12 janvier 2012

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TUNISNEWS
11 ème année, N°4214 du 12.01.2012
archives : www.tunisnews.net


WMC: Coup de théâtre dans les nominations dans le secteur de l’information

Khalyl Bouzaiene: Ali Larayedh serait-il en train de devenir le nouveau “Mr Propre” de la Tunisie ?

Leaders: Mehdi Gharbi, lauréat du Prix Martin Luther King 2012 et célébré à Stockholm

Tunisia- Live: Tunisian Mehdi Gharbi Awarded the 2012 Martin Luther King Prize

Econostrum: La Tunisie vise une croissance de 4,5% en 2012

Le Monde (Blog): Libre, La Tunisie nous parle !

Investir en Tunisie: Tunisie-Loi de finances: les hommes d’affaires déçus!

Tunisie Numerique: Après ses déclarations peu diplomatiques sur l’Algérie, le président tunisien Marzouki tente de rectifier le tir

Business news: Tunisie – Abbas, décline, diplomatiquement, l’invitation de Marzouki

Business news: Soufiène Ben Hamida agressé par des Nahdhaouis devant le ministère de l’Intérieur

Kapitalis: Tunisie. Marzouki, les islamistes et nous


Coup de théâtre dans les nominations dans le secteur de l’information


C’est une première en Tunisie qu’il importe de saluer comme il se doit tant sa portée ne peut qu’ouvrir la voie à une démocratie de fait, sacrée et irréversible. C’est que le gouvernement provisoire venait récemment de prendre une décision portant nominations de certains responsables dans le secteur de l’information, mais sur laquelle il a dû revenir face au tollé général que cela a provoqué, et particulièrement à lamanifestation observée, lundi 9 janvier 2012 à La Kasbah par des journalistes, des représentants de la société civile, des syndicalistes et même des constituants. C’est un véritable coup de théâtre. Jamais, durant les cinquante dernières années, syndicat ou quelque autre organisation n’est parvenu à ‘‘casser’’ une décision prise par l’Etat.

De l’avis de nombreux observateurs, les nominations en question ont été prises à la hâte. Nous ne sommes pas dans le secret des dieux, mais nous pensons pouvoir expliquer cette hâte. Sauf s’il s’agit d’une pure coïncidence, il y a lieu de rappeler que le journal La Presse de Tunisie a publié, samedi 7 janvier sous la plume de son président-directeur général, Hmida Ben Romdhane, un incroyable pamphlet sous un titre très criard en soi, «Confessions d’un directeur solitaire», et dans lequel il dénonçait des «salaires indus», des magouilles de toutes sortes, et surtout un journal stérile, en l’occurrence Assahafa, «qui n’arrive pas à décoller depuis sa création en 1988», soit un gouffre qui absorbe «plus de 5 mille dinars par jour» pour une vente ne dépassant pas les «cent exemplaires/jour».

Il faut dire que dans le même temps, ou presque, une liste a fait le tour des établissements de la Radio et de la Télévision tunisiennes, portant des noms de responsables ou autres ayant perçu des montants faramineux durant la période des élections d’octobre dernier. Et dimanche 8 janvier, paraissait sur certains journaux la décision gouvernementale portant les nominations citées plus haut.

Coïncidence que tout cela?… Possible. Mais ce n’est pas là le plus important. Ce que les manifestants de La Kasbah dénonçaient lundi 9 janvier est «l’immixtion» du gouvernement provisoire dans un secteur censé, sinon gérer à lui seul certaines affaires y afférentes, du moins avoir un regard et un mot à dire sur tout ce qui concerne son devenir.

A notre avis, ce n’est pas seulement une «immixtion», mais une véritable infantilisation du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et de l’Instance nationale de réforme de l’information et de la communication (INRIC), probablement jugés inaptes à prendre part aux décisions liées au secteur de l’information, et au point que c’est toujours le gouvernement, provisoire ou pas, qui se sent invité à trancher partout et à tout moment. Ce qui veut dire que nous sommes passés de charybde en scylla, d’une dictature à l’autre.

D’ailleurs, Kamel Laâbidi, président de l’INRIC et présent à la manifestation, l’a confié sans ambages au journal La Presse de Tunisie: «Ces nominations hâtives sans la consultation des professionnels et des structures représentant les journalistes, reflètent le non-respect du droit des journalistes. Le peuple n’a pas renversé un dictateur pour laisser un nouveau gouvernement resserrer l’étau autour de la profession et revenir à la case départ».

Peut-être qu’à toute chose malheur est bon. Il a fallu ces nominations décidées à pied levé puis confrontées à une résistance farouche pour que le chef de l’Etat, qui a reçu lundi le président de l’INRIC, déclare être «prédisposé à soutenir tout ce qui est de nature à garantir les libertés dans le pays, en particulier les libertés d’expression et de presse».

Aujourd’hui, l’enseignement qu’il faudrait tirer de toutes les manifestations qui ont suivi le 14 janvier 2011, c’est que l’époque du musellement et des décisions-diktat tombant d’en haut est bel et bien révolue. A présent, hommes politiques et hauts responsables ne peuvent plus perdre de vue qu’ils composent avec une société civile avertie, mûre et, surtout, capable de prendre en mains sa destinée, ce qui, en d’autres termes, veut dire qu’il ne sert plus à rien de monopoliser toutes les décisions au risque d’ameuter la rue en permanence.

A cinquante ans, le peuple tunisien ne peut plus continuer à avaler aveuglément les pilules sans vérifier leur contenu.

Source: “wmc” Le 11-01-2012

Lien: http://www.webmanagercenter.com/management/article-114712-opinion-tunisie-coup-de-theatre-dans-les-nominations-dans-le-secteur-de-l-information


Ali Larayedh serait-il en train de devenir le nouveau “Mr Propre” de la Tunisie ?


 
En regardant les dernières tournures que prennent les évènements en Tunisie et spécialement au sein du ministère de l’intérieur, on pourrait être amené à se demander la question suivante : Le ministre en place
actuellement serait-il en train de devenir le nouveau “Monsieur Propre” ?
Rappelons que ce surnom a été affectueusement donné à Mr Farhat Rajhi quand il a tenté, en vain, de nettoyer ce ministère malheureusement fameux par son allégeance totale à l’ancien régime. Il est intéressant de noter que des milliers de personnes se sont rassemblées aujourd’hui, mercredi 11 janvier, devant le ministère de l’intérieur afin d’apporter leur soutien à Monsieur Larayedh dans sa difficile tâche. Tout cela fait suite au licenciement, mise à l’écart ou encore nouvelle affectation (appelez-le comme il vous convient) de Moncef Laajimi de son poste de directeur général des brigades d’intervention. La suite des évènements risque d’être très passionnante !
 
Khalyl Bouzaiene
www.KhalylBouzaiene.com


Mehdi Gharbi, lauréat du Prix Martin Luther King 2012 et célébré à Stockholm


2012-01-10
 
Stockholm – De notre correspondant particulier, Noureddine Chatty – Le militant tunisien des Droits de l’Homme, Mehdi Gharbi, en exil en Suède, vient d’être déclaré lauréat du Prix Martin Luther King, décerné le 3ème lundi du mois de janvier chaque année, à Stockholm, en hommage à son engagement en faveur de la démocratie et des libertés. Pendant plus de 10 ans, après une longue journée de travail, Mehdi se lance, à partir d’un appartement à Sollentuna, dans la banlieue de la capitale suédoise, sur le journal électronique Tunisnews pour dénoncer la dictature de Ben Ali. Le régime déchu s’était vainement employé à retrouver les traces de l’auteur, sans jamais parvenir à percer son mystère.
 
 
Comme Martin Luther King, Mehdi avait contribué à semer les bases de la lutte qui a finit par porter ses fruits. Le Prix décerné par un prestigieux comité suédois entend rendre hommage aux militants des droits de l’Homme et inciter à suivre les pas du leader noir américain contre l’oppression et pour le changement du monde pour un avenir meilleur.
 
Au cours d’une brillante cérémonie qui se tiendra ce lundi 16 janvier à 19 heures, à Stockholm, notre compatriote Mehdi Gharbi recevra son prix. Son bonheur sera double, la cérémonie coïncidant avec le 1er anniversaire de la Révolution.
 
(Source: “Leaders” le 10 janvier 2012)
Lien: http://www.leaders.com.tn/article/mehdi-gharbi-laureat-du-prix-martin-luther-king-2012-et-celebre-a-stockholm?id=7425


Tunisian Mehdi Gharbi Awarded the 2012 Martin Luther King Prize


 
Wiem Melki | 11 January 2012 | 0 Comments
Mehdi Gharbi, a Tunisian Human Rights activist exiled in Sweden, has been declared the winner of the 2012 Martin Luther King Prize. This award is presented on the third Monday of each January in Stockholm to recognize individuals who have displayed an extraordinary commitment to democracy and human rights.
For over 10 years Mehdi has been contributing to the electronic journal – Tunisnews – denouncing the dictatorship of Ben Ali. The former regime attempted to determine the location of the author for years, without ever managing track Mehdi successfully.
 
The Prize is awarded by a committee, which was established to recognize the efforts of Swedish human rights activists following in the footsteps of Martin Luther King.
 
(Source: “Tunisia- Live” le 11 janvier 2012)
Lien: http://www.tunisia-live.net/2012/01/11/tunisian-mehdi-gharbi-awarded-the-2012-martin-luther-king-prize/


La Tunisie vise une croissance de 4,5% en 2012


TUNISIE. « Notre objectif stratégique de développement est le renforcement des capacités et des performances des individus, des localités et des régions » a déclaré Jamel eddeine Gharbi, ministre tunisien du développement régional et de la planification lors du point de presse qu’il a tenu le 10 janvier 2012 à Tunis. Conférence où il a, notamment, exposé les objectifs et la stratégie de développement adoptés par le gouvernement actuel et a présenté la consultation nationale qui vient de démarrer et dont le but est d’identifier des plans d’actions et des projets spécifiques et adaptées à chacune des régions tunisiennes.

Un développement équitable, des entreprises plus compétitives et une plus grande employabilité tels sont les principaux objectifs de la stratégie nationale de développement, déclare Jamel eddeine Gharbi, sans oublier la lutte contre la pauvreté et l’amélioration des conditions de vie dans les régions pour qu’elles soient plus attractives autant pour l’investissement que pour y vivre. S’agissant de la stratégie de développement, elle concerne deux volets, l’investissement public et l’investissement privé. Pour relancer les investissements publics et optimiser leur impact en termes de développement, le gouvernement œuvrera à mettre en place l’infrastructure et les services publics nécessaires pour développer l’environnement des affaires. Par ailleurs et en vue de répondre, au mieux, aux attentes des citoyens et de coller aux priorités des régions, le gouvernement a opté pour une approche participative et a lancé, à cet effet, une consultation nationale et régionale dont l’objectif est d’identifier les ressources à développer et qui constituent des avantages comparatifs pour chacune des régions. Des commissions régionales ont, ainsi, été crées dans chaque gouvernorat, elles comptent des représentants des associations ainsi que les élus régionaux.

Sur l’investissement privé, le ministre souligne que l’objectif consiste à créer des filières économiques intégrées au sein de chaque région et de lancer des filières susceptibles de donner à l’économie nationale un positionnement compétitif au niveau international.

En dépit des indicateurs économiques globalement en berne, le gouvernement vise à réaliser une croissance de 4,5% a, encore, annoncé Jamel eddeine Gharbi, qui précise que pour atteindre cet objectif il faudrait que la machine économique reprenne sa marche habituelle, que les exportations évoluent de 7% et les investissements de 14%.

Source: “Econostrum” Le 11-01-2011

Lien: http://www.econostrum.info/La-Tunisie-vise-une-croissance-de-45-en-2012_a8411.html


Libre, La Tunisie nous parle !


Voilà un an, la Tunisie se soulevait et inaugurait ce qu’on appelle aujourd’hui le « printemps arabe ». Si depuis le premier jour, et plus encore depuis les élections à l’Assemblée constituante, les laïcs du monde entier tremblent à l’idée de voir ce pays basculer dans un régime islamiste, le processus démocratique inédit qui s’est engagé reste, à bien des égards, inspirant (au minimum), et pourrait bien tourner pour le meilleur. Comme le soulignait Jeff Jarvis, professeur de journalisme à l’université de Columbia, récemment invité par Silicon Maniacs à venir débattre à Paris de son ouvrage Tout nu sur le web (c’est une première bonne nouvelle, le podcast de cette master class de journalisme à l’ère digitale est toujours disponibleici) : « Quel pays aujourd’hui obéit aujourd’hui le plus aux règles de la démocratie ? La Grèce ou la Tunisie ? »… Mais tout reste encore à construire dans ce beau pays, et notamment des médias libres, éclairés et citoyens.

Tel est l’objectif de Speak Out Tunisia. Cette initiative a pour projet de réunir, d’ici mars 2012, les fonds nécessaires afin de former un réseau unique de journalistes indépendants dans toute la Tunisie. Anne Medley est une photographe reporter américaine et enseigne le journalisme multimédia à travers le monde, elle est aussi l’une des instigatrices de ce programme. Elle a déjà réalisé ce projet en République Démocratique du Congo et renouvelle l’expérience pour la Tunisie. Son ambition est donc de créer un réseau d’information totalement indépendant et constitué de journalistes formés sur place, qui pourront ainsi continuer à témoigner sans censure de la réalité sur place. Le mouvement Speak Out Tunisia appelle au don citoyen pour assurer l’indépendance de ces journalistes en herbe et a déjà réuni 52% des fonds nécessaires. Pour y participer, n’hésitez pas à vous rendre sur le site ! L’idée est partie prenante d’une vague de desseins plus larges, rassemblés sous le nom de PaCTE (Le Pacte des Compétences Tunisiennes Engagées pour la stabilité et la reconstruction de la Tunisie moderne).

On sait combien les réseaux sociaux ont joué un rôle essentiel dans la propagation du mouvement démocratique. La Toile était le moyen le plus évident pour diffuser les différents combats, injustices et révoltes. L’indignation et les massacres sont pour la première fois devenus visibles grâce aux multiples vidéos amateurs, enregistrements et articles face à aux médias tunisiens encore soumis à l’ancien régime. Toutes ces manifestations, ces formes de reportages amateurs représentent la naissance du journalisme libre pour la Tunisie. Une presse libre et concrète pour une nouvelle Tunisie, un rêve qui se prolonge.

Source: “Le Monde (Blog)” Le 11-01-2011

Lien: http://bonnenouvelle.blog.lemonde.fr/2012/01/11/libre-la-tunisie-nous-parle/


Tunisie-Loi de finances: les hommes d’affaires déçus!


Lors d’un déjeuner-débat organisé mardi 10 janvier 2012 à l’IACE (Institut arabe des chefs d’entreprises), les hommes d’affaire et experts économiques, ont fait part de leur déception face à la nouvelle loi de finances 2012.

« Aujourd’hui nous sommes déçus. Rien n’encourage l’initiative privée et l’investissement. Nous nous attendions à plus d’incitations en faveur des investisseurs notamment dans un cadre général caractérisé par la baisse de l’activité économique et la dégradation des IDE », estime M. Abdellaziz Darghouth, président du CJE (Centre des jeunes entrepreneurs). M. Fayçel Derbal, expert comptable, a de son tour qualifié la loi de finances de 2012 de « bricolage, non équitable et difficile à réaliser ». Pour lui, la Tunisie a besoin d’une nouvelle philosophie qui correspond aux véritables exigences garants des équilibres généraux. Une philosophie capable de faire sortir le pays d’une crise jamais vécue notamment après la fixation des plus hauts taux de déficit budgétaire (6%) et du montant de la dette publique (7 milliards de dinars au cours de l’année 2012). Quelques suggestions ont été formulées concernant la loi complémentaire de finances, prévue pour fin février 2012. Les hommes d’affaires ont notamment appelé la Constituante à entamer des réformes au niveau du code d’incitations aux investissements lequel devrait parier sur les investissements à haute valeur ajoutée et créateurs d’emploi et le recours aux experts économiques et hommes de terrain, lors de l’élaboration de la loi complémentaire. Au cours du débat, les présents ont mis en exergue l’absence d’un cadre législatif qui contextualise le régime fiscal, adopté pour le financement islamique. Certains experts ont même considéré que ce type de financement n’est pas adéquat avec la situation économique actuelle, bourrée des difficultés.

Source: “Investir en Tunisie” Le 11-01-2011

Lien: http://www.investir-en-tunisie.net/index.php?option=com_content&view=article&id=12888


Après ses déclarations peu diplomatiques sur l’Algérie, le président tunisien Marzouki tente de rectifier le tir


Le président provisoire de Tunisie, Moncef Marzouki, a apporté lundi 09 janvier 2012, un démenti formel quant à des déclarations tenues visant «une tentative d’ingérence dans les affaires internes de l’Algérie».

Par le biais de l’agence d’information tunisienne TAP, la présidence de la République tunisienne a fait part de son «étonnement des articles et commentaires publiés par certains journaux arabes qui ont dénaturé la teneur du discours du président Marzouki en Libye, insinuant une tentative d’ingérence dans les affaires intérieures de l’Algérie».

«Dans une déclaration rendue publique, lundi soir 9 janvier 2012, la présidence de la République affirme que les relations historiques et stratégiques entre la Tunisie et l’Algérie ne peuvent être altérées par des analyses erronées qui manquent d’objectivité et de sources sûres», précise la TAP tout en ajoutant que «la présidence de la République souligne le respect total et absolu par la Tunisie de la souveraineté de l’Algérie,président, gouvernement et peuple».

La même source annonce que le président de la République Abdelaziz Bouteflika visitera la Tunisie à l’occasion de la célébration du premier anniversaire de la révolution du 14 janvier. Dans sa déclaration, la présidence tunisienne a rappelé «l’importance des relations entre les deux pays frères» et «la volonté du chef de l’Etat de les consacrer et de les promouvoir».

Abdelkader Hadjar, ambassadeur à Tunis

On apprend également que le président provisoire Marzouki, a approuvé, hier, la nomination d’Abdelkader Hadjar en qualité d’ambassadeur algérien extraordinaire et plénipotentiaire.

Pour la présidence tunisienne, «cette approbation, qui passe outre les traditions diplomatiques en vigueur, prévoyant 48 heures au moins pour parachever cette procédure, vient confirmer le caractère excellent et profond des relations entre la Tunisie et l’Algérie». Selon certains médias ayant assisté à la visite de Marzouki en Libye, le président tunisien aurait tenu un discours «peu diplomatique à l’égard de l’Algérie, interférant dans des affaires politiques».

Selon la presse, l’ancien représentant d’Amnesty International a trouvé normal que les islamistes l’aient emporté dans les «pays du Printemps arabe» et a affirmé que les partis islamistes au pouvoir en Tunisie, en Egypte ou au Maroc ont des programmes qui «sauvegardent les libertés et les acquis dont jouissent les peuples arabes, notamment, en ce qui concerne, les droits de la femme et

son importance dans la société». Mais là où ses déclarations ont suscité des réactions et des critiques, c’est quand il a évoqué l’expérience démocratique algérienne des années 90. Il aurait affirmé qu’il fallait respecter «la victoire des islamistes sous peine de voir se répéter un incident à l’Algérienne dans les années 90». Marzouki aurait ajouté que si les «Algériens avaient accepté les résultats des votes, le pays n’aurait pas sombré dans la violence et les bains de sang».

Moncef Marzouki a frôlé, selon les analystes, «l’incident diplomatique». Le ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci a apporté il y a quelques jours une réponse au président Marzrouki.

Il avait souligné dans un entretien à la radio que l’Algérie était souveraine et «elle n’a pas au cours de la décennie noire reçu d’aide d’aucune partie. Elle est aujourd’hui en mesure de partager son expérience avec les autres, mais elle n’a pas de leçons à recevoir». Selon des médias tunisiens, M. Marzouki avait oublié qu’il est chef de l’Etat et non plus un opposant.

Source: “Tunisie Numerique” Le 11-01-2011

Lien: http://www.tunisienumerique.com/apres-ses-declarations-peu-diplomatiques-sur-lalgerie-le-president-tunisien-marzouki-tente-de-rectifier-le-tir/95116


Tunisie – Abbas, décline, diplomatiquement, l’invitation de Marzouki


Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, a décliné l’invitation du président provisoire de la République, Moncef Marzouki, à la première célébration de la révolution tunisienne, le 14 janvier. Riadh Maliki, chef de la diplomatie palestinienne, se chargera de le remplacer. Mahmoud Abbas a adressé une lettre d’excuses au président tunisien, invoquant des engagements qui l’empêchent d’assister aux festivités. En effet, Abbas serait en tournée, à partir du 13 janvier, pour des visites officielles en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Russie. Il semblerait, cependant, que la raison réelle de ce désistement soit autre. Le journal « Al Quds » fait part des « réserves avec lesquelles l’invitation de Moncef Marzouki a été accueillie ». Une invitation qui serait destinée à « apaiser les tensions entre la Tunisie et le gouvernement palestinien », tensions suscitées par la dernière visite d’Ismail Haniyeh, accueilli en Tunisie en grandes pompes. L’accueil officiel dont a bénéficié Haniyeh, lors de sa récente visite en Tunisie, n’a pas été du goût de Mahmoud Abbas. Le leader du Hamas, glorifié comme « le Guide de la Palestine », par Rached Ghannouchi, s’est vu réserver un accueil digne « d’un chef d’Etat » dès son arrivée à l’aéroport où il a été accueilli par la garde d’honneur. Un accueil « susceptible de favoriser la division au sein du peuple palestinien », écrit encore le journal. Rappelons que Haniyeh, avant de visiter la Tunisie, a commencé sa tournée par l’Egypte, le Soudan et la Turquie. Pays dans lesquels il n’a pas été accueilli comme le « Guide de la Palestine » – contrairement à la Tunisie – mais comme le « leader du mouvement Hamas » ainsi que l’ « ancien Premier ministre ».

Source: “Business news” Le 10-01-2011

Lien. http://www.businessnews.com.tn/details_article.php?a=28688&temp=3&lang=fr&t=520


Soufiène Ben Hamida agressé par des Nahdhaouis devant le ministère de l’Intérieur


Notre confrère Soufiène Ben Hamida a été agressé verbalement et physiquement ce matin du mercredi 11 janvier 2012, lorsqu’il se trouvait en face du ministère de l’Intérieur au sit-in des forces d’intervention. Notons qu’une présence massive des militants d’Ennahdha était également au rendez-vous pour contrer le mouvement des fonctionnaires du ministère de l’Intérieur. Soufiène Ben Hamida a déclaré à Business News qu’un groupe de Nahdhaouis l’ont abordé, agressé verbalement avant de le tabasser. Il a ajouté que ces personnes le visaient personnellement et se sont acharnés sur lui et que si des membres du syndicat des journalistes et des défenseurs du droit de l’Homme ne sont pas intervenus, les résultats de l’agression auraient été plus graves. Il a affirmé que l’agression visait sa personne, son discours, son combat et par conséquent la liberté d’expression. Il a déclaré compter subir des examens médicaux à l’hôpital avant de porter plainte contre ses agresseurs. Il a conclu par dire « nous continuerons notre combat et nous ne baisserons pas les bras et ce n’est sûrement pas ce genre de réactions brutales qui nous en dissuaderont ».

Source: “Business news” Le 11-01-2011

Lien: http://www.businessnews.com.tn/Soufi%C3%A8ne-Ben-Hamida-agress%C3%A9-par-des-Nahdhaouis-devant-le-minist%C3%A8re-de-l%E2%80%99Int%C3%A9rieur,520,28694,3


Tunisie. Marzouki, les islamistes et nous


Par Karim Ben Slimane

En visite en Libye, le président de la République a tenu des déclarations qui ont résonné très fort aussi bien à Tunis qu’à Alger. Le quotidien londonien ‘‘Al Qods al Arabi’’ a consigné dans sa livraison du 4 janvier les propos recueillis dans une conférence tenue par Moncef Marzouki. Le propos tournait autour de la montée fulgurante des islamistes après les printemps arabes en Tunisie, en Egypte et en Libye.

Le président s’invite dans le débat… algérien

Selon le président, cette victoire est naturelle et elle est un signe que les Tunisiens et les Egyptiens ont finalement compris que l’islam pouvait être LA solution à leurs maux. Et d’ajouter que les partis victorieux des dernières élections démocratiques ont eu le mérite d’avoir concocté des programmes qui répondent aux aspirations à la liberté et à la dignité de leurs peuples. Il n’a pas manqué de frôler l’incident diplomatique avec Alger en affirmant que le maintien du Front islamique du salut (Fis) aurait pu éviter à l’Algérie le bain de sang et les années noires qu’elle a vécues. Les Algériens ont peu apprécié ces propos et ils l’ont fait savoir au locataire de Carthage. En plein remous électoral, la question de la participation des islamistes aux prochaines élections législatives en Algérie est un dossier très sensible. A ce titre, la sortie du président relève de la «gaffe» politique.

Marzouki-Jebali : les yeux dans les yeux

Que le président envoie des signaux rassurants quant au risque de dérives liberticides exprimées par beaucoup après la victoire des islamistes d’Ennahdha est une chose qu’on pourrait justifier par le fait que les islamistes lui ont permis d’accéder au trône. Mais que le militant des droits de l’homme et l’opposant historique à la dictature, Moncef Marzouki reprenne à son compte le slogan «L’islam est LA solution» parait intriguant et inquiétant.

Pour rappel, tous les mouvements islamistes ont eu en commun ce slogan magique «L’islam est LA solution». Néanmoins certains l’ont délaissé car il cachait l’étroitesse de leur vision politique et l’absence de tout programme politique sauf celui d’accéder au pouvoir.

La politique et l’art du travestissement

En effet, beaucoup de ces partis, dont le parti Ennahdha, préfèrent maintenant parler de référentiel islamique où ils puisent leurs préceptes et lignes directrices. Encore une pirouette intellectuelle car l’expression consacrée de référentiel islamique ne renvoie à rien de précis sur lequel on peut juger les orientations politiques des islamistes et leur projet de société. Le flou sur l’islam politique demeure donc entier, même si l’urgence des enjeux sécuritaires et économiques actuels détourne notre attention.

Marzouki et Jebali regardent-ils dans la même direction ?

Si les islamistes bénéficient aujourd’hui d’un blanc-seing pour gouverner le pays dans cette période transitoire, ils ne manqueront pas, bientôt, lors de l’élaboration de la constitution, de rendre leurs positions claires quant aux libertés individuelles, aux droits des minorités, à la sécularisation de l’enseignement et aux droits de chacun de disposer de son corps.

Mais quelle mouche a piqué Marzouki pour s’auto-déclarer VRP d’Ennahdha et des islamistes et rejouer l’air obscurantiste de «l’islam est LA solution» ? Comment un défenseur des droits de l’Homme, un rationaliste, un scientifique reconnu et un épris de démocratie et de liberté d’esprit peut-il reprendre à son compte ce slogan contre lequel toute argumentation et critique condamnerait son auteur à l’excommunication ?

Il y a beaucoup de choses qui font changer un homme d’avis et il y a la politique pour le pousser à se travestir.

Source: “Kapitalis” Le 11-01-2011
Lien: http://www.kapitalis.com/afkar/68-tribune/7764-tunisie-marzouki-les-islamistes-et-nous.html


Un provisoire sans provision ?


Par Fathi EL MOULDI

Alors que les pouvoirs se sont installés confortablement, on attend encore qu’on parle de constitution.

Pourtant, c’était l’objet même des élections et on n’a toujours pas entamé les premières discussions.

Un gros trimestre a été bouffé et on reste sur notre faim : le délai d’un an serait-il sans fin ?

Source: “Le Temps” Le 11-01-2011

Lien: http://www.letemps.com.tn/


 

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