20 janvier 2010

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TUNISNEWS

9 Úme année, N° 3529 du 20.01.2010

 archives : www.tunisnews.net 


C.R.L.D.H. Tunisie: Le DĂ©bat public au Parlement EuropĂ©en sur les relations UE-Tunisie et l’état des libertĂ©s et des droits de l’Homme en Tunisie Amnesty International: Document – Tunisie. Le frĂšre d’un prisonnier est dĂ©tenu au secret AISPP: Quatre ans d’emprisonnement pour terrorisme contre un Tunisien qui avait adhĂ©rĂ© au mouvement Fatah LibertĂ© et EquitĂ©: La Syrie livre Ă  la Tunisie trois jeunes qu’elle maintenait en dĂ©tention AFP: Tunisie: un journaliste membre de l’opposition renvoyĂ© en prison AFP: Tunisie: lĂ©gĂšre secousse tellurique dans le centre ouest Hend Harouni: Zouheir Makhlouf ChoquĂ© d’Apprendre le DĂ©cĂšs de sa SƓur Fatma au Tribunal- Abdel Wahab Hani: M. Mohamed Ferid El Kobbi, nouveau prĂ©sident du CMF – La saison des nominations se poursuit..

Abdel Wahab Hani: M. Ahmed Selmi Consul gĂ©nĂ©ral Ă  Tripoli et dĂ©but du ‘mouvement’ dans le corps consulaire
Prof. Taoufik BACHROUCH: Démocratie et despotisme sournois


 
C.R.L.D.H. Tunisie Ű§Ù„Ù„ŰŹÙ†Ű© من ŰŁŰŹÙ„ ۭۧŰȘŰ±Ű§Ù… Ű§Ù„Ű­Ű±ÙŠŰ§ŰȘ ÙˆŰ­Ù‚ÙˆÙ‚ Ű§Ù„Ű„Ù†ŰłŰ§Ù† في ŰȘÙˆÙ†Űł ComitĂ© pour le Respect des LibertĂ©s et des Droits de l’Homme en Tunisie membre du RĂ©seau Euro-mĂ©diterranĂ©en des Droits de l’Homme 21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  – Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34 contact@crldht.org / www.crldht.org

CommuniquĂ© Le DĂ©bat public au Parlement EuropĂ©en sur les relations UE-Tunisie  et l’état des libertĂ©s et des droits de l’Homme en Tunisie

 

Comme nous l’avons annoncĂ© dans le communiquĂ© du 18 janvier 2010, consacrĂ© au sĂ©jour en Europe d’Azza Zarad, l’épouse de Taoufik Ben Brik, celle-ci s’est rendue le mardi 19 janvier 2010 au Parlement europĂ©en Ă  Strasbourg accompagnĂ©e d’une dĂ©lĂ©gation composĂ©e de Kamel Jendoubi, prĂ©sident du RĂ©seau Euro-mĂ©diterranĂ©en des droits de l’Homme (REMDH) et du ComitĂ© pour le respect des libertĂ©s et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Mohieddine Cherbib, prĂ©sident de la FTCR (FĂ©dĂ©ration des tunisiens pour une citoyennetĂ© des deux rives, KhĂ©maĂŻs Chammari,  membre des ComitĂ©s de soutien Ă  TBB et Ă  ZouhaĂŻr Makhlouf et de la Commission nationale pour les libertĂ©s d’expression et d’information et Mathieu Routier du REMDH.                                                    Un report de derniĂšre minute
 Lundi 18 janvier, l’assemblĂ©e plĂ©niĂšre du Parlement europĂ©en avait dĂ©cidĂ© de reporter le dĂ©bat sur les relations UE-Tunisie au jeudi 21 janvier et, Ă  Tunis, les audiences en appel de ZouhaĂŻr Makhlouf et de Taoufik Ben Brik ont enfin Ă©tĂ© fixĂ©es respectivement au mercredi 20 janvier et au samedi 23 janvier 2010 ; MaĂźtre Ayachi Hammami ayant pu par ailleurs, pour la premiĂšre fois depuis le 19 novembre, rendre visite Ă  TBB Ă  la prison de Siliana. La mission conjointe REMDH/FIDH a maintenu, dans ces conditions, le dĂ©placement Ă  Strasbourg le mardi 19 janvier. Un dĂ©placement qui a suscitĂ© un intĂ©rĂȘt mĂ©diatique remarquĂ© (couverture notamment par la chaine internationale « Al Jazira ») et qui a coĂŻncidĂ© avec celui de la dĂ©lĂ©gation gouvernementale tunisienne qui s’était rendue auparavant Ă  Bruxelles avant de rejoindre Strasbourg.                                                       Un cinglant Ă©chec ! En dĂ©pit du forcing des autoritĂ©s tunisiennes pour essayer de dĂ©programmer ce dĂ©bat sur les relations UE-Tunisie, les principaux groupes politiques du Parlement europĂ©en l’ont inscrit au programme de cette session de janvier 2010 et, le lundi 18 janvier aprĂšs midi, une ultime tentative de dĂ©programmation, sous le couvert d’un ordre du jour chargĂ© (HaĂŻti, derniĂšres auditions des Commissaires, etc.) a fort heureusement Ă©chouĂ© Ă  l’issue d’un vote qui a consacrĂ© l’échec cinglant du « lobby » pro-gouvernemental tunisien.                                                        Azza Zarrad-Ben Brik aux cotĂ©s de Daniel  Cohn-Bendit En attendant le dĂ©roulement, jeudi 21, de ce dĂ©bat, la dĂ©lĂ©gation qui a accompagnĂ© Azza Zarad a participĂ© mardi 19 janvier, Ă  une rĂ©union Ă  13h au Parlement europĂ©en avec 12 dĂ©putĂ©s appartenant Ă  quatre groupes politiques. Cette rencontre a permis un Ă©change de vue et d’informations approfondi et positif qui a suivi l’émouvant tĂ©moignage d’Azza Zarad. A l’invitation de Daniel Cohn Bendit et de la Co-prĂ©sidente du Groupe des Verts, Azza Zarad a Ă©tĂ© ensuite invitĂ©e Ă  14h15 au « point de presse » du groupe des Verts. Compte tenu de l’actualitĂ©, internationale et celle des dĂ©bats de l’UE, ce « point de presse » a rĂ©uni plus de cinquante journalistes et Azza Zarad a ainsi pu, Ă  la tribune, prĂ©senter un tĂ©moignage qui a suscitĂ© un rĂ©el intĂ©rĂȘt.                                                             Des recommandations orales
 Concernant le dĂ©bat sur les relations UE-Tunisie dĂ©finitivement confirmĂ©, il apparaĂźt Ă  l’évidence que les groupes Socialistes, Verts, Gauche unie et LibĂ©raux saisiront l’occasion de ce dĂ©bat pour mettre l’accent sur la nĂ©cessitĂ© pour l’Union EuropĂ©enne d’exiger le respect de l’esprit et de la lettre de l’article 2 de l’accord d’association UE-Tunisie relatif Ă  la dĂ©mocratie et aux droits de l’Homme ainsi que la prise en compte des directives de l’UE sur les droits humains et sur la protection des dĂ©fenseurs. Les intervenants insisteront notamment sur l’importance de ces critĂšres dans la perspective de l’ouverture Ă©ventuelle de nĂ©gociations sur l’octroi, pour le moment hypothĂ©tique,  d’un « statut avancĂ© » trĂšs convoitĂ© par le gouvernement tunisien.                                                          
 relancĂ©es Ă  la session de fĂ©vrier 2010 ? Les recommandations, probablement orales, qui seront faites Ă  l’issue de ce dĂ©bat, pourraient, dans ces conditions, ĂȘtre relancĂ©es Ă  la session de fĂ©vrier 2010 si le gouvernement tunisien ne prend pas dans les deux semaines Ă  venir des mesures significatives et concrĂštes visant Ă  mettre un terme aux effets de l’accentuation depuis le mois de septembre 2009 de sa dĂ©rive rĂ©pressive et policiĂšre. La revendication de la libĂ©ration de Taoufik Ben Brik et de ZouhaĂŻr Makhlouf ainsi que les objectifs Ă  court terme de « la feuille de route » avancĂ©e en novembre 2009 par le CRLDHT( et repris dans le communiquĂ© du CRLDHT du 18-01 intitulĂ© « prĂ©lude au dĂ©bat public au P.E »), n’en sont que plus urgentes. Paris le 20 janvier 2010


Amnesty International

Document – Tunisie. Le frĂšre d’un prisonnier est dĂ©tenu au secret


 

 

AU 18/10 – MDE 30/004/2010 – Tunisie 19 janvier 2010ACTION URGENTE

LE FRÈRE D’UN PRISONNIER EST DÉTENU AU SECRET.

Walid Romdhani est dĂ©tenu au secretaux mains, semble-t-il, de la Direction de la sĂ»retĂ© de l’État, dans la capitale Tunis, et il risque d’ĂȘtre torturĂ© et soumis Ă  d’autres formes de mauvais traitements. Son arrestation pourrait ĂȘtre liĂ©e aux actions qu’il a menĂ©es au nom de son frĂšre, arrĂȘtĂ©, torturĂ© et maltraitĂ© par les forces de sĂ©curitĂ© tunisiennes.

Huit agents de la Direction de la sĂ»retĂ© de l’Étatont arrĂȘtĂ©Walid Romdhanilundi 18 janvier Ă  23 heures, Ă  son domicile, dans la ville d’El Mourouj, prĂšs de Tunis.Des membres de sa famille qui Ă©taient prĂ©sents ont indiquĂ© qu’aucun mandat d’arrĂȘt n’avait Ă©tĂ© fourni. Six des huit agents de la Direction de la sĂ»retĂ© de l’État ont fouillĂ© les piĂšces de la maison et ont confisquĂ© des documents, des CDs et un ordinateur.

Walid Romdhani est depuis lors dĂ©tenu au secret et ses proches n’ont pas Ă©tĂ© informĂ©s du lieu oĂč il se trouve. Il est sans doute dĂ©tenu au siĂšge de la Direction de la sĂ»retĂ© de l’État, au ministĂšre de l’IntĂ©rieur, Ă  Tunis. Amnesty International a recensĂ© de nombreux cas d’actes de torture et de mauvais traitements infligĂ©s Ă  des dĂ©tenus aux mains de la Direction de la sĂ»retĂ© de l’État(voir lesInformations gĂ©nĂ©rales).

Il semble que l’arrestation de Walid Romdhani soit liĂ©e Ă  la publicitĂ© qu’il a faite autour des actes de torture et des mauvais traitements infligĂ©s Ă  son frĂšre Ramzi Romdhani (voir l’AU 130/09, MDE 30/004/2010, et ses mises Ă  jour). Le jour de son arrestation, Walid Romdhani avait rencontrĂ© l’avocat de son frĂšre pour Ă©voquer la possibilitĂ© de porter plainte pour des actes de torture dont son frĂšre aurait Ă©tĂ© victime les 24 et 25 dĂ©cembre 2009. Depuis que son frĂšre lui a dit en avril 2009 qu’il avait Ă©tĂ© torturĂ© et maltraitĂ©, Walid Romdhani est en contact avec des avocats spĂ©cialisĂ©s dans les droits humains ainsi qu’avec des organisations de dĂ©fense des droits fondamentaux, dont Amnesty International. Walid Romdhani avait indiquĂ© que des agents de laDirection de la sĂ»retĂ© de l’Étatavaient menacĂ© de lui faire perdre son emploi et de le poursuivre sur la base de preuves forgĂ©es de toutes piĂšces pour le dissuader de faire Ă©tat Ă  des organisations de dĂ©fense des droits humains des actes de torture et des mauvais traitements infligĂ©s Ă  son frĂšre, et de porter plainte Ă  ce sujet.

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE AUX DESTINATAIRES CI-APRÈS (en arabe, en français, en anglais ou dans votre propre langue) :

  • dites-vous prĂ©occupĂ©(e) par le fait que Walid Romdhani est dĂ©tenu au secret ;

  • exhortez les autoritĂ©s tunisiennes Ă  rĂ©vĂ©ler immĂ©diatement oĂč se trouve cet homme et Ă  faire en sorte qu’il puisse entrer en contact avec sa famille ainsi qu’avec l’avocat de son choix, et recevoir tous les soins mĂ©dicaux dont il pourrait avoir besoin ;

  • priez-les instamment de veiller Ă  ce que Walid Romdhani ne soit ni torturĂ©, ni victime d’autres formes de mauvais traitements ;

  • appelez-les Ă  libĂ©rer Walid Romdhani immĂ©diatement et sans condition, Ă  moins qu’il ne soit inculpĂ© sans dĂ©lai d’une infraction dĂ»ment reconnue par la loi et jugĂ© dans le cadre d’une procĂ©dure conforme aux normes internationales d’Ă©quitĂ© des procĂšs ;

  • demandez-leur de restituer Ă  Walid Romdhani les objets qui lui ont Ă©tĂ© confisquĂ©s.

 

Veuillez envoyer vos appels avant le 2 mars 2010 aux personnes ci-dessous.

Ministre de l’IntĂ©rieur :

Rafik Belhaj Kacem

MinistĂšre de l’IntĂ©rieur

Avenue Habib Bourguiba

1000 Tunis, Tunisie

Fax :+ 216 71 340 888

Formule d’appel : Your Excellency, / Monsieur le Ministre,

 

 

 

Ministre de la Justice et des Droits de l’homme :

Lazhar Bououni

MinistĂšre de la Justice et des Droits de l’homme

31, boulevard Bab Benat

1006 Tunis – La Kasbah

Tunisie

Fax :+ 216 71 568 106

Formule d’appel : Your Excellency, / Monsieur le Ministre,

Copies à :

Ridha Khemakhem

Coordinateur gĂ©nĂ©ral des droits de l’homme :

MinistĂšre de la Justice et des Droits de l’homme

31, boulevard Bab Benat

1006 Tunis – La Kasbah

Tunisie

Veuillez Ă©galement adresser des copies aux reprĂ©sentants diplomatiques de la Tunisie dans votre pays.VĂ©rifiez auprĂšs de votre section s’il faut encore intervenir aprĂšs la date indiquĂ©e ci-dessus. Merci.

 

ACTION URGENTE

LE FRÈRE D’UN PRISONNIER EST DÉTENU AU SECRET

 

INFORMATIONS GÉNÉRALES

En avril 2009,Ramzi Romdhani avait dĂ©clarĂ© Ă  son frĂšre qu’il avait Ă©tĂ© torturĂ© et soumis Ă  d’autres mauvais traitements par des agents de l’administration pĂ©nitentiaire Ă  la prison de Mornaguia, oĂč il purge une peine de vingt-neuf ans d’emprisonnement prononcĂ©e contre lui au titre de la loi antiterroriste de 2003. Quand son frĂšre lui avait rendu visite le 23 avril, Ramzi Romdhani lui avait dit que des gardiens l’avaient frappĂ© Ă  coups de bĂąton et rouĂ© de coups de pied alors qu’ils portaient des bottes militaires et qu’ils l’avaient brĂ»lĂ© Ă  plusieurs endroits avec des cigarettes. Il a ajoutĂ© qu’on lui avait plongĂ© la tĂȘte dans un seau d’eau Ă  plusieurs reprises ; il avait eu peur de se noyer et avait fini par perdre connaissance. Ramzi Romdhani avait indiquĂ© qu’aprĂšs cela il avait Ă©tĂ© emmenĂ© Ă  la prison de l’infirmerie oĂč il avait dĂ» bĂ©nĂ©ficier d’une assistance respiratoire pendant deux jours. Son frĂšre avait remarquĂ© qu’il avait des ecchymoses sur le corps et qu’il semblait avoir perdu plusieurs dents. En aoĂ»t 2009, Ramzi Romdhani a Ă©tĂ© violemment frappĂ© par des gardiens avant d’ĂȘtre emmenĂ© Ă  la Direction de la sĂ»retĂ© de l’État, oĂč il aurait Ă©tĂ© torturé ; on lui aurait notamment administrĂ© des dĂ©charges Ă©lectriques et fait subir un simulacre de pendaison. Ramzi Romdhani aurait Ă©galement Ă©tĂ© torturĂ© par des agents de la Direction de la sĂ»retĂ© de l’État en dĂ©cembre 2009 au ministĂšre de l’IntĂ©rieur, Ă  Tunis. Ces personnes l’auraient frappĂ©, lui auraient brĂ»lĂ© les ongles des mains et des pieds et, pendant environ trente minutes, lui auraient plongĂ© Ă  maintes reprises la tĂȘte dans l’eau brĂ»lante. FrappĂ© au visage, il a Ă©tĂ© griĂšvement blessĂ© aux yeux.

Amnesty International a recensĂ© de nombreux cas de personnes dĂ©tenues par la Direction de la sĂ»retĂ© de l’État, au secret et sans inculpation, dans les locaux du ministĂšre de l’IntĂ©rieur. Ces dĂ©tentions, qui peuvent durer de quelques semaines Ă  plusieurs mois, ne sont pas reconnues officiellement. Le lieu et la situation dans lesquels se trouvent les dĂ©tenus n’Ă©tant pas rĂ©vĂ©lĂ©s, ces personnes se trouvent en-dehors de la protection de la loi, dans une situation s’apparentant Ă  une disparition forcĂ©e.

Amnesty International a reçu un grand nombre d’informations faisant Ă©tat d’actes de torture et d’autres formes de mauvais traitements imputables aux forces de sĂ©curitĂ© tunisiennes et en particulier Ă  la Direction de la SĂ»retĂ© de l’État. Dans la quasi-totalitĂ© des cas, aucune enquĂȘte n’est ouverte et les auteurs prĂ©sumĂ©s de ces actes ne sont pas traduits en justice. C’est lorsque les personnes sont dĂ©tenues au secret qu’elles risquent le plus d’ĂȘtre torturĂ©es. Les mĂ©thodes de torture le plus souvent dĂ©crites sont les coups – en particulier sur la plante des pieds –, la suspension par les chevilles ou dans des postures contorsionnĂ©es, les dĂ©charges Ă©lectriques et les brĂ»lures de cigarette. Il est Ă©galement fait mention de simulacres d’exĂ©cution, de sĂ©vices sexuels, notamment de viols Ă  l’aide de bouteilles ou de bĂątons, et de menaces de violences sexuelles Ă  l’encontre de femmes appartenant Ă  la famille du dĂ©tenu.

En tant qu’État partie Ă  la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dĂ©gradants, la Tunisie est tenue d’empĂȘcher la torture et de« veiller Ă  ce que les autoritĂ©s compĂ©tentes procĂšdent immĂ©diatement Ă  une enquĂȘte impartiale chaque fois qu’il y a des motifs raisonnables de croire qu’un acte de torture a Ă©tĂ© commis sur tout territoire sous sa juridiction ».

La Loi antiterroriste tunisienne a Ă©tĂ© maintes fois critiquĂ©e par les institutions des Nations unies chargĂ©es des droits humains et les organisations internationales de dĂ©fense des droitsfondamentaux, qui la considĂšrent comme trop gĂ©nĂ©rale et pouvant ĂȘtre utilisĂ©e Ă  titre rĂ©pressif pour restreindre la contestation lĂ©gitime. Des craintes similaires ont Ă©tĂ© exprimĂ©es par le ComitĂ© des droits de l’homme des Nations unies en mars 2008 dans ses conclusions au sujet de la Tunisie.

AU 18/10, MDE 30/004/2010, 19 janvier 2010


Liberté pour le docteur Sadok Chourou Liberté pour tous les prisonniers politiques Association Internationale de Soutien aux prisonniers politiques 43 rue Eldjazira Tunis Tunis, le 18 janvier 2010-01-20

Quatre ans d’emprisonnement pour terrorisme

contre un Tunisien qui avait adhéré au mouvement Fatah


La cinquiĂšme chambre criminelle du Tribunal de premiĂšre instance de Tunis, prĂ©sidĂ©e par le juge Touhami Elhafi, a rendu son jugement hier lundi 18 janvier 2010 dans les affaires n°19025 et 19026 dans lesquelles est dĂ©fĂ©rĂ© Mabrouk Chafroud, nĂ© en 1984, accusĂ© d’adhĂ©sion hors du territoire de la RĂ©publique Ă  une entente ayant fait du terrorisme un moyen de concrĂ©tiser ses objectifs, d’utilisation du territoire de la RĂ©publique pour recruter un groupe de personnes en vue de commettre une infraction terroriste hors du territoire de la RĂ©publique, d’incitation Ă  adhĂ©rer Ă  une organisation en rapport avec les infractions terroristes, d’utilisation d’un nom, d’un mot et d’un symbole pour faire l’apologie d’une organisation terroriste, de ses activitĂ©s et de ses membres, d’aider Ă  hĂ©berger et Ă  cacher les membres d’une organisation terroriste, d’utilisation du territoire de la RĂ©publique pour mener Ă  bien les prĂ©paratifs en vue de la commission d’infractions terroristes, de mise Ă  disposition d’un local de rĂ©union pour les membres d’une organisation en rapport avec les infractions terroristes. Le tribunal a prononcĂ© une non lieu dans l’affaire n°19025 et l’a condamnĂ© dans la seconde affaire (19026) Ă  une peine de deux ans d’emprisonnement pour adhĂ©sion Ă  une organisation en rapport avec les infractions terroristes et Ă  une peine de deux ans d’emprisonnement pour entraĂźnements militaires en vue de commettre des actes terroristes. [
] c’est la premiĂšre fois qu’une accusation de terrorisme est prononcĂ©e contre un citoyen tunisien ayant adhĂ©rĂ© au mouvement Fatah qui n’est pas « officiellement » recensĂ© comme terroriste [
] Pour l’association La commission de suivi des procĂšs (traduction d’extraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)  


Liberté pour Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel/fax : 71 340 860 Liberte.equite@gmail.com Tunis, le 17 janvier 2010

Nouvelles des libertés en Tunisie


La Syrie livre Ă  la Tunisie trois jeunes qu’elle maintenait en dĂ©tention La Syrie a livrĂ© à  la Tunisie dimanche 17 janvier trois jeunes gens, Hamza Sadkaoui, Sami Nabli, quant au troisiĂšme, il pourrait s’agir de Ouahid Ben Othmane dont l’épouse syrienne avait annoncĂ© la disparition le 1er dĂ©cembre 2009. Une des familles a fait Ă©tat de la torture subie lors de la dĂ©tention en Syrie. Arrestation de BĂ©chir Mchergui et Skander Boughanmi Des agents de la police politique ont arrĂȘtĂ© vendredi 15 janvier 2010 deux jeunes, B Ă©chir  Mchergui et Skander Boughanmi et les ont conduits dans un lieu inconnu. Par le passĂ© ils avaient tous deux Ă©tĂ© l’objet de brimades perpĂ©trĂ©es par l’appareil de la police politique et avaient Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s Ă  plusieurs reprises. [
] Pour le bureau exĂ©cutif de l’Organisation Le prĂ©sident MaĂźtre Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)


Tunisie: un journaliste membre de l’opposition renvoyĂ© en prison


AFP 20.01.10 | 15h08  Le journaliste tunisien Zouhair Makhlouf, membre d’un parti de l’opposition condamnĂ© Ă  trois mois de prison ferme, a Ă©tĂ© renvoyĂ© en prison Ă  l’issue d’une audience en appel mercredi Ă  Grombalia (40 km au sud de Tunis), apprend-on auprĂšs de la dĂ©fense. La cour d’appel a rejetĂ© une demande de libĂ©ration provisoire, bien que Zouhair ait purgĂ© la totalitĂ© de la peine Ă  laquelle il avait Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  la suite de son arrestation en octobre, a indiquĂ© Ă  l’AFP Me Ahmed Nejib Chebbi. Les audiences ont Ă©tĂ© repoussĂ©es au 3 fĂ©vrier et le prĂ©venu renvoyĂ© en prison, a dit l’avocat dĂ©nonçant “une vengeance” et des “mesures dilatoires”. Selon lui, le prĂ©venu a Ă©tĂ© privĂ© du droit d’assister aux funĂ©railles de sa soeur dont il a appris la disparition en cours d’audience, une lettre dĂ©posĂ©e par son Ă©pouse pour l’en informer ayant Ă©tĂ© ignorĂ©e. RĂ©dacteur d’El-Mawkif, hebdomadaire du Parti dĂ©mocratique progressiste (PDP, opposition lĂ©gale) et du site international d’information en ligne “Essabil On Line”, basĂ© en Allemagne, Zouhair Makhlouf a Ă©tĂ© condamnĂ© dĂ©but dĂ©cembre pour avoir rĂ©alisĂ© un reportage sur l’Ă©tat de l’environnement dans une zone industrielle Ă  Nabeul (nord-est). Selon une source judiciaire, il a Ă©tĂ© inculpĂ© sur la base d’une plainte dĂ©posĂ©e Ă  son encontre par un artisan interrogĂ© dans le reportage, qui lui reprochait d’avoir “portĂ© atteinte Ă  son droit Ă  l’image par la diffusion de photos sans son consentement…”. Il a Ă©tĂ© jugĂ© coupable de “faits de nuisance Ă  autrui par voie des rĂ©seaux de tĂ©lĂ©communication” et condamnĂ© au versement d’une amende de 3.000 euros. Membre fondateur d’une association non autorisĂ©e de dĂ©fense des droits de l’Homme (LibertĂ© et EquitĂ©), M. Makhlouf a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© peu avant les Ă©lections du 25 octobre en Tunisie. Des organisations de dĂ©fense des droits de l’Homme et de la presse ont appelĂ© Ă  l’abandon des poursuites, Reporters sans frontiĂšres (RSF) l’estimant victime d’une “affaire montĂ©e de toutes piĂšces”. Son procĂšs a lieu avant la rĂ©vision samedi du jugement prononcĂ© contre le journaliste Taoufik Ben Brik, condamnĂ© Ă  six mois de prison pour violence contre une femme, une affaire fabriquĂ©e pour le punir de ses Ă©crits hostiles au rĂ©gime, selon ses dĂ©fenseurs.


Tunisie: légÚre secousse tellurique dans le centre ouest


 
Ennahar | Mercredi 20 Janvier 2010 Ă  18:15 TUNIS – Une lĂ©gĂšre secousse tellurique a Ă©tĂ© enregistrĂ©e mercredi dans la rĂ©gion de Sidi Bouzid Ă  280 km au centre ouest de Tunis, a annoncĂ© l’Institut tunisien de mĂ©tĂ©orologie.    La secousse, d’une magnitude de 3,6 degrĂ©s sur l’Ă©chelle ouverte de Richter, est survenue Ă  10H53 locales (09h53 GMT) et elle a Ă©tĂ© ressentie par les habitants, a indiquĂ© la mĂȘme source.     
  Ennaharonline/ AFP

 HEND HAROUNI
 – Zouheir Makhlouf ChoquĂ© d’Apprendre le DĂ©cĂšs de sa SƓur Fatma au Tribunal-

NAWRASS, la petite fille de Zouheir Makhlouf a prĂ©parĂ© la maison pour les visiteurs qu’elle croyait  venir fĂ©liciter le retour de son cher papa, sauf qu’il n’est pas rentré 

HEND HAROUNI-TUNISIE

Au nom d’Allah Le ClĂ©ment et Le MisĂ©ricordieux et  la PriĂšre et la Paix Soient sur notre ProphĂšte Loyal et SincĂšre Mohamed

Tunis le 20 Janvier 2010, 4 Safar 1431

Qu’Allah soit avec Zouheir Makhlouf, son Ă©pouse Majda et ses enfants Yahya et Nawrass. Aujourd’hui Ă©galement j’ai Ă©tĂ© profondĂ©ment touchĂ©e en apprenant que Zouheir n’a pas Ă©tĂ© informĂ© en prison du dĂ©cĂšs de sa ChĂšre et RegrettĂ©e sƓur Fatma et qu’il n’a appris cette douloureuse nouvelle qu’aujourd’hui mĂȘme et  au tribunal lors de la plaidoirie des avocats, il a pleurĂ© et  s’est mĂȘme Ă©vanoui.

La sĂ©ance Ă  Ă©tĂ© finalement reportĂ©e par la Cour d’Appel de Nabeul au 3 fĂ©vrier 2010.

Cependant, sa jeune fille Nawrass  s’attendait Ă  ce que son cher papa Zouheir qui n’est pas rentrĂ© le 18 janvier et qui n’a pas non plus assistĂ© aux funĂ©railles de sa ChĂšre et RegrettĂ©e SƓur Fatma qu’Allah la bĂ©nisse dans son eternel paradis soit  aujourd’hui de retour et elle prĂ©parait la maison pour les visiteurs qu’elle croyait  venir chez-eux pour les fĂ©liciter sauf que Zouheir n’est toujours pas rentrĂ©.

Qu’Allah rĂ©unisse la famille Zouheir Makhlouf inchallah le plus tĂŽt possible.

Humanitairement Votre,

Hend Harouni


M. Mohamed Ferid El Kobbi, nouveau prĂ©sident du CMF –

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La saison des nominations se poursuit..


 

ParAbdel Wahab Hani

 

AprĂšs sa nomination Ă  la tĂȘte du MinistĂšre des Financesde M. Mohamed Ridha Chalghoum vient de nommer son propre successeur Ă  la tĂȘte du Conseil des MarchĂ©s Financiers (CMF), en la personne de M. Mohamed FĂ©rid El Kobbi, ancien membre permanent du CMF et jusque lĂ  Directeur GĂ©nĂ©ral de la stabilitĂ© financiĂšre Ă  la Banque centrale de Tunisie.

FĂ©licitations au nouveau arrivĂ©, dans l’espoir d’un rĂŽle accru du CMF dans la lutte contre les dĂ©lits financiers et la corruption et dans la prĂ©servation des ntĂ©rĂȘts supĂ©rieurs de la Nation, dans le secteur financiers.

PS:

Nous aurions aimĂ© que l’agence officielle TAP prĂ©cise la Biographie de M. EL Kobbi. Les citoyens ont le drit de savoir qui prĂ©side aux destinĂ©es des institutions et Ă©tablissements de la RĂ©publique et qui veillent aux intĂ©rĂȘts de la Nation.

A W Hani

ŰȘŰčيين Ű±ŰŠÙŠŰł ŰŹŰŻÙŠŰŻ Ù„Ù‡ÙŠŰŠŰ© Ű§Ù„ŰłÙˆÙ‚ Ű§Ù„Ù…Ű§Ù„ÙŠŰ©Â Â Â Â Â Â Â  ŰȘÙˆÙ†Űł 19ŰŹŰ§Ù†ÙÙ‰ 2010 (ÙˆŰ§ŰȘ) – ŰȘŰčلم وŰČۧ۱۩ Ű§Ù„Ù…Ű§Ù„ÙŠŰ© في ŰšÙ„Ű§Űș ۧ۔ۯ۱ŰȘه Ű§Ù„ÙŠÙˆÙ…Ű§Ù„Ű«Ù„Ű§Ű«Ű§ŰĄ Ű§Ù†Ù‡ ŰȘم ŰȘŰčيين Ű§Ù„ŰłÙŠŰŻ Ù…Ű­Ù…ŰŻ ÙŰ±ÙŠŰŻ Ű§Ù„Ù‚ŰšÙŠ Ű±ŰŠÙŠŰłŰ§ Ù„Ù‡ÙŠŰŠŰ© Ű§Ù„ŰłÙˆÙ‚ Ű§Ù„Ù…Ű§Ù„ÙŠŰ©  

Mohamed Ferid El Kobbi, nouveau président du CMF        TUNIS, 19 jan 2010 (TAP)- Le ministÚre des finances annonce, dans un communiqué publié, mardi, la nomination de M. Mohamed Ferid El Kobbi, en tant que président du Conseil du marché financier (CMF).  

Biographie, selon le site Leaders.com.tn dresse sa http://www.leaders.com.tn/article/mohamed-ferid-el-kobbi

 

Non de famille: El Kobbi Prénom : Mohamed Férid Date et lieu de Naissance : 14 Décembre 1951 à Menzel Bouzelfa Nationalité : Tunisienne Etat Civil : Marié

 

Formation :

Etablissement/ DiplĂŽmes obtenus   -FacultĂ© de Droit et des Sciences Economiques, Ecole Nationale d’Administration DiplĂŽme ENA combinĂ© avec maĂźtrise Sciences Economiques en 1977   -UniversitĂ© Paris IX Dauphine (France) DiplĂŽme 3 Ăšme cycle Sciences de l’Organisation en 1985  

Association ou organes professionnels : Président de la Commission de contrÎle des commissaires aux comptes..

 

Connaissances Informatiques :

Excel- Word

 

Position actuelle :

Directeur Général de la stabilité financiÚre à la Banque centrale de Tunisie

 

Nombre d’annĂ©es d’expĂ©rience professionnelle :

31 ans

 

Principales qualifications :

Analyse et conception de systÚmes, analyse financiÚre, audit, gouvernance et contrÎle interne, études


 

CarriĂšre Professionnelle :

-Administrateur au MinistĂšre des finances Ă  partir de janvier 1978. -Chef de service du portefeuille de l’Etat en 1981 -Sous directeur des prĂ©visions et de la conjoncture des entreprises publiques en 1987 -Directeur chargĂ© du SecrĂ©tariat permanent du conseil National de la ComptabilitĂ© de 1991 Ă  1999. -Membre Permanent au collĂšge du conseil du MarchĂ© Financier de 2000Ă  2008. -Directeur GĂ©nĂ©ral de la stabilitĂ© financiĂšre Ă  la Banque centrale de Tunisie depuis le 1er octobre 2008.

Domaines d’expĂ©rience

-ContrĂŽle d’Etat d’entreprises publiques. -ReprĂ©sentation de l’Etat aux conseils d’administration et des assemblĂ©es gĂ©nĂ©rales. -Enseignant d’Audit Ă  l’Institut au groupe d’experts de l’ONU sur la comptabilitĂ© et le reporting (groupe ayant consacrĂ© les derniĂšres cessions Ă  l’harmonisation internationale des normes, Ă  la gouvernance d’entreprises et Ă  la responsabilitĂ© sociale des dirigeants. Participation Ă  la conception et Ă  la rĂ©alisation de rĂ©formes en matiĂšres :

-d’organisation et de mise en place de la profession d’expert comptable -d’audit des entreprises -de contrĂŽle qualitĂ© des travaux -de normalisation comptable -de financement de l’économie -de dĂ©veloppement des produits financiers et de vĂ©hicules d’épargne -de dĂ©veloppement du marchĂ© financier

Participation aux discussions sur la libéralisation des services

Auteur d’articles et de confĂ©rences sur diffĂ©rent aspects relatifs au marchĂ© financier, la comptabilitĂ©, l’audit, le contrĂŽle interne, la gouvernance et la responsabilitĂ© des dirigeants.


M. Ahmed Selmi Consul gĂ©nĂ©ral Ă  Tripoli et dĂ©but du ‘mouvement’ dans le corps consulaire
La saison des nominations ‘post-Ă©lectorales’ se poursuit



Le Portail de la Diplomatie doit ĂȘtre plus rĂ©actif et plus transparent, en annonçant les noms des Chefs de nos missions diplomatiques et consulaires

 

Par Abdel Wahab Hani

 

 

Par dĂ©cret n° 2010-39 du 11 janvier 2010, publiĂ© au Journal Officiel de la RĂ©publique Tunisienne, 153iĂšme annĂ©e, n° 005 , en date du Vendredi 29 Moharram 1431 de l’HĂ©gire, 15 janvier 2010 grĂ©gorien, « Monsieur Ahmed Selmi est chargĂ© des fonctions deconsul gĂ©nĂ©ral de la RĂ©publique Tunisienne Ă  Tripoli », selon le texte français donnĂ© Ă  titre d’information.

 

Nous reproduirons ici le texte arabe, faisant foi, pour Ă©viter les risques de mauvaises interprĂ©tations des esprits tordus et des oreilles souffrant de malformations fonctionnelles  aiguĂ«s et chroniquement intentionnellement dĂ©sinformatrices. Nous prĂ©cisons, au passage, Ă  l’adresse de notre ami et grand praticien du Droit MaĂźtre Ahmed Maalej, avocat au Barreau de Paris, que le terme «  كلّف ŰšÙ…Ù‡Ű§Ù…..» (ChargĂ© des fonctions de..) est la formule consacrĂ©e pour toutes les nominations ; c’est le langage Ă©tabli par la pratique du JORT, du moins depuis les deux dĂ©cennies de suivi quotidien que nous assumons. La norme dans le langage juridique n’est nullement la beautĂ© littĂ©raire et l’exactitude linguistique puriste des termes utilisĂ©s mais la prĂ©cision du sens et l’usage juridique Ă©tabli:

 

ŰšÙ…Ù‚ŰȘŰ¶Ù‰ ŰŁÙ…Ű± ŰčŰŻŰŻ 39 Ù„ŰłÙ†Ű© 2010 Ù…Ű€Ű±Űź في 11 ŰŹŰ§Ù†ÙÙŠ 2010. كلّف Ű§Ù„ŰłÙŠŰŻ ŰŁŰ­Ù…ŰŻ Ű§Ù„ŰłŰ§Ù„Ù…ÙŠ ŰšÙ…Ù‡Ű§Ù… Ù‚Ù†Ű”Ù„ ŰčŰ§Ù… Ù„Ù„ŰŹÙ…Ù‡ÙˆŰ±ÙŠŰ© Ű§Ù„ŰȘÙˆÙ†ŰłÙŠŰ© ŰšŰ·Ű±Ű§ŰšÙ„Űł.

 

Cette derniĂšre nomination de l’ùre de l’ancien Ministre Abdallah aurait du ĂȘtre publiĂ©e sur le portail du MinistĂšre des Affaires Ă©trangĂšres :http://www.diplomatie.gov.tn.

 

EspĂ©rons que le nouveau chef de la Diplomatie tunisienne, M. Kamel Morjane, fera le nĂ©cessaire pour publier les nominations afin de faciliter la vie de nos concitoyens, notamment Ă  l’étranger, et de permettre aux journalistes et au public d’accĂ©der aux Informations concernant la vie diplomatique et consulaire de la Nation.

 

 

La nomination de M. Ahmed Selmi, aux fonctions de Consul gĂ©nĂ©ral Ă  Tripoli, ouvre la saison du mouvement dans le corps consulaire, notamment au niveau des Chefs de nos missions consulaires Ă  l’étranger. Il est utile de rappeler, Ă  ce titre, le nombre et le statut des Consulats et des Consulats gĂ©nĂ©raux dans les quatre coins de la planĂšte.

 

Nous rappelons, de nouveau, notre souhait, exprimĂ© avant le limogeage de l’ancien ministre Abdallah, de voir amĂ©liorer la prĂ©sentation de la Liste diplomatique, sur le portail de la Diplomatie, par l’ajout et l’actualisation des noms des chefs de nos missions diplomatiques et consulaires.

 

A cet effet, nous reproduisons ici, la liste de nos Consulats en Algérie, Allemagne, Arabie saoudite, Belgique, Canada, France, Italie et Libye. (Dans les autres pays et capitales, ce sont les sections consulaires de nos Ambassades qui assument les formalités consulaires) :

 

-ALGERIE: Annaba (Consulat ) ;Tebessa (Consulat)

 

-ALLEMAGNE :Bonn (Consulat Général) ; Hambourg (Consulat) ; Munich (Consulat)

 

-ARABIE SAOUDITE : Jeddah (Consulat Général)

 

-BELGIQUE :Bruxelles (Consulat)

 

-CANADA :Montreal (Consulat)

 

-FRANCE :Lyon (Consulat Général) ; Marseille (Consulat Général) ; Paris (Consulat Général) ; Grenoble (Consulat) ; Pantin (Consulat) ;Nice (Consulat Général) ; Strasbourg (Consulat) ; Toulouse (Consulat)

 

-ITALIE :Palerme (Consulat ) ; GĂȘnes (Consulat) ; Milan (Consulat) ; Naples (Consulat) ; Rome (Consulat)

 

-LIBYE :Tripoli (Consulat Général, Avenue Ben Achour) ; Benghazi (Consulat)

 

 

Nos fĂ©licitations Ă  M. Ahmed Selmi, notre nouveau Consul GĂ©nĂ©ral Ă  Tripoli, dans l’espoir qu’il dĂ©pense toute son Ă©nergie dans la dĂ©fense des intĂ©rĂȘts de nos concitoyens rĂ©sidents en Tripolitaine.

 

Les futurs nominations des Consuls et des Consuls gĂ©nĂ©raux de la RĂ©publique tunisienne Ă  l’étranger sont d’une importance capitale dans la dĂ©livrance des passeports des AÏDOUN /  Retornados qui souhaitent rompre l’asile et retourner au pays.

 

 

Paris, le 20 janvier 2010

AĂŻd / Retornado dans la Transparence

Abdel Wahab Hani

awhani@yahoo.fr


Démocratie et despotisme sournois


Prof. Taoufik BACHROUCH Le despotisme est le type de gouvernement dans lequel le dĂ©tenteur de la puissance gouverne seul, sans rĂšgles ni lois. On n’en est pas encore lĂ , j’en conviens. Toutefois la crainte en est le principe et la rĂšgle. On y est cependant toujours, assurĂ©ment. Le despotisme sournois devient alors le propre, Ă  en croire Montesquieu, d’une dĂ©mocratie qui, en paraissant ĂȘtre dans l’air du temps, ne s’assume pas pleinement. Son signe distinctif est l’intolĂ©rance Ă  l’opposition, non pas celle qui ne s’avoue pas comme telle, mais celle qui porte ombrage au maĂźtre de cĂ©ans. La notion rend compte d’un modĂšle de systĂšme politique oĂč le pouvoir est aux mains d’un seul homme quant au fond, qui prend formellement appui sur un parti hĂ©gĂ©monique, complĂštement dĂ©vouĂ© Ă  sa cause, et qui recourt Ă  l’intimidation pour faire taire toute forme de dĂ©saccord profond, et ce par delĂ  l’Etat de droit dont il se prĂ©tend. La diffĂ©rence formelle avec le totalitarisme, c’est que la nouvelle mouture du chef ne se prĂ©sente pas sous les traits d’une entitĂ© charismatique, mais sous ceux d’un protecteur contre l’action directe. La libertĂ© de pensĂ©e n’est certes pas liquidĂ©e; mais coupĂ©e de l’action, elle se trouve considĂ©rablement restreinte, sans qu’une quelconque vĂ©ritĂ© soit imposĂ©e Ă  tous. Il suffit de penser dans sa bulle sans militer sur le terrain. Le despotisme sournois n’avance donc pas Ă  visage dĂ©couvert : il fait le « beau semblant » selon l’expression de Machiavel. Tel Janus, il est Ă  double face : il affecte la bienveillance tout en inspirant une apprĂ©hension dissuasive. Il n’interdit plus de penser ; il n’empĂȘche plus de s’exprimer ; il ne rĂ©gente plus la vie intellectuelle au moyen d’une idĂ©ologie spĂ©cifique et n’impose plus ouvertement les normes de la pensĂ©e unique. Mais il veille aux Ă©carts qui inquiĂštent et frappe au besoin. Il pousse Ă  l’autocensure et Ă  l’autolimitation par la menace diffuse qu’il distille. L’autosatisfaction est son fort. L’autosuffisance est son fait. Avec le despotisme sournois, il n’est pas question d’amĂ©liorer les hommes, mais de consolider le pouvoir de la caste dominante Ă  leurs dĂ©pens. Les Ă©lites utiles sont confinĂ©es Ă  un rĂŽle de simple courroie de transmission, d’exĂ©cution et de contrĂŽle. Il admet le pluralisme pourvu qu’il soit de façade et de faire valoir : la libertĂ© politique ne doit pas se transformer en libertĂ© critique, les libertĂ©s civiques ne doivent pas franchir les limites du tolĂ©rable. Il ne souffre pas les dĂ©rapages des militants impertinents des Droits de l’Homme. Son fond de commerce est la crainte qu’il inspire, une crainte confuse qui en se saisissant de sa proie le titanise et l’empĂȘche de faire Ă©tat de son intime conviction, car la sanction guette, on ne sait jamais. C’est mon sentiment. Les murs ont alors des oreilles, et on ne se fie plus Ă  personne. Lorsque le risque encouru vous saisit, il vous habite. Cependant sans la libertĂ© de dĂ©fier, il n’y a pas d’opposition flatteuse. Mais dĂ©fier qui ? Le despotisme sournois se dit dĂ©mocratique, alors que demande le peuple ? Il prĂ©tend incarner la dimension universelle de la nouvelle condition humaine, alors que rĂ©clament les opprimĂ©s ? Il se prĂ©sente comme le dĂ©fenseur des libertĂ©s, alors que souhaitent les asservis ? Il prĂ©tend rechercher la concorde intĂ©rieure en prenant appui sur les leviers sĂ©curitaires, alors que veulent les anxieux ? Il s’affiche comme constitutionnel, Ă  quelque amendement prĂšs selon ses convenances pour mieux servir l’Etat de droit, alors pourquoi lui en ferai-t-on le reproche ? Il organise des Ă©lections dites libres et majoritaires, mais limite la proportionnelle. PoussĂ© au terme de sa logique, il rĂ©duit l’homme libre Ă  ses fonctions quasi vĂ©gĂ©tatives : la sĂ»retĂ© et la paix sociale sont Ă  ce prix et il vaut mieux ne pas y dĂ©roger. Cela correspond Ă  un moment oĂč le pouvoir charismatique du guide suprĂȘme ayant disparu, il ne reste plus qu’un pouvoir froid et dĂ©personnalisĂ©, dont l’ambition est de contrĂŽler tout l’espace utile de la vie nationale, avec le Verbe en moins. Ce n’est pas un tribun qui attise les foules, il n’a que faire de leur hystĂ©rie collective. Le despotisme sournois n’est plus alors qu’un avatar de la dĂ©mocratie en tant que gadget de pouvoir. Le despotisme sournois se confond avec le double langage, de sorte qu’on ne peut pas rĂ©cuser ses paroles et en mĂȘme temps contrecarrer ses actes.. Les compĂ©titions sont perçues comme des rivalitĂ©s et les adversaires comme des ennemis. Le despote sournois monopolise le pouvoir politique, pourchasse toute concurrence sĂ©rieuse, mais se garde d’occuper toute la scĂšne politique ; il la tient Ă  l’oeil. Il l’absorbe au moyen d’artifices dont il a le secret. Il en ravale la façade, mais garde la maison intacte, ne cĂ©dant pas sur l’essentiel. C’est sa conception de la transition dĂ©mocratique. Le despotisme sournois est justiciable d’une typologie en fonction des cas historiques. Partout dans le monde arabe les relations de pouvoir sont diversement enracinĂ©es dans un principe transcendantal fort et dans l’obĂ©issance aux ordres de ceux qui les donnent, et non pas dans l’obĂ©issance franche et loyale de ceux qui acceptent de se soumettre volontiers Ă  leurs Ă©metteurs. En tout Ă©tat de cause, la puissance ne saurait ĂȘtre dĂ©tenue par les citoyens en corps, mais par des subterfuges et des substitutions. Il n’appartient pas au citoyen de dĂ©finir les tĂąches, de juger des compĂ©tences et de surveiller les dĂ©lĂ©gations de pouvoir. Le systĂšme est donc viciĂ©, car il fait croire aux opprimĂ©s qu’ils sont libres. Alors la dĂ©mocratie n’est plus qu’une orgueilleuse chimĂšre, non pas du point de vue de la philosophie spĂ©culative, mais de l’analyse politique. Elle ne vaut cependant que si elle est mise au service de la libertĂ©, la mienne et la vĂŽtre. Il manque au peuple une personnalitĂ© politique forte qui le structure et le conforte, pour que la dĂ©mocratie cesse d’ĂȘtre une abstraction dont on se dĂ©lecte et qui produit des déçus. S’il n’est pas mĂ»r pour elle, que fait-on pour le rĂ©gĂ©nĂ©rer. Lorsque le peuple ne marche pas, il faut le dissoudre. La dĂ©mocratie n’est plus envisagĂ©e que sous l’angle des gouvernants et la situation des gouvernĂ©s n’est pas prise en considĂ©ration Ă  partir de leur propre point de vue. Ce renversement de perspective est souhaitable, pour que le rapport politique soit enfin une traduction du rapport social. Mais la raison d’Etat reste toujours la meilleure, comme la raison du plus fort dont nous parle la fable. Nous sommes conviĂ©s encore et toujours Ă  changer de culture politique. La Nation manque-t-elle Ă  ce point de forces vives capables de rĂ©aliser un tel dessein ? Force est de le croire, mais sa raison dĂ©fendant. Notre classe moyenne, aux abois, n’est malheureusement plus porteuse d’idĂ©aux qui la subliment. Elle ne se comporte pas comme une nation qui se sait nation, mais comme une poussiĂšre d’individus, placĂ©es sous le rĂ©gime de la rĂ©gence. La cristallisation des forces positives qui y sont Ă  l’Ɠuvre n’est pas clairement perceptible ; celles d’un peuple luttant pour des lendemains qui chantent. La dĂ©mocratie ne vaut en dĂ©finitive que ce que vaut la nation et elle ne pĂšse pas lourd. Les dĂ©faillances de celle-ci conduisent fatalement au despotisme dĂ©mocratique sous sa forme sournoise. Elle en arrive Ă  s’y complaire somme toute. Au nom d’une quĂȘte aveugle de sĂ©curitĂ©, le peuple est privĂ© des facultĂ©s qui pourraient lui permettre de surveiller et de diriger lui-mĂȘme son gouvernement. Entre une affirmation inachevĂ©e de l’individu et l’emprise croissante de l’Etat sur la chose politique, l’expectative est de mise. Le despotisme sournois est un bonapartisme qui s’ignore. Son idĂ©e politique de base est « l’AutoritĂ© dans la dĂ©mocratie » : centralisation d’un Etat autoritaire oĂč le pouvoir se prend par la force et se conserve par la ruse (lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique directe par rĂ©fĂ©rendum, constitution amendable Ă  volontĂ©, autoritĂ© prééminente du prince, rĂ©serve Ă  l’égard des luttes partisanes en politique, refus musclĂ© de l’antimodernisme religieux, inaptitude Ă  une vĂ©ritable modernisation laĂŻque). Le coup d’Etat permanent en somme ! Cette idĂ©ologie valorise le chef qui aprĂšs avoir quittĂ© l’uniforme se propose de sauver en costume de ville le pays de ses ennemis de l’intĂ©rieur. Il concentre alors l’exĂ©cutif dans ses mains, les ministres devenant dĂšs lors de simples exĂ©cutants, ravale les parlementaires au rang de godillots, et confine le premier ministre Ă  des tĂąches de coordination. Les apparences de la lĂ©gitimitĂ© sont de son cĂŽtĂ©, sans qu’elles soient sauves. C’est la forme historique du bonapartisme rĂ©publicain arabe. Le despotisme sournois n’est plus qu’une mouture aseptisĂ©e du despotisme oriental. Alors le despotisme sournois est plus pernicieux que l’anarchie. Quand des hommes se croient libĂ©raux, croient constituer une Ă©lite Ă©clairĂ©e, croient pour acquis les bouleversements de la mondialisation, mais qui sont hantĂ©s par le danger du dĂ©veloppement des libertĂ©s politiques et par le renforcement de la protection de la tranquillitĂ© publique, ceux lĂ  sont incapables de remettre le despotisme sournois en cause. C’est parce qu’il nous manque une notion juste de la libertĂ©. Le despotisme sournois rogne nos libertĂ©s, si limitĂ©es soient-elles. Face Ă  un tel Ă©tat des choses, peut-on avoir encore confiance dans l’esprit de libertĂ© de nos contemporains. A force de vouloir la dĂ©mocratie dont ils ne connaissent que le nom, ils en arrivent Ă  souhaiter le despotisme sournois, plus appropriĂ© Ă  leur ĂȘtre existentiel et Ă  leur Ă©tat d’esprit,. Plus il y a d’Etat moins il y a de libertĂ©. Avec le despotisme sournois on perd de plus en plus le goĂ»t de la libertĂ© franche et loyale. Puisque ceux qui glorifient la libertĂ© en paroles la redoutent en rĂ©alitĂ©. Ainsi au nom d’un impĂ©ratif sĂ©curitaire, par la crainte du mal on embrasse le pire. Notre culture politique dĂ©mocratique appelle un renouvellement, fondĂ© sur la diversitĂ© des groupes sociaux soucieux de vivre ensemble, mais en autonomie, dans un contexte de paix sociale dĂ»ment rĂ©pertoriĂ©e.

 (Source: “Mouwatinoun” nr 128 (Organe du FDTL))

 

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