TUNISNEWS
9 Úme année, N° 3337 du 12.07.2009
Saisie du nr 506 du journal “Al Maoukif”: CommuniquĂ© de presse AP: Proche-Orient: Tunis salue les “prises de position positives” de Washington Dr.Mustapha Benjaafar: Les Ă©lections de la derniĂšre chance ! Prof. Taoufik BACHROUCH: DĂ©mocratie, Obama et voile AFP: Dix ans de rĂšgne de Mohammed VI: des rĂ©formes… et des points noirs Tout Sur l’AlgĂ©rie: Terrorisme : lâarmĂ©e dĂ©clenche une vaste opĂ©ration de ratissage Ă lâouest dâAlger AFP: Mali: libĂ©ration du dernier otage occidental d’Al-QaĂŻda
AP: 2 US Marines killed in Afghan bomb blasts
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Le numĂ©ro 506 datĂ© du 12 Juillet 2009 de lâhebdomadaire Al Maoukif a fait lâobjet dâun traitement particulier des plus scandaleux. En effet, nous avons remarquĂ© des dysfonctionnements dans la diffusion du journal constatĂ©s au cours de la matinĂ©e du 12 Juillet par plusieurs dizaines de lecteurs, qui nous ont donnĂ© lâalerte dans les quatre coins du pays. Il sâavĂšre, en dĂ©finitive, que la sociĂ©tĂ© de diffusion a dĂ©libĂ©rĂ©ment rĂ©duit la « prise » du journal dans des proportions allant de 50 Ă 90 % de la diffusion habituelle (le numĂ©ro a Ă©tĂ© tirĂ© Ă 8000 exemplaires) et qui a touchĂ© principalement le Grand Tunis. Cette mesure fait suite Ă une opĂ©ration systĂ©matique dâintimidation des vendeurs par des agents en civil. Le rĂ©sultat en a Ă©tĂ© quâAl Maoukif a disparu de lâensemble des kiosques les vendredi et samedi. Ces agissements constituent une saisie illĂ©gale qui nâose pas dire son nom car ce dysfonctionnement et cette confiscation nâont fait lâobjet dâaucune mesure judiciaire. En rĂ©alitĂ©, outre la volontĂ© de faire pression sur notre journal en raison de lâĂ©cho croissant rencontrĂ© auprĂšs des lecteurs, deux Ă©lĂ©ments se sont conjuguĂ©s pour « motiver » ces scandaleuses pratiques : a)   Nous avons consacrĂ© la Une Ă la couverture de lâagression perpĂ©trĂ©e par des miliciens du RCD Ă Al Hichriya (Gouvernorat de Sidi Bouzid) contre des membres de la direction du PDP dont sa secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale Mme Jeribi. b)   Câest, toutefois, lâaccusation lancĂ©e par Mme Jeribi au ministre de lâintĂ©rieur (qui a fait la manchette de la Une) qui a, semble-t-il, semĂ© la panique dans les cercles du pouvoir. A prĂ©sent, il est important de mettre en garde les autoritĂ©s quant Ă la rĂ©pĂ©tition du scĂ©nario de Vendredi dernier. Aussi, appelons-nous Ă une vigilance accrue de lâensemble de nos lecteurs pour quâils nous alertent et quâils interviennent, le cas Ă©chĂ©ant, auprĂšs des vendeurs. Nous dĂ©nonçons pour notre part cette censure dĂ©guisĂ©e et comptons prendre toutes les dispositions lĂ©gales afin de dĂ©fendre notre bon droit au cas oĂč la situation créée cette semaine venait Ă perdurer, au moment oĂč les Ă©chĂ©ances Ă©lectorales approchent.                                                                     Tunis le 12 / 7 / â2009âââ Rachid Khechana RĂ©dacteur en chefÂ
Proche-Orient: Tunis salue les “prises de position positives” de Washington
AP | 09.07.2009 | 17:31 Le prĂ©sident tunisien Zine El Abidine Ben Ali a saluĂ© jeudi la politique adoptĂ©e par le prĂ©sident Barack Obama et son Ă©quipe pour impulser le processus de paix au Proche-Orient, en recevant les lettres de crĂ©ance de nouveaux ambassadeurs accrĂ©ditĂ©s Ă Tunis. C’est la premiĂšre fois que le leader tunisien se prononce sur les initiatives prises dans ce sens par le nouveau locataire de la Maison Blanche, qui a fait de l’instauration de la paix dans la rĂ©gion sur la base de la crĂ©ation d’un Etat palestinien aux cĂŽtĂ©s d’IsraĂ«l l’une de ses prioritĂ©s. Le chef de l’Etat tunisien a exprimĂ© devant les diplomates sa “satisfaction au vu des prises de position positives de la nouvelle administration amĂ©ricaine, au sujet de l’approche de paix au Moyen-Orient et d’une solution fondĂ©e sur l’existence de deux Etats”. Il a par la mĂȘme occasion exhortĂ© les parties internationales et le Quartette (Etats-Unis, Russie, Union europĂ©enne et ONU) Ă intensifier leurs efforts en vue d’assurer la reprise des pourparlers de paix et d’amener l’Etat hĂ©breu Ă cesser ses activitĂ©s de colonisation, “qui constituent un obstacle au processus de rĂ©glement”. AP Â
Les élections de la derniÚre chance !
Par Dr.Mustapha Benjaafar Dans prĂ©s de trois mois, se dĂ©rouleront des Ă©lections prĂ©sidentielle et lĂ©gislatives. Les conditions dans lesquelles elles auront lieu et les rĂ©sultats qui sortiront des urnes tĂ©moigneront de lâavancĂ©e ou du recul du processus dĂ©mocratique en Tunisie. Depuis vingt ans le pouvoir est interpellĂ© pour mettre en place les rĂšgles du jeu dâun vrai pluralisme. Il a fait jusques lĂ la sourde oreille. De son cotĂ© lâopposition, soumise Ă une guerre dâusure permanente, ne parvient pas Ă peser sur le cours des Ă©vĂ©nements. Il est donc impĂ©ratif de changer le rapport des forces si lâon veut que le rendez vous de 2009 ne soit pas encore une rĂ©pĂ©tition des Ă©lections prĂ©cĂ©dentes. ConcrĂštement, il y a un effort Ă faire pour que tous les acteurs sâaccordent sur lâordre des prioritĂ©s du moment. Ce ne sera pas aisĂ© mais câest possible. Il ne sâagit pas pour nous dâocculter ni mĂȘme de minimiser certaines divergences sur le projet de sociĂ©tĂ© considĂ©rĂ© par certains courants comme prioritaire, et le FDTL fera tout ce qui est en son pouvoir pour rapprocher les points de vue ou tout au moins crĂ©er un climat de sĂ©rĂ©nitĂ© qui nous Ă©vitera de nous enliser dans des querelles marginales de nature Ă affaiblir lâensemble de lâopposition. Un dialogue sĂ©rieux est dâores et dĂ©jĂ engagĂ© avec nos camarades du PDP et nos camarades dâEttajdid. Il a dĂ©jĂ abouti au communiquĂ© commun signĂ© par les trois partis qui interpelle le gouvernement et lui propose dâorganiser un dĂ©bat pluriel au sujet des conditions de base permettant que les prochaines Ă©lections soient organisĂ©es dans la transparence et que des chances Ă©gales soient garanties aux participants sans discrimination. Sur cette question, la balle est dans le camp du pouvoir. Les derniers dĂ©veloppements ne poussent pas Ă lâoptimisme, quâil sâagisse du coup de force programmĂ© contre le syndicat national des journalistes coupable de tenir Ă son indĂ©pendance, des obstacles que rencontrent les partis dans leurs activitĂ©s au quotidien ou des agressions inadmissibles perpĂ©trĂ©es contre des militants et des personnalitĂ©s de la sociĂ©tĂ© civile. Câest Ă se demander si un courant au sein du pouvoir ne cherche pas Ă empĂȘcher toute recherche de compromis avec lâopposition mĂȘme lorsque celle ci fait preuve de pondĂ©ration et de maturitĂ© en limitant ses revendications Ă lâessentiel. En tout Ă©tat de cause, nous nâabandonnerons jamais la lutte pour conquĂ©rir nos droits Ă©lĂ©mentaires, indispensables pour Ă©tablir le lien avec nos concitoyens. Dans les conditions actuelles de monopolisation de la vie publique par le parti Etat, Il faudra que lâopposition rassemblĂ©e pĂšse de toutes ses forces pour changer les rĂšgles du jeu. Sur ces rĂšgles, lâaccord est fait. Si, pour lâopposition, le problĂšme le plus dĂ©licat consiste Ă crĂ©er les conditions de la participation effective des citoyens : inscription sur les listes Ă©lectorales, libertĂ© et secret du vote, limitation du nombre des bureaux de vote pour faciliter la tĂąche des observateurs, criminalisation de la falsification Ă portĂ©e dissuasive . etc, pour les trois partis signataires du dernier communiquĂ©, la transition dĂ©mocratique passe obligatoirement par lâinstauration des rĂšgles minimales indispensables Ă lâorganisation des Ă©lections hors de la tutelle du ministĂšre de lâintĂ©rieur. Il faudra, au terme dâun dialogue organisĂ© par le gouvernement et groupant tous les partenaires, trouver la formule acceptable par tous dâune commission nationale de contrĂŽle indĂ©pendante. Quant Ă lâobservation Ă©trangĂšre souhaitable, nous pensons toujours que câest au gouvernement de la revendiquer sâil estime, comme il le clame, que tout se passera dans la transparence. Au moment oĂč il se prĂ©pare Ă nĂ©gocier avec lâUnion europĂ©enne le statut de partenariat avancĂ©, il a tout Ă gagner en prenant une telle initiative au lieu de persĂ©vĂ©rer dans son attitude frileuse sous couvert dâun souverainisme dĂ©passĂ©. Lors de son congrĂšs, le FDTL a dĂ©cidĂ© de participer aux Ă©lections lĂ©gislatives et de soutenir ma candidature Ă lâĂ©lection prĂ©sidentielle. Câest notre vocation de participer aux Ă©lections et dâagir Ă travers les urnes pour un vrai changement dĂ©mocratique. Encore faut il quâil y ait une vraie compĂ©tition avec la mĂȘme rĂšgle du jeu pour tous. Or, Ă quelques mois des Ă©lections nous souffrons dâune double discrimination. La premiĂšre par rapport au parti du pouvoir, la deuxiĂšme tout aussi injuste et intolĂ©rable entre notre parti et les partis « parlementaires Si cet Ă©tat de fait perdure, si Ă la disparitĂ© des moyens sâajoutent les obstacles accumulĂ©s par une administration partisane, alors il nây aura pas de compĂ©tition et les Ă©lections seront une partie Ă sens unique. Cette situation doit changer. Avant les Ă©lections. Cela ne peut se faire sans la volontĂ© politique du gouvernement. Un changement dâattitude de la part du pouvoir peut rĂ©duire les fractures, rompre le cercle de la mĂ©fiance, mettre Ă profit le temps prĂ©cieux qui reste et ouvrir au pays de nouveaux horizons. Cela ne peut se faire sans le rassemblement des trois partis et lâaccord des autres forces dĂ©mocratiques du pays. Nous pourrons alors, pouvoir et opposition éviter que les Ă©lections de 2009 ne soient une autre occasion perdue pour la dĂ©mocratie car le dĂ©senchantement pourrait pousser le pays vers lâinconnu⊠  (Source : « Mouwatinoun » (Hebdomadaire â Tunis), organe du FDTL, nr 113 du 8 juillet 2009)
Démocratie, Obama et voile
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 Prof. Taoufik BACHROUCH  Obama, un islamo-chrĂ©tien on ne sait au juste (notez quâil nâa pas bu de vin lors de son dernier dĂźner privĂ© parisien), sâest cru autorisĂ© de dire sa religion en matiĂšre de voile, au Caire mĂȘme, en prĂ©sence dâun arĂ©opage de clercs musulmans et coptes, comme sâil avait pris rendez-vous avec lui-mĂȘme. LâidĂ©e dâingĂ©rence dans une question de conscience aussi cruciale ne semble pas lui avoir effleurĂ© lâesprit. Cependant, poussant sa quĂȘte de conciliation entre Musulmans que le problĂšme de la nuditĂ© fĂ©minine divise, il nâa pas trouvĂ© mieux que de couper la poire en deux. Quiconque a le droit selon ses dires de disposer de son corps comme il lâentend, soit en le couvrant pour le dĂ©rober aux regards libidineux, ou en le dĂ©vĂȘtant selon ses convenances pour lâoffrir aux regards concupiscents. Ainsi, il confirme la division bipartite des femmes musulmanes en voilĂ©es de fait et dĂ©voilĂ©es de droit, et ce conformĂ©ment Ă la culture amĂ©ricaine en matiĂšre de droits de lâHomme et de libertĂ©s fondamentales. Du coup, il sâest promptement mis Ă dos les intĂ©gristes quâils fussent de profession de foi islamiste ou dâobĂ©dience fĂ©ministe.  En fait, le voile pose un problĂšme de fond qui reste entier sur le plan de la forme. Il nâest pas spĂ©cifique aux Musulmans. Son port prescriptif remonte Ă trois mille ans. Les Juifs (on leur attribue la signification non religieuse et par suite coutumiĂšre du voile) et les ChrĂ©tiens (le fait de se couvrir la tĂȘte Ă lâĂ©glise ne figure plus au code canonique depuis 1983 et le voile a Ă©tĂ© limitĂ© aux seules religieuses comme la mĂšre ThĂ©rĂ©sa par exemple, mais un voile que Brigitte Bardot aurait revendiquĂ© en son temps) le rĂ©solurent Ă leur maniĂšre : il nâa pas donnĂ© lieu Ă un psychodrame social comme chez nous, et il nâa pas Ă©tĂ© utilisĂ© comme un prĂ©texte pour exprimer une forme dâopposition ou larvĂ©e Ă des rĂ©gimes en difficultĂ© ou ouverte contre lâOccident. Du coup Sarkozi sâest cru en droit de marquer sa diffĂ©rence en prĂ©cisant que dans un Etat laĂŻc la religion est une affaire privĂ©e. Il en dĂ©coule que lâamerican way de la laĂŻcitĂ© se trouve en compĂ©tition avec le modĂšle français en la matiĂšre.  Le fond du problĂšme reste intact. Peut-on le tirer au clair selon la norme musulmane aux prises avec ce quâon appelle abusivement la modernitĂ© ? Beaucoup sây sont essayĂ©s sans rĂ©sultats probants et unanimes. Le problĂšme a Ă©tĂ© mal posĂ©. Le vocabulaire utilisĂ© reste thĂ©ologiquement imprĂ©cis. Le lexique arabe nâest pas dâun grand secours au plan sĂ©mantique. Le jilbĂąb et un qamĂźs ou vĂȘtement (thawb) plus ample que le khimĂąr et plus Ă©troit que le ridĂąâ, au moyen duquel la femme se couvre la tĂȘte et la poitrine, le reste du corps nâĂ©tant pas concernĂ©. Il est dit aussi que câest un habit moins grand que la milhafa, celle dont la femme se sert pour se couvrir en la mettant par-dessus ses habits. Le hijĂąb est un rideau de sĂ©paration pour marquer lâintimitĂ© spatiale de la femme et la soustraire aux regards des intrus. Quand on en arrive au izĂąr, il est question de lâhabit qui dĂ©robe la femme aux yeux indiscrets, sans que lâon sache dans quelles proportions. La moulĂąâatou Ă©voque la couverture dont on sâenveloppe le corps dans sa totalitĂ©. Ar-raytou : une piĂšce dâun seul tenant. Al-bukhnouqou : serre-tĂȘte. An-nasĂźfou : la moitiĂ© dâun ridĂąâ. Le niqĂąb est le voile qui cache le visage Ă hauteur du nez (invalidĂ© par al-Azhar en 2008). Le bourqoâ est une sorte de cagoule Ă deux trous qui ne laisse voir que les yeux ; il devient le waswasa si les trous sont plus petits ou la fente plus Ă©troite.  Le lexique vestimentaire a pour particularitĂ© dâĂȘtre modulable selon les rĂ©gions et les traditions locales. Il est Ă gĂ©omĂ©trie variable selon et les Ă©poques. Sâagit-il de quelque chose dâanalogue au couvre-chef duquel la princesse de Palmyre nous donne un exemple sculptĂ© ? Le voile ne serait Ă lâorigine et en stricte orthodoxie selon le Coran que lâespĂšce dâhabit ou foulard au moyen duquel la femme de condition libre est appelĂ©e Ă se couvrir les cheveux et le visage pour ne pas ĂȘtre reconnue par les passants et ĂȘtre importunĂ©e Ă lâinstar des esclaves ; câest un signe de statut juridique distinguant la femme libre quâil faut protĂ©ger de la femme de condition servile quâil est permis dâexposer. Il sert Ă se couvrir la tĂȘte et non pas tout le corps. Mais du visage que faut-il dissimuler, tout ou partie : le front, les yeux, le nez, les joues, la bouche, le menton, le haut du cou ? Chacun y va de sa conception de la pudeur, ou maximaliste ou minimaliste. Si le voile a pour cause le harcĂšlement sexuel, Ă lâorigine du moins, quand les femmes libres sâisolaient pour se soulager selon la tradition sans protection juridique, il pourrait devenir caduc aujourdâhui compte tenu du fait que cet abus constitue un dĂ©lit en vertu de la loi qui en punit les auteurs. Le voile Ă©tait destinĂ© Ă circonscrire autrefois les pulsions libidineuses de lâhomme, Ă haute Ă©poque. Mais aujourdâhui ?  Le dĂ©bat sur le « strict apparent » fĂ©minin et lâ « hyper dissimulĂ© » a Ă©tĂ© emprunt de puritanisme et de rigorisme dont seuls les fuqaha sont responsables, jadis, sur la base dâune mention coranique explicite mais imprĂ©cise, et dâun hadĂźth qui en Ă©tend le domaine en nâautorisant en matiĂšre de dĂ©voilement que le visage et les mains, sans plus. La fatwa Ă©mise naguĂšre par Othmane Belkhodja, un descendant turco-hanĂ©fite comme par hasard, et non pas sunnite, considĂšre que lâobligation faite aux femmes de se couvrir tout le corps nâa rien de canonique, ce en quoi il a raison. Il exclut toutefois le visage et les mains, ce en quoi il se conforme au Hadith. Lâusage sây est bien conformĂ©. La symbolique du voile a la vie dure. Notre Tertullien national nâĂ©crivait-il pas Ă Carthage voilĂ dĂ©jĂ un peu moins de deux mil ans et sur un ton pĂ©remptoire : « Une jeune fille sans voile nâest plus vierge ». Cela ne tient quâĂ cela. Il est la ligne Maginot de la chastetĂ©. LâEglise dâAfrique eut des positions dures Ă ce sujet.  Il est un autre argument qui nâa jamais Ă©tĂ© mis en avant. Celui de la coutume, mise en exergue par Ibn Arafa Ă lâĂ©poque hafside et Ă©levĂ©e Ă la dignitĂ© du Sharâ en matiĂšre de statut personnel. LĂ oĂč on ne pouvait appliquer la sharĂźâ on pouvait se contenter de la coutume en tant que pratique sociale de substitution, transformĂ©e pour lâoccasion en une source juridique du droit musulman. Les femmes bĂ©douines appartenaient aux deux tiers de la population tunisienne, depuis un millĂ©naire, sinon plus selon les Ă©poques. Elles furent si peu justiciables du droit canonique, puisque le bras de la justice religieuse se rĂ©vĂ©la parfois incapable leur rendre justice en exĂ©cutant des jugements rendus Ă leur avantage. Cependant elles portĂšrent la malya (al-malĂąâa) qui laissait certaines parties prohibĂ©es de leurs corps exposĂ© aux regards indiscrets : fentes latĂ©rales, bras nus, poitrine apparente au dessous du coup, pieds nus… Toutes ne portĂšrent pas la jubba et la maryoul fadhila, de crĂ©ation rĂ©cente. Aucun faqih ne se mit en tĂȘte de les frapper dâanathĂšme en les habillant de la tĂȘte aux pieds comme les citadines. Nulle obligation ne leur fut faite de se marier selon la Loi, bien que point de mariage licite sans acte notariĂ©, alors quâelles convolĂšrent en « injustes noces » selon la coutume ; cela faisait que de ce fait leurs couches pouvaient ĂȘtre considĂ©rĂ©es, et en stricte orthodoxie, comme illĂ©gitimes, ce qui nâa jamais Ă©tĂ© le cas. Cependant elles moururent en bonnes musulmanes. La pratique sociale traditionnelle acquit une force de loi opposable de fait Ă la loi des Fuqaha. Le voile est un phĂ©nomĂšne citadin, socialement minoritaire, et territorialement restreint, auquel Ă©chappa ici et lĂ la gente fĂ©minine ifrikienne au nom de la tradition, comme les Grecques et les Romaines avant elle. IntĂ©grons alors la problĂ©matique de la femme bĂ©douine Ă notre systĂšme rĂ©fĂ©rentiel, pour que la dĂ©mocratie historique ait un sens. Sans transgresser le Coran (contrairement au jeĂ»ne et Ă la priĂšre dĂ©laissĂ©s dans des proportions variables), nous courons le seul risque de contrevenir au Hadith qui se trouve par ailleurs comme Ă©tant authentique croyons-nous et explicite.   Le voilement des femmes pose un problĂšme dâexĂ©gĂšse coranique encore irrĂ©solu Ă ce jour, du seul point de vue lexicographique ; comme les habits fĂ©minins se dĂ©robent concrĂštement Ă notre curiositĂ©, on a eu tendance Ă le rĂ©soudre en des termes interprĂ©tatifs et prescriptifs, ce qui divise sous lâangle dâune certaine conception du positionnement par rapport Ă la modernitĂ© entre une nonne rĂ©cusĂ©e et une libĂ©rĂ©e souhaitĂ©e. Historiquement, la majoritĂ© des femmes non citadines et Ă la limite non villageoises selon les endroits, ont optĂ© pour un code vestimentaire voulu en non-conformitĂ© avec la norme stricto sensu des clercs, et ce au nom de la norme coutumiĂšre qui constitue un prĂ©cĂ©dent historique de poids assimilable au droit. Si la libertĂ© a un sens, la femme moderne peut se revendiquer de cet hĂ©ritage sociologique, selon lâesprit de la dĂ©marche dâIbn Arafa. LâidĂ©e nâa pas Ă©tĂ© creusĂ©e. Cependant on ne saurait soutenir que lâinstitution du voile nâa pas de relation essentielle avec le monothĂ©isme, que le port du voile nâest pas sans fondement religieux et quâen revanche le libre arbitre nâa pas son mot Ă dire en la chose. Telle est la quadrature du cercle. Notre esprit est-il incapable de la rĂ©soudre en des termes autrement que directifs, dans un sens ou dans un autre.   La circulaire sur le voile sera-t-elle abrogĂ©e en termes obamiens, maintenant que le modĂšle français pourrait ne plus ĂȘtre la seule source dâinspiration de notre laĂŻcitĂ© ? Mais voilĂ quâObama sâest adressĂ© Ă un auditoire de culture anglo-saxonne. Mais voilĂ quâen Ă©cho Sarkosi re-soulĂšve en pleines chaleurs estivales le problĂšme du burqoâ. Ah ce voile qui donne des nuits blanches aux grands de ce monde.  Prof. Taoufik BACHROUCH (Source : « Mouwatinoun » (Hebdomadaire â Tunis), organe du FDTL, nr 113 du 8 juillet 2009)
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Dix ans de rĂšgne de Mohammed VI: des rĂ©formes… et des points noirs
RABAT, 12 juil 2009 (AFP) – Dix ans aprĂšs son intronisation, le roi Mohammed VI du Maroc reste une Ă©nigme pour la plupart de ses compatriotes, qui dressent un bilan contrastĂ© d’une dĂ©cennie marquĂ©e par des rĂ©formes importantes et la persistance de points noirs. DĂ©crit comme rĂ©servĂ©, le souverain marocain n’accorde pour ainsi dire jamais d’interview, ses interventions publiques sont rares et un secret absolu entoure ce qui se passe derriĂšre les murs du “mechouar”, le palais royal de Rabat. En accĂ©dant au trĂŽne alaouite, le 23 juillet 1999 Ă l’Ăąge de 35 ans, le nouveau roi avait signifiĂ© qu’il voulait poursuivre la politique d’ouverture amorcĂ©e Ă la fin du rĂšgne de son pĂšre Hassan II. S’affichant (au dĂ©but) aux commandes d’un jet-ski ou de voitures de sport, skiant Ă Courchevel, aimant le raĂŻ, ami du rappeur amĂ©ricain P. Diddy comme de Johnny Hallyday, Mohammed VI avait projetĂ© une image de “roi cool”. Une bouffĂ©e d’air frais avait alors soufflĂ© sur un pays anxieux de tourner la page des “annĂ©es de plomb”. Le 21 mars 2002, son mariage avec une modeste informaticienne de 24 ans, Lalla Salma (Bennani de son nom de jeune fille), avait confortĂ© cette rĂ©putation de modernitĂ©. Dix ans ont passĂ© depuis la mort de Hassan II et, en dĂ©pit d’un certain dĂ©senchantement perceptible dans une frange de la population qui aurait souhaitĂ© que les choses avancent plus vite, le Maroc bouge. En 2008, le pays a obtenu de l’UE le prĂ©cieux “statut avancĂ©”, qui lui permettra Ă terme d’accĂ©der librement au marchĂ© europĂ©en, et se dote d’infrastructures sans Ă©gales au Maghreb. Les principales villes du pays sont dĂ©sormais reliĂ©es par autoroutes et le rĂ©seau atteindra 1.500 km en 2011 (contre 100 en 1999). Un projet de TGV Tanger-Casablanca a Ă©tĂ© lancĂ©, Rabat et Casablanca s’Ă©quipent de tramways. Sur la façade mĂ©diterranĂ©enne, un port gigantesque, Tanger Med, a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© de toutes piĂšces, ambitionnant de devenir le plus important d’Afrique. Les victimes des “annĂ©es de plomb” ont Ă©tĂ© indemnisĂ©es Ă l’issue d’un travail courageux -Ă dĂ©faut d’ĂȘtre complet, puisque les tortionnaires n’ont pas Ă©tĂ© inquiĂ©tĂ©s- de l’Instance Ă©quitĂ© et rĂ©conciliation (IER). Un nouveau code de la famille (Moudawana) a Ă©galement Ă©tĂ© adoptĂ© en 2004, donnant aux femmes (presque) les mĂȘmes droits qu’aux hommes. Et ce, malgrĂ© l’hostilitĂ© des islamistes radicaux. Commandeur des croyants (Amir Al-Mouminine), Mohammed VI a aussi initiĂ© une ambitieuse reconquĂȘte du champ religieux destinĂ©e Ă empĂȘcher les dĂ©rives d’imams intĂ©gristes. Enfin, malgrĂ© quelques incidents de parcours irritants, les journaux peuvent Ă©crire Ă peu prĂšs ce qu’ils veulent dĂšs lors qu’ils ne remettent pas en cause le rite sunnite malĂ©kite officiel, la monarchie et l’intĂ©gritĂ© territoriale. Quelques donnĂ©es et voix discordantes viennent cependant flĂ©trir cette image un peu idyllique. Ainsi, l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH, indĂ©pendante) ne se prive pas de mettre en cause l’indĂ©pendance de la justice, affirme que torture et dĂ©tentions arbitraires continuent. Et, en dĂ©pit des efforts des autoritĂ©s, la corruption reste largement pratiquĂ©e Ă tous les niveaux. Environ 40 pour cent de la population est encore analphabĂšte. Enfin, les inĂ©galitĂ©s sociales perdurent et, dans le rapport mondial sur le dĂ©veloppement humain 2007-2008 du PNUD (Programme des Nations unies pour le dĂ©veloppement), le Maroc occupe une peu flatteuse 126Ăšme place. De fait, la misĂšre la plus noire cĂŽtoie souvent l’opulence la plus insolente. Comme Ă Casablanca, capitale Ă©conomique du pays, oĂč quelques kilomĂštres seulement sĂ©parent le grand bidonville de Sidi Moumen du quartier d’Anfa, enclave pour milliardaires qui n’a rien Ă envier Ă Beverley Hills.
Terrorisme : lâarmĂ©e dĂ©clenche une vaste opĂ©ration de ratissage Ă lâouest dâAlger
TSA/Par ibtissem zaoui , le 12/07/2009 | L’armĂ©e nationale a dĂ©clenchĂ©, dimanche 12 juillet, une vaste opĂ©ration de ratissage dans la rĂ©gion ouest d’Alger et qui s’Ă©tend jusqu’aux frontiĂšres de la wilaya de Tipasa. Une source militaire a indiquĂ© Ă tsa-algerie.com que l’opĂ©ration a dĂ©butĂ© trĂšs tĂŽt dans la matinĂ©e sur la base d’informations faisant Ă©tat de mouvements de groupes armĂ©s islamistes dans cette zone. Selon la mĂȘme source, l’opĂ©ration va se poursuivre jusqu’Ă la localisation de ces Ă©lĂ©ments appartenant au GSPC, devenu Al-QaĂŻda au Maghreb islamique (AQMI), et dont l’objectif serait de se rapprocher de la capitale pour y commettre des attentats et des attaques contre diffĂ©rentes cibles. Cette opĂ©ration intervient au lendemain du dĂ©mantĂšlement d’un rĂ©seau terroriste Ă l’est de la capitale. Comme nous l’avions rĂ©vĂ©lĂ© dĂšs hier, un rĂ©seau de neuf personnes, dont des femmes, a Ă©tĂ© dĂ©mantelĂ©, samedi 11 juillet, dans les communes de Bordj El Kiffan et Kouba, dans la banlieue-est d’Alger. L’opĂ©ration a Ă©tĂ© menĂ©e par les Ă©lĂ©ments de lutte contre le terrorisme du commissariat de Bab Ezzouar. Ces informations confirment la volontĂ© des groupes armĂ©s islamistes de cibler la capitale, Ă©troitement surveillĂ©e depuis l’attentat du 11 dĂ©cembre 2007. Selon une source sĂ©curitaire, cet objectif constitue dĂ©sormais un dĂ©fi pour l’AQMI qui n’a pas rĂ©ussi Ă commettre d’attaques Ă l’intĂ©rieur d’Alger depuis prĂšs de 20 mois.  (Source: ” Tout Sur l’Algerie” le 12 juil. 09) lien:http://www.tsa-algerie.com/Terrorisme—l-armee-declenche-une-vaste-operation-de-ratiss_7430.html
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Mali: libĂ©ration du dernier otage occidental d’Al-QaĂŻda
De Serge DANIEL â TOMBOUCTOU (AFP) â Le dernier otage dĂ©tenu par Al-QaĂŻda au Maghreb islamique (Aqmi), le Suisse Werner Greiner, a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© dimanche au Mali oĂč les affrontements entre militaires maliens et Aqmi s’intensifient. “L’otage suisse a Ă©tĂ© libĂ©rĂ©, il est trĂšs fatiguĂ© et il va rejoindre bientĂŽt sa famille en passant d’abord par Bamako”, a-t-on dĂ©clarĂ© Ă l’AFP dans la matinĂ©e de source proche des autoritĂ©s locales dans le nord du Mali. Werner Greiner, qui avait Ă©tĂ© enlevĂ© le 22 janvier au Niger, a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© aprĂšs environ six mois de captivitĂ©. Il Ă©tait Ă la mi-journĂ©e en route pour la capitale malienne oĂč il Ă©tait attendu dans l’aprĂšs-midi, selon des sources concordantes. Greiner a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© dans le Nord dĂ©sertique du pays et “rĂ©cupĂ©rĂ©” par les autoritĂ©s dans la rĂ©gion de Gao. Le DĂ©partement fĂ©dĂ©ral des affaires Ă©trangĂšres suisse (DFAE) “a pris connaissance avec joie que les efforts en vue de la libĂ©ration du dernier otage suisse restant au Mali avaient portĂ© leurs fruits”, s’est fĂ©licitĂ© le DFAE dans un communiquĂ©. “Le ressortissant suisse a Ă©tĂ© pris en charge mĂ©dicalement et sera ensuite rapatriĂ© en Suisse pour se reposer”, prĂ©cisent les autoritĂ©s suisses. Il est le dernier otage occidental Ă ĂȘtre libĂ©rĂ© parmi six enlevĂ©s par l’Aqmi entre dĂ©cembre et janvier au Mali et au Niger. Le 3 juin, Aqmi avait annoncĂ© sur un site internet avoir tuĂ© pour la premiĂšre fois un otage occidental, le touriste britannique Edwin Dyer, qu’elle avait capturĂ© le 22 janvier avec un groupe de trois autres touristes europĂ©ens au Niger, Ă la frontiĂšre avec le Mali. Deux d’entre eux, l’Allemande Marianne Petzold et la Suissesse Gabriella Burco, Ă©pouse de M. Greiner, avaient Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s le 22 avril dans le nord du Mali en mĂȘme temps que deux diplomates canadiens enlevĂ©s en dĂ©cembre. Sur la route de Bamako, M. Greiner est passĂ© par la ville de Mopti (nord). RevĂȘtu d’une chemise de couleur marron, il avait pris place dans un convoi de vĂ©hicules et semblait difficilement supporter le voyage, selon un journaliste de l’AFP. A Mopti, il a hochĂ© la tĂȘte et levĂ© lĂ©gĂšrement la main probablement en signe de rĂ©ponse aux salutations de quelques personnes, derriĂšre les vitres fermĂ©es du vĂ©hicule qui le transportait, sous la protection d’Ă©lĂ©ments des forces de sĂ©curitĂ© malienne en civil. “A cette Ă©tape, nous allons poursuivre notre chemin par un autre moyen de transport pour des raisons de sĂ©curitĂ©”, a-t-on indiquĂ© Ă l’AFP de source sĂ©curitaire malienne. Une cĂ©rĂ©monie officielle de remise de l’otage suisse est prĂ©vue lundi Ă la prĂ©sidence de la RĂ©publique du Mali, selon une source officielle. La libĂ©ration de M. Greiner intervient dans un contexte de recrudescence de la violence islamiste dans le nord du Mali. Selon l’armĂ©e malienne, des “dizaines” de personnes sont mortes le 4 juillet dans la rĂ©gion de Tombouctou (nord-ouest) dans les affrontements les plus meurtriers signalĂ©s jusqu’ici entre Aqmi et l’armĂ©e malienne. Aqmi a affirmĂ© avoir tuĂ© 28 soldats et capturĂ© trois militaires dans une “embuscade” contre un “convoi de l’armĂ©e”, ne reconnaissant qu’un mort dans ses rangs. Le 17 juin, l’armĂ©e malienne avait annoncĂ© avoir tuĂ© 26 “combattants islamistes” en attaquant, pour la premiĂšre fois, une base de la branche maghrĂ©bine d’Al-QaĂŻda sur son sol, dans l’extrĂȘme nord du pays. Ce bilan n’avait toutefois pas Ă©tĂ© confirmĂ© de source indĂ©pendante.  2009 AFP
2 US Marines killed in Afghan bomb blasts
By JASON STRAZIUSO â 12 Jul. 09 KABUL (AP) â A bomb blast killed two U.S. Marines in Afghanistan’s dangerous south, where thousands of American troops have deployed in a massive operation to oust Taliban fighters from the country’s opium poppy region, officials said Sunday. Some 4,000 Marines moved into Helmand province this month, the largest Marine operation in Afghanistan since the 2001 U.S. invasion. They have met little head-on resistance but remain vulnerable to guerrilla tactics like suicide and roadside bombs. “These terrorist attacks are hard to prevent, can be carried out by a few individuals, and do not require a military force capable of confronting the Marines,” said Arturo Munoz, an expert on the tribal environment in Helmand province with the Washington-based RAND Corp. “I would expect the Taliban to avoid pitched battles with the Marines in order to avoid a large number of casualties,” he said. “This does not mean they will avoid violence.” The two Marines were killed Saturday in Helmand. Military officials did not release any other details nor give a specific location. The military initially reported four Marines had died but later corrected the figure, saying the deaths were mistakenly double-counted. The American casualties come after eight British deaths in Helmand in a 24-hour period ending Friday, triggering debate in Britain about its role in Afghanistan. Britain has now lost more troops in Afghanistan than in Iraq. In an interview broadcast Sunday, President Barack Obama called Britain’s contribution critically important and said U.S. and British troops face a difficult summer ahead of elections in Afghanistan late next month. “We’ve got to get through elections,” Obama told Sky News. “The most important thing we can do is to combine our military efforts with effective diplomacy and development, so that Afghans feel a greater stake and have a greater capacity to secure their country.” British Prime Minister Gordon Brown has said fighting the Taliban in Afghanistan will help keep extremist groups from launching attacks inside Britain. And he told Afghan President Hamid Karzai in a telephone call Sunday that Britain would stand “shoulder-to-shoulder with the people of Afghanistan for the long haul,” according to a statement by the Afghan presidency. The embattled prime minister told his troops in an interview Sunday with the British military radio network that it was proving to be a “difficult summer” in Afghanistan but that operations in Helmand were “considerable progress” toward defeating the Taliban. But in an editorial Sunday, The Observer newspaper predicted the British public will soon decide the war is not worth the casualties. “Lives saved by bringing soldiers home will seem a surer benefit than the unproven hypothesis of preventing terrorism with a war thousands of miles away,” the newspaper said. Another American service member died Friday in the U.S. of wounds suffered in Afghanistan in June, said Lt. Cmdr. Christine Sidenstricker, who confirmed the deaths of the two Marines. The three deaths bring to 104 the number of U.S. troops killed in Afghanistan this year, a record pace. Last year 151 U.S. troops died in the country. Overall, 193 international troops have died in Afghanistan this year, according to an Associated Press count based on official announcements. Obama ordered 21,000 additional U.S. troops to Afghanistan earlier this year to help put down an increasingly violent Taliban insurgency. Some 10,000 Marines and 4,000 soldiers from the Stryker Brigade â the 5th Brigade, 2nd Infantry Division based in Fort Lewis, Wash. â are deploying in the south, the Taliban’s spiritual birthplace and stronghold. The troops will help provide security for the Aug. 20 election, when Afghans will choose a president and provincial councils, and help train army and police units that the U.S. hopes one day can provide security for the country. By fall, a record 68,000 U.S. troops will be in Afghanistan. Violence flared elsewhere around the country over the weekend, illustrating again that security is deteriorating. At least 22 people were killed, including seven police officers, officials reported on Sunday. _ In southern Uruzgan province, international troops and Afghan police killed 12 militants in a gunbattle Saturday, police spokesman Mohammad Musa said. _ In Logar, four policemen died when a roadside bomb hit their car in Charkh district Saturday, said provincial police chief Gen. Mustafa Mosseini. _ In Helmand, two police were killed in a roadside bombing in the Helmand provincial capital of Lashkar Gah late Saturday, said Dawood Ahmadi, the governor’s spokesman. _ In a gunbattle in eastern Paktia province between insurgents and Afghan police, two militants and one police officer were killed, said Rahullah Samon, a spokesman for the governor. _ In eastern Kunar province, one civilian was killed and five wounded when shells from a gunbattle between insurgents and Afghan and coalition forces hit a house. Provincial Police Chief Gen. Abdul Jalal Jalal said it was unclear which side fired the shots that hit the house. Associated Press writers Amir Shah in Kabul and Noor Khan in Kandahar contributed to this report. 2009 The Associated Press Â