Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays
 Association Internationale de Soutien aux Prisonniers politiques
43 Rue Eldjazira, Tunis
e-mail : aissptunisie@yahoo.fr
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Tunis, le 12 avril 2008
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* La premiĂšre chambre du Tribunal de PremiĂšre Instance de Tunis, prĂ©sidĂ©e par le juge HĂ©di Ayari, a rendu tard dans la soirĂ©e dâhier, vendredi 11 avril, son jugement dans lâaffaire n°14985 en condamnant Ă lâemprisonnement
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– pour une durĂ©e de huit ans : Abdeljelil Aliaoui, nĂ© le 27 juin 1984, Hafedh Samoudi, nĂ© le 17 mai 1983, Sami Kdiri, nĂ© le 2 mars 1976, Mokhtar Akkouri, nĂ© le 23 octobre 1985, Nejmeddine Bargougui, nĂ© le 6 mars 1979, et Ali Omri, nĂ© le 9 fĂ©vrier 1983
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– pour une durĂ©e de six ans : Ramzi Brini, nĂ© le 30 janvier 1985, Ghassen Siliane, nĂ© le 17 juillet 1987, Mohammed Ali Horchani, nĂ© le 4 mai 1971
– pour une durĂ©e de quatre ans : Ali Lafi, nĂ© le 3 juin 1977, Habib Hafsi, nĂ© le 12 janvier 1984, Ramzi Romdhani, nĂ© le 18 avril 1977
– pour une durĂ©e de trois ans : Khatib Boukhari, nĂ© le 30 aoĂ»t 1955 (pour mise Ă disposition dâun local de rĂ©union pour les membres dâune organisation en rapport avec les infractions terroristes et pour ne pas avoir alertĂ© les autoritĂ©s immĂ©diatement des informations en sa possession sur des faits ou la commission dâinfractions terroristes)
– pour une durĂ©e dâun an : LaĂŻd Jaouadi, nĂ© le 14 novembre 1975, Hassib Chebbi, nĂ© le 6 juin 1984, Gammoudi Hmed, nĂ© le 16 aoĂ»t 1981, Mourad Saadi, nĂ© 15 juillet 1986, Abdessalam Bali, nĂ© le 9 juin 1984 (pour ne pas avoir rĂ©vĂ©lĂ© immĂ©diatement aux autoritĂ©s les informations en leur possession sur des faits ou la commission dâinfractions terroristes)
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– et tous les condamnĂ©s Ă une peine de contrĂŽle administratif pour une durĂ©e de cinq ans.
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– en prononçant un non-lieu en faveur dâOussama Ben Khatib Boukhari
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* la quatriĂšme chambre criminelle du Tribunal de PremiĂšre Instance de Tunis, prĂ©sidĂ©e par le juge Mehrez Hammami, a examinĂ© aujourdâhui, 12 avril 2008 :
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– lâaffaire n°15168, dans laquelle sont dĂ©fĂ©rĂ©s :
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LaĂŻdi Ben SaĂŻd, nĂ© Ă Kebili le 1er janvier 1976, KhaĂŻreddine Lajimi, nĂ© Ă KĂ©bili le 5 juillet 1979, Abdelhamid Lajimi, nĂ© Ă Kebili le 1er septembre 1976, Amor Ben Latif, nĂ© Ă Douz le 26 janvier 1986, Farid Najeh, nĂ© Ă Kebili le 2 juin 1987, Khaled Madhi, nĂ© Ă KĂ©bili le 1er juin 1977, Mabrouk Lanouer, nĂ© Ă KĂ©bili le 13 septembre 1985, JemaĂŻ Bouzaiane, nĂ© Ă Gafsa le 3 dĂ©cembre 1978, Anouar Ferjani, nĂ© Ă Metlaoui le 13 aoĂ»t 1985, Salah Aloui, nĂ© Ă Metlaoui le 2 juillet 1984, Mohammed Aloui, nĂ© Ă Metlaoui le 27 fĂ©vrier 1987, Mohammed Kherfani, nĂ© Ă Metlaoui le 9 juin 1983, Aymen Souidi, nĂ© Ă Kebili le 26 mai 1985, en Ă©tat dâarrestation
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Belgacem Dkhil, né à Fatnassa le 6 août 1978 ( en liberté)
Ibrahim Azzouz, né à Kebili le 25 août 1988, Ismaïl Gnifid, né à Médenine le 20 mars 1984, Hassen Ben Jomaa, né à Kébili le 1er mars 1986, Nasr Farah, né à Kébili le 10 avril 1976, (en fuite)
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En vertu de la loi du 10 dĂ©cembre 2003, dite « antiterroriste ». En premiĂšre instance, les accusĂ©s avaient Ă©tĂ© condamnĂ©s Ă des peines allant de 5 Ă 14 ans dâemprisonnement [âŠ] MaĂźtres Abdelfattah Mourou, Mohammed Fadhel SaĂŻhi, Choukri BelaĂŻd et Abderraouf Ayadi se sont prĂ©sentĂ©s pour les dĂ©fendre. Le tribunal a dĂ©cidĂ© de repousser lâaudience au 19 avril 2008.
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– Lâaffaire n°15245 dans laquelle sont dĂ©fĂ©rĂ©s Mohammed Amine Rahoui, nĂ© le 22 janvier 1975, Ramzi Romdhani, nĂ© le 18 avril 1977, Mokhtar Naffati, nĂ© le 28 novembre 1984, Nourane Abdellouf, nĂ© en MacĂ©doine le 30 juillet 1984. Le tribunal a dĂ©cidĂ© dâexaminer Ă lâissue de la sĂ©ance les demandes de mise en libertĂ© prĂ©sentĂ©es par MaĂźtres Samir Ben Amor et Anouar Kousri et de fixer la date de la prochaine audience.
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– lâaffaire n°15344 dans laquelle sont dĂ©fĂ©rĂ©s Ramzi Romdhani, nĂ© le 18 avril 1977, Hechmi Amri, nĂ© le 29 mars 1977, Bassem Dridi, nĂ© le 25 novembre 1981. AprĂšs les plaidoiries de MaĂźtres Samir Ben Amor et Mondher Cherni, le juge a dĂ©cidĂ© de passer aux dĂ©libĂ©rations et au prononcĂ© du jugement.
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Pour la commission de suivi des procĂšs
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Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de lâAssociation
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MaĂźtre Samir Dilou
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(Traduction dâextraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)
Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays
Association Internationale de Soutien aux Prisonniers politiques
43 Rue Eldjazira, Tunis
e-mail : aissptunisie@yahoo.fr
Tunis, le 12 avril 2008
Lâassociation a appris de lâex prisonnier Tej Azizi que le frĂšre de ce dernier, le docteur Aref Azizi, mĂ©decin de santĂ© publique Ă lâhĂŽpital de Jelma Ă Sidi Bouzid avait Ă©tĂ© libĂ©rĂ© ce matin, 12 avril 2008. Il avait Ă©tĂ© kidnappĂ© sur la voie publique au centre ville, extrait de la voiture de lâhĂŽpital le matin du 4 avril 2008 alors quâil revenait de la zone rurale de Falta oĂč il effectuait des consultations Ă lâextĂ©rieur. Sa maison avait Ă©tĂ© investie par les forces de la police politique qui nâont pas dĂ©clinĂ© dâidentitĂ©. Des disques, aux dires de sa famille, des jeux pour enfants et des chansons de Sami Youssef, avaient Ă©tĂ© saisis, ainsi que lâunitĂ© centrale de son ordinateur. Aref Azizi a dĂ©clarĂ© aprĂšs sa libĂ©ration dans la nuit du samedi quâil avait Ă©tĂ© conduit Ă la brigade de la SĂ»retĂ© de lâEtat au ministĂšre de lâIntĂ©rieur oĂč il avait Ă©tĂ© interrogĂ© sur les sites Internet sur lesquels il surfe, puis il avait Ă©tĂ© remis en libertĂ©, et il devait revenir au ministĂšre de lâIntĂ©rieur le lundi matin pour rĂ©cupĂ©rer les piĂšces saisies, câest alors quâil avait Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© le 7 avril 2008 jusquâĂ aujourdâhui.
La mÚre du prisonnier politique Tarek Rjeb, qui effectue une peine de deux ans pour appartenance au parti de la libération islamique, que des inconnus avaient enlevé son fils Mehrez Rjeb, un ingénieur, à la cité Tadhamoun le 25 mars 2008.
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Pour la commission de suivi des procĂšs
Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de lâAssociation
MaĂźtre Samir Dilou
(traduction dâextraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)
COMMENTAIRES RELATIFS AU RAPPORT DU COMITE DES DROITS DE LâHOMME DE LâONU DU 28.03.2008 CONCERNANTS LA TUNISIE
ÂlâEtat essaie de justifier ses violations des libertĂ©s et des droits de lâhomme par ce quâelle appelle «lâextrĂ©misme religieux» tandis que le ComitĂ© insiste dans lâintroduction de son rapport « que ceci ne saurait servir de justification Ă des dĂ©rogations ou Ă des restrictions non autorisĂ©es par le Pacte ». De mĂȘme, au sujet du «terrorisme», Le ComitĂ© « se dĂ©clare prĂ©occupĂ© par le peu de prĂ©cision quant Ă la dĂ©finition particuliĂšrement large des actes terroristes contenue dans la Loi sur le terrorisme et le blanchiment dâargent (Loi n° 2003-75). Le ComitĂ© est prĂ©occupĂ© en particulier du fait quâau titre des dispositions de cette loi:
– les avocats sont dĂ©liĂ©s de leur secret professionnel, et obligĂ©s de tĂ©moigner sous peine âą dâemprisonnement.
– les enquĂȘteurs et les magistrats peuvent garder lâanonymat». Dans ce cadre, le ComitĂ© âą recommande que « La dĂ©finition des actes terroristes ne devrait pas conduire Ă des interprĂ©tations permettant de porter atteinte, sous le couvert dâactes terroristes, Ă lâexpression lĂ©gitime des droits consacrĂ©s par le Pacte ». Dâautres part et concernant le phĂ©nomĂšne de la violence conjugale, « Le ComitĂ© note que la situation des femmes victimes de violence appelle une attention plus soutenue » car le discours officiel sur la situation de la femme en Tunisie essaie toujours de minimiser les problĂšmes dont souffrent les femmes dans notre sociĂ©tĂ©.
Au niveau des recommandations, le rapport du ComitĂ© nous permet dâĂ©tablir une liste de revendications principales :
1- lâabolition de la torture et la garantie « que toutes les allĂ©gations de torture et de 1. traitements cruels, inhumains ou dĂ©gradants font lâobjet dâenquĂȘtes, menĂ©es par une autoritĂ© indĂ©pendante, et que les responsables de tels actes, y compris leurs supĂ©rieurs hiĂ©rarchiques, soient poursuivis et sanctionnĂ©s et que les victimes reçoivent une rĂ©paration y compris une indemnisation adĂ©quate ».
2- lâinterdiction de « lâusage dâaveux obtenus sous la torture, et ce devant toutes juridictions. Il 2. devrait sâassurer en pareil cas que le fardeau de la preuve nâincombe pas aux victimes » et lâannulation des lois exceptionnelles et anticonstitutionnelles comme Loi sur le terrorisme et le blanchiment dâargent (Loi n° 2003-75).
3- lâabolition de la peine de mort prononcĂ©e contre Saber Ragoubi (24 ans) condamnĂ© dans 3. lâaffaire de Slimane, dans les plus brefs dĂ©lais, conformĂ©ment à « lâengagement solennel renouvelĂ© par le PrĂ©sident de la RĂ©publique affirmant quâaucune condamnation Ă la peine capitale ne sera exĂ©cutĂ©e ».
4- élargissement des « mesures de contrĂŽle et de suivi dans les lieux de privation de libertĂ©, 4. notamment en permettant aux ONG nationales (L.T.D.H., A.I.S.P.P., C.N.L.T., LibertĂ© et EquitĂ© âŠ) dâavoir un accĂšs aux lieux de dĂ©tention » ainsi que lâautorisation aux ONG internationales (Amnesty International, Human Rights Watch, FĂ©dĂ©ration Internationale des Droits de lâHomme âŠ) de visites les locaux de police et les prisons. Et le respect de « lâengagement de la dĂ©lĂ©gation de lâEtat partie d`inviter divers rapporteurs spĂ©ciaux des Nations Unies, Ă entreprendre, dans le cadre de leur mandat, des missions en Tunisie, y compris le Rapporteur SpĂ©cial sur la torture ».
5 – prise des dispositions pour garantir lâindĂ©pendance de lâappareil judiciaire, en particulier 5. vis-Ă -vis du pouvoir exĂ©cutif.
6- « mettre un terme aux restrictions directes et indirectes Ă la libertĂ© dâexpression .Lâarticle 6. 51 du Code de la presse devrait ĂȘtre harmonisĂ© avec lâarticle 19 du Pacte ».
7- la réforme de la constitution et du Code électoral pour garantir des élections libres, 7. transparentes et justes sur tous les niveaux : présidentiel, législatif et local.
8- « mettre fin aux actes dâintimidation et de harcĂšlement et respecter et protĂ©ger les activitĂ©s
pacifiques des organisations et dĂ©fenseurs des droits de lâhomme. Les informations faisant Ă©tat dâactes dâintimidation et de harcĂšlement devraient faire rapidement lâobjet dâenquĂȘtes » et la levĂ©e des restrictions imposĂ©es au droit de rĂ©union et manifestation pacifique et la formation dâassociations civiles et de partis politiques.
9- la lĂ©galisation sans exception des associations des droits de lâhomme.9.
10- la publication et la diffusion du texte du cinquiÚme rapport périodique ainsi que le rapport du 10. Comité auprÚs du grand public et des organisations non gouvernementales qui travaillent dans le pays.
Avant de conclure, il serait important de signaler quelques insuffisances dans ce rapport telle que lâabsence totale de statistiques, la nĂ©gligence de lâexamen des droits Ă©conomiques, sociaux et culturels, le silence sur les dizaines de cas de dĂ©cĂšs dans les locaux de la police et les prisons de dĂ©tenus politiques et de droit commun, lâignorance des centaines de procĂšs politiques contre les opposants et surtout les islamistes tout le long des deux derniĂšres dĂ©cennies, le harcĂšlement sĂ©curitaire et social des ex-dĂ©tenus et leurs familles sous prĂ©texte du contrĂŽle administratif au dĂ©triment de leurs droits au travail, aux soins, Ă lâenseignement ainsi que les restrictions sur le droit de mouvement Ă lâintĂ©rieur et Ă lâextĂ©rieur du pays, lâusage de lois anticonstitutionnelles comme la loi des partis, la loi des mosquĂ©es, la loi contre le terrorisme de 2003, le dĂ©cret 108 portant atteinte Ă la libertĂ© individuelle de la femme, la loi de la presse et la loi Ă©lectorale.
En conclusion, ce rapport du 28 mars 2008 qui rĂ©sume les observations finales du COMITĂ DES DROITS DE LâHOMME de lâONU aprĂšs examen du cinquiĂšme rapport pĂ©riodique de la Tunisie dans les sĂ©ances du 17 et 18 mars 2008 vient sâajouter Ă dâautres rapports des organisations internationales qui prouvent la nĂ©cessitĂ© primordiale de profondes rĂ©formes au niveau des lois et des pratiques et lâassainissement du climat gĂ©nĂ©ral dans le pays dans tous les domaines politique, Ă©conomique, social et culturel dans le cadre du respect des libertĂ©s individuelles et collectives et des droits de lâhomme en commençant par la libĂ©ration de tous les prisonniers politiques sans exception et le retour de tous les exilĂ©s et la rĂ©habilitation de tous les droits civils, politiques et sociaux par la promulgation dâune amnistie gĂ©nĂ©rale.
Abdelkarim Harouni
Tunis le 5 avril, 2008
Tunisia jails 19 men for al Qaeda links
 Reuters, le 13 avril 2008 à 14h59
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TUNIS, April 13 (Reuters) – A Tunisian court has jailed 19 men for up to eight years for having links to al Qaeda’s North Africa wing, a defence lawyer said on Sunday.
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“Tunis court judge Hedi Ayari announced the verdict to jail the 19 men between one and eight years for having links with al Qaeda and setting up a Jihadist cell,” lawyer Samir Dylo Said, adding the verdict was pronounced on Saturday.
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The defendants, who were arrested in late 2006, had pleaded not guilty.
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Local lawyers say about 1,000 people have been arrested since 2003 on terrorism charges including recruiting fighters for the Iraqi insurgency against U.S.-led forces.
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Fourteen gunmen were killed in and around Tunis in clashes in late 2006 and early 2007, rare breaches of security in a country most Europeans know only as a tranquil holiday destination.
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Thirty Tunisian Islamists said by police to have been involved in the clashes were found guilty in December of belonging to a terrorist group. One was sentenced to death while the remainder were sentenced to long prison terms.
Face aux plaintes des enseignants
Tenue décente en classe : est-ce trop demander ?
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Rendre l’uniforme obligatoire dans nos Ă©coles semble une idĂ©e bizarre pour les jeunes d’aujourd’hui, enfants de la mode et de la publicitĂ©, habituĂ©s au port de vĂȘtements dernier cri ; l’idĂ©e peut Ă©galement choquer ceux qui, au nom de la libertĂ© et des droits de l’enfant, ne veulent pas imposer un modĂšle vestimentaire aux jeunes.
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 Pourtant, l’uniforme ne doit en aucune maniĂšre remplacer le tablier bleu actuel (entendre mini-tablier !) que portent nos filles (les garçons en sont exemptĂ©s, allez chercher pourquoi !), mais c’est une tenue scolaire unifiĂ©e, pas forcĂ©ment de mĂȘme couleur, mais de coupe identique et de mĂȘme style, que les Ă©lĂšves (filles et garçons) doivent porter Ă l’Ă©cole. Il ne s’agit pas non plus d’un retour Ă la blouse grise des annĂ©es soixante !
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Aujourd’hui, plusieurs pays dans le monde, soucieux d’Ă©tablir l’Ă©galitĂ© et une certaine conformitĂ© parmi les Ă©lĂšves, instituent le port d’un uniforme scolaire en vue de lutter contre les tenues indĂ©centes et souvent provocatrices de la plupart des Ă©lĂšves surtout du cycle secondaire (collĂšge et lycĂ©es), et par lĂ mĂȘme attĂ©nuer ou supprimer les diffĂ©rences sociales (du moins Ă l’Ă©cole) entre les Ă©lĂšves dont certains, richement habillĂ©s, sont enclins Ă s’exhiber devant leurs camarades, ce qui peut entraĂźner chez les uns un sentiment de frustration et une sorte de jalousie et d’animositĂ© chez les autres. Il est Ă©vident que l’Ă©cole est faite pour Ă©tudier, pas pour faire Ă©talage de son niveau social.
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Certains pays ont dĂ©jĂ pris l’initiative en instaurant dans les Ă©coles le port d’uniformes. La Suisse, le QuĂ©bec, l’Allemagne sont les pays oĂč l’uniforme revient Ă la mode aussi bien dans les Ă©coles publiques que privĂ©es. MĂȘme en France, le retour de l’uniforme est Ă©galement revenu sur le terrain. Quelques dĂ©putĂ©s ont dĂ©posĂ© en dĂ©cembre 2006 une proposition de loi visant Ă instaurer le port obligatoire d’une tenue commune Ă l’Ă©cole ; ce projet est apparemment en cours d’Ă©tude, alors que dans ses dĂ©partements et territoires d’outre-mer, le port de l’uniforme est gĂ©nĂ©ralisĂ© sans que cela ne semble entraver la libertĂ© de chacun.
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Une Ă©norme pression liĂ©e aux vĂȘtements et Ă la mode
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D’ailleurs dans la plupart des pays arabes, l’uniforme est en vigueur depuis de longues dates et la question ne se pose pas : l’uniforme fait bien partie du quotidien scolaire. La majoritĂ© des parents dans ces pays, approuvent l’idĂ©e, car il est dans leur intĂ©rĂȘt de diminuer les dĂ©penses excessives effectuĂ©es pour l’achat des vĂȘtements de marques Ă leurs enfants dont les caprices vestimentaires ne cessent jamais, surtout quand les conditions matĂ©rielles de la famille sont modestes ! Mais il est vrai que dans nos Ă©coles, il existe une Ă©norme pression liĂ©e aux vĂȘtements et Ă la mode. Cette pression peut-ĂȘtre Ă©pouvantable, notamment pour ceux dont les parents manquent de moyens et qui peuvent se trouver exclus…Et puis la plupart de nos enfants n’ont pas encore la notion d’argent. L’essentiel pour eux est d’ĂȘtre bien habillĂ©, d’ĂȘtre Ă la mode comme tout le monde. Ils ont peut-ĂȘtre raison puisqu’ils voient les adultes (leurs propres parents) se concurrencer avec les voisins du quartier ou les collĂšgues au travail pour l’acquisition du dernier modĂšle de voiture ou d’un tĂ©lĂ©viseur LCD ou mĂȘme d’un home cinĂ©ma pour ĂȘtre toujours Ă la page. Tel pĂšre tel fils ! Les enfants ont donc le mĂȘme raisonnement. Imaginez qu’il y a des parents chez nous qui payent 150 dinars et peut-ĂȘtre plus pour l’achat d’une paire de chaussures de sport Ă leur fils, sans parler des jeans importĂ©s et des autres accessoires, pour la simple raison que le fils des voisins en possĂšde dĂ©jĂ ! Que de fois un Ă©lĂšve vient signaler Ă l’administration le vol de son survĂȘtement signĂ© ou ses chaussures de marque au vestiaire ! C’est que les actes de vol d’objets de valeur (vĂȘtements signĂ©s ou autres) sont trĂšs frĂ©quents dans nos Ă©coles !
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L’idĂ©e du port obligatoire d’un uniforme se confirme donc dans plusieurs pays du fait que beaucoup d’Ă©lĂšves (filles ou garçons) dĂ©passent souvent les limites en faisant fi aux instructions administratives et au rĂšglement interne de l’Ă©tablissement en se permettant de s’habiller d’une maniĂšre vulgaire et de mauvais goĂ»t, en portant parfois des habits dĂ©notant un air fantaisiste ou je-m’en-foutiste.
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 La parade continue
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Dans nos collĂšges et lycĂ©es, il arrive parfois que des Ă©lĂšves viennent en classe avec des T-shirt achetĂ©s Ă la fripe portant au dos des inscriptions malsaines ou des images incommodes, ou ils circulent Ă l’Ă©cole, Ă leur aise, affublĂ©s de nippes multicolores sans se soucier des rĂ©actions des autres. MalgrĂ© la bonne volontĂ© de l’administration pour mettre fin Ă ces abus vestimentaires, la parade continue.
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Les profs ne cessent de se lamenter des Ă©lĂšves irrespectueux et provocateurs (garçons et filles) qui gardent leur casquette en classe, alors qu’en principe, ils doivent l’enlever une fois entrĂ©s en cours. On se demande s’il y a encore des parents qui veillent Ă ce que leurs enfants, garçons ou filles, portent des tenues dĂ©centes lorsqu’ils vont Ă l’Ă©cole ! Au cas oĂč l’Ă©lĂšve serait exposĂ© aux sanctions pour avoir portĂ© des vĂȘtements non-conformes aux normes scolaires, les parents sont informĂ©s de la mĂ©conduite de leur enfant et certains sont offusquĂ©s par le fait qu’on leur rappelle leurs responsabilitĂ©s envers l’apparence vestimentaire de leurs enfants, prĂ©textant qu’ils vivent une adolescence tourmentĂ©e et qu’on devrait ĂȘtre souple avec eux. D’autres parents se montrent nĂ©anmoins plus comprĂ©hensifs et coopĂ©ratifs et pensent sĂ©rieusement qu’avec l’uniforme scolaire un certain respect sera instaurĂ© dans nos Ă©coles, ce qui manque beaucoup Ă l’heure actuelle. Pourtant, pas mal de parents sont malheureusement outrepassĂ©s par leurs enfants et sont traitĂ©s par ces derniers de rĂ©actionnaires et de rĂ©trogrades chaque fois qu’ils veulent leur imposer un modĂšle.
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Donc si un jour, le ministĂšre de l’Education et de la Formation entreprend l’instauration d’un uniforme scolaire, cela va-t-il vraiment remettre un peu d’ordre dans nos Ă©coles ? Il faut vivre l’expĂ©rience pour pouvoir juger. De toute façon, une chose est sĂ»re, dans les pays oĂč les Ă©lĂšves sont soumis Ă une mĂȘme tenue scolaire, le respect mutuel, la primautĂ© de « l’ĂȘtre » sur « le paraĂźtre », l’Ă©galitĂ© et la solidaritĂ© sont considĂ©rĂ©s comme des valeurs universelles ajoutĂ©es Ă celles que l’Ă©cole est supposĂ©e inculquer aux enfants.
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Hechmi Khalladi
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(Source : « Le Temps » (Quotidien â Tunis), le 13 avril 2008)
Comment les détenus de la Salafiya Jihadia ont transformé les prisons en émirats autonomes
PIB des pays du Maghreb sâĂ©tablit Ă plus de 303 milliards de dollars en 2007
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303 milliards de dollars, câest tout simplement le Produit IntĂ©rieur Brut (PIB) cumulĂ© de la Tunisie, de la Libye, du Maroc, de lâAlgĂ©rie et de la Mauritanie en 2007, pour une population estimĂ©e Ă 83 millions dâhabitants, ce qui nous fait environ 3.650 de dollars par habitant. Â
En effet, et selon le gouverneur de la Banque centrale du Maroc, M. Abdellatif Jouahri, l’Union du Maghreb arabe (UMA) a enregistrĂ© au terme de lâannĂ©e 2007 un taux moyen de croissance d’environ 4,30% alors que ses rĂ©serves en devises ont totalisĂ© quelque 220 milliards de dollars.
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Cependant, la rĂ©gion a enregistrĂ© Ă©galement un taux d’inflation qui s’est Ă©tabli Ă 6,10% malgrĂ© la dynamique Ă©conomique. Et autre point nĂ©gatif, malgrĂ© le dynamisme des Ă©conomies des pays de lâUMA, le chĂŽmage, qui constitue une des grandes prĂ©occupations des responsables politique maghrĂ©bins ; le taux de chĂŽmage moyen des 5 pays est estimĂ© Ă 11,30% en 2007.
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Par ailleurs et sur le plan de Ă©changes intermaghrĂ©bins, le patron de la BCM a indiquĂ© qu’il sâest situĂ© aux alentours de 5 milliards de dollars Ă prix courants en 2006, alors qu’au cours de cette annĂ©e le commerce des cinq pays qui composent l’UMA avec le reste du monde a avoisinĂ© 192 milliards, ce qui ne reprĂ©sente que 2,6% dans le total des Ă©changes maghrĂ©bins avec le reste du monde.
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Ceci dit, il y a quelque part une consolation pour la rĂ©gion, câest que les marchĂ©s des capitaux connaissent un essor soutenu au Maroc et en Tunisie. Mais lĂ aussi, le Royaume chĂ©rifien semble se dĂ©tacher du reste des autres pays du Maghreb, puisque ââla Bourse de Casablanca, avec une capitalisation Ă©quivalente Ă 97% du PIB, est de loin la plus grande place de la rĂ©gionââ, rappelle M. Jouahri.
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Le secteur du microcrĂ©dit nâest pas en reste, puisque le montant des prĂȘts consentis par ces institutions sâĂ©tablirait Ă environ 750 millions de dollars au profit de 1,5 million de personnes.
(Sourced: webmanagercenter le 12 avril 2008)
Lâeau au Maghreb, la banque mondiale tire la sonnette dâalarme
Les immigrants du Maghreb durement touchés par le chÎmage
Un groupe réclame des mesures gouvernementales plus efficaces
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