13 juillet 2008

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TUNISNEWS
 8 ème année,N° 2973 du 13.07.2008 archives : www.tunisnews.net


Liberté et Equité: Adel Ouni, Mohammed Ammar et Lotfi Ouerghi poursuivent leur grève de la faim

Liberté et Equité: Rapt du jeune Mouadh Ben Mohammed Cheikh Ali

Liberté et Equité: Détention d’un nouveau groupe à Ben Arous

Magharebia:Chebbi participera aux élections présidentielles en Tunisie malgré les blocages juridiques

Le Temps: Jeunes accros à l’alcool : Le « refuge et la source »

AFP: L’Union pour la Méditerranée lancée à Paris sous le signe de la paix

LEMONDE.FR: L’Union pour la Méditerranée officiellement lancée


Sauvez la vie du prisonnier politique et ingénieur Ridha Boukadi Liberté pour Slim Boukhdhir, la plume libre Liberté et Equité Organisation de droits de l’homme indépendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel/fax: 71 340 860 Email : liberte.equite@gmail.com Tunis, le 12 juillet 2008

Adel Ouni, Mohammed Ammar et Lotfi Ouerghi poursuivent leur grève de la faim

 

Messieurs Adel Ouni, Mohammed Ammar et Lotfi Ouerghi poursuivent leur grève de la faim commencée le 13 juin 2008 pour messieurs Adel Ouni et Mohammed Ammar et le 3 juillet en ce qui concerne Lotfi Ouerghi. Leurs visages donnent des signes de fatigue. Une délégation de l’Organisation Liberté et Equité, composée de membres du Bureau exécutif, leur a rendu visite samedi 12 juillet 2008 pour les soutenir et aujourd’hui un comité national de soutien a été mis sur pied.[…] Pour le bureau exécutif de l’organisation Le Président de l’organisation Maître Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version originale, LT)  


Sauvez la vie du prisonnier politique et ingénieur Ridha Boukadi Liberté pour Slim Boukhdhir, la plume libre Liberté et Equité Organisation de droits de l’homme indépendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel/fax: 71 340 860 Email : liberte.equite@gmail.com Tunis, le 12 juillet 2008

Rapt du jeune Mouadh Ben Mohammed Cheikh Ali

Le jeune Mouadh Ben Mohammed Cheikh Ali, étudiant originaire de Menzel Jmil (Gouvernorat de Bizerte) a été enlevé samedi matin 12 juillet 2008 dans une pharmacie par la police politique. A l’heure où nous écrivons ces lignes, il n’a pas été libéré et sa famille ignore le lieu et les raisons de son détention. Pour le bureau exécutif de l’organisation Le Président de l’organisation Maître Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version originale, LT)  


Sauvez la vie du prisonnier politique et ingénieur Ridha Boukadi Liberté pour Slim Boukhdhir, la plume libre Liberté et Equité Organisation de droits de l’homme indépendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel/fax: 71 340 860 Email : liberte.equite@gmail.com Tunis, le 12 juillet 2008

Détention d’un nouveau groupe à Ben Arous

Samedi 12 juillet 2008, Hamza Dridi, Bilel Boudir et Hamza Hamzaoui ont été déférés devant la chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Ben Arous en vertu de la loi, inconstitutionnelle, sur le terrorisme. Le groupe avait été arrêté le 4 juillet 2008 Pour le Bureau exécutif de l’organisation Le secrétaire général Monsieur Zouhaïer Makhlouf (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

Chebbi participera aux élections présidentielles en Tunisie malgré les blocages juridiques

 
2008-07-13 Nejib Chebbi, l’ancien secrétaire général du Parti Démocratique Progressiste, devrait défier la loi et se présenter contre le Président tunisien Ben Ali lors des prochaines élections présidentielles. Par Jamel Arfaoui pour Magharebia à Tunis – 07/13/08 Le Parti Démocratique Progressiste (PDP) de Tunisie est déterminé à désigner Nejib Chebbi comme son candidat officiel pour les élections présidentielles de 2009. Mais aux termes d’un projet de loi actuellement à l’étude, sa candidature pourrait être illégale. Un projet de loi qui devrait être ratifié par le parlement tunisien exige en effet que tout candidat à l’élection présidentielle soit le secrétaire général élu d’un parti autorisé. Chebbi, ancien secrétaire général du PDP et actuel rédacteur en chef du magazine Al Mawkif, a entamé une campagne non officielle dans plusieurs gouvernorats tunisiens en début d’année. Sa candidature à la présidence – et l’opposition au projet de loi en cours d’examen qui rendra cette candidature illégale – bénéficie du soutien total de l’actuelle secrétaire générale du mouvement, Maya Jribi. S’exprimant le 5 juillet lors d’un colloque organisé à Tunis, Mme Jribi a déclaré que le rejet par son parti de ce projet de loi « ne résulte pas du désir d’insister sur certaines personnes ou décisions particulières [mais plutôt] de la croyance profonde dans le droit du peuple tunisien au libre arbitre ». Mme Jribi a expliqué : « Notre objectif a toujours été de mettre en place un système politique et légal qui respecte l’intelligence du peuple tunisien et se rapproche des normes généralement acceptées en matière de processus électoral. » Nejib Chebbi a déclaré à Magharebia : « Nous avons deux options : la réforme ou le chaos. Dans cet environnement politique totalement fermé, nous n’avons pas d’autre choix que de rejeter ce projet de loi, de faire entendre notre opposition et de mobiliser l’opinion publique contre lui. » « Nous ne pouvons poursuivre ce statu quo », a-t-il déclaré. Tout en reconnaissant qu’il sera difficile d’aller à l’encontre de la loi électorale, M. Chebbi reste optimiste. « L’immense vague démocratique qui submerge le monde entier ne peut exclure notre pays. Nous souhaitions résolûment participer à la bataille des élections avant son lancement. Nous avons forcé les autorités et l’opposition à inscrire la question des élections sur leur agenda politique », explique-t-il. Par ailleurs, en réponse aux accusations soulevées par des militants de l’opposition affirmant que le Code électoral avait été modifié spécialement pour exclure des candidatures comme celle de Chebbi, le Ministre de la Justice Bechir Tekkari a déclaré aux journalistes le 4 juillet que « tous les pays du monde imposent certaines conditions aux candidats aux élections présidentielles, afin de garantir la crédibilité de leurs candidatures ». En fait, cet amendement au Code électoral renforcera la démocratie, a ajouté M. Tekkari, parce que les élections précédentes n’avaient autorisé que des candidatures de responsables de partis comptant des représentants au parlement. Alors que les députés hésitent à modifier les règles d’éligibilité des candidats aux élections, les membres du PDP ont appelé lors de leur rassemblement du 5 juillet à « apurer » le climat politique. Le PDP a proposé d’adopter un « important amendement constitutionnel » limitant le nombres de mandats présidentiels à deux, ce qui mettrait fin au régime de présidence à vie. Le Président Zine El Abidine Ben Ali est au pouvoir depuis 1987. Il devrait annoncer son intention de se représenter lors du congrès du parti au pouvoir, le Rassemblement Constitutionnel Démocratique, qui se tiendra fin juillet. Malgré les défis juridiques et les rassemblements de partis, la controverse sur ces élections semble n’avoir que peu d’impact sur le citoyen de la rue. Selon Samir Hzami, la seule chose qui le préoccupe est de pouvoir assurer une vie décente à lui-même et à ses enfants. « Laissons la Présidence de la République à qui la veut », a-t-il déclaré à Magharebia. Makrem Dridi, âgé de 18 ans, se préoccupe surtout de savoir comment il va pouvoir payer ses vacances cet été. Il n’a pas encore décidé s’il irait ou non voter. « Je ne pense pas que nos élections soient une course acharnée, comme c’est le cas en Europe et aux Etats-Unis… Elles ne changeront rien à ma vie », explique-t-il. Selma, une salariée de 50 ans, pense au contraire que les prochaines élections seront importantes pour tous les Tunisiens. Jusque-là, elle espère que l’actuel Président prendra des mesures importantes, comme des augmentations de salaires. « Je ne sais pas grand-chose de Chebbi », admet-elle. Son amie Meryam n’a montré aucun intérêt pour cette discussion. « Laissons les politiques parler politique », s’est-elle contenté d’affirmer. (Source: Magharebia.com le 13 juillet 2008)

Jeunes accros à l’alcool Le « refuge et la source »

 

 
L’alcoolisme compte parmi l’un des fléaux les plus destructeurs de la santé un peu partout dans le monde et un phénomène ravageur en Tunisie. En somme, il est lié à des facteurs d’ordre psychologiques et sociaux. L’alcoolisme touche toutes les tranches d’âge et toutes les catégories sociales.  Moral en berne, conflits sociaux, échecs sentimentaux, dépression,mal vivre, tout est prétexte à ingurgiter de l’alcool et en grande quantité jusqu’à l’ivresse. Une vie avec un quotidien alcoolisé est un rituel de certains jeunes. Boire de l’alcool pour conjuguer la morosité de la société est considéré comme une sorte de slogan chez les jeunes. Le thème de l’alcool chez les jeunes est récurrent et résonne dans la presse de tous les jours. L’alcool et les jeunes, un réel problème, un phénomène de société, une situation assez inquiétante. Pour essayer de comprendre ce phénomène, les sociologues expliquent que cela est dû essentiellement à une extériorisation du stress et un échappatoire à la pression insoutenable de la vie quotidienne. Ainsi, le stress dû aux études et l’obligation du résultat inciteraient les jeunes à boire a fin de se libérer, de se lâcher, et ainsi d’oublier leur tracas. Autre facteur, une quête d’identité pousserait les jeunes à consommer de l’alcool à un âge précoce. Ces jeunes gens se trouvant en pleine crise d’identité, trouvent dans l’alcool un réconfort et une solution pour se sentir plus sûrs d’eux, et plus libérés et même plus attirants. Hatem, 21 ans nous avoue : « entre études universitaires et travail à mi-temps, le stress me submerge tous les jours et le monde devient plus oppressant à tel point que je n’arrive plus à canaliser mon angoisse. Je profite du week-end pour faire des cuites entre amis et parfois même jusqu’à l’ivresse. Pour moi c’est une sorte d’anxiolytique, ça m’aide vraiment à oublier tout le stress de la semaine et attaquer plus sereinement une nouvelle semaine de travail acharné.» Un autre intervenant déclare : « je sors en boîte pratiquement tous les soirs et je ne peux pas m’empêcher de boire,  pour moi, sans alcool la fête n’est pas folle, ça m’aide à me sentir plus cool, plus libéré, je peux ainsi draguer les filles sans aucune inhibition ». Si le cas de ces jeunes ne semble pas très alarmant, ils semblent néanmoins ignorer les dégâts que peut engendrer l’abus d’alcool et ce, malgré les campagnes de sensibilisation qui visent à mettre en garde et parfois à choquer quant à la consommation abusive d’alcool. Hélas ces campagnes ne réalisent généralement pas l’effet escompté face à des jeunes gens insoucieux quant à l’ampleur de ce fléau qui s’attaque à leurs vies comme à la vie des autres. Au bout du compte, c’est leur santé et leur vie qui trinque. Un autre point à signaler, les soirées arrosées dans les quartiers déshérités virent parfois au cauchemar, à des bagarres, à des scènes de crime, des viols. Dans ces quartiers reculés, l’abus d’alcool est synonyme de virilité et de violence ambulante. Ces gens- là associent l’alcool à la fin de leur beuverie excessive à des règlements de compte et à des scènes de violence d’ordre conjugal ou social. Ces actes de violences attribués à l’abus d’alcool dans les milieux défavorisés sont généralement liés à un mélange de sentiment de culpabilité et de vengeance vis-à-vis de la société qu’ils estiment responsable de leur situation précaire. Myriam AYADI.  *** Alcool et religion :  La plupart des théologiens ont fait une interprétation restrictive du Coran dans certains versets où il n’y a pas une interdiction expresse de l’alcool. Ceux qui font des interprétations extensives tolèrent le fait de boire une certaine catégorie d’alcool à savoir tel que le « nabidh », est un simple jus de raisin avec un taux d’alcool naturel. Une autre interprétation s’est attachée à l’esprit du verset qui semble interdire l’alcool de manière explicite. Dans ce verset, il y a une mise en garde contre ceux dont l’alcool incite à la discorde au même titre que le jeu. C’est la où l’alcool devient une action diabolique du «Sheitan » et il est alors interdit. C’est donc une interprétation quant aux conséquences que peut générer l’abus d’alcool. Données sur l’alcool et l’alcoolisme en Tunisie : * Une étude de l’Organisation Mondiale de la Santé révèle que 74% des hommes tunisiens et 99.8% des tunisiennes n’ont jamais consommé d’alcool. * Le taux d’abstinence totale chez les citadins masculins de 18 à 24 ans est de 66.9% et celui des 30-39 ans est de seulement 58% contre respectivement 78 et 73 % pour les mêmes catégories d’âges en milieu rural. * Les gros consommateurs d’alcool représentent 2.6%. * Le taux de consommateurs occasionnels chez les 18-24 ans est de 6.3%. * Selon le Global Status Report Of Alcohol de 2004, La Tunisie enregistre la plus grande consommation par personne en Afrique du nord avec 0.65 Litre par personne et par an. * Une étude réalisée sur 130 personnes dans des bars à Tunis, révèle qu’en moyenne, chaque personne boit 8 bières ou 1.8 bouteille de vin quotidiennement. Ces boissons sont consommées de 18h à 20h (après le travail et avant de rentrer chez eux).. (Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 12 juillet 2008)

L’Union pour la Méditerranée lancée à Paris sous le signe de la paix

 

 
PARIS (AFP) — Les dirigeants de plus de 40 pays ont officiellement lancé dimanche à Paris l’Union pour la Méditerranée (UPM) voulue par le président français Nicolas Sarkozy, lors d’une rencontre où se sont multipliés les gestes de bonne volonté en faveur de la paix au Proche-Orient. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont adopté une déclaration d’une dizaine de pages marquant l’acte de naissance de l’UPM, à l’issue d’une séance plénière de quatre heures dans le cadre prestigieux du Grand Palais, un monument construit au bord de la Seine pour l’exposition universelle de 1900. Cette union regroupe 43 pays, représentant quelque 750 millions d’habitants, du continent européen et de la rive sud de la Méditerranée, une des régions les plus divisées du monde. « Nous en avions rêvé, l’Union pour la Méditerranée est maintenant une réalité », s’est félicité lors d’une conférence de presse finale M. Sarkozy, qui a dû batailler ferme pour imposer son projet face aux réticences des Européens comme de certains pays arabes. Le président égyptien Hosni Moubarak, qui coprésidait la rencontre, a estimé que s’ouvraient de « nouvelles pages (…) qui pourront nous mener vers plus de paix ». Ce sommet a été marqué par une première: le président syrien Bachar al-Assad et le Premier ministre israélien Ehud Olmert, dont les pays sont théoriquement en guerre depuis 1948, se sont retrouvés assis à une même table, même s’ils sont restés à distance. Le séjour de M. Assad à Paris lui a permis de faire un retour éclatant sur la scène internationale, notamment en affichant sa volonté d’établir des relations diplomatiques avec le Liban. « Tout pays qui souhaite régler les problèmes du Proche-Orient doit parler avec la Syrie », a-t-il prévenu à l’issue du sommet lors d’une interview sur la chaîne France 2. Reçu dimanche matin au palais de l’Elysée avec le président palestinien Mahmoud Abbas, M. Olmert a estimé pour sa part qu’Israéliens et Palestiniens n’ont « jamais été aussi proches d’un accord » de paix. A l’ouverture du sommet, le président français a salué « tous les pays arabes » membres de l’UPM qui ont « fait un geste de paix ». Il y avait dimanche un absent de marque, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi qui a jugé le projet « effrayant » et a boycotté la rencontre. Le roi du Maroc Mohammed VI s’était fait représenter par son frère pour cause d’agenda surchargé. Signe de la complexité de l’exercice, aucune photo de famille n’a eu lieu en fin de rencontre. Mais, pour la France, le fait de réunir autour d’une même table des rivaux de longue date constituait en soi une victoire. Le « monde ne va pas être changé » en un jour avec l’UPM, a tempéré le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, reflétant les doutes d’une partie des Européens sur le projet. La déclaration finale du sommet, notamment le passage sur le processus de paix, a fait l’objet de tractations laborieuses. C’est précisément à cause de ce type de divergences que le « processus de Barcelone », lancé en 1995 entre les Européens et le sud de la Méditerranée, s’est enlisé. Dans son discours d’ouverture, M. Sarkozy s’est adressé à la chancelière allemande Angela Merkel, qui avait bloqué le projet se limitant aux pays du pourtour méditerranéen, pour lui dire que tous partageaient le même intérêt: « que la paix et la stabilité règnent dans la Méditerranée ». Les initiateurs de l’UPM espèrent garantir un succès en se concentrant sur de grands projets concrets comme la dépollution de la Méditerranée et l’énergie solaire. Ils insistent aussi sur la volonté d’une parité Nord-Sud, symbolisée par deux coprésidents issus de chacune des deux rives. Le secrétariat général devrait revenir à une ville du sud. Mais la question est à l’origine de vives rivalités et sera remise à plus tard. Le financement des projets restera lui aussi à définir une fois passée la grand-messe de lancement. Les ministres des Affaires étrangères de l’UPM se retrouveront en novembre pour tenter de résoudre ces points. « Il y a beaucoup de travail », a résumé M. Sarkozy. AFP

L’Union pour la Méditerranée officiellement lancée

 

 
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 13.07.08 | 19h31  e président français Nicolas Sarkozy et les dirigeants de quarante-trois pays ont participé à une session de plus trois heures au Grand Palais de Paris, dimanche 13 juillet, à l’occasion du sommet de lancement de l’Union pour la Méditerranée (UPM). En fin d’après-midi, le chef de l’Etat français a officiellement lancé l’UPM, après que des tractations de dernière minute autour du processus de paix israélo-palestinien ont retardé la signature du communiqué final. Question centrale de ce rassemblement, après deux jours de marathon diplomatique, les négociations pour un accord de paix israélo-palestinien ont été largement évoquées, dimanche. »Le monde entier vous regarde », avait lancé M. Sarkozy, lors de son discours d’ouverture, félicitant le « geste de paix » des pays arabes ayant accepté de participer à ce projet basé sur des partenariats et un équilibre Nord-Sud. Auparavant, il avait rencontré le président palestinien Mahmoud Abbas et le premier ministre israélien Ehoud Olmert, qui lui avait assuré qu’ils « n’avaient jamais été aussi proches d’un accord ». « Il faut que chacun fasse un effort sur lui-même comme les Européens l’ont fait pour mettre un terme à l’engrenage fatal de la guerre et de la violence (…) Ce que nous avons su faire, il n’y a aucune raison que les peuples de la Méditerranée ne le réussissent pas », a poursuivi le chef de l’Etat français, ému « de voir dans la même salle autant de chefs d’Etat arabes et le premier ministre israélien ». « C’est ensemble que nous allons construire la paix en Méditerranée, comme hier nous avons construit la paix en Europe », a-t-il ajouté. Un sommet des pays membres de l’UPM est prévu tous les deux ans, et les ministres des affaires étrangères devraient se rencontrer annuellement.   « IL NE S’AGIT PAS D’EFFACER BARCELONE, IL S’AGIT DE FAIRE PLUS » Le président égyptien Hosni Moubarak, co-président de l’UPM, a également souhaité que la « nouvelle phase » lancée par l’UPM soit « la phase de la paix au Proche-Orient ». « J’invite le président [palestinien] Abou Mazen, le premier ministre [israélien Ehoud] Olmert à poursuivre sur la voie des négociations de paix pour réaliser la paix totale et globale », a-t-il déclaré. Le dirigeant égyptien a estimé que processus de Barcelone, lancé en 1995 entre les Européens et le sud de la Méditerranée, n’avait pas fonctionné en raison de l’échec du « processus de paix au Moyen-Orient », insistant sur la nécessité d' »apprendre la leçon de la période précédente, pour savoir quelles étaient les causes de notre échec ». « Il ne s’agit pas d’effacer Barcelone, il s’agit, à partir de l’acquis de Barcelone, de faire plus », a-t-il ajouté. Pour la France, le fait de réunir autour d’une même table des rivaux de longue date a constitué en soi une « victoire ». Tout au long du week-end, M. Sarkozy a souligné le moment « historique » que constituait à ses yeux la réunion de tous les pays de l’UE et du pourtour méditerranéen, à l’exception toutefois de la Libye. De plus, pour la première fois, le président syrien Bachar al-Assad et Ehoud Olmert, dont les pays sont théoriquement en guerre depuis 1948, se sont retrouvés assis à une même table, dimanche. Les deux hommes n’ont pas discuté directement, mais des sources israéliennes affirment que la rencontre de Paris a été l’occasion de nouveaux pourparlers indirects « à haut niveau », sous la médiation du premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. M. Assad a annoncé par la suite, dans un entretien accordé à France 2, qu’un accord de paix avec Israël « nécessite six mois à deux ans maximum si les deux parties sont sérieuses ». INTERROGATIONS SUR LE FINANCEMENT Pour autant, la complexité de l’exercice est réelle. Pour preuve, il n’y a pas eu de photographie réunissant tous les participants, comme c’est l’usage pour ce genre de sommet. Les initiateurs de l’UPM espèrent néanmoins garantir le succès de leur projet en se concentrant sur de grands projets concrets. La Commission de Bruxelles a retenu six projets pour être symboliquement lancés au sommet : des autoroutes de la mer, la dépollution de la Méditerranée, la protection civile, un plan solaire méditerranéen, la création d’une université euro-méditerranéenne et d’une agence de développement des PME/PMI. La question du financement de ces projets reste floue et devrait être abordée par la suite. Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a notamment émis des doutes quant à la capacité de l’Union européenne (UE) à y participer. « Ayant bouclé ses équilibres financiers jusqu’en 2013, l’UE ne prévoit pas, à court terme, d’engagements financiers importants », a-t-il fait valoir, soulignant que « la problématique de la disponibilité de ressources financières pour nourrir le Partenariat euro-méditerranéen n’est pas encore définitivement élucidée ». « Il est seulement prévu que des ressources devront être mobilisées par les pays concernés par les projets, y compris à travers le recours au marché des capitaux », a relevé M. Bouteflika. « Cette attitude n’est pas sans susciter des interrogations légitimes sur la volonté réelle de l’UE de contribuer de manière décisive à la mise à niveau des pays de la rive sud de la Méditerranée ». Officiellement, un secrétariat général, qui doit être désigné en novembre et opérationnel « avant la fin 2008 », est chargé de lever les fonds et de mener à bien les projets. Outre le budget européen, ceux-ci pourront être financés aussi bien par le secteur privé que par une contribution de tous les Etats participants ou d’autres pays tiers. (Source: le site « Lemonde.fr » le 13.07.08 | 21h02 

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