1 juillet 2010

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TUNISNEWS
10 Úme année,N° 3691 du 01.07.2010
 archives : www.tunisnews.net 


CRLDHT: RĂ©union – 61 bis, impasse de la dĂ©mocratie – 2010 Tunisie Assabilonline: La Famille de l’Ex-Prisonnier, Walid Ben Tahar Jarray DĂ©clare la Disparition de Son Fils Ouest France: Une militante tunisienne des droits de l’homme agressĂ©e au Forum mondial de Nantes Abdo Maalaoui: Savez vous que la Tunisie exploite la grande mine d’or Ă  ciel ouvert ! El PaĂ­s : Les limites de la cyberdissidence (Traduit de l’espagnol Par Abdelatif Ben Salem) AFP: Attaque meurtriĂšre dans le Sahel, l’Aqmi revendique MAP: AQMI continue de poser une menace “persistante” dans les rĂ©gions du Maghreb et du Sahel AFP: Les troubles liĂ©s Ă  la branche d’Al-QaĂŻda au Maghreb islamique


 
 

CRLDHT

ComitĂ© pour le respect des libertĂ©s et des droits de l’homme en Tunisie

Membre du RĂ©seau Euro-mĂ©diterranĂ©en des Droits de l’Homme

21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  – Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34

crldht@gmail.com / www.crldht.org 

 

 

INVITATION

REUNION PUBLIQUE

Le vendredi 2 juillet 2010 à 20h  Au FIAP 

61 BIS, IMPASSE DE LA DEMOCRATIE – 2010 TUNISIE

 

Le 15 juin 2010, le Parlement tunisien a votĂ© une loi visant l’ajout d’un paragraphe additionnel Ă  l’article 61 bis du Code pĂ©nal, qui sanctionnerait « tout Tunisien qui entretiendrait, sciemment, des relations avec des parties Ă©trangĂšres en vue de les inciter Ă  porter atteinte aux intĂ©rĂȘts vitaux de la Tunisie. Sont considĂ©rĂ©s comme intĂ©rĂȘts vitaux tout ce qui relĂšve de la sĂ©curitĂ© Ă©conomique de l’État ». Toute personne qui Ă©tablirait intentionnellement des contacts explicites ou implicites avec des agents d’un Etat Ă©tranger, une institution ou une organisation Ă©trangĂšre dans l’objectif de les inciter Ă  porter atteinte aux intĂ©rĂȘts vitaux de la Tunisie est dĂ©sormais passible de 5 Ă  12 ans d’emprisonnement. Cette loi votĂ©e dans un dĂ©lai record (moins d’un mois aprĂšs  son adoption par le Conseil des ministres  le 19 mai 2010) vise Ă  criminaliser la libertĂ© d’expression  au moment oĂč la Tunisie a engagĂ© des nĂ©gociations avec l’Union europĂ©enne en vue d’obtenir le statut de « pays avancé ». Autant dire que cette loi cible directement les dĂ©fenseurs des droits de l’homme dont certains sont trainĂ©s nommĂ©ment dans la boue par la presse officielle comme par celle de caniveau dans une totale impunitĂ©.

 

Le CRLDHT  VOUS INVITE A UNE REUNION PUBLIQUE

 

 

Le vendredi 2 juillet 2010 à 20h  Au FIAP

30 rue Cabanis – 75014 PARIS –  Metro GlaciĂšre

Salle Lisbonne

 

 

Avec la Participation de :

 

Mme Souhair BELHASSEN, Présidente de la FIDH

Mme Sihem BEN SEDRINE, Porte Parole du CNLT

M. KhĂ©maies CHAMMARI, Consultant international en droits de l’Homme

M. Kamel JENDOUBI, Président du CRLDHT et du REMDH

 

La réunion sera animée par Me Houcine BARDI

  

 

Avec le soutien de :

 

Associations : FTCR – ATF – SolidaritĂ© Tunisienne – AMF –ATMF – ASDHOM – Organisation Internationale des ExilĂ©s Tunisiens – ATF Paris.

 

Partis Politiques : CPR – ETTAJDID France – Mouvement ENNAHDHA – PCOT – PDP – FDTL.


 

 La Famille de l’Ex-Prisonnier, Walid Ben Tahar Jarray DĂ©clare la Disparition de Son Fils

www.assabilonline.net Urgent/Tunisie   La famille de l’ex-prisonnier d’opinion Walid Ben Tahar Jarray nous a informĂ©e que son fils est portĂ© disparu depuis le Jeudi 24 juin 2010 Ă  17 h, attestant que dans la matinĂ©e du jour mĂȘme il a quittĂ© la maison en direction de son lieu de travail et au moment oĂč sa famille s’est renseignĂ©e auprĂšs de la police, cette derniĂšre lui a affirmĂ© que leur fils est passĂ© le jour mĂȘme vers 17h (aprĂšs la priĂšre du Asr), heure de sa prĂ©sence quotidienne de pointage au local du poste de police de Ben Guerdene (ville de son lieu de rĂ©sidence). Notons que la police dĂ©clare, voire avoue qu’il s’est prĂ©sentĂ© au poste de police comme d’habitude
 A noter que : –Walid Jarray a Ă©tĂ© auparavant jugĂ© et libĂ©rĂ© en Avril 2009 et depuis, il se prĂ©sente quotidiennement Ă  la Garde Nationale dans le cadre de l’exĂ©cution d’une peine complĂ©mentaire de cinq ans de contrĂŽle administratif 
 –Il a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© de nouveau le 19 FĂ©vrier 2010 par le poste de la garde Nationale de Ben Guerdene pour l’accusation suivante : « insoumission au contrĂŽle administratif » et ce, juste aprĂšs avoir accompagnĂ© son pĂšre trĂšs malade Ă  l’hĂŽpital de « La Rabta » et il a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  un mois d’emprisonnement ferme par Le Tribunal Cantonal de Ben Guerdene 
 –Walid a Ă©tĂ© empĂȘchĂ© de rendre visite Ă  son pĂšre pendant sa pĂ©riode d’hospitalisation Ă  « la Rabta » qui se trouve Ă  la Capitale de Tunis 
 et ce, malgrĂ© ses correspondances auprĂšs des autoritĂ©s policiĂšres locales et du ministĂšre de l’intĂ©rieur en vue de lui permettre de rendre visite Ă  son pĂšre, mais en vain
 –Monsieur Tahar Jarray le pĂšre de Walid est dĂ©cĂ©dĂ© le 24 Avril Ă  Ben Guerdene suite Ă  un cancer, soit dix jours aprĂšs son retour de l’hĂŽpital de « la Rabta » Qu’Allah bĂ©nisse son Ăąme et lui accorde Son eternel paradis
 Amen –La famille de Walid a dĂ©posĂ© le mercredi 30 Juin 2010 une requĂȘte auprĂšs du Procureur GĂ©nĂ©ral de Medenine suite Ă  laquelle sa mĂšre Fethia Bent Ali Bedhiaf dĂ©clare la disparition de son fils et demande l’ouverture d’une enquĂȘte
 .   En collaboration avec le Militant de Droits de l’Homme Saied Mabrouk de Tunis   Source:Assabilonline.net

Une militante tunisienne des droits de l’homme agressĂ©e au Forum mondial de Nantes

 
faits de sociĂ©tĂ©jeudi 01 juillet 2010 Zakia Dhifaoui est encore bouleversĂ©e, ce matin, par l’agression dont elle a Ă©tĂ© victime hier, au cours du Forum mondial des droits de l’homme qui se tient jusqu’Ă  ce soir Ă  la CitĂ© des congrĂšs. Lors d’une table ronde consacrĂ©e Ă  la situation des droits de l’homme en Tunisie, Ă  laquelle participaient Zakia Dhifaoui et le collectif nantais Soutien aux Tunisiens de Redeyef, cinq personnes ont tentĂ© de dĂ©tourner le dĂ©bat. «Une mĂ©thode habituelle en pareil cas», selon le collectif nantais. Plus tard dans la journĂ©e d’hier, des menaces directes ont Ă©tĂ© profĂ©rĂ©es par les mĂȘmes fauteurs de trouble Ă  l’Ă©gard de Zakia Dhifaoui. Une militante du collectif nantais a Ă©galement Ă©tĂ© prise Ă  parti par une femme de ce groupe, suspectĂ© d’ĂȘtre constituĂ© d’agents du gouvernement tunisien. Les organisateurs du Forum ont dĂ©noncĂ©, Ă  travers un communiquĂ©, « des comportements contraires Ă  l’Ă©thique du Forum ». Les victimes de cette agression ont portĂ© plainte ce matin. Un dispositif de sĂ©curitĂ© est en place Ă  la CitĂ© des congrĂšs pour prĂ©venir de nouvelles tentatives. D’autant que la prĂ©sidente (tunisienne) de la Ligue internationale des droits de l’homme sera prĂ©sente ce soir Ă  la clĂŽture du Forum.
 
(Source: ouest-france.fr le 1er juillet 2010)
 

Savez vous que la Tunisie exploite la grande mine d’or à ciel ouvert !

Par Abdo Maalaoui, Ex-exilé

 

Cette mine d’or Ă  ciel ouvert, qui n’a pas nĂ©cessité  d’investissement, ni une machinerie lourde, ni des ouvriers ! Son lego est  reprĂ©sentĂ© par un  cheval arabe (comme celle de la voiture de course italienne la Ferrari), alors comme disait le proverbe ; « un cheval arabe qui court, qui laboure et qui ne mange pas de seigle   ». 

 

C’est la premiĂšre mine d’or Ă©cologique et renouvelable, cettemine d’or nous gĂ©nĂšre annuellement  plus de 4 milliards de $ (en devises et en nature) ! Nous remercions le gouvernement tunisien qui l’a  baptisĂ©e en honneur des 1,200,000  tunisiens qui triment Ă  l’étranger : « Mouwatinina fi el Kharej Mine Gold», sa matiĂšre premiĂšre est «la sueur des expatriĂ©s tunisiens».

 

MalgrĂ© que je le sais depuis 38 ans ! Nous remercions le gouvernement tunisien de certain nombre de services et d’avantages qui nous offrent surtout pour nous rappeler notre Culture et  nous permettre de renforcer nos liens avec le pays, malgrĂ© notre absence. Le gouvernement organise des Ă©vĂ©nements de temps Ă  autre en Tunisie ou Ă  l’étranger par l’intermĂ©diaire de nos Consulats ou les cellules de RDC
  Souvent les bons tunisiens (touansa el ndhafs) sont invitĂ©s comme dans un club privé 

 

Je viens de me rendre compte que je suis un «travailleur tunisien» Ă  l’étranger ? Ce n’est pas grave, je suis fiĂšre … d’aider mon pays malgrĂ© que mon gouvernement et d’autres « tabalas » m’accusent d’ĂȘtre traĂźtre Ă  la Patrie ! MalgrĂ© que les membres de mon gouvernement tunisien ont votĂ© une loi qui peut m’envoyer en prison si j’ose demander la possibilitĂ© de m’informer sur notre belle mine d’or et  l’utilisation de cette somme colossale que nous avons envoyĂ©e Ă  notre beau et petit pays
 Presque trois fois le revenu de l’industrie touristique ?

 

Je suis fiĂšre que mes frĂšres et sƓurs  expatriĂ©s tunisiens aident la Patrie. Je rĂȘve du jour ou les dirigeants de mon gouvernement tunisien soient reconnaissant publiquement de ce que nous apportons Ă  notre Ă©conomie en devise par annĂ©e, s’il vous plait !!!

 

C’est une source de revenu simple, qui n’a besoin d’aucune infrastructure lourde ou lĂ©gĂšre sauf le transfert d’une banque Ă  une autre banque ou par Western Union… Ce transfert gĂ©nĂšre des revenus aux institutions financiĂšres (frais de transfert), des revenus au gouvernement (diverses taxes).

Je suis comblĂ©, nous sommes devenus des vaches Ă  lait, chacun de ses organismes utilisent notre lait pour fabriquer des produits dĂ©rivĂ©s et Ă  valeur ajoutĂ©e ! Mieux mĂȘme qu’une vache Ă  lait
 parce que nous offrons le lait mais nous accommodons pour trouver nos aliments concentrĂ©s 
 C’est fantastique ??

 

Nous sommes conscients et un peu intelligent pour comprendre aussi que ces revenus en devises permettent le remboursement en devise de la dette nationale que le gouvernement tunisien a contractĂ© pour faire des grands projets sinon c’est l’insolvabilitĂ© et la faillite technique de mon pays.
 Dieu merci mes frĂšres et sƓurs expatriĂ©(e)s soyez  sages, gĂ©nĂ©reux et continuons d’envoyer la valeur de notre sueur Ă  la Tunisie ! Un jour vous allez ĂȘtre rĂ©compensĂ©s au Paradis, ce que tu donnes aujourd’hui, tu le recevras demain en triple. Eh ! les incroyants et les infidĂšles j’ai entendu  le Saint Imam Ă  la TV Zaitouna nous on a confirmĂ© que l’Amour de la Patrie est une priĂšre « iiibaada » ?

 

En contre partie de ses devises… on nous a donnĂ© en Ă©change des dinars (coĂ»t d’impression de l’argent officiel : 25 millimes le dinar)… je comprends argent contre argent.. papier contre papier et souvent d’ordinateur Ă  un autre ordinateur .. c’est fantastique !.. On ne voit mĂȘme pas la couleur de la valeur de notre sueur : On m’a dit que c’est la technologie et c’est le progrĂšs, on a trouvĂ© mĂȘme un nom : L’argent Ă©lectronique.. Mais moi je n’ai pas versĂ© de la sueur Ă©lectronique, j’ai versĂ© de la vraie sueur «la vraie eau colorĂ©e brune, chaude et salĂ©e » !

 

Le gouvernement a met Ă  la disposition de notre communautĂ© tunisienne Ă  l’Ă©tranger un MinistĂšre avec une petite administration  / j’ai oubliĂ© le  nom officiel de ce MinistĂšre / il fonctionne avec petit budget annuel de moins de 500,000 Euros … sur le 1,200,000 d’expatriĂ©s tunisiens, il y a peu ĂȘtre un (1) pour 10,000 expatriĂ©s tunisiens qui connaissent ce «MinistĂšre des exilĂ©s» .. Mais on m’a confirmĂ© qu’il est dirigĂ© par une Ă©quipe sympathique et serviable 
 On n’a pas besoin que notre «MinistĂšre des cinglĂ©s»  fasse de la publicitĂ© 
 parce qu’il travaille dans la discrĂ©tion et il sait gouverner nos Ă©motions.

 

Ce n’est pas comme le MinistĂšre et les sociĂ©tĂ©s du tourisme qui fait trop de bruit pour gĂ©nĂ©rer presque des miettes une fois que le transport et les frais de sĂ©jour sont  acquittĂ©s de nos «concurrents» de touristes Ă©trangers «avares, sans Ăąmes, ni sourire» 


 

Seigneur : Je viens de me rendre compte pourquoi les autoritĂ©s tunisiennes nous accueillent Ă  la Goulette avec «Tabla wa zoukra» 
 dĂ©s notre arrivĂ©e ? Ah
 mon beau pays ! Je verse une larme, je m’incline pour prier et je me sens vraiment fiĂšre du gouvernement de ma Patrie qui m’a royalement accueilli
 et Ă  mon for intĂ©rieur : « Mort tu es la bienvenue », je suis enfin en Tunisie, stressĂ© avec le ventre un peu serré  !

 

Pour vous prouver qu’aucun des expatriĂ©s tunisiens n’est traĂźtre Ă  la Patrie
 Le touriste Ă©tranger avare, sans Ăąme est souriant parce qu’il a hĂąte de quitter la Tunisie, il sait le petit malin qu’il nous a «fourrĂ© et son petit argent a fini » !


 

Quant aux expatriĂ©s tunisiens chacun de nous est malheureux de partir et souvent en cachette on verse des barrages de larmes en souvenir de ceux et celles que nous avons aimĂ© et nous avons laissĂ© dans la Patrie, je sais qu’ils sont entre bonne main, je sais qu’ils sont gardĂ©s, surveillĂ©s, encadrĂ©s par l’Oncle SAM amĂ©ricain et assistĂ© par le grand frĂšre SAMir tunisien) ! Je sais que les deux sont des « mlaakiiits / des tordus» !!! Mais qu’est-ce qu’on peut faire, ils faut retourner verser notre sueur afin que nous puissions envoyer une partie de la valeur de notre sueur en Tunisie
 !!! 

 

N.B : Ma promesse (forcĂ©e) que j’ai signĂ© avec la P.P tunisienne de ne pas Ă©crire sur Tunisnews durant un an est respectĂ©e 
 J’ai dĂ©cidĂ© de ne plus faire de la politique surtout contre le Pouvoir en place
 Avec la promulgation de cette nouvelle loi 
 Je dĂ©clare publiquement que j’adore ma Patrie : La Tunisie
 Mais j’ai la difficultĂ© avec son honnĂȘte gouvernement et son dynamique RCD
 !

 

Les limites de la cyberdissidence

 

Ernesto HernĂĄndez Busto

Traduit de l’espagnol Par Abdelatif Ben Salem

 

 

En surestiment le potentiel des blogueurs sur le Net dans leur combat contre les rĂ©gimes autoritaires, les mĂ©dias ont peut-ĂȘtre pĂȘche par excĂšs d’enthousiasme. De Cuba Ă  l’Iran, ceux-ci ont dĂ» faire face Ă  des contrefeux allumĂ©s par les dictatures.

 

Au cours des derniers mois, ceux qui s’intĂ©ressent Ă  la capacitĂ© des nouvelles technologies a lancer des dĂ©fis aux rĂ©gimes autoritaires, ont assistĂ© Ă  une polĂ©mique fort intĂ©ressante qui a rĂ©uni des experts, des Ă©crivains et bien entendu des blogueurs tels que Evgueni Morosov et Clay Shirky. Les mĂ©dias anglo-saxons ( Prospect, The Wall StreetJournal, Foreign Policy ) ont publiĂ© les arguments dĂ©veloppĂ©s aux cours de ces dĂ©bats qui ont touchĂ© des Ă©vĂ©nements aussi Ă©loignĂ©s les de autres comme les mobilisations postĂ©lectorales en BiĂ©lorussie en 2006, ou les manifestations des moines bouddhistes en Birmanie en 2007, ou la RĂ©volution verte qui a secouĂ© le rĂ©gime iranien aprĂšs l’élection de Ahmadinejad il y a tout juste un an, mais qui ont toutefois un dĂ©nominateur commun : le rĂŽle important dĂ©ployĂ© par les nouvelles technologies de communication tant sur le plan de leur organisation que sur celui de la diffusion quasiment instantanĂ©e de l’information sur la rĂ©pression gouvernementale.

 

AmplifiĂ©s par des larges Ă©chos mĂ©diatiques, les attentes de ceux qui virent dans ces nouveaux mĂ©dias, la clef d’une nouvelle forme de combat politique, glamour qui plus est, capable d’affranchir la sociĂ©tĂ© civile par la voie des protestations de masse, ont Ă©tĂ© quelque peu frustrĂ©es. Le rĂ©sultat est qu’aucun de ces mouvements n’a Ă  premiĂšre vue rĂ©ussi Ă  dĂ©faire le moindre rĂ©gime politique, mĂȘme s’ils ont contribuĂ© Ă  en affaiblir certains et Ă  en discrĂ©diter d’autres aux yeux de l’opinion internationale. Pessimiste Ă  outrance, Mozorof, est allĂ© mĂȘme jusqu’à rendre responsables de cet Ă©chec, les partisans de la cyberdissidence et l’enthousiasme excessif des mĂ©dias, qui non seulement ont portĂ© un coup trĂšs dur aux causes qu’ils sont censĂ©s promouvoir et faire connaĂźtre, mais en provoquant aussi le rĂ©sultat exactement contraire de ce qu’ils attendaient : une rĂ©pression accrue et une extension des limites de la surveillance autoritariste.

 

Dans un article paru dans la derniĂšre livraison du Foreign Policy consacrĂ© Ă  l’Iran, Golnaz Esfandiari a dĂ©crit « la rĂ©volution Twitter » de l’annĂ©e passĂ©e  comme « l’évĂ©nement idĂ©al » pour nombre de journalistes et chercheurs spĂ©cialisĂ©s dans la matiĂšre, « une de ces histoires qui s’écrivent toutes seules. » Mais tout semble indiquer en effet que la presse occidentale a exagĂ©rĂ©ment gonflĂ© l’impact rĂ©el de Twitter en tant que canal de transmission d’information utilisĂ© par les activistes se trouvant sur le terrain.

 

Qu’elle que soit notre position face Ă  ce dĂ©bat, il nous faut applaudir  l’enthousiasme de Shirky Ă  propos de la naissance de « l’organisation sans organisation », de la « nouvelle structure civique » ou de la « maladie technologique auto immunisante », mais il nous faut Ă©galement partager le pessimisme de Mozorov et d’autres, lorsqu’ils suggĂšrent l’idĂ©e que les Etats autoritaires demeurent suffisamment forts pour contrer le mĂ©contentement populaire et Ă©touffer les voix des cyberdissidents.

 

Personne ne peut nier Ă©videmment que la scĂšne de la contestation politique dans les sociĂ©tĂ©s bloquĂ©es Ă  subi au cours des derniĂšres annĂ©es, une profonde mutation en rapport avec l’usage des nouveaux moyens de communication technologique. J’emploie Ă  dessein le terme « mutation » pour mieux souligner qu’il ne s’agit pas du tout d’un nouveau mode destinĂ© Ă  vĂ©hiculer le vieux discours de la dissidence classique. Ni de disposer de « nouveaux outils » plus sĂ»rs et plus rapides que les manifestes et les samizdats distribuĂ©s sous le manteau, mais de bien noter que ces nouveaux « outils » ont donnĂ© rĂ©ellement naissance Ă  des nouvelles formes d’organisation sociale au pouvoir contagieux, et qui, en plus du fait de se traduire ou pas par des manifestations de masse, elles concourent Ă  la reconstruction du tissu de la sociĂ©tĂ© civile.

 

Mais il n’est pas exclu qu’à court terme, la nouveautĂ© de ces outils et l’attraction mĂȘme qu’elles exercent sur les cyberdissidents soient porteuses de germes de leur propre Ă©chec, en tant que les rĂ©gimes autoritaires avaient rĂ©ussi Ă  fournir la preuve de leur capacitĂ© Ă  mettre leurs techniques de rĂ©pression en adĂ©quation avec ces nouvelles technologies, en exploitant les avantages d’une dĂ©mocratie qu’ils s’obstinent pourtant Ă  en refuser l’accĂšs Ă  leurs propres citoyens. Des telles sociĂ©tĂ©s peuvent, comme c’est le cas pour un pays comme la Chine , concevoir par exemple des clones locaux (mais soumis Ă  un contrĂŽle strict) des sites les plus cĂ©lĂšbres de la Web 2.0 dans le style de Facebook ou de YouTube, et Ă©riger en mĂȘme temps, au nom de l’impĂ©ratif de sĂ©curitĂ© nationale, une Grande et infranchissable Muraille CybernĂ©tique. Dans d’autres cas, comme pour le rĂ©gime iranien, une grande armĂ©e quasiment invisible de mercenaires rĂ©munĂ©rĂ©s et de « croyants sincĂšres » s’était vue confiĂ©e la mission de traquer, de dĂ©busquer les dissidents et de polluer les dĂ©bats organisĂ©s sur le Net, parfois mĂȘme, de monter de toute piĂšce de faux « évĂšnements » qu’elle exploite Ă  sa maniĂšre pour discrĂ©diter ses adversaires. Ce qui est dĂ©plorable cependant, c’est qu’à maintes reprises, ces actions ont Ă©tĂ© menĂ©es grĂące Ă  la connivence des compagnies occidentales comme Nokia et Siemens qui avaient vendu Ă  l’Iran la technologie et le KnowHow nĂ©cessaires pour maintenir Internet sous contrĂŽle total.

 

Depuis le mois de septembre, les Gardiens de la RĂ©volution iranienne ont la haute main sur le rĂ©seau des tĂ©lĂ©communications qui commande l’accĂšs Ă  la Toile , aux tĂ©lĂ©phones cellulaires et aux rĂ©seaux sociaux. « L’histoire du cyberjihad iranien », faisait remarquer il y a peu Abbas Milani, « est passĂ©e, presque inaperçue dans les mĂ©dias occidentaux malgrĂ© sa grande importance » Milani a parfaitement raison, j’ai moi-mĂȘme participĂ© il y a quelques mois Ă  une rencontre organisĂ©e sous l’égide du Georges Bush Institute, de Freedom House et du Berckman Center rattachĂ© Ă  Harvard University, et j’ai pu me rendre compte Ă  cette occasion, que la principale prĂ©occupation des blogueurs et des experts avec qui j’ai pu m’entretenir, Ă©tait la vente par des individus dĂ©pourvus de toutes scrupules, des technologies de pointe aux gouvernements qui pratiquent la censure comme la Chine , la Syrie ou l’Iran et l’usage chaque jour plus liberticide qu’ils font de ces nouveaux mĂ©dias.

 

Pour ce pays, il s’agit en rĂ©sumĂ©, de faire la guerre contre la rĂ©volte digitale avec ses propres armes. Cette stratĂ©gie s’est avĂ©rĂ©e efficace mĂȘme pour un prĂ©sident comme Hugo Chavez qui est passĂ©, en moins d’un mois, du statut de censeur impĂ©nitent de la Toile Ă  celle d’un blogueur cĂ©lĂšbre dĂ©tenteur d’un compte Ă  Twitter. MalgrĂ© cela, la balance penche en AmĂ©rique Latine, plutĂŽt du cĂŽtĂ© des internautes, ce qui est favorise le dĂ©veloppement de la contestation sociale.

 

MĂȘme la sociĂ©tĂ© cubaine, dont la participation Ă  l’essor des nouvelles technologies de communication demeure marginale  – il faut rappeler que les statistiques les plus optimistes concernant l’accĂšs Ă  Internet citent le chiffre de 10% de la population et qu’une heure de connexion au rĂ©seau coĂ»te environ la moitiĂ© d’un salaire moyen – a trouvĂ© sa place sur la carte de la cyberdissidence grĂące aux initiatives d’une Ă©lite dĂ©terminĂ©e Ă  profiter au maximum des avantages dĂ©mocratiques offerts par ces nouveaux mĂ©dias.  

 

InspirĂ©s par Yoani SĂĄnchez et d’autres blogueurs, de nombreux jeunes cubains n’ont plus peur d’exprimer leurs opinions. A cuba, l’usage des tĂ©lĂ©phones portables pour consigner la chronique quotidienne de la rĂ©pression est en augmentation constante, et les d’informations contrĂŽlĂ©es qui ont « filtré » Ă  l’extĂ©rieur sont de plus en plus abondantes. Quand Ă  Twitter, il continue sa progression. Le castrisme a des bonnes raisons de s’inquiĂ©ter au cas oĂč la dissidence traditionnelle cubaine se rĂ©sout Ă  faire cause commune avec les blogueurs sur plusieurs fronts de lutte, en exploitant le mĂ©canisme des appelĂ© « cascades d’informations », dĂ©crit par Susanne Lohman et appliquĂ© par Shirky Ă  l’activisme digital. C’est pour cela que le rĂ©gime cubain a dĂ©cidĂ© de se mettre au diapason, en adoptant la mĂȘme stratĂ©gie que celle suivie par l’Iran : organisation d’une contre-offensive cybernĂ©tique incluant la rĂ©novation complĂšte de ses sites web ; une prĂ©sence accrue dans les rĂ©seaux sociaux ; des plateformes des blogs officiels spĂ©cialement conçues pour la calomnie et la diffamation des blogueurs indĂ©pendants ; des cybercommandos d’intervention rapide formĂ©s d’étudiants issus de l’UniversitĂ© des Sciences Informatiques
Pour l’heure ces mĂ©thodes n’ont pas rĂ©ussi Ă  rĂ©duire l’activitĂ© des blogueurs, toutefois le rĂ©gime continue de faire reculer la date de la connexion par cĂąble Ă  bande large avec le Venezuela – renvoyĂ©e aujourd’hui pour 2011 – et la blogosphĂšre cubaine donne des signes, pour le malheur des partisans comme des adversaires, d’une influence somme toute assez faible

 

Est-ce que ces indicateurs suffisent pour attribuer Ă  Internet un rĂŽle clef dans la contestation politique de notre Ă©poque ? La mutation rendue possible par ces nouvelles technologies d’information est un signal tout Ă  fait encourageant, mais cette mutation ne coure-t-elle pas le risque de stagner dans des actions confuses et sans public clairement dĂ©fini ? Dans les sociĂ©tĂ©s autoritaires, la confusion entre « message » et « mĂ©dium » ne semble pas avoir favorisĂ© l’instauration d’une libertĂ© capable d’aller au delĂ  d’un projet alternatif Ă  la presse officielle. Au bout du compte, l’usage politique de la Toile s’est avĂ©rĂ© beaucoup plus prĂ©gnant Ă  l’intĂ©rieur qu’à l’extĂ©rieur des systĂšmes pourvus d’indices Ă©levĂ©s de dĂ©mocratie et de transparence. Les spĂ©cialistes sont chaque fois plus nombreux Ă  se poser la question sur la potentialitĂ© de vaincre un rĂ©gime grĂące Ă  cette espĂšce d’illusion dĂ©mocratique (et narcissique) qu’Internet favorise. Peut-ĂȘtre que sur ces scĂšnes virtuelles oĂč l’espace consacrĂ© Ă  la propagande libertaire est forcĂ©ment rĂ©duit et susceptible d’ĂȘtre facilement contrĂŽlĂ©, il faut revenir aux bonnes vieilles mĂ©thodes du dissident traditionnel : organiser des grĂšves, descendre dans la rue, oser lancer des dĂ©fis dont la rĂ©ussite serait la moins tributaire possible de leur Ă©cho mĂ©diatique.

 

Ernesto HernĂĄndez Busto, est essayiste (laurĂ©at de Casa de America 2004). Il Ă©dite depuis 2004 le blog des activitĂ©s cubaines PenĂșltimos DĂ­as.com

Traduit de l’espagnol Par Abdelatif Ben Salem

Courtesy El País 29 juin 2010                                                     


Attaque meurtriĂšre dans le Sahel, l’Aqmi revendique

 
AFP / 01 juillet 2010 12h13  
ALGER – Une embuscade qui a coĂ»tĂ© la vie mercredi Ă  onze gendarmes algĂ©riens dans le grand sud a Ă©tĂ© revendiquĂ©e par la branche maghrĂ©bine d’Al-QaĂŻda, alors que les Etats de la rĂ©gion veulent intensifier leur lutte contre les groupes islamistes et trafiquants en tous genres. L’attaque s’est produite prĂšs de Tinzaoutine, Ă  la frontiĂšre entre l’AlgĂ©rie et le Mali, et les assaillants se sont ensuite rĂ©fugiĂ©s au nord malien, selon la presse algĂ©rienne. Aucune information officielle n’a Ă©tĂ© publiĂ©e Ă  Alger sur cette opĂ©ration, la premiĂšre de cette envergure lancĂ©e par un groupe de la mouvance islamique contre des forces armĂ©es algĂ©riennes depuis prĂšs d’un an. Al-QaĂŻda au maghreb islamique (Aqmi) a revendiquĂ© l’attaque, “dans un communiquĂ© Ă©crit et lancĂ© sous formes de tracts jetĂ©s Ă  la frontiĂšre entre le Mali et l’AlgĂ©rie”, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP Ă  Bamako une source sĂ©curitaire Ă©trangĂšre dans le nord du Mali. La presse algĂ©rienne attribue l’opĂ©ration au groupe de Abou ZeĂŻd, un des chefs d’Aqmi de la rĂ©gion oĂč Mokhtar Belmoktar, un autre “Ă©mir” des groupes armĂ©s, est Ă©galement actif. Toujours active particuliĂšrement en Kabylie, Ă  l’Est d’Alger, Aqmi s’est aussi implantĂ©e ces derniĂšres annĂ©es dans le Sahel, vaste rĂ©gion dĂ©sertique que se partagent l’AlgĂ©rie, le Niger, le Mali et la Mauritanie notamment et lieu de trafics en tous genres, accusent rĂ©guliĂšrement ces Etats frontaliers et des pays occidentaux. Trafiquants, contrebandiers et islamistes radicaux, qui ont parfois des liens familiaux avec les tribus nomades, sont Ă©troitement liĂ©s, affirmaient dĂ©but juin des spĂ©cialistes interrogĂ©s par l’AFP en Mauritanie et en Europe. Le paiement de rançons – fermement condamnĂ© par Alger – pour la libĂ©ration de ressortissants Ă©trangers enlevĂ©s par des groupes qualifiĂ©s de “maffieux” et revendus aux islamistes est devenue une source de financement pour Aqmi, accusaient ces spĂ©cialistes. Deux Espagnols et un Français sont toujours dĂ©tenus par les jihadistes. “L’attentat, bien prĂ©parĂ©, peut ĂȘtre pour Aqmi une façon de marquer sa prĂ©sence autrement que par des enlĂšvements”, estime un spĂ©cialiste algĂ©rien des questions sĂ©curitaires sous couvert de l’anonymat. La rĂ©gion du Sahel, “devenue zone de repli des groupes terroristes, prĂ©sente aujourd’hui de rĂ©elles menaces” et “peut, Ă  terme, devenir un espace propice pour l’expansion du terrorisme vers d’autres rĂ©gions du continent et du monde”, a prĂ©venu le 25 juin le prĂ©sident algĂ©rien Abdelaziz Bouteflika, au cours d’une rĂ©union du G8 avec l’Afrique Ă  Muskoka (Canada). DĂ©nonçant aussi le trafic d’armes ou de drogues, M. Bouteflika avait alors demandĂ© une aide internationale “dans les domaines particuliers du renseignement, de l’Ă©quipement et de la formation”, tout en soulignant que les Etats de la rĂ©gion devaient “s’approprier” les problĂšmes de sĂ©curitĂ© avec des “mesures concrĂštes de lutte antiterroriste”. AprĂšs plusieurs rĂ©unions en AlgĂ©rie de hauts responsables militaires de la rĂ©gion, un comitĂ© d’Ă©tat-major opĂ©rationnel conjoint entre l’AlgĂ©rie, le Mali, la Mauritanie et le Niger a Ă©tĂ© installĂ© le 21 avril Ă  Tamanrasset, rappelle-ton. DĂšs mercredi soir, les Etats-Unis ont rĂ©itĂ©rĂ© son soutien Ă  l’AlgĂ©rie, “leader et partenaire essentiel dans le combat contre les forces de l’intolĂ©rance, qui essayent d’utiliser la violence et la peur pour imposer leurs croyances au reste du monde”, a affirmĂ© mercredi soir l’ambassadeur amĂ©ricain Ă  Alger David D.Pearce. “A travers une coopĂ©ration Ă©largie autour de la lutte contre le terrorisme (…) nous travaillons main dans la main pour mettre fin aux activitĂ©s des terroristes et des criminels qui menacent nos deux nations et la rĂ©gion”, a-t-il ajoutĂ© devant des invitĂ©s.


AQMI continue de poser une menace “persistante” dans les rĂ©gions du Maghreb et du Sahel

MAP  : 01.07.2010 à 17:02
Le groupe terroriste, dĂ©nommĂ© Al-Qaeda dans le Maghreb Islamique (AQMI), “continue de poser une menace persistante” en Afrique du nord et dans la rĂ©gion du Sahel, a affirmĂ© le coordinateur adjoint de la lutte anti-terroriste au DĂ©partement d’Etat US, Robert F. Godec. “Les militants de ce groupe terroriste avaient Ă  maintes reprises kidnappĂ© des ressortissants occidentaux avec demandes de rançons, assassinĂ© nombre de personnel militaire dans la rĂ©gion, un travailleur humanitaire amĂ©ricain et un otage britannique”, a soulignĂ© le haut responsable US, qui intervenait lors de la confĂ©rence des jeunes leaders du monde, tenue mercredi Ă  Washington. Un rĂ©cent rapport du Centre international des Ă©tudes sur le terrorisme relevant de l’Institut de recherche amĂ©ricain Potomac, rĂ©vĂšle en effet que les attentats terroristes perpĂ©trĂ©s par AQMI ont connu une “augmentation vertigineuse” de plus de 550 pc, depuis les attaques du 11 septembre 2001, dans une zone gĂ©ographique allant de l’AlgĂ©rie au Mali, en passant par la Mauritanie et le Niger. Les actes de prise d’otage et d’assassinat menĂ©s par ce groupe terroriste dans la rĂ©gion du Sahel “dĂ©montrent que sans la mise en oeuvre de mesures antiterroristes effectives, la menace de ce groupe terroriste planera Ă  terme sur les Etats Unis et les pays de l’Union europĂ©enne”, estime les auteurs de ce rapport. A rappeler que les Etats-Unis avaient rĂ©cemment maintenu la dĂ©signation d’Al-Qaida au Maghreb islamique en tant qu'”organisation terroriste Ă©trangĂšre”, conformĂ©ment Ă  la section 219 de la loi sur l’immigration et la nationalitĂ©. Une dĂ©cision similaire avait Ă©tĂ© prise Ă  l’encontre d’Al-Qaeda dans la pĂ©ninsule arabique (AQPA) qui a revendiquĂ© l’attentat ratĂ© de NoĂ«l sur un avion de la Northwest Airlines reliant Amsterdam Ă  DĂ©troit. Le DĂ©partement d’Etat avait, par ailleurs, relevĂ© qu’Al-Qaeda au Maghreb Islamique, dĂ©nomination que porte le Groupe salafiste algĂ©rien pour la prĂ©dication et le combat, a Ă©largi le rayon de ses opĂ©rations au-delĂ  du territoire algĂ©rien en intensifiant ses attaques au nord du Mali, au Niger et en Mauritanie.


Les troubles liĂ©s Ă  la branche d’Al-QaĂŻda au Maghreb islamique

ALGER, 1 juil 2010 (AFP) –  Rappel des principaux troubles, violences ou enlĂšvements, liĂ©s Ă  Al-QaĂŻda au Maghreb islamique (Aqmi, ex-GSPC): – fĂ©v-mars 2003: 32 touristes europĂ©ens sont enlevĂ©s par le Groupe salafiste pour la prĂ©dication et le combat (GSPC) dans le sud algĂ©rien. Les derniers otages sont libĂ©rĂ©s en aoĂ»t depuis le Mali, oĂč ils avaient Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©s. – 14 sept 2006: Le GSPC algĂ©rien prĂȘte allĂ©geance Ă  Oussama ben Laden et annonce dĂ©but 2007 avoir changĂ© son nom pour “Mouvement d’Al-QaĂŻda au pays (rĂ©gion) du Maghreb islamique” (Aqmi). – 11 avr 2007: 30 morts, plus de 200 blessĂ©s dans deux attentats Ă  Alger, dont l’un contre le Palais du gouvernement, revendiquĂ©s par Aqmi.-  6 sept: 22 morts et plus de 100 blessĂ©s dans un attentat-suicide visant le cortĂšge du prĂ©sident algĂ©rien dans l’est. Le 8, 30 morts dans un attentat-suicide contre une caserne en Kabylie. RevendiquĂ©s par Aqmi. – 14 dĂ©c: Deux attentats-suicide Ă  Alger visent le Conseil constitutionnel, la Cour suprĂȘme et deux immeubles de l’ONU (37 morts). RevendiquĂ©s par Aqmi. – 24 dĂ©c: En Mauritanie, quatre touristes français sont tuĂ©s prĂšs d’Aleg (sud-est). Trois jeunes Mauritaniens affiliĂ©s Ă  Al-QaĂŻda seront condamnĂ©s Ă  mort en mai 2010 pour cet assassinat. La Mauritanie n’a pas exĂ©cutĂ© de condamnĂ©s Ă  la peine capitale depuis plus de 20 ans – 22 fĂ©v 2008: Deux touristes autrichiens sont enlevĂ©s en Tunisie, puis transfĂ©rĂ©s au Mali. LibĂ©rĂ©s par Aqmi huit mois plus tard. – 8 juin: un Français est tuĂ© dans un attentat Ă  l’est d’Alger. RevendiquĂ© par Aqmi.- 14 dĂ©c: EnlĂšvement de deux diplomates canadiens autour de Niamey, revendiquĂ© par Aqmi. LibĂ©rĂ©s au Mali en avril 2009. – 22 jan 2009: Quatre touristes, deux Suisses, un Allemand et un Britannique, sont enlevĂ©s dans la zone frontaliĂšre Mali/Niger. Le 3 juin, Aqmi annonce avoir tuĂ© le Britannique. Les trois autres sont libĂ©rĂ©s en avril et juillet. – 23 juin: Assassinat, revendiquĂ© par Aqmi d’un AmĂ©ricain dirigeant un Ă©tablissement d’enseignement Ă  Nouakchott. – 26 nov: Un Français est enlevĂ© dans le nord-est du Mali. Aqmi le relĂąche en fĂ©vrier 2010 aprĂšs la remise en libertĂ© au Mali de quatre islamistes rĂ©clamĂ©s par Al-QaĂŻda. – 29 nov: EnlĂšvement de trois Espagnols dans le nord-ouest de la Mauritanie, revendiquĂ© par Aqmi. L’un des otages, une femme, est libĂ©rĂ©e le 10 mars. – 18 dĂ©c: EnlĂšvement d’un couple de touristes italiens dans le sud-est de la Mauritanie, revendiquĂ© par Aqmi. LibĂ©rĂ©s le 16 avril. – 8 mars 2010: Huit morts, dont cinq soldats nigĂ©riens, dans une attaque contre un poste militaire nigĂ©rien, revendiquĂ©e par Aqmi. – 22 avr: Un Français et un AlgĂ©rien sont enlevĂ©s dans la rĂ©gion frontaliĂšre Mali/AlgĂ©rie. DĂ©but mai, Aqmi revendique le rapt du Français. Le chauffeur algĂ©rien est inculpĂ© au Niger pour “complicitĂ© d’enlĂšvement”. – 1er juil: Aqmi revendique l’attaque qui a coĂ»tĂ© la vie Ă  onze gendarmes algĂ©riens, la veille, prĂšs de Tinzaoutine, Ă  la frontiĂšre entre l’AlgĂ©rie et le Mali.

 

 

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