13 avril 2008

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TUNISNEWS
 8 ème année, N°  2881 du 13.04.2008
 archives : www.tunisnews.net


AISPP:  Procès des 11 et 12 avril AISPP:  Aref Azizi, réapparaît, Tarek Rjeb disparaît Abdelkarim Harouni: Commentaires relatifs au rapport du comite des droits de l’homme de l’ONU du 28.03.2008 concernants la Tunisie Reuters: Tunisia jails 19 men for al Qaeda links Le Temps: Face aux plaintes des enseignants – Tenue décente en classe : est-ce trop demander ? Le Temps: Détournement de fonds de 36 millions de dinars Aujourd’ hui le Maroc: Comment les détenus de la Salafiya Jihadia ont transformé les prisons en émirats autonomes Webmanagercenter :PIB des pays du Maghreb s’établit à plus de 303 milliards de dollars en 2007 20minutes: L’eau au Maghreb, la banque mondiale tire la sonnette d’alarme Montreal Express: Les immigrants du Maghreb durement touchés par le chômage


Liberté pour tous les prisonniers politiques

Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays

 Association Internationale de Soutien aux Prisonniers politiques

43 Rue Eldjazira, Tunis

e-mail : aissptunisie@yahoo.fr

 

 

Tunis, le 12 avril 2008

 

 

* La première chambre du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Hédi Ayari, a rendu tard dans la soirée d’hier, vendredi 11 avril, son jugement dans l’affaire n°14985 en condamnant à l’emprisonnement

 

– pour une durée de huit ans : Abdeljelil Aliaoui, né le 27 juin 1984, Hafedh Samoudi, né le 17 mai 1983, Sami Kdiri, né le 2 mars 1976, Mokhtar Akkouri, né le 23 octobre 1985, Nejmeddine Bargougui, né le 6 mars 1979, et Ali Omri, né le 9 février 1983

 

– pour une durée de six ans : Ramzi Brini, né le 30 janvier 1985, Ghassen Siliane, né le 17 juillet 1987, Mohammed Ali Horchani, né le 4 mai 1971

– pour une durée de quatre ans : Ali Lafi, né le 3 juin 1977, Habib Hafsi, né le 12 janvier 1984, Ramzi Romdhani, né le 18 avril 1977

– pour une durée de trois ans : Khatib Boukhari, né le 30 août 1955 (pour mise à disposition d’un local de réunion pour les membres d’une organisation en rapport avec les infractions terroristes et pour ne pas avoir alerté les autorités immédiatement des informations en sa possession sur des faits ou la commission d’infractions terroristes)

– pour une durée d’un an : Laïd Jaouadi, né le 14 novembre 1975, Hassib Chebbi, né le 6 juin 1984, Gammoudi Hmed, né le 16 août 1981, Mourad Saadi, né 15 juillet 1986, Abdessalam Bali, né le 9 juin 1984 (pour ne pas avoir révélé immédiatement aux autorités les informations en leur possession sur des faits ou la commission d’infractions terroristes)

 

[…]

 

– et tous les condamnés à une peine de contrôle administratif pour une durée de cinq ans.

 

– en prononçant un non-lieu en faveur d’Oussama Ben Khatib Boukhari

 

[…]

 

 

* la quatrième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Mehrez Hammami, a examiné aujourd’hui, 12 avril 2008 :

 

 

– l’affaire n°15168, dans laquelle sont déférés :

 

Laïdi Ben Saïd, né à Kebili le 1er janvier 1976, Khaïreddine Lajimi, né à Kébili le 5 juillet 1979, Abdelhamid Lajimi, né à Kebili le 1er septembre 1976, Amor Ben Latif, né à Douz le 26 janvier 1986, Farid Najeh, né à Kebili le 2 juin 1987, Khaled Madhi, né à Kébili le 1er juin 1977, Mabrouk Lanouer, né à Kébili le 13 septembre 1985, Jemaï Bouzaiane, né à Gafsa le 3 décembre 1978, Anouar Ferjani, né à Metlaoui le 13 août 1985, Salah Aloui, né à Metlaoui le 2 juillet 1984, Mohammed Aloui, né à Metlaoui le 27 février 1987, Mohammed Kherfani, né à Metlaoui le 9 juin 1983, Aymen Souidi, né à Kebili le 26 mai 1985, en état d’arrestation

 

 

Belgacem Dkhil, né à Fatnassa le 6 août 1978 ( en liberté)

Ibrahim Azzouz, né à Kebili le 25 août 1988, Ismaïl Gnifid, né à Médenine le 20 mars 1984, Hassen Ben Jomaa, né à Kébili le 1er mars 1986, Nasr Farah, né à Kébili le 10 avril 1976, (en fuite)

 

 

En vertu de la loi du 10 décembre 2003, dite « antiterroriste ». En première instance, les accusés avaient été condamnés à des peines allant de 5 à 14 ans d’emprisonnement […] Maîtres Abdelfattah Mourou, Mohammed Fadhel Saïhi, Choukri Belaïd et Abderraouf Ayadi se sont présentés pour les défendre. Le tribunal a décidé de repousser l’audience au 19 avril 2008.

 

 

– L’affaire n°15245 dans laquelle sont déférés Mohammed Amine Rahoui, né le 22 janvier 1975, Ramzi Romdhani, né le 18 avril 1977, Mokhtar Naffati, né le 28 novembre 1984, Nourane Abdellouf, né en Macédoine le 30 juillet 1984. Le tribunal a décidé d’examiner à l’issue de la séance les demandes de mise en liberté présentées par Maîtres Samir Ben Amor et Anouar Kousri et de fixer la date de la prochaine audience.

 

 

– l’affaire n°15344 dans laquelle sont déférés Ramzi Romdhani, né le 18 avril 1977, Hechmi Amri, né le 29 mars 1977, Bassem Dridi, né le 25 novembre 1981. Après les plaidoiries de Maîtres Samir Ben Amor et Mondher Cherni, le juge a décidé de passer aux délibérations et au prononcé du jugement.

 

 

Pour la commission de suivi des procès

 

Le secrétaire général de l’Association

 

Maître Samir Dilou

 

(Traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

 


Liberté pour tous les prisonniers politiques

Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays

Association Internationale de Soutien aux Prisonniers politiques

43 Rue Eldjazira, Tunis

e-mail : aissptunisie@yahoo.fr

Tunis, le 12 avril 2008

L’association a appris de l’ex prisonnier Tej Azizi que le frère de ce dernier, le docteur Aref Azizi, médecin de santé publique à l’hôpital de Jelma à Sidi Bouzid avait été libéré ce matin, 12 avril 2008. Il avait été kidnappé sur la voie publique au centre ville, extrait de la voiture de l’hôpital le matin du 4 avril 2008 alors qu’il revenait de la zone rurale de Falta où il effectuait des consultations à l’extérieur. Sa maison avait été investie par les forces de la police politique qui n’ont pas décliné d’identité. Des disques, aux dires de sa famille, des jeux pour enfants et des chansons de Sami Youssef, avaient été saisis, ainsi que l’unité centrale de son ordinateur. Aref Azizi a déclaré après sa libération dans la nuit du samedi qu’il avait été conduit à la brigade de la Sûreté de l’Etat au ministère de l’Intérieur où il avait été interrogé sur les sites Internet sur lesquels il surfe, puis il avait été remis en liberté, et il devait revenir au ministère de l’Intérieur le lundi matin pour récupérer les pièces saisies, c’est alors qu’il avait été arrêté le 7 avril 2008 jusqu’à aujourd’hui.

La mère du prisonnier politique Tarek Rjeb, qui effectue une peine de deux ans pour appartenance au parti de la libération islamique, que des inconnus avaient enlevé son fils Mehrez Rjeb, un ingénieur, à la cité Tadhamoun le 25 mars 2008.

[…]

Pour la commission de suivi des procès

Le secrétaire général de l’Association

Maître Samir Dilou

(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


 

COMMENTAIRES RELATIFS AU RAPPORT DU COMITE DES DROITS DE L’HOMME DE L’ONU DU 28.03.2008 CONCERNANTS LA TUNISIE

 

 
ABDELKARIM HAROUNI Ex-Secrétaire Général de l’Union Générale Tunisienne des Etudiants (U.G.T.E.) Ex-Prisonnier politique dans l’affaire Ennahdha, libéré à Tunis le 7.11.2007 Tandis que le prochain rapport périodique de la Tunisie est prévu pour le 31 Mars 2012, le présent rapport a été présenté après 13 ans d’absence de dialogue avec le Comité des droits de l’homme de l’ONU, 13 ans de violation des libertés et des droits hors contrôle des institutions internationales et en l’absence de toute référence au rapport précèdent ou évaluation des résultats concrets obtenus. Le Comité a évoqué dans son introduction du présent rapport le recours de l’Etat tunisien à : « des explications additionnelles qui lui ont été fournies au préalable et au cours de l’examen du rapport, même si certaines des réponses ont été incomplètes » et a noté en fin de rapport que « L’État partie s’est engagé à s’efforcer de donner au Comité des renseignements plus détaillés sur les résultats concrets obtenus ». Le bilan établit par le rapport du Comité sur la situation des droits de l’homme en Tunisie est nettement négatif d’abord parce que quatre points seulement sont considérés positifs contre quatorze points négatifs. Et que ces quatre points sont essentiellement d’ordre juridique concernant la garde des enfants, la transmission de la nationalité par la femme et des règles de succession et l’adhésion au Protocole facultatif se rapportant à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et à la Convention relative aux droits des personnes handicapées et l’intention de l’Etat de lever ses réserves à la Convention sur les droits de l’enfant mais dans la pratique, il se limite à la satisfaction sur le moratoire sur la peine de mort depuis 1991. A ce niveau du rapport, l’état a fait deux engagements : « l’engagement solennel renouvelé par le Président de la République affirmant qu’aucune condamnation à la peine capitale ne sera exécutée » ainsi que « l’engagement de la délégation de l’Etat partie d`inviter divers rapporteurs spéciaux des Nations Unies, à entreprendre, dans le cadre de leur mandat, des missions en Tunisie, y compris le Rapporteur Spécial sur la torture ». Ces engagements seront-ils respectés ? Alors que les 14 points négatifs sont d’ordre pratique et reflètent que la situation des droits de l’homme en Tunisie est loin d’être compatible avec le respect des libertés et des droits garantis par la constitution et les conventions internationales. Ces points concernent : le fonctionnement du Comité Supérieur des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales, l’adhésion au premier Protocole facultatif se rapportant au Pacte, la violence conjugale, la torture et les traitements cruels inhumains ou dégradants, l’usage d’aveux obtenus sous la torture et ce Tunisie 2 zeitouna@bluewin.ch devant toutes juridictions, la garde à vue, l’abolition de la peine de mort, la définition des actes terroristes et les mesures prises au titre de la lutte contre le terrorisme, le contrôle des prisons et l’accès des ONG aux lieux de détention, l’indépendance de l’appareil judiciaire en particulier vis-à-vis du pouvoir exécutif, les restrictions directes et indirectes à la liberté d’expression, le Code électoral, les actes d’intimidation et de harcèlement des défenseurs et des organisations des droits de l’homme et les restrictions imposées au droit de réunion et manifestation pacifique et l’enregistrement des associations des Droits de l’Homme. A partir des préoccupations, le rapport démontre l’existence de problèmes majeurs, structurels et durables en Tunisie liés aux libertés individuelles et collectives et aux droits de l’homme notamment : I- Le problème de la transparence par l’absence de statistiques détaillées comme dans les cas de torture, de violences contre les femmes, condamnations prononcées par les tribunaux à l’encontre d’agents de l’Etat reconnus coupables d’actes de torture ou de mauvais traitements, et des réparations octroyées aux victimes, à cet effet, « le Comité regrette l’absence de données statistiques sur le nombre de plaintes pour torture soumises aux autorités et enregistrées par ces dernières ». A ce niveau, « L’État partie s’est engagé à s’efforcer de donner au Comité des renseignements plus détaillés sur les résultats concrets obtenus ». D’autres part, le rapport souligne l’absence de visites des ONG nationales que dire des ONG internationales et recommande de leur permettre d’avoir un accès aux lieux de détention, à l’exception du C.I.C.R. qui n’a obtenu l’autorisation de visites qu’en 2005. Et enfin, le Comité prie « l’État partie de publier et de diffuser largement le texte du cinquième rapport périodique et des présentes observations finales auprès du grand public ainsi qu’auprès des autorités judiciaires, législatives et administratives du pays et de faire distribuer le sixième rapport périodique auprès des organisations non gouvernementales qui travaillent dans le pays » car ce genre de rapports n’est ni publié ni diffusé, ni commenté en Tunisie . II – le problème de la crédibilité les contradictions entre le discours officiel et la pratique, entre l’état légal et l’état réel renforcent la crédibilité des informations parvenues au Comité de sources non gouvernementales, le rapport donne beaucoup d’exemples tels que : « Le Comité est inquiet des informations sérieuses et concordantes selon lesquelles des cas de 1. torture et de traitements cruels, inhumains ou dégradants sont commis sur le territoire de l’État partie. Selon certaines de ces informations: (a) des magistrats refusent d’enregistrer des plaintes de mauvais traitements ou de torture ; (b) des enquêtes diligentées à la suite de telles plaintes dépassent les délais raisonnables, et (c) des supérieurs responsables de la conduite de leurs agents, en violation des dispositions de l’article 7 du Pacte, échappent à toute enquête et à toute poursuite. Il regrette l’absence de données statistiques sur le nombre de plaintes pour torture soumises aux autorités et enregistrées par ces dernières ».Tunisie 3 zeitouna@bluewin.ch « Le Comité est préoccupé par des informations selon lesquelles, dans la pratique, des aveux 2. obtenus sous la torture ne sont pas exclus comme élément de preuve dans un procès. Le Comité note, en outre, que de tels aveux ne sont pas prohibés explicitement par la législation de l’État partie ». « Au cours de ces périodes de privation de liberté, les détenus n’ont pas accès à un avocat. Selon 3. de nombreuses informations communiquées au Comité, les garanties légales des personnes privées de liberté ne seraient pas respectées en pratique. Ainsi, les périodes légales pour la garde à vue auraient été dépassées, dans certains cas, sans que les personnes arrêtées puissent subir des examens médicaux et/ou sans que leurs familles en soient informées ». « Le Comité se déclare préoccupé par les nombreuses informations faisant état des mauvaises 4. conditions de détention dans certains établissements pénitenciers ». « Le Comité est préoccupé par la question de l’indépendance de l’appareil judiciaire. Le 5. Comité est aussi préoccupé du fait que le poids du pouvoir exécutif est toujours trop important au sein du Conseil Supérieur de la Magistrature, malgré la réforme de 2005 ». « Le Comité est préoccupé par certaines dispositions du Code de la presse ainsi que de leur 6. application en pratique contraires à l’article 19 du Pacte ». « Le Comité est préoccupé que plusieurs organisations et défenseurs des droits de l’homme ne 7. puissent exercer librement leurs activités, y compris leur droit de manifester pacifiquement, et soient victimes de harcèlements et d’intimidations, et même parfois d’arrestations». « Le Comité est préoccupé des informations selon lesquelles un nombre très limité 8. d’associations indépendantes aient été officiellement enregistrées par les autorités, et qu’en pratique, plusieurs associations de défense des droits de l’homme dont les objectifs et les activités ne sont pas contraires au Pacte rencontrent des obstacles dans l’obtention d’un tel enregistrement». III –  Le problème de l’objectivité  

l’Etat essaie de justifier ses violations des libertés et des droits de l’homme par ce qu’elle appelle «l’extrémisme religieux» tandis que le Comité insiste dans l’introduction de son rapport « que ceci ne saurait servir de justification à des dérogations ou à des restrictions non autorisées par le Pacte ». De même, au sujet du «terrorisme», Le Comité « se déclare préoccupé par le peu de précision quant à la définition particulièrement large des actes terroristes contenue dans la Loi sur le terrorisme et le blanchiment d’argent (Loi n° 2003-75). Le Comité est préoccupé en particulier du fait qu’au titre des dispositions de cette loi:

– les avocats sont déliés de leur secret professionnel, et obligés de témoigner sous peine • d’emprisonnement.

– les enquêteurs et les magistrats peuvent garder l’anonymat». Dans ce cadre, le Comité • recommande que « La définition des actes terroristes ne devrait pas conduire à des interprétations permettant de porter atteinte, sous le couvert d’actes terroristes, à l’expression légitime des droits consacrés par le Pacte ». D’autres part et concernant le phénomène de la violence conjugale, « Le Comité note que la situation des femmes victimes de violence appelle une attention plus soutenue » car le discours officiel sur la situation de la femme en Tunisie essaie toujours de minimiser les problèmes dont souffrent les femmes dans notre société.

Au niveau des recommandations, le rapport du Comité nous permet d’établir une liste de revendications principales :

1- l’abolition de la torture et la garantie « que toutes les allégations de torture et de 1. traitements cruels, inhumains ou dégradants font l’objet d’enquêtes, menées par une autorité indépendante, et que les responsables de tels actes, y compris leurs supérieurs hiérarchiques, soient poursuivis et sanctionnés et que les victimes reçoivent une réparation y compris une indemnisation adéquate ».

2- l’interdiction de « l’usage d’aveux obtenus sous la torture, et ce devant toutes juridictions. Il 2. devrait s’assurer en pareil cas que le fardeau de la preuve n’incombe pas aux victimes » et l’annulation des lois exceptionnelles et anticonstitutionnelles comme Loi sur le terrorisme et le blanchiment d’argent (Loi n° 2003-75).

3- l’abolition de la peine de mort prononcée contre Saber Ragoubi (24 ans) condamné dans 3. l’affaire de Slimane, dans les plus brefs délais, conformément à « l’engagement solennel renouvelé par le Président de la République affirmant qu’aucune condamnation à la peine capitale ne sera exécutée ».

4- élargissement des « mesures de contrôle et de suivi dans les lieux de privation de liberté, 4. notamment en permettant aux ONG nationales (L.T.D.H., A.I.S.P.P., C.N.L.T., Liberté et Equité …) d’avoir un accès aux lieux de détention » ainsi que l’autorisation aux ONG internationales (Amnesty International, Human Rights Watch, Fédération Internationale des Droits de l’Homme …) de visites les locaux de police et les prisons. Et le respect de « l’engagement de la délégation de l’Etat partie d`inviter divers rapporteurs spéciaux des Nations Unies, à entreprendre, dans le cadre de leur mandat, des missions en Tunisie, y compris le Rapporteur Spécial sur la torture ».

5 – prise des dispositions pour garantir l’indépendance de l’appareil judiciaire, en particulier 5. vis-à-vis du pouvoir exécutif.

6- « mettre un terme aux restrictions directes et indirectes à la liberté d’expression .L’article 6. 51 du Code de la presse devrait être harmonisé avec l’article 19 du Pacte ».

7- la réforme de la constitution et du Code électoral pour garantir des élections libres, 7. transparentes et justes sur tous les niveaux : présidentiel, législatif et local.

8- « mettre fin aux actes d’intimidation et de harcèlement et respecter et protéger les activités

pacifiques des organisations et défenseurs des droits de l’homme. Les informations faisant état d’actes d’intimidation et de harcèlement devraient faire rapidement l’objet d’enquêtes » et la levée des restrictions imposées au droit de réunion et manifestation pacifique et la formation d’associations civiles et de partis politiques.

9- la légalisation sans exception des associations des droits de l’homme.9.

10- la publication et la diffusion du texte du cinquième rapport périodique ainsi que le rapport du 10. Comité auprès du grand public et des organisations non gouvernementales qui travaillent dans le pays.

Avant de conclure, il serait important de signaler quelques insuffisances dans ce rapport telle que l’absence totale de statistiques, la négligence de l’examen des droits économiques, sociaux et culturels, le silence sur les dizaines de cas de décès dans les locaux de la police et les prisons de détenus politiques et de droit commun, l’ignorance des centaines de procès politiques contre les opposants et surtout les islamistes tout le long des deux dernières décennies, le harcèlement sécuritaire et social des ex-détenus et leurs familles sous prétexte du contrôle administratif au détriment de leurs droits au travail, aux soins, à l’enseignement ainsi que les restrictions sur le droit de mouvement à l’intérieur et à l’extérieur du pays, l’usage de lois anticonstitutionnelles comme la loi des partis, la loi des mosquées, la loi contre le terrorisme de 2003, le décret 108 portant atteinte à la liberté individuelle de la femme, la loi de la presse et la loi électorale.

En conclusion, ce rapport du 28 mars 2008 qui résume les observations finales du COMITÉ DES DROITS DE L’HOMME de l’ONU après examen du cinquième rapport périodique de la Tunisie dans les séances du 17 et 18 mars 2008 vient s’ajouter à d’autres rapports des organisations internationales qui prouvent la nécessité primordiale de profondes réformes au niveau des lois et des pratiques et l’assainissement du climat général dans le pays dans tous les domaines politique, économique, social et culturel dans le cadre du respect des libertés individuelles et collectives et des droits de l’homme en commençant par la libération de tous les prisonniers politiques sans exception et le retour de tous les exilés et la réhabilitation de tous les droits civils, politiques et sociaux par la promulgation d’une amnistie générale.

Abdelkarim Harouni

Tunis le 5 avril, 2008

 


Tunisia jails 19 men for al Qaeda links

 Reuters, le 13 avril 2008 à 14h59

 

TUNIS, April 13 (Reuters) – A Tunisian court has jailed 19 men for up to eight years for having links to al Qaeda’s North Africa wing, a defence lawyer said on Sunday.

 

« Tunis court judge Hedi Ayari announced the verdict to jail the 19 men between one and eight years for having links with al Qaeda and setting up a Jihadist cell, » lawyer Samir Dylo Said, adding the verdict was pronounced on Saturday.

 

The defendants, who were arrested in late 2006, had pleaded not guilty.

 

Local lawyers say about 1,000 people have been arrested since 2003 on terrorism charges including recruiting fighters for the Iraqi insurgency against U.S.-led forces.

 

Fourteen gunmen were killed in and around Tunis in clashes in late 2006 and early 2007, rare breaches of security in a country most Europeans know only as a tranquil holiday destination.

 

Thirty Tunisian Islamists said by police to have been involved in the clashes were found guilty in December of belonging to a terrorist group. One was sentenced to death while the remainder were sentenced to long prison terms.


Face aux plaintes des enseignants

Tenue décente en classe : est-ce trop demander ?

 

Rendre l’uniforme obligatoire dans nos écoles semble une idée bizarre pour les jeunes d’aujourd’hui, enfants de la mode et de la publicité, habitués au port de vêtements dernier cri ; l’idée peut également choquer ceux qui, au nom de la liberté et des droits de l’enfant, ne veulent pas imposer un modèle vestimentaire aux jeunes.

 

 Pourtant, l’uniforme ne doit en aucune manière remplacer le tablier bleu actuel (entendre mini-tablier !) que portent nos filles (les garçons en sont exemptés, allez chercher pourquoi !), mais c’est une tenue scolaire unifiée, pas forcément de même couleur, mais de coupe identique et de même style, que les élèves (filles et garçons) doivent porter à l’école. Il ne s’agit pas non plus d’un retour à la blouse grise des années soixante !

 

Aujourd’hui, plusieurs pays dans le monde, soucieux d’établir l’égalité et une certaine conformité parmi les élèves, instituent le port d’un uniforme scolaire en vue de lutter contre les tenues indécentes et souvent provocatrices de la plupart des élèves surtout du cycle secondaire (collège et lycées), et par là même atténuer ou supprimer les différences sociales (du moins à l’école) entre les élèves dont certains, richement habillés, sont enclins à s’exhiber devant leurs camarades, ce qui peut entraîner chez les uns un sentiment de frustration et une sorte de jalousie et d’animosité chez les autres. Il est évident que l’école est faite pour étudier, pas pour faire étalage de son niveau social.

 

Certains pays ont déjà pris l’initiative en instaurant dans les écoles le port d’uniformes. La Suisse, le Québec, l’Allemagne sont les pays où l’uniforme revient à la mode aussi bien dans les écoles publiques que privées. Même en France, le retour de l’uniforme est également revenu sur le terrain. Quelques députés ont déposé en décembre 2006 une proposition de loi visant à instaurer le port obligatoire d’une tenue commune à l’école ; ce projet est apparemment en cours d’étude, alors que dans ses départements et territoires d’outre-mer, le port de l’uniforme est généralisé sans que cela ne semble entraver la liberté de chacun.

 

Une énorme pression liée aux vêtements et à la mode

 

D’ailleurs dans la plupart des pays arabes, l’uniforme est en vigueur depuis de longues dates et la question ne se pose pas : l’uniforme fait bien partie du quotidien scolaire. La majorité des parents dans ces pays,  approuvent l’idée, car il est dans leur intérêt de diminuer les dépenses excessives effectuées pour l’achat des vêtements de marques à leurs enfants dont les caprices vestimentaires ne cessent jamais, surtout quand les conditions matérielles de la famille sont modestes ! Mais il est vrai que dans nos écoles, il existe une énorme pression liée aux vêtements et à la mode. Cette pression peut-être épouvantable, notamment pour ceux dont les parents manquent de moyens et qui peuvent se trouver exclus…Et puis la plupart de nos enfants n’ont pas encore la notion d’argent. L’essentiel pour eux est d’être bien habillé, d’être à la mode comme tout le monde. Ils ont peut-être raison puisqu’ils voient les adultes (leurs propres parents) se concurrencer avec les voisins du quartier ou les collègues au travail pour l’acquisition du dernier modèle de voiture ou d’un téléviseur LCD ou même d’un home cinéma pour être toujours à la page. Tel père tel fils ! Les enfants ont donc le même raisonnement. Imaginez qu’il y a des parents chez nous qui payent 150 dinars et peut-être plus pour l’achat d’une paire de chaussures de sport à leur fils, sans parler des jeans importés et des autres accessoires, pour la simple raison que le fils des voisins en possède déjà ! Que de fois un élève vient signaler à l’administration le vol de son survêtement signé ou ses chaussures de marque au vestiaire ! C’est que les actes de vol d’objets de valeur (vêtements signés ou autres) sont très fréquents dans nos écoles !

 

L’idée du port obligatoire d’un uniforme se confirme donc dans plusieurs pays du fait que beaucoup d’élèves (filles ou garçons) dépassent souvent les limites en faisant fi aux instructions administratives et au règlement interne de l’établissement en se permettant de s’habiller d’une manière vulgaire et de mauvais goût, en portant parfois des habits dénotant un air fantaisiste ou je-m’en-foutiste.

 

 La parade continue

 

Dans nos collèges et lycées, il arrive parfois que des élèves viennent en classe avec des T-shirt achetés à la fripe portant au dos des inscriptions malsaines ou des images incommodes, ou ils circulent à l’école, à leur aise, affublés de nippes multicolores sans se soucier des réactions des autres. Malgré la bonne volonté de l’administration pour mettre fin à ces abus vestimentaires, la parade continue.

 

Les profs ne cessent de se lamenter des élèves irrespectueux et provocateurs (garçons et filles) qui gardent leur casquette en classe, alors qu’en principe, ils doivent l’enlever une fois entrés en cours. On se demande s’il y a encore des parents qui veillent à ce que leurs enfants, garçons ou filles, portent des tenues décentes lorsqu’ils vont à l’école ! Au cas où l’élève serait exposé aux sanctions pour avoir porté des vêtements non-conformes aux normes scolaires, les parents sont informés de la méconduite de leur enfant et certains sont offusqués par le fait qu’on leur rappelle leurs responsabilités envers l’apparence vestimentaire de leurs enfants, prétextant qu’ils vivent une adolescence tourmentée et qu’on devrait être souple avec eux. D’autres parents se montrent néanmoins plus compréhensifs et coopératifs et pensent sérieusement qu’avec l’uniforme scolaire un certain respect sera instauré dans nos écoles, ce qui manque beaucoup à l’heure actuelle. Pourtant, pas mal de parents sont malheureusement outrepassés par leurs enfants et sont traités par ces derniers de réactionnaires et de rétrogrades chaque fois qu’ils veulent leur imposer un modèle.

 

Donc si un jour, le ministère de l’Education et de la Formation entreprend l’instauration d’un uniforme scolaire, cela va-t-il vraiment remettre un peu d’ordre dans nos écoles ? Il faut vivre l’expérience pour pouvoir juger. De toute façon, une chose est sûre, dans les pays où les élèves sont soumis à une même tenue scolaire, le respect mutuel, la primauté de « l’être » sur « le paraître », l’égalité et la solidarité sont considérés comme des valeurs universelles ajoutées à celles que l’école est supposée inculquer aux enfants.

 

Hechmi Khalladi

 

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 13 avril 2008)

 


 
Enquête :

Comment les détenus de la Salafiya Jihadia ont transformé les prisons en émirats autonomes

 Grèves de la faim en série, sit-in répétitifs, mobilisation des associations des droits de l’Homme, corruption des gardiens de prison … Une stratégie d’enfer a été montée par les détenus de la Salafiya Jihadia pour faire chanter l’Etat. Les temps ne se prêtent certes pas à l’humour, mais l’anecdote vaut son pesant … d’enseignements. C’est arrivé lundi 7 avril, quelques heures seulement après l’annonce de l’évasion spectaculaire des neuf islamistes de la prison de Kénitra. Une dizaine de familles des détenus de la Salafiya Jihadia étaient venues, à la première heure, faire le pied de grue devant la prison d’Oukacha, à Casablanca. Motif : tenir un sit-in, en protestation «contre les conditions de détention catastrophiques» des leurs. Mais contre toute attente, «un rassemblement géant des services de sécurité, notamment des éléments des Forces auxiliaires, nous a donné un étrange sentiment que ce sont ces services qui étaient en sit-in !», ironise un responsable de l’Association «Annassir», en charge de la défense des détenus islamistes. Les familles protestataires, apparemment sans nouvelles au sujet de la grande évasion de la prison de Kénitra, n’ont eu d’autre choix que de rebrousser chemin. Depuis ce jour-là, les temps semblent avoir changé. La fuite, sans précédent, de la prison de Kénitra, a montré que les détenus salafistes, même à l’intérieur de prisons, sont devenus dangereusement machiavéliques et autrement capables du pire. L’évasion du 7 avril, à nulle autre pareille, vient toutefois lever un coin du voile sur une stratégie d’enfer. Cette stratégie, que les détenus jihadistes ont orchestrée, avec le soutien (évident) de complicités à l’extérieur, a eu, hélas, un succès diabolique, tant et si bien que les prisons où ces salafistes purgent de lourdes peines sont devenues des émirats autonomes. Alors, en quoi consiste cette stratégie ? Grèves de la faim en série, sit-in devant les prisons, noyautage du milieu associatif, corruption des gardiens de prison, – entre autres moyens de «pression» -, sont utilisés par les détenus de la Salafiya Jihadia pour faire chanter l’Etat. Les grèves de la faim ne se comptent plus sur le bout des doigts. La grève la plus retentissante est celle qu’a connue, en novembre 2007, la prison civile de Salé. La pression des prisonniers salafistes, appuyée par quelques associations en mal de célébrité, a été telle que le ministère de la Justice a engagé une enquête sur la détérioration supposée des conditions carcérales à la prison « Zaki », où croupissent des éléments dangereux ayant d’ailleurs reconnu leur implication dans les attentats terroristes du 16 mai 2003 qui ont fait 45 morts. Mais cette grève, dont la première étincelle a jailli au sein de la prison de Salé, sera, étrangement, étendue très rapidement à toutes les prisons nationales. Un curieux effet boule de neige.Les détenus salafistes, éparpillés sur les prisons d’Oukacha, Sidi Kacem, Kénitra, pour ne citer que ces pénitenciers, se joindront aussitôt à la grève de la faim pour monter la pression sur les autorités. Résultat ? Les autorités ont «promis» de satisfaire « les principales revendications » des détenus de la prison de Salé, dont le fameux droit à «l’intimité conjugale». Reste, un point fondamental à soulever: comment les salafistes détenus dans d’autres prisons du pays ont pu être informés, aussitôt, que leurs «frères», incarcérés à Salé, étaient en grève de la faim? Un membre d’une association de défense des prisonniers islamistes répond par un sourire très significatif. «Mais les téléphones portables circulent très librement dans les prisons», a-t-il affirmé. Avant d’ajouter, le regard narquois : «Ce n’est pas moi qui est responsable du sous-paiement des gardiens de prison». Voilà, c’est dit. Reste que le problème est beaucoup plus complexe que la précarité des fonctionnaires de prison. D’autres éléments non moins fondamentaux entrent en jeu. En voici un, encore plus bouleversant : les jihadistes, qui ont encore du sang sur les mains, après avoir participé, de près ou de loin, aux crapuleux attentats terroristes du 16 mai, veulent profiter des dividendes de l’évolution au Maroc des droits de l’Homme qu’ils ont toujours adoré abhorrer. Ils ont réussi à « embarquer » de flamboyants acteurs associatifs pour les rallier à leur «cause». Pour le sort des victimes tragiques du terrorisme, et des larmes intarissables de leurs familles, bonjour l’amnésie ! «On risque de ne plus parler que du «droit des prisonniers islamistes» à des conditions de détention dignes de la personne humaine», s’alarme un proche d’une victime du 16 mai. «On revendique des droits pour des détenus qui se sont permis, sans repentance aucune, d’ôter à d’autres le droit le plus fondamental : le droit à la vie», s’est-il révolté. Certains chevaliers preux des droits de l’Homme ont poussé l’irresponsabilité jusqu’à réclamer le droit de personnes condamnées pour terrorisme à bénéficier du statut de «détenus d’opinion». La belle affaire ! C’est au nom de ce fameux statut que les prisonniers salafistes ont défendu, bec et ongles, leur «droit» à ne pas être logés à la même enseigne avec des détenus de droit commun. Mais cette astuce cache, sans doute, une autre finalité : en voulant rester confinés dans des pavillons à part entière, les détenus «puristes» voulaient se donner une force facile à fédérer dans leur bras de fer avec les autorités. L’union fait la force. Le résultat ? C’est, désormais, connu : Les prisons sont devenues de véritables «émirats» salafistes. Annassir : Une association pour les détenus islamistes Créée par les familles des détenus islamistes, Annassir est une association dont le but est de défendre les droits des détenus islamistes emprisonnés dans le cadre de la loi antiterroriste, notamment après les attentats du 16 mai à Casablanca. Elle a reçu l’autorisation des autorités de tenir son assemblée constitutive en 2004. Outre la défense des droits des détenus islamistes, elle s’est tracée comme but l’éradication des causes de l’extrémisme dans la société marocaine. Les membres d’Annassir, (plus d’une centaine de familles avaient assisté à l’assemblée constitutive) s’engagent pour la sensibilisation de l’opinion publique et des décideurs nationaux quant à sa démarche et ses objectifs. La sensibilisation concerne aussi bien les partis politiques, les associations, la presse que les autorités publiques mais aussi les organisations internationales. L’association classifie les détenus, dans le cadre des procès antiterroristes, selon trois catégories. Les Chioukh de la Salafiya, les personnes soupçonnées d’avoir des liens avec des groupes terroristes et les personnes qui ont effectivement projeté d’attenter à l’ordre public. Son président, Abderrahim Mouhtade, est un ancien membre de la Chabiba Islamiya. Condamné en 1989 à perpétuité, il fut gracié en 1994 par feu SM le Roi Hassan II.  En 2004, il est élu président de l’association Annassir. Publié par : M’Hamed Hamrouch Numéro de Parution: 1647 Date de publication : 11-4-2008
(Source: « Aujourd’ hui le Maroc » (Quotidien – Maroc) le 11 avril 2008) URL de cet article: http://www.aujourdhui.ma/couverture-details61046.html

 

PIB des pays du Maghreb s’établit à plus de 303 milliards de dollars en 2007

 

303 milliards de dollars, c’est tout simplement le Produit Intérieur Brut (PIB) cumulé de la Tunisie, de la Libye, du Maroc, de l’Algérie et de la Mauritanie en 2007, pour une population estimée à 83 millions d’habitants, ce qui nous fait environ 3.650 de dollars par habitant.  

En effet, et selon le gouverneur de la Banque centrale du Maroc, M. Abdellatif Jouahri, l’Union du Maghreb arabe (UMA) a enregistré au terme de l’année 2007 un taux moyen de croissance d’environ 4,30% alors que ses réserves en devises ont totalisé quelque 220 milliards de dollars.

 

Cependant, la région a enregistré également un taux d’inflation qui s’est établi à 6,10% malgré la dynamique économique. Et autre point négatif, malgré le dynamisme des économies des pays de l’UMA, le chômage, qui constitue une des grandes préoccupations des responsables politique maghrébins ; le taux de chômage moyen des 5 pays est estimé à 11,30% en 2007.

 

Par ailleurs et sur le plan de échanges intermaghrébins, le patron de la BCM a indiqué qu’il s’est situé aux alentours de 5 milliards de dollars à prix courants en 2006, alors qu’au cours de cette année le commerce des cinq pays qui composent l’UMA avec le reste du monde a avoisiné 192 milliards, ce qui ne représente que 2,6% dans le total des échanges maghrébins avec le reste du monde.

 

Ceci dit, il y a quelque part une consolation pour la région, c’est que les marchés des capitaux connaissent un essor soutenu au Maroc et en Tunisie. Mais là aussi, le Royaume chérifien semble se détacher du reste des autres pays du Maghreb, puisque ‘’la Bourse de Casablanca, avec une capitalisation équivalente à 97% du PIB, est de loin la plus grande place de la région’’, rappelle M. Jouahri.

 

Le secteur du microcrédit n’est pas en reste, puisque le montant des prêts consentis par ces institutions s’établirait à environ 750 millions de dollars au profit de 1,5 million de personnes.

(Sourced: webmanagercenter le 12 avril 2008)


L’eau au Maghreb, la banque mondiale tire la sonnette d’alarme

Rapport alarmant de la banque mondiale sur l’eau au Maghreb et au Moyen orient, la banque mondiale qui appelle les gouvernements de toute cette région à entreprendre des réformes politiques profondes pour éviter les conséquences de graves pénuries d’eau à l’avenir. Une meilleure gouvernance de l’eau dans la région du Maghreb et au Moyen orient, c’est une urgence et c’est le sens de l’appel lancé par la banque mondiale. L’eau denrée précieuse dans toute une région qui en utilise beaucoup plus qu’il n’en reçoit ; dans un rapport sur l’eau, dans ce qu’on appelle la région MENA (Maghreb, Moyen orient), la banque mondiale appelle les gouvernements à de profondes réformes politiques pour mieux rationaliser la gestion de l’eau, essentiellement dans l’agriculture, car la situation est alarmante. Les barrages et les moyens moins conventionnels seront donc les nouvelles ressources à mobiliser. Illustration tout d’abord au Maroc ou s’est déroulé il y a 11 ans, en mars 1997 le 1er forum mondial de l’eau, le roi Hassan 2 évoquait alors le défi redoutable que constituait la préservation et l’utilisation de cette ressource devenue de plus en plus rare, le Maroc et sa politique des barrages, notamment politique et stratégie de l’eau, érigée en priorité absolue depuis 1967 dans le royaume. L’autre grand pays du Maghreb en proie à ce problème, l’Algérie qui mise actuellement notamment sur les ressources alternatives, un programme de réalisation de stations de dessalement d’eau de mer est en cours, 13 stations devraient être opérationnelles dans tout le pays d’ici 2009.

(Source:  20minutes.fr le 12 avril 2008)

 

Les immigrants du Maghreb durement touchés par le chômage

Un groupe réclame des mesures gouvernementales plus efficaces

par Anne-Marie Tremblay Le chômage chez les personnes originaires du Maghreb atteint des records, frôlant les 28 %. Une situation que déplore le résident de Saint-Léonard et candidat péquiste dans Jeanne-Mance-Viger lors des dernières élections, en mars 2007 Kamal El Batal. Il a joint sa voix à celle de plusieurs personnalités maghrébines regroupées sous la bannière du Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR) pour dénoncer cette situation. Réunis pendant la Semaine d’action contre le racisme, ils ont tenu à dénoncer la situation du chômage qui affecte tout particulièrement les communautés maghrébine, haïtienne et la communauté noire originaire d’Afrique. Un problème montréalais qui n’est pas sans affecter l’est de la métropole, dont Saint-Léonard. « Le tissu démographique de Saint-Léonard se modifie. On constate que plusieurs nouveaux arrivants francophones s’y établissent. » Des immigrants qui proviennent principalement des trois communautés les plus durement touchées par le chômage. Scolarisés, mais sans boulot Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Alors que plus de 96 % des immigrants provenant du Maghreb parlent français, plus de la moitié maîtrisent à la fois le français et l’anglais, soutient Kamal El Batal. Toujours selon les données compilées par le CRARR, 45 % des immigrants de cette région du globe détiennent une qualification universitaire ou technique, contre 31 % pour le reste de la population. « Nous avons donc une communauté jeune et hautement qualifiée qui vit sous le seuil de la pauvreté. Il y a quelque chose qui ne va pas ! » Ce n’est pas la première fois que Kamal El Batal livre bataille sur la question de l’emploi. Agronome de formation, l’homme s’était déjà fait remarquer en modifiant son nom pour celui de Marc Tremblay, à la tête de son CV. Sa candidature, d’abord refusée par la Coopérative fédérée du Québec, avait été sélectionnée après ce changement. L’entreprise a d’ailleurs été condamnée par la Commission des droits de la personne pour son comportement. Et l’agronome n’est pas le seul à subir ce type de discrimination. La Dre Lamia Ouamara, également présente lors de l’événement, n’a toujours pas de place en résidence alors qu’elle a réussi tous les examens de qualification. Le CRACC revendique donc des mesures plus musclées de la part du gouvernement pour aider les nouveaux arrivants à se sortir de l’impasse. Le groupe de pression a d’ailleurs rencontré la ministre de l’Immigration, Yolande James, à ce sujet, mais il est ressorti insatisfait des solutions proposées. En tête de liste, ils revendiquent un système qui permettrait de mesurer les avancées en matière d’emploi. « Il y a une panoplie de programmes gouvernementaux, mais on ne sait pas quels sont les résultats réels. » Malgré les millions injectés, le chômage n’a pas cessé d’augmenter depuis les cinq dernières années, ajoute Kamal El Batal. « Avec 40 000 immigrants au chômage à Montréal, on est en train de créer des arrondissements tiers-mondistes. » (Sources: Montreal Express mis en ligne le 12 avril 2008 à 9:32)  

 

 

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