1 novembre 2009

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TUNISNEWS

9 Úme année,N° 3449 du 01.11.2009

 archives : www.tunisnews.net  


IPI: One Tunisian Journalist Kidnapped and Beaten in Brutal Assault, Another Arrested, as President Ben Ali’s Fifth Term Begins with Yet More Blows to Press Freedom ComitĂ© National de Soutien aux Populations du Bassin Minier: Agressions de Ghanem ChraĂŻt Disparition de Mohammed Soudani – CommuniquĂ© commun Lettre de la commission de dĂ©fense de ZouhaĂŻer Makhlouf, militant des droits de l’homme Parti du Travail Patriotique et DĂ©mocratique: DĂ©claration sur les Ă©lections Kalima: Neuf mois d’emprisonnement pour le militant estudiantin ZouhaĂŻer Zouidi AP: Affaire Ben Brik: un haut responsable tunisien dĂ©nonce le “parti pris” de RSF Taoufik Ben Brik – TĂ©moignage de Khadija Loumamba MOHSNI: Taoufik Ben Brik Au Poste De La Police LÂŽ HumanitĂ©: Ben Ali emprisonne ‹les journalistes tunisiens Xinhua: Tunisie : arrestation de 38 candidats Ă  l’Ă©migration clandestine


One Tunisian Journalist Kidnapped and Beaten in Brutal Assault, Another Arrested, as President Ben Ali’s Fifth Term Begins with Yet More Blows to Press Freedom

sday, 29 October 2009 ‘Criticizing Ben Ali or His Family the Most Dangerous Thing You Can Do in Tunisia,’ Vice-president of Tunisian Press Freedom Observatory Tells IPI Naomi Hunt, Press Freedom Adviser The International Press Institute (IPI) strongly condemns the kidnapping and beating of journalist Slim Boukhdhir on Wednesday night in Tunis and the arrest on Thursday morning of renowned journalist and government critic Taoufik Ben Brik. Ben Brik had previously endured detentions and been prevented from travelling out of Tunisia. He was arrested for allegedly attacking a woman.  Local sources told IPI that he remains in detention and is scheduled to appear before a judge tomorrow.  Slim Boukhdhir was kidnapped by four men in civilian clothing while on his way home. After forcing him into a car, the attackers brought Boukhdhir to the largest park in Tunis and beat him severely, threatening him with a knife and warning him that if he did not stay away from “that woman,” he would be killed. A passerby helped Boukhdhir into a taxi, which he took to the home of Naziha Rjiba, vice president of the Tunis-based Observatory for the Freedom of the Press, Publishing and Creation (OLPEC) and an editor of the online magazine Kalima. Slim appeared almost naked, in jogging trousers, Rjiba told IPI. He had obviously been beaten and was covered in bruises. Boukhdhir told Rjiba that four men, who he believed to be plainclothes police officers, put him in a car and took him to Belvedere Park, where they beat him and took away his money, mobile phone and identification. Earlier in the afternoon, Boukhdhir had participated in an interview with the BBC about President Ben Ali’s re-election to a fifth term earlier this week. According to Rjiba, he also spoke about a recent campaign to intimidate journalists and the use of criminal defamation laws.  He also mentioned the wife of Ben Ali. “Criticizing Ben Ali or his family is the most dangerous thing you can do in Tunisia,” Rjiba told IPI. “IPI is shocked and appalled by the brutal assault on Slim Boukhdhir, who has been targeted for his independent journalism and critical voice. We wish Slim a speedy recovery,” said IPI Director David Dadge. “The Tunisian government has an obligation to protect rather than attack its citizens, and must pursue and bring to justice those responsible for this repulsive crime.” An outspoken journalist, Boukhdhir has been denied a passport since 2003, in violation of Tunisian and international law.  After beginning a hunger strike in protest in November 2007, Boukhdhir was arrested and jailed for insulting a public official, refusing to produce identification and “breach of accepted standards of good behaviour,” charges that were widely discredited as baseless.  Since his early release from prison in July 2008, Boukhdhir had continually been threatened and intimidated for continuing his work. This assault is the latest in a series of cases surrounding Tunisia’s recent presidential elections in which journalists and activists have received death threats, been harassed and warned to keep quiet.   
(Source:  IPI: International Press Institute le 29 octobre 2009)  

Comité National de Soutien aux Populations du Bassin Minier

Agressions de Ghanem ChraĂŻt

30 octobre 2009 Le comitĂ© National a appris que monsieur Ghanem ChraĂŻti, condamnĂ© Ă  quatre ans et neuf mois Ă  la suite du mouvement de protestation pacifique de Redeyef, avait Ă©tĂ© agressĂ© physiquement et verbalement Ă  deux reprises Ă  la prison civile de Harboub dans le sud tunisien. La premiĂšre agression : plusieurs agents de la prison l’ont rouĂ© de coups et insultĂ© au prĂ©texte qu’il n’aurait pas saluĂ© l’un d’eux, quant Ă  la seconde fois, c’est un prisonnier de droit commun qui l’a provoquĂ© et ils se sont querellĂ©s. Il a Ă©tĂ© suspendu au plafond par les mĂȘmes agents, les mains ligotĂ©es et ils l’ont rouĂ© de coups. Quant au directeur de la prison, il a refusĂ© de recevoir sa plainte, allĂ©guant que l’affaire ne le concernait pas. [
] Le ComitĂ© Nationale de Soutien aux Populations du bassin minier (Source : Tunisnews du 30 octobre 2009) (traduction ni revue, ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)

Disparition de Mohammed Soudani

Communiqué commun
Tunis, le 30/10/2009 On est sans nouvelles de Mohammed Soudani, Ă©tudiant originaire de la rĂ©gion de Mehdia, depuis le jeudi 22 octobre 2009. Lors de sa derniĂšre communication avec des amis, il avait informĂ© ces derniers qu‘il se trouvait dans un hĂŽtel de Tunis en compagnie d‘une journaliste française, et qu‘il Ă©tait entourĂ© par de nombreux agents de la police politique. Il avait ajoutĂ© que s‘il n‘avait pas repris contact Ă  partir de dix heures du soir, c‘est qu‘il aurait Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©. Il n‘a pas appelĂ© Ă  l‘heure dite et son tĂ©lĂ©phone portable est depuis lors coupĂ© ce qui rend fort probable son arrestation. Le pĂšre de lâ€˜Ă©tudiant Soudani a contactĂ© son avocat Ă  Mehdia pour lui dire qu‘il n‘avait plus de nouvelles de son fils qui est militant de l‘Union GĂ©nĂ©rale des Etudiants de Tunisie et qu’il avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© et condamnĂ© Ă  une peine d‘emprisonnement avec sursis indĂ©pendamment de poursuites dans deux affaires pĂ©nales Ă  Mehdia. [
] Organisaion LibertĂ© et EquitĂ© Association Tunisienne de Lutte contre la Torture Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques Conseil National pour les LibertĂ©s en Tunisie Observatoire Tunisien des droits de l’homme et des LibertĂ©s Syndicales Amicale Nationale des Anciens Combattants Observatoire de la LibertĂ© de la Presse, de l’Edition et la Communication (Source : Tunisnews du 30 octobre 2009) (traduction ni revue, ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)

Lettre de la commission de dĂ©fense de ZouhaĂŻer Makhlouf, militant des droits de l’homme

Nous, avocats reprĂ©sentant le militant des droits de l’Homme ZouhaĂŻer Makhlouf, dans l’affaire relative Ă  la dite nuisance Ă  travers les moyens de communication, informons l’opinion publique que l’administration de la prison de Mornaguia a empĂȘchĂ© les avocats de rendre visite Ă  leur client. Cela nous fait craindre le pire, d’autant qu’il est en grĂšve de la faim depuis le 21 octobre 2009, soit au deuxiĂšme jour de son dĂ©pĂŽt en prison. Les avocats soussignĂ©s : Mohammed Abbou Mondher Cherni Faouzi Jaballah Ayachi Hammami Najet Labidi SaĂŻfeddine Makhlouf Nabil Libassi Khaled Krichi Abdelbasset M’barek ImĂšne Triki Faouzi Mrad (remarque : cette liste est provisoire, dans l’attente de l’ajout des noms des autres avocats (Source : Tunisnews du 30 octobre 2009) (traduction ni revue, ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)


Neuf mois d’emprisonnement pour le militant estudiantin Zouhaïer Zouidi

Vendredi 30 octobre 2009, par la RĂ©daction Le Tribunal de PremiĂšre Instance de Tunis a condamnĂ© Ă  une heure tardive hier ZouhaĂŻer Zouidi, militant estudiantin de la fac de lettres de Mannouba, Ă  neuf mois d’emprisonnement fermes pour « troubles, Ă©tat d’ivresse sur la voie publique et agression de fonctionnaire ». [
] il avait Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© devant la fac de lettres, agressĂ© et torturĂ© pour son activitĂ© au sein de l’Union GĂ©nĂ©rale des Etudiants de Tunisie et sa participation aux mobilisations estudiantines, notamment pour le logement des Ă©tudiants. [
] (Source : revue Kalima du 30 octobre 2009) (traduction d’extraits ni revue, ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)


 

Parti du Travail Patriotique et Démocratique

Liberté   Justice   ProgrÚs   Egalité

 

L’Initiative nationale pour la DĂ©mocratie et le ProgrĂšs

Déclaration sur les élections

Notre pays a vĂ©cu, ces derniers jours, une phase importante de sa vie politique : l’élection du PrĂ©sident de la RĂ©publique et des membres de la Chambre des dĂ©putĂ©s.

L’Initiative nationale pour la DĂ©mocratie et le ProgrĂšs (INDP) a estimĂ© que ces Ă©lections constituaient une occasion exceptionnelle – dont le pays est privĂ© en temps ordinaire – pour faire entendre au peuple tunisien une voix autre que la voix dominante qui tente de faire croire qu’elle constitue la voix unique, que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes et qu’il n’ y a aucune alternative au parti au pouvoir et Ă  son personnel politique.

            L’INDP a rencontrĂ© lors de ces Ă©lections des obstacles innombrables : de la loi Ă©lectorale (Ă  laquelle s’étaient opposĂ©s les dĂ©putĂ©s d’Ettajdid) Ă  l’invalidation de nombreuses listes, la saisie du journal  du mouvement ettajdid « Attariq Al Jadid », l’interdiction des manifestes Ă©lectoraux et des affiches pendant plusieurs jours, la gestion partisane des espaces publics de rĂ©union, la censure de nombreux passages dans les interventions Ă  la tĂ©lĂ©vision et Ă  la radio de plusieurs tĂȘtes de liste de l’INDP et, pour terminer, les nombreux abus et irrĂ©gularitĂ©s qui se sont produits le jour du scrutin (et dont nous avons fait Ă©tat, en temps utile, Ă  l’Observatoire national des Ă©lections).

            MalgrĂ© toutes ces difficultĂ©s, l’INDP a rĂ©ussi Ă  mettre en Ă©vidence le fait – que certains ont voulu nier –  qu’elle reprĂ©sente effectivement un mouvement d’opposition sĂ©rieux et responsable, qui propose des idĂ©es et des perspectives alternatives distinctes des idĂ©es dominantes, fondĂ©es sur une analyse sĂ©rieuse, immĂ©diatement applicables, ou, pour le moins, pouvant constituer une base solide pour un dĂ©bat national global sur les orientations gĂ©nĂ©rales de notre pays. Elle a aussi montrĂ© que cette alternative est portĂ©e par des hommes et des femmes patriotes, compĂ©tents, qui ne sont mus ni par l’intĂ©rĂȘt matĂ©riel ni par l’attrait du pouvoir, ne comptant que sur les forces propres de leur peuple, et dont le seul souci est de mettre leurs capacitĂ©s, leur expĂ©rience et leurs compĂ©tences au service de leur pays et du progrĂšs de leur peuple.

            Ces Ă©lections auraient pu constituer une occasion pour faire Ă©voluer la situation vers un systĂšme politique rĂ©pondant aux besoins de notre peuple et aux aspirations de sa jeunesse, afin d’engager une rĂ©forme qui consacre le droit du citoyen Ă  choisir ses dirigeants en toute libertĂ© et concrĂ©tise la richesse du paysage politique de notre pays en Ă©nergies nombreuses et diverses, disposĂ©es Ă  servir leur patrie.

L’obstination Ă  maintenir la mainmise du parti au pouvoir sur tous les aspects de la vie politique et sociale a fait rater Ă  notre pays cette occasion de rĂ©former le systĂšme politique, ce qui traduit l’intention chez certains de faire de la prochaine Ă©tape de la vie politique du pays une réédition de l’expĂ©rience prĂ©cĂ©dente, peut-ĂȘtre mĂȘme avec plus de fermeture. Ainsi, les rĂ©sultats officiels des Ă©lections ne reflĂštent ni le rapport rĂ©el des forces politiques dans la sociĂ©tĂ©, ni l’étendue de la large sympathie rencontrĂ©e, auprĂšs des larges couches de la population, par l’INDP et ses candidats aux prĂ©sidentielles et aux lĂ©gislatives.

Ces rĂ©sultats viennent plutĂŽt consacrer l’hĂ©gĂ©monie du parti au pouvoir et des partis qui lui sont proches, dans une tentative pour dĂ©courager et marginaliser l’opposition nationale et dĂ©mocratique responsable.

            L’INDP est convaincue que l’avenir de la Tunisie, sa stabilitĂ© et son invulnĂ©rabilitĂ© passent par une politique fondĂ©e sur la justice sociale et une rĂ©forme globale du systĂšme politique qui consacre les principes du rĂ©gime rĂ©publicain et les valeurs de citoyennetĂ©, d’égalitĂ© et de souverainetĂ© du peuple, exercĂ©e Ă  travers des Ă©lections libres et transparentes, qui contribue Ă  promouvoir la vie politique et garantisse aux partis Ă  caractĂšre civil souhaitant agir dans la lĂ©galitĂ© – en particulier le Parti du Travail patriotique et dĂ©mocratique – le droit Ă  la reconnaissance lĂ©gale.

            L’INDP est dĂ©cidĂ©e Ă  consolider, au cours de la prochaine Ă©tape, l’alliance entre ses composantes, sur la base de la plateforme prĂ©sentĂ©e Ă  l’opinion publique Ă  l’occasion de l’annonce de la candidature de M. Ahmed Brahim, sur laquelle elle a pris appui tout au long de la campagne Ă©lectorale.

            L’INDP est d’autre part rĂ©solue Ă  approfondir les convergences qui se sont rĂ©alisĂ©es au cours de la campagne Ă©lectorale, pour franchir de nouvelles avancĂ©es en rassemblant le maximum d’énergies en vue de crĂ©er un mouvement dĂ©mocratique et progressiste puissant et agissant, capable d’influer sur le cours des Ă©vĂ©nements et d’assurer Ă  notre pays et Ă  ses enfants un avenir meilleur.

            A cette occasion, l’INDP dans toutes ses composantes : militants indĂ©pendants, Mouvement Ettajdid et Parti du Travail patriotique et dĂ©mocratique, exprime sa vive reconnaissance Ă  toutes les citoyennes et Ă  tous les citoyens qui ont donnĂ© leur voix Ă  son candidat Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique et Ă  ses candidats aux lĂ©gislatives.

Elle exprime aussi sa reconnaissance au peuple tunisien qui a accueilli ses meetings dans toutes les rĂ©gions du pays, a assistĂ© Ă  ses rĂ©unions et a manifestĂ© de l’intĂ©rĂȘt pour ses idĂ©es et ses propositions, en surmontant indiffĂ©rence et pressions.

Elle exprime de mĂȘme sa considĂ©ration et ses fĂ©licitations chaleureuses Ă  ses militants, ses amis et sympathisants pour la combativitĂ©, la fermetĂ© et l’enthousiasme dont ils ont fait preuve au cours de la campagne Ă©lectorale. Leur comportement responsable leur a permis de surmonter les obstacles et de faire face aux pressions, aussi bien celles qui poussent Ă  rester chez soi en se contentant de protestations verbales, que celles qui poussent Ă  accepter le fait accompli et Ă  se rĂ©signer devant la politique du bĂąton et de la carotte.

            Elle prend acte du fait que le Mouvement Ettajdid n’a pas Ă©tĂ© Ă©cartĂ© de la Chambre des DĂ©putĂ©s, oĂč ses deux reprĂ©sentants auront la responsabilitĂ© d’exprimer fortement les positions de l’opposition sĂ©rieuse.

            L’INDP exprime sa considĂ©ration pour tous ceux qui ont soutenu son candidat Ahmed Brahim, en particulier le « Forum dĂ©mocratique pour le Travail et les LibertĂ©s » (FDTL) et les listes « RĂ©forme et DĂ©veloppement ». Elle renouvelle l’expression de sa solidaritĂ© avec le FDTL, victime d’exclusive lors de ces Ă©lections.

            A toutes les personnalitĂ©s, en Tunisie et dans l’émigration, Ă  tous les intellectuels, artistes, Ă©crivains, mĂ©decins, avocats, universitaires, aux syndicalistes et militants des droits humains qui ont apportĂ© leur soutien Ă  l’INDP et ses candidats, l’INDP adresse un grand merci !

 

Tunis, le 27 Octobre 2009

 L’Initiative Nationale pour la DĂ©mocratie et le ProgrĂšs

 

 

Présidentielles Ahmed Brahim : 74 257 voix    1,57%

wilaya

législatives

législatives

 

présidentielles

présidentielles

 

 

 

 

 

 

Tozeur

 411

0,81

 

214

0, 42

Zaghouan

1058

1,49

 

1102

1, 55

Kasserine

1627

0,76

 

2650

1, 23

Siliana

 820

0,67

 

1147

0, 94

Nabeul

(Mohamed Aguerbi)

3568

1,22

 

6627

2, 27

Ben Arous

(Mohsen Khalfaouio)

2010

1, 07

 

2489

1, 32

Béja

 833

0,58

 

1419

0, 98

Kebili

(Mohamed ben Zayed)

 498

0,78

 

288

0, 45

Ariana

2852

1,63

 

4526

2, 59

Mahdia

1832

1,07

 

1897

1, 11

Gabes

2170

1,35

 

3096

1, 92

Sousse

2674

1,18

 

2402

1, 06

Jendouba

1853

0,86

 

5047

2, 35


Affaire Ben Brik: un haut responsable tunisien dĂ©nonce le “parti pris” de RSF

AP | 31.10.2009 | 19:32 Un haut responsable du parti au pouvoir en Tunisie a reprochĂ© samedi Ă  l’organisation Reporters sans frontiĂšres (RSF) un “manque d’objectivitĂ© et son parti pris” dans l’affaire du journaliste Taoufik Ben Brik. “Ce n’est pas normal qu’on Ă©coute un seul son de cloche”, a jugĂ© le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du rassemblement constitutionnel dĂ©mocratique (RCD), Mohamed Ghariani, lors d’une confĂ©rence de presse. Le journaliste doit comparaĂźtre le 19 novembre devant le tribunal correctionnel de Tunis Ă  la suite d’une plainte dĂ©posĂ©e par une femme qui l’accuse de l’avoir agressĂ©e, insultĂ©e et d’avoir endommagĂ© sa voiture. L’association de dĂ©fense de la libertĂ© de la presse RSF, basĂ©e Ă  Paris, a dĂ©noncĂ© une affaire “montĂ©e de toutes piĂšces par les autoritĂ©s pour inquiĂ©ter le journaliste, connu pour ses articles critiques Ă  l’Ă©gard du prĂ©sident Ben Ali”. M. Ghariani a qualifiĂ© de “grave” l’attitude de “certaines parties qui considĂšrent qu’il suffit d’ĂȘtre un activiste pour se prĂ©valoir d’une immunitĂ© et se placer au-dessus de la loi”. “Pour ĂȘtre respectĂ©es, ces ONG doivent respecter la souverainetĂ© des pays”, a-t-il martelĂ©. M. Ghariani s’en est pris, par ailleurs, Ă  ce qu’il a appelĂ© une “minoritĂ© de Tunisiens” qui recourent Ă  “des parties Ă©trangĂšres pour diffuser des allĂ©gations mensongĂšres” contre leur pays. Selon lui, il s’agit lĂ  de “procĂ©dĂ©s immoraux” qui “dĂ©notent de troubles psychiques dans la personnalitĂ© de leurs auteurs”. De telles mĂ©thodes sont considĂ©rĂ©es par l’opinion publique en Tunisie comme “une traĂźtrise” dans la mesure oĂč elles “portent atteinte aux intĂ©rĂȘts des citoyens et du pays”, a-t-il ajoutĂ©. Le dirigeant du RCD prĂ©sentait Ă  la presse le programme des festivitĂ©s prĂ©vues pour le 22e anniversaire de l’accession au pouvoir du prĂ©sident Zine El Abidine Ben Ali, le 7 novembre 1987. Le chef de l’Etat a Ă©tĂ© réélu dimanche dernier avec 89,62% des voix pour un cinquiĂšme mandat. AP


Voici le tĂ©moignage de ma famille Khadija que j’aimerai voir ĂȘtre publiĂ©.

Khadija a 10 ans.

  

Taoufik Ben Brik
 
 Papa, pourquoi est-ce qu’on t’a mis en prison ? Et pour combien de temps ? Je ne peux pas croire Ă  cela. Non, ce n’est pas juste. Je n’oublierai jamais le visage de cette femme. Elle avait un teint calcinĂ©, des cheveux rouge noir crĂ©pus tirĂ©s raides, et surtout trĂšs maigre mais trĂšs forte ; puisqu’elle a pu s’attaquer Ă  mon papa ; lui qui est si bien barricadĂ©, si fort. Je n’oublierai jamais son visage. Je la revois chaque nuit dans mes cauchemars. Alors que je n’étais encore mĂȘme pas  montĂ© dans la voiture et que papa  prenait  tout son temps pour mettre les clĂ©s en contact, elle cogne notre vieille 106. Pourtant, il y avait bien un espace d’au moins 3 mĂštres qui nous sĂ©parait. Elle sort de sa voiture et se met Ă  crier accusant mon pĂšre de l’avoir emboutie. Il faut dire que j’avais remarquĂ© qu’elle Ă©tait dĂ©jĂ  dans sa voiture bien avant que nous arrivions. Elle attend quelqu’un me suis-je dis. Papa, je me souviens trĂšs bien, elle s’est agrippĂ©e Ă  ta chemise blanche avec une telle force que j’ai eu peur pour toi. Tu as appelĂ© les ouvriers  qui travaillaient dans le chantier prĂšs de l’école pour qu’ils viennent Ă  ton secours. Grace Ă  eux, tu as pu te dĂ©barrasser de ses mains de fer. On est montĂ© dans la voiture. Elle a voulu monter aussi ; mais heureusement que j’ai eu la prĂ©sence d’esprit de verrouiller les portiĂšres. Criant toujours « au poste de la police ! », un autre homme vient. Il portait un costume gris et une cravate. Il avait l’air d’un banquier…Il s’est mis Ă  taper avec violence sur le capot de la voiture ; jusqu’à la secouer. J’avais trĂšs peur. Je te regardais impuissant. Tu Ă©tait blanc. Je voulais t’aider papa ; mais dĂ©solĂ©, je ne suis pas assez forte. Je ne pipai mot tellement j’étais terrorisĂ©e. A aucun moment, papa, tu n’as fait marche arriĂšre pour cogner son R19  verte ; sinon la 106 de maman aurait gardĂ© des traces de peinture ; j’imagine… A aucun moment, je ne t’ai vu l’agresser, ni tirer ses cheveux. A aucun moment, je n’ai entendu l’insulter. Au contraire, je t’ai entendu lui prĂ©senter des excuses : ce qui m’a rĂ©voltĂ©. Comment papa, elle t’agresse, et tu lui fais des excuses ?  Il faut ĂȘtre gentleman avec les femmes mĂȘme quand elles te tabassent ; m’as-tu rĂ©pondu. Papa, en enlevant ta chemise blanche, ton polo et ton tricot de peau dĂ©chirĂ©s, tu avais des traces rouges bleuĂątres autour du cou. Cela m’a figĂ© le cƓur, elle a failli t’étrangler en tirant sur ta chemise. Papa, excuse-moi si en rentrant, je t’ai accusĂ© de ne m’avoir pas protĂ©gĂ© des cris et des insultes de cette femme. Sa voix stridente rĂ©sonne encore dans mes oreilles. Papa, je veux que tu me tiennes dans tes bras, que tu me serres bien fort, je veux pleurer pour oublier cette, cette voix, ces mains, ce visage, ces cheveux. ce film d’horreur PAPA, JE T’AIME   KHADIJA NDLR : La maman de Khadija a portĂ© plainte au nom de sa fille pour traumatisme ; mais ; au poste de Police d’El Manar, on n’a rien voulu enregistrer. En tĂ©moignent l’avocat Ayachi Hammami et son beau-frĂšre FĂ©thi.
 
(Source Loumamba MOHSNI)


Taoufik Ben Brik Au Poste De La Police

Au poste de police, tout s’est passĂ© comme l’a pressenti Taoufik Ben Brik dans son article «  Je ne me rendrai pas ». Taoufik Ben brik s’est rendu lui-mĂȘme au poste de police pour mettre fin Ă  sa propre assignation Ă  rĂ©sidence surveillĂ©e. Il est entrĂ© dans l’antre de Ben Ali et n’en est pas sorti. Dans les locaux de la police, il a Ă©tĂ© tout d’abord ligotĂ©, insultĂ© puis dĂ©shabillĂ©, fouillĂ©. Et pour comble, ils n’ont pas voulu lui remettre son briquet. Taoufik, s’attendait d’une minute Ă  l’autre voir arriver des coups de poings vu la violence et la vulgaritĂ© des propos . Taoufik leur a raconté  la version des faits qui vous ont Ă©tĂ© donnĂ© et a soutenu qu’il s’agissait d’un complot politique faisant suite Ă  la sĂ©rie d’articles sur la Tunisie de Ben Ali. Refusant le fond et la forme de cette affaire, Ben Brik  a catĂ©goriquement refusĂ©de signer toute dĂ©position. Il a Ă©tĂ© ensuite emmenĂ© pour le Tribunal. A mis chemin, il a Ă©tĂ© cagoulĂ©. Contrairement Ă  ce qui a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© Taoufik Ben Brik n’a jamais avouĂ© les faits qui lui sont reprochĂ©s. Par ailleurs, il n’a jamais signĂ© aucun aveu  au poste de la police. Et tout document qui serait prĂ©sentĂ© dans le dossier judiciaire de Tawfik Ben Brik portant sa signature n’est que faux et falsifiĂ©. Au vu de ce qui se passe, je ne peux que reprendre les propos de Taoufik Ben Brik dans son article JE NE ME RENDRAI PAS… «  Je sais ce qui m’attend. Je  les attends…ZABA, ceux qui vont Ă  la mort te saluent. Je ne fais confiance ni Ă  la police, encore moins aux juges tunisiens. Ils sont Ă  la solde de Ben Ali. Je ne peux pas Ă©numĂ©rer ce que ces deux corps m’ont fait : ils m’ont cassĂ© le bras- d’oĂč mon surnom peau rouge de <<bras cassĂ©>>-, ils ont terrorisĂ© mes enfants et les ont empĂȘchĂ© d’avoir une enfance ordinaire (ils ont dĂ©jĂ  une conscience sociale et politique d’un instit’ Ă  la retraite), m’ont  empĂȘchĂ© de circuler librement entre le pays et les autres pays, ont pris ma famille en otage… Je ne leur fais pas confiance, parce qu’ils sont en uniforme, parce qu’ils ont des armes, une armĂ©e, des tortionnaires et des matons. Taoufik Ben Brik avait raison de ne pas leur faire confiance AZZA ZARRAD (La femme de TBB) Avocats ayant visité  Taoufik Ben Brik  au prison d’El Mornaguia : Maitre  Ayachi HAMMAMI : 0021621390350 Maitre  Mohamed ABBOU .00216 20984225 OU BIEN 0021698352320
 
(source Loumamba MOHSNI)


 

Ben Ali emprisonne ‹les journalistes tunisiens

 

À peine Ă©lu avec prĂšs de 90 % des voix, le potentat, fĂ©licitĂ© par Nicolas Sarkozy, ‹s’en prend aussitĂŽt Ă  tous ceux qui critiquent ses pratiques antidĂ©mocratiques. Zine El Abidine Ben Ali, pourtant réélu prĂ©sident de la rĂ©publique tunisienne avec prĂšs de 90 % des suffrages – c’est en tout cas ce qu’a officiellement annoncĂ© la commission Ă©lectorale – n’est peut-ĂȘtre pas si sĂ»r de sa victoire, si ce n’est en arithmĂ©tique, en tout cas dans le cƓur des Tunisiens. Trois journalistes, Taoufik Ben Brik, Slim Boukhdir et Mouldi Zouabi, viennent de subir la colĂšre de celui qui se comporte plus comme un monarque que comme un prĂ©sident Ă©lu. Nos trois confrĂšres n’ont pas mĂ©nagĂ© leurs critiques Ă  l’occasion de la campagne pour l’élection prĂ©sidentielle de dimanche dernier. Il est vrai aussi qu’à la veille du scrutin Ben Ali avait stigmatisĂ© ceux qu’il avait qualifiĂ©s de « minoritĂ© infime de Tunisiens qui dĂ©nigrent leur pays en s’appuyant sur des parties Ă©trangĂšres ». La vieille ficelle pour museler l’opposition, surtout de gauche et dĂ©mocratique. Ce n’est sans doute pas pour rien si une bonne partie des islamistes tunisiens soutiennent maintenant Ben Ali. Le 29 octobre 2009, Taoufik Ben Brik, journaliste et membre fondateur du Conseil national pour les libertĂ©s en Tunisie (CNLT), a Ă©tĂ© Ă©crouĂ© dans un centre de dĂ©tention. Hier, il a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© Ă  la prison de Mornaguia Ă  20 km au nord de Tunis. La veille, Slim Boukhdir, journaliste et membre fondateur de l’association de dĂ©fense des libertĂ©s LibertĂ© et Ă©quitĂ©, a Ă©tĂ© victime d’un enlĂšvement devant chez lui par des inconnus en civil, qui lui ont bandĂ© les yeux, l’ont forcĂ© Ă  monter Ă  bord d’un vĂ©hicule puis l’ont conduit sur la colline du BelvĂ©dĂšre oĂč ils l’ont passĂ© Ă  tabac. Le mĂȘme jour, des inconnus ont tentĂ© Ă  trois reprises de forcer la porte du domicile de Mouldi Zouabi, correspondant d’un journal panarabe basĂ© Ă  Londres, Al Quds Al Arabi. Rien d’étonnant Ă  cela lorsqu’on sait de quoi est capable le rĂ©gime tunisien. Notre consƓur Florence BeaugĂ© en a rĂ©cemment fait les frais, interdite d’entrĂ©e sur le territoire et victime d’une campagne de calomnies de la part d’une presse aux ordres. Plus surprenante en revanche est la rĂ©action des autoritĂ©s françaises, au lendemain de la prĂ©sidentielle. Nicolas Sarkozy a immĂ©diatement adressĂ© ses « plus vives fĂ©licitations » Ă  Ben Ali, lui souhaitant « succĂšs et rĂ©ussite » et exprimant sa satisfaction pour « le niveau excellent atteint par les relations tuniso-françaises ». Pierre Barbancey
(Source: “LÂŽ HumanitĂ©” (Quotidien – France) le 31 octobre 2009)


Tunisie : arrestation de 38 candidats Ă  l’Ă©migration clandestine

PubliĂ© le 2009-11-01 20:32:23 | French. News. TUNIS, 1er novembre (Xinhua) — Trente huit candidats Ă  l’Ă©migration clandestine ont Ă©tĂ© interceptĂ©s au large de la ville de Monastir (Est de la Tunisie), a indiquĂ© dimanche le quotidien tunisien en langue arabe “Assabah”. Selon “Assabah”, les membres de ce groupe, avaient pris le large Ă  partir de la plage “Tboulba”, vers les cĂŽtes italiennes Ă  bord d’une embarcation traditionnelle. Ces candidats Ă  l’Ă©migration ont dĂ» payer entre 1.500 dinars ( 781 dollars) et 2. 000 dinars (1.562 dollars) par personne le prix de leur traversĂ©e hasardeuse pour rejoindre l’Europe, ont-ils avouĂ© aux gardes-cĂŽtes.

 

 

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