1 avril 2007

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TUNISNEWS
7 ème année, N° 2505 du 01.04.2007

 archives : www.tunisnews.net


Ligue Tunisienne pour la Défense des droits de l’Homme Section de Bizerte: Communiqué Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques: Communiqué Slim Bagga: Le corbillard de la mafiocratie La Presse: Nouvelle distinction pour les performances de la Tunisie Le Journal: Subutex: Le trafic parisien

Senactu: Trafic de Subutex : 6 pharmaciens et 3 médecins déférés devant la justice

Réalités: Le Maghreb arabe entre frustration et espoir

Le Monde: Le secrétaire à la défense américain, Robert Gates, se prononce pour la fermeture de Guantanamo


Ligue Tunisienne pour la Défense des droits de l’Homme Section de Bizerte 75 avenue Ferhat Hached 7001 Bizerte Tel : 72 435 440 Bizerte, le 27 mars 2007 Communiqué
La police politique poursuit ses arrestations dans les villes et les campagnes du gouvernorat de Bizerte. La plupart des personnes arrêtées sont des jeunes et des étudiants dont les âges vont de 17 à 25 ans, et qui, comme leurs parents, fréquentent les mosquées pour s’acquitter de l’obligation de la prière, notamment les vendredis et lors des fêtes religieuses.
A la suite des événements survenus dans la banlieue sud de Tunis en décembre et janvier derniers, les enlèvements, descentes et intrusions dans les domiciles se sont multipliés, comme à Menzel Bourguiba, semant la peur dans les familles et les quartiers. Lors de tout « raid », des dizaines de policiers en civil bloquent toute la zone et ses issues, interrompant le trafic, semant la peur. (…) la police a arrêté des dizaines de jeunes gens après janvier, dont certains ont été rapidement relâchés. Il s’agit en l’occurrence d’une tactique visant à créer une différenciation artificielle entre un coupable patenté et un innocent libéré. D’autres ont disparu jusqu’à aujourd’hui. Leurs familles se rendent dans le postes de police pour connaître leur sort mais ne reçoivent aucune réponse de nature à les rassurer.
Voici quelques jeunes enlevés, que ce soit à la mosquée, sur la voie publique ou lors de descentes dans les maisons, le 23 mars et les jours qui ont suivi :
1)      Vendredi 23 mars 2007, Nizar Ben Abderrahmane Jmi’i, 23 ans, étudiant en pharmacie, a été convoqué au poste de police de Bizerte. Il a disparu depuis lors et la police nie le détenir. 2)      Samedi 24 mars 2007, Radhouane Ben Mohsen Ben Aïssa, 23 ans, élève infirmier, a été arrêté à son domicile de Bizerte. Lorsque son père s’est rendu au poste de police pour demander des explications, il a été chassé et menacé. 3)      Samedi 24 mars 2007, la police a investi le domicile de Hamza Ben Mohammed Lakhdhar Laouali, 23 ans, étudiant en électronique. A l’issue d’une fouille minutieuse, Hamza a été arrêté. Le Coran et des livres religieux ont été saisis. Sa mère, diabétique et hypertendue, n’est pas parvenue à obtenir de ses nouvelles, ni savoir où il était détenu. 4)      Samedi 17 mars, la police a arrêté à Menzel Bourguiba les frères Nidhal et Jihad, fils de Nasr Belhajj Salah. Le même jour, la police a fait irruption au domicile de leurs parents, à un moment où il n’y avait personne. Après l’avoir fouillé, ils ont saisi des livres religieux et des CD de chants pour enfants. Les deux jeunes ont été transférés au poste de police de Bouguetfa, connu pour sa pratique de la torture. Ils ont été dépouillés de leurs vêtements et torturés jusqu’à l’évanouissement. Ils ont été libérés le jour suivant après une enquête menée sur la religion, la piété et leurs amis pratiquants. (…)
Pour le Comité de section Ali Ben Salem (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

Liberté pour Maître Mohammed Abbou Liberté pour tous les prisonniers politiques   Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel/Fax : 71 354 984 aispptunisie@yahoo.fr   Tunis, le 27 mars 2007 Communiqué  
L’ex prisonnier politique Mohammed Moncef Ben Abdallah Ouerghi continue de vivre une tragédie tout comme les membres de sa famille. Après avoir passé quinze ans dans les prisons tunisiennes et en être sorti, affecté par diverses pathologies, voici qu’il est interdit d’exercer un emploi, de détenir un passeport, soumis à un blocus sécuritaire, et affamé ainsi que sa famille composée de son épouse et de ses neuf enfants. Monsieur Mohammed Moncef Ben Abdallah Ouerghi était entraîneur sportif, rare spécialiste au niveau mondial dans les sports de défense. Il a présenté plusieurs demandes à des responsables à tous les niveaux pour pouvoir émigrer et nourrir sa famille ou bien travailler dans son pays, en vain. L’AISPP adresse un appel urgent à toutes les organisations de droits de l’homme, locales ou internationales, pour qu’elles interviennent auprès des autorités tunisiennes afin de faire cesser ce drame et de lui permettre d’émigrer ou de travailler. Pour le comité directeur de l’Association Le Président Maître Mohammed Nouri (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)  

LA PLUME DECHAINEE

Le corbillard de la mafiocratie

par Slim Bagga Imperceptiblement, mais de manière tout à la fois prévisible, la Tunisie s’installe dans la violence. Précisons d’emblée qu’il ne s’agit point ici de l’insécurité quotidienne dans laquelle vivent nos compatriotes dont les appartements sont cambriolés en plein jour, leurs enfants rackettés à la sortie des écoles, collèges ou parcs de sports, des portables et sacs à mains arrachés dans de grandes villes du pays où l’on ne franchit pas 150 mètres sans croiser un flic en civil ou en costume, ou même un indicateur… Nous nous étions demandés maintes fois, et sur ces mêmes colonnes, à quoi servaient 150 000 policiers et des milliers d’autres miliciens dans un pays qui compte à peine 10 millions d’âmes. Je me souviens aussi avoir narré sur cette rubrique comment à la Cité Ettahrir (3km de Tunis), des bandits simulaient un accident en s’allongeant sur la chaussée afin que d’autres conducteurs s’arrêtent pour les secourir et se font ainsi déplumer sur le champ par des complices sortis brusquement de nulle part… La réponse à ces questions allait de soi: dans ce pays, on ne protège pas la population. On surveille les opposants et les dissidents. D’autant que cette police omniprésente connait les voyous et les malfrats. Mais dans un pays gouverné lui-même par des voyous et des malfrats, la police censée assurer l’ordre et la quiétude de chacun partage les butins et ferme les yeux sur des horreurs relevant du droit commun. Mais comme cela a été précisé plus haut, ce n’est pas de ces manquements dont il s’agit. Mais bel et bien d’un virage, d’un message politique récemment transmis au pouvoir par des Tunisiens qui en ont assez d’être rackettés par la mafia aux commandes dans le pays. Entre fin février et début mars 2007, deux proches du Général Ben Ali ont été sauvagement agressés en pleine rue. Il s’agit de la propre soeur du Général-policier, Hayet, corrigée comme il faut et sa grosse cylindrée a subi de sérieux dommages. Il s’agit aussi du neveu de Ben Ali, Kais, rejeton de Slah Ben Ali dont la voiture de luxe de type Hummer, de couleur bordeaux, a été littéralement brûlée par des « inconnus » qui lui ont aussi transmis un tract anonyme mentionnant cette phrase qui en dit long sur les intentions de ses agresseurs: « Ceci n’est qu’un début ». Hayet Ben Ali, tout comme le voyou Kais sévissent particulièrement dans la région de Sousse d’où est originaire Ben Ali lui-même. La première avait déjà mis la main sur le secteur du tourisme allemand vers la Tunisie avant d’élargir ses tentacules sur des secteurs entiers de l’économie. Ainsi, outre l’hotellerie, le port de Rades par exemple abrite d’immenses superficies servant d’entrepots à tous les trafics imaginables allant des pièces détachées jusqu’aux parfums contrefaits et importés de Chine et de Taïwan, en passant par les faux Levi’s, les faux Nike, les faux Chanel etc. Dans l’une de ses luxueuses résidences sur la côte, à Chatt Meriem, qu’elle a illégalement clôturée pour avoir accès seule et sa famille à la mer, deux pitt-bulls sont dressés pour molester les créanciers qui se hasarderaient à passer réclamer le montant de leurs factures pour travaux. Quant à Kais, il sévit sur le free shop de l’aéroport de Monastir et sur les marchés hebdomadaires de la région. Le monopole de la friperie et de la vente des alcools clandestins est son monopole et celui de son père Slah. Un homme d’affaires qui a visité son parking de voitures l’a récemment comparé à celui d’un richissime héritier saoudien. Ses apparitions publiques avec la fille de l’homme d’affaires Kamel Eltaief, aujourd’hui en disgrâce, ne se font jamais à bord du même véhicule… Ces agressions donnent, à n’en pas douter, un coup d’envoi à l’escalade entre la population et la mafiocratie qui nous gouverne. Il y a un peu plus de deux siècles, Louis XVI avait tenté de fuir Paris devant tant de colère populaire dans ce qu’on avait appelé le corbillard de la monarchie. Avec ces derniers événements, on peut dire que le corbillard de la mafiocratie est avancé… (Source: « L’Audace » (Mensuel tunisien – France), N° 146, Avril 2007)

Amélioration de la notation du risque souverain de la Tunisie

L’Agence de notation financière japonaise « Rating and Investment Information, Inc (R&I) » a annoncé, dans un communiqué de presse rendu public, le 30 mars 2007, sa décision d’améliorer la notation du risque souverain de la Tunisie, la relevant de « BBB+ » à « A- » avec perspective stable. La Tunisie a réalisé des progrès considérables dans sa transition à une économie de marché entamée depuis 1990, résultat de l’assouplissement du contrôle des prix, des réduction des tarifs, de la privatisation bancaire et d’autres mesures. En même temps, le pays a mis à niveau les industries par la promotion des secteurs porteurs tels que les technologies de l’information (TIC) et a réalisé un taux élevé de croissance stable. Altercation  Nous avons appris de sources syndicales qu’une altercation s’est déclenchée, dernièrement, entre le Secrétaire général du Syndicat Général de l’Enseignement Supérieur et de Recherches Scientifiques et le Doyen de la Faculté des Sciences de Tunis. (Source: « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 1er avril 2007)


Jeunes Avocats (ATAJ)

M. Lotfi Arbi, président de l’Association: « Nous avons multiplié nos activités en dépit de la position du conseil de l’Ordre » L’Association Tunisienne des Jeunes Avocats (ATAJ) a tenu vendredi son assemblée générale ordinaire à l’hôtel l’Oriental Palace de Tunis. Ouvrant les travaux de l’Assemblée, Me. Lotfi Arbi, président de l’Association a souligné que « cette assemblée, se réunit aujourd’hui pour dresser le bilan des activités de l’ATAJ pendant une année.  Exactement, depuis le congrès de l’Association et l’élection de l’actuel comité directeur ». Evoquant les activités, Me. Arbi a indiqué que le comité directeur a tenu à les décentraliser en désignant des représentants dans les régions et en tenant des réunions et des séminaires dans des villes de l’intérieur du pays. L’objectif, a- t-il dit, est d’encadrer le plus grand nombre de jeunes avocats et notamment les stagiaires le but, étant de leur faciliter leurs débuts dans la profession. Refus Pour le président de l’Association, le travail du comité directeur n’a pas été facile surtout « qu’il a rencontré des difficultés notamment financières. Le Conseil de l’Ordre des Avocats a refusé d’octroyer la subvention annuelle qu’il devait, comme d’habitude, verser à l’Association et qui est de 12.000 dinars. Le Comité directeur de l’ATAJ a demandé par écrit au Bâtonnier et au Conseil de l’Ordre le versement de cette subvention. Mais il n’a reçu aucune réponse. Nous regrettons ce refus. Mais le Comité directeur n’est pas resté les bras croisés avec le montant des cotisations et la subvention présidentielle de 20 mille dinars qu’il a reçue et qui entre dans le cadre des subventions publiques accordées aux associations, a pu multiplier ses activités » Occasion Les propos du président de l’Association sont amplement confirmés par l’absence à cette assemblée du Bâtonnier et des membres du Conseil de l’Ordre. Le différend remonte à la tenue controversée du congrès de l’ATAJ en mars 2006. un congrès dont les travaux et notamment les élections ont été boycottés par des jeunes avocats de différentes sensibilités, qui ont accusé, à cette occasion, le Comité directeur sortant d’organiser le congrès dans des conditions qui favorisent les candidats proches de la « cellule ». Depuis, le Conseil de l’Ordre n’a pas reconnu le Comité directeur issu de ce congrès et a refusé de lui accorder la subvention annuelle réservée à l’Association. De même, il a refusé de lui accorder une seconde salle pour agrandir l’espace de son siège au palais de justice de Tunis. Après l’allocution du président de l’Association, le secrétaire général a présenté le rapport moral qui décrit dans le détail les activités de l’ATAJ, pendant cette année. A cet effet, le Comité directeur a organisé plusieurs séminaires et colloques notamment sur la formation du jeune avocat et son encadrement. Ensuite la parole a été donnée au trésorier. Ce dernier a présenté le rapport financier, qui montre que les entrées d’argent de l’ATAJ ont été pour la période de mars 2006 à mars 2007, de l’ordre de 36 mille dinars les dépenses de 26 mille et le reste est de 10 mille Néjib SASSI (Source: « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 1er avril 2007)


L’Agence de notation financière japonaise «Rating and Investment Information Inc» améliore la notation du risque souverain de l’économie tunisienne

Nouvelle distinction pour les performances de la Tunisie

La notation relevée de «BBB+» à «A-» avec perspective stable • Les progrès considérables en direction de l’économie de marché, la croissance économique de 4,5% en moyenne et par an, la réussite de la privatisation et la gestion de la dette mis en exergue L’Agence de notation financière japonaise «Rating and Investment Information Inc (R&I)» a annoncé, dans un communiqué de presse rendu public, le 30 mars 2007, sa décision d’améliorer la notation du risque souverain de la Tunisie, la relevant de «BBB+» à «A-» avec perspective stable, dont voici le texte : «La Tunisie a réalisé des progrès considérables dans sa transition à une économie de marché entamée depuis 1990, résultat de l’assouplissement du contrôle des prix, des réductions des tarifs, de la privatisation bancaire et d’autres mesures. En même temps, le pays a mis à niveau les industries par la promotion des secteurs porteurs tels que les technologies de l’information (TIC) et a réalisé un taux élevé de croissance stable. La dette extérieure est essentiellement composée des crédits à long et moyen terme, et compte tenu du rythme graduel imprimé par les autorités tunisiennes pour la libéralisation du compte de capital, le risque de liquidité externe est minime. Bien que la Tunisie ait été confrontée à l’envolée des prix pétroliers et à une concurrence acerbe pour les exportations textiles, les déficits budgétaire et courant demeurent limités et la dette publique continue à baisser. L’enseignement obligatoire et les transferts sociaux bénéficient à la majorité de la population, la stabilité sociale est ainsi excellente et la gestion de la politique économique et sociale est de qualité pour une économie émergente. Sur la base de ces éléments, R&I a relevé la notation de l’émetteur en monnaie étrangère à A- avec perspective stable. Le secteur des services marchands mis en avant Malgré les chocs externes qu’elle a dû affronter au cours des cinq dernières années, tels que la sécheresse et la forte baisse des recettes touristiques immédiatement après les attaques terroristes du 11-Septembre, la Tunisie a réalisé une croissance réelle moyenne de 4,5% par an. Le secteur des services marchands, particulièrement le transport et les télécommunications, a remplacé les secteurs traditionnels de l’agriculture et des textiles pour devenir le moteur principal de la croissance. Ceci a été rendu possible grâce à des infrastructures relativement bien développées telles que l’infrastructure routière et les réseaux étendus de desserte en électricité et de télécommunications en comparaison  d’autres pays d’Afrique du Nord, ainsi que les avantages considérables que pourrait tirer la Tunisie de la large frange hautement éduquée de sa population. En mars 2006, le gouvernement a finalisé la cession de 35% du capital de Tunisie Télécom à des investisseurs étrangers, la plus importante opération de privatisation depuis l’indépendance de la Tunisie.  Avec l’afflux d’investissements en provenance principalement des pays du Golfe, producteurs de pétrole dans les domaines de la prospection pétrolière, du tourisme et des services financiers, une croissance annuelle réelle de 5 à 6% est prévue. Nette progression des exportations Bien que le taux de croissance des exportations des industries du textile et du cuir, qui comptent pour plus de 30% du total des exportations, ait connu une certaine décélération sous l’influence de l’entrée de la Chine en 2003 à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et la suppression des Accords multifibres (AMF) vers la fin du mois de décembre 2004, la baisse en termes de valeur ajoutée a été contenue grâce à l’amélioration du design et au développement de nouveaux produits ainsi qu’au remplacement des importations des matières premières et de semi-produits finis par des produits domestiques. Quoique les importations aient progressé en 2006 dans le sillage de l’accroissement des prix des matières premières, le déficit courant a été maintenu à 2,3% du PIB, traduisant ainsi la progression des exportations des produits agroalimentaires et des industries mécaniques et électriques au même titre que les recettes touristiques et les revenus du travail transférés par les Tunisiens résidant à l’étranger. A partir de 2007, la Tunisie adoptera une stratégie axée sur l’accroissement de sa production locale de pétrole et de gaz naturel et pourrait compter en plus sur une augmentation supplémentaire de 30% des redevances avec l’extension de l’oléoduc transportant du gaz de l’Algérie vers l’Italie, permettant ainsi de soutenir la forte probabilité pour réaliser un déficit courant en deçà de 3% du PIB. Le déficit budgétaire maîtrisé Le déficit budgétaire n’a pas dépassé 3% du PIB depuis 2004. La hausse des dépenses au titre des subventions et des traitements et salaires du secteur public a été maîtrisée, alors que les revenus pétroliers, la redevance-gaz ainsi que les impôts sur les bénéfices des sociétés ont augmenté. En consacrant une partie des recettes de privatisation au remboursement par anticipation d’une partie de sa dette extérieure, la Tunisie a diminué son ratio de la dette publique par rapport au PIB à 54,5% et celui de la dette extérieure à moyen et long terme, y compris le secteur privé, à un niveau inférieur à 48% à la fin de l’année 2006.  Si la Tunisie continue de limiter son déficit budgétaire à un niveau inférieur ou égal à 3% du PIB, comme indiqué dans le XIe Plan (2007-2011), le ratio de la dette devrait diminuer davantage. Les efforts fournis visant à diminuer les créances douteuses des institutions financières et à améliorer la fonction d’intermédiation financière devraient se poursuivre, et ce, afin d’encourager l’investissement et d’accélérer la croissance économique. R&I suivra ces efforts à moyen et long terme ». (Source: « La Presse » (Quotidien gouvernemental – Tunis), le 1er avril 2007)  
 

Subutex: Le trafic parisien

Par Sabrina BESTANI >> Six professionnels de santé, trois médecins et six pharmaciens ont été interpellés samedi, pour trafic de Subutex, un produit connu des toxicomanes. Des poursuites qui révèlent une escroquerie bien installée, et qui réveillent la polémique autour du fameux substitut à l’héroïne. Un trafic de stups orchestré par des professionnels de santé ! Mis en examen samedi, pour leur implication présumée dans un vaste trafic de médicaments, trois médecins et six pharmaciens ont défilé devant la juge d’instruction parisienne Marie-Odile Bertella-Geoffroy. Inculpés pour « infraction à la législation sur les stupéfiants et sur les substances vénéneuses » et « escroquerie à la Sécurité sociale », les six pharmaciens et un médecin ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire alors que les trois trafiquants présumés, ainsi qu’un autre médecin, ont été placés en détention provisoire. Blouses blanches et trafiquants auraient coopéré dans une vaste escroquerie, où les dealers, en situation irrégulière et originaires de Tunis et Bagdad, revendaient des comprimés de Subutex en Europe de l’Est, là où ils sont particulièrement recherchés. L’escroquerie était bien organisée Entre les médecins, pharmaciens et trafiquants, la méthode semblait bien huilée. Pour délivrer une fausse ordonnance, le médecin se faisait payer et percevait en plus, le remboursement de la sécurité sociale. Les faux patients eux, allaient se fournir dans des pharmacies peu regardantes. Selon Le Journal du Dimanche, la plus active, située dans le 12e arrondissement de Paris, aurait délivrée plus de 12 000 boites de Subutex en seulement 4 mois. Un médecin aurait même reconnu avoir délivré « 25 ordonnances par jour », selon une source policière. Mais si les autorités ont mis la main en fin de semaine sur douze suspects, l’affaire a débuté bien avant, le 10 octobre 2006, lorsque la police a interpellé un homme en possession de 32 ordonnances de Subutex, de plusieurs cartes vitales et d’une importante somme d’argent en liquide. La brigade des stupéfiants n’a eu qu’à remonter le fil pour s’apercevoir de la supercherie grâce à un médecin de 65 ans, qui exerçait à Paris en se faisant payer 20 euros par ordonnance. La polémique relancée Que ce soit à Villejuif, Paris ou Montreuil, villes où les médecins interpellés ont leur cabinet, l’escroquerie était bien organisée. Chez les trafiquants comme chez le personnel médical, les trouvailles ont été riches. Ordonnances vierges, un millier de photocopies de fausses attestations CMU et d’autres falsifications, qui ont servi à tromper la Caisse d’assurance maladie, dont le préjudice est estimé à plus de 500 000 euros. Si cette affaire remet en cause la crédibilité de certains professionnels de santé, elle relance aussi la polémique amorcée l’an dernier par Didier Jayle, président de la Milt (Mission interministérielle sur la drogue et les toxicomanies). A l’époque, ce dernier réclamait le classement du médicament dans la catégorie des stupéfiants, dans l’espoir de réguler les conditions de délivrance. Une demande accueillie avec retenue et qui n’avait finalement pas abouti. Quoiqu’il en soit, le Subutex utilisé en comprimé, injecté, ou « snifé » en poudre, peut provoquer la mort en cas de surdose. Autorisé en France depuis 1996, ces comprimés sont très connus des toxicomanes et sont même soupçonnés d’avoir causé la mort des deux SDF parisiens le 16 mars dernier. (Source: « Le Journal du Dimanche » (Hebdomadaire – France), le 1er avril 2007)  

Trafic de Subutex : 6 pharmaciens et 3 médecins déférés devant la justice

Six pharmaciens et trois médecins de Paris et de la région parisienne interpellés jeudi et vendredi dans une affaire de trafic de produits de substitution à l’héroïne doivent être présentés samedi à la juge d’instruction chargée de cette affaire. Au total douze hommes doivent être entendus par la magistrate Marie-Odile Bertella-Geoffroy en vue d’une éventuelle mise en examen et d’un possible placement en détention pour certains d’entre eux, a-t-on appris de source judiciaire. En effet, trois autres personnes, suspectées de se procurer du Subutex mais également du Skénan, un puissant antalgique, auprès de ces professionnels de la santé avant de les revendre, ont également été arrêtées. Agés de 26 à 35 ans, ces trois trafiquants en situation irrégulière sont originaires de Tunis et de Bagdad, selon une source proche du dossier. Ils ont été interpellés à Paris et à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), selon une source policière. Les médecins, originaires du Maroc et de Tunisie pour deux d’entre eux, ont leur cabinet dans le XIXe arrondissement de Paris, à Villejuif (Val-de-Marne) et à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Les pharmaciens ont leurs officines à Paris, Villejuif et Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Selon les premiers éléments de l’enquête, les praticiens délivraient une ordonnance pour du Subutex ou du Skénan. Ils fournissaient également une photocopie de fausse attestation de Couverture maladie universelle (CMU) ou d’Aide médicale d’Etat (AME), ce qui donnait droit à la gratuité de la consultation pour les faux patients, le médecin se faisant payer par la Sécurité sociale, selon cette même source policière. Les trafiquants se rendaient ensuite dans une pharmacie complaisante et obtenaient le produit sans rien débourser, là aussi grâce aux fausses attestations CMU ou AME. L’un des médecins interpellés délivrait plus de 20 ordonnances par jour. Chez l’un des trois revendeurs présumés, la brigade des stupéfiants de Paris a trouvé plus de 200 plaquettes de Subutex, plus de 100 ordonnances vierges et un très grand nombre de photocopies de fausses attestations de CMU. Au cabinet de l’un des médecins, les enquêteurs sont tombés sur un millier de photocopies de fausses attestations de CMU et d’AME. La pharmacie « la plus active » a écoulé depuis décembre 12.000 cachets de Subutex pour un préjudice évalué à plus de 250.000 euros pour la caisse d’assurance-maladie, selon la même source policière. Selon une source proche du dossier, ce marché fonctionnait depuis 2004 avec plus de 15.000 cachets écoulés en 2005 et plus de 18.000 en 2006, occasionnant un préjudice pour la Sécurité sociale évalué à plus de 500.000 euros. Les produits étaient soit écoulés à Paris, soit expédiés vers les pays de l’Est ou la Finlande où le Subutex, normalement prescrit comme traitement de substitution aux opiacés, est très recherché et revendu très cher à la pièce, selon la police. Le Skénan, un puissant antalgique, peut être également donné aux toxicomanes fortement dépendants. Ces deux produits délivrés sur ordonnance peuvent avoir des effets mortels en cas de surdose. Le démantèlement de cette filière a commencé en octobre avec l’arrestation inopinée d’un homme de 35 ans en possession de 32 ordonnances pour du Subutex. Il avait été mis en examen notamment pour « infraction à la législation sur les substances vénéneuses », « mise en danger de la vie d’autrui » et écroué. Les policiers étaient alors remontés vers un premier médecin généraliste parisien de 65 ans qui a aussi été mis en examen et écroué. (Source: « Senactu » (Site d’infos sénégalais – Dakar), le 31 mars 2007) Lien: http://www.lhebdomadaire.info/Trafic-de-Subutex-6-pharmaciens-et,2874

Le Maghreb arabe entre frustration et espoir

Par Abderrazak Attaia   L’unité du Maghreb Arabe était le rêve des militants pour les indépendances de nos pays. Un demi-siècle après celles-ci et après les multiples initiatives et structures communes, que reste-t-il de cette formidable utopie ? En janvier 2007, la capitale tunisienne a abrité la huitième session du Comité ministériel de l’UMA chargé du commerce. De l’avis des participants et des observateurs, cette rencontre a abouti à des résultats positifs dont notamment : – la préparation d’un cadre pour la mise en place d’une zone de libre-échange maghrébine regroupant les cinq pays de l’UMA ; – l’engagement d’une étude relative à la construction d’un “groupement économique maghrébin” ; – la recommandation de renforcer la coordination des politiques commerciales des pays de l’UMA en prévision de la création de la zone de libre-échange euro-méditerranéenne prévue par la Déclaration de Barcelone à l’horizon 2010. – l’annonce de la création de l’Union Maghrébine des Hommes d’affaires qui a été officialisée le 17 février 2007 à Marrakech à l’occasion de la célébration du 18ème anniversaire de la création de l’UMA. Un regain d’intérêt Ce qui retient l’attention des observateurs, c’est le regain d’intérêt que connaît l’UMA depuis peu de temps à travers certaines initiatives qui semblent résulter davantage d’une démarche pragmatique empruntée par les instances exécutives de l’UMA que de décisions politiques explicitement dictées par les gouvernements des pays membres de cette organisation. On sait, en effet, que seul le “Conseil de la Présidence de l’UMA” est habilité à prendre des décisions formelles à l’unanimité pour approuver tel programme ou tel projet. Toutefois, on est tenté de croire que les dirigeants politiques des pays concernés seraient tacitement consentants pour faire “bouger les choses” et relancer la dynamique de l’UMA à travers certaines initiatives émanant tant des milieux économiques que de la société civile. Quels sont donc les facteurs qui pourraient militer en faveur d’un changement d’attitude de la part des décideurs politiques ? Il faut relever en premier lieu que durant les quarante dernières années les pays du Maghreb ont été confrontés à plusieurs défis dans différents domaines tels que la démographie , l’éducation, l’emploi, la situation de la femme, la migration, l’extrémisme religieux et l’insécurité. Au niveau de la démographie, il faut reconnaître que le paysage démographique maghrébin a radicalement changé depuis l’indépendance des pays du Maghreb, dont les populations totalisent aujourd’hui environ quatre vingt millions d’habitants contre le tiers seulement au lendemain des indépendances, et où les moins de 30 ans, constituent plus de 50% de leurs populations, à quelques variations près d’un pays à l’autre. Au niveau de l’éducation, les rapports des Nations-Unies font encore état de ratios relativement élevés d’analphabètes dans ces pays, notamment parmi les populations féminines et rurales au Maroc et en Algérie, et à un degré moindre en Tunisie. Au niveau de la migration, l’Europe a servi pendant les premières décennies de l’indépendance de “ soupape de sûreté” en accueillant les excédents de main-d’œuvre des pays du Maghreb, et ce jusqu’à la fermeture de ses frontières à l’immigration en 1974. Cette situation a donné lieu à un autre phénomène migratoire plus difficile à gérer et à contenir aujourd’hui, celui de la migration clandestine, aux conséquences politiques, humaines, sociales et sécuritaires désastreuses. Au niveau de l’emploi, les économies des pays du Maghreb durant les cinq décennies précédentes se sont avérées incapables d’absorber la totalité de la demande intérieure d’emploi, notamment parmi les jeunes diplômés, ce qui a engendré des taux de chômage élevés qui varient dans ces pays entre 13 et 15% de la population active. Au niveau du statut de la femme, on a accusé beaucoup de retard pour prendre les mesures d’émancipation de la femme (à l’exception de la Tunisie), ce qui a ralenti la contribution de cette catégorie de la population maghrébine à l’essor des pays concernés. Enfin l’apparition du phénomène “d’extrémisme religieux” dans le Monde arabo-islamique a fait irruption au Maghreb, plongeant ces pays, à des degrés divers, dans des situations plus ou moins délicates au niveau de la sécurité qui est devenue pour eux, une préoccupation réelle. Sur le plan économique et stratégique et sous la pression de la mondialisation, le coût du non-Maghreb devient un véritable fardeau pour chacun de ces pays pris individuellement en ce qu’il constitue un vrai handicap à son développement économique et commercial et à son positionnement sur les plans régional et international. L’ensemble de ces facteurs n’explique pas à lui seul les retards accumulés qui ont laissé à “la traîne” un Maghreb dont la position géopolitique et géostratégique a fait pourtant et pendant des siècles l’objet de convoitise de la part des puissances étrangères. Il fallait compter aussi tantôt avec les erreurs de stratégie de développement commises ici et là durant des décennies et les incohérences des politiques économiques qui en ont résulté, tantôt avec les crises issues des séquelles de la colonisation pour expliquer les entraves qui se sont dressées sur le chemin de la réalisation de la grande entreprise de construction maghrébine. Comble du paradoxe, on avait cru que l’UMA allait être un stimulant et un catalyseur pour dépasser les problèmes et les conflits qui bloquaient le processus de construction maghrébine ; il n’en était rien et c’est l’UMA qui s’est trouvée, elle-même, “prise en otage” par ces problèmes. En tout état de cause la situation est ce qu’elle est et les générations qui ont rêvé d’un Maghreb uni n’ont eu pour leur compte que des frustrations ! Le bilan de cinquante années d’indépendances par rapport à cette grande ambition maghrébine ? Les premières désillusions Il est, en effet, important de rappeler que l’idée du grand Maghreb Arabe a pris ses racines dans les combats menés par les pays du Maghreb pour recouvrer leurs indépendances et leur rejet commun de la colonisation. La réaffirmation de leur souveraineté, de leur identité arabo-musulmane et de leur appartenance commune au grand Maghreb arabe sont à la base de ce projet. Dans les années 60, l’ambition était encore vivace et très vite on a engagé le processus de coopération régionale, en instituant un mécanisme régional maghrébin d’études et de prospectives appelé alors le CPCM (Comité Permanent Consultatif maghrébin). Pendant quelques années cet organisme —qui avait son siège à Tunis— produisait des études et des schémas de développement dignes d’intérêt. A titre indicatif, un projet de marché commun agricole maghrébin était même ficelé à un moment donné. Parallèlement des rencontres ministérielles maghrébines se tenaient régulièrement, notamment dans les domaines économique. Parallèlement encore —notamment au début des années 70— les relations bilatérales entre les trois pays du Maghreb central ont connu une dynamisation sous l’impulsion de l’Algérie, et l’on a vu une multitude d’accords se conclure entre l’Algérie d’une part, le Maroc et la Tunisie d’autre part. Ces accords qui présentent beaucoup de similitudes portaient sur tous les domaines de la coopération économique, financière, culturelle, sociale, immobilière et même celle ayant trait à la délimitation des frontières. Ce fut peut-être l’époque du “printemps” maghrébin où l’on a vu le président algérien Houari Boumédiene venir en Tunisie en visite officielle et le Président Bourguiba effectuer sa première visite officielle en Algérie. De ces accords bilatéraux maghrébins, on retient trois choses importantes sur le plan commercial, et elles ne sont pas anodines : La première est l’exigence faite par l’Algérie—alors engagée dans une politique socialiste et tiers-mondiste à outrance— “d’imposer” à ses partenaires marocain et tunisien l’adoption de ce qu’on avait appelé “le principe d’approvisionnement prioritaire”, en vertu duquel chaque pays devait s’engager à s’approvisionner prioritairement chez le voisin, même si ses prix se situaient au-dessus des prix mondiaux. Cette exigence découlait en fait d’une stratégie algérienne de développement basée sur le choix de l’industrie lourde qui, selon les stratèges algériens, allait déboucher, à terme, sur une production industrielle de grande consommation, capable de couvrir les besoins des pays maghrébins en ces produits. La deuxième exigence, adjacente à la première, consiste à établir une règle de l’origine, selon laquelle tout produit «échangé» devrait avoir un taux d’intégration fort élevé pour être admissible en franchise douanière chez le voisin ! Cela équivaut en fait à un taux prohibitif car aussi bien le Maroc que la Tunisie n’étaient pas en mesure de produire aux conditions posées par l’Algérie compte tenu de l’état de leurs appareils de production, orientés plutôt vers une industrie manufacturière à faible taux d’intégration. La troisième exigence algérienne visait les produits fabriqués par des entreprises étrangères ou mixtes installées au Maroc et en Tunisie et auxquels on ne reconnaissait pas le label d’origine maghrébine. Cette exigence a pris une autre forme en ce sens que toute entreprise installée au Maroc ou en Tunisie se devait d’être, du point de vue de son capital, sous contrôle marocain ou algérien à hauteur de 51% au moins pour pouvoir écouler ses produits sur le marché algérien. Compte tenu des divergences qui existaient entre les stratégies et les politiques économiques menées par les differents pays, le CPCM et toutes ses études ont dû être “gelées” lors de la Conférence des ministres de l’Economie des trois pays du Maghreb, tenue à Casablanca en 1971, et l’ambition commune qui nourissait ce projet a cédé la place à des ambitions nationales et nationalistes dont les conséquences politiques, économiques et sociales allaient rejaillir négativement sur l’ensemble des pays et des peuples du Maghreb. Ironie du sort , c’est à cette même conférence ministérielle de Casablanca que la Libye et la Mauritanie, présentes toutes les deux comme pays observateurs, avaient, l’une et l’autre, l’intention de présenter à cette occasion leurs candidatures pour faire partie officiellement du CPCM ! A suivre (Source: « Réalités » (Magazine hebdomadaire – Tunis), N°1109 du 29 mars 2007)  

Le secrétaire à la défense américain, Robert Gates, se prononce pour la fermeture de Guantanamo

WASHINGTON CORRESPONDANTE Le secrétaire à la défense, Robert Gates, s’est prononcé, jeudi 29 mars, pour la fermeture de la prison de Guantanamo et le transfèrement sur le sol américain des « ennemis combattants » qui y sont détenus. Cette prise de position va à l’encontre de celle adoptée jusqu’à présent par le président George Bush, selon laquelle les étrangers soupçonnés de terrorisme ne doivent pas pouvoir prétendre aux garanties constitutionnelles américaines. Devant une sous-commission des forces armées de la Chambre des représentants, M. Gates a invité le Congrès à travailler en liaison avec le gouvernement pour élaborer une nouvelle loi. Celle-ci devrait permettre de donner un cadre à la détention de ceux des détenus qui « doivent réellement être incarcérés à vie, sans les mêler à un système juridique dans lequel ils pourraient être éventuellement libérés », a-t-il dit. Le New York Times avait fait état, au début de la semaine, d’un débat ayant opposé M. Gates et la secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice, au vice-président, Dick Cheney, et au ministre de la justice, Alberto Gonzales, sur la fermeture de Guantanamo. Les partisans du maintien de la prison l’avaient emporté, d’après le journal. Selon le ministre, moins de 100 détenus sur les 385 encore présents à la base sont considérés comme des « durs ». Ils pourraient être transférés dans des prisons militaires sur le sol américain. M. Gates n’a pas parlé de jugement. Le représentant républicain Duncan Hunter a mis en garde contre « l’importation » de ces suspects. « L’idée que nous pourrions importer de dangereux terroristes comme Khaled Cheikh Mohammed dans des communautés américaines est dangereuse », a-t-il dit, en faisant référence au Pakistanais qui vient de confesser avoir organisé les attentats du 11 septembre 2001. « LE PROBLÈME, C’EST LA DÉTENTION » Les démocrates, qui souhaitent la fermeture du camp, ont exploré différentes possibilités dont celle d’envoyer les détenus dans les prisons militaires de Fort Knox, dans le Kentucky, ou de Fort Leavenworth, au Kansas, ou dans un établissement de haute sécurité comme la prison du Colorado dite « Super-max », où Zacarias Moussaoui purge sa peine. Autre possibilité, a souligné le représentant démocrate Ike Skelton : conserver Guantanamo et en faire le quartier de haute sécurité pour les suspects les plus dangereux. Au même moment, se tenait, dans une autre sous-commission, un débat sur la manière de sortir du casse-tête qu’est Guantanamo pour le gouvernement américain. Le professeur de droit constitutionnel Neil Katyal, dont le client Salim Ahmed Hamdan a passé dix mois à l’isolement, a préconisé un transfèrement des suspects sur le sol américain et l’abandon des commissions militaires, celles-ci pouvant être remplacées par des cours martiales. M. Hunter a à nouveau défendu Guantanamo : « S’il y a un meurtre dans une prison aux Etats-Unis, comme c’est arrivé dans chacun des Etats dont nous venons, vous réclamez sa fermeture ? » « Non, a soupiré le professeur. Mais il ne s’agit pas des conditions, le problème, c’est la détention. » Corine Lesnes (Source: « Le Monde » (Quotidien – France), le 31 mars 2007)

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