10 septembre 2011

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TUNISNEWS
11 ème année, N°4090 du10.09.2011

 


AP: Premier congrès depuis 11 ans de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme

AP: Tunisie : l’ex-ministre de la Justice incarcéré

Le Figaro.fr: Yacht volé: 1 ex-ministre tunisien écroué

L’humanité: Tunisie. Afflux de candidats à la Constituante

Afrik: Le poison Leila Trabelsi – L’ancienne première dame de Tunisie aurait tenté de mettre fin à ses jours

Kapitalis: A qui profite la révolution en Tunisie?

Kapitalis: Comment les islamistes peuvent sauver la révolution tunisienne (1/2)

Mizanoon: Le Centre de la Contrerévolution du Golfe, la plus grande source des malheurs des peuples

Premier congrès depuis 11 ans de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme


 
BOUAZZA BEN BOUAZZA–, THE ASSOCIATED PRESS
Publié: 09 septembre 2011 15:07
Mis à jour: 09 septembre 2011 15:18
 
 
TUNISIA, Tunisia – Doyenne des organisations arabes et africaines dans son domaine, la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) a tenu vendredi à Tunis son premier congrès depuis 11 ans, après des années d’interdiction sous le régime de l’ancien président tunisien Zine El Abidine Ben Ali.
 
Ce congrès est placé sous le signe de la « vigilance pour réussir la transition démocratique », après la chute en janvier de Ben Ali. Les travaux du congrès, qui vont se poursuivre pendant trois jours, ont été ouverts par le chef du gouvernement de transition Béji Caïd Essebsi, en présence de nombreux ministres, dirigeants de partis politiques et d’organisations de défense des droits de l’Homme internationales et autres venus des pays du Maghreb et du Proche-Orient.
 
« C’est comme un rêve », a déclaré, ému, le président sortant de la LTDH, Me Mokhtar Trifi. « Qui eut cru il n’y a pas longtemps qu’un jour » on pourrait « tenir ce congrès dans une telle salle (le palais des Congrès de Tunis, NDLR), en présence du Premier ministre et avec l’appui matériel et moral du gouvernement? », s’est-il demandé.
 
« Aujourd’hui, nous sommes libérés du joug de la dictature et nos locaux ont été rouverts partout dans le pays », s’est-il félicité en dénonçant les harcèlements politico-judiciaires de l’ancien régime pour mettre au pas son organisation.
 
Il a plaidé pour un système judiciaire nouveau marqué par l’indépendance de la justice, la réhabilitation de l’appareil sécuritaire dans le sens du respect des droits et des libertés, la préservation des droits de la femme et l’abolition de la peine capitale.
 
De son côté, Caïd Essebsi a fait part d’un engagement à poursuivre l’action pour améliorer les droits de l’Homme et renforcer les garanties dans ce domaine.
 
« C’est un moment extrêmement important et l’aboutissement heureux d’un engagement sans relâche des défenseurs des droits humains en Tunisie face à un dictat politico-judiciaire », s’est réjouie de son côté la présidente de la fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Souhair Belhassen.
 
Pour le président du Centre de Damas des droits de l’Homme Radwan Ziadeh, la tenue de ces assises, est « le signe de la réussite de la révolution tunisienne et le début d’un processus de réhabilitation des institutions civiles ».
 
« Ce qui se passe Syrie traduit la sauvagerie du régime », a-t-il dénoncé. Il a noté qu’il allait rencontrer des responsables du ministère tunisien des affaires étrangères pour demander à la Tunisie d’agir avec d’autres pays arabes pour geler l’appartenance du régime de Bachar Al Assad à la Ligue arabe.
 
L’ambassadeur des Etats-Unis Gordon Gray n’a pas caché sa « satisfaction » de voir se tenir ce congrès après une longue période d’interdiction. « Nous avons toujours soutenu la LTDH et sommes reconnaissants au travail accompli par ses dirigeants et à leur tête Me Mokhtar Trifi son président », a confié le diplomate américain.
 
Quant à son collègue français Boris Boillon, il a salué « le couronnement d’un combat mené par des gens de qualité qui ont toujours cru en les valeurs des droits de l’Homme ».
 
« La présence de la France à cet événement est un signe de confiance absolue en l’avenir démocratique de la Tunisie », a-t-il ajouté.
 
Les travaux du congrès qui se poursuivront pendant trois jours, doivent aboutir à l’élection d’un nouveau comité directeur de 25 membres parmi 45 candidats en lice. AP
 

Tunisie : l’ex-ministre de la Justice incarcéré


 
 
 
Associated Press le vendredi 9 septembre 2011 à 10 h 56 HAE
 
L’ancien ministre tunisien de la Justice Béchir Tekkari a été de nouveau incarcéré pour incitation à un faux témoignage, en vertu d’un mandat de dépôt délivré jeudi soir par un juge d’instruction, a rapporté vendredi l’agence officielle TAP.
 
L’ex-ministre a été écroué à la suite d’une plainte déposée par une personne impliquée dans l’affaire d’un yacht volé en France en 2006.
 
Selon la TAP, le plaignant dit avoir été « obligé [par l’ancien ministre] à donner un faux témoignage pour écarter tout soupçon sur Imed Trabelsi », le neveu de Leila Trabelsi, l’épouse de l’ancien président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali.
 
Considéré comme étant l’instigateur du vol du yacht appartenant à Bruno Roger, un dirigeant de la banque Lazard, Imed Trabelsi, réputé pour ses malversations, avait été blanchi par la justice tunisienne en janvier 2010 après un simulacre de procès, selon des opposants à l’ancien régime.
 
Les autorités tunisiennes avaient refusé de l’extrader pour comparaître devant la justice française.
 
Retrouvé sous un faux nom par Interpol dans le port de Sidi Bousaïd, près de Tunis, le yacht avait été rendu à son propriétaire.
 
M. Tekkari a été arrêté en juillet dernier dans une autre affaire de « malversations », puis remis en liberté, ce qui a provoqué les protestations de plusieurs milieux judiciaires et de la société civile.

Yacht volé: 1 ex-ministre tunisien écroué


 

L’ancien ministre tunisien de la Justice Béchir Takkeri a été écroué pour subornation de témoin dans l’affaire d’un yacht volé en France en 2006 et retrouvé en Tunisie, a rapporté l’agence TAP. Une source judiciaire a confirmé l’arrestation du ministre, survenue hier en début de soirée. Selon la TAP, Béchir Takkeri est soupçonné d’avoir incité un témoin à faire un faux témoignage pour écarter les soupçons pesant dans cette affaire sur Imed Trabelsi, le neveu de Leïla Ben Ali. Imed Trabelsi avait été poursuivi sans succès en France pour « vols en bande organisée ». Il était accusé de s’être approprié en 2006 le prestigieux yacht de Bruno Roger, l’un des dirigeants de la Banque Lazard et proche de l’ex-président Jacques Chirac et de l’actuel chef de l’Etat Nicolas Sarkozy. Deux autres yatchts, disparus de la Côte d’Azur en 2005 et 2006, avaient été retrouvés sous une fausse immatriculation en Tunisie. En mai 2007, la justice française avait émis un mandat d’arrêt à son encontre, mais la Tunisie avait refusé de l’extrader. Trabelsi a été acquitté dans cette affaire par la justice tunisienne le 30 janvier 2010. En juillet dernier, Béchir Takkeri, placé en garde à vue pour corruption présumée, avait été libéré. Cette décision avait provoqué la colère, y compris dans les rangs des magistrats, dénonçant l' »impunité » pour les hommes de l’ancien régime de Ben Ali.  

Source: « Le Figaro.fr » Le 09-09-2011
 

 

Tunisie. Afflux de candidats à la Constituante


Par Hassane Zerrouky

Dans un contexte social et sécuritaire préoccupant, 105 partis politiques ont déposé près de 500 listes de candidats pour l’élection de l’Assemblée constituante du 23 octobre.

L’inquiétude grandit en Tunisie à moins d’un mois et demi de l’élection de l’Assemblée constituante, fixée au 23 octobre. Le dépôt des listes de candidatures s’étant achevé hier – plus de 500 listes présentées par plus d’une centaine de partis agréés –, l’instance supérieure pour les élections (Isie) aura quatre jours pour valider les candidatures avant de les rendre publiques, le 12 septembre. En revanche, l’enregistrement sur les listes électorales accuse un certain retard. Selon son président, Kamel Jendoubi, seulement 3,8 millions de personnes se sont enregistrées sur les 7 millions d’électeurs que compte la Tunisie. Le nombre impressionnant de partis légalisés – 105 sur 145 ayant demandé leur agrément – a de quoi donner le tournis à cette majorité de Tunisiens qui n’ont connu, durant près de cinquante ans, qu’un seul parti, le Néo-Destour qui s’est transformé en Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) au pouvoir. Les quelques partis plus ou moins tolérés – huit en tout – par l’ex-président Ben Ali quand ils n’étaient pas réprimés, à qui il était contraint de concéder quelques sièges au Parlement, n’existaient que pour justifier aux yeux des partenaires occidentaux de la Tunisie un pluralisme politique qui n’en était que la caricature. brouiller les pistes Aujourd’hui, de nombreux Tunisiens se demandent si cette multiplicité de partis politiques, dont la plupart n’ont d’existence que sur le papier, ne répond pas à un souci de brouiller les pistes, voire de discréditer à terme un processus démocratique encore en construction. Et cela même s’ils sont également nombreux ceux qui estiment qu’une bonne partie de ces formations disparaîtront au lendemain des premières élections législatives réellement pluralistes de l’histoire de la Tunisie. Plus préoccupante pour les partis démocrates et progressistes, à savoir ceux qui ont été en pointe contre la dictature de Ben Ali, est la situation socio-économique. Le secteur du tourisme, qui fait vivre près de 3 millions de personnes, a connu une saison catastrophique. À peine 2,7 millions de touristes, dont une partie de binationaux, au lieu des 4,5 millions enregistrés en 2010, soit une baisse de plus de 46 %. La chute des recettes a été du même ordre. Dans les autres secteurs, en plus des entreprises étrangères qui ont fermé, estimant « exorbitantes » les revalorisations de salaires de 150 euros à 200 euros par mois, l’activité industrielle et commerciale est marquée par un certain ralentissement, alors que le taux de chômage est d’environ 20 % et touche une majorité de diplômés universitaires (plus de 100 000 jeunes). Et cela sans compter une hausse des prix des denrées de base. Le tout sur fond d’une dette extérieure estimée à 20 milliards d’euros à fin 2011, soit la moitié du PIB (44 milliards d’euros) et d’une balance commerciale négative. Et pour ne rien arranger, la Tunisie est sous la menace d’une baisse de sa note par les agences de notation. Qui plus est, la Tunisie, qui a fait état d’un besoin de 25 milliards de dollars, lors du sommet du G8, est toujours en attente de l’aide promise. Dans cette situation, le parti islamiste Ennahda, grâce à l’argent en provenance des pays du Golfe, en profite pour avancer ses pions en multipliant toutes sortes d’aides – aide sociale, aide et fournitures scolaires, soins gratuits, prêts gratuits – en direction des pauvres, et cela tout en promettant de sortir la Tunisie du marasme social dans laquelle elle se trouve. Source: « L’humanite » Le 09-09-2011 Lien: http://www.humanite.fr/monde/tunisie-afflux-de-candidats-la-constituante-479078

Le poison Leila Trabelsi

L’ancienne première dame de Tunisie aurait tenté de mettre fin à ses jours

 
Leila Trabelsi, l’épouse du président déchu Zine el Abidine Ben Ali, serait devenue suicidaire. Elle aurait été admise, en juillet, à l’hôpital privé de la ville d’Abha, en Arabie Saoudite, pour avoir tenté de mettre fin à ses jours en avalant du poison. Info ou intox ?

L’ex première dame de Tunisie, Leila Trabelsi, aurait décidé de mettre fin à ses jours pendant le mois de juillet en consommant du poison. Elle aurait été reçue à l’hôpital privé d’Abha, en Arabie Saoudite. Toutefois, ses jours ne seraient pas en danger, ce que regrette le magazine tunisien Tunivisions qui rapporte l’information.

La scène du crime

C’est sous un soleil de plomb que Leïla Trabelsi aurait pris la grande décision de mettre fin à ses jours. Elle aurait réussi à se procurer du poison par le biais d’un ressortissant égyptien dans l’enceinte d’un centre commercial. A son retour chez elle, elle aurait ingurgité le poison, non mortel pour le coup, puis se serait mise à hurler de douleurs. Son époux, accompagné des gardes du corps, aurait accouru auprès d’elle pour la secourir. Transportée d’urgence à l’hôpital, le Dr Abdallah Nabolsi, chef du service des urgences de l’hôpital d’Abha aurait déclaré, que l’état de santé de Leïla Trabelsi Ben Ali était stable.

Mais comment celle qui pratiquait la sorcellerie, d’après le livre «Dans l’ombre de la reine » paru aux éditions Michel Lafon et écrit par Lofti Ben Chrouda, l’ancien majordome de Leïla, aurait-t-elle pu rater sa potion mortelle ? Pourtant, « la sorcière » est loin d’être novice en la matière. Dans son livre, l’ex majordome explique que Leïla Trabelsi, pour laquelle il fut au service pendant 20 ans, utilisait la magie noire pour protéger son mari et l’influencer. Elle n’hésitait pas à faire appel à des marabouts en provenance de plusieurs pays d’Afrique. Une activité qu’elle devra s’empêcher d’accomplir en Arabie Saoudite. Là-bas, on ne plaisante pas avec la sorcellerie et ce genre de pratique est totalement interdit par le Royaume. Après avoir trouvé refuge auprès de ce « cher » roi Abdallah, il serait quand même dommage de devoir repartir aussi rapidement.

Et maintenant ?

Plus sérieusement, une enquête policière aurait été ouverte et le chef de la police de la région d’Assir, le général Abid Ben Abed Al Khammach, aurait lui-même expliqué comment celle qui symbolisait mieux que personne les turpitudes et l’arrogance du régime Ben Ali se serait procurée le poison. Ces informations restent toutefois difficiles à vérifier étant donné la difficulté à obtenir des infirmations sur l’ancien couple présidentiel, tant les autorités saoudiennes ne communiquent pas. Ils n’ont même pas pris la peine de répondre à la demande d’extradition formulée par la Tunisie. Ainsi donc se résume l’Arabie Saoudite des temps modernes, accueillir n’importe quel dictateur à condition que celui-ci vienne d’un pays musulman, c’est un minimum…

Mais pour l’heure, le plus important pour les Tunisiens est de reconstruire leur pays, à commencer par l’élection d’une assemblée constituante prévue pour le 23 octobre 2011.

(Source: Afrik.com le 9 septembre 2011)

Lien:http://www.afrik.com/article23646.html


A qui profite la révolution en Tunisie?


 

Par Mongi Karrit* Mais depuis le 14 janvier, est-ce que les attentes et besoins des Tunisiens ont été satisfaits ? Qui a profité de la révolution et qui en est sorti perdant ?  


Le régime s’est effondré le 14 janvier 2011. L’ancien président a pris la fuite. Sa famille a essayé de faire de même, mais sans succès. Tout le paysage a changé sur le plan politique, économique, social et culturel. Le pays a connu des manifestations, des sit-in, des grèves, des guerres tribales, des occupations illégales d’espaces et d’installations publics, des jugements de malfaiteurs, de corrompus et de criminels, des prières sur la voie publique, des vols, des incendies, des règlements de compte, etc. La liste est longue et il n’est pas ici question d’énumérer tous les changements. Mais depuis le 14 janvier comment les Tunisiens ont-ils réagi face à ces évènements ? Est-ce que leurs attentes et besoins ont été satisfaits ? Qui a profité de la révolution et qui en est sorti perdant? La longue liste des bénéficiaires Parmi les bénéficiaires figurent les partis politiques. Déjà 110 partis ont obtenu leur autorisation. Dans cette catégorie figure particulièrement Ennahdha qui cherche par tous les moyens à s’accaparer du pouvoir au sein de la Constituante et qui au nom de l’Islam et du sacré cherche à étouffer les libertés de croyance et de création et à dessiner un projet sociétal rétrograde. Son idéologie semble gagner du terrain. Ses partisans se font de plus en plus intolérants vis-à-vis de la femme moderne, de sa tenue vestimentaire, du non-respect du jeûne. Les mosquées sont devenues le lieu de propagande par excellence. Des imams, qui critiquent les positions du gouvernement, se font l’écho des débats houleux de télévision, attaquent des penseurs – parce qu’ils ont une interprétation différente du Coran, nous dictent leurs interprétations et leurs visions réductrices, etc., au risque de faire fuir les musulmans de leurs prêches du vendredi. Tout est tabou aux yeux des Ennahdhaouis et leur double langage continue de créer la confusion et le doute auprès des Tunisiens. Les anciens Rcdistes, pour leur part, essaient de se refaire une virginité sans avoir pris la peine de faire leur mea culpa. Ils ont été évincés par la porte et les voilà qui reviennent, au grand dam des autres partis, par la fenêtre sous forme de plusieurs partis. Profitant de l’inexistence de réglementation en matière de financement de partis politiques et de publicité politique, certains partis se sont permis d’entamer leurs campagnes avant le délai officiel. Beaucoup d’argent, d’origine douteuse, a été dépensé dans ce sens. Tous les moyens sont bons pour mobiliser les supporters et les adhérents : aides financières aux nouveaux mariés fauchés, aides financières aux pauvres démunis, aides sous forme de vivres aux familles des quartiers populaires, prises en charge des factures de la Sonede et de la Steg et des crédits de l’épicier du coin. Je me demande si les divorces seront un jour pris en charge. L’important est d’obliger le bénéficiaire à se rappeler du nom du parti politique pour lequel il va voter. La plupart des partis ont cautionné d’une façon ou d’une autre à l’échelle individuelle ou collective les grèves, les sit-in, les blocages de routes, les interruptions volontaires des meetings, les prières sur la voie publique : leur souci étant de ne pas perdre de sympathisants potentiels. Les indépendants ont eux aussi profité de la révolution. Jadis incognitos pour la majorité des Tunisiens, ils occupent maintenant les plateaux de télévision. Ceux sont les académiciens, les juristes, les avocats, les magistrats, les penseurs. Ils défilent à tour de rôle pour faire passer des messages et des informations que le commun des Tunisiens n’arrive pas à comprendre. Ils se sont érigés en défenseurs de la révolution et de la démocratie. Ils se disent des défenseurs des droits de l’homme, ayant passé une tranche de leur vie dans les prisons en raison de leurs convictions et positions politiques vis-à-vis de l’ancien régime. Je ne serais pas surpris de les voir tous sur les listes des candidats à l’Assemblée constituante. Au troisième rang figurent les journalistes. Jadis muselés et privés de liberté d’expression, ils brillent aujourd’hui par leurs articles souvent infondés. Ils osent reprocher au Premier ministre sa façon de s’exprimer et de choisir les termes de ses discours. A ma connaissance, trois journalistes seulement ont eu le courage de demander le pardon à leurs lecteurs pour les 23 ans de journalisme pro-régime. La révolution permettra la parution d’autres journaux et magazines. Viennent ensuite les travailleurs. Ils ont déjà trois syndicats nationaux. Le choix est plus aisé pour eux en fonction de l’efficacité et de la représentativité. Les occasionnels ont été titularisés. Les grévistes et sit-inneurs ont vu la plupart de leurs revendications satisfaites, en dépit de la précarité de la conjoncture économique par laquelle le pays passe. Il s’agissait pour eux d’obtenir le maximum de profit quelle que soit son incidence financière et son impact sur la pérennité de leurs institutions. Les agents de l’ordre public ont également tiré profit de la révolution. D’une part, ils ont eu des augmentations salariales suite à leurs grèves et protestations. D’autre part, ils se sont solidarisés avec leurs collègues inculpés de meurtre lors des émeutes. Ils osent libérer leurs collègues et se permettent de s’introduire dans les locaux des ministres par la force et démettre leurs supérieurs de leurs fonctions. Ils risquent de perdre leurs syndicats suite à leur rébellion et d’entraver la réconciliation tant souhaitée par tous. L’armée nationale, quant à elle, a beaucoup gagné en termes d’image. Son refus de mater la révolution et ses multiples interventions pour défendre le territoire tunisien, gérer les flux des réfugiés et protéger les vies humaines ainsi que les institutions ont été très appréciés par le peuple. La révolution doit beaucoup à la neutralité et au patriotisme dont l’armée a fait preuve. Les avocats font également partie du lot. Ils ont pu, malgré les protestations des magistrats, des huissiers notaires, des experts comptables et des fiscalistes faire passer un nouveau texte organisant leurs activités. Certains avocats ont gagné en notoriété en acceptant de défendre les membres de la famille du président déchu. Des avocats ont pu convaincre les magistrats d’interdire l’accès aux sites dits immoraux au grand dam des défenseurs des libertés. Ils ont également fait engager des poursuites contre des créateurs artistes au nom du respect du sacré. Ils se sont érigés en défenseurs de la moralité. Le commerce anarchique s’est propagé à l’échelle du pays d’une façon jamais vue. Des étals se sont organisés un peu partout dans les villes proposant des articles non contrôlés et de qualité et provenance douteuses, nuisant à la santé des consommateurs et au commerce. Ce qui compte c’est de gagner de l’argent au détriment de l’environnement, de la qualité et du commerce loyal. Gare à celui qui ose protester contre cette invasion. Les chaînes de télévision et de radio ont également profité de la révolution. Elles ont pu remplir leur temps d’émissions par des programmes politiques. Les débats politiques se succèdent et se diversifient régulièrement. On a l’impression qu’elles entendent accompagner la révolution jusqu’à la transition démocratique. Deux chaînes de télévision nous ont présenté deux visions différentes de l’islam : la classique et la moderne. En outre, les chaînes de radio et de télé font des recettes supplémentaires grâce à la publicité politique. Une chaîne semble exploiter ses antennes pour promouvoir l’image de son patron pour un éventuel poste politique de haut rang. D’autres chaînes de télévision et de radio verront le jour très prochainement. Grâce à la révolution le peuple tunisien est devenu libre et politisé. Les débats et les avis sur des questions politiques sont déjà chose courante. On ose critiquer les politiciens, les policiers, les responsables de la fonction publique, etc. On se permet même de proférer des mots obscènes à l’encontre d’autrui sur les réseaux de Facebook. On étale même sur les quotidiens leur doute quant à l’état de santé de nos dirigeants politiques et de leur capacité à diriger le pays. Le revers de la médaille Le plus grand problème auquel les Tunisiens font face depuis la révolution c’est l’insécurité. Ils ont peur pour leurs vies et leurs biens. Les braquages, les vols, les viols, les actes de pyromanie, les saccages, les violences, les guéguerres tribales, les attaques perpétrées par des islamistes, etc., sont autant de menaces pour le citoyen, ce qui l’a obligé à se doter d’armes de défense artisanales pour se protéger en cas de besoin. Le chômage s’est accentué avec l’avènement de la révolution. Les grèves, les sit in, les fermetures des usines et la fuite des investisseurs sont à l’origine de l’accroissement du nombre de chômeurs. Les régions intérieures sont les plus touchées. Un mécontentement général y règne et favorise malheureusement les conflits subjectifs et infondés entre les différents tribus/quartiers. L’économie a subi de son côté les effets négatifs de la révolution en dépit des efforts du gouvernement. Celui-ci est constamment critiqué par les partis politiques. Pourtant, ceux-ci n’ont pas d’alternatives et leur seul souci est d’élever leur voix pour se faire entendre et influencer l’électorat. Le taux de croissance est à son plus bas niveau atteignant un seuil critique. Le soutien au gouvernement tarde à venir. Les touristes européens et algériens n’ont pas voulu passer leurs vacances en Tunisie en raison de la situation sécuritaire précaire. Nos belles plages demeurent désertes. Les boutiques d’artisanat sont vides. Les hôtels cherchent à séduire une clientèle locale avec des offres «alléchantes». La situation de guerre en Libye a favorisé l’augmentation des prix de certains produits. Les spéculateurs et les grandes surfaces imposent leurs prix. La vie est devenue plus chère. Le commerce a été fortement touché en raison de la réticence des acheteurs, de l’arrêt de production de certains produits et de la concurrence déloyale du commerce parallèle. L’environnement n’a pas échappé aux effets dévastateurs de la révolution. Les constructions anarchiques et illégales ont poussé un peu partout faute de contrôle municipal. Les forêts, y compris, les oasis n’ont pas été épargnées par les actes de vandalisme et de pyromanie. Le fait que quinze feux se déclarent au même moment ne peut être une pure coïncidence. Bref, on a tout vu. Tout est permis au nom de la révolution et tous se sont érigés en protecteurs de la révolution. Chacun de nous tire sur tout ce qui bouge. Conséquences futures de la révolution La révolution a engendré un paysage très varié. La liste des bénéficiaires et des perdants n’est point exhaustive. L’espoir est que cette révolution n’ait pas d’autres aspects négatifs sur le pays. Les sit-in, les grèves, les manifestations non réglementées et non encadrées, les blocages des routes, les incendies des établissements et des forêts, le vandalisme, le manque de civisme, le non-respect de l’avis contraire et de la liberté d’expression, l’égoïsme, etc., devraient cesser. Les résultats positifs escomptés de la révolution sont la stabilité, la paix, le bien-être, la sécurité, la dignité, la liberté, l’égalité, la légalité et la démocratie. Ce sont là les objectifs de la révolution pour lesquels des centaines de martyrs se sont sacrifiés et pour lesquels des Tunisiens ont combattu durant des décennies faisant fi de tous les dangers et de toutes les menaces des détenteurs de pouvoir. Il est de notre devoir, à tous, d’œuvrer pour réaliser ces objectifs pour que notre pays demeure un pays de liberté, de tolérance, d’ouverture, de solidarité et d’amitié tel que connu à travers ses 30 siècles d’histoire
* Citoyen de la masse silencieuse Source: « Kapitalis » Le 09-09-2011 Lien:http://kapitalis.com/afkar/68-tribune/5764-a-qui-profite-la-revolution-en-tunisie.html



 
La campagne politique d’Ennahdha inquiète les observateurs occidentaux et les libéraux tunisiens. Mais ce parti islamiste, avec toutes ses erreurs, pourrait aider à guérir une blessure qui a pesé sur la Tunisie depuis son indépendance et qui a été au cœur de son autocratie et de son instabilité. Par Max Fischer  


Neuf mois après le renversement du président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali, déclenchant une série de révoltes qui ont déjà changé tout le monde arabe, la révolution est dans une impasse. Les élections, initialement programmées pour la fin juillet, ont été reportées à la fin d’octobre. Les partis politiques s’efforcent de s’organiser. L’économie stagne, un demi-million de réfugiés libyens ont détérioré davantage des services sociaux déjà à la traîne, et le gouvernement provisoire peine à instaurer un minimum de contrôle. Ennahdha, le parti politique islamiste, apparaît comme l’un des mieux préparés pour les prochaines élections. Les activistes libéraux et laïcs, dont plusieurs ont guidé la révolution, craignent que les islamistes ne finissent en tête, faisant reculer l’un des pays les plus progressistes de la région arabe. Mais qu’est-ce que le rôle politique d’Ennahdha, et même sa réussite électorale, veulent-ils dire pour la Tunisie ? Pour essayer de comprendre, il faut revenir sur les fondements du pays. Les origines d’une crise identitaire En janvier 1956, deux mois avant que la Tunisie ne rompe avec la France, Habib Bourguiba, le leader de l’indépendance, a rencontré le roi du pays Lamine Bey, pour discuter les élections prévues. Au cours de leur entretien, Bourguiba a convaincu le bey, qu’il allait renverser un an plus tard, de changer la loi électorale. Dans son nouveau plan, les électeurs choisiraient parmi des partis plutôt que des individus ; le parti qui emporte la majorité dans une souscription aura le siège de cette souscription. Ce changement assez ésotérique signifiait que le parti Néo Destour de Bourguiba, très populaire après avoir mené le pays vers l’indépendance, avait plus de chances de gagner plus de sièges. Plus important, il permettait au parti de choisir à qui assigner les sièges remportés. Cela signifiait que Bourguiba pouvait écarter du gouvernement Salah Ben Youssef, son compagnon de la lutte pour l’indépendance – qui, quoique très populaire en Tunisie, avait auparavant été déchu de ses fonctions de secrétaire-général du Néo Destour – ainsi que les alliés de ce dernier.  

Le Néo Destour avait ainsi la totalité des sièges de l’Assemblée nationale. Les supporters de Ben Youssef ont protesté en s’abstenant de vote. A Tunis, 41% des électeurs se sont abstenus ; 71% à Djerba. Bourguiba et Ben Youssef représentaient deux visions opposées de la Tunisie, et même si l’objectif commun, qu’était l’indépendance les avait réunis, leur quête de définir et diriger la Tunisie les a séparés. Durant les années qui ont succédé au retour d’exil de Bourguiba en 1949 pour rejoindre Ben Yousef en Tunisie, «la tension entre les deux hommes était réelle, sur le plan personnel, au vu des tactiques, et en termes de leurs orientations globales de plus en plus divergentes [Ben Youssef vers les mondes arabes et musulmans, Bourguiba vers l’Occident]», comme l’écrit Kenneth Perkins dans son ‘‘Histoire de la Tunisie’’. «Et ils se regardaient avec suspicion».  

Comme dans beaucoup de disputes politiques, la tension entre les deux hommes était souvent personnelle, souvent insignifiante, mais elle reflétait une tension entre deux visions de la nation qu’ils représentaient. Ben Yousef, un populiste et un musulman dévoué qui a dirigé les fellagas, représentait une Tunisie musulmane et arabe. Bourguiba, pro-occidental et laïc, incarnait les aspirations tunisiennes pour un Etat à l’européenne. La fissure entre Bourguiba et Ben Youssef allait finalement devenir une fissure entre les deux versions qu’ils représentaient de la Tunisie. Cette rupture n’a jamais été rétablie, la contradiction jamais réconciliée, mais elle est, depuis, devenue une source de tension et d’instabilité dans le pays. Bien que la révolution de janvier 2011 n’ait ni traité, ni résolu la problématique de l’identité tunisienne divisée, elle pourrait avoir créé l’occasion pour le faire à condition que les Tunisiens laïcs, sans parler des puissances occidentales qui dirigent la transition du pays, puissent dépasser leur peur éternelle des politiques islamistes. La chasse à l’islamisme sous Bourguiba et Ben Ali Le conflit entre les fondateurs ennemis de la Tunisie n’a duré que quelques années. Bourguiba est devenu président en 1957 et, en 1961, Ben Youssef a été assassiné. Mais le conflit de Bourguiba contre l’identité tunisienne représentée par Ben Youssef n’a jamais été fini. Aussi tôt que 1956, Bourguiba «consolidait déjà son pouvoir pour imposer le contrôle de l’Etat sur quelques aspects de la religion», écrit Perkins. «Le choix de ses réformes et la rapidité avec laquelle elles ont été introduites ont révélé la volonté de Bourguiba de garantir la dominance de ses convictions, pas celle de son rival, sur le système politique tunisien». C’est une bataille que Bourguiba n’a jamais gagné, même s’il a bien essayé de le faire. Il a interdit les groupes islamistes, mais jamais le rôle de l’islam dans l’identité tunisienne ; il a réussi à étouffer l’opposition politique, mais jamais cette partie de la tunisianité à laquelle il s’opposait et qui était très contradictoire avec son règne. Finalement, la bataille futile de Bourguiba avec l’identité tunisienne a mené à sa destitution. En 1987, les forces de sécurité ont arrêté Rached Ghannouchi, le leader du Mouvement de la tendance islamique (Mti), ainsi que d’autres dirigeants de ce groupe d’opposition islamiste. Quand quelques bombes ont explosé dans des unités touristiques l’été suivant, les tribunaux ont condamné Ghannouchi et d’autres dirigeants du Mti à la peine capitale. Le Premier ministre Zine el-Abidine Ben Ali avait averti que l’exécution de Ghannouchi ferait de lui un martyr, renforcerait dangereusement l’opposition islamiste, et engendrerait une révolte populaire. Bourguiba a accepté cette opinion mais a changé d’avis plus tard, ordonnant les exécutions. Mais avant que la décision ne soit appliquée, Ben Ali s’est rendu au palais présidentiel accompagné d’un groupe de médecins qui ont déclaré Bourguiba médicalement inapte pour gouverner. En novembre, Ben Ali s’est proclamé président, ce qu’il est resté jusqu’à sa propre destitution en janvier 2011. Durant les premières années de son règne, Ben Ali a en effet essayé de réconcilier la rupture que Bourguiba avait laissée dans la société tunisienne. Il a libéré des milliers de prisonniers, y compris Ghannouchi, appelé à une culture politique plus pluraliste, annoncé les premières élections libres en 1989, et, ayant conscience de l’importance de l’identité en Tunisie, a permis de rédiger un Pacte national qui a déclaré la Tunisie musulmane et arabe. Le Mti, voulant joindre les efforts de Ben Ali à bâtir un nouvel avenir pour la Tunisie, a changé son appellation à Hizb Ennahdha, le parti de la Renaissance. Ennahdha était largement le meilleur parti d’opposition dans les élections de 1989, bien qu’il ne fût pas encore légalisé. Les candidats indépendants présentés par Ennahdha ont remporté 15% des votes (les deux partis suivants ont gagné 3,8 et 0,7 %), ce qui a donné de l’espoir : la Tunisie était capable de démocratisation et les héritiers de Ben Youssef pouvaient finalement jouer un rôle dans le pays que leurs prédécesseurs ont contribué à fonder. Cet espoir a pris fin en 1991, peu après la guerre dirigée par les États-Unis contre l’Irak. Ghannouchi et d’autres islamistes tunisiens ont manifesté contre la guerre, considérant que c’était une réédition du colonialisme occidental qui a tellement tracassé les terres arabes. Les Etats Unis et les puissances européennes ont paniqué face à la vague de protestations pro-Saddam qui se propageait à travers le monde arabe. Ils ont diminué la pression qu’ils exerçaient sur les dirigeants arabes afin d’introduire plus de démocratie et se sont tournés dans l’autre sens quand ces dirigeants, notamment Ben Ali, ont sauté sur l’occasion pour réprimer. Exactement comme Bourguiba s’en était pris aux partis et forces sociales loyaux à Ben Youssef, Ben Ali a éliminé leurs héritiers culturels. Vers 1992, 279 dirigeants d’Ennahdha ont été jugés, plusieurs condamnés à perpétuité. Et durant les deux décennies qui suivront, Ben Ali a mis en place l’un des régimes les plus policiers d’une région pleine de régimes policiers, se maintenant au pouvoir par la combinaison d’un développement économique soutenu et l’élimination presque totale de toute opposition, islamiste ou pas. Ghannouchi s’est enfui en France, où il est resté durant le règne de Ben Ali. (A suivre). Source: « Kapitalis » Le 09-09-2011 Lien: http://www.kapitalis.com/fokus/62-national/5760-comment-les-islamistes-peuvent-sauver-la-revolution-tunisienne-12-.html


Le Centre de la Contrerévolution du Golfe, la plus grande source des malheurs des peuples.


 

« Cet article a été rédigé avant, la mise en application de la fameuse résolution de l’ONU, dite R2P ou l’occupation de la Libye par les pays de l’OTAN, et, particulièrement par la France, l’Angleterre, l’Italie, l’Allemagne, les Etats Unis, d’autres pays occidentaux et certains individus financièrement puissants, dont l’appartenance à l’Occident ne fait plus l’ombre d’aucun doute comme l’émir-prince du Qatar, le roitelet de Jordanie, l’émir-prince Khalifa Ben Zayad Al Nahyan et évidemment le clan formé par les innombrables progéniture d’Abdel Aziz Saoud. Tous ces personnages qu’0n appelle aussi les émirs aux chiffres astronomiques font l’objet de cet écrit. Le but des uns et des autres consiste à anéantir toutes les aspirations des peuples arabes,musulmans et de tous les peuples de la planète. Pour les émirs ou pour l’Occident il importe peu que le régime libyen soit dictatorial ou pas. Tout autre régime le plus démocratique du monde dans n’importe quelle partie de la zone arabe qui n’est pasintégré dans le système de production barbare en vigueurdoit êtreabattu. Et raison de plus quand il s’agit d’un pays aux ressources naturelles considérables».

Mizanoon

Des exemples ahurissants.

La dynastie Al-Thani ou le clan du Qatar.

Le 02 août dernier un petit article a été publié dans un quotidien El Periodico de Catalunya de Barcelone (Espagne) sur l’équipe de football de la ville de Malaga. On y apprend qu’elle a été achetéeà la famille espagnole Sanz par le Cheikh Abdullah Ben Nasser Al Thani, un cousin de l’émir-prince Hamed Ben Khalifa Al Thani du Qatar, en 2010 pour la modique somme de 36 millions d’euros. L’objet de l’article concerne les investissements que fait ce Cheikh, ou mieux dit Señor ou Mister, en vue d’élever le rang de l’équipe à partir de la saison 2011-2012. En effet il a acheté des joueurs de différentes équipes de football locales et européennes. Le Cheikh-Señor insiste à faire de l’équipe de Malaga un adversaire de poids par rapport aux grandes équipes comme Barcelone, le FCB, ou le Madrid, le RCM. Au total il déboursé jusqu’à présent la somme de 60millions€. Beaucoup plus que tous les autres. Par exemple l’équipe de Barcelone, FCB, n’a déboursé que 26millions€, le Madrid 55millions€, Valence 22,5millions, Atléticode Madrid 11millions€, Séville 11,3 millions€ etc. En Europe seulement trois équipesdépassent le Malaga en investissement pour la saison en cours ; Le Saint Germain de Paris, qui appartient à autre cousin d’Abdullah Ben Nasser, le Cheikh Tamim Ben Hamed Al Thani, qui n’est autre que le fils même de l’émir-prince, le fils chéri de sa maman Mozah. Il a déboursé 83 millions€ dont 43 millions€ pour l’achat du seul joueur Pastore. La Juventus d’Italie qui a déboursé 74,5millions€ et le club anglais le Manchester qui appartient au Cheikh Mansour Ben Zayad Ben Sultan Al Nahyan, demi frère de l’émir-prince des Emirats Arabes Unies, qui a investi 64,7 millions€. Abdullah Ben Nasser Al Thani est né en 1969, c’est-à-dire deux ans après le massacre des armées égyptiennes, syriennes et jordaniennes par les forces militaires américano-israéliennes, surtout celles aériennes en 1967. Le Cheikh Mansour, lui, est né en 1970 soit trois années après cette date fatidique. Parmi les autres loisirs favoris et caprices millionnaires du Cheik Abdullah Al-Thani, le propriétaire de l’équipe de Malaga, et cités en encadré dans le même article, il y a entre autres les voitures de grand luxe, les chevaux de race et le business. À 41 ans, le Cheikh-Señor possède des entreprises comme des chaînes hôtelières, des agences de voyages, des compagnies de téléphone portable, des magasins de mode, des magasins d’électroniques, des bureaux d’architecture et des agences publicitaires dans plus de 30 pays dans le monde. En outre il emploie plus de 3.000 personnes et en fonction supplémentaire il occupe la vice-présidence de la Banque de Doha, une des plus importantes du Moyen-Orient. Sa passion pour ces voitures de grand luxe qu’il collectionne sans se soucier pour leurs prix les plus exorbitants, n’est dépassée que par le Sultan de Brunei, un autre « né sous la bonne étoile du pétrole et qui compte dans sa collection, non moins, de 8.000 voitures de luxe dont 165 Rolls Royce.

Entre la ville de Malaga et Marbella, la station balnéaire des millionnaires en Espagne, la distance qui les sépare est moins de cinquante kilomètres. Le Cheikh-Señor Abdullah Ben Nasser Al-Thani se déplace dans une spectaculaire Rolls Royce noire décapotable faute de pouvoir le faire par mer dans son énorme et non moins luxueux yacht « Radiant » de 90 mètres de long. Car « El Puerto Banús », le port de plaisance de Marbella n’est pas aménagé pour recevoir des yachts d’une telle dimension. Il fallait l’agrandir. À présent ça doit être fait car les représentants du Señor Al-Thani se seraient réunis avec les fonctionnaires de la municipalité afin de mettre au point les détails de la concession avant que le Señor ne s’engage à prendre à son compte les frais de l’extension du port et ainsi l’exploiter durant un certain nombre d’années pour amortir les 70millions€, s’il est vraiment nécessaire et si d’ici là les lois espagnoles ne changent pas. En Europe les lois d’expropriation pour des raisons d’intérêt public sont courantes et sans arrêt. Et surtout s’il s’agit de biens ayant appartenu à des arabes acquis à base de pétrodollars dont la légalité resteà établir.

L’émir-prince du Qatar, ce personnage, en contraste total avec son épouse Mozah, bien corpulent, maintient au total trois épouses officielles : Mariam Bent Mohammed, Noura Bent Khalid et la Cheikha-Me Mozah, fille de Nasser El Missned. Sa polygamie ne semble en rien émouvoir son grand ami français Nicolas Sarkozy, le grand défenseur de la femme et de la monogamie. Nasser El Missned était un farouche opposant au père de l’actuel émir Khalifa. Il est décédé en 2007. Mozah est la princesse consort qui accompagne l’émir-prince-prince le plus souvent dans les actes officiels et qui tire sur toutes les ficelles de l’émir-princeat et c’est elle qui a créé entre autres ce qu’on appelle le « Qatar Fondation » une « Organisation de Bienfaisance pour ses fondateurs et de malfaisance, comme on le verra plus loin, pour l’ensemble de l’espèce humaine et particulièrement pour les arabes ou les musulmans ».

Eh bien cette organisation a scellé, le 10 décembre 2010, avec l’équipe du FCB un contrat par lequel l’équipe s’engage, à partir de la saison 2011-2012, en cours, et jusqu’à 2016, à porter sur les maillots de ses joueurs le logo de cette organisation « Qatar Fondation ».Le contrat a été signé par Sandro Rossel, le nouveau président du Club de Barcelone et un certain Ahmed Al Sulaiti en tant que vice-président de la fondation et aussi en tant que l’un des représentants personnels de la Cheikha-Señora Mozah. La Señora Mozah compte parmi ses proches conseillers pour ses innombrables affaires commerciales, le nouveau Karazai de la Libye, Mahmoud Jibril. Notons bien que l’attribut Cheikha qui n’avait jamais existé dans l’histoire ou dans la culture arabe et musulmane est à présent un titre officiel.

Ainsi le Barça recevra un total de 175 millions€ soit 35 millions€ pour chacune des cinq saisons en question. Dans le deal entre les deux parties il est aussi implicitement question de plusieurs autres millions que la fondation donnerait sous une forme ou une autre au FCB et un engagement de l’équipe de faire quelques voyages au Qatar pour jouer des matches amicaux avec « l’Équipe Nationale Qatari » qu’on prépare à marche forcée pour « gagner » le titre du Mondial de 2022. Les voyages se feront sur Qatar Airways et tous les frais de séjour des 22 joueurs et les innombrables accompagnants comme médecins, masseurs, préparateurs etc. passeront sur le compte du Qatar Fondation. Les frais d’un seul de ces voyages sont suffisant de quoi nourrir toute la Somalie au moins durant un long mois.

Sandro Rossel, le président du Barça, avec un tel contrat, a rompu un des principes de l’équipe, celui de ne jamais faire du maillot de l’équipe un panneau publicitaire d’une quelconque marque ou entreprise, a l’exception des sigles de l’UNICEF. À présent ces sigles sont passés à l’arrière en bas du maillot comme une mince bordure presque invisible, mais l’UNICEF a reçu quand même, en guise de consolation, un petit cadeau de 1,5million€ ce qui lui arrange pas mal les choses surtout avec la famine qui s’abat sur les enfants d’Afrique et particulièrement en Somalie. Ça en supposant que l’UNICEF s’occupe réellement plus des enfants que du niveau de vie de ses propres employés. En haut de l’échelle de cette organisation enfantée par la plus que douteuse l’ONU, il y a les hauts « fonctionnaires internationaux » qui reçoivent des salaires considérables et puis en descendant la hiérarchie, les tout petits employés qui reçoivent aussi un juteux salaire bien aligné sur le standard occidental. Ce qui reste pour les affamés est un plus que l’illusion. En tout cas, tous ceux qui suivent de prés ce genre d’organisations, savent qu’elles procurent en premier lieu des postes de travail et subsidiairement quelques aspirines ou quelques kilos de farine pour ces centaines de millions d’appauvris.

D’autre part l’émir-prince du Qatar de son côté, vient de signer un contrat avec l’entraineur de l’équipe de Barcelone, Pep Guardiola, pour s’occuper de l’équipe nationale du Qatar à partir de 2013, quand son contrat avec le FCB arrive à son terme, à raison de 36millions€ net par an.

Il n’y a pas un seul prince d’un clan ou d’un autre, de tous les Rois et les émirs du Golfe qui se dédie à autre chose que ça : Jongler avec les millions et les milliards de dollars et d’euros sur toute l’étendu de la planète et pratiquement dans tous les secteurs. Le tout sans crainte d’avoir à rendre compte ni devant un parlement ni au fisc ni à aucune instance que ça soit. L’argent qui ne passe pas par une institution légale de contrôle n’est peut être que de l’argent volé. Comment ces émirs et rois volent, à qui et impunément? – C’est un vol qui arrange l’Occident. Et il n’est point nécessaire de chercher le comment et à qui. Le temps le démontrera.

Les trois épouses officielles du prince du Qatar ont engendré un total, jusqu’à présent, 24 enfants dont « 11 princes et 13 princesses ». Chacun et chacune aussi, a ses propres caprices millionnaires. Le prince chéri Tamim dont il était question plus haut est par le désir de sa maman Mozah, est officiellement le prince héritier aux dépens d’un autre de ses demi-frères qui était déclaré comme tel auparavant. Dans les autres dynasties les princes et princesses se comptent aussi par dizaines, par centaines et par milliers.

Le prince Hamed du Qatar serait né en janvier 1952. On dit qu’il est diplômé de l’Académie royale militaire de Sandhurst en 1971. À son père Khalifa, né entre 1930 et 1932 et qui l’a précédé au poste, on ne lui connait aucun titre ou diplôme quelconque sauf celui d’avoir été intronisé par les anglais comme «Émir ». Et aussi analphabète que les autres princes du Golfe. Mais il a réussi quand même, dans les années 90, déferler la chronique du proxénétisme en Europe et particulièrement à Paris et à Genève. Bien entendu, il a déferlé la chronique du monde de la prostitution de grand luxe. Il est à l’origine d’un des scandales des plus retentissants auquel a dû intervenir, à l’époque, le président français François Mitterrand, afin d’éviter son arrestation (L’enjeu est immense. On ne peut tuer la poule aux œufs d’or pour la France et pour beaucoup d’autres pays occidentaux). En effet tout un réseau de prostitution de haute volée était créé pour servir l’émir-prince et ses amis, des cheikhs du Golfe et particulièrement de l’espèce des progénitures d’Abdelaziz Ibn Saoud. Les dimensions géographiques de ce scandale s’étendaient sur toute l’étendu de la France, des pays scandinaves, de la Suisse et jusqu’aux E.U. À Paris, le QG était le grand hôtel Carillon. Au Sud de la France, sur la Côte d’Azure, une demeure seigneuriale dite Al Rayan qui appartenait à l’émir-prince Khalifa Al-Thani. Les millions de dollars coulaient à flots dans les poches des proxénètes, des prostituées et même de certains médecins-complices sans scrupules qui étaient chargés de certifier que les filles-prostituées n’étaient pas porteuses d’un virus de sida ou d’un autre d’une quelconque maladie vénérienne.

Parmi les proxénètes il y avait le dénommé Paul Barril, un capitaine des services de renseignements français. On disait qu’il était proche de l’Élysée. Le souteneur d’origine libanaise du nom d’Al Ladikiqui servait aussi, le cas échéant, d’interprète. Mais la pierre angulaire dans tout le réseau est la suédoise Annika Brumak. C’est elle qui fournit à la demande le meilleur « produit » du genre et la chair féminine la plus fraîche, la plus attractive et la plus excitante. On l’appelait Madame Claude du Moyen Orient. Pour l’histoire le papa de Hamed s’était fait payé une nuit entière avec une actrice américaine de second plan pour la bagatelle d’un million de dollars.

En juin 1995, profitant de l’absence de son géniteur qui se « reposait » cette fois-ci en Suisse et sur l’instigation et le concours des services secrets français, anglais et américains réunis, le prince Hamed qui faisait fonction de ministre de la défense et de chef des forces armées, le renverse et se fait remettre le pouvoir. Ce qui va lui provoquer des gros tracas avec les rois et émirs-princes en poste dans le Golfe et particulièrement les “saoudiens” qui ne voulaient en aucun cas entériner une telle action. Un précédent qui constitue une entorse dans les lois de la ‘Ndrangheta du Golfe car un prince héritier ne peut monter sur le trône qu’a la mort du roi régnant et quels que soient les plus exécrables de ses agissements. Et c’est ainsi, pour faire face aux virulentes attaques des médias sous contrôle des “saoudiens” et des autres princes du Golfe, qu’il va créer sa propre chaîne de télévision Al Jazeera en 1996. Ainsi il va engager des journalistes qui avaient travaillé jusqu’à là dans la chaîne anglaise la BBC ou dans d’autres organes de presse dans le monde arabe ou d’ailleurs avec des salaires multipliés au double et au triple ainsi qued’autres faveurs en espèces ou en nature et des voyages de vacances multiples. Pendant plusieurs années Aljazeera va devenir presque l’icone des médias arabes et mondiaux. Mais avec les révolutions en cours dans le monde arabe et les révélations sur l’émir-prince-prince, ses fantaisies, ses manipulations de l’opinion arabe soigneusement occultées et la démission de plusieurs de ses journalistes dont le directeur du bureau à Beyrouth au Liban, Ghassen Ben Jeddou, Sami Kleib, Louna Ascheebl etc. la mystification de cette chaîne s’est terminé et le masque est tombé. L’imposture aura duré quinze ans. On peut, sans risque de se tromper, que les journalistes qui continuent aux services de l’émir-prince-prince du Qatar ne se distinguent en rien des mercenaires ou des tueurs de « Blackwater » devenue depuis ses horribles crimes et génocides en Irak et en Afghanistan Xe Services appartenant toujours à son même propriétaire, un américain d’origine hollandaise le dénommé Eric Prince.

La fuite des Marines de la Péninsule Arabe à Qatar.

Ayant subi une attaque qui a fait plus de 19 morts parmi les pilotes militaires américains le USCENTCOM, le centre de commandement militaire US pour tout le Moyen Orient et le Sud-est asiatique qui était installé à Khobar en Arabie, l’émir-prince va les inviter à venir s’installer en « toute sécurité » au Qatar. En 1999, il aurait désiré de voir en permanence une présence de 10.000 hommes dans la base d’Al Udeid à l’Ouest de la capitale Doha. En outre l’émir-prince Hamed Ben Khalifa Al-Thani est considéré comme un allié inconditionnel de l’Administration U.S. C’est bien de l’USCENTCOM qu’a été dirigée la guerre contre l’Irak et son occupation jusqu’à nos jours. La destruction de ce pays arabe ne fait plus aucun doute. Le chiffre des innocents irakiens morts sous les bombes de toute sorte et de toute dimension, les bombes à l’uranium appauvri, les bombes au phosphore, les mini-bombes nucléaires etc. ne cesse d’augmenter à chaque recompte. On le situe au niveau d’un million et demi. Quant aux disparus on n’en a aucun chiffre. Ainsi les émirs-princes du Koweït peuvent s’adonner à leurs plaisirs et loisirs millionnaires sans se faire le moindre souci. Et si la providence ne change rien à la situation, ils ont devant eux pour des siècles de vie rose et beaucoup de moyens pour comploter contre les peuples.

L’ami personnel de Zipi Livni,

Le Cheikh-Prince Hamed Ben Jassim Ben Jabr Al Thani, qui est le premier ministre, le ministre des affaires étrangères est aussi le président du Qatar Holding dont la QIA, Qatar Investment Autority, est la compagnie matrice. La QIA disposait, en 2005, en tant que fonds souverains, une somme de l’ordre 65milliards$ (Sources : The Independent du 11 mai 2010. Ce chiffre pourrait à présent être multiplié, avec les différents dividendes de partout dans le monde à plus de dix) est finalement arrivé à un accord avec Mohammed El Fayed, en vertu duquel ce dernier vend ses magasins les plus luxueux de Londres, connus sous le nom « Harrods » pour un montant de 1,5 milliard de livres sterlings soit plus d’un milliard sept cents millions d’euros. Une fois la vente conclue, le Cheikh Hamed Ben Jabr avait déclaré s’adressant aux journalistes anglais:« Je peux vous assurer que Qatar Holding fera tout afin que ce monument emblématique de Londres et de toute l’Angleterre soit encore plus attractif, attire encore plus de tourisme et ce pour le bénéfice du peuple britannique tout en ajoutant plus de valeur à notre portefeuille international d’investissements QIA ».

Quittant Londres par la suite, le Cheikh H. Ben Jabr va continuer sa tournée d’achats dans les différentes capitales européennes où il compte déjà plus de 330 transactions milliardaires.

Le 14 août 2009, le fabriquant autom0bile de haute gamme, Porsche, donne son agrément pour vendre 10% de ses actions au Qatar Holding pour la somme de 7 milliards €.

Bien que protégé par les américains et les anglais, l’émir-prince du Qatar Hamed Ben Khalifa Al Thani, se dit aussi ami du président français Sarkozy. On ne peut avoir aucun doute à ce sujet, comme on vient de le voir dans la destruction de la Libye, puisque l’émir-prince a non seulement financé une grande partie de l’Opération Odessa, que sa chaîne de télévision et les journalistes-mercenaires à son service nous l’a présentée comme l’Opération Badr de l’Aube de l’Islam, mais il a, avec les jordaniens du roitelet et les mercenaires de Al Nahyan des EAU, aussi participé aux bombardements des quartiers pauvres de Tripoli, de Misurata et d’autres villes et villages de Libye. Jamais l’aviation des ces émirs-princes du Golfe ni celle de leur grand frère Abdallah Ibn Saoud n’avaient même pensé défendre les pauvres palestiniens qui sont massacrés en permanence par l’aviation sionistes. Et comment ils vont le faire s’ils sont plus qu’alliés des israéliens. Le Cheikh-prince Hamed Ibn Jassim Ibn Jabr Al-Thani se rend souvent dans son jet particulier à Tel-Aviv pour passer la soirée avec Zipi Livni, son amie. D’ailleurs profitant de cette amitié et au nom de la France, Sarkozy a bien fini par installer une base navale dans cet émirat et une autre à Dubaï aux EAU.

Tout compte fait on retrouve les millions et les milliards de la QIA dans plusieurs domaines économiques, sportifs ou autres occidentaux et presque rien de significatif dans aucun pays arabes. Par exemple en Egypte l’émir-prince possède un grand palais où il n’y se trouve presque jamais. Il le cède souvent à des amis occidentaux qui passentpar l’Égypte, comme c’était le cas avec le même président français Sarkozy quand en 2007 il venait de faire la connaissance de son actuelle épouse, Carla Bruni et l’avait emmenée en voyage de fiancés dans ce pays arabe et aussi en Jordanie. Sarkozy était tellement excité par sa nouvelle conquête qu’il a promené le fils que Carla Aurélien qu’elle avait eu d’un des successifs mariages avec Raphael Enthoven en le portant sur les épaules avec les pieds assujettis sur son le torse du nouveau président français. Carla Bruni avait eu auparavant une relation intime avec le père même de Raphael, le libraire Jean Paul Enthoven. L’enfant avait à l’époque six ans.

À part le PSG, comme on l’a vu plus haut et qui appartient au prince héritier de cette dynastie, Zinedine Zidane qui aurait reçu la bagatelle de 15 millions€ pour promouvoir la candidature du Qatar pour le « Mondial de 2022 », le Qatar Investment Autority, possède en France, 7,6% dans l’un des plus puissants groupes d’entreprises de France, Lagardère (Capital social : presque 800 milliards€), 5,8% dans Vinci, 5% dans Veolia et un pourcentage encore beaucoup plus élevé dans certains casinos de France. Viennent par la suite les achats répétitifs d’avions Airbus par dizaines avec des montants toujours astronomiques et à plus de onze chiffres à chaque fois. Ce ne sont là que quelques exemples touchant à la famille Al-Thani. Passons à présent à une autre de ces familles du Golfe.

La dynastie Saoud et l’origine du11/S

Un des plus que fameux émirs-princes “saoudiens”, l’émir-prince Al Walid Ibn Tallal Ibn Saoud est le seul au monde qui s’était fait construire par la «Germany’s Lufthansa Technik» l’avion personnel, un AirbusA380 spécial pour la somme de 250millions€ et en plus une somme qui varierait entre 35 et 100 millions € pour transformer l’objet volant aux goûts du prince et en faire un authentique palais aérien. En outre ce prince avec une fortune de plus 14milliards € serait la treizième personne la « plus riche du monde ». Si on connait, par exemple, comment Bill Gates ou Warren Buffet se sont enrichie, il n’y a aucune autre indication sur la fortune de ce milliardaire saoudien que sa part des royalties pétrolières qui légalement appartiennent à tout un peuple qui croupit aujourd’hui au dire même de la princesse Besma Bint Saoud Ibn Abdelaziz dans la misère la plus totale et particulièrement la population qui se meurt dans les environs de la Kaaba et Médine. Il détient à travers sa propre entreprise, « Kingdom Holding », des actions dans les entreprises les plus diverses, comme la Murdoch News Corporation, l’une des plus virulentes entreprises islamophobes, La Time Warner, Apple, Pepsi-Cola, et Walt Disney entre une multitude d’autres. Est-il toujours intéressant de signaler un détail dont on ne parle presque jamais, mais il est d’une telle importance qu’il explique l’ingérence saoudienne frontale et explicite dans les affaires intérieures du Liban ainsi que la farouche hostilité des Saoud au parti politique libanais, Hizbollah, c’est que la mère du « prince » Al Walid est la libanaise. Il s’agit de Mona El-Solh, la fille de l’homme politique libanais qui a occupé le poste de premier ministre, Riadh El-Solh. D’ailleurs Tallal, son père, avait fini en 1962, comme la plupart des fils d’Abdelaziz, par répudier sa mère qui vit dans des palais et dans l’opulence qui lui revient en tant que divorcée d’un Cheikh-prince de la ‘Ndrangheta Saoud pour se remarier et divorcer encore trois fois. Néanmoins avec ses différentes épouses il a eu le temps d’engendrer des progénitures en quantité non négligeable. Au moins deux dizaines dont sept filles ou « sept Cheikhas-princesses ».

Al Walid est de par sa mère, le cousin Moulay Hichem, le prince « rouge » du Maroc.Moulay Hichem est, à son tour, le cousin de l’actuel roi du Maroc Mohammed VI. On n’a pas toute la liste des Cheikhs-princes du Golfe qui ont épousé des princesses marocaines, libanaises, syriennes ou autres. En tout cas les longs séjours au Maroc des Cheikhs-princes et rois « saoudiens » et particulièrement le roi Abdullah, un octogénaire totalement analphabète, explique bien ces particularités intimes qui se greffent aux attentions politiques. L’intérêt que porte la famille Saoud à la région du Sham, c’est-à-dire la Syrie, le Liban, la Jordanie s’explique bien par toutes ces liaisons « intimes » entre princes et princesses. Bien que les Ben Laden n’ont pas de titres de princes, mais leurs immenses fortunes les rapprochent beaucoup de ce monde fermé. Le père, Salem Ben Laden, le fondateur de l’empire Ben Laden, lui-même a pris aussi le goût des rois et princes et s’est marié et divorcé et remarié autant de fois ou plus qu’eux. A tel point que la propre mère du Cheikh Oussama Ben Laden est, elle-même, d’origine syrienne.

L’ami du général Schwarzkopf.

L’autre personnage emblématique de la race des Saouds est sans le moindre doute l’ami intime des Bush père fils, le prince Bandar. « Il n’y a pas de doute que la famille qui gouverne en Arabie Saoudite », écrit Graig Unger dans son livre « The House of Bush, The House of Saud » soit « le pays le plus puissant » dans le monde arabe. Elle possède des centaines de milliers de milliards de dollars et en plus elle « détient » les plus grandes réserves de pétrole du monde. Les relations entre les Saouds et les américains n’a aucun précédent dans l’histoire. Jamais un président américain et encore moins deux présidentsde la même famille n’ont eu des relations personnelles aussi étroites et des intérêts économiques de telle envergure avec les membres d’une famille d’une puissance étrangère. Néanmoins, très peu d’américains savent que ces deux dynasties, les Bush et les Saoud sont liées entre elles par une histoire qui dure depuis plus de vingt ans en arrière. Ils n’étaient pas seulement des associés commerciaux et des bons amis, mais les Bush et les Saoud sont arrivés à entreprendre ensemble des opérations complexes et secrètes.

Ils sont allés la main dans la main en guerre. Ils se sont échangés des secrets où se conjuguent une fortune personnelle inimaginable et un pouvoir militaire spectaculaire. Les ressources d’énergie les plus grandioses du monde et les crimes les plus odieux que l’esprit humain soit capable de concevoir. Ensemble ils sont parties prenantes dans le scandale de l’Iran-contra et le soutien secret apporté par lesÉtats-Unis dans la guerre en Afghanistan contre l’Union Soviétique, la guerre de laquelle va émerger la figure d’OussamaBen Laden. Avec le vice-président Bush de l’époque, les “saoudiens” vont s’unir aux États-Unis pour apporter leur appui brutal au dictateur de l’Irak, Saddam Hussein durant sept ans dans la guerre contre l’Iran. Tout en sachant pertinemment qu’il avait utilisé des armes de destructions massives. Et dans le secteur privé les “saoudiens” vont secourir la compagnie de Georges W. Bush, Harken Energy qui était dans des difficultés financières. Dans les années 90, les “saoudiens” vont apporter leur solidarité à Bush père en investissant des sommes considérables dans le groupe Carlyle. Durant la guerre du Golfe, « Tempête du Désert », les “saoudiens” et Bush père vont lutter coude à coude… En outre, il serait d’intérêtd’ordonner cette information afin de la doter d’une continuité et pouvoir décrire comment les Bush et les Saoud ont ensemble dominé la scène internationale, une ère après l’autre. Une fois ce travail achevé, on arrive à la singulièreet inéluctable conclusion qu’aussi horrible que cela puisse paraître, les relations secrètes entre ces deux grandes familles vont déclencher « l’ère de la terreur » et vont être à l’origine du 11 septembre… Quand le prix du baril dupétrole est passé de 10 centimes de dollar en 1973 à 35,6 $ en 1981 les pétrodollars vont remplir les coffres-forts de la Banque Commerciale du Texas, à Houston, grâce à tous ses clients “saoudiens”… Au total plus de 80 entreprises vont établir des fortes relations commerciales avec les “saoudiens”. À tel point qu’on est arrivé à comparer le Houston des “saoudiens” avec le New York des israéliens et des juifs : la deuxième terre promise à l’autre bout du monde… Malgré tout les “saoudiens” avaient un énorme point faible sur le plan intérieur. C’est un royaume féodal, sous-développé situé en plein désert.

Il est jusqu’à l’heure, le pays le plus corrompu, le plus tyrannique et le plus antidémocratique de la planète… Bourré avec des montagnes de pétrodollars, les “saoudiens” nécessitaient à tout prix de trouver un associé.Pour tout cela, le pays a commencé à tisser une étroite alliance militaire, économique et politique avec les États-Unis. Au fur et à mesure des avalanches des pétrodollars tout au long des vingt cinq années qui vont suivre, 85.000 fortunés “saoudiens” vont investir une somme hors du commun de quelques 860.milliards$ dans les entreprises américaines, une moyenne de presque dix millions de dollars par personne. C’était plus ou moins l’équivalent du produit national de toute l’Espagne… La grande majorité des investissements “saoudiens” aux États-Unis étaient dirigés vers les banques, les secteurs énergétiques, la défense (Ce qui veut dire l’industrie militaire qui continuent d’ailleurs à recevoir des sommes astronomiques sous forme d’achats d’armes. Des contrats qui se chiffrent d’une manière cyclique, chaque dizaine d’années ou moins, en milliards de dollars), la technologie et les moyens de communication. Ainsi ils vont consolider les entreprises comme Citigroup y AOL Times Warner en plus des gigantesques consortiums secrets comme Inverscorp, qui a investi des milliards de dollars arabes dans des entreprises comme Tiffany, Gucci et Saks de la Cinquième Avenue de NY… »

« En 1994, les « saoudiens » ont dépensé6milliard$ pour acheter 50 avions de ligne de fabrication américaine dont les composantes de la queue sont fabriquées par Vought Aircraft, de Carlyle. United Defense, que Carlyle avait acheté en 1997 travaillait en discrétion avec des entreprises associées à l’Arabie Saoudite. Entre beaucoup d’autres choses, United Défense avait fabriqué le véhicule de combat Bradley. Le Bradley constitue le cœur des forces mécanisées américaines et duquel ont été utilisés 2.000 durant la « Tempête du Désert » en 1991. United Defense a aussi fabriqué un autre système d’armementdénommé, aussi surprenant que cela puisse paraître, « Crusader » sans se faire le moindre souci sur une quelconque implication que pourrait soulever le fait d’envoyer des Crusader, des « Croisés » en combat dans le monde islamique ».

Les accords secrets entre les “saoudiens” et les divers présidents américains remontent à l’après-guerre et dure jusqu’au 21ième siècle. Grâce au pacte signé entre le successeur du président Roosevelt, Harry Truman et le Roi Abdel Aziz Saoud (Le premier des rois “saoudiens” qui va régner de 1932 à 1953) en 1947, les USA s’engagent, dans le cas où le royaume se trouve attaqué, à le défendre. Bien avant la « Tempête du Désert » en 1991, le président Kennedy avait déjà envoyé en 1963 tout un escadron de l’aviation de chasse de l’armée de l’air américaine pour protéger les “saoudiens” de la révolution égyptienne en 1952 et particulièrement pour mettre en garde le président Jamel Abdennasser.

Revenant sur le personnage cité plus haut. Bandar est le petit fils d’Abdel Aziz et de Hassa Bint Ahmed Al-Sudairi, une de ses plus de 20 épouses. Il a très peu de contact avec son propre père, le prince Sultan Ibn Abdel Aziz Al-Saoud. Le prince Sultan avait vingt ans,était le gouverneur de la ville de Ryad quand va naître Bandar. Sa mère, Khizaran était une jeune Play-Girl de seize ans. Elle était du Sud du pays et avait le teint de la peau bien obscur. Et selon le propre Bandar, elle était la concubine du prince Sultan. Bandar va grandir entre les bras de sa mère et loin de son père. Dans une déclaration faite au New Yorker, il brûlait d’envie de réussir par lui-même…Une question de vengeance de son propre père et par amour à sa pauvre maman. Son premier et extraordinaire succès sera l’obtention du feu vert de l’Administration américaine de vendre cinq avions AWACS à l’Arabie Saoudite à raison de 110 millions$ l’unité. C’était en 1981 et on peut imaginer ce que signifie une telle somme d’argent. Plus tard Bandar sera aussi à l’origine d’un autre contrat de vente d’armements, mais cette fois-ci avec l’Angleterre de Thatcher. Le fameux contrat dit Al Yamamah qui continue jusqu’à nos jours à être objet d’enquête tellement les commissions payées par la BEA, le constructeur de l’avion militaire, à Bandar et aussi à son père en sa qualité de ministre de la défense. Le contrat du siècle s’élève à plus de 43 milliards de Livres Sterling ou 60 milliards$. D’une partie de sa part des pots- de vin, Bandar va acquérir un la demeure seigneuriale de 2000 acres soit 8,093720 millions de mètres carrés à Glympton en Oxfordshire. Afin de dégager les pots-de-vin, la compagnie à enflé la facture de 32%. C’est dans cette demeure que Bandar invite ses amis chasseurs, comme Georges Bush sénior ou le général Norman Schwarzkopf l’auteur de la « Tempête du Désert » et le boucher des forces armées de l’Irak. La « Tempête du Désert » va être le commencement de la fin de l’Irak et sa destruction totale. Aujourd’hui, seule est en plein fonctionnement l’ambassade US. La plus grande ambassade du monde. Elle est plus grande que le Vatican, elle s’étend sur l’équivalent de 80 terrains de football, compte 21 bâtiments, des restaurants, des magasins, des écoles, un cinéma, une caserne de pompiers et ses propres systèmes de production d’électricité et de traitement des déchets. Elle dispose aussi de ses propres moyens de télécommunication et d’un système de gestion des eaux usées.

Le domaine est 6 fois plus grand que celui des Nations Unis àNew York. L’ambassade peut accueillir jusqu’à 1 000 employés dans six unités de logement. Elle est 10 fois plus grande que n’importe quelle autre ambassade Américaine.

Derrière la simple vente des cinq avions AWACS s’occulte un accord verbal : En échange d’un paquet intégré de technologie militaire très sophistiquée, l’Arabie Saoudite s’engage à construire un énorme réseau d’installations défensives navales et aériennes capables d’accueillir les forces armées américaines le jour où la région nécessite une protection ou pour déclarer la guerre à une puissance agressive. Aujourd’hui, d’après Richard Clarke, l’ancien conseiller de Clinton pour la Sécurité Nationale, le réseau s’est étendu à toute la région du Golfe sans exception aucune. Pour les “saoudiens” ainsi que pour les autres émirs-princes, le payement des factures n’avait représenté aucun problème. En 1981 les revenus du pétrole atteignaient déjà 116.milliards$ par an. Rien que pour le clan des saoudiens, aujourd’hui, on peut parler de presque un milliard de dollars par jour. Entre la production du gaz off shore, le pétrole et les dividendes de part et d’autre, le Qatar avec moins d’un demi-million d’habitants et un peu plus de 11.000 Km2, recueille presque autant. Sinon plus d’un milliard par jour. Tout au long de la décennie suivante, les “saoudiens” vont acheter pour la valeur 200milliards$ d’armes aux EU. Et ce en plus de la construction des ports de très grandes envergures et des dizaines d’aéroports sur toute l’étendu de la Péninsule Arabe… Commentant la montant global d’achats d’armes à l’époque, Scott Armstrong, journaliste du Washington Post, avait déclaré «Il est absolument ahurissant qu’on conçoive un programme de 200 milliards$ sans que personne n’y prête la moindre attention. C’est le comble d’avoir en face un gouvernement qui n’a de compte à ne rendre à personne. » En effet aucun de ces Cheikhs-princes et rois du Golfe n’a de compte à rendre à aucun parlement ou congrès et aucun d’eux tous n’a jamais été élu par personne. Sauf par les services secrets occidentaux qui eux à leur tour ne rendent compte à personne d’autre que le président en fonction. Bref une affaire de Gangstérisme Gigantesque sans équivalent dans toute l’histoire humaine.

« Pis encore, écrit le même auteur, il y a un autre accord secret en vertu duquel l’Arabie Saoudite s’associe aux États-Unis, dans toutes les opérations militaires secrètes ou non. Non seulement au Moyen Orient, sinon dans n’importe quel endroit du monde et contre n’importe quel peuple. Comme il s’agit d’une monarchie sans limitation constitutionnelle ou contrôle quelconque contrairement à la CIA, les “saoudiens” jouissent d’une énorme flexibilité pour collaborer avec l’Administration Reagan (Ou toute autre Administration US d’ailleurs) dans l’exécution de toutes les opérations interdites par le Congrès. Une fois la vente des AWACS approuvée, le prince Bandar a remercié l’Administration Reagan et a accompli avec la promesse donnée à William Casey, le directeur de la CIA, et a versé les 10 millions$ à la Banque du Vatican pour être utilisés dans la campagne contre le parti communiste italien.Toujours dans le traité de vente des AWACS, il était implicitement convenu que les “saoudiens” financent les groupes des guérilleros anticommunistes en Afghanistan, en Angola, et dans les autres endroits du monde qui jouissent de l’appui de l’Administration Reagan… Les “saoudiens” n’avaient aucun intérêt particulier au Nicaragua. Ils n’avaient même pas des relations diplomatiques avec ce petit pays. Il y a tout un monde qui sépare les deux pays. Néanmoins, à l’époque, l’opposition parlementaire à la politique de l’Administration Américaine était tellement forte que le 8 décembre 1982 la Chambre Basse à l’unanimité avait interdit toute utilisation de fonds américains pour renverser le gouvernement du Nicaragua…

Ce n’est qu’en 1983, suite au couronnement du roi Fahd, que Bandar va être officiellement nommé par son oncle ambassadeur aux EU. Robert Macfarlane, le Conseiller pour la Sécurité Nationale à l’époque, s’est tourné justement vers Bandar pour lui demander l’argent nécessaire… En effet le 22 juin 1984 Bandar et Macfarlane sont arrivés à un accord en vertu duquel les “saoudiens” verseront un million de dollars chaque mois aux « Contras »… Plus tard et toujours à travers leur ambassadeur aux EU Bandar verseront dans une banque suisse jusqu’à 32 millions$ pour les antisandinistes… Les “saoudiens”, à l’époque, désiraient acheter 400 missiles « Stinger ». Et comme la vente d’une telle arme n’était pas permise le président Reagan afin d’éviter le veto du Parlement, il va recourir à une mesure d’émergence qui lui permettait d’éluder l’obstacle et en secret les missiles ont été livrées. Ainsi les “saoudiens” auraient reçu leur récompense… »

Comme on l’a vu plus haut, les E.U et les “saoudiens” sont associés dans toutes les guerres et opérations militaires, secrètes ou non partout dans le monde. Ainsi l’Administration Reagan/Bush va utiliser de nouveau les services du prince Bandar. Il sera cette fois-ci l’intermédiaire entre les E.U et Saddam Hussein. Il ne va pas tarder trop longtemps pour leur communiquer que l’Irak est disposé à recevoir l’aide américaine. Bien que le Congrès n’ait jamais autorisé une livraison d’armes à l’Irak, Reagan va permettre, en secret, à l’Arabie Saoudite, au Koweït et à l’Égypte d’approvisionner l’Irak en armes américaines. Des armes de toute sorte comme des obus, des hélicoptères et des bombes entre autres. À ce sujet il est confirmé que le président Carter avait déjà donné le feu vert, à travers le roi Fahd, à l’Irak pour déclencher une guerre contre la Révolution Iranienne… En plus, selon l’ex-président BaniSadr, les américains fournissaient durant la guerre, à l’Irak des informations secrètes où ils exagéraient intentionnellementles points faibles des forces armées iraniennes… Avec l’appui des E.U, l’Unions Soviétique et la majorité des pays européens et des régimes arabes avec à leur tête les “saoudiens”, Saddam comptait avec un large soutien qui va lui permettre de prolonger la durée de la guerre. Toutefois la raison principale du soutien américain à Saddam était surtout de protéger les “saoudiens” et bien entendu les énormes réserves pétrolifères. La révolution islamique conduite par l’Ayatollah Khomeiny en Iran avait eu des répercussions considérables dans le monde arabe et par conséquent elle constitue une menace terrible pour les “saoudiens”… Bourrés de pétrodollars, les “saoudiens” ne pouvaient prendre le risque d’entrer eux-mêmes en guerre contre l’Iran. À part les armes fournies à travers eux et les autres émirats du Golfe, les “saoudiens” vont apporter encore 30milliards $ pour financer la guerre. Malgré tout, les américains n’avaient pas empêché les israéliens de réduire à néant, la centrale nucléaire irakienne en construction. Ils vont déclencher une opération de bombardement d’Osirak le 07 juin 1981…

Le directeur de la CIA, William Caseyva de nouveau utiliser les services de Bandar pour mener à bien des coups durs contre les iraniens. Selon Bob Woodward, dans son livre, « Les guerres secrètes de la CIA, 1981-1987 », au début de 1985, le prince Bandar invite, dans sa demeureen Virginie aux E.U, William Casey pour discuter des attentats commis contre les américains à Beyrouth par Hezbollah avec l’appui des iraniens. Ainsi Casey et les “saoudiens” se mettent d’accord pour contre-attaquer. L’objectif cette fois sera le Cheikh Fadhlallah… Le 8 mars un véhicule chargé d’explosifs stationné à 50 mètres de la mosquée où se trouvait l’imam est détonné à distance. 80 fidèles sont morts et 200 sont blessés. Le Cheikh lui en sort indemne. Pour se couvrir les “saoudiens” ont attribué l’attentat aux israéliens… »

Par ailleurs « les “saoudiens”, écrit G. Unger, vont faire des dons d’un minimum de 3,5 millions$ à des différentes associations de bienfaisance proches à Bush. Le prince Bandar personnellement a donné un million$ pour la fondation de la bibliothèque-musée de Bush père. Le roi Fahd a fait un don d’un million$ pour le financement de la campagne d’alphabétisation de Barbara Bush. Le prince Al-Walida fait lui un don de 500.000$ pour financer la création d’un fonds de bourses pour des étudiants au nom de Georges Herbert Bush. Un autre million$ est le coût d’un tableau de peinture, cadeau du prince Bandar au nouveau président Bush II. »Ce petit chapitre de dons et cadeaux des Saoud vers les Bush n’est qu’un simple petit détail, mais qui montre combien sont intimes les relations les deux familles et surtout entre Bandar et la famille Bush au point que Barbara Bush ait suggéré de baptiser Bandar de Bandar Bush au lieu de Bandar Ibn Sultan Ibn Saoud.

Après huit ans de destructions mutuelles considérables, l’Iran et l’Irak vont mettre fin à la guerre. Mais ni l’Irak, ni l’Iran ne vont cesser d’être considérés comme des ennemis potentiels pour les “saoudiens” et pour tous les émirs du Golfe. Le pire pour l’Irak va arriver bientôt. Ce qu’on reprendra plus loin dans un autre chapitre.

Le roi saoudien Fahd qui va régner de 1982 à 2005, àpart les conspirations habituelles et inhérentes à cette famille contre tous les peuples arabes et musulmans ainsi que d’autres peuples dans le monde en conflit, pour une raison ou une autre, avec les EU ou le monde occidental en général, il va se distinguer sur le plan personnel de ses autres prédécesseurs et éventuels successeurs. Il serait né en 1923 et n’a fréquenté aucune école. Autrement dit il n’a aucune formation que ça soit. On dit qu’il a reçu une formation dans une école spéciale destinée uniquement aux membres de la famille royale. En tout cas son frère, le roi actuel et considéré plus cultivé que lui, éprouve énormément de peine à lire correctement une courte phrase d’une seule ligne. En outre il considère que tous les revenus du pétrole, du pèlerinage ou autres, appartiennent dans leur totalité à la famille. Sa fortune personnel, déjà en 1996, était évaluée de 18 milliards$. Il se considère un playboy et adore les femmes européennes et le Whisky. On n’a pas de confirmation officielle, mais il a au eu moins trois épouses. La quatrième serait la veuve la plus célèbre de toutes. En l’actualité elle réside à Londres. Selon le journal anglais « The Time » Janan Harb, une palestinienne de religion chrétienne avait fait la connaissance du futur roi en 1967, alors qu’elle travaillait dans l’ambassade du Venezuela à Riad comme traductrice. Elle devait avoir 16 ans etlui 44. Après des tergiversations et élucubrations les plus fantaisistes, et, une fois la jeune femme enceinte il a du l’épouser en catimini parce que, soi-disant, comme futur « Gardien des Deux Lieux Saints » de l’Islam, il ne peut officiellement épouser une chrétienne, ni en avoir de descendance. Ainsi il l’a obligée d’avorter. Néanmoins le mariage aura bien lieu en 1969 dans un château au Sud de la France. À présent la veuve réclame sa part de l’héritage et pas moins de 2 milliards$. Alors que la famille des Saoud refuse de la reconnaître comme épouse légitime.

Ce roi saoudien est connu en Espagne peut être beaucoup plus qu’ailleurs pour son immense générosité. Durant des longues années il venait passer les mois d’été de grande chaleur en Arabie, à Marbella. Son arrivée est tout évènement impatiemment attendu pour tous les habitants de cette station balnéaire ainsi que les habitants de la région Sud d’Espagne. Généralement il arrive avec une cohorte d’innombrables personnages à bord de 8 avions dont 3 Boeing 747, 200 tonnes de bagages, vingt cinq voitures de grand luxe y compris ses limousines et Rolls Royce personnelles, plus de 400 serviteurs, quelques ministres comme celui de la Santé. Sur place sont achetés plus de 200 téléphones portables, on y loue 250 suites et chambres de luxe dans les meilleurs hôtels de la Costa Del Sol. Durant le séjour du roi, c’est une authentique pluie de dollars qui tombe sans arrêt sur tous les magasins de luxe, les restaurants, les discothèques à tel point que le plus célèbre grand magasin de luxe espagnol El Corte Inglés local, ouvre ses portes exclusivement pour les femmes de la cour royale de 22 heures du soir à 2 heures du matin. On estime à l’époque que tout ce monde du roi dépense l’équivalent de 150millions$ par jour. Le roi qui reste pratiquement invisible fait parler de lui à travers ses dons généreuxcomme par exemple un don de 1 milliard$ à l’hôpital Costa Del Sol de Marbella pour la création d’une salle de Hémodynamique dans la section de cardiologie et autre similaire pour la construction de centaines de logements sociaux standard européen.

Dans son palais « Mar-Mar » à Marbella et qu’on dit qu’il ressemble, au moins de l’extérieur, à la Maison Blanche de Washington vient passer à présent l’été l’une de ses veuves, Jawhara Al-Brahim et son fils Abdul Aziz. Des fois ils se font accompagner par le prince Salman le gouverneur de la ville de Riad. C’est lui qui s’entretient avec le roi d’Espagne comme le faisait dans le passé son frère Fahd et c’est lui aussi qui participe au nom de la famille Saoud, aux cérémonies royales et grands évènements comme par exemple le mariage du prince espagnol en 2004.

L’autre personnage des Emirats Arabes Unies,Mohammed Ben Rashid Al Maktoum, le gouverneur de Dubaï et vice président des EAU, a quant à lui, quatre épouses dont la quatrième au moins vient du Sham. Elle est la fille du roi Hussein et la demi-sœur du roi actuel de Jordanie Abdullah II. Il a épousé sa première épouse en 1979 à l’âge de trente ans et la quatrième en 2004, c’est-à-dire à l’âge de 65 ans. Quant à elle, elle pourrait avoir l’âge de l’une de ses filles. En tout cas chacune de ses quatre épouses dispose de tout le confort et son propre palais avec tous les domestiques à son service dans les mêmes conditions que les autres. Il reste seulement la préférée du jour du prince. Cet émir, comme tous les autres, a ses caprices pratiquement sans fin. Des caprices qui font inévitablement des victimes humaines de toute sorte. Mohammed Ben Rashid Al Maktoum et l’un de ses fils, Hamdan, ont utilisé durant trente ans des petits enfants de l’âge entre 2 à 6 ans comme jockeys dans les courses des chameaux qu’ils organisaient (Voir le quotidien espagnol « El Mundo du 14-09-2006). Ils étaient maintenus dans des conditions effroyables d’esclavage. Une organisation de droits humanitaires américaine a fini, à travers le bureau des avocats Motley Rice LLC, par déposer une plainte et le scandale a éclaté. La justice U.S a ouvert en septembre 2006 un procès contre le Cheikh, son fils et 500 autres personnes qui ont servi d’intermédiaires. Et ainsi on a appris que les enfants sont ramenés par tout un réseau des pays du sud-est asiatique sous prétexte qu’ils allaient être scolarisés et pris en charge par la fondation du Cheikh à Dubaï ou carrément enlevés par force à leurs familles. Dans l’acte d’accusation il est question de séquestre et trafic de petits enfants. On les faisait sortir de leurs pays respectifs comme le Pakistan ou le Bengladesh et une fois arrivés aux EAU, ils sont retenus dans des camps d’entraînement répartis dans tout le territoire. On leur administre des hormones afin de ne pas grandir normalement et dépasser un poids minimum. Beaucoup ont été victimes d’abus sexuels et d’autres sont morts de faim. Et comme le Cheikh possède des immenses propriétés à Miami la plainte a été déposée dans cette ville en Floride. Mais hélas, à coup de millions de dollars et l’intervention de personnages influents comme le président Bush même à qui le Cheikh lui a écrit, l’affaire a fini par être classée sous-prétexte que ni les enfants sont américains, ni les faits sont passés sur le sol américain.

C’est le personnage qui s’était rendu en Tunisie en 2007 pour signer avec Ben Ali le projet de construction de « La Porte de la Méditerranée » dans le Lac de Tunis avec un investissement mirifique de 14 milliards$. Et pour joindre l’utile à l’agréable, Leila Ben Ali avait tenté de mettre dans le lit du Cheikh, qui était âgé à l’époque de 58 ans, une nouvelle épouse en la personne de sa nièce de 18 ans. Mais voilà que son amie et associée, Souha Arafat, a mis la puce à l’oreille de la princesse de Jordanie, l’autre épouse du Cheikh. Et ainsi avait éclaté la rupture entre les deux femmes et sur instruction de Leila, Ben Ali a déchu Souha de la nationalité tunisienne et l’a expulsée du pays. Elle doit vivre à Malte auprès de son frère qui est l’ambassadeur de Mahmoud Abbés à la Valette.

Les scandales qui jalonnent la vie de ces émirs du Golfe sont innombrables. Aga Hassan Abedi est le fondateur pakistanais de la Banque Commerciale et du Crédit Internationale (BCCI). Le capital de cette banque en 1972 était de 200 millions$. En 1977 il était déjà de 2.000 millions$. On disait que c’était la banque qui gérait les intérêts de certains musulmans, entendu les gens du Golfe, aux E.U et ailleurs dans le monde. La banque était dans une situation idéale pour s’occuper des pétrodollars. Ses succès cette banque les doit à une pratique inhabituelle dans le monde austère des banques. Alors que les banques en général gratifiaient leur clientèle avec des micro-ondes, aspirateurs ou brosses à dent électriques, la BCCI, elle fournissait à ses clients du Golfe des prostituées… Avec une méthode pareille, la BCCI a fini par détourner une grande quantité de clientèle aux autres banques et s’est étendue sur 32 pays avec 146 succursales. Selon une enquête entreprise par le Sénat américain, écrit G. Unger : «Les relations de la banque avec la prostitution avait surgi au Pakistan à partir de son« département spécial des protocoles » mis en marche surtout pour satisfaire les nécessités intimes de la famille Al-Nahyan d’Abu Dhabi et des autres personnalités importantes, clientèle du BCCI y compris des gouvernants et hauts dirigeants du Golfe. Le rapport du Senat affirme que M. Abedi avait engagé les services d’une femme pour l’aider à consolider ses relations avecles mâles de la famille Al-Nahyan en les approvisionnant de prostituées pakistanaises à volonté. Toujours selon le rapport, cette femme aurait éveillé l’instinct chez les hommes de la famille Al-Nahyan en leur proposant des jeunes filles vierges dont l’âge est compris entre 16 et 20 ans qu’elle recrutait dans les villages. Elle payait les familles et emmenait les adolescentes à la ville pour leur apprendre à se vêtir et comment se comporter devant les princes. Une fois la leçon bien apprise, elle les emmenait à Abu Dhabi. Durant plusieurs années cette femme est arrivée à emmener des groupes de cinquante à soixante jeunes adolescentes dans les grands magasins de Lahore ou de Karachi pour leur acheter les vêtements adéquats. Et à force de se promener avec des cortèges de telle ampleur, et, l’habitude qu’elle a acquise à dépenser des quantités considérables (Elle est arrivée à dépenser jusqu’à 100.000$ d’un seul coup uniquement pour habiller convenablement ses protégées), elle est devenue célèbre au point de voir la concurrence entre les vendeurs desmagasins d’habillement et entre les bijoutiers atteindre un niveau d’une farouche férocité pour la servir. Un enquêteur américain, bien introduit dans les activités de la BCCI, affirme que certains fonctionnaires de cette banque lui ont raconté que les femmes fournies à la famille Al-Nahyan étaient des adolescentes qui n’avaient pas encore atteint l’âge de la puberté et souvent leurs expériences leur causent des souffrances et dégâts physiques effroyables. Et pour terminer sur ce chapitre, la banque fournit aussi des garçons pour leurs clients homosexuels. »

Le nombre d’habitants des Émirats Arabes Unis, c’est-à-dire les sept « sultanats » fédérés, Abou Dhabi qui appartient à la famille Al-Nahyan, Ajman qui appartient à la famille Al Nuaimi, Dubaï qui appartient à la famille Al-Maktoum, Al Fujaïrah qui appartient à la famille Sharqi, Ras Al-Khaimah qui appartient Al-Qawasim, Al Sharjah qui appartient à l’autre famille Al-Qawasim, Um Al-Qaiwain qui appartient à la famille Al-Mullah, serait aujourd’hui de 4,6 millions d’habitants dont 80% sont étrangers. Donc les membres que compte la crème de la crème, les Cheikhs et les Cheikhas des ces sept familles s’adonnent soit à la spéculation aux chiffres astronomiques soit aux plaisirs charnels et ludiques infinis les 365 jours de l’année. Ils ne peuvent avoir aucun autre souci ou préoccupation quelconque

Les scandales que traînent les princes des « Émirats Arabes Unis », tout comme le reste des rois, princes et émirs aux chiffres astronomiques sur toute la longueur et la largeur de la planète sont aussi innombrables, incessants qu’impunis. En novembre 2008 un scandale d’esclavage avait éclaté dans la capitale européenne Bruxelles.

Les journaux des différentes capitales européennes ne cessaient à l’époque de rapporter certains détails sur cette cruelle affaire dont les auteurs sont quelques membres de l’une de ces tribus du Golfe. Le journal Le Soir de Bruxelles depuis le début du mois de juillet 2008 publiait à la une des titres assez éloquents comme : Les esclaves accusent les princesses émiraties, Traite des êtres humains, Le Calvaire dans un cinq étoiles, Le dossier de l’hôtel Conrad s’épaissit de plus en plus etc. Donc selon le quotidien belge, Le Soir, la veuve de l’émir-prince Mohammed Ben Khalifa Al-Nahyan, la famille « propriétaire » du sultanat d’Abou Dhabi, et ses quatre filles Shaima, Myriam, Maesa et Rawda seraient arrivées en Belgique dans des jets privés il y a huit mois. Elles occupent tout le quatrième étage du luxueux hôtel cinq étoiles Conrad, situé dans l’artère principale de la capitale belge, l’avenue Louise, avec au total 54 chambres y incluse une suite royale. La facture annuelle payée d’avance au Conrad par cette famille « princière » serait de 15 millions de dollars. 15 millions de dollars ça représentent dix fois rien pour ces monstres, mais pour le reste des communs arabes il y a de quoi construire au moins quinze écoles modernes, de grandes dimensions et avec tous les équipements nécessaires ou des dizaines de kilomètres de routes asphaltées pouvant relier plusieurs villages entre eux ou tout un hôpital pour apporter des soins à des milliers d’habitants etc.

Aucune agence de presse, jusqu’à présent, n’a parlé ni du nombre des membres ni des particularités du cortège qui accompagne la « triste » veuve et ses quatre filles. Néanmoins et vu le nombre de chambres réservées on peut bien imaginer qu’ils se compteraient par dizaines y compris les garde-corps. Vingt trois femmes de différentes nationalités, des Philippines, du Maroc, d’Égypte, d’Irak, de Turquie et de Syrie se sont retrouvées en situation d’esclaves. À part les domestiques, il y avait aussi des cuisiniers et des gardiens de sécurité. Selon le député belge F. Lahssaini qui été contacté par l’une des plaignantes, l’employeur serait la famille du défunt émir. Le quatrième de l’hôtel était loué à l’année par la veuve, ses quatre filles et leur suite. Donc cette plaignante qui est d’origine marocaine avait pu abandonner l’hôtel il avait deux mois. Le 24 juin quatre autres femmes originaires de Philippines avaient tenté de s’échapper mais trois d’entre elles avaient été reprises par des membres du service de sécurité de la famille. Celle qui a réussi à prendre la fuite a été auditionnée. Tandis que les trois autres ont fini par être renvoyées. L’une d’entre elles serait interceptée par la police à l’aéroport de Bruxelles afin d’être entendue dans ce dossier. Les deux autres servantes vont être renvoyées le lendemain de Paris vers l’hôtel Conrad. Selon l’Auditorat du travail, tous les domestiques vont être auditionnés.

L’auditeur du travail de Bruxelles avait demandé le renvoie devant le tribunal correctionnel des cinq inculpées dont les quatre princesses et leur mère la Cheikha Hamada Al-Nahyan. (64 ans)

Selon l’auditeur, les inculpées se sont rendues coupables de « traitements inhumains et dégradants » en infligeant intentionnellement de graves souffrances morales et physiques, humiliations et avilissements graves faits passibles en Belgique d’être punis d’une peine criminelle avec comme circonstances aggravantes le fait que les accusées avaient abusé de la situation particulièrement vulnérable dans laquelle se trouvaient ces femmes de par leur situation sociale précaire, de par leur séjour illégal… et du fait qu’une d’elles au moins était enceinte… Le directeur de l’hôtel, comme il fallait bien s’y attendre, avait déclaré que son travail consistait surtout à veiller à la satisfaction de sa clientèle sans avoir à intervenir dans leurs affaires personnelles. Quant à l’ambassadeur des Émirats-Arabes-Unies à Bruxelles, il s’était occupé surtout de faire partir la famille princière sans attendre un jugement quelconque. Ainsi l’affaire est close tout comme l’affaire des petits enfants jockeys ou celle de l’ex-émir du Qatar Khalifa Ben Hamed Al-Thani et toutes les autres affaires de tous les princes et princesses. Il n’y a pas un seul pays par où ils sont passés qui a échappé à leurs empreintes criminelles. Mais dans aucun pays on n’a jusqu’à présent réussi à les mettre devant la justice.

Jusqu’à il y a moins d’un siècle cette région du monde arabe est aussi accessible que n’importe quelle autre de Nouakchott en Mauritanie, jusqu’à al Manama au Bahreïn. On ne nécessitait ni carte d’identité ni passeport et encore moins un visa. Tout l’immense territoire de plusieurs millions de kilomètres carrés, ses mers et ses milliers de kilomètres de côtes était un et unique. Partout on parle la même langue et on professe dans la majorité écrasante la même religion. Puis sont arrivés les anglais, les français, les italiens et ont commencé à démembrer ce vaste monde selon leurs convenances sans tenir en considération le moindre du monde les intérêts des populations. Les parties stratégiques, quelquefois minuscules, ont été séparées du grand ensemble et chacune est transformée, par la magie des stratèges, en un protectorat. Par la suite elles sont devenues des principautés. Quelques unes ont pris la forme de royaume. Aujourd’hui dans la région du Golfe des tribus qui n’avaient ni plus de mérite, ni plus de prestige qu’aucune autre ont été choisies par les anglais pour être investies de tous ces titres de majesté ou d’excellence.

Qui aurait pensé, il y a un siècle que nous allons avoir tant de rois et d’émirs dans cette région du monde arabe ?- Et en plus qui règnent sur des mers de ressources qui les ont rendus totalement ivres. On les appelle aussi les Cheikhs aux Chiffres Astronomiques tellement ils disposent de montagnes de dollars ou d’euros. Leurs territoires sont devenus des forteresses inaccessibles à d’autres arabes. Surtout les arabes qui viendraient des territoires catalogués « pauvres ». Même la Mecque et Médine, les deux Lieux Saints que tout musulman a l’obligation d’y faire le pèlerinage, au moins une fois dans sa vie, sont devenus des sources d’extorsions, d’escroqueries et tout un sale commerce dont profitent en premier lieu, les membres de la famille Saoud qui les considèrent comme leur propriété familiale au même titre que toute la Péninsule Arabe et ses colossales ressources, surtout énergétiques. Pas moins des plus grandes réserves du monde. Le Qatar dont un minuscule territoire de moins de douze mille kilomètres carrés et un million et demi d’habitants dont seulement 600.000 seraient originaires, flotte sur une mer de gaz naturel. Les Émirats Arabes, les sept sultanats unifiés, disposent aussi de ressources considérables. Il va de même pour toutes les autres principautés ou émirats. Tous se « émancipés » officiellement de la protection anglaise à la fin des années 60 et début des années 70 du siècle passé.Mais tous aussi sont passés sous la protection américaine. Inutile pour un citoyen arabe de tenter de rendre dans ces émirats. Il n’a aucune chance d’y mettre le pied. Pourtant n’importe quel citoyen occidental peut bien le faire à tout moment. Quand les agents du Mossad israéliens tout un bataillon de plus d’une trentaine d’assassins, sont arrivés à Dubaï pour tuer une seule personne, Mohammed El Mabhouh, dans un hôtel, ils n’ont eu aucune difficulté ni pour entrer ni pour sortir. Tous étaient munis de passeports européens.

Avec le temps et surtout les moyens considérables dont ils disposent, les rois et les émirs du Golfe vont acquérir la même mentalité de leurs promoteurs et leurs protecteurs qu’ils soient les anglais ou les américains ou les occidentaux en général. L’Homme Occidental ou l’Homme Blanc, n’a jamais changé d’état d’esprit : Il fait une distinction radicale entre ceux qui ont le pouvoir et le reste des populations qui n’ont rien de tel. Par conséquent pour les émirs du Golfe les peuples arabes n’ont aucune considération. Qu’ils soient par milliers, centaines de milliers, millions ou par centaines de millions. Par contre le plus minable des dictateurs jouit de l’estime certaine de leur part. Et s’il a les mains pleines de sang c’est encore mieux. Bien qu’en Occident les populations jouissent, par rapport aux autres peuples et particulièrement par rapport aux populations arabes ou musulmanes d’une vie matérielle beaucoup plus confortable, au fond la place qu’elles occupent dans l’esprit de celui qui est au pouvoir, est la même que celle qu’occupent les populations arabes. La situation est semblable à celle du maître et des esclaves. Si les rois espagnols du 16ième, 17ième, 18ième se demandaient si les indiens avaient ou non une âme pour être considérés des êtres humains, eh bien la question n’a jamais eu de réponse et continue jusqu’à nos jours à ne pas en avoir ni pour les indiens ni leurs propres populations.

Mais le pire avec les rois, les émirs du Golfe la question se pose en d’autres termes : Les peuples arabes qu’ils aient ou non une âme, ce n’est pas leur souci, mais c’est le comment faire pour les maintenir le plus loin possible d’eux. Tout fléau susceptible de réduire leur nombre est une bénédiction. Entre 1980 et aujourd’hui, les émirs du Koweït et leurs frères du Golfe ont réussi à réduire le peuple en Irak de plusieurs millions. Plusieurs autres millions se trouvent sur le chemin d’une mort prématurée certaine. Rien qu’en 1991, tous les émirs ensembles ont dépensé pour les 530.000 militaires venus des quatre coins du globe pour détruire l’Irak, plus de 600milliards$. Richard Clarke, l’ancien Conseiller de Sécurité Nationale des présidents Clinton et Bush II écrit : « La guerre des Etats Unis contre l’Irak avait failli ruiner les “saoudiens”. Ils avaient tellement dépensé pour financer les forces de coalition et pour acheter des armes américaines qu’il ne leur restait plus grand-chose et qu’ils commençaient à s’endetter auprès de leurs fournisseurs étrangers ».

Durant la Révolution en Égypte, les “saoudiens” et les émirs du Golfe ont usé de tout ce qu’ils pouvaient pour éviter le renversement de Hosni Moubarak. On dit même qu’ils ont exercé des « pressions considérables» sur le président américain Obama dans la même direction. Autrement dit le supplier à ce qu’il donne feu vert à ses forces armées pour intervenir directement tout en prenant en charge tous les frais. Des frais qui se calculent en centaines de milliards de dollars. À présent les uns et les autres sont en train de noyer l’Égypte, à travers des associations et les partis politiques les plus bigarrés de millions$ pour mobiliser la contrerévolution intérieure dans l’espoir d’installer leurs hommes de main aupouvoir. Il n’est pas question qu’ils acceptent que le peuple égyptien ait une « âme » et prenne son destin en main.

Conclusion: Après ce qui s’est passéhier en Irak et ce qui se passe actuellement en Libye, d’un côté l’Occident se sent totalement libre d’agresser en toute impunité n’importe quel pays qui constitue un obstacle dans son expansion capitaliste, c’est-à-dire le système de production le plus dévastateur qu’ait jamais connu l’humanité. La machine militairela plus meurtrière de tous les temps, l’énorme appareil de propagande et de falsification de la vérité, entre autres, sont entre les mains de gouvernants occidentaux pour appliquer les directives du « Marché » et veiller à sa bonne marche. Les prétextes humanitaires ou moraux ne sont rien d’autres que des masques pour couvrir les génocides les plus atroces. Dans le système de production occidental le plus dévastateur de toute l’histoire jusqu’à présent, il n’y a aucune place, même pas la plus insignifiante, pour les peuples. Tous les peuples, aujourd’hui plus que dans le passé le plus récent ne sont jamais pris en considération en tant que groupes de citoyens ayant droits ou valeur quelconque. Sinon dans leur ensemble comme une nécessité utile dans l’appareil de production. Leurs efforts sont rémunérés le moins que possible afin que les bénéfices soient les plus élevés. Avec les inventions les plus diverses dont ce qu’on appelle les technologies nouvelles, cette utilité de l’être humain est de moins en moins nécessaire. Ce qui fait que si aujourd’hui plus de la moitié de la population mondiale est inutile pour le système dans le futur proche le nombre des citoyens de la terre inutiles sera encore plus élevé. Bref pour la tranquillité du système et sa minorité propriétaire, l’important est de maintenir la stabilité et éviter que les masses finissent par constituer une menace réelle pour le système. Les moyens pour contrôler cette énorme masse se multiplient chaque jour. Les forces répressives et équipées de tout le matériel nécessairepour faire couler du sang, pour tuer et pour terroriser, afin de garder hors d’état de nuire tous ces millions d’êtres humains privés de tout sauf de leur menaçante explosion, toutes ces forces qu’on appelle aussi des « forces de sécurités » sont aujourd’hui, en tant que véritables entreprises aux chiffres d’affaires milliardaires, parfaitement et organiquement intégrées dans le système. Elles sont une des pièces importantes du système.

D’autre et en ce qui concerne strictement le groupe humain arabe,les émirs aux chiffres astronomiques ont cessé d’avoir le moindre lien avec une appartenance quelconque au monde arabe ou musulman distinct. D’ailleurs ils reconnaissent presque sans nuance leur identification au système de production occidental dans toute son étendu cruelle et inhumaine. En plus, tant qu’ils se montrent capables de remplir leurs missions envers les nécessités du système, ils sont exempts de rendre des comptes sur leurs comportements vicieux et souvent criminels.

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3 juillet 2009

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