10 septembre 2008

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TUNISNEWS

8 ème année, N° 3032 du 10.09.2008

 archives : www.tunisnews.net  


Liberté et Equité: Nouvelles des libertés en Tunisie Liberté et Equité: Procès d’un groupe de Bizerte Liberté et Equité: La famille de Zyed Fakraoui : Notre fils est en grève de la faim FTCR: Libération d’  Ess’ghaier Belkhiri AFP: Italie: près de 500 clandestins débarqués en quelques heures
AFP: Tunisie : taux de croissance établi à 6,3% en 2007 AFP:Méditerranée: l’UPM veut entrer dans le concret AFP: Karim Aga Khan, architecte du développement AFP: Top official says Hamas stronger than Fatah Reuters: USA – Décès à 74 ans de l’ancien leader de « Nation of Islam » Sami BEN ABDALLAH : L’affaire Tarek Dhiab, ou est passé ‘l’Etat du Droit et des Institutions ‘ ?


 
Sauvez la vie de Ridha Boukadi, ingénieur et prisonnier politique Liberté et Equité 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel : 71 340 860 Liberte.equite@gmail.com Tunis, le 8 septembre 2008

Nouvelles des libertés en Tunisie

1)    Mohsen Mokhi emprisonné Monsieur Mohsen Mokni, citoyen tunisien résidant au Luxembourg a demandé au consulat de Tunisie de prolonger la validité de son passeport. Il lui a été attribué un passeport provisoire pour entrer en Tunisie et lors de son retour au pays le 30 juillet 2008, avec son épouse de nationalité marocaine et ses quatre enfants de nationalité luxembourgeoise, la police de l’aéroport lui a remis une convocation au ministère de l’Intérieur pour le 11 août 2008, date à laquelle on lui a appris qu’il avait été condamné par contumace à vingt ans d’emprisonnement. Il a été écroué. L’examen de l’affaire, puisqu’il a fait opposition, sera fait par le tribunal militaire le 29 octobre 2008. 2)    Procès à répétition d’Ikram Zelfani : A cause du harcèlement permanent de la police politique, la famille du prisonnier politique Ikram Ben Sadok ben Ali Zelfani vit dans la crainte. Ce dernier a été arrêté le 14 février 2007 et il a été déféré devant le quatrième juge d’instruction du Tribunal de Première Instance de Tunis (affaire n°8254) qui l’a fait déférer devant la chambre d’accusation pour n’avoir pas alerté les autorités locales (affaire n°9/78329) qui l’a fait déférer le 2 juillet 2008 devant la chambre criminelle. En parallèle, il a été déféré pour les mêmes faits devant le juge d’instruction du sixième bureau qui l’a fait déférer devant la chambre d’accusation où l’affaire a été enrôlée sous le numéro 10/78488 ; elle l’a fait déférer devant la chambre criminelle. La famille du prisonnier politique attendait le prononcé du jugement lorsque des agents de la police politique sont venus à leur domicile, sis 13 rue de Ksar Hellal à Ben Arous le 30 août 2008 vers dix heures du matin. Ils voulaient voir Ikram. Lorsque son épouse, Manal Gharri, leur a dit qu’il était en prison, ils lui ont dit qu’il était sorti de prison et que le tribunal avait prononcé un non-lieu. Elle a cherché à se faire expliquer l’affaire auprès de son avocate. Après vérification, il s’est avéré que le numéro d’affaire et la date de l’audience que la police avait remis à l’épouse était un faux numéro se rapportant à une autre affaire n’ayant aucun rapport avec son mari. Une audience pour une nouvelle affaire contre le prisonnier politique Ikram Zelfani enrôlée sous le numéro 16205 ; elle sera examiné par la chambre criminelle du tribunal de Première instance de Tunis le 12 septembre 2008. Pour le Bureau exécutif de l’Organisation
Le Président Maître Mohammed Nouri (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

Sauvez la vie de Ridha Boukadi, ingénieur, prisonnier politique Liberté et Equité 33 rue Mokhtar Atya 1001 Tunis Liberte.equite@gmail.com Tunis, le 9 septembre 2008

Procès d’un groupe de Bizerte


Aujourd’hui, mardi 9 septembre, Elies Monceur et Karim Tiahi ont été déférés en état d’arrestation devant la chambre criminelle estivale du Tribunal de Première instance de Tunis, présidée par le juge Faouzi Jebali, pour tenue de réunions non autorisées. Maître Mondher Cherni s’est présenté pour leur défense. Le juge a décidé de repousser l’examen de l’affaire et le prononcé du jugement au 18 septembre 2008. Le même jour, Skander Boughanmi, Mouazz Gasmi, Mohammed Oua’el Boumiiza, Béchir M’hamdi et Béchir Ben Chaabane ont été déférés devant le Tribunal de Première Instance de Tunis pour des accusations relevant de la loi anti constitutionnelle du 10 décembre 2003. Le juge a décidé de repousser l’examen l’affaire. (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)
 

Sauvez la vie de Ridha Boukadi, ingénieur, prisonnier politique Liberté et Equité 33 rue Mokhtar Atya 1001 Tunis Liberte.equite@gmail.com Tunis, le 9 septembre 2008  
 

La famille de Zyed Fakraoui : Notre fils est en grève de la faim et l’administration de la prison de Mornaguia nous interdit de lui rendre visite

L’administration de la prison de Mornaguia a interdit à la famille de Zyed Fakraoui, un prisonnier d’opinion, de lui rendre visite au motif qu’il était puni, mis au cachot individuel, suite à la grève de la faim qu’il a commencée le 5 septembre 2008. C’est la deuxième fois qu’il fait une grève de la faim pour exiger sa libération après avoir été impliqué dans une affaire montée de toutes pièces. Cette dernière fait suite au rapport d’Amnesty International sur ce qu’il a subi lors de sa première incarcération de 2005 à 2007, e t à toutes les méthodes de torture qu’il a connues et qui lui ont causé une impuissance sexuelle, ce qui l’a amené à porter plainte contre ses tortionnaires. […] Pour le bureau exécutif de l’Organisation Le Président Maître Mohammed Nouri (traduction d’extraits, ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

 
 

Sauvez la vie de Ridha Boukadi, ingénieur, prisonnier politique Liberté et Equité 33 rue Mokhtar Atya 1001 Tunis Liberte.equite@gmail.com Tunis, le 9 septembre 2008

Abelkarim Harouni, militant des droits de l’homme Est le secrétaire général de l’Organisation Liberté et Equité

Communiqué

 
Le bureau exécutif de l’Organisation Liberté et Equité a pris la décision lors de son assemblée qui s’est tenue hier, lundi 8 septembre 2008, de confier la charge du secrétariat général de l’organisation , et les prérogatives prévues par les statuts et le règlement intérieur, à monsieur Abdelkarim Harouni.
Pour le bureau exécutif Le Président de l’Organisation Maître Mohammed Nouri (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des Deux Rives (FTCR)

Communiqué Libération d’ ESS’GHAIER BELKHIRI

Nous nous réjouissons  de la libération de M. Ess’ghaier Belkhiri, ressortissant tunisien, qui a participé à Nantes au mois d’avril 2008 aux manifestations de solidarité avec la population du bassin minier de Gafsa (Tunisie) et qui a été arrêté par la police tunisienne le 01 août 2008 à son arrivée en Tunisie pour visite familiale. Le bassin minier, connait depuis le mois de janvier 2008, un mouvement de protestation sociale de grande ampleur, pour le droit au travail et à la dignité. La réponse du pouvoir tunisien a été, comme d’habitude, une forte répression  policière et militaire. Plusieurs dizaines de syndicalistes et de jeunes chômeurs sont arrêtés, torturés et poursuivis en justice ; De lourdes peines commencent déjà à tomber. Les poursuites contre M.Belkhiri visent à intimider les tunisiens résidant à l’étranger et à les dissuader de toute manifestation de solidarité envers leurs compatriotes  réprimés dans le pays d’origine. Cette libération est le fruit de la mobilisation de la société civile des deux rives de la méditerranée, en particuliers dans la région nantaise, qui s’est  élevée contre la criminalisation des solidarités. Le mouvement de solidarité se poursuit pour la libération de tous les prisonniers et mettre fin aux arrestations arbitraires et à  la série des poursuites judiciaires injustes. Paris, le 10 septembre 2008 Pour le Bureau Fédéral de la FTCR Le président Mouhieddine CHERBIB  


 

Italie: près de 500 clandestins débarqués en quelques heures

AFP, le 10 septembre 2008 à 15h10 ROME, 10 sept 2008 (AFP) – Les gardes-côtes italiens ont annoncé mercredi avoir intercepté en l’espace de quelques heures près de 500 immigrés clandestins au large ou sur le rivage de la petite île de Lampedusa (sud). Le plus important canot, chargé d’environ 350 personnes, a été repéré en fin de matinée au sud de l’île et devait être remorqué dans la journée jusqu’au port de Lampedusa, située à moins de 100km des côtes africaines. Cette nouvelle arrivée s’ajoute aux débarquements recensés dans la matinée: 51 immigrants ont été arrêtés alors qu’ils avaient débarqué sur le rivage par leurs propres moyens. Dans le même temps, un canot pneumatique à la dérive a été secouru par les autorités à quelque 74 kilomètres de Lampedusa, avec à bord 50 clandestins, dont quatre femmes. 25 migrants, exclusivement des hommes en provenance de Tunisie et du Maroc, ont également été arrêtés dans la nuit de mardi à mercredi alors qu’ils se trouvaient déjà à terre, toujours sur l’île de Lampedusa. Par ailleurs, une quarantaine de personnes ont signalé par téléphone satellitaire leur présence au large de l’île. Des vedettes italiennes mais aussi maltaises sont parties à leur recherche. Le nombre d’immigrés débarqués par la mer sur les côtes italiennes a quasiment doublé au cours des sept premiers mois de l’année par rapport à la même période en 2007, dépassant les 15.000, selon le ministère de l’Intérieur.

Tunisie : taux de croissance établi à 6,3% en 2007

[ 10/09/08  – 09H38 – afp ] La Tunisie a réalisé en 2007 un taux de croissance économique de 6,3% contre 5,5% en 2006, selon le rapport annuel de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) publié à Tunis. Ce taux a été réalisé grâce à l’évolution des industries manufacturières (+6,7%) notamment le textile-habillement (+5,4%), le cuir et les chaussures et les hydrocarbures (+22,5% contre -4,6%). Selon le rapport, la croissance a également été forte dans les industries mécaniques et électriques (15,9%) et les services marchands (8,4%), principalement le secteur des communications (20%). La croissance réalisée en 2007 a permis la création de 80.000 emplois dans la pêche et les activités non agricoles, ramenant le taux de chômage dans le pays à 14,1% contre 14,3% en 2006. Selon le rapport, l’investissement direct étranger a augmenté de 12,9% par rapport à 2006, les recettes fiscales de 12,4% et le déficit budgétaire s’est stabilisé à 3% du PIB. Le taux d’inflation s’est situé à 3,1% en 2007 contre 4,5% en 2006.

Le S.G de l’Union Générale des Etudiants Tunisiens (UGET), Ezzeddine Zaâtour Le congrès unificateur dans les mois à venir

 
Dans une conférence de presse tenue hier, au siège  de l’Union Générale des Etudiants Tunisiens (UGET), le secrétaire général de l’organisation  estudiantine a souligné que « le 25ème congrès unificateur de l’UGET qui a été reporté à deux reprises se tiendra dans les mois à venir avec les ressources propres à l’organisation et avec l’aide   des organisations nationales, des militants et des anciens de l’organisation estudiantine ». Un congrès, a ajouté le secrétaire général « auquel nous allons essayer de faire participer tous les courants au sein de l’université ». Abordant  la situation à l’université à la veille de la rentrée universitaire  Zaâtour  a appelé  le ministère de tutelle à ouvrir avec l’UGET. « Un dialogue franc et  constructif  afin d’examiner  les revendications des étudiants  d’autant que la situation  à l’université  ne cesse de se détériorer ». N.S
(Source: ‘Le Temps’ (Quotidient – Tunisie) le 10 septembre 2008)

 

Méditerranée: l’UPM veut entrer dans le concret

 
AFP, le 10 septembre 2008 à 16h40 LE CAIRE – L’Union pour la Méditerranée (UPM) doit maintenant entrer dans le vif du sujet et ses membres proposer une première liste de projets concrets d’ici la fin octobre, ont annoncé mercredi les co-présidences française et égyptienne. Lancée le 13 juillet à Paris par le président français Nicolas Sarkozy, l’UPM réunit 43 pays – les 27 de l’Union européenne et 16 pays de la rive sud de la Mare Nostrum – qui se retrouveront dans la deuxième quinzaine d’octobre, probablement à Monaco, a indiqué au Caire le ministre français du Développement durable et de l’Energie, Jean-Louis Borloo. M. Borloo, en visite d’une journée dans la capitale égyptienne avec Henri Guaino, conseiller spécial du chef de l’Etat français, a été chargé par M. Sarkozy du ‘pilotage’ opérationnel des projets de l’UPM. ‘On nous demande maintenant de passer à l’acte, de rentrer dans la phase opérationnelle de l’Union’, a-t-il souligné. Côté égyptien, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Rachid Mohammed Rachid, assurera la même fonction: ‘Le président m’a demandé d’accélérer la mise en oeuvre des projets concrets, qui recueillent l’adhésion de tous et qui aient un rapport direct avec la vie quotidienne’ des 750 millions de citoyens concernés, a-t-il souligné devant la presse avec M. Borloo. MM. Borloo et Rachid ont invité leurs partenaires à désigner chacun un ministre pour les représenter à l’UPM et à commencer de présenter leurs projets, qui porteront essentiellement sur l’énergie, l’environnement, les transports maritimes et le développement urbain – alors que 70 M de citadins supplémentaires auront gonflé les villes du littoral entre 2005 et 2025. ‘L’idéal serait d’avoir un cadre de travail opérationnel d’ici la fin octobre. Je veux qu’avant la fin de l’année, démarrent des projets opérationnels’, a insisté M. Borloo. ‘Nous avons la volonté commune d’accélérer l’histoire sur un certain nombre de programmes qui se feraient un jour, mais pour lesquels il faut éviter de retomber dans les travers du processus de Barcelone’. Ce processus euro-méditerranéen avait été lancé en 1995 sans beaucoup d’effets à ce jour. ‘L’UPM n’est pas une somme de bilatérales mais un mécanisme général sur des priorités comme la dépollution, l’énergie, l’accès à l’eau’, a ajouté le ministre français qui insiste sur la vulnérabilité particulière de la Méditerranée au changement climatique. Ces programmes, qui seront adoptés par consensus, ‘ne devront pas nécessairement être partagés par tous: si certains pays se mettent d’accord, ils pourront commencer’, a fait valoir M. Rachid, en sollicitant le secteur privé aux côtés des pouvoirs publics. Selon M. Borloo, le Fonds pour l’environnement mondial (FEM, GEF en anglais), basé à Washington, ‘est déjà prêt à débloquer 100 M USD de financement tout de suite et 500 M supplémentaires rapidement’. Sur la gouvernance de l’UPM, beaucoup reste à faire: les ministres des Affaires étrangères, qui se réunissent les 3 et 4 novembre à Marseille, choisiront le siège du Secrétariat général de l’UPM (mais pas le secrétaire général): Tunis, La Valette, Barcelone et Marseille se sont portées candidates, le Maroc s’est également montré intéressé. La France a fait savoir qu’elle préférait une ‘ville de la rive sud’, selon la délégation française. Il leur faudra également décider de la longueur du mandat des deux co-présidences. Outre les 27 de l’UE, l’UPM regroupe les pays suivants: Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie, Syrie, Tunisie, Turquie, Autorité palestinienne, Albanie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro et Monaco. (©AFP / 10 septembre 2008 16h38)  

 

Karim Aga Khan, architecte du développement

 
AFP, le 10 septembre 2008 à 06h51 Par Annick BENOIST ALEP (Syrie), 10 sept 2008 (AFP) – Il rêvait d’être architecte mais les ponts que construit l’Aga Khan IV sont de ceux qui relient les cultures, les courants d’un islam modéré et veulent mener du sous-développement à l’auto-suffisance. Né avec une cuillère en vermeil dans la bouche, il y a 71 ans, il aurait pu dormir sur l’héritage d’un grand-père qui valait littéralement son pesant d’or, comme le montre un cliché de 1946 où on le voit sur une balance et recevoir l’équivalent de son poids en or. Karim Aga Khan n’a pas 21 ans, en 1957, lorsqu’il succède à Sir Sultan Mahomed Shah Aga Khan, comme 49e imam héréditaire des musulmans chiites ismaéliens. Avec pour mission de développer l’œuvre déjà considérable de cet aïeul, qui créa hôpitaux, logements, ou coopératives bancaires pour améliorer le sort des plus vulnérables. Cinquante et un an plus tard, alors que s’achève, en décembre, un jubilé d’or retardé d’un an par des impondérables, peu connaissent encore la face cachée de cet homme classé à la 11e place des fortunes princières par le magazine américain Forbes. L’Aga Khan reste prisonnier de son image de milliardaire, propriétaire de deux jets, de haras, posant dernièrement aux côtés de sa pouliche Zarkava, gagnante en France du Prix de Diane 2008. S’il ne dédaigne pas une vie confortable, l’imam tente aussi dans les pays les plus démunis de sortir les déshérités du cercle de la misère. Une de ses réussites les plus visibles est la création d’un parc de 32 ha au Caire, créé sur un dépotoir où aucun promoteur immobilier ne se serait aventuré. Selon le concept de ‘développement intégré’, maillant l’économie au progrès social et à la mise en valeur de la culture, c’est tout le quartier ancien de Darb al-Ahmar qui, à coups de micro-crédits, s’en est trouvé réhabilité. En Ouganda, raconte-t-il à l’AFP, ‘il a suffi de constater que la pêche, élément essentiel de la nourriture nationale, serait bien plus productive, si les filets, achetés à l’étranger et trop coûteux et pas adaptés, étaient fabriqués sur place’. La fabrique de filets de pêche a fleuri, comme, à bien plus grande échelle, la production d’électricité qui n’existerait pas sans l’investissement massif de 750 millions de dollars du Fonds Aga Khan pour le développement économique. ‘On se demande toujours sur quel volcan il va danser’, s’interroge un membre de son bureau de Genève. Mais manifestement il a toujours une longueur d’avance sur nous’. Vénéré, pour ne pas dire adulé par ses fidèles, entre 12 et 15 millions répartis sur une vingtaine de pays, il inspire aussi la crainte de déplaire, sous des dehors d’une extrême affabilité. ‘Certains le redoutent, mais il est aussi exigeant pour lui que pour les autres’, affirme un membre de son secrétariat à Chantilly, près de Paris, où il possède aussi des écuries. Entouré d’un carré de fidèles formant rempart autour de Son Altesse, l’Aga Khan est d’une discrétion à toute épreuve jusque dans les ramifications de ses multiples agences. Il n’est pas aisé de se repérer dans le Réseau Aga Khan de Développement (AKDN, 60.000 employés), qui chapeaute l’AKFED (Aga Khan Fund for Economic Development) pour la partie économique (90 sociétés, 36.000 salariés, 1,5 milliard de dollars de chiffre d’affaires), et le développement social et culturel (avec un budget annuel de plus de 500 millions de dollars). AFP


Top official says Hamas stronger than Fatah

 

 
The Associated Press Wednesday, September 10, 2008 JERUSALEM: Israel’s point man in indirect, Egyptian-mediated talks with Hamas on Wednesday said the Islamic militant group is more powerful than the Western-backed Palestinian government and is ‘like cancer.’ Senior Defense Ministry official Amos Gilad said talks with Hamas designed to secure the release of a captured Israeli soldier have gone better since a truce went into effect in June. But he added that a deal is ‘not close.’ ‘Since the truce we are discussing more seriously, but I am impressed only by results,’ he said. Gilad’s comments came as a senior Hamas official warned that any Israeli military option in Gaza could lead to more kidnappings of Israeli soldiers. Gilad, making a rare appearance before foreign diplomats and journalists in Jerusalem, said current peace talks between Israel and the moderate Palestinian forces in charge of the West Bank are not likely to bear fruit until those forces retake Gaza from Hamas. ‘It’s very difficult to sign an agreement with half your body,’ he said. Hamas’ violent takeover of Gaza 15 months ago has created a two-headed Palestine, with the militants ruling Gaza and their moderate Fatah rivals controlling the West Bank. The two territories, captured by Israel in the 1967 Mideast war, are located on opposite sides of Israel. The moderate Palestinian leadership seeks both areas for a future independent state. Gilad said he believes Hamas’ goal is to take over the West Bank as well. For the time being, however, he said the militants have decided to halt suicide bombings and rocket attacks on Israel because ‘the price is too high’ — an apparent reference to harsh Israeli reprisals. Gilad has made several trips to Egypt in recent weeks in an effort to win the release of Israeli Sgt. Gilad Schalit, captured by Hamas-linked militants in a cross-border attack in June 2006. The ceasefire is supposed to be part of a larger deal between Israel and Hamas in which Schalit would be exchanged for Palestinian prisoners and the Israeli and Egyptian-imposed closure of Gaza’s border crossings would be eased. But while the violent cycle of Palestinian rocket attacks and Israeli military strikes has subsided, the punishing blockade of Gaza remains largely in place and little progress has been reported on a prisoner exchange. ‘We are not close to the release of Gilad Schalit,’ Gilad said. Mahmoud Zahar, a senior Hamas leader in Gaza, was quoted Wednesday in the London-based Asharq al Awsat newspaper as saying that Israeli military action in Gaza could lead to more abductions of Israeli soldiers. This, he said, could put Gazan resistance movements in a better position to demand the release of even more Palestinian prisoners. Israel holds some 9,000 Palestinians in its jails. Gilad said the forces of moderate Palestinian President Mahmoud Abbas have had some success in establishing law and order in the West Bank. But he said they still had a long way to go before installing the security Israel would require before it could evacuate the West Bank to make room for a Palestinian state. He repeatedly referred to Hamas-ruled Gaza as ‘Hamas-stan,’ saying ‘Hamas-stan is more powerful than the Palestinian Authority’ and likening the militant group to ‘cancer.’ Gilad said his country’s relations between Egypt, one of two Arab countries which has signed a peace treaty with Israel, have improved since the ceasefire with Hamas. He said Egypt is working to prevent weapons smuggling across its border with Gaza. And he praised Egypt for keeping its border crossing with Gaza closed. The Israeli official said Hamas, along with Hezbollah guerrillas in Lebanon, is receiving support from Iran to cause troubles on Israel’s northern and southern flanks. Gilad said international sanctions designed to prevent Iran from pursuing a nuclear weapon have not worked, and that Israel is ‘absolutely confident’ that Iran is aggressively pursuing the bomb. ‘They are determined to have it,’ he said. Iran denies its nuclear program is for obtaining an atomic weapon, saying instead it’s for electricity generation. Gilad would not say if Israel is likely to strike Iran militarily, but repeated the often-heard Israeli line that ‘all options are on the table.’

 

USA – Décès à 74 ans de l’ancien leader de « Nation of Islam »

 
Reuters, le 10 septembre 2008 à 05h33 CHICAGO, 10 septembre (Reuters) – arith Deen Mohammed, ancien leader du groupe nationaliste afro-américain Nation of Islam, est décédé mardi à l’âge de 74 ans, a annoncé sa famille dans un communiqué. Mohammed est mort à Chicago de causes inconnues. ‘Il était un serviteur public qui s’est dressé contre l’oppression raciale et a travaillé sans relâche pour la paix, l’unité et la réconciliation. Il a préservé l’héritage de son père de montée en puissance économique de politique de la communauté musulmane’, peut-on lire dans le communiqué. Mohammed avait pris le contrôle du mouvement en 1975 après la mort de son père Elijah Muhammad, qui avait fondé l’organisation religieuse et séparatiste noire en 1934. Le fils avait adopté une vision plus orthodoxe de l’islam qui avait conduit à une rupture avec Louis Farrakhan, qui dirige aujourd’hui le mouvement.


A CONTRE COURANT:

L’affaire Tarek Dhiab, l’Enfant terrible du Football tunisien,

ou est passé ‘l’Etat du Droit et des Institutions ‘ ?

Ou est passé M. Abdelhamid Slema?

Chaque jeudi, ‘A contre courant ‘ sur www.samibenabdallah.com

Par Sami BEN ABDALLAH

M.Abdallah Kaabi n’est plus le puissant ministre du sport. La nouvelle de son limogeage ou de son appel à d’autres fonctions, a été accueillie avec joie par les supporters de l’Espérance Sportive de Tunisie, l’un des deux grand club de la capitale. M.Abdallah Kaabi était devenu impopulaire par le sort réservé à la star du football, Tarek Dhiab : ‘ 8 h d’interrogatoires par la police, une voiture saisie illégalement et une convocation à comparaître devant le tribunal le 4 octobre 2008 ‘, comme le rappelle Adel Bouhlel d’Akhbar Al Joumhouriya.

Tarek Dhiab a refusé de serrer la main du ministre et a tenu des propos assez durs à l’encontre de ce dernier. Dans une démocratie, il s’agit d’un fait divers. En Tunisie, c’est devenu une affaire ‘politique ‘, presque une affaire d’Etat où on a vu les mêmes méthodes utilisées contre les dissidents. L’affaire Tarek Dhiab a provoqué les rumeurs les plus folles au point qu’un internaute a évoqué un scénario tragi-comique :

Tarek a quitté le parc B au bord de sa voiture vers 13h, a été victime d’un simulacre d’accident mis en scène par des policiers et des agents de la protection civile. Un homme s’est jeté sur la voiture de Tarek feignant avoir été heurté par ce dernier. Les policiers et la protection civile, postés à quelques mètres de là ont fait irruption dans le paysage pour interpeller Tarek et l’humilier en public. Tarek a ensuite été emmené au poste de police pour y être gardé jusqu’à une heure tardive de la nuit ‘. Ce scénario n’a pas été retenu.. et Il est significatif que Tunisiens ont développé cette capacité à anticiper ou à développer de tel scénario…

C’est un autre scénario qui a vu le jour. Le journaliste Ramzi Jberi du journal Achaab (Journal de l’Union Générale des Travailleurs Tunisiens-UGTT) l’explique :

Le fameux lundi, la police d’assurance de la voiture de Tarek Dhiab expirait. M.Hamdi Meddeb – le président du club- insiste auprès de Tarek Dhiab pour que ce dernier se déplace en urgence au parc B. Sur le chemin, un policier l’arrête pour faire un contrôle de papiers et constate l’expiration de la police d’assurance. Tarek Dhiab aurait tenté de le corrompre en lui remettant un chèque de 10 dinars ‘. Comme quoi, ‘ils ‘ ont pensé à tout. Face aux incrédules qui dénonceront le montage, ‘ils ‘ exhiberont le chèque. Et ainsi, l’histoire de l’humanité retiendra que pour la première fois, quelqu’un a tenté de corrompre un fonctionnaire en lui remettant 10 dinars- une somme dérisoire-6€- sous forme de chèque. Un contrôle fiscal avait convaincu Hamdi Meddeb de participer au casting. Ce qui a suscité un commentaire ironique d’un autre internaute : ‘ pour obliger les hommes d’affaires tunisiens à payer les impôts, il suffit de nommer Tarek Dhiab dans leurs entreprises et ainsi, ils auront la visite des inspecteurs fiscaux ‘.

Durant l’affaire Tarek Dhiab, le nom de M.Slim Chiboub a été souvent évoqué. Une partie des supporters attribuent à M. Slim Chiboub le rôle de réalisateur de ce film. Un très mauvais film. Pourquoi M. Slim Chiboub ne s’explique pas ?

Les Tunisiens comprennent tout à l’envers

Reste la convocation de Tarek Dhiab le 4 octobre 2008. Il est probable que cette affaire se solde par une condamnation avec sursis ou par une amende symbolique. Il y a une troisième hypothèse, celle du report du procès. En Tunisie, à force de suivre les procès des dissidents, la majorité des Tunisiens a acquis une grande culture juridique. Les Tunisiens savent le résultat des délibérations des juges avant même que ces derniers ne se réunissent. Il est assez difficile qu’il y est un non lieu, car – Selon la logique du pouvoir- cela constituera un désaveu au ministre et une remise en question de toute cette affaire.

Un internaute du site E-speranza.net ( Un des sites des supporters de l’Espérance Sportive de Tunisie) écrit:

‘ Soyons réalistes… Vous pensez vraiment que seul M. Abdallah Kaabi a participé à cette [affaire]qui a propulsé Tarek Dhiab de son poste de vice président? Non, vous vous en doutez bien! Oui, il a joué un rôle important, mais il n’était pas seul… Nous savons, que beaucoup de personnes étaient gênés par la nomination de Tarek Dhiab et cherchaient à lui tirer dessus au premier faux pas. Donc, aujourd’hui que M. Abdallah Kaabi est parti, vous pensez vraiment que ces personnes auront des difficultés pour utiliser celui qui l’a remplacé [M. Samir Labidi] tout comme ils l’ont fait avec son prédécesseur (sachant que celui-ci, tout comme l’ancien, n’a jamais fréquenté le domaine sportif avant sa nomination au poste de ministre de la jeunesse et des sports)? ‘oubliez pas qu’il a un secrétaire d’état chargé du sport aussi… Ce qui est un nouveau poste, qui n’existait pas au temps de M. Abdallah Kaabi. On aura peut être deux ennemis à la place d’un seul ‘.

Un occidental n’aurait rien compris en lisant ce post. Car rien n’est clair dans cette intervention. Mais en Tunisie, on a appris à lire entre les lignes, en diagonale, et à s’exprimer ‘ librement ‘ avec des messages codés. Il nous reste à apprendre deux choses : le morse, anciennement utilisé pour communiquer et la méthode braille pour les non voyants. Et développer encore cette schizophrénie qui nous marque tous : ‘ on comprend tout à l’envers ‘ Quand, on entend ‘ le pouvoir encourager la liberté d’expression ‘, on comprend ‘le Pouvoir n’encourage pas la liberté d’expression ‘. Posez la question à n’importe quel Tunisien et vous verrez! Il vous tiendra un ‘ discours légaliste plus légaliste tu meurs ‘ ! Son comportement sera à l’opposé de tout ce qu’il dira.

Depuis des années, il y a un manque de confiance terrible qui nous pénalise tous. Le pouvoir est le premier perdant de pareille situation. Le journaliste Hafedt Al Ghribi du Journal Assabah a rappelé ce constat dans un billet intitulé ‘Ce n’est pas avec ces corbeaux qu’on construira quelque chose !’. En résumé, le premier ministre, M. Mohamed Ghannouch, a fait une réunion avec des professionnel et a souhaité entendre leurs critiques afin d’améliorer les choses. Durant toute la réunion, il n y avait que des personnes qui valorisaient les acquis et les réalisations –tout va bien M. le premier Ministre, dormez tranquille. Assez gêné, le Premier ministre a rappelé à ses interlocuteurs, qu’il s’est réunit avec eux pour entendre leurs critiques. De nouveau, les présents lui rappellent les acquis et les réalisations – tout va bien Monsieur le Premier ministre, dormez tranquille. Quand le Premier ministredisait ‘faites moi part de vos critiques… ‘, les présents comprenaient ‘valorisez les acquis et les réalisations ‘.

Plus grave encore, nous sommes tous devenus des flics en puissance, nous réfléchissons comme des flics et nous agissons comme des flics. Prenez n’importe quel article publié sur le web et donnez-le à un Tunisien pour le lire. Il ne vous parlera pas du contenu, il concentrera ses efforts pour fouiller dans le CV de l’auteur…à deviner des allusions, des insinuations et des non-dit, là où il n y a rien. S’il le faut, il les inventera.

Prenez une personne qui tient un discours pro-pouvoir. Plus elle défendra le pouvoir, plus le public comprendra l’inverse. Ce n’est pas propre aux Hommes du pouvoir. Prenez un opposant, plus il tiendra des propos très durs vis-à-vis du pouvoir, plus il inspirera de la méfiance au commun des mortels, au point même, de penser que son discours est de la pure diversion.

Allez vers n’importe quel Tunisien et commencez à lui parler de la Tunisie. Automatiquement, il pensera que vous êtes un indicateur ou un flic. C’est surréaliste, mais c’est la vérité.

Nous sommes tous victimes de cette schizophrénie ambiante. Il y a des années, j’ai vécu une situation tragi-comique. Sur un forum de discussion sportif fait par des étudiants à l’étranger, où je participais occasionnellement, j’ai découvert que les administrateurs du forum passaient leur temps à lire les MP privés des participants. Il y avait pourtant une charte du forum qui interdisait de tels agissements et qui assurait toute la confidentialité aux participants. Cela m’a marqué. Comment ces jeunes qui n’avaient plus confiance dans la confidentialité des mails ou courriers privés, reproduisent exactement les mêmes pratiques qu’ils dénonçaient à longueur de journée ?

 Il y a un manque de confiance terrible qui marque toutes nos relations. Nous n’avons plus confiance en rien.Que pouvons-nous faire avec ce manque de confiance ? Absolument rien. Nous avons tous peur, et cette peur –c’est la psychologie qui l’enseigne- nous inhibe, nous castre et bloque en nous toute énergie positive. Ce n’est pas une fatalité. Mais pour rétablir la confiance, il faut du concret car pour les discours, plus personne n y croit.

Revenons à l’affaire Tarek Dhiab, un non lieu sera une décision assez courageuse . Trarek Dhiab n’est pas parfait, il a sûrement fait des erreurs, il a peut être cherché à régler ses comptes…Mais il faut apprendre à tourner la page et à changer de méthodes. On n’est plus en 1970 ou 1960 ! on est en 2008!

Ou est passé M. Abdelhamid Slema?

Faut-il oublier aussi les déclarations de M Abdelhamid Slema, lequel, on ne sait pas, en quelle qualité, il les a tenu ? En sa qualité de Président du Comité Olympique tunisien ? ou celle de Conseiller auprès de la Présidence de la République ? En résumé M. Abdelhamid Slema a ‘critiqué le silence de la presse dans ‘l’affaire Tarak Dhiab ‘ soulignant que ‘l’acte [ne pas serrer la main du ministre] est suffisamment grave et répréhensible…car il y a l’autorité et le prestige de la fonction de ministre qui ont été bafoués par un tel geste. ‘.

Adel Bouhlel a rappelé dans son article paru au JournalAkhbar Al Joumhouriya que jusqu’à la date de la publication de son billet, la voiture de Tarek Dhiab était saisie ‘illégalement ‘ ! Oui ‘illégalement ‘ c’est le terme qui en convient. Par conséquent, il est légitime de s’interroger : Ou est passé M. Abdelhamid Slema ? Qu’est ce qui est plus grave pour notre pays ? Que le prestige du Ministre soit bafoué ? ou que la Loi soit bafouée ? M. Abdelhamid Slema, a critiqué à tort ou à raison, ‘ le silence de la presse dans ‘l’affaire Tarak Dhiab ‘ …est-il conscient que son propre silence aujourd’hui, est ‘ grave ‘ car ‘  il s’agit de l’autorité et le prestige des lois en Tunisie qui ont été bafoués par une saisie illégale de voiture ‘. Mais ou est passé M Abdelhmid Slema? Pourquoi il ne s’exprime pas?

Il y a quelques semaines, le Canard Enchaîné provoqué Nicolas Sarkozy, en écrivant ‘si vous avez un problème de tout-à-l’égout et de copropriété, n’hésitez plus : Contactez l’Elysée ‘. En Tunisie, on ne sait pas pourquoi la loi n’est pas respectée ? S’il faut à chaque fois que le Président de la République intervienne [il s’agit de l’explication officielle qui a été donnée suite à la censure de facebook et l’intervention du Président pour corriger la censure], et bien pourquoi faire et à quoi sert un Etat ? des institutions ? un parlement ? des lois ? des juges ?…etc.

Afin de faire des économies, mieux vaut supprimer tout cela et créer un numéro vert au palais de Carthage à appeler en cas de problème.

Appeez le palais de Carthage?  

‘ Appelez le palais de Carthage… ? ‘. Oui, mais dans ce cas, on ne pourra plus continuer à discourir sur ‘l’Etat de Droit et des institutions ‘ et ‘la suprématie des lois garanties par la Constitution’. Oui, car on ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre, la crémière, la fille de la crémière, la chienne et la vache…

Demeure cette frustration qui ronge des milliers de Tunisiens et de Tunisiennes à la vue de chaque fait divers- une saisie illégale d’une voiture- devenir une affaire d’Etat ; et nécessiter l’intervention du Président de la République, avec tout ce qui s’en suit, de ‘ remerciements ‘, de ‘ débats ‘ et ‘ d’analyses sur les choix justes du pouvoir et l’image de la Tunisie dans le monde ‘ qui a été améliorée car une voiture saisie illégalement a été libérée…

Sami BEN ABDALLAH

www.samibenabdallah.com

 

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