Home – Accueil
Liberté et Equité: lettre de parents de prisonniers du groupe de Slimane
LibertĂ© et EquitĂ©: Cri dâalarme pour un prisonnier en grĂšve de la faim depuis 52 jours
LibertĂ© et EquitĂ©: Monsieur Ali IsbaĂŻ militant et ex prisonnier politique attend jusquâĂ aujourdâhui som passeport Luiza Toscane: TUNISIE:LâĂ©tĂ© de tous les dangers
AFP:Tunisie : Ben Ali se rendra demain Ă Paris
Agence de Presse Africaine :Union Pour la MĂ©diterranĂ©e: Ben Ali se rend dimanche Ă Paris Xinhua :Hausse de 8,4% des recettes touristiques en Tunisie Agence de Presse Africaine :Soutien “inconditionnel” de la Tunisie au projet dâUnion pour la MĂ©diterranĂ©e   AFP: Le roi du Maroc absent du sommet de l’Union pour la MĂ©diterranĂ©e  Â
AFP:Les chefs d’Etat et de gouvernement attendus au sommet de l’UPM E-Marrakech :Des organisations de la libertĂ© de la presse alertent Sarkozy au sujet de la Tunisie
Â
Sauvez la vie du prisonnier politique et ingĂ©nieur Ridha Boukadi LibertĂ© pour Slim Boukhdhir, la plume libre LibertĂ© et EquitĂ© Organisation de droits de lâhomme indĂ©pendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel/fax: 71 340 860 Email : liberte.equite@gmail.com Tunis, le 10 juillet 2008
lettre de parents de prisonniers du groupe de Slimane
Â
Nous avons reçu, en provenance de Sidi Bouzid, une lettre de parents de prisonniers du groupe de Slimane que nous reproduisons telle que : Le groupe de Slimane commence une grĂšve de la faim illimitĂ©e Louanges Ă Dieu seul Sidi Bouzid, le 8 juillet 1008 Monsieur, Nous, parents de prisonniers actuellement Ă Mornaguia et connus sous le nom de groupe de Slimane : Mohammed Moncef, pĂšre de Mohammed Amine Jaziri Borni Lifi, pĂšre de Ramzi Lifi Salha Amami, mĂšre dâOussama Abadi Najet Amami, mĂšre de Ouaâel Amami Mohammed Bennour, pĂšre de Moukhles Ammar Mohammed Salah Salhi, pĂšre de Fethi Salhi Latifa, mĂšre dâImed Ben Ameur Arfaoui, pĂšre dâAli Arfaoui, et dâautres dont nous nâavons pas les noms, et tous appartiennent au groupe de Slimane ; Ă leur demande, nous vous informons quâils sont en grĂšve depuis vendredi de la semaine derniĂšre [âŠ] Ils sont au cachot individuel ; trois ou quatre dâentre eux sont dans une cellule minuscule de trois mĂštres sur trois. LâĂ©tĂ© est chaud, la lumiĂšre de la cellule est allumĂ©e jour et nuit [âŠ] les toilettes sont envahies par les moustiques. [âŠ] Nous-mĂȘmes et nos enfants vous demandons dâintervenir rapidement et urgemment pour faire cesser ces dĂ©passements. Vive les droits de lâhomme oĂč que ce soit. Allahou Akbar. [âŠ] Pour le bureau exĂ©cutif de lâorganisation Le PrĂ©sident MaĂźtre Mohammed Nouri traduction dâextraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version originale, LT)
Sauvez la vie du prisonnier politique et ingĂ©nieur Ridha Boukadi LibertĂ© pour Slim Boukhdhir, la plume libre LibertĂ© et EquitĂ© Organisation de droits de lâhomme indĂ©pendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel/fax: 71 340 860 Email : liberte.equite@gmail.com Tunis, le 10 juillet 2008
Cri dâalarme pour un prisonnier en grĂšve de la faim depuis 52 jours
Â
Le prisonnier Anis Ben Abdessalam Chouk, continue Ă la prison de Mornag sa grĂšve illimitĂ©e de la faim pour le cinquante deuxiĂšme jour dâaffilĂ©e pour exiger sa libĂ©ration. Monsieur Anis Chouk a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© le 31 mars 2008 ; il a Ă©tĂ© accusĂ© de participation Ă une opĂ©ration de vol avec usage de la force.. Il a niĂ© vigoureusement ce dont il Ă©tait accusĂ©. Ses complices prĂ©sumĂ©s ont niĂ© Ă©galement devant le juge dâinstruction sa prĂ©sence avec eux lors de lâopĂ©ration. Lors de la visite que lui a rendue sa famille Ă la prison de Mornag il a Ă©tĂ© amenĂ©, portĂ© par deux prisonniers car il ne pouvait marcher. Lors de la troisiĂšme visite, lâadministration lui a interdit de rencontrer sa famille sans prĂ©senter de justification; la famille dâAnis Chouk craint le pire et appelle les autoritĂ©s concernĂ©es Ă intervenir de toute urgence pour le faire libĂ©rer. Pour le bureau exĂ©cutif de lâorganisation Le PrĂ©sident MaĂźtre Mohammed Nouri (traduction dâextraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version originale, LT)
Sauvez la vie du prisonnier politique et ingĂ©nieur Ridha Boukadi LibertĂ© pour Slim Boukhdhir, la plume libre LibertĂ© et EquitĂ© Organisation de droits de lâhomme indĂ©pendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel/fax: 71 340 860 Email : liberte.equite@gmail.com Tunis, le 9 juillet 2008
Â
Monsieur Ali IsbaĂŻ militant et ex prisonnier politique attend jusquâĂ aujourdâhui som passeport
Â
Nous avons reçu mercredi 9 juillet la visite au local de LibertĂ© et EquitĂ©, de Monsieur Ali IsbaĂŻ (Afif), militant et ex prisonnier politique. Il nous a dit attendre toujours dâavoir le passeport dont il est privĂ© depuis 1984 Ă cause de son activitĂ© au sein du Mouvement de la Tendance Islamique (actuel mouvement de la Nahdha), et avoir tentĂ© en vain de le rĂ©cupĂ©rer. En 1988, lâadministration lui avait dit de prĂ©senter une nouvelle demande, ce quâil a fait, et demande quâil a renouvelĂ©e en 2004 mais lâadministration lui a opposĂ© un refus, sans justification. Il a Ă©tĂ© contraint de prĂ©senter un autre demande accompagnĂ©e dâun dossier complet au poste de police de Khaznadar, qui dĂ©pend du district de la SĂ»retĂ© du Bardo oĂč il habitait. Sa demande y a Ă©tĂ© enregistrĂ©e sous le numĂ©ro 1059 le 22 dĂ©cembre 2007, mais nâa pas reçu de rĂ©ponse jusquâĂ aujourdâhui. Monsieur Ali IsbaĂŻ est nĂ© en 1932. Il voulait se rendre au pĂšlerinage sur les lieux saints avec sa femme. [âŠ] Pour le Bureau exĂ©cutif de lâorganisation Le PrĂ©sident MaĂźtre Mohammed Nouri (traduction dâextraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)
TUNISIE
LâĂ©tĂ© de tous les dangers
Â
Le pouvoir tunisien rĂ©pond Ă la rĂ©volte populaire massive du bassin de Gafsa par un quadrillage militaire, des arrestations et des tortures. Notre solidaritĂ© est indispensable. Redeyef, Oum Larayes, Metlaoui, Feriana⊠La rĂ©volte des chĂŽmeurs, des jeunes et des populations, faisant suite Ă un rĂ©sultat de concours jugĂ© frauduleux, sâest Ă©tendue Ă tout le bassin minier de Gafsa, dans le sud-ouest de la Tunisie (lire Rouge n° 2249). La rĂ©pression, seule et unique rĂ©ponse du pouvoir aux revendications, a Ă©touffĂ© dans lâĆuf toute vellĂ©itĂ© dâen dĂ©coudre ouvertement : exĂ©cutions sommaires extrajudiciaires, blessures par balles, maisons Ă©ventrĂ©es, arrestations en sĂ©rie et, pour finir, le dĂ©ploiement de lâarmĂ©e Ă Redeyef. Cette rĂ©pression visible se poursuit maintenant par des dĂ©tentions au secret, accompagnĂ©es dâaveux extorquĂ©s sous la torture. Les familles des personnes arrĂȘtĂ©es sont elles-mĂȘmes harcelĂ©es. Des dizaines de jeunes gens ont Ă©tĂ© dĂ©fĂ©rĂ©s devant le tribunal de premiĂšre instance de Gafsa, condamnĂ©s Ă des peines allant de la simple amende Ă quelques mois de prison. Mais, Ă lâarrivĂ©e de lâĂ©tĂ©, le juge a eu la main de plus en plus lourde. Le 3 juillet, quatre jeunes ont ainsi Ă©tĂ© condamnĂ©s Ă deux ans et sept mois dâemprisonnement. Cette escalade augure mal des condamnations qui attendent les syndicalistes de lâenseignement de base de Redeyef, tels Adnane Hajji, BĂ©chir Labidi, Adel Jayar, TaĂŻeb Ben Othman ou Tarek HalaĂŻmi, arrĂȘtĂ©s ces derniers jours. LâĂ©tĂ© pourrait ĂȘtre mis Ă profit pour les condamner Ă des peines beaucoup plus lourdes. La solidaritĂ© avec les populations du bassin minier et les jeunes incarcĂ©rĂ©s vient des habitants eux-mĂȘmes qui, en dĂ©pit de lâĂ©tat de siĂšge, multiplient les initiatives. Elle est le fait aussi des avocats, qui viennent, par dizaines, plaider au tribunal de Gafsa, et de la sociĂ©tĂ© civile, qui manifeste son soutien de maniĂšre dispersĂ©e. Enfin, des dizaines de syndicalistes ont manifestĂ© Ă trois reprises, au mois de juin, Ă Tunis, devant le siĂšge de lâUnion gĂ©nĂ©rale tunisienne du travail (UGTT), exigeant de leur centrale un soutien rĂ©el aux syndicalistes. LâUGTT nâa toujours pas exigĂ© leur libĂ©ration. Les manifestants demandent la mise en place dâun comitĂ© syndical de soutien Ă la hauteur des exigences, des luttes et des sacrifices consentis par les populations du bassin minier. Ces exigences sâadressent aussi Ă lâopposition, qui ne sâintĂ©resse quâaux scrutins lĂ©gislatif et, prĂ©sidentiel de 2009, Ă lâexception du Parti dĂ©mocratique progressiste (PDP), du Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT) ou de quelques formations nationalistes arabes. Le mouvement de masse du bassin de Gafsa dure depuis six mois. La population de cette rĂ©gion a une tradition de lutte qui remonte Ă la colonisation1. Le mouvement actuel est sans Ă©quivalent dans lâhistoire rĂ©cente de la Tunisie. Il faut remonter Ă fĂ©vrier 2000, avec la mobilisation des lycĂ©ens et des jeunes chĂŽmeurs dans le sud du pays, pour trouver un mouvement dâune telle ampleur. Ce mouvement est encore Ă©miettĂ©. Sa rĂ©unification permettrait la jonction entre les luttes sociales et les luttes dĂ©mocratiques dans le combat contre la dictature, et elle serait le seul espoir dâen finir avec cette derniĂšre. La solidaritĂ© internationale, au moment oĂč Sarkozy et Ben Ali sâapprĂȘtent Ă renforcer leur collaboration criminelle lors du lancement de lâUnion pour la MĂ©diterranĂ©e, sera dĂ©cisive. La premiĂšre Ă©chĂ©ance est le meeting de solidaritĂ© avec les luttes au Maghreb, organisĂ© le 10 juillet Ă la Bourse du travail Ă Paris2. â Luiza Toscane Notes 1. En mars 1937, par exemple, une grĂšve des mineurs a Ă©tĂ© violemment rĂ©primĂ©e par le gouvernement de Front populaire, faisant dix-sept morts chez les mineurs. 2. De 18 h Ă 20 h 45 au 3, rue du ChĂąteau-dâEau, Paris 10e, M° RĂ©publique. AppelĂ© par : Solidaires, FSU, CNT, AMF, ATMF, FTCR, CRLDHT, Cedetim, Attac, Syndicat de la Magistrature, ATF, ComitĂ© de soutien aux habitants du bassin minier de Gafsa-Paris, Les Verts, PDP, PCOT, PCF, LCR, Les AlternatifsâŠ
(Source: Rouge n° 2260, 10/07/2008 )
 AFP 12/07/2008.
Tunisie : Ben Ali se rendra demain Ă Paris
Le prĂ©sident tunisien Zine El Abidine Ben Ali se rendra Ă Paris pour assister au sommet fondateur de l’Union pour la MĂ©diterranĂ©e (UPM) Ă l’invitation du prĂ©sident français Nicolas Sarkozy, a annoncĂ© l’agence officielle tunisienne TAP. La Tunisie a adhĂ©rĂ© d’emblĂ©e au projet de l’UPM et souhaite accueillir le siĂšge du secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral, pour lequel l’Espagne, le Maroc et Malte seraient candidats, alors que la France a fait connaĂźtre sa prĂ©fĂ©rence pour un pays de la rive sud.
 AFP
Union Pour la Méditerranée: Ben Ali se rend dimanche à Paris
 Â
Agence de Presse Africaine
Â
Tunisie – Le prĂ©sident tunisien Zine El Abidine Ben Ali se rendra dimanche Ă Paris, pour prendre part au sommet de lancement de l’Union pour la MĂ©diterranĂ©e (UPM), a-t-on appris de source officielle Ă Tunis. Le chef de lâEtat tunisien sera prĂ©sent Ă ces assises aux cĂŽtĂ©s de trois autres dirigeants maghrĂ©bins, Ă savoir le prĂ©sident algĂ©rien, Abdelaziz Bouteflika, le roi du Maroc Mohammed VI et le prĂ©sident mauritanien Mohamed Ould Cheikh Abdallahi. Seul le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, hostile au projet, a annoncĂ© qu’il ne fera pas le dĂ©placement Ă Paris. Tout en soutenant le projet initiĂ© par le prĂ©sident français, le prĂ©sident Ben Ali estime toutefois que l’UPM ne pourra rĂ©ussir que si elle assure une participation de tous les pays “sur un pied d’Ă©galitĂ©”.  Tunis – 12/07/2008 Pana
 2008-07-11 20:07:17Â
Hausse de 8,4% des recettes touristiques en Tunisie
Â
 TUNIS, 11 juillet (Xinhua) — Les recettes touristiques en Tunisie ont enregistrĂ© une hausse de 8,4% au premier semestre 2008, par rapport Ă la mĂȘme pĂ©riode de l’annĂ©e 2007.   Selon un bilan du ministĂšre tunisien du Tourisme publié vendredi, cet hausse est du Ă une augmentation de 4,7% des entrĂ©es de touristes en Tunisie.   Le nombre des touristes qui ont visitĂ© la Tunisie au premier semestre 2008 a dĂ©passĂ© les 2,6 millions de personnes. Le nombre des touristes venant des pays MaghrĂ©bins s’est accrue de 8,1%, et les Libyens occupent la premiĂšre place du tourisme de voisinage avec 788.160 touristes qui ont visitĂ© la Tunisie.Les touristes europĂ©ens (56% des entrĂ©es) ont Ă©tĂ© au nombre de 1,4 million Ă visiter la Tunisie, dont 583.700 touristes français, suivis des Allemands, des Italiens et des Anglais. Â
Soutien “inconditionnel” de la Tunisie au projet dâUnion pour la MĂ©diterranĂ©e
Agence de Presse Africaine
Â
APA-Tunis (Tunisie) La Tunisie, la «plus engagĂ©e» des pays du Maghreb arabe dans ce projet mĂ©diterranĂ©en, a constamment indiquĂ© son «soutien inconditionnel» au projet de Sarkozy. Un soutien exprimĂ© par le plus haut de la pyramide politique tunisienne et Ă toute occasion. RĂ©itĂ©rant mercredi dernier ce soutien de la Tunisie au projet de lâUnion Pour la MĂ©diterranĂ©e, Abdelwahab Abdallah, ministre tunisien des Affaires Ă©trangĂšres, a indiquĂ© que lâidĂ©e du projet «a reçu lâadhĂ©sion de toutes les parties». «Depuis son annonce, le projet de lâUPM nâa cessĂ© de subir des ajustements qualifiĂ©s par certains comme des ajustements Ă la baisse. Seulement, le projet a Ă©tĂ© maintenu et câest lĂ lâessentiel », dĂ©clare Abdallah, dont le gouvernement a mĂȘme prĂ©sentĂ© sa candidature pour accueillir le siĂšge du nouveau-nĂ©. Mais comme Ă Alger, on insiste Ă Rabat sur le principe que cette Union est en mesure de faciliter la libre circulation des biens et des personnes et adopter des mĂ©canismes plus simples. Avec ce projet de lâUnion pour la MĂ©diterranĂ©e de concrĂ©tiser , il sâagit dâun grand rĂȘve de paix et de solidaritĂ© entre peuples des pays riverains de la MĂ©diterranĂ©e qui englobe dĂ©sormais tous les pays dâEurope. Un porte-parole de la PrĂ©sidence de la rĂ©publique tuninisiennea annoncĂ© samedi que la Tunisie forme « lâespoir de voir le projet de lâUPM contribuer au dĂ©veloppement des investissements et Ă lâaccroissement des Ă©changes commerciaux Nord-Sud et Sud-Sud, Ă travers le dĂ©veloppement de projets communs notamment dans les secteurs de lâinfrastructure et de lâĂ©nergie». La Tunisie manifeste la volontĂ© de « dynamiser la coopĂ©ration dans la rĂ©gion mĂ©diterranĂ©enne et dâen faire une rĂ©alitĂ© tangible qui rĂ©pond aux attentes de lâensemble des peuples de la rĂ©gion». Si, au niveau des dirigeants, le prĂ©sident tunisien est celui qui adhĂšre avec le plus dâenthousiasme au projet, la rue et dans les journaux tunisiens ont fait montre dâune certaine indiffĂ©rence vis-Ă -vis du nouveau processus euro-mĂ©diterranĂ©en. Une table ronde rĂ©cemment co-organisĂ©e Ă Tunis par le magazine de langue française LâExpression, la Fondation Friedrich Ebert et la DĂ©lĂ©gation de la Commission europĂ©enne, est pratiquement lâune des rares occasions oĂč un dĂ©bat Ă©largi et approfondi a Ă©tĂ© Ă©tabli sur le sujet. Tenue sous le thĂšme «Processus de Barcelone: Union pour la MĂ©diterranĂ©e», la table ronde, dont les travaux ont Ă©tĂ© rendus publics vendredi 11 juillet dans un numĂ©ro spĂ©cial de lâExpression, a rĂ©uni dâĂ©minentes figures tunisiennes et europĂ©ennes spĂ©cialistes en diplomatie, politique internationale, Ă©conomie et affaires sociales. Parmi les objectifs poursuvis figurent la crĂ©ation dâautoroutes maritmes et lâĂ©limination de plus de 90% des dĂ©chets pollunats de la mer MĂ©diterranĂ©e TM/mn/APA 12-07-2008
Â
AFP / 12 juillet 2008 20h46
Le roi du Maroc absent du sommet de l’Union pour la MĂ©diterranĂ©e
Â
RABAT – Le roi du Maroc Mohammed VI ne se rendra pas dimanche Ă Paris pour le sommet de l’Union pour la MĂ©diterranĂ©e (UPM) et sera remplacĂ© par son frĂšre, le prince Moulay Rachid, a indiquĂ© samedi une source proche du gouvernement marocain. Le souverain marocain a renoncĂ© Ă assister au sommet pour cause de “calendrier chargĂ©”, a indiquĂ© samedi cette source sous couvert de l’anonymat. Le sommet doit rĂ©unir plus de quarante chefs d’Etat de l’Union europĂ©enne et du pourtour mĂ©diterranĂ©en. Le prince Moulay Rachid, considĂ©rĂ© par le protocole royal comme le reprĂ©sentant personnel du souverain marocain, a quittĂ© samedi aprĂšs-midi le Maroc pour Paris, selon la mĂȘme source. “Le roi doit inaugurer une sĂ©rie de chantiers notamment Ă Oujda et Nador, dans le nord du Maroc”, a indiquĂ© la mĂȘme source en Ă©cartant “toute hypothĂšse” de diffĂ©rend avec la France sur le projet de l’UPM. “Le Maroc soutient fermement ce projet et il le dĂ©fendra toujours car il s’agit d’un processus d’intĂ©gration qui sera bĂ©nĂ©fique pour les peuples de la rĂ©gion”, selon la mĂȘme source. Le royaume chĂ©rifien avait rĂ©cemment manifestĂ©, selon la presse marocaine, un intĂ©rĂȘt pour accueillir le secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral de l’Union pour la MĂ©diterranĂ©e, un poste pour lequel l’Espagne et la Tunisie Ă©taient Ă©galement en compĂ©tition. Le roi du Maroc, qui Ă©tait en visite privĂ©e en juin dernier Ă Paris, avait rencontrĂ© le prĂ©sident français Nicolas Sarkozy. Le 23 octobre 2007, lors de sa visite d’Etat au Maroc, Nicolas Sarkozy a invitĂ© Ă Tanger (nord) les chefs d’Etat de la MĂ©diterranĂ©e Ă une rĂ©union en France en juillet 2008 pour jeter les bases “d’une union Ă©conomique, politique et culturelle” de la MĂ©diterranĂ©e. Samedi, l’hebdomadaire marocain Telquel (indĂ©pendant) s’est demandĂ© pourquoi le Maroc n’avait pas jusqu’ici annoncĂ© officiellement qui devrait le reprĂ©senter au sommet de Paris. “Alors que Abdelaziz Bouteflika (prĂ©sident algĂ©rien), longtemps indĂ©cis, a finalement annoncĂ© qu’il se rendrait Ă Paris le 13 juillet au sommet de l’UPM, (le roi) Mohammed VI n’a pas encore fait part de ses intentions”, Ă©crit l’hebdomadaire. “Cet attentisme est d’autant plus surprenant, ajoute Telquel, que les staffs respectifs du (roi) Mohammed VI et du prĂ©sident français n’ont cessĂ© de s’envoyer des signaux encourageants par le biais notamment du conseiller royal AndrĂ© Azoulay et d’Henri Guaino, conseiller de Sarkozy”. Selon les observateurs Ă Rabat, toute visite officielle du roi du Maroc Ă l’Ă©tranger fait l’objet prĂ©alablement d’une annonce officielle communiquĂ©e par le protocole royal.
AFP
Les chefs d’Etat et de gouvernement attendus au sommet de l’UPM
12.07.2008 source: AFP
Â
Taille de police :    Quarante-trois chefs d’Etat et de gouvernement participeront dimanche Ă Paris au sommet marquant le lancement de l’Union pour la MĂ©diterranĂ©e (UPM), qui sera coprĂ©sidĂ© par le prĂ©sident français Nicolas Sarkozy et son homologue Ă©gyptien Hosni Moubarak.  Seule la Libye du colonel Mouammar Kadhafi a dĂ©clinĂ© l’invitation lancĂ©e aux 27 pays membres de l’Union europĂ©enne (UE) et aux 17 autres Etats des rivages nord et sud de la MĂ©diterranĂ©e.  Voici une liste, selon des indications samedi et encore susceptible d’ĂȘtre modifiĂ©e, des 43 dirigeants attendus au sommet de dimanche:      Albanie: Sali Berisha (Premier ministre)   AlgĂ©rie: Abdelaziz Bouteflika (prĂ©sident)   Allemagne: Angela Merkel (chanceliĂšre)   AutoritĂ© palestinienne: Mahmoud Abbas (prĂ©sident)   Autriche: Alfred Gusenbauer (chancelier)   Belgique: Yves Leterme (Premier ministre)   Bosnie-HerzĂ©govine: Haris Silajdzic (prĂ©sident)   Bulgarie: Georgi Parvanov (prĂ©sident)   Chypre: Demetris Christophias (prĂ©sident)   Croatie: Stipe Mesic (prĂ©sident)   Danemark: Anders Fogh Rasmussen (Premier ministre)   Egypte: Hosni Moubarak (prĂ©sident)   Espagne: JosĂ© Luis Rodriguez Zapatero (Premier ministre)   Estonie: Andrus Ansip (Premier ministre)   Finlande: Tarja Halonen (prĂ©sidente)   France: Nicolas Sarkozy (prĂ©sident)   GrĂšce: Costas Caramanlis (Premier ministre)   Hongrie: Ferenc GyurcsĂny (Premier ministre)   Irlande: Brian Cowen (Premier ministre)   IsraĂ«l: Ehud Olmert (Premier ministre)   Italie: Silvio Berlusconi (prĂ©sident du conseil)   Jordanie: Nader Dahabi (Premier ministre)   Lettonie: Valdis Zatlers (prĂ©sident)   Liban: Michel Sleimane (prĂ©sident)   Lituanie: Gediminas Kirkilas (Premier ministre)   Luxembourg: Jean-Claude Juncker (Premier ministre)   Malte: Lawrence Gonzi (Premier ministre)   Maroc: Mohammed VI (roi)   Mauritanie: Mohamed Ould Cheikh Abdallahi (prĂ©sident)   Monaco: prince Albert II   Montenegro: Milo Djukanovic (Premier ministre)   Pays-Bas: Jan Peter Balkenende (Premier ministre)   Pologne: Lech Kaczynski (prĂ©sident)   Portugal: JosĂ© Socrates (Premier ministre)   Roumanie: Traian Basescu (prĂ©sident)   Royaume-Uni: Gordon Brown (Premier ministre)   Slovaquie: Robert Fico (Premier ministre)   SlovĂ©nie: Janez Jana (Premier ministre)   SuĂšde: Fredrik Reinfeldt (Premier ministre)   Syrie: Bachar al-Assad (prĂ©sident)   RĂ©publique tchĂšque: Mirek Topolanek (Premier ministre)   Tunisie: Zine el Abidine Ben Ali (prĂ©sident)   Turquie: Recep Tayyip Erdogan (Premier ministre)    Outre ces 43 Etats, le prĂ©sident de la Commission europĂ©enne JosĂ© Manuel Barroso, son homologue de l’Union africaine (UA) Jean Ping, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies Ban Ki-moon, invitĂ© d’honneur des cĂ©rĂ©monies du 14 juillet, et l’Ă©mir du Qatar Hamad Bin Khalifa Al-Thani, prĂ©sident en exercice du Conseil de coopĂ©ration des Etats arabes du Golfe, doivent participer au sommet.
AFP
Des organisations de la liberté de la presse alertent Sarkozy au sujet de la Tunisie
Â
Une coalition d’organisations internationales de dĂ©fense de la libertĂ© de la presse a demandĂ© au PrĂ©sident Nicolas Sarkozy de ne pas sous-estimer les violations des droits de l’homme en Tunisie au moment oĂč il posera les fondements d’une Union pour la MĂ©diterranĂ©e lors du sommet de Paris le dimanche 13 juillet. L’Association Mondiale des Journaux et 17 groupes de dĂ©fense de la libertĂ© de la presse ont Ă©crit jeudi Ă M. Sarkozy pour lui faire part de leur “vive inquiĂ©tude” face au “recours accru des autoritĂ©s tunisiennes Ă la censure, Ă l’intimidation et Ă la violence”. Dans la lettre adressĂ©e Ă M. Sarkozy, qui prĂ©sidera une rencontre dimanche Ă Paris pour Ă©tablir l’Union pour la MĂ©diterranĂ©e, les membres du Groupe d’Observation de la Tunisie de l’International Freedom of Expression Exchange (Echange international de la libertĂ© d’expression) ont dĂ©clarĂ© : “Il nous semble essentiel ⊠que le gouvernement français ne sous-estime pas la gravitĂ© des violations des Droits de l’homme en Tunisie et qu’il adopte et promeuve une politique en accord avec les valeurs de la RĂ©publique, en invitant les autoritĂ©s tunisiennes, notamment, Ă respecter leurs engagements internationaux dans le domaine des Droits de l’homme, particuliĂšrement ceux pris en faveur de la libertĂ© d’expression et de la presse.” Les membres du Groupe d’Observation de la Tunisie sont les suivants : RĂ©seau d’information arabe des droits de l’Homme (Ăgypte) ; ARTICLE 19 (Royaume-Uni) ; Journalistes canadiens pour la libertĂ© d’expression : Cartoonists Rights Network International (Etats-Unis) ; Organisation Ă©gyptienne pour les droits de l’Homme (Ăgypte) ; Index on Censorship (Royaume-Uni) ; FĂ©dĂ©ration internationale des journalistes (Belgique) ; FĂ©dĂ©ration internationale des associations et institutions de bibliothĂšques : Institut international de la presse : Union internationale des Ă©diteurs ; Journaliste en danger (RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo) ; Fondation Maharat (Liban) : Media Institute of Southern Africa : Centre PEN norvĂ©gien ; Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires ; Association mondiale des journaux ; World Press Freedom Committee ; et le ComitĂ© des Ă©crivains en prison de PEN International. La lettre contient les termes suivants : “Nous vous Ă©crivons au nom de l’Association Mondiale des Journaux (AMJ) et du World Editors Forum qui reprĂ©sentent 18 000 publications dans 102 pays, ainsi que des 18 membres du Groupe d’observation de la Tunisie (TMG) de l’IFEX (Echange international de la libertĂ© d’expression) pour vous faire part de notre vive inquiĂ©tude face aux violations graves portĂ©es au droit Ă la libertĂ© d’expression et de la presse en Tunisie et au recours accru des autoritĂ©s tunisiennes Ă la censure, Ă l’intimidation et Ă la violence. “Il nous semble essentiel, Monsieur le PrĂ©sident de la RĂ©publique, alors que la France assure jusqu’au 31 dĂ©cembre 2008 la prĂ©sidence du Conseil de l’Union europĂ©enne et que vous allez prĂ©sider le Sommet de Paris du 13 juillet qui posera les fondements de l’Union pour la MĂ©diterranĂ©e, que le gouvernement français ne sous-estime pas la gravitĂ© des violations des Droits de l’homme en Tunisie et qu’il adopte et promeuve une politique en accord avec les valeurs de la RĂ©publique, en invitant les autoritĂ©s tunisiennes, notamment, Ă respecter leurs engagements internationaux dans le domaine des Droits de l’homme, particuliĂšrement ceux pris en faveur de la libertĂ© d’expression et de la presse. “L’AMJ et le TMG ont recensĂ© de façon exhaustive les violations du droit Ă la libertĂ© d’expression en Tunisie depuis 2003. Nous pouvons vous communiquer un dossier complet ou vous rencontrer personnellement ou l’un de vos conseillers, si vous le jugez opportun.” L’AMJ, l’organisation mondiale de l’industrie de la presse, qui est basĂ©e Ă Â Paris, dĂ©fend et promeut la libertĂ© de la presse et les intĂ©rĂȘts professionnels et Ă©conomiques des journaux dans le monde entier. Elle reprĂ©sente 18.000 journaux et regroupe 77 associations nationales d’Ă©diteurs, des entreprises de presse et des directeurs de journaux individuels dans 102 pays, 12 agences de presse et 11 organisations rĂ©gionales et internationales de mĂ©dias. CommuniquĂ© de Presse Vendredi 11 Juillet 2008 (Source: E-Marrakech ( portail dÂŽactulitĂ©s marocain ) le 12 juillet 2008)
Â
Â