13 mai 2001

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البداية

 

 

 

 
TUNISNEWS
Nr 371 du 13/05/2001
 

 .

LES TITRES DE CE JOUR:
  1. CNLT:Hédi Béjaoui en grève de la faim et de la soif

  2. CCTE:Lassad Zitouni, membre de l’OJSL, a été empêché ce matin d’embarquer à l’Aéroport de Tunis-Carthage
  3. LTDH:infos-express
  4. MAGHREB CONFIDENTIEL N° 509 DU 10/05/01

  5. RADIO CANADA:

    SUR LES TRACES DE HAROUN M’BAREK

  6. A LA RECHERCHE DE LA LIBERTE DE LA PRESSE EN TUNISIE..
  7. SALIM BENHAMIDANE:

    ÊÚÞíÈÇ Úáì ÇáÓíÏ ÕÇáÍ ÇáÒÛíÏí : ÇáäÝÇÞ ÇáÏíãÞÑÇØí íÔåÑ ÓíÝå ãä ÌÏíÏ

  8. Noura BORSALI:  LA MAGHREBINE: DIX ANS DEJA !

 

CONSEIL NATIONAL POUR LES LIBERTES EN TUNISIE

 

Tunis le 12 mai 2001

Hédi Béjaoui en grève de la faim et de la soif

 

Le Conseil des libertés est vivement préoccupé par la détérioration de l’état de santé de Hédi Béjaoui, en grève de la faim et de la soif depuis le mardi 8 mai.

Cet ancien prisonnier politique, qui a purgé une peine deux peines de prison (d’un total de 9 ans pour les mêmes faits) pour appartenance à « Ennahdha », est astreint à une surveillance administrative qui l’oblige à signer un registre quotidiennement au commissariat de police de son quartier depuis septembre 1999 (date de sa sortie de prison). Il est, depuis, privé de tous ses droits: Il n’a pu réintégrer son travail où il avait une ancienneté de 20 ans, il est privé de carnet de soins alors qu’il porte encore les séquelles de son agression par balles lors de son arrestation, il est privé de passeport et se trouve dans l’incapacité de subvenir aux besoins de ses 7 enfants.

Son cas est celui de milliers d’anciens prisonniers politiques condamnés à la détresse totale à leur sortie de prison.

Une délégation du CNLT s’est rendue à son chevet et a pu mesurer l’état de détresse dans lequel se trouve cette famille; même le médecin du village de Sidi Thabet (30 km de Tunis) où il réside, appelé en consultation a refusé de se rendre « pour ne pas avoir de problèmes avec la police »!

Le CNLT alerte l’opinion publique sur le drame que vit la famille de Hédi Béjaoui et appelle à la constitution d’un comité de soutien afin que Hédi n’aie pas à payer de sa vie sa restauration dans ses droits.

Pour le Conseil

La porte-parole

Sihem Bensedrine

 

UN MEMBRE DE LA « JEUNESSE SOCIALE LIBERALE » EMPECHE DE QUITTER LA TUNISIE.

 

COLLECTIF DE LA COMMUNAUTE TUNISIENNE EN EUROPE

 

Lassad Zitouni, membre de l’OJSL, a été empêché ce matin d’embarquer à l’Aéroport de Tunis-Carthage

 

 

Nous venons d’apprendre de source sûre que M. Lassad Zitouni, chargé des relations extérieures de l’Organisation de la Jeunesse Sociale Libérale (OJSL), a été empêché ce lundi 14 mai 2001 d’embarquer pour la Turquie pour voyage touristique. La police des frontière l’a informé qu’il a « des problèmes d’ordre sécuritaire » qu’il doit régler avec la Direction de la Sûreté nationale.

Son frère Adel Zitouni est porte-parole de la Direction légitime du Parti Social Libéral, non reconnue par le régime de Ben Ali, actuellement demandeur d’asile en France. Lassad a un autre frère, ancien policier, qui est actuellement demandeur d’asile en Suisse.

Lassad Zitouni a eu déjà maille à partir avec les autorités tunisiennes quand il quitta la Tunisie en août 1999 pour le Sénégal, via le Maroc. Il a été obligé par les autorités marocaines après de durs harcèlements d’aller à Malte où il a été à nouveau embarqué pour le Maroc, puis pour l’Algérie, et obligé finalement de rentrer en Tunisie. Il a été soumis depuis à harcèlements.

Nous dénonçons cette nouvelle persécution des membres de la direction légitime du PSL qui montre une fois de plus qu’il n’y a absolument rien à attendre de la dictature de Ben Ali, et que la seule solution pour les démocrates reste le renversement du régime maffieux de Ben Ali.

Paris, le 14 mai 2001

P/ Le Bureau :

Mondher Sfar

 

LTDH
infos-express

  La Ligue Tunisienne pour la défense des droits de l’Homme organise une réceptiona l’occasion de son 24 eme anniversaire- (la LTDH a été fondée le 7 mai 1977)-au siége de l’association tunisienne des femmes démocrates 6 rue du Liban a Tunis.
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Libération de Nejib Hosni
Hier  mai 2001 maître Nejib Hosni a été libéré a 21h30  ( grâce présidentielle) a cette occasion il a reçu  le soir même la visite de nombreuse personnalités et des représentants d’ associations( parmi lesquelles la Ligue Tunisienne pour la défense des droits de l’Homme ) et de partis politiques qui se sont déplacé au
Kef de Tunis et de  Gaafour ou ils avaient participé a la  commémoration de Nabil Barkati (militant du poct décède sous la torture au poste de la garde
nationale a Gaafour mai 1988).

journée Nabil Barkati
Plusieurs personnalités et représentants d’associations et de partis politique ont participé hier 12 mai 2001 a la journée «  Nabil Barkati » militant du poct  décède sous la torture au poste de la garde nationale a Gaafour le  mai 1987.parmi les présent des membres du comité directeur de la LTDH M Nejib chebbi secrétaire général du RSPet des journalistes . ont pris la parole a cette occasion M Moncef Marzouki .M Bechir Essid , le président de la ligue tunisienne pour la défense des droits de l’Homme M Mokhtar Trifi ,la porte parole du cnlt Sihem Bensedrine , le président du comité Hamma Hammami M Salah Hamzoui ,M Radhia Nasraoui ,M Ali ben salem ,le représentant de la  MDS/moada ,M Mohamed Jmour, M Mohamed Goumani membre du bureau politique du R S P , M Abdelmoumen bel anes du POCT  M Jalel zoghlami (revue Kaws el karama ) M Lassad jouhri militant islamiste, des représentants de l’union de la jeunesse communiste , du comité estudiantin de
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Nous avons appris qu’un ancien prisonier d’opinion (nahdha)M Hedi Bjaoui est en grève de la faim depuis 7 jours a son domicile a Sidi Thabet A Tunis .jusqu’au 6eme jour M Bjaoui a entamé une grève de la faim sauvage mais sous les pressions de ses proches et suite a la détérioration sérieuse de sa santé il a accepté  de faire une grève de la faim normale ,ses revendications :
-son passeport
-son travail
-le carnet de soin

 
 
MAGHREB CONFIDENTIEL N° 509 DU 10/05/01

 

 

TUNISIE JOSSELIN PRIVE DE VOYAGE

La visite à Tunis que devait effectuer mardi 8 mai dernier le ministre français délégué à la Coopération a été victime d’une double cohabitation, de plus en plus conflictuelle. D’abord, le fossé se

creuse, des deux côtés de la Méditerranée, entre Matignon et le Palais de Carthage. Charles Josselin ayant voulu convier a un petit-déjeuner à Tunis une dizaine de défenseurs des droits de l’homme et de représentants de la société civile, Carthage a annulé la rencontre prévue avec le chef de l’Etat et, dans la foulée, aussi celle avec le ministre des Affaires étrangères. Ensuite, la cohabitation de part et d’autre de la Seine a compliqué la recherche d’une solution. Vendredi 4 mai, Josselin ayant sollicité l’Elysée, Jacques Chirac avait effectivement « sauvé » la visite – avec petit-déjeuner et audience chez le président tunisien dès la mi-journée. Or, à ce moment, Matignon n’a pas voulu d’un « replâtrage » entre les « présidents amis » dont le Premier ministre craignait de faire les frais par Charles Josselin interposé. Aussi, dans l’après-midi, le Quai d’Orsay a-t-il officialisé les « éléments de langage » sur ce voyage capoté: puisque la visite – la première depuis de longs mois – n’avait jamais été annoncée, elle n’est pas reportée mais sa « préparation se poursuit avec les autorités tunisiennes ». Il a quand même fallu que le service de presse appelle les journalistes pressentis pour accompagner le ministre afin de leur dire que le déplacement était annulé….

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10/05/01 AFFAIRE BFT

UNE CO-RESPONSABILITE DE LA SOCIETE TUNISIENNE DE BANQUES

?

Les autorités tunisiennes sont loin d’en avoir fini avec le conflit qui

oppose la BFT (Banque franco-tunisienne) et l’ABCI de Majid Bouden, qui avait racheté la banque en 1989 pour un montant de 4 139 000 $. Son capital n’était alors que de 1 million $ et son déficit avoué de 17,5 millions $ ! (MC N°343). Après moult procès à Paris et à Londres, siege de l’ABCI, la BFT a été condamnée à verser environ 10 millions $ à l’ABCI qui a immédiatement entrepris de faire saisir des avoirs tunisiens dans plusieurs banques: HSBC-CCF, UTB, Société générale…

De plus, le 21 mars dernier, la Cour d’appel de Paris, qui siégeait en exécution des jugements, a confirmé la décision de 1989 de rachat de la BFT par l’ABCI. Résultat des courses: non seulement la BFT risque de ne plus pouvoir opérer en France mais ses « relais », la STB et la Banque centrale, peuvent être poursuivis comme « co-responsables ». Bref, que des ennuis à venir pour les autorités tunisiennes.

 

 

 

Un  reportage fait a Tunis par le journaliste Danny Braun de Radio-Canada qui montre bien la brutalité de la machine policiere, Torture conditions inhumaines dans les prisons Tunisiennes tout en mentionnant l’affaire de Haroun Mbarek
 
Veuillez cliquer sur le lien suivant:
 

 

 
Dimanche 13 mai 2001

Écoute de la première heure
Écoute de la deuxième heure

SUR LES TRACES DE HAROUN M’BAREK
Danny Braün

Haroun M’Barek, un étudiant tunisien de l’université Laval avait fait la manchette lorsque le ministère fédéral de l’Immigration l’a expulsé du Canada en janvier dernier. De retour en Tunisie, il a été arrêté, torturé et condamné par le tribunal de première instance de Tunis.

Avant son arrivée au Canada, Haroun M’Barek était Secrétaire de l’Union générale des étudiants de Tunisie. Le président Ben Ali déclencha en 1991 une brutale répression contre cette organisation.

Haroun M’Barek aurait également été proche du mouvement En-Nahda, une organisation politique islamiste que le régime tunisien décrit comme un groupe terroriste et qu’il réprime durement.

Le président Ben Ali déclencha en 1991 une brutale répression contre l’Union générale des étudiants de Tunisie.


Le jeune homme avait demandé l’asile politique au Canada peu de temps après son arrivée à l’Université Laval en 1994.
Sa requête a été rejetée en 1997, de même que sa demande d’appel en Cour fédérale l’année suivante.

Haroun M’Barek a alors tenté d’obtenir le droit de résidence permanente pour des motifs humanitaires. Là aussi, il a essuyé un refus.


Danny Braün,
qui revient de Tunisie, a voulu savoir ce que devenait Haroun M’Barek et comment était perçue cette affaire côté tunisien.

Un reportage édifiant qui balaie bien des idées reçues sur ce pays du Maghreb.

Écoute du sujet


INVITÉS

Ridha Khemakhem,
chargé au ministère tunisien de la Justice,
section des droits de l’homme

Jaouhari Lassaad,
militant islamiste et membre du En-Nahda

Hend Chaouch,
intellectuelle tunisienne

Hacène M’Barek,
frère de Haroun M’Barek

Me Samir Ben Amor,
un des avocats de Haroun M’Barek


 

A LA RECHERCHE DE LA LIBERTE DE LA PRESSE EN TUNISIE..

L’AGENCE REUTERS A PUBLIE UN « FEATURE » BIEN FAIT SUR CE CASSE TETE CHINOIS POUR LE REGIME …

 

RTR, le 14 mai 2001 à 04h24

FEATURE-Tunisia sparks soul-searching on press freedom

By Lamine Ghanmi

TUNIS, May 14 (Reuters) – The Tunisian media trumpeted for years that everything in the North African country happened according to the president’s wishes. So when President Zine al-Abidine Ben Ali — who the Committee to Protect Journalists has included in the past four years on its list of top world enemies of the press — said he found the local press boring, he surprised even his closest supporters.

« Every morning I find the newspapers on my desk. I go through them all but one could read just one of them since they all carry the same pictures and the same articles, » he said. Ben Ali made the dig at reporters and editors a year ago urging them to be more incisive. « You are free to write what you want, » he said.

He even offered his personal telephone number to journalists telling them to keep him informed of any difficulty they might encounter in their work.It is not clear how many of them actually called him. But new Communication and Human Rights Minister Slaheddine Maaoui suggested the president’s comments have had little effect on a press which political dissidents say is trying to emerge from years of censorship. Maaoui told the French daily Le Monde last month that the Tunisian press was « wishy-washy » and that Ben Ali had asked him to change that.

PLEDGES TO FREE SHACKLES

« We should free the media of its shackles in order to end its wishy-washy tone. We have to open the press to different opinions and to debate, » Maaoui said. His comments sparked a soul-searching debate among many journalists who wonder why this heartening rhetoric about press freedom has not filtered down to newspaper reports. Government officials are at pains to highlight what they call a recent improvement in the media and ask for more time for press freedom to take root in Tunisia. « To expect us in Tunisia to achieve in such a short time what others (in the West) have achieved after many decades, ifnot longer, is a bit unrealistic, » a government official said. The official, who requested anonymity, argued that « coverage of domestic political and social issues has clearly improved during the last few months. This means that efforts have indeed started to bear fruit ». Newspapers have reported an increase in the number of deaths in road accidents or that businessmen were not satisfied with the banks, in sharp contrast with earlier reports about road safety and rosy pictures of the banking system. But the media are still off-limits for human rights activists who denounce police abuses and there is no mention of taboos like corruption, drugs and teenage prostitution. « There is still a way to go, of course. Old habits die hard. A culture of tolerance and full acceptance of criticism does not take shape overnight, » the government official said. Journalists listed a series of hurdles preventing press freedom from flourishing and wondered whether the official statements reflected a real conviction.

« COWARDICE PERMITS INTERFERENCE »

According to journalist Sofiane Ben H’mida, it is criticisin the foreign media of his rule that forced Ben Ali to encourage the local press to be bolder. Tunisians are increasingly turning to foreign media outlets, including television. « The president’s eagerness to encourage a critical press was to avoid being subjected to the critics of a more credible foreign press, which can hurt a lot, » Ben H’mida said. He blamed the « cowardice » of private newspaper owners who fear they may lose advertising revenues, one third of which come from the government and state-controlled business. Recalling his own experience, he said a former boss once asked him to stop writing political stories, arguing they were scaring off advertisers. The government said a change in the press law voted last month by parliament, which scraps libel charges, would further encourage press freedom and protect journalists. « This (legal change) will hopefully help create an environment that is even more conducive to free practice in the media, » the government official said. But dissident journalists said it will require more than a change in the law and that the real problem lies with Ben Ali’sgovernment. « The regime loathes freedom. It’s not your opposition thatbothers it the most but the distance and the independence that you defend regarding the regime, » said Sihem Bensedrine, a prominent dissident journalist. She and her colleague Rachid Kchena believe that the government has been built upon censorship which over the years turned into self-censorship. « Editors of the private press, like their colleagues in the government-run media, have become accustomed to receive instructions from above about what they have to print, » said Kchena, an editor of the opposition al Mawqif (The Stance).

REUTERS

 

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14.05.2001 10:15, Reuters

 

SALIM BENHAMIDANE

ÊÚÞíÈÇ Úáì ÇáÓíÏ ÕÇáÍ ÇáÒÛíÏí : ÇáäÝÇÞ ÇáÏíãÞÑÇØí íÔåÑ ÓíÝå ãä ÌÏíÏ

 

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ãËá åÐå ÇáãÞÏãÇÊ ÊÌÚáäÇ äÔßß Ýí ÃåáíÉ ÇáßÇÊÈ ÇáÚáãíÉ – ãÚ ÇÍÊÑÇãäÇ áÍÞå ÇáßÇãá Ýí ÇáÊÚÈíÑ- ááÎæÖ Ýí ãËá åÐå ÇáÅÔßÇáíÇÊ¡ Çááåã ÅáÇ ãä ÈÇÈ ÇáäÞÑ ÇáÕÍÝí¡ æÐáß ááÇÚÊÈÇÑÇÊ ÇáÂÊíÉ :

ÃæáÇ – ÇáÇÚÊÈÇÑ ÇáãäåÌí :

íãËá ãÝåæã ÇáÊÚÞíÏ « la complexité » ÑßíÒÉ ÇáãäÇåÌ ÇáÍÏíËÉ ÇáãÚÊãÏÉ Ýí ÏÑÇÓÉ ÇáãÝÑÏÇÊ æÇáÙæÇåÑ ÇáÇÌÊãÇÚíÉ æÇáÅäÓÇäíÉ. ÝÃí ãÝÑÏÉ Ãæ ÙÇåÑÉ ÊÈÞì Ýí ÌæåÑåÇ ãÊÚÏÏÉ æãÊäæÚÉ æÐÇÊ ÃÈÚÇÏ ßËíÑÉ¡ ãäÝÕáÉ Ãæ ãÊÏÇÎáÉ¡ ããÇ íÄÏí Åáì ÇáÇÎÊáÇÝ Ýí ÊÌáíÇÊ ÇáÍÞíÞÉ ÇáæÇÍÏÉ.

æÞíÇÓÇ Úáì æÇÞÚ ÇáÍÇá ÝÅä « ÇáÙÇåÑÉ ÇáÃÕæáíÉ »¡ ÊãÇãÇ ßãÇ åí ãÝÇåíã « ÇáÏíãÞÑÇØíÉ » æ »ÇááÇÆßíÉ » æ »ÍÞæÞ ÇáÅäÓÇä »¡ ÞÇÆãÉ ßáåÇ Úáì ÇáÊäæÚ æÇáÇÎÊáÇÝ ÍÓÈ ÇáÓíÇÞÇÊ ÇáÊÇÑíÎíÉ æ ÇáÍÖÇÑíÉ. ÃãÇ ÇÏÚÇÁ ËÈÇÊåÇ æÅØáÇÞíÊåÇ æÚÏã ÊØæÑåÇ æÈÇáÊÇáí ÍÕÑåÇ Ýí Ýåã Ãæ ãÝåæã æÇÍÏ ÝáÇ íÚÏæ Ãä íßæä ÚãáíÉ ÎÏÇÚ ÅíÏíæáæÌí íÚÊãÏ ÇáÊÈÓíØ « le simplisme » ÍÌÇÈÇ ááÌåá æÚÏã ÇáÞÏÑÉ Úáì ÊÝßíß ÇáãÚÞÏ æÓÊÇÑÇ ÚáãæíÇ « scientiste » áäÊÇÆÌ æÎáÇÕÇÊ ÐÇÊ ØÈíÚÉ ÅíÏíæáæÌíÉ.

ËÇäíÇ – ÇáÇÚÊÈÇÑ ÇáÃÎáÇÞí :

íÊÓÊÑ ÇáßÇÊÈ ÎáÝ ÈÚÖ ÇáãÝÑÏÇÊ ÇáãÑßÒíÉ Ýí ÇáÎØÇÈ ÇáÅäÓÇäæí ÇáÍÏíË ãËá : ÇáãæÇØäÉ – ÇááÇÆßíÉ – ÇáÍÑíÇÊ ÇáÏíãÞÑÇØíÉ¡ Ïæä ÅÚØÇÁ Ãí ãÖãæä ãÚíÇÑí áåÇ æÐáß áßí íÈÑÑ Ýí ÇáÃÎíÑ ÅÚÏÇã ØÑÝ æØäí æÅåÇáÉ ÇáÊÑÇÈ Úáíå äåÇÆíÇ.

æÞÏ ÇÖØÑå ÇáÚãì ÇáÅíÏíæáæÌí áßí íÑÈØ ÚáÇÞÉ ÚÖæíÉ Èíä ÇáÏíãÞÑÇØíÉ æÇááÇÆßíÉ¡ ÝíÕá Åáì äÊíÌÉ ãÝÇÏåÇ Ãä ßá ÑÇÝÖ ááÇÆßíÉ åæ ÈÇáÖÑæÑÉ ãÚÇÏ ááÏíãÞÑÇØíÉ. æÈãÇ Ãä ÇáÊíÇÑ ÇáÃÕæáí¡ æáæ Ýí ÎØå ÇáÅÕáÇÍí¡ íÈÞì æÝíÇ áãÑÌÚíÊå ÇáÏíäíÉ ÇáãÎÇáÝÉ ááÇÆßíÉ ÇáÚÞÇÆÏíÉ¡ ÝÅäå áÇ íãßäå ÇáÈÊÉ Ãä íßæä ÏíãÞÑÇØíÇ. æÚáíå ÝÅä ÇÏÚÇÁÇÊå ÇáÏíãÞÑÇØíÉ áíÓÊ¡ Ýí ÇáÍÞíÞÉ¡ ÅáÇ ÎÏÇÚÇ æÊæÑíÉ¡ æÃáÇ ÏíãÞÑÇØíÉ ÈÇáÊÇáí ãÚ ÃÚÏÇÁ ÇáÏíãÞÑÇØíÉ (æåÐÇ åæ ÈÇáäÓÈÉ Åáíå ÈíÊ ÇáÞÕíÏ æÛÇíÉ Çáãäì).

æÇáßÇÊÈ¡ ÚÈÑ ãËá åÐå ÇáÞÑÇÁÉ ÇáÊÈÓíØíÉ ÇáÓÇÐÌÉ¡ íÊÌäÈ ÇáÎæÖ Ýí ÌãíÚ ÃÈÚÇÏ ÇáÚáÇÞÉ Èíä ÇááÇÆßíÉ æÇáÏíãÞÑÇØíÉ áÃä Ðáß ÓæÝ íÞæÏå ÍÊãÇ Åáì ÒíÝ ãÞæáÊå.

ÝÈÏÁÇ äÔíÑ Åáì Ãä ÇááÇÆßíÉ áÇÆßíÇÊ¡ ßãÇ Ãä ÇáÏíãÞÑÇØíÉ ÏíãÞÑÇØíÇÊ æÇáÃÕæáíÉ ÃÕæáíÇÊ¡ æÃä ÇáÇÎÊáÇÝ Èíä äãæÐÌíä íäÊãíÇä Åáì äÝÓ ÇáãÑÌÚíÉ ÞÏ íÈáÛ ÍÏ ÇáÊäÇÞÖ. æÊßÝí ÇáÅÔÇÑÉ Åáì ÇáÊãÇíÒ ÇáÕÇÑÎ Èíä ÇáäãæÐÌíä ÇááÇÆßííä ÇáÝÑäÓí æÇáÈÑíØÇäí Ýí ãÓÃáÉ ÇáãæÞÝ ãä ÍÑíÉ ÇááÈÇÓ¡ Ãæ Èíä ÇáÞÇäæäíä ÇáÝÑäÓí æÇáÃãÑíßí Ýí ÞÖíÉ ãÚÇÏÇÉ ÇáÓÇãíÉ¡ Ãæ Èíä ÇáäãæÐÌíä ÇáÓÚæÏí æÇáÅíÑÇäí Ýí ãÓÃáÉ ÇáÏíãÞÑÇØíÉ æÇáÍÑíÇÊ ÇáÓíÇÓíÉ æãÔÇÑßÉ ÇáãÑÃÉ Ýí ÇáÍíÇÉ ÇáÚÇãÉ.

ßãÇ Ãä ÇáÊÇÑíÎ ÇáÓíÇÓí ÇáãÚÇÕÑ ááÅäÓÇäíÉ¡ ãä ÇáÔíæÚíÇÊ ÇáÓÇÞØÉ Åáì äÙÇã ÇáÊãííÒ ÇáÚäÕÑí Ýí ÅÝÑíÞíÇ ÇáÌäæÈíÉ æÏæáÉ ÇáßíÇä ÇáÕåíæäí ÇáÛÇÕÈ Ýí ÝáÓØíä ÇáãÍÊáÉ¡ ãÑæÑÇ ÈÇáÝÇÔíÉ æÇáäÇÒíÉ æÇáßãÇáíÉ æÓÇÆÑ ÇáÃäÙãÉ ÇáÏãæíÉ Ýí ÂÓíÇ æÅÝÑíÞíÇ æÃãÑíßÇ ÇááÇÊíäíÉ¡ íËÈÊ Ãä ÇááÇÆßíÉ áÇ ÊÛäí Úä ÇáÏíãÞÑÇØíÉ ÔíÆÇ¡ Èá ÃäåÇ ÞÏ ÊÒÏÇÏ ÏãæíÉ æÊæÍÔÇ ÈÍßã ÊÍÑÑåÇ ãä ÌãíÚ ÇáÖæÇÈØ æÇáßæÇÈÍ ÇáÃÎáÇÞíÉ ÇáãÑÊÈØÉ ÈÇáÅíãÇä æÇáÎæÝ ãä Çááå æÎÖæÚåÇ ÇáäÙÑí ÇáãÌÑÏ áÓáØÉ ÇáÞÇäæä ÇáæÖÚí ÇáãÍßæã ãæÖæÚíÇ ÈÇÚÊÈÇÑÇÊ ÇáãÕÇáÍ æãæÇÒíä ÇáÞæì.

Ëã¡ æÞÈá åÐÇ ßáå¡ ÃáíÓ Ýí ÔÚÇÑ ÇáÏæáÉ ÇááÇÆßíÉ ÏÚæÉ ááÇÓÊÈÏÇÏ æÇáÏßÊÇÊæÑíÉ. ÝÇáÏæáÉ ÇáÏíãÞÑÇØíÉ åí ÇáÏæáÉ ÇáãÍÇíÏÉ Ýí ÇáÕÑÇÚ ÇáÇÌÊãÇÚí æÇáÓíÇÓí ÝáÇ ÊäÍÇÒ Åáì åÐÇ ÇáÝÑíÞ Ïæä ÐÇß¡ ÅäåÇ ÏæáÉ ÇáÌãíÚ æÝÖÇÁ ÇáÅÌãÇÚ áÇ ÏæáÉ ÇáÅÞÕÇÁ æÇáÇÓÊËäÇÁ. ÃãÇ ÇáÏæáÉ ÇááÇÆßíÉ Ýåí ÏæáÉ ÅíÏíæáæÌíÉ ãËáåÇ ãËá ÇáÏæáÉ ÇáËíæÞÑÇØíÉ áÃäåÇ ÊäÕÈ äÝÓåÇ ãäÐ ÇáÈÏÇíÉ ÚÏæÇ ááÞæì ÇáÏíäíÉ ÈÏÚæì ßæäåÇ Þæì ÑÌÚíÉ ÝÊÞÕí ÝÑíÞÇ ÇÌÊãÇÚíÇ æÓíÇÓíÇ ãä ÍÞå ÇáØÈíÚí Ýí ÌÒÁ ãä ÇáÓáØÉ ÇáãÏäíÉ æÇáÓíÇÓíÉ.

áåÐÇ ÇáÓÈÈ ÊÔÊÑß ßá ÇáÞæì ÇááÇÆßíÉ ÇáÚÑÈíÉ Ýí ÇÓÊãÇÊÊåÇ ÏÝÇÚÇ Úä ÇáÚáãÇäíÉ ÈÏá ãäÇÝÍÊåÇ Úä ÇáÏíãÞÑÇØíÉ. ÝáÆä ßÇäÊ åÐå ÇáÃÎíÑÉ ÊÚäí¡ Ýí ãÝåæãåÇ ÇáÔÇÆÚ æÇáÊÞáíÏí¡ Íßã ÇáÃÛáÈíÉ ÝÅä ÇáÚáãÇäíÉ ÊÄÏí Åáì äÞíÖå ÊãÇãÇ¡ Ãí Åáì Íßã ÇáÃÞáíÉ. íÏá Úáì Ðáß ÔÚÇÑ « ÝÕá ÇáÏíä Úä ÇáÏæáÉ »¡ æÍíË Ãä ÇáÃÛáÈíÉ ãÊÏíäÉ¡ Öãä ÇáÓíÇÞ ÇáÚÑÈí ÏÇÆãÇ¡ ÈØÈíÚÉ ÇáÃãæÑ æãÞÇÏíÑ Çááå ! ÝÅä ÇáãØáæÈ íÕÈÍ åæ ÝÕá åÐå ÇáÃÛáÈíÉ Úä ÇáÏæáÉ.

æáíÓ ÛÑíÈÇ ÈÚÏ Ðáß Ãä íÑì¡ ÕÇÍÈäÇ¡ Ýí ÇáÔÚÈíÉ ÔÚÈæíÉ ãÞíÊÉ « populisme » áíÈÑÑ ãä äÇÍíÉ ÅÞÕÇÁ ÞØÇÚÇÊ ÔÚÈíÉ ÚÑíÖÉ ãä ÇáãÔÇÑßÉ Ýí ÇáÔÃä ÇáÚÇã¡ æãä äÇÍíÉ ÃÎÑì ÍÖæÑå ÇáÃÞáæí æÇÛÊÑÇÈå ÇáÇÌÊãÇÚí.

ËÇáËÇ – ÇáÇÚÊÈÇÑ ÇáÓíÇÓí :

ÊÚÑÝ ÇáÓíÇÓÉ ÚäÏ ÈÚÖåã ÈÃäåÇ « Ýä ÊÍæíá ÇááÇÒã Åáì ããßä ». æáÇÒã ÕÇÍÈäÇ ÇáÐí íäÈÛí ÊÍæíáå Åáì ããßä åæ ÅÞÕÇÁ ÍÑßÉ ÇáäåÖÉ ãä ÇáãäÊÙã ÇáÞÇäæäí æÇáÓíÇÓí. æåæ áÃÌá ÊÍÞíÞ åÐÇ ÇáÛÑÖ áÇ íÊæÇäì Úä ÇáÊÍÐíÑ ãä ÎØÑ ÊÞÇÑÈ ÈÚÖ ÇáÏíãÞÑÇØííä ãÚ « ÇáÛäæÔí æÃÕÏÞÇÆå »¡ ßãÇ íÍáæ áå ÊÓãíÊåã¡ ÈÍÌÉ Ãäåã áÇ íÏÑßæä ßÇÑËíÉ ãËá åÐÇ ÇáÇäÒáÇÞ.

ÊäÈäí åÐå ÇáÏÚæÉ¡ Ýí äÙÑäÇ¡ Úáì ãÓáãÊíä ÇËäÊíä¡ æãÇ ÃßËÑ ÇáãÓáãÇÊ ÇáÅíÏíæáæÌíÉ ÚäÏ ÕÇÍÈäÇ :

ÇáãÓáãÉ ÇáÃæáì :

æåí Ãä ÍÑßÉ ÇáäåÖÉ ÍÒÈ Ðæ ãÑÌÚíÉ ÏíäíÉ åÏÝåÇ ÇáÅÓÊÑÇÊíÌí ÅÞÇãÉ ÏæáÉ ËíæÞÑÇØíÉ ãÚÇÏíÉ ááÏíãÞÑÇØíÉ æÍÞæÞ ÇáÅäÓÇä.

ÇáãÓáãÉ ÇáËÇäíÉ :

æåí Ãä ÇáÏíãÞÑÇØííä ÇáãäÝÊÍíä ÚáíåÇ – Ãí ÍÑßÉ ÇáäåÖÉ – åã ÓÐÌ áã íÏÑßæÇ ÈÚÏ ÍÌã ÇáÃÎØÇÑ æÇáßæÇÑË ÇáÊí ÊÍÏÞ Èåã æÈÇáÏíãÞÑÇØíÉ Úáì ÍÏ ÇáÓæÇÁ.

Ýí ÎÕæÕ ÇáãÓáãÉ ÇáÃæáì¡ áÇ äãáß ÅáÇ Ãä äáÊãÓ ãä ÕÇÍÈäÇ Ãä íÊæÇÖÚ æíÞÑà ÈÚÖ ãÇ ßÊÈå « ÇáÛäæÔí æÃÕÏÞÇÄå » Íæá ÃåÏÇÝåã æãæÞÝåã ãä ÇáÏæáÉ ÇáËíæÞÑÇØíÉ æãä ÇáÏíãÞÑÇØíÉ æÇáÍÑíÇÊ æÍÞæÞ ÇáÅäÓÇä æÇáÊÚÏÏíÉ ÇáÓíÇÓíÉ. æáÚá ÇáãæÞÝ ãä ÞÖíÉ ÇáÑÏÉ ÓæÝ íåÏÆ ãä ÑæÚå ÈÍßã ÎæÝå Úáì ÍÞæÞ ÇáÅäÓÇä ãä ÕæáÉ ÇáÃÕæáíÉ. Ëã Åä ÎáÚ ÇáÕÝÉ ÇáÏíãÞÑÇØíÉ Úä ÎÕã ÓíÇÓí¡ ÇÞÊäÚ ÈåÇ æÊÈäÇåÇ¡ åæ ÝÚá áÇ ÃÎáÇÞí ãä ÒÇæíÊíä : ÃæáÇ¡ áÇÚÊÈÇÑ ßæäå ÇÊåÇãÇ ÈÏæä Ïáíá Óæì ÇáÙäæä ÇáãÓÈÞÉ æÇáÅÓÞÇØÇÊ ÇáäÙÑíÉ æãÍÇßãÉ ÇáäæÇíÇ. æËÇäíÇ¡ áÃäå íåÏÝ Åáì ÇÓÊÆÕÇá ÎÕã ÓíÇÓí ÈÛíÑ ÇáæÓÇÆá ÇáÏíãÞÑÇØíÉ æåæ Úíä ãÚÇÏÇÉ ÇáÏíãÞÑÇØíÉ.

ÃãÇ ÝíãÇ íÊÚáÞ ÈÇáãÓáãÉ ÇáËÇäíÉ¡ ÝÅääÇ äÑì Ýí ÊÛíÑ ãæÞÝ ßËíÑ ãä ÇáÏíãÞÑÇØííä æÊÞÇÑÈåã ãÚ ÇáÍÑßÉ ÇáÅÓáÇãíÉ ÊØæÑÇ ÅíÌÇÈíÇ Ýí ÇÊÌÇå ÇáãÕÇáÍÉ ÇáæØäíÉ ÇáÔÇãáÉ æÅÏÑÇßÇ ãäåã áÍÊãíÉ ÇáÎáÇÕ ÇáÌãÇÚí æíÞíäÇ ÈÃä ÇáËíæÞÑÇØíÉ ÇáÍÞíÞíÉ åí ÇáÏßÊÇÊæÑíÉ ÇáÍÇßãÉ Ýí ÊæäÓ ÈåíßáíÊåÇ ÇáÅßáíÑæÓíÉ ( ÏÇÑ ÇáÊÌãÚ ßßäíÓÉ¡ Èä Úáí ßÈÇÈÇ¡ ÇáÔÚÈ ÇáÏÓÊæÑíÉ ßÃÏíÑÉ¡ ÇáæÒÑÇÁ ßßåäÉ¡ ÇáäæÇÈ ßÑåÈÇä¡ æÇáãËÞÝæä ÇáÅÓÊÆÕÇáíæä ßÓÍÑÉ áÝÑÚæä ÇáãÊÃáå Ýí ÇáÃÑÖ íÚíËæä ÝíåÇ ãÚ ÚÇÆáÇÊå ÇáÓÈÚ ÝÓÇÏÇ)

æÔÑÝ åÄáÇÁ ÇáÏíãÞÑÇØííä ÇáÐíä ÛáÈÊ æØäíÊåã æÑÌÍÊ Úáì ßá ÇáÇÚÊÈÇÑÇÊ ÇáÝÑÏíÉ æÇáÅíÏíæáæÌíÉ¡ Ãäåã ÛíÑæÇ ãä ÃÝßÇÑåã ÇÊÈÇÚÇ áÞÇäæä ÇáÊØæÑ Ýí ÇáÍíÇÉ.

æááÊÐßíÑ ÝÅä ÇáãËá ÇáÝÑäÓí íÞæá « ÇáÃÍãÞ åæ æÍÏå áÇ íÛíÑ ãä ÃÝßÇÑå ». ÝÇáÓÐÇÌÉ ÇáæØäíÉ ÊÈÞì¡ ÃíåÇ ÇáÑÝíÞ¡ Ãåæä Úáì ÇáæØä ãä ÇáÍãÇÞÉ ÇáÅíÏíæáæÌíÉ… æíÈÞì áß ÇáÎíÇÑ.

ÈÞí Ãä äáÝÊ ÇáÇäÊÈÇå Åáì Ãä ãÞÇáå íÈÏæ ãæÌåÇ Åáì ÛíÑ ÇáÞæì ÇáÏíãÞÑÇØíÉ¡ ÚßÓ ãÇ íÚáäå. æãÈÑÑäÇ Ýí åÐÇ ÇáÞæá¡ Ãä ÇáÎÈíÑ ÈÇáÔÄæä ÇáÊæäÓíÉ íÏÑß ÌíÏÇ Ãä ÇáÅÌãÇÚ Úáì ÑÝÖ ÇáÅÞÕÇÁ Ãæ ÊÃÌíá ÇáÏíãÞÑÇØíÉ ÊÍÊ ÐÑíÚÉ ÇáÎæÝ ãä ÇáÔÈÍ ÇáÃÕæáí¡ ÃÖÍì Çáíæã ÔÈå ßÇãá áÏì ÇáäÎÈÉ ÇáÊæäÓíÉ ÈÚÏ Ãä ÓÞØÊ ÃæÑÇÞ ÇáÊæÊ áÊßÔÝ Úä ÚæÑÇÊ ÇáÓáØÉ ÇáæÇÍÏÉ Êáæ ÇáÃÎÑì.

æÚáíå ÝÅä ÊÍÐíÑå ãæÌå ÃÓÇÓÇ¡ Ýí äÙÑäÇ¡ Åáì ÇáÊíÇÑ ÇáÅÓÊÆÕÇáí ÏÇÎá ÇáÓáØÉ æÚáì ÊÎæãåÇ áßí íØãÆäå Åáì Ãä ÇáÊÛØíÉ ÇáÅíÏíæáæÌíÉ áÌåÇÒ ÇáÞãÚ ÇáÈæáíÓí áÇ ÊÒÇá ÝÇÚáÉ¡ åÐÇ ãä äÇÍíÉ. æåæ ãæÌå ÃíÖÇ Åáì ãÑÇßÒ ÇáÖÛØ ÇáÅãÈÑíÇáí ÇáÎÇÑÌí áÅÔÈÇÚ äåãåÇ (ÏÇÆãÇ Úáì ØÑíÞÉ ÇáåÇÊÝ ÇáæÑÏí) æáßÓÈ ÏÚãåÇ æÊÃííÏåÇ Úáì ØÑíÞÉ ÇáÚåÑ ÇáÓíÇÓí ÇáãÝÖæÍ ááÃäÙãÉ ÇáÏßÊÇÊæÑíÉ ÇáÝÇÓÏÉ

(La prostitution politique)ÃãÇ ÅÔÇÏÉ ÕÇÍÈäÇ ÈÈÚÖ ÇáÃØÑÇÝ ÇáÏíãÞÑÇØíÉ ( ÍÒÈ ÇáÚãÇá ÇáÔíæÚí¡ ÇáÊÌãÚ ÇáÇÔÊÑÇßí ÇáÊÞÏãí¡ æãÕØÝì Èä ÌÚÝÑ Úä ÇáãäÊÏì ÇáÏíãÞÑÇØí) Ýåí Ýí ÛíÑ ãæÖÚåÇ ÅØáÇÞÇ¡ áÃä ÑÝÖ åÐå ÇáÃØÑÇÝ ÇáÊæÞíÚ Úáì ÇáÈíÇä ÇáãÔÊÑß Èíä ÍÑßÉ ÇáäåÖÉ æÍÑßÉ ÇáÏíãÞÑÇØííä ÇáÇÔÊÑÇßííä íÚæÏ¡ Ýí äÙÑäÇ¡ Åáì ÍÓÇÈÇÊ ÓíÇÓíÉ¡ ÛíÑ ÇáãæÞÝ ãä ÍÞ ÇáÊíÇÑ ÇáÅÓáÇãí Ýí ÇáÚãá ÇáÓíÇÓí ÇáÞÇäæäí. Ýãä ÇáÓÐÇÌÉ ÍÞÇ Ãä íÊÕæÑ ÕÏæÑ ãËá åÐÇ ÇáãæÞÝ ãä ÃØÑÇÝ ÊÚÇäí ÅãÇ ãä ÇáÊåãíÔ (ÇáÊÌãÚ ÇáÇÔÊÑÇßí ÇáÊÞÏãí) Ãæ ãä ÇáÅÞÕÇÁ (ÇáãäÊÏì ÇáÏíãÞÑÇØí) Ãæ ãä ÇáãØÇÑÏÉ (ÍÒÈ ÇáÚãÇá ÇáÔíæÚí). ÃãÇ ÅÐÇ ÕÏÞÊ ÏÚæì ÕÇÍÈäÇ ÝÚáì ÇáÏíãÞÑÇØíÉ ÇáÓáÇã.

ÈÞí ÎÊÇãÇ Ãä äÚÐÑ ÇáÓíÏ ÇáÒÛíÏí ÑÛã ßíÏå ÇáÅíÏíæáæÌí ÇáãÏãÑ ááÏíãÞÑÇØíÉ æÇáæØä¡ ÝÞÏ íßæä áÖÚÝ Êßæíäå ÇáäÙÑí ÇáíÏ ÇáØæáì Ýí åÔÇÔÉ ÊÍáíáå æäÊÇÆÌå ÇáßÇÑËíÉ.

æíÖá ÞÏÑ ÇáãäÇÖáíä ÇáÏíãÞÑÇØííä ÇáÕÇÏÞíä¡ Úáì ÇÎÊáÇÝ ãÑÌÚíÇÊåã ÇáÅíÏíæáæÌíÉ¡ ÇáÕÈÑ æÇáãÕÇÈÑÉ æÇáãÑÇÈØÉ ÍÊì íÑÊÝÚ ÕÑÍ ÇáÏæáÉ ÇáÏíãÞÑÇØíÉ ÔÇãÎÇ æíæãÆÐ íÝÑÍ ÇáÔÚÈ ßáå ÈäÕÑ Çááå.

æáÆä ßÇä ÇáÓíÏ ÇáÒÛíÏí áÇ íÃáæ ÌåÏÇ Ýí ÓÈíá ÅÞÕÇÁ ÝÕíá ÔÚÈí íÚíÔ Èíä ÇáÓÌä æÇáãäÝì ÊÍÊ ÓíÇØ ÏßÊÇÊæÑíÉ ÝÙíÚÉ¡ ÝÅääÇ äÊãäì Ãä ÊÈÞì ÇáÍÑßÉ ÇáÅÓáÇãíÉ æÝíÉ áäåÌåÇ ÇáãÚÊÏá æÇáÏíãÞÑÇØí Ýí ÇáÊÚÇãá ãÚ ÎÕæãåÇ¡ Èãä Ýíåã ÃæáÆß ÇáÐíä íäÇÖáæä ãä ÃÌá ãæÊåÇ ÚÈÑ ÍÑãÇäåÇ ãä ÍÞåÇ Ýí ÇáæÌæÏ Öãä ÇáãäÊÙã ÇáÞÇäæäí æíÑæÌæä ÖÏåÇ ÇáÃÑÇÌíÝ æíÍíßæä ãä ÍæáåÇ ÃÈÔÚ ÇáãÄÇãÑÇÊ¡ æáíßä ÔÚÇÑåÇ ÇáãÑÝæÚ ÃãÇã ÇáÓíÏ ÇáÒÛíÏí æÃãËÇáå ãä ÇáÅÓÊÆÕÇáííä¡ ãÇ ÑÏ Èå ÃÍÏ ÇÈäí ÂÏã Úáì ÃÎíå : « áÆä ÈÓØÊ Åáí íÏß áÊÞÊáäí ãÇ ÃäÇ ÈÈÇÓØ íÏí Åáíß áÃÞÊáß Åäí ÃÎÇÝ Çááå ÑÈ ÇáÚÇáãíä » (ÇáãÇÆÏÉ : 28)

?Çááå ÃÚáã

 

 

 

 
 

LA MAGHREBINE :

DIX ANS DEJA !

Par Noura BORSALI*

 

 

En ce 3 mai consacré journée internationale pour la liberté de la presse, je voudrais rappeler que j’ai déposé le 09 mars 1991 une demande pour la publication d’un journal bimensuel et bilingue s’intitulant « La Maghrébine » et conçu comme un espace indépendant où femmes et hommes informeraient, débattraient et croiseraient leurs regards -combien semblables et différents-sur la question des femmes. En bonne citoyenne respectueuse des lois de mon pays, je déposai ma demande auprès des autorités compétentes conformément à l’article 13 du Code de la presse faisant référence au régime de la déclaration : « Avant la publication de tout périodique, il serait fait au Ministère de l’Intérieur une déclaration rédigée sur papier timbré et signée du directeur du périodique. Il en sera délivré un récépissé ». Ce que je fis en toute âme et conscience. Toutefois, le récépissé ne me fit pas remis au moment du dépôt de la déclaration si bien que je pus jamais imprimer mon journal dont la demande resta lettre morte. Car, selon l’article 14 du même code, « l’imprimeur est en droit d’exiger le récépissé du Ministère de l’Intérieur avant l’impression du périodique ». Aussi cet état de fait appelle-t-il deux constats : d’une part l’octroi de ce récépissé est laissé hélas à la discrétion du Ministère de l’Intérieur et d’autre part le régime de la simple déclaration (compétence liée à l’administration) est détourné hélas en régime de l’autorisation préalable (compétence discrétionnaire) comme l’a indiqué le rapport de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH)(1). Par ailleurs, le Secrétariat d’Etat à l’Information de l’époque me demanda, le 11 mai 1991, de remplir un formulaire de renseignements sur mon journal. Ce que je fis en toute âme et conscience. Mais en vain. Le 13 août de la même année, les journaux de la place, Essabah, Le Temps, La Presse, Essahfa, Le Renouveau et Réalités ont annoncé et souhaité la parution imminente de mon périodique. Mais hélas, rient ne vint !

Dix ans, c’est peut-être rien dans la vie de l’univers. Mais Dix ans, ce n’est sûrement pas rien dans la vie d’une nation. Dix ans, cela n’est pas rien non plus dans la vie d’un être humain car c’est un véritable et intolérable gâchis !! Pour ne pas désespérer, je « fête » chaque année depuis dix ans le projet de mon journal en ayant à l’esprit ce dicton : tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir !!!

*Ex-collaboratrice à des journaux indépendants tels que LE PHARE et LE MAGHREB aujourd’hui disparus du paysage médiatique. A cette occasion, je voudrais exprimer une tendre pensée pour le Directeur du PHARE, feu Abdeljélil BEHI et un chaleureux hommage au Directeur du MAGHREB, Monsieur Omar SHABOU qui nous a appris, dans le cadre de cet espace médiatique, à travailler et à vivre ensemble au-delà de nos divergences. Je voudrais rappeler, pour que l’Histoire ne l’oublie pas, que Monsieur Omar SHABOU fut le 1er directeur de journal condamné à une peine de prison ferme de 10 mois durant lesquels il a croupi dans cet insoutenable espace carcéral (1991) et jusqu’à une date pas très lointaine, privé de son passeport pendant de longues années où il préféra se cantonner dans le silence le plus digne. C’est peut-être une des raisons pour lesquelles j’ai nommé mon périodique LA MAGHREBINE pour que l’expérience du MAGHREB qui réunissait tous les courants politiques de notre pays sans aucune exclusive, ne fasse pas définitivement partie du passé et que Omar SHABOU, au-delà des critiques que certains lui adressent, ne soit pas sacrifié à l’oubli.

LE MAGHREB fut pour toute son équipe une expérience de la tolérance et de l’acceptation des différences pour laquelle nous avons une de nos plus belles nostalgies. Si Omar, comme nous aimions l ‘appeler, nous ne vous oublions pas.

Actuellement collaboratrice à REALITES.

(1)Voir à ce propos l’Etude sur la liberté de la presse en Tunisie de la LTDH,Tunis, juillet 1998)

E-mail : nourabo@voila.fr

 
 
Liste publiée grâce à l’aide excquise de l’association :
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Tel/:(46) 8- 4648308 e-mail: fvf@swipnet.se



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