci est le chef du Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste), largement majoritaire au sein du Parlement qui doit élire un nouveau président dans la première quinzaine de mai. Si M. Erdogan décide finalement de se présenter, comme les médias le supposent de plus en plus, aucun mécanisme démocratique ne peut lui barrer la route de « Cankaya », le palais présidentiel. Son épouse voilée l’y suivrait, ce qui est perçu par les laïques comme un outrage suprême aux « valeurs du kémalisme », dont l’interdiction du voile pour les femmes dans la fonction publique. DISCOURS DE FERMETÉ La présidence en Turquie, fonction surtout de prestige, est devenue, depuis les victoires électorales de l’AKP, le dernier bastion institutionnel de la laïcité, en dehors de l’armée. Le président sortant a ainsi bloqué des centaines de nominations de supposés « islamistes » dans l’administration, la magistrature ou l’Université. Il a aussi bloqué nombre de lois votées en première lecture par le Parlement… que le gouvernement n’a pas toujours représentées devant les députés, alors qu’il aurait pu ainsi surmonter le veto présidentiel. Le pouvoir réel resterait donc aux mains d’une armée turque qui, depuis 1960, a renversé quatre gouvernements issus d’élections pluralistes. Certes, la dernière fois remonte à dix ans et la majorité des officiers, corps d’élite soucieux de maintenir sa popularité, aurait perdu, depuis lors, tout appétit pour les coups d’Etat. Mais l’armée reste aussi une force opaque, toujours en guerre « antiterroriste » dans le Sud-Est kurde, et accusée parfois d’abriter des réseaux coupables d’assassinats politiques. M. Erdogan a été ainsi incapable de faire toute la lumière, comme promis, sur l’assassinat du journaliste arménien Hrant Dink, en février. Un crime révélateur de la montée du nationalisme, au sein des forces armées notamment, dans une Turquie repoussée par l’Europe. Le discours de fermeté tenu jeudi par le chef de l’armée, estimant que celle-ci « doit mener une opération dans le nord de l’Irak » contre les rebelles kurdes de Turquie, aurait ainsi visé à rassurer les militaires nationalistes autant qu’à faire pression sur M. Erdogan. Celui-ci se trouve mis en demeure d’approuver une telle opération, dont l’utilité pour la Turquie est des plus douteuses ou de nommer un candidat de compromis à la présidence, comme s’apprêtent à le réclamer des milliers de manifestants, samedi, à Ankara.
(Source : « Le Monde » (Quotidien – France), édition du 14 avril 2007)

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